Cyber-action : Libérons les animaux des Poliakov (ours Bony et Glasha, singe Mina, perroquets…)

EDIT : L’ours Micha est mort le 12/11/2019. Le texte de la  cyber-action a été mis à jour. 915 mails ont été envoyés au Préfet à ce jour. Continuons de demander au Préfet du Loir-et-Cher le retrait du certificat de capacité des Poliakov et le placement de Bony et Glasha, mais aussi des autres animaux dans des structures adaptées.

Cyber-action après le texte
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En septembre 2019, suite aux actions des associations, l’ours Micha a été placé au zoo-refuge La Tanière pour y recevoir des soins. S’il n’avait pas reçu un traitement adapté, l’ours Micha aurait pu mourir d’une infection généralisée. Pourtant, AVES France, comme d’autres associations, dénoncent les conditions de vie des animaux des Poliakov depuis de nombreuses années, sans la moindre réaction des autorités. C’est sous la pression des associations et des médias que Micha a échappé à la mort.

Dès le 18 septembre 2019, à notre initiative, 21 organisations de protection animale ont adressé un courrier à la ministre de la transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, pour dénoncer l’incapacité des Poliakov à prendre soin de leurs animaux et demander le placement en urgence de tous leurs pensionnaires dans des refuges adaptés. Nous n’avons JAMAIS reçu de réponse à ce courrier.

Le député Loïc Dombreval a dénoncé cette situation dans un tweet : « La situation de l’ours Mischa démontre l’inefficacité totale des contrôles règlementaires alors qu’il reste de nbx autres animaux en captivité dans des états de santé déplorables » et a envoyé un courrier au Préfet du Loir-et-Cher pour demander le placement des ours Bony et Glasha.

Le zoo-refuge La Tanière, qui a pris en charge l’ours Micha, a également publié une lettre-ouverte au Préfet du Loir-et-Cher pour dénoncer cette situation :

La réponse du Préfet du Loir-et-Cher au député Loïc Dombreval n’est pas satisfaisante :


Ensemble, libérons les animaux des Poliakov !

Trop, c’est trop !
2 mois après le sauvetage de l’ours Micha, nous ne pouvons plus tolérer que ses geôliers puissent encore détenir des animaux.
AVES France lance donc une cyber-action à destination du Préfet du Loir-et-Cher afin de demander la saisie de l’ensemble des animaux des Poliakov, leur placement dans des structures adaptées, mais également le retrait de leur certificat de capacité. Vous pouvez participer à cette action en utilisant notre lettre-type ci-dessous. Il suffit de choisir une réponse-type par paragraphe. Vous pouvez également, si vous le préférez, envoyer un message courtois et personnalisé au préfet à l’adresse suivante : pref-courrier[at]loir-et-cher.gouv.fr. N’oubliez pas de nous mettre en copie : actions[at]aves.asso.fr.


 

Optionnel. Vous pouvez préciser ici si vous faites parti d'une association. Par exemple : "Sympathisant AVES France"...
(choisissez une option)

 

© Photo d’illustration : Stéphanie Lefebvre pour AVES France

Cirque Seneca – Force animale : compte-rendu d’un interminable spectacle…

On ne va pas se mentir : on ne fait pas parti des gens qui sautent de joie quand on nous annonce une sortie dans un cirque avec animaux. D’ailleurs, si AVES France connaît bien le sujet des spectacles de montreurs d’ours, nous avons volontairement laissé celui des cirques exploitant des animaux à des associations qui gèrent très bien ce dossier, et notamment nos amis de Paris Animaux Zoopolis. Pourtant, quand j’ai vu les affiches du cirque Ethan et Shanly Seneca qui venait de s’établir pour quatre jours à Bihorel, juste au-dessus de Rouen, je me suis demandé si je n’avais pas rêvé. Quelques mètres plus loin, d’autres affiches (posées bien entendu illégalement, comme c’est toujours le cas à Bihorel, dont le maire semble méconnaître le code de l’environnement) me confirment que je n’ai pas la berlue… il s’agit bien d’une hyène. Je passe mon chemin en me disant : « encore un cirque qui arnaque son public en mettant sur ses affiches des animaux totalement improbables. »

Le lendemain, cette histoire de hyène dans un cirque me turlupine… un rapide coup d’oeil sur les réseaux sociaux et je découvre que ce cirque possède bien une hyène. Interloqué, je demande à Paris Animaux Zoopolis s’ils ont besoin d’images récentes de ce cirque et s’ils souhaitent que j’aille voir comment y sont traités les animaux. C’est acté ; j’assisterai à la prochaine représentation… N’étant pas spécialiste des cirques, ce compte-rendu n’est qu’un résumé de mon « expérience client » suite à cette représentation… interminable !

De très nombreux animaux pour un « Spectacle Pédagogique pour la protection & la conservation des ANIMAUX SAUVAGES »

Au centre de l’affiche, la mention « Spectacle Pédagogique pour la protection & la conservation des ANIMAUX SAUVAGES » est entourée, avec pour sous-titre « Au Cirque tous nos ANIMAUX sont nées en CAPTIVITES« . D’abord je souris en me disant : « comment peut-on parler de spectacle pédagogique quand il y a deux fautes d’orthographe dans un texte aussi court ? » Bon… passons… même si le dresseur affirmera plus tard lors de la prestation qu’il faut un BAC +5 pour devenir capacitaire, il n’a pas dit qu’il fallait être agrégé de littérature.

J’arrive une heure avant le début du show. Les animaux sont dehors, sur le parking, et les employés s’activent pour ramasser les excréments et déboucher le caniveau. Les camélidés, chevaux, poneys et autres herbivores sont installés dans le vaste parc de la ville, sous des arbres et sur de l’herbe fraîchement lubrizolées (rapport à l’incendie de l’usine Lubrizol du 26 septembre 2019). Les fauves ne sont pas accessibles au public. Les trois lions, deux lionnes et la hyène patientent dans le camion qui sert à les transporter.

De nombreux parents ont emmené leurs enfants pour voir les animaux exotiques sur lequel le cirque mise pour faire venir le public.

Devant la billetterie, les premiers clients attendent avec des prospectus à la main, leur garantissant une place enfant gratuite pour deux places adultes achetées.

Prise du billet et premier tour de passe-passe !

15h45 : 15 minutes avant l’heure du spectacle, la billetterie ouvre.
Une affiche indique que la machine à carte bleue est en panne et qu’il faut régler en espèces ou par chèque.
Contre mes euros, je reçois deux places pour le « Cirque de Montréal »… Tiens, bizarre… ce n’est pas la bonne enseigne ! Pour rentrer sous le chapiteau, on me confisque mes billets. Voilà qui pourrait expliquer pourquoi au ministère de la transition écologique et solidaire, on déplore que « même Bercy n’ait pas de données fiables sur les cirques ». Pas de billet, pas de reçu, de l’argent liquide… je me demande naïvement si le prix de mes places sera déclaré au fisc.

Petit à petit, le public prend place sous un chapiteau à la toile si usée qu’elle est déchirée un peu partout. Un enfant grimpe sur un banc qui cède sous son poids. Sur la piste, tout est prêt pour accueillir les fauves.

16h20 : Avec 20 minutes de retard, le spectacle commence.
Teddy Seneca entre dans la cage circulaire, se signe, avant d’être rejoint par ses trois lions et ses deux lionnes. Après quelques minutes de spectacle, je remarque un lion, gueule grande ouverte. Il semble avoir du mal à respirer. Je le filme en hyper-ventilation 4 minutes seulement après le début du show et il ne réussira pas à reprendre son souffle jusqu’à la fin de sa prestation (16h38). Est-il malade ?

16h56 : Il a fallu 20 minutes pour démonter la cage circulaire suite au numéro de domptage des lions, 20 longues minutes pendant lesquelles le très jeune fils du dresseur, déguisé en clown, souffle dans un sifflet et demande au public d’applaudir. La hyène n’a pas été présentée et ne le sera pas. Est-elle malade ? N’est-elle qu’un appât pour attirer un public intrigué par la présence de cet animal particulièrement rare sous les chapiteaux ? Nous ne le saurons pas. La seule allusion à la hyène qui est faite durant le spectacle vient du dresseur qui explique avoir essuyé un refus lorsqu’il a voulu importer un mâle pour sa hyène femelle. Ouf ! Mais alors… que fait cet animal dans ce cirque ? L’arrêté du 18 mars 2011 précise pourtant dans son article 9 :

I. – Seuls des animaux d’espèces non domestiques participant aux spectacles peuvent être détenus dans les établissements visés par le présent arrêté.
III. – Les animaux ne peuvent pas participer aux spectacles si :
― leur état de santé ne le permet pas ;
― le type de participation est susceptible de nuire à leur état de santé ;
― la sécurité du public et du personnel ne peut être assurée, en raison notamment de leur comportement ou de l’insuffisance de leur maîtrise.
IV. – Les animaux malades doivent être soustraits de toute présentation au public même en dehors des spectacles.

S’ensuivent 4 minutes de jonglage par Teddy Seneca, puis un numéro de dressage d’animaux de la ferme par sa jeune fille de 8 ans, déguisée en princesse.

17h15 : c’est l’entracte. Le public est invité à acheter des bâtons lumineux ou des popcorns pour financer les soins et la nourriture de tous les animaux. La fille du dompteur refait son apparition sur un poney. Contre 2€, les enfants peuvent grimper sur le poney. Le chapiteau se vide de moitié alors qu’une dizaine d’enfants fait la queue pour monter sur ce pauvre animal.

17h40 : un artiste local propose un numéro de diabolo, puis quelques figures avec des chaînes enflammées.

17h43 : Teddy Seneca refait son apparition avec des poneys, qui courent autour de la piste. Puis c’est le tour des chevaux…

17h56 : les camélidés font leur entrée. Le fouet claque « dans l’air » et les camélidés marchent, valsent, trottent, s’agenouillent… Après avoir fait défiler tous ses animaux séparément, en perdant son public dans un long et fastidieux discours où il se pose en victime tout en dénonçant les associations comme 30 millions d’amis, Teddy Seneca réalise un sketch avec son fils. Sa fille fait une démonstration de hula hoop.

18h30 : Le spectacle touche enfin à sa fin. Une dernière fois, on nous explique que sans les animaux, il n’y a pas de cirque. Les animaux font une dernière apparition, réunis sur la piste et présentés comme l’Arche de Noé de la famille Seneca. Le public se lève avant même la fin du numéro. Une bande son rappelle que par respect pour les artistes, il leur est demandé de ne pas quitter le chapiteau avant la fin du spectacle. La bande son enchaîne sur un discours sur la beauté du cirque, sa magie,  ses paillettes. Un monde féérique bien éloigné de ce chapiteau qui tombe en ruine et du spectacle auquel je viens d’assister. Pas de magie, pas de paillettes, pas même d’éclairages pour mettre en valeur des numéros vus et revus et mal maîtrisés. Je sors du chapiteau en me disant que ce cirque ne survivra pas lorsqu’enfin la France interdira l’exploitation des animaux pour le divertissement. Seuls les cirques proposant des numéros originaux et de qualité continueront d’attirer du public.

Si on retire les exhibitions d’animaux du « spectacle » et les prestations des enfants du circassien, il ne reste sur 2 heures de représentation qu’un numéro de jonglage et une performance de diabolo… pas de quoi attirer les foules. Ce constat est triste car les circassiens savent que l’interdiction des animaux dans les cirques est inéluctable et imminente, mais ils refusent de voir la réalité en face. J’ajouterais que j’ai trouvé particulièrement pathétique que Teddy Seneca s’annonce lui-même en parlant de lui à la troisième personne avant d’entrer sur scène.

Après la publication de la vidéo des lions sur la chaîne Youtube de Paris Animaux Zoopolis, où nous nous interrogeons sur l’état de santé de cet animal, Teddy Seneca nous a menacé de poursuites. En attendant, la hyène attend son repas… avec pour seul horizon… des barreaux.

LE CIRQUE OUI, MAIS SANS ANIMAUX !

Montreurs d’ours : Manifestation lundi 14 octobre 2019 à 13h à Paris

Ils s’appellent Bony, Glasha, Kilian, Lucien, Lutchak, Micha, Shadow et Valentin. Ils sont les derniers ours exploités en France par une profession moribonde, celle des montreurs d’ours. Incroyable de se dire qu’en 2019, les montreurs d’ours existent encore dans un pays dit civilisé. Et pourtant, leur activité est légale et ces dresseurs indépendants se produisent chaque année dans des dizaines de fêtes médiévales ou lors des fêtes de fin d’année. Leurs « spectacles itinérants » sont même favorisés par l’arrêté du 18 mars 2011, qui leur permet de maintenir leurs ours jusqu’à quatre jours dans le véhicule utilisé pour le transport. Depuis 2005, AVES France se bat pour obtenir l’interdiction de ces représentations anachroniques et pour que les ours soient libérés, mais pas dans la nature ! Nous espérons pouvoir leur offrir à tous une seconde vie dans un sanctuaire adapté où ils pourront couler des jours heureux.

Une manifestation pour les ours captifs exploités pour le divertissement

Lundi 14 octobre 2019 à 13h, AVES France et Paris Animaux Zoopolis organisent une manifestation Fontaine Saint Michel à Paris pour demander à Elisabeth Borne, Ministre de la transition écologique et solidaire, l’interdiction à très court terme de cette pratique moyenâgeuse, ainsi que la saisie en urgence de tous les animaux des Poliakov, dont les négligences ont bien failli coûter la vie à l’ours Micha (relire le communiqué du 14 septembre 2019 : Nos associations demandent le transfert en urgence des 3 ours des Poliakov dans un sanctuaire).

Inscription à la manifestation : https://www.facebook.com/events/1186297188197176/

 

Les montreurs d’ours en France, qui sont-ils ?

    • Frédéric Chesneau, compagnie Atchaka (Bougy-lez-Neuville, 45). Il possède un ours noir d’Amérique (Valentin, né en 2009 dans un zoo Texan) et un ours brun (Lucien, né en 2009 dans un cirque espagnol). 
    • Sylvie Pujol, association Aïtawak (Héric, 44). Elle possède 5 loups arctiques et un ours noir d’Amérique (Kilian, 18 ans, née au zoo de Saint Petersbourg). 
    • Les Poliakov (Chauvigny-du-Perche, 41). Ils possèdent trois ours bruns. Bony, un grizzly mâle. Glasha, une ourse brune de souche syrienne. Micha, un ours brun de souche européenne. 
    • Benoît Motton, compagnie Arkann (Montreuil-sur-Barse, 10). Il possède un ours noir (Lutchak). 
    • Jean-Philippe Roman (parc animalier de Pradinas, 12). Il possède un ours brun (Shadow, né en 2005).

Les mêmes tours reproduits à chaque représentation contre quelques friandises.

Les montreurs d’ours ont sensiblement tous le même discours :

  • ils entretiennent une relation particulière avec leurs ours
  • ils ne les forcent jamais à travailler
  • l’ours serait mort sans leur intervention
  • l’ours est heureux ; il ne travaille pas, il joue
  • un ours n’a pas besoin d’espace s’il est nourri

Le jeudi 15 août 2019, des membres d’AVES France se sont rendus à Watten, dans le Nord de la France.
Nous y avons filmé le numéro de la compagnie Aïtawak. La dresseuse a expliqué à son public qu’elle avait récupéré son ourse Kilian au zoo de Saint Petersbourg. La maman ne s’occupait pas des oursons et, bien sûr, ils seraient morts s’ils n’avaient pas été recueillis. Ce préalable suffit au public pour se dire que Kilian, exploitée depuis 18 ans, a eu de la chance. Kilian fait du toboggan, marche sur des barres parallèles, saute à travers un cerceau et se roule par terre. « Que des choses qu’un ours ferait dans la nature » assure la dresseuse alors qu’elle vient de faire un « Give me five » avec sa meilleure amie l’ourse. Il convient juste de préciser que Kilian ne répond aux ordres que contre de la nourriture (des fruits ou des friandises). C’est le cas également des autres ours, et notamment de l’ours Valentin, qui ne répète les mouvements inculqués par son dresseur qu’en échange de guimauves. Le but des dresseurs est de convaincre le public que leur animal est heureux d’être exhibé, mais aussi qu’ils sont les témoins privilégiés de la représentation de leur animal-star. Pourtant, ces « spectacles » sont les mêmes d’une ville à l’autre (parfois au mot près). Ne vous y trompez pas : l’ours travaille et ne fait que reproduire ce qu’on lui a appris.

« Le transport et la promiscuité, c’est pas un problème ! »

Toujours le jeudi 15 août 2019 à Watten, voici une vidéo de l’ourse Kilian alors que sa dresseuse souhaitait lui faire rejoindre le véhicule qui sert à la transporter. Dans la remorque, 4 loups attendent déjà. Quand nous expliquons que le transport est un facteur de stress pour les animaux sauvages et que les ours n’ont pas à subir ces longs transports (parfois plus d’un millier de kilomètres sur un week-end), certains dresseurs nous répondent que leurs ours dorment durant le trajet, qu’ils se reposent, qu’ils sont comme dans une tanière… Pourtant, l’ourse Kilian ne semble pas décidée à se laisser enfermer pour plusieurs heures…

 

Pour les loups aussi, la proximité du public est une source de stress

Lors de la fête médiévale de Watten, la compagnie Aïtawak présentait également une meute de loups.

Les loups ont montré à plusieurs reprises des signes d’anxiété. La proximité du public, d’une foule bruyante et en mouvement, a même dérangé la dresseuse qui s’est agacée de ne pas pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Ces « spectacles » ayant lieu dans des endroits publics et en extérieur, il paraît pourtant évident que les spectateurs (adultes comme enfants) ne peuvent pas être attentifs comme dans une salle de spectacle. Les loups étaient plus réceptifs lors de la représentation matinale que lors de la seconde présentation. « Ils ne veulent pas travailler, ils ont eu trop de viande ce matin » a-t-on pu entendre…

 

Non, ces spectacles ne sont pas pédagogiques !

« Je suis là pour vous présenter mes animaux »…
Soyons sérieux ! Qui va dans une fête médiévale pour prendre un cours sur les ours ou sur les loups ?
Evidemment personne. Et ça tombe bien car le discours des dresseurs n’a rien de pédagogique. On ne peut évidemment pas justifier l’exploitation d’un ours par une phrase ou deux sur son espèce. D’ailleurs, même les Poliakov (qui font monter leur ours Micha sur un ballon) qualifient leur numéro de pédagogique, car ils débutent leur show par un quizz avec quelques questions sur les ours. Non, on ne le répètera jamais assez : on ne peut pas faire de pédagogie en montrant à des enfants un animal sauvage dressé pour effectuer des tours en échange de quelques friandises.

Quel avenir pour les ours des montreurs d’ours français ?

AVES France milite depuis de longues années pour obtenir l’interdiction de ces spectacles. Notre pétition a d’ailleurs récemment dépassé les 125.000 signatures ! En mai, avec l’aide du collectif CAP (convergence animaux politique), un groupe de députés LR, menés par Bérengère Poletti, a déposé une proposition de loi visant à interdire les spectacles itinérants ou fixes ayant recours à des ours ou des loups. Notre association, aux côtés de Paris Animaux Zoopolis, la SPA, la Fondation Droit Animal Ethique & Sciences, la Fondation Brigitte Bardot, la Fondation 30 millions d’amis, CACH, Code animal, CAP, One Voice et la Fondation Assistance aux Animaux, a participé à la mission ministérielle sur le bien-être animal, à l’issue de laquelle nos structures ont remis au ministère de la transition écologique et solidaire un rapport de synthèse commun dans lequel nous demandons l’interdiction immédiate de la détention d’ours et de loups par les « montreurs ».

Cette proposition ne s’est pas faire à la légère, puisqu’une interdiction de détention impliquerait que nous prenions en charge Bony, Glasha, Kilian, Lucien, Lutchak, Micha, Shadow et Valentin dans des sanctuaires adaptés. Four Paws, ONG qui gère des refuges pour les ours en Europe et dans le monde, nous a assuré que lorsque l’Etat français interdira les spectacles de montreurs d’ours et nous permettra de saisir les animaux, alors ils pourront leur offrir une nouvelle vie dans un de leurs sanctuaires. Le ministère n’a plus de craintes à avoir sur l’avenir de ces ours et il semble donc que tous les indicateurs soient au vert pour qu’enfin nous puissions obtenir la fin de ces spectacles d’un autre âge.

La France rejoindrait alors les pays ayant mis un terme à ces pratiques héritées du moyen-âge, comme notre plus proche voisin (la Belgique), mais aussi la Roumanie où pourtant l’activité était traditionnelle et permettait aux familles roms de vivre de l’exploitation de leurs ours ou l’Inde.

 

Deux exemples de sanctuaires pour les ours

Lors de mon expatriation en Roumanie, j’ai eu la chance de pouvoir visiter le sanctuaire pour les ours de Zarnesti.

C’est le plus grand d’Europe, avec une superficie de 69 hectares de forêts et déjà 116 ours sauvés de la misère et d’une vie de souffrances.

Un autre exemple, plus proche de chez nous, est le sanctuaire pour les ours de Mueritz, en Allemagne (BÄRENWALD Müritz gGmbH). Il accueille actuellement 17 ours.

Comme dans de nombreux sanctuaires, les ours, même s’ils ont toujours été captifs, retrouvent leur instinct sauvage. Ainsi, il n’est pas rare de voir des ours brisés et imprégnés par l’homme se remettre à creuser une tanière et à hiverner. C’est cette vie que nous souhaitons offrir aux ours actuellement exploités en France par les montreurs d’ours. Sortons enfin les ours de leur calvaire et la France du moyen-âge.

Photothèque AVES France : 
Réserve de Zarnesti en Roumanie.

Photothèque AVES France : 
Montreurs d’ours.

Non à l’exploitation de l’ours Valentin à la fête des sorcières de Chalindrey les 26 et 27 octobre 2019

Samedi 26 et dimanche 27 octobre 2019, la Communauté de Communes de Savoir-Faire de Chalindrey a choisi d’inviter le montreur d’ours Frédéric Chesneau qui se produira avec son Ours Valentin à la 23ème édition de la Fête des sorcières. L’ours devra parcourir 600 Km (A/R) dans sa remorque climatisée pour assurer quelques représentations pour le plaisir égoïste de quelques spectateurs.

Quel lien entre les sorcières et l’exploitation de l’ours Valentin ? Aucun ! Chalindrey entre dans la liste de la honte, la liste noire des villes qui en 2019 continuent d’encourager et de financer l’exploitation des animaux sauvages captifs pour le divertissement.

AVES France et Paris Animaux Zoopolis demandent aux responsables de la Communauté de Communes de Savoir-Faire de Chalindrey d’annuler ce spectacle d’ours. Signez la pétition ici : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/exploitation-valentin-fete-sorcieres-chalindrey-26/73996

 

Une interdiction prochaine de ces spectacles moyenâgeux ?

Dans les semaines à venir, Elisabeth Borne annoncera les mesures issues des travaux de la mission ministérielle sur le bien-être animal à laquelle nous avons participé aux côtés d’autres associations (Paris Animaux Zoopolis, Fondation Brigitte Bardot, SPA…). Toutes nos organisations dénoncent l’exploitation des ours pour le divertissement et demandent l’interdiction de ces pratiques héritées du moyen-âge.

Pour en savoir plus, lisez l’article :Liberté pour les ours : demain, une France sans montreur d’ours ?

Nos associations demandent le transfert en urgence des 3 ours des Poliakov dans un sanctuaire.

Vendredi 13 septembre 2019, la ministre de la transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, a publié un communiqué de presse annonçant que ses services, alertés par les associations AVES France et One Voice, avaient demandé des contrôles chez les dresseurs d’ours du Loir-et-Cher incriminés dans plusieurs vidéos.

Les images tournées par nos associations ont provoqué une vague d’indignation qui a contraint le gouvernement à se saisir du dossier.

Un premier pas, mais ce n’est pas suffisant

AVES France remercie le ministère de la transition écologique et solidaire d’avoir pris en main ce dossier, la situation de ces dresseurs étant dénoncée par plusieurs associations depuis de nombreuses années sans que jamais les services vétérinaires (DDPP 41) ou la justice ne prenne en considération nos alertes. Interdire l’exploitation de Micha dans les spectacles et obliger ses dresseurs à le soigner est une première satisfaction, mais ce n’est pas suffisant. Les trois ours des Poliakov (Micha, Bony et Glasha) vivent dans des conditions alarmantes et dramatiques et ils doivent tous les trois être saisis et placés dans des structures adaptées.

© Stéphanie Lefebvre – AVES France (8 septembre 2019 – Racquinghem)

Il faut sortir Bony, Glasha et Micha de cet enfer

Ce sont les conditions de détention insalubres des animaux chez les Poliakov qui ont provoqué les pathologies dont Micha souffre aujourd’hui. Les deux autres ours, qui ne sont plus exploités dans des spectacles depuis des années, sont dans un état physique et mental déplorable. Il faut les extraire de leurs geôles de béton et leur offrir des soins adaptés dans un sanctuaire, loin de toute exploitation !

AVES France et Paris Animaux Zoopolis demandent que Micha (et tous les autres ours) soient placés dans un refuge spécialisé. Nos associations ont été mobilisées tout l’été contre ces spectacles et nous maintenons notre souhait de voir le métier de montreur d’ours interdit en France.

L’affaire Micha est une preuve supplémentaire que les Services Vétérinaires (DDPP) sont inefficaces, voir complaisants avec celles et ceux qui exploitent les animaux. Cette situation a également été dénoncée par Loïc Dombreval dans un tweet : « La situation de l’ours Mischa démontre l’inefficacité totale des contrôles règlementaires alors qu’il reste de nbx autres animaux en captivité dans des états de santé déplorables. »

Ours Micha Poliakov 2019
© Stéphanie Lefebvre – AVES France (8 septembre 2019 – Racquinghem)

Toutes nos photos à créditer Stéphanie Lefebvre – AVES France :
https://www.icloud.com/sharedalbum/fr-fr/#B09GDdyTvGmN6B8

Les vidéos du spectacle à créditer AVES France :
https://www.icloud.com/sharedalbum/fr-fr/#B095fk75v6O0Oi

Des places en sanctuaires sont disponibles !

AVES France et la Fondation Brigitte Bardot ont déjà pris contact avec Four Paws qui peut garantir une place pour ces ours dans ses sanctuaires pour les ours en Allemagne ou en Suisse.Nous espérons que les actions conjointes de nos associations aboutiront au sauvetage de ces pauvres ours.

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Notre but ? Obtenir une loi interdisant ces spectacles en France et placer les ours dans des sanctuaires adaptés.

Actuellement dans notre pays, une petite dizaine d’ours sont exploités dans les spectacles.

Encore légaux en France, ces spectacles sont interdits dans plusieurs pays d’Europe. La dération des Vétérinaires Européens recommande depuis 2015 à toutes les « autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe« . Ces animaux, même s’ils sont nés en captivité, ont le même patrimoine génétique que les ours sauvages et donc les mêmes besoins.

67% des Français-es sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques et spectacles itinérants (source IFOP 2019 pour 30 Millions d’Amis).

Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, « compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux » (FVE). La législation actuelle ne prend pas en compte le bien-être des animaux, l’arrêté du 18 mars 2011 permettant aux dresseurs de maintenir leurs animaux jusqu’à quatre jours dans un van, une camionnette ou une remorque.

Ours Micha Poliakov 2019 © Stéphanie Lefebvre – AVES France (8 septembre 2019 – Racquinghem)

Linterdiction des ours dans les spectacles nest quune question de temps

AVES France et Paris Animaux Zoopolis ont dénoncé ces spectacles tout l’été. Nos associations ont participé à la mission ministérielle sur le bien-être des animaux sauvages captifs, lancée par le ministère de la transition écologique et solidaire. Un rapport de synthèse signé par la SPA, la Fondation Droit Animal Ethique & Sciences, la Fondation Brigitte Bardot, la Fondation 30 millions d’amis, AVES France, CACH, Code animal, CAP, Paris Animaux Zoopolis, One Voice et la Fondation Assistance aux animaux a été remis aux services du ministère début juillet, puis nos associations et fondations ont été reçues par Elisabeth Borne, Emmanuelle Wargon et Brune Poirson le vendredi 30 août, réunion durant laquelle la ministre a réaffirmé ses ambitions de faire avancer la cause animale. Nous attendons maintenant des actions fortes et urgentes pour sortir ces animaux de cette situation catastrophique et inadmissible dans notre pays.

Une proposition de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups a également été déposée le 22 mai 2019 par un groupe de députés, afin d’encadrer la fin de cette pratique moyen-âgeuse (http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion1969/(index)/propositions-loi).

De plus en plus d’associations* soutiennent nos demandes auprès du ministère de la transition écologique et solidaire pour obtenir une interdiction de ces spectacles et le placement des ours dans des refuges adaptés. Voici la liste non exhaustive des structures qui souhaitent une interdiction de ces spectacles :

  • Animals Asia France
  • Association stéphanoise Militants Animalistes Sainté
  • AVES France
  • Bears in Mind
  • CACH
  • C’est assez !
  • Chapter Animals
  • Code Animal
  • Collectif Animalistes 43
  • Collectif Chats 100% stérilisation obligatoire
  • Comité Ardèche/Drôme Défense-Animale
  • Éducation Éthique Animale
  • Ensemble pour les animaux
  • Évolution Condition Animale
  • Fondation 30 millions d’amis
  • Fondation Brigitte Bardot
  • FOUR PAWS
  • La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences (LFDA)
  • Paris Animaux Zoopolis
  • Parti animaliste
  • Radio Parole d’animaux
  • SPA – Société protectrice des animaux

Zarnesti - 10

Les Poliakov et l’ours Micha à Racquegheim (62) dimanche 8 septembre 2019

SCANDALEUX !
Vendredi 6 septembre 2019, nous sommes informés par un protecteur des animaux du Pas-de-Calais que les montreurs d’ours « Les Poliakov » sont annoncés avec leur ours à la Fête du village de Racquighem. L’ours Micha, les associations de protection des animaux le connaissent bien, tout comme ses dresseurs. Les Poliakov ont trois ours : Bony, un grizzly mâle, le plus gros des trois et le moins difficile selon un ancien employé. Glasha, une ourse brune de souche syrienne, la plus petite mais aussi la plus dangereuse. Micha, un ours brun de souche européenne, le plus calme des trois et le seul encore utilisé en spectacle. Il a de nombreux problèmes de santé. Il n’use pas ses griffes du coup celles-ci ont tendance à rentrer dans la sole et à occasionner des blessures, d’où les infections régulières. Alertées régulièrement, les autorités ont récemment mis en demeure les Poliakov qui n’ont plus le droit de présenter Micha en spectacle, formalité qu’ils n’auraient pas effectué à ce jour.

AVES France, association qui s’est spécialisée sur les montreurs d’ours, a immédiatement décidé de se rendre sur place afin de vérifier l’état de santé de l’ours, de filmer le numéro et de le photographier (puisque nous n’avions pas d’images récentes de ce pauvre ours). Micha est apparu abattu, profondément triste, sale, avait des difficultés à marcher et des soucis de griffes qui ne semblent toujours pas réglés. Avec la Fondation 30 millions d’amis, nous avons organisé un contrôle et les agents de l’ONCFS ont procédé à diverses vérifications après le spectacle.

Le dossier est transmis aujourd’hui aux services de la préfecture du Loir-et-Cher et nous espérons qu’une saisie sera ordonnée. Micha souffre, mais les deux autres ours des Poliakov sont également dans un état de santé préoccupant et doivent être sortis de leur enfer pour être placés dans des sanctuaires adaptés.

 

AVES France et la Fondation Brigitte Bardot ont déjà pris contact avec Four Paws qui peut garantir une place pour ces ours dans ses sanctuaires pour les ours en Allemagne ou en Suisse. Nous espérons que les actions conjointes de nos associations aboutiront au sauvetage de ces pauvres ours. 

© photos : Stéphanie Lefebvre – AVES France

Notre but ? Obtenir une loi interdisant ces spectacles en France et placer les ours dans des sanctuaires adaptés.

Actuellement dans notre pays, une petite dizaine d’ours sont exploités dans les spectacles. 

Encore légaux en France, ces spectacles sont interdits dans plusieurs pays d’Europe. La dération des Vétérinaires Européens recommande depuis 2015 à toutes les « autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe« . Ces animaux, même s’ils sont nés en captivité, ont le même patrimoine génétique que les ours sauvages et donc les mêmes besoins.

67% des Français-es sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques et spectacles itinérants (source IFOP 2019 pour 30 Millions d’Amis).

Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, « compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux » (FVE). La législation actuelle ne prend pas en compte le bien-être des animaux, l’arrêté du 18 mars 2011 permettant aux dresseurs de maintenir leurs animaux jusqu’à quatre jours dans un van, une camionnette ou une remorque.

 

Linterdiction des ours dans les spectacles nest quune question de temps

AVES France et Paris Animaux Zoopolis ont dénoncé ces spectacles tout l’été. Nos associations ont participé à la mission ministérielle sur le bien-être des animaux sauvages captifs, lancée par le ministère de la transition écologique et solidaire. Un rapport de synthèse signé par la SPA, la Fondation Droit Animal Ethique & Sciences, la Fondation Brigitte Bardot, la Fondation 30 millions d’amis, AVES France, CACH, Code animal, CAP, Paris Animaux Zoopolis, One Voice et la Fondation Assistance aux animaux a été remis aux services du ministère début juillet, puis nos associations et fondations ont été reçues par Elisabeth Borne, Emmanuelle Wargon et Brune Poirson le vendredi 30 août, réunion durant laquelle la ministre a réaffirmé ses ambitions de faire avancer la cause animale. Nous attendons maintenant des actions fortes et urgentes pour sortir ces animaux de cette situation catastrophique et inadmissible dans notre pays. 

Une proposition de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups a également été déposée le 22 mai 2019 par un groupe de députés, afin d’encadrer la fin de cette pratique moyen-âgeuse (http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion1969/(index)/propositions-loi).

De plus en plus d’associations soutiennent nos demandes auprès du ministère de la transition écologique et solidaire pour obtenir une interdiction de ces spectacles et le placement des ours dans des refuges adaptés. Voici la liste non exhaustive des structures qui souhaitent une interdiction de ces spectacles :

  • Animals Asia France
  • Association stéphanoise Militants Animalistes Sainté
  • AVES France
  • Bears in Mind
  • CACH
  • C’est assez !
  • Chapter Animals
  • Code Animal
  • Collectif Animalistes 43
  • Collectif Chats 100% stérilisation obligatoire
  • Comité Ardèche/Drôme Défense-Animale
  • Éducation Éthique Animale
  • Ensemble pour les animaux
  • Évolution Condition Animale
  • Fondation 30 millions d’amis
  • Fondation Brigitte Bardot
  • FOUR PAWS
  • La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences (LFDA)
  • Paris Animaux Zoopolis
  • Parti animaliste
  • Radio Parole d’animaux
  • SPA – Société protectrice des animaux

Démonstrations de rapaces : mettons un terme au calvaire des rapaces exploités pour le divertissement.

Vous êtes nombreux à nous avoir demandé d’agir contre les démonstrations de rapaces, extrêmement fréquentes en France dans les fêtes médiévales (pour leur version itinérante), mais également dans des établissements fixes (La Volerie des Aigles, Les Aigles du Léman, Les Aigles des Remparts…).  AVES France vous invite à visionner la vidéo de RAO – Reporters for Animals Only et à vous forger un avis sur ces spectacles.

En Belgique, de nombreuses associations dénoncent l’exploitation commerciale des rapaces sous des prétextes pédagogiques, à l’instar de nos actions contre les spectacles de montreurs d’ours et de loups en France. Sur le principe, AVES France est évidemment opposée à l’exploitation des rapaces, mais nous aimerions recruter un ou plusieurs bénévoles ayant une bonne connaissance des rapaces pour se charger de ce dossier. Si vous souhaitez vous engager avec nous, remplissez le formulaire pour les bénévoles.

« Jadis, la fauconnerie était l’art de dresser des oiseaux de proie afin d’attraper du gibier. Aujourd’hui adaptée à notre époque, cette maîtrise ancestrale classée par l’UNESCO est essentiellement utilisée afin d’effaroucher des oiseaux qui, en sur nombre, occasionnent des nuisances. Cependant, certains faussaires n’ont pas hésité à détourner ce savoir-faire et exploitent désormais les rapaces au travers d’activités purement lucratives et récréatives. Tel est le cas des spectacles qui exhibent ces oiseaux sauvages lors de marchés médiévaux, de journées portes ouvertes dans les écoles ou encore lors de cérémonies de mariage. » peut-on lire sur le site de la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux.

Pourquoi les associations recommandent-elles d’interdire les démonstrations d’oiseaux de proie, et en particulier l’exhibition des rapaces nocturnes, dans les spectacles itinérants ou fixes ?

Les démonstrations de rapaces sont abusivement qualifiées de « spectacle de fauconnerie ». Il faut pourtant bien distinguer la fauconnerie de ces exhibitions de rapaces en tant qu’activité lucrative et purement récréative.

  • conditions de détention : les animaux utilisés pour ces spectacles sont enfermés de longues heures dans des cages minuscules pour le transport (représentations itinérantes). Ils sont maintenus attachés ou encagés entre les représentations, et exhibés devant un public bruyant et pas toujours respectueux.
  • source de stress : la proximité de avec le public est une source de stress importante. Certains dresseurs permettent même au public de caresser les oiseaux, ou paradent au milieu de la foule. Les rapaces nocturnes sont exhibés toute la journée et subissent un bouleversement de leur rythme biologique et le stress de l’exposition à la lumière du jour.
  • certains dresseurs privent les oiseaux de nourriture afin de motiver leur retour lors des spectacles d’envol. Parfois, un chaperon est posé sur la tête de l’oiseau, couvrant ses yeux afin de le maintenir calme.
  • des spectacles pédagogiques ? Les rapaces captifs utilisés dans les activités récréatives ne présentent pas un comportement naturel. L’exploitation de ces animaux sauvages donne une perception erronée au public qui méconnaît la nature des rapaces et leurs besoins, qu’ils comparent à ceux des animaux domestiques. La captivité ne peut répondre aux besoins de ces oiseaux dont l’horizon se limite souvent à la vue des barreaux de leurs cages.
  • menace sur la conservation d’espèces. Certaines associations, comme Natagora, considèrent que « l’engouement des démonstrateurs et des particuliers pour les rapaces peut dans certains cas inciter à leur capture en pleine nature et générer un trafic illégal compromettant la conservation de certaines espèces. »
  • risque écologique. Natagora affirme également que « les envols itinérants d’oiseaux de proies, parfois exotiques, sont susceptibles d’effrayer et de perturber les oiseaux alentours ainsi que le reste de la faune locale. Ce risque étant décuplé lors de l’évasion de ces rapaces. »

De nombreuses associations ou groupes locaux, comme la LPO, proposent des sorties sur le terrain ou des activités de sensibilisation qui permettent de découvrir les oiseaux dans leur environnement naturel.

Liberté pour les ours : demain, une France sans montreur d’ours ?

Ils s’appellent Bony, Glasha, Kilian, Lucien, Lutchak, Micha, Shadow et Valentin. Ils sont les derniers ours exploités en France par une profession moribonde, celle des montreurs d’ours. Incroyable de se dire qu’en 2019, les montreurs d’ours existent encore dans un pays dit civilisé. Et pourtant, leur activité est légale et ces dresseurs indépendants se produisent chaque année dans des dizaines de fêtes médiévales ou lors des fêtes de fin d’année. Leurs « spectacles itinérants » sont même favorisés par l’arrêté du 18 mars 2011, qui leur permet de maintenir leurs ours jusqu’à quatre jours dans le véhicule utilisé pour le transport. Depuis 2005, AVES France se bat pour obtenir l’interdiction de ces représentations anachroniques et pour que les ours soient libérés, mais pas dans la nature ! Nous espérons pouvoir leur offrir à tous une seconde vie dans un sanctuaire adapté où ils pourront couler des jours heureux.

Les montreurs d’ours en France

  • Frédéric Chesneau, compagnie Atchaka (Bougy-lez-Neuville, 45). Il possède un ours noir d’Amérique (Valentin, né en 2009 dans un zoo Texan) et un ours brun (Lucien, né en 2009 dans un cirque espagnol). 
  • Sylvie Pujol, association Aïtawak (Héric, 44). Elle possède 5 loups arctiques et un ours noir d’Amérique (Kilian, 18 ans, née au zoo de Saint Petersbourg). 
  • Les Poliakov (Chauvigny-du-Perche, 41). Ils possèdent trois ours bruns. Bony, un grizzly mâle. Glasha, une ourse brune de souche syrienne. Micha, un ours brun de souche européenne. 
  • Benoît Motton, compagnie Arkann (Montreuil-sur-Barse, 10). Il possède un ours noir (Lutchak). 
  • Jean-Philippe Roman (parc animalier de Pradinas, 12). Il possède un ours brun (Shadow, né en 2005).

     

Les mêmes tours reproduits à chaque représentation contre quelques friandises.

Les montreurs d’ours ont sensiblement tous le même discours :

  • ils entretiennent une relation particulière avec leur ours
  • ils ne les forcent jamais à travailler
  • l’ours serait mort sans leur intervention
  • l’ours est heureux ; il ne travaille pas, il joue
  • un ours n’a pas besoin d’espace s’il est nourri

Le jeudi 15 août 2019, des membres d’AVES France se sont rendus à Watten, dans le Nord de la France.
Nous y avons filmé le numéro de la compagnie Aïtawak. La dresseuse a expliqué à son public qu’elle avait récupéré son ourse Kilian au zoo de Saint Petersbourg. La maman ne s’occupait pas des oursons et, bien sûr, ils seraient morts s’ils n’avaient pas été recueillis. Ce préalable suffit au public pour se dire que Kilian, exploitée depuis 18 ans, a eu de la chance. Kilian fait du toboggan, marche sur des barres parallèles, saute à travers un cerceau et se roule par terre. « Que des choses qu’un ours ferait dans la nature » assure la dresseuse alors qu’elle vient de faire un « Give me five » avec sa meilleure amie l’ourse. Il convient juste de préciser que Kilian ne répond aux ordres que contre de la nourriture (des fruits ou des friandises). C’est le cas également des autres ours, et notamment de l’ours Valentin, qui ne répète les mouvements inculqués par son dresseur qu’en échange de guimauves. Le but des dresseurs est de vous convaincre que leur animal est heureux d’être exhibé devant vous, mais aussi que vous êtes les témoins privilégiés de la représentation de leur animal-star. Pourtant, ces « spectacles » sont les mêmes d’une ville à l’autre (parfois au mot près). Ne vous y trompez pas : l’ours travaille et ne fait que reproduire ce qu’on lui a appris.

« Le transport et la promiscuité, c’est pas un problème ! »

Toujours le jeudi 15 août 2019 à Watten, voici une vidéo de l’ourse Kilian alors que sa dresseuse souhaitait lui faire rejoindre le véhicule qui sert à la transporter. Dans la remorque, 4 loups attendent déjà. Quand nous expliquons que le transport est un facteur de stress pour les animaux sauvages et que les ours n’ont pas à subir des longs transports (parfois plus d’un millier de kilomètres sur un week-end), certains dresseurs nous répondent que leurs ours dorment durant le trajet, qu’ils se reposent, qu’ils sont comme dans une tanière… Pourtant, l’ourse Kilian ne semble pas décidée à se laisser enfermer pour plusieurs heures…

Pour les loups aussi, la proximité du public est une source de stress

Lors de la fête médiévale de Watten, la compagnie Aïtawak présentait également une meute de loups.

Les loups ont montré à plusieurs reprises des signes d’anxiété. La proximité du public, d’une foule bruyante et en mouvement, a même dérangé la dresseuse qui s’est agacée de ne pas pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Ces « spectacles » ayant lieu dans des endroits publics et en extérieur, il paraît pourtant évident que les spectateurs (adultes comme enfants) ne peuvent pas être attentifs comme dans une salle de spectacle. Les loups étaient plus réceptifs lors de la représentation matinale que lors de la seconde présentation. « Ils ne veulent pas travailler, ils ont eu trop de viande ce matin » a-t-on pu entendre…

 Non, ces spectacles ne sont pas pédagogiques !

« Je suis là pour vous présenter mes animaux »…
Soyons sérieux. Qui va dans une fête médiévale pour prendre un cours sur les ours ou sur les loups ?
Evidemment personne. Et ça tombe bien car le discours des dresseurs n’a rien de pédagogique. On ne peut évidemment pas justifier l’exploitation d’un ours par une phrase ou deux sur son espèce. D’ailleurs, même les Poliakov (qui font monter leur ours Micha sur un ballon) qualifient leur numéro de pédagogique, car ils débutent leur show par un quizz avec quelques questions sur les ours. Non, on ne le répètera jamais assez : on ne peut pas faire de pédagogie en montrant à des enfants un animal sauvage dressé pour effectuer des tours en échange de quelques friandises.

Quel avenir pour les ours des montreurs d’ours français ?

Comme vous le savez, AVES France milite depuis de longues années pour obtenir l’interdiction de ces spectacles. Notre pétition a d’ailleurs récemment dépassé les 102.700 signatures ! En mai, un groupe de députés LR, menés par Bérengère Poletti, a déposé une proposition de loi visant à interdire les spectacles itinérants ou fixes ayant recours à des ours ou des loups. Notre association, aux côtés de Paris Animaux Zoopolis, la SPA, la Fondation Droit Animal Ethique & Sciences, la Fondation Brigitte Bardot, la Fondation 30 millions d’amis, CACH, Code animal, CAP, One Voice et la Fondation Assistance aux Animaux, a participé à la mission ministérielle sur le bien-être animal, à l’issue de laquelle nos structures ont remis au ministère de la transition écologique et solidaire un rapport de synthèse commun dans lequel nous demandons l’interdiction immédiate de la détention d’ours et de loups par les « montreurs ».

Cette proposition ne s’est pas faire à la légère, puisqu’une interdiction de détention impliquera que nous devrons prendre en charge Bony, Glasha, Kilian, Lucien, Lutchak, Micha, Shadow et Valentin dans des sanctuaires adaptés. Four Paws, ONG qui gère des refuges pour les ours en Europe et dans le monde, nous a assuré que lorsque l’Etat français interdira les spectacles de montreurs d’ours et nous permettra de saisir les animaux, alors ils pourront leur offrir une nouvelle vie dans un de leurs sanctuaires. Le ministère n’a plus de craintes à avoir sur l’avenir de ces ours et il semble donc que tous les indicateurs soient au vert pour qu’enfin nous puissions obtenir la fin de ces spectacles d’un autre âge.

Très prochainement, AVES France enverra un courrier au ministère de la transition écologique et solidaire pour lui rappeler combien nous espérons une loi visant à interdire les spectacles ayant recours à des ours ou des loups dans les établissements fixes ou itinérants. Nous invitons toutes les associations qui souhaitent s’associer à cette revendication à co-signer le courrier.

La France rejoindrait alors les pays ayant mis un terme à ces pratiques héritées du moyen-âge, comme notre plus proche voisin (la Belgique), mais aussi la Roumanie où pourtant l’activité était traditionnelle et permettait aux familles roms de vivre de l’exploitation de leurs ours.

En attendant, nous poursuivons nos actions afin d’obtenir l’annulation des spectacles actuellement programmés, avec l’aide de Paris Animaux Zoopolis.

Deux exemples de sanctuaires pour les ours

Lors de mon expatriation en Roumanie, j’ai eu la chance de pouvoir visiter le sanctuaire pour les ours de Zarnesti.

C’est le plus grand d’Europe, avec une superficie de 69 hectares de forêts et déjà 116 ours sauvés de la misère et d’une vie de souffrances.

Un autre exemple, plus proche de chez nous, est le sanctuaire pour les ours de Mueritz, en Allemagne (BÄRENWALD Müritz gGmbH). Il accueille actuellement 17 ours.

Comme dans de nombreux sanctuaires, les ours, même s’ils ont toujours été captifs, retrouvent leur instinct sauvage. Ainsi, il n’est pas rare de voir des ours brisés et imprégnés par l’homme se remettre à creuser une tanière et à hiverner. C’est cette vie que nous souhaitons offrir aux ours actuellement exploités en France par les montreurs d’ours. Sortons enfin les ours de leur calvaire et la France du moyen-âge.

Photothèque AVES France : 
Réserve de Zarnesti en Roumanie.

Photothèque AVES France : 
Montreurs d’ours.

Il n’y aura plus d’animaux sauvages lors des Fêtes médiévales de Watten !

© Photo : Aurélie Jaeglin – RAO pour AVES France

Suite à l’engagement de la mairie et de l’association Watt’en Fête, nos associations annulent la manifestation lors de la Fête médiévale de Watten le jeudi 15 août 2019.

Le 15 août 2019, l’association WATT’EN FÊTE organise une fête médiévale sur le site de l’Abbaye de Watten, dans le Nord. A cette occasion, l’association a programmé plusieurs spectacles animaliers (spectacle équestre, fauconnerie, passage d’oies, montreur d’ours, spectacles de loups).

Nos associations, AVES France et Paris Animaux Zoopolis, dénoncent l’exploitation et la captivité des ours et des loups dans les spectacles et demandent l’interdiction de ces pratiques héritées du moyen-âge.

Dans un mail du 21 juillet, l’association AVES France demandait à Monsieur Deschodt, Maire de Watten, de bien vouloir annuler ces animations, l’objectif d’une fête médiévale étant de rassembler autour de notre histoire, pas de créer un malaise légitime concernant la condition animale.

Après plusieurs semaines de contestation, 46.780 personnes ont signé notre pétition, sans pour autant que le maire accepte de répondre aux associations de protection des animaux.

Un spectacle qui a déjà créé la polémique l’an dernier

Le spectacle de la compagnie Aïtawak, mettant en scène un ours et une meute de loups, a pourtant déjà fait polémique l’année dernière au château du Hohlandsbourg.

Des bénévoles d’AVES France avaient filmé cette représentation et la vidéo, publiée sur les réseaux sociaux, était rapidement devenue virale, provoquant une vague d’indignation.

Voir la vidéo sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=3RNOHzNr3tk (vidéo et photos sous copyright © Aurélie Jaeglin – RAO pour AVES France).

Manifestation annulée

Dans l’article de La voix du Nord du 7 août 2019, la mairie de Watten et l’association Watt’en Fête ont annoncé qu’il n’y aurait plus d’animaux lors de la prochaine fête médiévale. Dès le lendemain, AVES France a écrit à la mairie afin de les féliciter pour cette décision, en proposant au mairie d’annuler la manifestation contre une attestation écrite confirmant les propos tenus dans la presse. Le député Alain Bruneel, sensible au sort de ces animaux et auteur d’une Question écrite au gouvernement au sujet des montreurs d’ours, a également écrit à la mairie de Watten et nous l’en remercions.

Ce mardi 13 août à midi, monsieur le maire de Watten a contacté l’association AVES France afin de lui confirmer qu’il n’y aurait pas d’animaux sauvages lors de la prochaine fête médiévale et qu’il nous remettrait l’attestation écrite dans la journée (consultable ici). Nous aurions préféré que les spectacles animaliers de l’édition 2019 soient annulés, mais notre but n’est pas de gâcher la fête. En annonçant qu’il n’y aurait plus d’animaux lors de l’édition 2020 de la Fête médiévale, la mairie et l’association Watt’en Fête font déjà un pas vers nous et montrent qu’elles ont entendu nos revendications. Aussi, AVES France et Paris Animaux Zoopolis annoncent qu’il n’y aura pas de manifestation le jeudi 15 août à Watten.

Suite à nos actions, des Mairies s’engagent :
1) Ferrières-en-Gâtinais (45) : engagement écrit du Maire et du Président de l’association des Nocturnes de Ferrières de ne pas programmer d’ours en 2020.
2) Monflanquin (47) : engagement écrit de la Maire et du Président de l’association GEM de ne pas programmer de mammifères sauvages en 2020.
3) Watten (59) : engagement dans la Voix du Nord du Maire et du Président de l’association de ne pas programmer d’animaux sauvages + engagement écrit.
4) Thônes (74) : engagement sur le site de France 3. L’Office de Tourisme de Thônes « ne programmera plus de spectacles avec des animaux à l’avenir. »

 

Notre but ?
Obtenir une loi interdisant ces spectacles en France et placer les ours dans des sanctuaires adaptés.

Actuellement dans notre pays, une petite dizaine d’ours sont exploités dans les spectacles.
Encore légaux en France, ces spectacles sont interdits dans plusieurs pays d’Europe. La Fédération des Vétérinaires Européens recommande depuis 2015 à toutes les « autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe« . Ces animaux, même s’ils sont nés en captivité, ont le même patrimoine génétique que les ours sauvages et donc les mêmes besoins.

67% des Français-es sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques et spectacles itinérants (source IFOP 2019 pour 30 Millions d’Amis).

Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, « compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux » (FVE). La législation actuelle ne prend pas en compte le bien-être des animaux, l’arrêté du 18 mars 2011 permettant aux dresseurs de maintenir leurs animaux jusqu’à quatre jours dans un van, une camionnette ou une remorque.

L’interdiction des ours dans les spectacles n’est qu’une question de temps

AVES France et Paris Animaux Zoopolis ont participé à la mission ministérielle sur le bien-être des animaux sauvages captifs, lancée par le ministère de la transition écologique et solidaire : les deux associations souhaitent obtenir l’interdiction de ces spectacles, demande qui a été soutenue par les autres associations et fondations présentes.

Une proposition de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups a également été déposée le 22 mai 2019 par un groupe de députés, afin d’encadrer la fin de cette pratique moyen-âgeuse (http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion1969/(index)/propositions-loi).

Loups, ours, aigles, vautours, hiboux dressés : non à l’exploitation des animaux lors de la 9ème Grande Fête Médiévale au Château de la Chapelle d’Angillon

Les 31 Août et 1er Septembre 2019, c’est la 9ème Grande Fête Médiévale au Château de la Chapelle d’Angillon (18).

A cette occasion, l’Association Patrimoine et Renaissance, organisatrice de l’évènement, propose de nombreuses animations parmi lesquelles, malheureusement, on peut compter* :

  • la présentation d’une meute de 7 loups
  • un spectacle de fauconnerie (aigles, vautours, hiboux dressés)
  • la présentation d’un ours

AVES France et Paris Animaux Zoopolis s’opposent à tous les spectacles mettant en scène des animaux sauvages, et particulièrement ceux avec des ours et des loups et vous invitent à signer cette pétition : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/loups-aigles-vautours-hiboux-dresses-exploitation/71403

Même si le professionnel (Pierre Cadéac) bénéficie de toutes les autorisations nécessaires pour présenter ses animaux, nous considérons que ses animaux n’ont rien à faire dans ce genre d’évènement. Ce dresseur, bien connu dans le monde du cinéma, est désormais propriétaire du Parc de Pradinas, parc dans lequel il propose ses spectacles (ours, loups, fauconnerie). Occasionnellement, il propose des spectacles itinérants, comme ce sera le cas au Château de la Chapelle d’Angillon, qui se trouve à 500 Km de Pradinas.

Pourquoi nous dénonçons ces « spectacles » ?

Les loups, comme les ours, sont des animaux timides et discrets qui fuient tout contact avec l’homme. L’exposition au bruit et aux foules sont des sources de stress indéniables, quelque que soit leur degré de proximité avec leur propriétaire. Même s’il est né en captivité, l’ours a le même patrimoine génétique les ours sauvages. Par contre, il est confronté à la promiscuité permanente et au contact de l’homme, qu’il s’agisse du dresseur ou du public, ce qui l’empêche de développer un comportement normal pour son espèce.

Les conditions de transport sont inacceptables : ces animaux parcourent (pour les plus exploités) des dizaines de milliers de kilomètres dans des vans, des fourgonnettes ou des remorques pour être exhibés devant des spectateurs. Quand le transport n’est pas spécifiquement en cause, c’est le temps d’attente entre deux démonstrations que nous condamnons également. L’arrêté du 18 mars 2011 permet aux dresseurs de maintenir leurs ours dans le véhicule qui sert au transport jusqu’à 4 jours ! Peut-on dans ces conditions parler de bien-être animal ?

La présentation au public est presque souvent calquée sur les spectacles des dresseurs au moyen-âge. D’ailleurs, montreurs d’ours et meneurs de loups sont souvent demandés à l’occasion des fêtes médiévales. Si la plupart des numéros sont assez simples, et consistent à effectuer quelques déambulations devant un public en adoptant quelques poses récompensées par une friandises, ces animaux ne sont pas à leur place et sont sensibles au stress. D’ailleurs, la Fédération des Vétérinaires Européens recommande « à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants dans toute l’Europe, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate à leurs besoins physiologiques, mentaux et sociaux ».

L’aspect pédagogique de tels spectacles est de plus en plus souvent invoqué. Mais comment plaider en faveur de la protection des ours ou des loups quand on se sert de l’animal et qu’on l’exploite pour une somme d’argent ? Comment être crédible alors même que l’animal est tenu en captivité, même si la cage est dorée, et présenté hors de son milieu naturel ? Qu’est-ce que retiendra le spectateur, qu’il soit enfant ou adulte, d’une rencontre avec le loup ou l’ours sur le bitume, au détour d’une place ou d’une rue ? Absolument rien sur la biologie de l’animal ou son comportement dans la nature, et pour cause… Un ours, ça mange des baies, pas des friandises. Ours et loups s’enfuient devant l’homme. Ils ont besoin de calme et d’ombre, pas d’une remorque, même climatisée !

La maltraitance ne se définit pas systématiquement par le fait de battre ou mal nourrir une bête sauvage captive. Elle se définit aussi par le non-respect des besoins biologiques et éthologiques de l’animal. L’ours ou le loup bénéficie au mieux d’un enclos suffisamment vaste pour ne pas dépérir, mais ne peux en aucune façon vivre sa vie d’animal sauvage en parcourant son territoire sur plusieurs kilomètres, en chassant ses proies, en vivant pleinement la saison de la reproduction… L’animal-divertissement ne doit plus avoir cours dans notre pays et à notre époque.

Nous, signataires de cette pétition, ainsi que les associations AVES France et Paris Animaux Zoopolis demandons l’annulation de ces spectacles animaliers lors de la 9e Grande Fête Médiévale au Château de la Chapelle d’Angillon.

* source https://chateau-angillon.fr/index.php/fete-medievale (copie d’écran à l’appui).
© Photo d’illustration By Arto Hakola – Shutterstock