Nos associations demandent le transfert en urgence des 3 ours des Poliakov dans un sanctuaire.

Vendredi 13 septembre 2019, la ministre de la transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, a publié un communiqué de presse annonçant que ses services, alertés par les associations AVES France et One Voice, avaient demandé des contrôles chez les dresseurs d’ours du Loir-et-Cher incriminés dans plusieurs vidéos.

Les images tournées par nos associations ont provoqué une vague d’indignation qui a contraint le gouvernement à se saisir du dossier.

Un premier pas, mais ce n’est pas suffisant

AVES France remercie le ministère de la transition écologique et solidaire d’avoir pris en main ce dossier, la situation de ces dresseurs étant dénoncée par plusieurs associations depuis de nombreuses années sans que jamais les services vétérinaires (DDPP 41) ou la justice ne prenne en considération nos alertes. Interdire l’exploitation de Micha dans les spectacles et obliger ses dresseurs à le soigner est une première satisfaction, mais ce n’est pas suffisant. Les trois ours des Poliakov (Micha, Bony et Glasha) vivent dans des conditions alarmantes et dramatiques et ils doivent tous les trois être saisis et placés dans des structures adaptées.

© Stéphanie Lefebvre – AVES France (8 septembre 2019 – Racquinghem)

Il faut sortir Bony, Glasha et Micha de cet enfer

Ce sont les conditions de détention insalubres des animaux chez les Poliakov qui ont provoqué les pathologies dont Micha souffre aujourd’hui. Les deux autres ours, qui ne sont plus exploités dans des spectacles depuis des années, sont dans un état physique et mental déplorable. Il faut les extraire de leurs geôles de béton et leur offrir des soins adaptés dans un sanctuaire, loin de toute exploitation !

AVES France et Paris Animaux Zoopolis demandent que Micha (et tous les autres ours) soient placés dans un refuge spécialisé. Nos associations ont été mobilisées tout l’été contre ces spectacles et nous maintenons notre souhait de voir le métier de montreur d’ours interdit en France.

L’affaire Micha est une preuve supplémentaire que les Services Vétérinaires (DDPP) sont inefficaces, voir complaisants avec celles et ceux qui exploitent les animaux. Cette situation a également été dénoncée par Loïc Dombreval dans un tweet : « La situation de l’ours Mischa démontre l’inefficacité totale des contrôles règlementaires alors qu’il reste de nbx autres animaux en captivité dans des états de santé déplorables. »

Ours Micha Poliakov 2019
© Stéphanie Lefebvre – AVES France (8 septembre 2019 – Racquinghem)

Toutes nos photos à créditer Stéphanie Lefebvre – AVES France :
https://www.icloud.com/sharedalbum/fr-fr/#B09GDdyTvGmN6B8

Les vidéos du spectacle à créditer AVES France :
https://www.icloud.com/sharedalbum/fr-fr/#B095fk75v6O0Oi

Des places en sanctuaires sont disponibles !

AVES France et la Fondation Brigitte Bardot ont déjà pris contact avec Four Paws qui peut garantir une place pour ces ours dans ses sanctuaires pour les ours en Allemagne ou en Suisse.Nous espérons que les actions conjointes de nos associations aboutiront au sauvetage de ces pauvres ours.

Capture d’écran 2019-08-19 à 21.55.43

Notre but ? Obtenir une loi interdisant ces spectacles en France et placer les ours dans des sanctuaires adaptés.

Actuellement dans notre pays, une petite dizaine d’ours sont exploités dans les spectacles.

Encore légaux en France, ces spectacles sont interdits dans plusieurs pays d’Europe. La dération des Vétérinaires Européens recommande depuis 2015 à toutes les « autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe« . Ces animaux, même s’ils sont nés en captivité, ont le même patrimoine génétique que les ours sauvages et donc les mêmes besoins.

67% des Français-es sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques et spectacles itinérants (source IFOP 2019 pour 30 Millions d’Amis).

Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, « compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux » (FVE). La législation actuelle ne prend pas en compte le bien-être des animaux, l’arrêté du 18 mars 2011 permettant aux dresseurs de maintenir leurs animaux jusqu’à quatre jours dans un van, une camionnette ou une remorque.

Ours Micha Poliakov 2019 © Stéphanie Lefebvre – AVES France (8 septembre 2019 – Racquinghem)

Linterdiction des ours dans les spectacles nest quune question de temps

AVES France et Paris Animaux Zoopolis ont dénoncé ces spectacles tout l’été. Nos associations ont participé à la mission ministérielle sur le bien-être des animaux sauvages captifs, lancée par le ministère de la transition écologique et solidaire. Un rapport de synthèse signé par la SPA, la Fondation Droit Animal Ethique & Sciences, la Fondation Brigitte Bardot, la Fondation 30 millions d’amis, AVES France, CACH, Code animal, CAP, Paris Animaux Zoopolis, One Voice et la Fondation Assistance aux animaux a été remis aux services du ministère début juillet, puis nos associations et fondations ont été reçues par Elisabeth Borne, Emmanuelle Wargon et Brune Poirson le vendredi 30 août, réunion durant laquelle la ministre a réaffirmé ses ambitions de faire avancer la cause animale. Nous attendons maintenant des actions fortes et urgentes pour sortir ces animaux de cette situation catastrophique et inadmissible dans notre pays.

Une proposition de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups a également été déposée le 22 mai 2019 par un groupe de députés, afin d’encadrer la fin de cette pratique moyen-âgeuse (http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion1969/(index)/propositions-loi).

De plus en plus d’associations* soutiennent nos demandes auprès du ministère de la transition écologique et solidaire pour obtenir une interdiction de ces spectacles et le placement des ours dans des refuges adaptés. Voici la liste non exhaustive des structures qui souhaitent une interdiction de ces spectacles :

  • Animals Asia France
  • Association stéphanoise Militants Animalistes Sainté
  • AVES France
  • Bears in Mind
  • CACH
  • C’est assez !
  • Chapter Animals
  • Code Animal
  • Collectif Animalistes 43
  • Collectif Chats 100% stérilisation obligatoire
  • Comité Ardèche/Drôme Défense-Animale
  • Éducation Éthique Animale
  • Ensemble pour les animaux
  • Évolution Condition Animale
  • Fondation 30 millions d’amis
  • Fondation Brigitte Bardot
  • FOUR PAWS
  • La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences (LFDA)
  • Paris Animaux Zoopolis
  • Parti animaliste
  • Radio Parole d’animaux
  • SPA – Société protectrice des animaux

Zarnesti - 10

Les Poliakov et l’ours Micha à Racquegheim (62) dimanche 8 septembre 2019

SCANDALEUX !
Vendredi 6 septembre 2019, nous sommes informés par un protecteur des animaux du Pas-de-Calais que les montreurs d’ours « Les Poliakov » sont annoncés avec leur ours à la Fête du village de Racquighem. L’ours Micha, les associations de protection des animaux le connaissent bien, tout comme ses dresseurs. Les Poliakov ont trois ours : Bony, un grizzly mâle, le plus gros des trois et le moins difficile selon un ancien employé. Glasha, une ourse brune de souche syrienne, la plus petite mais aussi la plus dangereuse. Micha, un ours brun de souche européenne, le plus calme des trois et le seul encore utilisé en spectacle. Il a de nombreux problèmes de santé. Il n’use pas ses griffes du coup celles-ci ont tendance à rentrer dans la sole et à occasionner des blessures, d’où les infections régulières. Alertées régulièrement, les autorités ont récemment mis en demeure les Poliakov qui n’ont plus le droit de présenter Micha en spectacle, formalité qu’ils n’auraient pas effectué à ce jour.

AVES France, association qui s’est spécialisée sur les montreurs d’ours, a immédiatement décidé de se rendre sur place afin de vérifier l’état de santé de l’ours, de filmer le numéro et de le photographier (puisque nous n’avions pas d’images récentes de ce pauvre ours). Micha est apparu abattu, profondément triste, sale, avait des difficultés à marcher et des soucis de griffes qui ne semblent toujours pas réglés. Avec la Fondation 30 millions d’amis, nous avons organisé un contrôle et les agents de l’ONCFS ont procédé à diverses vérifications après le spectacle.

Le dossier est transmis aujourd’hui aux services de la préfecture du Loir-et-Cher et nous espérons qu’une saisie sera ordonnée. Micha souffre, mais les deux autres ours des Poliakov sont également dans un état de santé préoccupant et doivent être sortis de leur enfer pour être placés dans des sanctuaires adaptés.

 

AVES France et la Fondation Brigitte Bardot ont déjà pris contact avec Four Paws qui peut garantir une place pour ces ours dans ses sanctuaires pour les ours en Allemagne ou en Suisse. Nous espérons que les actions conjointes de nos associations aboutiront au sauvetage de ces pauvres ours. 

© photos : Stéphanie Lefebvre – AVES France

Notre but ? Obtenir une loi interdisant ces spectacles en France et placer les ours dans des sanctuaires adaptés.

Actuellement dans notre pays, une petite dizaine d’ours sont exploités dans les spectacles. 

Encore légaux en France, ces spectacles sont interdits dans plusieurs pays d’Europe. La dération des Vétérinaires Européens recommande depuis 2015 à toutes les « autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe« . Ces animaux, même s’ils sont nés en captivité, ont le même patrimoine génétique que les ours sauvages et donc les mêmes besoins.

67% des Français-es sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques et spectacles itinérants (source IFOP 2019 pour 30 Millions d’Amis).

Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, « compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux » (FVE). La législation actuelle ne prend pas en compte le bien-être des animaux, l’arrêté du 18 mars 2011 permettant aux dresseurs de maintenir leurs animaux jusqu’à quatre jours dans un van, une camionnette ou une remorque.

 

Linterdiction des ours dans les spectacles nest quune question de temps

AVES France et Paris Animaux Zoopolis ont dénoncé ces spectacles tout l’été. Nos associations ont participé à la mission ministérielle sur le bien-être des animaux sauvages captifs, lancée par le ministère de la transition écologique et solidaire. Un rapport de synthèse signé par la SPA, la Fondation Droit Animal Ethique & Sciences, la Fondation Brigitte Bardot, la Fondation 30 millions d’amis, AVES France, CACH, Code animal, CAP, Paris Animaux Zoopolis, One Voice et la Fondation Assistance aux animaux a été remis aux services du ministère début juillet, puis nos associations et fondations ont été reçues par Elisabeth Borne, Emmanuelle Wargon et Brune Poirson le vendredi 30 août, réunion durant laquelle la ministre a réaffirmé ses ambitions de faire avancer la cause animale. Nous attendons maintenant des actions fortes et urgentes pour sortir ces animaux de cette situation catastrophique et inadmissible dans notre pays. 

Une proposition de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups a également été déposée le 22 mai 2019 par un groupe de députés, afin d’encadrer la fin de cette pratique moyen-âgeuse (http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion1969/(index)/propositions-loi).

De plus en plus d’associations soutiennent nos demandes auprès du ministère de la transition écologique et solidaire pour obtenir une interdiction de ces spectacles et le placement des ours dans des refuges adaptés. Voici la liste non exhaustive des structures qui souhaitent une interdiction de ces spectacles :

  • Animals Asia France
  • Association stéphanoise Militants Animalistes Sainté
  • AVES France
  • Bears in Mind
  • CACH
  • C’est assez !
  • Chapter Animals
  • Code Animal
  • Collectif Animalistes 43
  • Collectif Chats 100% stérilisation obligatoire
  • Comité Ardèche/Drôme Défense-Animale
  • Éducation Éthique Animale
  • Ensemble pour les animaux
  • Évolution Condition Animale
  • Fondation 30 millions d’amis
  • Fondation Brigitte Bardot
  • FOUR PAWS
  • La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences (LFDA)
  • Paris Animaux Zoopolis
  • Parti animaliste
  • Radio Parole d’animaux
  • SPA – Société protectrice des animaux

Démonstrations de rapaces : mettons un terme au calvaire des rapaces exploités pour le divertissement.

Vous êtes nombreux à nous avoir demandé d’agir contre les démonstrations de rapaces, extrêmement fréquentes en France dans les fêtes médiévales (pour leur version itinérante), mais également dans des établissements fixes (La Volerie des Aigles, Les Aigles du Léman, Les Aigles des Remparts…).  AVES France vous invite à visionner la vidéo de RAO – Reporters for Animals Only et à vous forger un avis sur ces spectacles.

En Belgique, de nombreuses associations dénoncent l’exploitation commerciale des rapaces sous des prétextes pédagogiques, à l’instar de nos actions contre les spectacles de montreurs d’ours et de loups en France. Sur le principe, AVES France est évidemment opposée à l’exploitation des rapaces, mais nous aimerions recruter un ou plusieurs bénévoles ayant une bonne connaissance des rapaces pour se charger de ce dossier. Si vous souhaitez vous engager avec nous, remplissez le formulaire pour les bénévoles.

« Jadis, la fauconnerie était l’art de dresser des oiseaux de proie afin d’attraper du gibier. Aujourd’hui adaptée à notre époque, cette maîtrise ancestrale classée par l’UNESCO est essentiellement utilisée afin d’effaroucher des oiseaux qui, en sur nombre, occasionnent des nuisances. Cependant, certains faussaires n’ont pas hésité à détourner ce savoir-faire et exploitent désormais les rapaces au travers d’activités purement lucratives et récréatives. Tel est le cas des spectacles qui exhibent ces oiseaux sauvages lors de marchés médiévaux, de journées portes ouvertes dans les écoles ou encore lors de cérémonies de mariage. » peut-on lire sur le site de la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux.

Pourquoi les associations recommandent-elles d’interdire les démonstrations d’oiseaux de proie, et en particulier l’exhibition des rapaces nocturnes, dans les spectacles itinérants ou fixes ?

Les démonstrations de rapaces sont abusivement qualifiées de « spectacle de fauconnerie ». Il faut pourtant bien distinguer la fauconnerie de ces exhibitions de rapaces en tant qu’activité lucrative et purement récréative.

  • conditions de détention : les animaux utilisés pour ces spectacles sont enfermés de longues heures dans des cages minuscules pour le transport (représentations itinérantes). Ils sont maintenus attachés ou encagés entre les représentations, et exhibés devant un public bruyant et pas toujours respectueux.
  • source de stress : la proximité de avec le public est une source de stress importante. Certains dresseurs permettent même au public de caresser les oiseaux, ou paradent au milieu de la foule. Les rapaces nocturnes sont exhibés toute la journée et subissent un bouleversement de leur rythme biologique et le stress de l’exposition à la lumière du jour.
  • certains dresseurs privent les oiseaux de nourriture afin de motiver leur retour lors des spectacles d’envol. Parfois, un chaperon est posé sur la tête de l’oiseau, couvrant ses yeux afin de le maintenir calme.
  • des spectacles pédagogiques ? Les rapaces captifs utilisés dans les activités récréatives ne présentent pas un comportement naturel. L’exploitation de ces animaux sauvages donne une perception erronée au public qui méconnaît la nature des rapaces et leurs besoins, qu’ils comparent à ceux des animaux domestiques. La captivité ne peut répondre aux besoins de ces oiseaux dont l’horizon se limite souvent à la vue des barreaux de leurs cages.
  • menace sur la conservation d’espèces. Certaines associations, comme Natagora, considèrent que « l’engouement des démonstrateurs et des particuliers pour les rapaces peut dans certains cas inciter à leur capture en pleine nature et générer un trafic illégal compromettant la conservation de certaines espèces. »
  • risque écologique. Natagora affirme également que « les envols itinérants d’oiseaux de proies, parfois exotiques, sont susceptibles d’effrayer et de perturber les oiseaux alentours ainsi que le reste de la faune locale. Ce risque étant décuplé lors de l’évasion de ces rapaces. »

De nombreuses associations ou groupes locaux, comme la LPO, proposent des sorties sur le terrain ou des activités de sensibilisation qui permettent de découvrir les oiseaux dans leur environnement naturel.

Liberté pour les ours : demain, une France sans montreur d’ours ?

Ils s’appellent Bony, Glasha, Kilian, Lucien, Lutchak, Micha, Shadow et Valentin. Ils sont les derniers ours exploités en France par une profession moribonde, celle des montreurs d’ours. Incroyable de se dire qu’en 2019, les montreurs d’ours existent encore dans un pays dit civilisé. Et pourtant, leur activité est légale et ces dresseurs indépendants se produisent chaque année dans des dizaines de fêtes médiévales ou lors des fêtes de fin d’année. Leurs « spectacles itinérants » sont même favorisés par l’arrêté du 18 mars 2011, qui leur permet de maintenir leurs ours jusqu’à quatre jours dans le véhicule utilisé pour le transport. Depuis 2005, AVES France se bat pour obtenir l’interdiction de ces représentations anachroniques et pour que les ours soient libérés, mais pas dans la nature ! Nous espérons pouvoir leur offrir à tous une seconde vie dans un sanctuaire adapté où ils pourront couler des jours heureux.

Les montreurs d’ours en France

  • Frédéric Chesneau, compagnie Atchaka (Bougy-lez-Neuville, 45). Il possède un ours noir d’Amérique (Valentin, né en 2009 dans un zoo Texan) et un ours brun (Lucien, né en 2009 dans un cirque espagnol). 
  • Sylvie Pujol, association Aïtawak (Héric, 44). Elle possède 5 loups arctiques et un ours noir d’Amérique (Kilian, 18 ans, née au zoo de Saint Petersbourg). 
  • Les Poliakov (Chauvigny-du-Perche, 41). Ils possèdent trois ours bruns. Bony, un grizzly mâle. Glasha, une ourse brune de souche syrienne. Micha, un ours brun de souche européenne. 
  • Benoît Motton, compagnie Arkann (Montreuil-sur-Barse, 10). Il possède un ours noir (Lutchak). 
  • Jean-Philippe Roman (parc animalier de Pradinas, 12). Il possède un ours brun (Shadow, né en 2005).

     

Les mêmes tours reproduits à chaque représentation contre quelques friandises.

Les montreurs d’ours ont sensiblement tous le même discours :

  • ils entretiennent une relation particulière avec leur ours
  • ils ne les forcent jamais à travailler
  • l’ours serait mort sans leur intervention
  • l’ours est heureux ; il ne travaille pas, il joue
  • un ours n’a pas besoin d’espace s’il est nourri

Le jeudi 15 août 2019, des membres d’AVES France se sont rendus à Watten, dans le Nord de la France.
Nous y avons filmé le numéro de la compagnie Aïtawak. La dresseuse a expliqué à son public qu’elle avait récupéré son ourse Kilian au zoo de Saint Petersbourg. La maman ne s’occupait pas des oursons et, bien sûr, ils seraient morts s’ils n’avaient pas été recueillis. Ce préalable suffit au public pour se dire que Kilian, exploitée depuis 18 ans, a eu de la chance. Kilian fait du toboggan, marche sur des barres parallèles, saute à travers un cerceau et se roule par terre. « Que des choses qu’un ours ferait dans la nature » assure la dresseuse alors qu’elle vient de faire un « Give me five » avec sa meilleure amie l’ourse. Il convient juste de préciser que Kilian ne répond aux ordres que contre de la nourriture (des fruits ou des friandises). C’est le cas également des autres ours, et notamment de l’ours Valentin, qui ne répète les mouvements inculqués par son dresseur qu’en échange de guimauves. Le but des dresseurs est de vous convaincre que leur animal est heureux d’être exhibé devant vous, mais aussi que vous êtes les témoins privilégiés de la représentation de leur animal-star. Pourtant, ces « spectacles » sont les mêmes d’une ville à l’autre (parfois au mot près). Ne vous y trompez pas : l’ours travaille et ne fait que reproduire ce qu’on lui a appris.

« Le transport et la promiscuité, c’est pas un problème ! »

Toujours le jeudi 15 août 2019 à Watten, voici une vidéo de l’ourse Kilian alors que sa dresseuse souhaitait lui faire rejoindre le véhicule qui sert à la transporter. Dans la remorque, 4 loups attendent déjà. Quand nous expliquons que le transport est un facteur de stress pour les animaux sauvages et que les ours n’ont pas à subir des longs transports (parfois plus d’un millier de kilomètres sur un week-end), certains dresseurs nous répondent que leurs ours dorment durant le trajet, qu’ils se reposent, qu’ils sont comme dans une tanière… Pourtant, l’ourse Kilian ne semble pas décidée à se laisser enfermer pour plusieurs heures…

Pour les loups aussi, la proximité du public est une source de stress

Lors de la fête médiévale de Watten, la compagnie Aïtawak présentait également une meute de loups.

Les loups ont montré à plusieurs reprises des signes d’anxiété. La proximité du public, d’une foule bruyante et en mouvement, a même dérangé la dresseuse qui s’est agacée de ne pas pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Ces « spectacles » ayant lieu dans des endroits publics et en extérieur, il paraît pourtant évident que les spectateurs (adultes comme enfants) ne peuvent pas être attentifs comme dans une salle de spectacle. Les loups étaient plus réceptifs lors de la représentation matinale que lors de la seconde présentation. « Ils ne veulent pas travailler, ils ont eu trop de viande ce matin » a-t-on pu entendre…

 Non, ces spectacles ne sont pas pédagogiques !

« Je suis là pour vous présenter mes animaux »…
Soyons sérieux. Qui va dans une fête médiévale pour prendre un cours sur les ours ou sur les loups ?
Evidemment personne. Et ça tombe bien car le discours des dresseurs n’a rien de pédagogique. On ne peut évidemment pas justifier l’exploitation d’un ours par une phrase ou deux sur son espèce. D’ailleurs, même les Poliakov (qui font monter leur ours Micha sur un ballon) qualifient leur numéro de pédagogique, car ils débutent leur show par un quizz avec quelques questions sur les ours. Non, on ne le répètera jamais assez : on ne peut pas faire de pédagogie en montrant à des enfants un animal sauvage dressé pour effectuer des tours en échange de quelques friandises.

Quel avenir pour les ours des montreurs d’ours français ?

Comme vous le savez, AVES France milite depuis de longues années pour obtenir l’interdiction de ces spectacles. Notre pétition a d’ailleurs récemment dépassé les 102.700 signatures ! En mai, un groupe de députés LR, menés par Bérengère Poletti, a déposé une proposition de loi visant à interdire les spectacles itinérants ou fixes ayant recours à des ours ou des loups. Notre association, aux côtés de Paris Animaux Zoopolis, la SPA, la Fondation Droit Animal Ethique & Sciences, la Fondation Brigitte Bardot, la Fondation 30 millions d’amis, CACH, Code animal, CAP, One Voice et la Fondation Assistance aux Animaux, a participé à la mission ministérielle sur le bien-être animal, à l’issue de laquelle nos structures ont remis au ministère de la transition écologique et solidaire un rapport de synthèse commun dans lequel nous demandons l’interdiction immédiate de la détention d’ours et de loups par les « montreurs ».

Cette proposition ne s’est pas faire à la légère, puisqu’une interdiction de détention impliquera que nous devrons prendre en charge Bony, Glasha, Kilian, Lucien, Lutchak, Micha, Shadow et Valentin dans des sanctuaires adaptés. Four Paws, ONG qui gère des refuges pour les ours en Europe et dans le monde, nous a assuré que lorsque l’Etat français interdira les spectacles de montreurs d’ours et nous permettra de saisir les animaux, alors ils pourront leur offrir une nouvelle vie dans un de leurs sanctuaires. Le ministère n’a plus de craintes à avoir sur l’avenir de ces ours et il semble donc que tous les indicateurs soient au vert pour qu’enfin nous puissions obtenir la fin de ces spectacles d’un autre âge.

Très prochainement, AVES France enverra un courrier au ministère de la transition écologique et solidaire pour lui rappeler combien nous espérons une loi visant à interdire les spectacles ayant recours à des ours ou des loups dans les établissements fixes ou itinérants. Nous invitons toutes les associations qui souhaitent s’associer à cette revendication à co-signer le courrier.

La France rejoindrait alors les pays ayant mis un terme à ces pratiques héritées du moyen-âge, comme notre plus proche voisin (la Belgique), mais aussi la Roumanie où pourtant l’activité était traditionnelle et permettait aux familles roms de vivre de l’exploitation de leurs ours.

En attendant, nous poursuivons nos actions afin d’obtenir l’annulation des spectacles actuellement programmés, avec l’aide de Paris Animaux Zoopolis.

Deux exemples de sanctuaires pour les ours

Lors de mon expatriation en Roumanie, j’ai eu la chance de pouvoir visiter le sanctuaire pour les ours de Zarnesti.

C’est le plus grand d’Europe, avec une superficie de 69 hectares de forêts et déjà 116 ours sauvés de la misère et d’une vie de souffrances.

Un autre exemple, plus proche de chez nous, est le sanctuaire pour les ours de Mueritz, en Allemagne (BÄRENWALD Müritz gGmbH). Il accueille actuellement 17 ours.

Comme dans de nombreux sanctuaires, les ours, même s’ils ont toujours été captifs, retrouvent leur instinct sauvage. Ainsi, il n’est pas rare de voir des ours brisés et imprégnés par l’homme se remettre à creuser une tanière et à hiverner. C’est cette vie que nous souhaitons offrir aux ours actuellement exploités en France par les montreurs d’ours. Sortons enfin les ours de leur calvaire et la France du moyen-âge.

Photothèque AVES France : 
Réserve de Zarnesti en Roumanie.

Photothèque AVES France : 
Montreurs d’ours.

Il n’y aura plus d’animaux sauvages lors des Fêtes médiévales de Watten !

© Photo : Aurélie Jaeglin – RAO pour AVES France

Suite à l’engagement de la mairie et de l’association Watt’en Fête, nos associations annulent la manifestation lors de la Fête médiévale de Watten le jeudi 15 août 2019.

Le 15 août 2019, l’association WATT’EN FÊTE organise une fête médiévale sur le site de l’Abbaye de Watten, dans le Nord. A cette occasion, l’association a programmé plusieurs spectacles animaliers (spectacle équestre, fauconnerie, passage d’oies, montreur d’ours, spectacles de loups).

Nos associations, AVES France et Paris Animaux Zoopolis, dénoncent l’exploitation et la captivité des ours et des loups dans les spectacles et demandent l’interdiction de ces pratiques héritées du moyen-âge.

Dans un mail du 21 juillet, l’association AVES France demandait à Monsieur Deschodt, Maire de Watten, de bien vouloir annuler ces animations, l’objectif d’une fête médiévale étant de rassembler autour de notre histoire, pas de créer un malaise légitime concernant la condition animale.

Après plusieurs semaines de contestation, 46.780 personnes ont signé notre pétition, sans pour autant que le maire accepte de répondre aux associations de protection des animaux.

Un spectacle qui a déjà créé la polémique l’an dernier

Le spectacle de la compagnie Aïtawak, mettant en scène un ours et une meute de loups, a pourtant déjà fait polémique l’année dernière au château du Hohlandsbourg.

Des bénévoles d’AVES France avaient filmé cette représentation et la vidéo, publiée sur les réseaux sociaux, était rapidement devenue virale, provoquant une vague d’indignation.

Voir la vidéo sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=3RNOHzNr3tk (vidéo et photos sous copyright © Aurélie Jaeglin – RAO pour AVES France).

Manifestation annulée

Dans l’article de La voix du Nord du 7 août 2019, la mairie de Watten et l’association Watt’en Fête ont annoncé qu’il n’y aurait plus d’animaux lors de la prochaine fête médiévale. Dès le lendemain, AVES France a écrit à la mairie afin de les féliciter pour cette décision, en proposant au mairie d’annuler la manifestation contre une attestation écrite confirmant les propos tenus dans la presse. Le député Alain Bruneel, sensible au sort de ces animaux et auteur d’une Question écrite au gouvernement au sujet des montreurs d’ours, a également écrit à la mairie de Watten et nous l’en remercions.

Ce mardi 13 août à midi, monsieur le maire de Watten a contacté l’association AVES France afin de lui confirmer qu’il n’y aurait pas d’animaux sauvages lors de la prochaine fête médiévale et qu’il nous remettrait l’attestation écrite dans la journée (consultable ici). Nous aurions préféré que les spectacles animaliers de l’édition 2019 soient annulés, mais notre but n’est pas de gâcher la fête. En annonçant qu’il n’y aurait plus d’animaux lors de l’édition 2020 de la Fête médiévale, la mairie et l’association Watt’en Fête font déjà un pas vers nous et montrent qu’elles ont entendu nos revendications. Aussi, AVES France et Paris Animaux Zoopolis annoncent qu’il n’y aura pas de manifestation le jeudi 15 août à Watten.

Suite à nos actions, des Mairies s’engagent :
1) Ferrières-en-Gâtinais (45) : engagement écrit du Maire et du Président de l’association des Nocturnes de Ferrières de ne pas programmer d’ours en 2020.
2) Monflanquin (47) : engagement écrit de la Maire et du Président de l’association GEM de ne pas programmer de mammifères sauvages en 2020.
3) Watten (59) : engagement dans la Voix du Nord du Maire et du Président de l’association de ne pas programmer d’animaux sauvages + engagement écrit.
4) Thônes (74) : engagement sur le site de France 3. L’Office de Tourisme de Thônes « ne programmera plus de spectacles avec des animaux à l’avenir. »

 

Notre but ?
Obtenir une loi interdisant ces spectacles en France et placer les ours dans des sanctuaires adaptés.

Actuellement dans notre pays, une petite dizaine d’ours sont exploités dans les spectacles.
Encore légaux en France, ces spectacles sont interdits dans plusieurs pays d’Europe. La Fédération des Vétérinaires Européens recommande depuis 2015 à toutes les « autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe« . Ces animaux, même s’ils sont nés en captivité, ont le même patrimoine génétique que les ours sauvages et donc les mêmes besoins.

67% des Français-es sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques et spectacles itinérants (source IFOP 2019 pour 30 Millions d’Amis).

Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, « compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux » (FVE). La législation actuelle ne prend pas en compte le bien-être des animaux, l’arrêté du 18 mars 2011 permettant aux dresseurs de maintenir leurs animaux jusqu’à quatre jours dans un van, une camionnette ou une remorque.

L’interdiction des ours dans les spectacles n’est qu’une question de temps

AVES France et Paris Animaux Zoopolis ont participé à la mission ministérielle sur le bien-être des animaux sauvages captifs, lancée par le ministère de la transition écologique et solidaire : les deux associations souhaitent obtenir l’interdiction de ces spectacles, demande qui a été soutenue par les autres associations et fondations présentes.

Une proposition de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups a également été déposée le 22 mai 2019 par un groupe de députés, afin d’encadrer la fin de cette pratique moyen-âgeuse (http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion1969/(index)/propositions-loi).

Loups, ours, aigles, vautours, hiboux dressés : non à l’exploitation des animaux lors de la 9ème Grande Fête Médiévale au Château de la Chapelle d’Angillon

Les 31 Août et 1er Septembre 2019, c’est la 9ème Grande Fête Médiévale au Château de la Chapelle d’Angillon (18).

A cette occasion, l’Association Patrimoine et Renaissance, organisatrice de l’évènement, propose de nombreuses animations parmi lesquelles, malheureusement, on peut compter* :

  • la présentation d’une meute de 7 loups
  • un spectacle de fauconnerie (aigles, vautours, hiboux dressés)
  • la présentation d’un ours

AVES France et Paris Animaux Zoopolis s’opposent à tous les spectacles mettant en scène des animaux sauvages, et particulièrement ceux avec des ours et des loups et vous invitent à signer cette pétition : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/loups-aigles-vautours-hiboux-dresses-exploitation/71403

Même si le professionnel (Pierre Cadéac) bénéficie de toutes les autorisations nécessaires pour présenter ses animaux, nous considérons que ses animaux n’ont rien à faire dans ce genre d’évènement. Ce dresseur, bien connu dans le monde du cinéma, est désormais propriétaire du Parc de Pradinas, parc dans lequel il propose ses spectacles (ours, loups, fauconnerie). Occasionnellement, il propose des spectacles itinérants, comme ce sera le cas au Château de la Chapelle d’Angillon, qui se trouve à 500 Km de Pradinas.

Pourquoi nous dénonçons ces « spectacles » ?

Les loups, comme les ours, sont des animaux timides et discrets qui fuient tout contact avec l’homme. L’exposition au bruit et aux foules sont des sources de stress indéniables, quelque que soit leur degré de proximité avec leur propriétaire. Même s’il est né en captivité, l’ours a le même patrimoine génétique les ours sauvages. Par contre, il est confronté à la promiscuité permanente et au contact de l’homme, qu’il s’agisse du dresseur ou du public, ce qui l’empêche de développer un comportement normal pour son espèce.

Les conditions de transport sont inacceptables : ces animaux parcourent (pour les plus exploités) des dizaines de milliers de kilomètres dans des vans, des fourgonnettes ou des remorques pour être exhibés devant des spectateurs. Quand le transport n’est pas spécifiquement en cause, c’est le temps d’attente entre deux démonstrations que nous condamnons également. L’arrêté du 18 mars 2011 permet aux dresseurs de maintenir leurs ours dans le véhicule qui sert au transport jusqu’à 4 jours ! Peut-on dans ces conditions parler de bien-être animal ?

La présentation au public est presque souvent calquée sur les spectacles des dresseurs au moyen-âge. D’ailleurs, montreurs d’ours et meneurs de loups sont souvent demandés à l’occasion des fêtes médiévales. Si la plupart des numéros sont assez simples, et consistent à effectuer quelques déambulations devant un public en adoptant quelques poses récompensées par une friandises, ces animaux ne sont pas à leur place et sont sensibles au stress. D’ailleurs, la Fédération des Vétérinaires Européens recommande « à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants dans toute l’Europe, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate à leurs besoins physiologiques, mentaux et sociaux ».

L’aspect pédagogique de tels spectacles est de plus en plus souvent invoqué. Mais comment plaider en faveur de la protection des ours ou des loups quand on se sert de l’animal et qu’on l’exploite pour une somme d’argent ? Comment être crédible alors même que l’animal est tenu en captivité, même si la cage est dorée, et présenté hors de son milieu naturel ? Qu’est-ce que retiendra le spectateur, qu’il soit enfant ou adulte, d’une rencontre avec le loup ou l’ours sur le bitume, au détour d’une place ou d’une rue ? Absolument rien sur la biologie de l’animal ou son comportement dans la nature, et pour cause… Un ours, ça mange des baies, pas des friandises. Ours et loups s’enfuient devant l’homme. Ils ont besoin de calme et d’ombre, pas d’une remorque, même climatisée !

La maltraitance ne se définit pas systématiquement par le fait de battre ou mal nourrir une bête sauvage captive. Elle se définit aussi par le non-respect des besoins biologiques et éthologiques de l’animal. L’ours ou le loup bénéficie au mieux d’un enclos suffisamment vaste pour ne pas dépérir, mais ne peux en aucune façon vivre sa vie d’animal sauvage en parcourant son territoire sur plusieurs kilomètres, en chassant ses proies, en vivant pleinement la saison de la reproduction… L’animal-divertissement ne doit plus avoir cours dans notre pays et à notre époque.

Nous, signataires de cette pétition, ainsi que les associations AVES France et Paris Animaux Zoopolis demandons l’annulation de ces spectacles animaliers lors de la 9e Grande Fête Médiévale au Château de la Chapelle d’Angillon.

* source https://chateau-angillon.fr/index.php/fete-medievale (copie d’écran à l’appui).
© Photo d’illustration By Arto Hakola – Shutterstock

Urgent : Cyber-action contre l’exploitation de l’ours Valentin à Saint-Léonard de Noblat les 17 et 18 août 2019

C’est une information qui a bien failli passer inaperçue si elle ne nous avait pas été signalée par une militante de la cause animale : l’ours Valentin sera exploité à Saint-Léonard de Noblat les 17 et 18 août 2019. Cette année, la fête médiévale est organisée en même temps que la fête de la viande bovine limousine…

Valentin sera les 15 et 16 août à Monflanquin, puis les 17 et 18 août à Saint-Léonard de Noblat. Il devra donc parcourir plus d’un millier de kilomètres en 4 jours !

Nous vous invitons à contacter la mairie de Saint-Léonard de Noblat via le formulaire ci-dessous. S’il vous plaît, nous ne cessons de le répéter, mais RESTEZ COURTOIS. Nous n’obtiendrons rien dans la violence et les invectives. Demandons au maire d’annuler ce spectacle et continuons nos actions pour que le ministère de la transition écologique et solidaire interdise prochainement ces spectacles d’un autre âge.

ATTENTION : la messagerie de la mairie est sécurisée par l’anti-spam Mailinblack. Vous devrez cliquer sur un lien et valider un formulaire pour que votre message soit correctement délivré. 

Monsieur Alain DARBON, Maire de Saint-Leonard-de-Noblat, Madame Estelle DELMOND, deuxième adjointe responsable de la coordination des associations et des animations. Je suis consterné d’apprendre que comme en 2017, la mairie de Saint-Leonard-de-Noblat a choisi de programmer un montreur d’ours lors de sa fête médiévale. Je considère qu'un ours n'a pas à être exhibé de la sorte dans une fête médiévale. La Fédération des Vétérinaires Européens recommande à toutes les autorités « d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants dans toute l’Europe, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate à leurs besoins physiologiques, mentaux et sociaux. » Un ours, même né en captivité depuis plusieurs générations, comme c’est le cas de Valentin qui a été acheté à un zoo, a le même patrimoine génétique qu’un ours sauvage. Cela signifie qu’il a les mêmes besoins. Un ours a besoin de calme et d’ombre, pas d’être transporté dans une remorque climatisée pour être exhibé devant la foule. Un ours a besoin d’un vaste territoire pour chercher sa nourriture, et notamment des baies, pas de manger des chamallows. La nature de cet ours est pervertie par sa relation imposée par son dresseur. En 2018, l'association AVES France a estimé que les ours de Frédéric Chesneau ont parcouru plus de 17000 kilomètres pour être exhibés dans des fêtes comme la vôtre. J'apporte mon soutien aux actions d'AVES France, qui milite pour que ces spectacles soient interdits à court terme. Aussi, je vous invite à annuler la venue du montreur d’ours lors de la fête médiévale de Saint-Leonard-de-Noblat les 17 et 18 août prochains. Bien cordialement,

Le Président d’AVES France entendu par la police suite à une plainte du montreur d’ours Frédéric Chesneau

Lundi 5 août 2019, le Président d’AVES France a été convoqué par les services de police. Il a été entendu pendant deux heures afin de répondre aux accusations portées par le montreur d’ours Frédéric Chesneau, accusant l’association de harcèlement, de menaces de morts réitérées et de diffamation. Cette attaque a lieu seulement quelques semaines après la remise d’un rapport au ministère de la transition écologique et solidaire signé par 11 associations et fondations, demandant l’interdiction des spectacles ayant recours à des ours et des loups et la détention de ces animaux par leurs dresseurs (et plus largement l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques et les spectacles itinérants). Le dresseur, qui nous a tant moqués de ne pas avoir pu défendre nos revendications lors des réunions préparatoires à l’arrêté du 18 mars 2011 aurait-il mal accepté d’avoir été, en 2019, exclu des débats lors de la Mission ministérielle sur le bien-être animal ?

Obtenir l’interdiction des spectacles des montreurs d’ours, un combat qui ne date pourtant pas d’hier pour AVES France

Rappelons en guise de préambule que notre association s’est toujours positionnée contre la captivité des animaux sauvages, que ce soit en zoos ou dans des spectacles itinérants (cirques, montreurs d’ours et de loups). De même, nous nous positionnons régulièrement contre tout spectacle impliquant des animaux ou mammifères marins, aquariums ambulants, delphinariums, etc. Si nous sommes moins présents sur ces actions, c’est que certaines associations se sont plus ou moins spécialisées dans ce domaine, acquérant ainsi des connaissances et compétences certaines, comme Paris Animaux Zoopolis, Code Animal ou C’est assez pour ne citer que celles-ci. Il en de même pour les spectacles de rapaces que nous réprouvons totalement. Nous ne prônons jamais la violence, nous demandons aux communes de ne pas solliciter ce genre de divertissement et de faire appel plutôt à des artistes inventifs et talentueux qui n’ont pas besoin d’animaux pour captiver et émerveiller un public.

Comme vous le savez, AVES France s’est attachée dès sa création à défendre les grands prédateurs et notamment les ours et les loups. Il nous a donc semblé normal et logique de nous opposer aux spectacles utilisant ces deux espèces qui nous tiennent à coeur.

Les montreurs d’ours et meneurs de loups – termes souvent relayés dans les médias, ne sont pas très nombreux en France et il est donc plus facile de se sentir directement « visé » par nos actions lorsque qu’on est un dresseur. Cependant, nous avons comme objectif de faire interdire définitivement ces deux types de spectacles, quelque que soit le dresseur en cause.

Les raisons sont multiples :

Les loups, comme les ours, sont des animaux timides et discrets qui fuient tout contact avec l’homme. L’exposition au bruit et aux foules sont des sources de stress indéniables, quelque que soit leur degré de proximité avec leur propriétaire. Même s’il est né en captivité, l’ours a le même patrimoine génétique les ours sauvages. Par contre, il est confronté à la promiscuité permanente et au contact de l’homme, qu’il s’agisse du dresseur ou du public, ce qui l’empêche de développer un comportement normal pour son espèce.

Les conditions de transport sont inacceptables : ces animaux parcourent (pour les plus exploités) des dizaines de milliers de kilomètres dans des vans, des fourgonnettes ou des remorques pour être exhibés devant des spectateurs. Quand le transport n’est pas spécifiquement en cause, c’est le temps d’attente entre deux démonstrations que nous condamnons également. L’arrêté du 18 mars 2011 permet aux dresseurs de maintenir leurs ours dans le véhicule qui sert au transport jusqu’à 4 jours ! Peut-on dans ces conditions parler de bien-être animal ?

La présentation au public est presque souvent calquée sur les spectacles des dresseurs au moyen-âge. D’ailleurs, montreurs d’ours et meneurs de loups sont souvent demandés à l’occasion des fêtes médiévales. Si la plupart des numéros sont assez simples, et consistent à effectuer quelques déambulations devant un public en adoptant quelques poses récompensées par une friandises, certaines démonstrations sont en revanche plus dommageables pour les animaux  : se hisser sur une poutre, sur un ballon, se jucher sur un vélo, se laisser approcher par le public pour une caresse… des postures entrainant du stress et des douleurs physiques.

L’aspect pédagogique de tels spectacles est de plus en plus souvent invoqué. Mais comment plaider en faveur de la protection des ours ou des loups quand on se sert de l’animal, on l’exploite pour une somme d’argent, car il s’agit aussi pour le dresseur de payer ses factures, comme tout un chacun ? Comment être crédible alors même que l’animal est tenu en captivité, même si la cage est dorée, et présenté  hors de son milieu naturel ? Qu’est-ce que retiendra le spectateur, qu’il soit enfant ou adulte, d’une rencontre avec le loup ou l’ours sur le bitume, au détour d’une place ou d’une rue ?  Absolument rien sur la biologie de l’animal ou son comportement dans la nature, et pour cause… Un ours, ça mange des baies, pas des chamallows. Ours et loups s’enfuient devant l’homme. Ils ont besoin de calme et d’ombre, pas d’une remorque, même climatisée !

La maltraitance ne se définit pas systématiquement par le fait de battre ou mal nourrir une bête sauvage captive. Elle se définit aussi par le non-respect des besoins biologiques et éthologiques de l’animal. L’ours ou le loup bénéficie au mieux d’un enclos suffisamment vaste pour ne pas dépérir, mais ne peux en aucune façon vivre sa vie d’animal sauvage en parcourant son territoire sur plusieurs kilomètres, en chassant ses proies, en vivant pleinement la saison de la reproduction…  L’animal-divertissement ne doit plus avoir cours dans notre pays et à notre époque.

Le lobbying politique au service de la cause animale

Pendant de longues années, AVES France a dénoncé les spectacles des montreurs d’ours sans obtenir de véritables avancées. Nous avons remis nos méthodes en question il y a deux ans et avons décidé de mettre en place des actions de lobbying avec le collectif Convergence Animaux Politique. Nous avons contacté les députés et avons pu les sensibiliser à notre combat contre ces spectacles d’un autre âge. Le 12 novembre 2018, Paris Animaux Zoopolis et la députée Claire O’Petit nous faisaient l’honneur de nous inviter au Colloque à l’Assemblée nationale Vers la fin des animaux sauvages dans les spectacles : pourquoi nous devons légiférer, en présence d’Allain Bougrain Dubourg. En 2019, la députée Bérengère Poletti a déposé avec d’autres députés du groupe LR une proposition de loi visant à interdire tout spectacle ayant recours à des ours ou des loups : http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/dossiers/interdiction_spectacle_loupes_ours

Montreurs d’ours et de loups – mettons un terme à l’exploitation des animaux dans les spectacles.

A l’été 2018, suite à un spectacle d’ours et de loups de la compagnie Aïtawak, filmé par nos bénévoles (RAO), nous avons décidé de lancer une pétition pour demander l’interdiction de ces spectacles. Aujourd’hui, cette pétition approche des 100.000 signatures : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/montreurs-loups-mettons-terme-exploitation-animaux/44785

La société est en train de changer. La montée en puissance du veganisme, le statut d’animal sensible, la création du premier parti animaliste français… autant de signaux qui indiquent une mutation en cours. Tout comme un nombre sans cesse croissant de citoyens réclament la fin des corridas, des cirques avec animaux, des marineland et autres aquariums…, nous demandons la fin des spectacles faisant intervenir les ours et les loups, tout simplement parce qu’ils n’y ont pas leur place. Si on veut vraiment sauver un ours ou un loup de l’euthanasie, récupéré d’un zoo où ils sont en surnombre, d’un cirque qui ne veut plus utiliser d’animaux, d’un particulier inconscient qui détient un fauve au fond de son jardin ou d’un quelconque autre trafic, alors trouvons-leur une place dans un sanctuaire où ils pourront finir leurs jours décemment, finançons un centre de sauvegarde pour ces rescapés, où ils n’auront plus besoin de s’exhiber devant un public. Rendons-leur leur dignité.

D’ailleurs, Four Paws, qui gère plusieurs refuges en Europe et dans le monde, s’est engagé à nos côtés pour trouver une place en refuge à chaque ours, lorsque l’interdiction des spectacles aura été décidée par le ministère de la transition écologique et solidaire.

© Ours bruns au refuge de Zarnesti en Roumanie – AVES France

Un dresseur aux abois ?

Cette année 2019 marque un tournant dans la lutte contre les spectacles ayant recours à des animaux sauvages. Si nous espérons que le ministère de la transition écologique et solidaire y mettra un terme très prochainement, il faut reconnaître qu’il le fera sous la pression d’un public de plus en plus souvent opposé à ces animations. 67% des Français souhaitent l’interdiction de ces spectacles. La fédération des vétérinaires européens recommande « à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants dans toute l’Europe, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate à leurs besoins physiologiques, mentaux et sociaux ».

En début d’année 2019, nous avons obtenu de la part du Parc Nigloland l’arrêt des spectacles animaliers dans l’enceinte du parc d’attractions. Cet été, Paris Animaux Zoopolis s’est joint à AVES France pour dénoncer les spectacles d’ours dans les fêtes médiévales. Une représentation de la compagnie Arkann a été annulée à Châteaubleau. A Châteaudun, le maire a annoncé que le dresseur ne serait pas présent l’an prochaine, tout comme celui de Ferrières-en-Gâtinais.

Ces avancées ont probablement énervé le dresseur, d’où cette plainte qui nous semble absurde et abusive. En effet, dans le dossier qui nous a été présenté, des copies d’écran de commentaires extraits des réseaux sociaux Twitter et Facebook. Il est reproché à AVES France de ne pas avoir supprimé ces messages (sauf qu’il est impossible de supprimer les messages d’autres utilisateurs sur Twitter). Le travail de modération des commentaires est devenu une tâche de plus en plus lourde pour nous. Cette plainte est l’occasion de rappeler, une nouvelle fois, que nous n’obtiendrons aucune victoire par les insultes ou la violence, et c’est la raison pour laquelle nous vous demandons toujours d’écrire courtoisement aux organisateurs des fêtes médiévales, avec les arguments que nous mettons à votre disposition. Nous comprenons votre impatience et même votre agacement de ne pas voir les choses aller plus vite. Mais nous devons agir dans un cadre légal. Ce cadre n’étant pas favorable au bien-être des animaux, nous travaillons d’arrache-pied pour modifier la législation. Prochainement, soyez-en assurés, nous obtiendrons la fin de ces spectacles indignes de notre époque, mais en attendant, nous vous rappelons les règles ci-dessous. Rappelez-vous qu’un commentaire contenant une insulte ou une menace ne donne pas seulement une mauvaise image à la cause que nous défendons. Si nous ne le supprimons pas assez vite, votre commentaire peut-être utilisé par le dresseur pour nous menacer et nous affaiblir. Alors aidez-nous en suivant les règles suivantes :

 

Charte de modération pour les réseaux sociaux

L’équipe d’AVES France gère une page facebook, un compte twitter et plusieurs sites ou blogs. Les sympathisants, adhérents ou autres contributeurs sont invités à y partager des témoignages, réactions et commentaires. Cependant, et parce que la protection de la nature et des animaux est susceptible de générer des émotions fortes, nous avons souhaité la mise en place d’une charte de modération afin que les échanges restent constructifs et que nul ne puisse nous reprocher une attitude grossière ou agressive.

Ainsi, il a été décidé que tout commentaire insultant ou diffamant sera supprimé, et son auteur pourra être banni de nos pages s’il continue malgré une première suppression.

Les modérateurs/modératrices sont donc par ailleurs amenés à supprimer les commentaires illicites suivants :

  • incitations à la violence, à la discrimination ou à la haine à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes, en raison de sa couleur de peau, de son origine, de sa religion, de son sexe, de sa sexualité ou de son handicap ;
  • commentaires diffamatoires ou dénigrants ;
  • atteintes à la vie privée ;
  • incitation ou représentation d’actes de cruauté envers les animaux ;
  • apologie de crimes ; négationnisme ;
  • commentaires à caractère pédophile / pornographie enfantine,
  • commentaires à caractère pornographique ;
  • etc.

Les spams, les messages hors sujet, la diffusion d’informations volontairement fausses ou biaisées, et la publicité sont également interdits sur nos réseaux sociaux.

La modération se fait a posteriori, les commentaires et contributions des internautes sur nos pages Facebook sont contrôlées et modérées après leur mise en ligne.

Démarquons-nous de nos opposants, n’utilisons pas les mêmes armes qu’eux. Fermes, déterminés mais courtois. L’équipe d’Aves France vous remercie de votre compréhension.

Christophe CORET, Président
Sylvie CARDONA, Vice-Présidente

© Photos : Ours au refuge de Zarnesti, Roumanie. C. CORET pour AVES France

 

Thônes contre les cirques avec animaux, mais pour les montreurs d’ours ?

L’office du tourisme de Thônes est dans la tourmente. 
Le 21 août 2019, l’office du tourisme Thônes – Coeur des Vallées propose aux familles une rencontre avec l’ours Valentin, animation que l’office du tourisme semble aujourd’hui avoir du mal à assumer.

« Nous vous invitons à faire la connaissance de Frédéric Chesneau et de son ours Valentin pour une rencontre unique : vous serez les témoins privilégiés des moments magiques entre le dresseur et l’ours, qui est loin d’être l’animal féroce et sanguinaire que certains s’imaginent encore. Cette présentation pédagogique allie Tendresse et complicité, sans omettre de passer un message en faveur de la nature. » peut-on lire sur le site de l’office du tourisme.

Une pétition signée par plus de 33.000 personnes

AVES France et PAZ ont évidemment contacté les organisateurs pour leur demander d’annuler l’exhibition de l’ours Valentin, qui devra parcourir plus de 1.000 kilomètres (A/R) pour assurer deux représentations dans la station ! A nos messages et à notre pétition, qui a déjà été signée par plus de 33.000 militants, l’office du tourisme n’a qu’une réponse, qu’ils adressent à tous ceux qui critiquent leur choix de programmation :

 

De : infos@thonescoeurdesvallees.com

Madame, Monsieur,
En réponse à votre mail concernant la programmation du spectacle animalier prévu à Thônes le 21 août, nous vous prions de trouver ci-joint la réponse de Monsieur le Maire suite à votre interpellation :
Nous vous informons que le Conseil Municipal de Thônes a voté, par délibération n°2019/06 du 13 juin 2019, l’interdiction des cirques avec la présence d’animaux sauvages sur le territoire de la commune à compter du mois de septembre 2019. La préfecture de la Haute-Savoie a, suite à cela, adressé une lettre recommandée avec accusé de réception en date du 9 juillet 2019 nous stipulant que le Conseil Municipal ne disposant pas du pouvoir de police générale sur le territoire n’est en aucun cas compétent pour prendre ce type de décision qui relève, au titre de son pouvoir de police, d’une décision du maire.
 
La préfecture précise par ailleurs qu’ « en l’état actuel de la réglementation, même si les activités de cirques utilisant des animaux sont strictement encadrées, aucun texte ne prévoit l’interdiction de la tenue de spectacles de cirques avec des animaux », de même que la possibilité pour le maire d’interdire au titre de son pouvoir de police ce type de manifestation. 
« Par conséquent, la délibération n°2019/06 du 13 juin 2019 est entachée d’illégalité et je vous saurais gré de bien vouloir faire procéder à son retrait ». 
 
Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.
Le service accueil

Contre les cirques avec animaux, mais pour l’exploitation des ours ?

Cette réponse n’est évidemment pas satisfaisante. La prise d’arrêté contre les cirques n’est pas légale (c’est pourquoi les associations spécialisées recommandent de prendre plutôt des voeux), mais si la mairie de Thônes est opposée aux cirques avec animaux, alors pourquoi fait-elle venir un montreur d’ours sur son territoire ?
Contrairement à un cirque qui demande une autorisation pour s’installer sur le territoire d’une commune, un montreur d’ours ne se déplace que sur contrat. Le montreur d’ours qui sera présent à Thônes a été invité par ma mairie ou l’office du tourisme, avec qui il a signé un contrat. La réponse de la Mairie de Thônes n’est donc qu’une manoeuvre malhabile pour tenter de se dédouaner de sa responsabilité dans la programmation de cet évènement.
Monsieur le Maire, ne vous cachez pas derrière une décision préfectorale attendue pour justifier la venue de ce montreur d’ours dans votre commune. Il vient par le seul choix de vos équipes et sera payé par les impôts de vos concitoyens. Si vous êtes réellement contre l’exploitation des animaux sauvages, reconnaissez que la programmation d’un montreur d’ours est une erreur et rompez le contrat avec le dresseur. Peut-être y perdrez-vous quelques milliers d’euros, mais vous éviterez à l’ours un déplacement d’un millier de kilomètres. Vous épargnerez aussi aux enfants d’entendre un discours inadapté, laissant croire que la place de l’ours est en captivité, avec son dresseurs, et non dans son milieu naturel.
A nouveau, nous vous demandons d’annuler ce spectacle.

Montreurs d’ours : la liste noire des villes de la honte à ne pas oublier pour les municipales de 2020

Certaines villes n’ont pas évolué depuis le moyen-âge. Pour leurs maires et les conseillers municipaux, il est tout à fait normal d’accueillir des spectacles ayant recours à des animaux sauvages, et notamment des montreurs d’ours.

  • 69% des Français se prononcent pourtant contre ces spectacles.
  • 89% des Français jugeant la cause animale importante, selon un sondage IFOP de 2019. (source : Collectif AnimalPolitique)
  • 38% déclarent que les propositions en faveur de la protection animale les inciteraient à voter pour un candidat.

Pour les élections municipales de 2020, AVES France vous invite à vous rappeler que les élus sortants des villes qui sont sur notre liste noire ont agit à l’encontre de nos valeurs en laissant se tenir sur leurs communes des spectacles de montreurs d’ours. Vous pouvez obtenir plus d’informations sur le classements des élus sur le site https://www.politique-animaux.fr/politiciens

Liste des villes par ordre alphabétique qui ont accueilli des montreurs d’ours en 2018 ou 2019 :

  • Andilly (74350) – Maire : Monsieur Vincent Humbert
  • Annoeulin (59112) – Maire : Monsieur Philippe Parsy
  • Bischwiller (67240) – Maire : Monsieur Jean-Lucien Netzer
  • Bormes-les-Mimosas (83230) – Maire : M. François Arizzi
  • Bourg-le-Roi (72610) – Maire : M. Philippe Martin
  • Briançon (05100) – Maire : M. Gérard Fromm
  • Chalindrey (52600) – Maire : M. Jean-Pierre Garnier
  • Châteaudun (28200) – Maire : M. Alain Venot
  • Chérisy (28500) – Maire : M. Michel Lethuillier
  • Duilhac sous Peyrepertuse (11350) – Maire : M. Sébastien Pla
  • Epinay-sous-Sénart (91860) – Maire : M. Georges Pujals
  • Epieds (27730) – Maire : Mme Ketty Revel
  • Ferrières-en-Gâtinais (45210) – Maire : M. Gérard Larcheron
  • Janvry (91640) – Maire : M. Christian Schoettl
  • La Chapelle d’Angillon (18380) – Maire : M. Joël Coulon
  • Laon (02000) – Maire : M. Antoine Lefevre
  • Le Bosc (34700) – Maire : M. Daniel Guibal
  • Leffond – Champlitte (70600) – Maire : M. Gilles Teuscher
  • Le Malzieu-Ville (48140) – Maire : M. Jean-Noël Brugeron
  • Les Ponts-de-Cé (49130) – Maire : M. Joël Bigot
  • Les Sables d’Olonne (85100) – Maire : M. Yannick Moreau
  • Lusignan (86600) – Maire : M. René Gibault
  • Monflanquin (47150) – Maire : Mme Nathalie Founaud-Veysset
  • Monfort-le-Gesnois (72450) – Maire : M. Paul Glinche
  • Montsaugeon (52190) – Maire : M. Jean-Pierre Couroux
  • Moulins-Engilbert (58290) – Maire : M. Frédéric Monet
  • Pérouges (01800) – Maire : M. Paul Vernay
  • Puy-en-Velay (43000) – Maire : M. Michel Chapuis
  • Saint-Léonard de Noblat (87400) – Maire : M. Alain Darbon
  • Saint-Péray (07130) – Maire : M. Jacques Dubay
  • Saint-Sauveur-le-Vicomte (50390) – Maire : M. Eric Briens
  • Saint-Sernin-sur-Rance (12380) – Maire : Mme Annie Bel
  • Sully-sur-Loire (45600) – Maire : M. Jean-Luc Riglet
  • Thônes (74230) : Maire : M. Pierre Bibollet
  • Tonnerre (89700) – Maire : Mme Dominique Aguilar
  • Trèbes (11800) – Maire : M. Eric Menassi
  • Villedieu-le-château (41800) – Maire : M. Jean-Yves Narquin
  • Virecourt (54290) – Maire : M. Yves Thiébaut
  • Vitrolles (13127) – Maire : M. Loïc Gachon
  • Watten (59143) – Maire : M. Daniel Deschodt
  • Wintzenheim (68124) – Maire : M. Serge Nicole

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