Numéro 3 de la revue « A un poil d’ours » disponible !

A un poil d’ours
Numéro 3 (septembre 2018)

Au sommaire : 

Editorial
Consultation publique : un OUI massif à l’ours !
Fallait-il sauver Mellous ?
Prévention des rencontres avec les ours, apprendre à décrypter le langage corporel des ours.
Lilo & Papouk
La haie, une petite forêt linéaire…
Réintroduction des grands herbivores
Patrick Rouxel au secours des ours malais
Trop de renards ? N’y croyez pas !

 


La revue A un poil d’ours est éditée par l’association AVES France. La version numérique de cette publication trimestrielle est offerte à chaque adhérent de l’association (sauf membres donateurs) pour les remercier de soutenir nos combats. L’adhésion annuelle à AVES France coûte 10€ et est accessible dès 0,85€ par mois ! 

S’abonner à la revue « A un poil d’ours » :

La version imprimée sur papier recyclé est accessible à tous au prix de 3€. L’abonnement annuel coûte 10€ pour la France et 20€ pour les autres pays. L’achat n’est possible qu’exclusivement via notre boutique Bearz.org. Vous pourrez toutefois payer par chèque, virement, carte bancaire ou avec un compte Paypal.

Vous pouvez faire le choix de vous abonner à notre revue « A un poil d’ours » à partir du premier numéro de l’année, à partir du numéro en cours ou à partir du prochain numéro. A un poil d’ours, ce sont également des photographies exclusives des ours dans les Pyrénées à découvrir chaque trimestre.

Accéder à la version en ligne (abonnés / adhérents) :
https://fr.calameo.com/read/005532286b5790bc9d70f

Processus de dialogue sur la valorisation de la biodiversité au sein du PNR des Pyrénées Ariégeoises

Le Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises a publié il y a quelques jours une note de synthèse ainsi qu’un rapport sur l’intégralité des travaux du Processus de dialogue sur la valorisation de la biodiversité au sein du Parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises, action portée par l’association InnovaNature et co-financée par AVES France.

En soutenant ce projet, AVES France prône la voix du dialogue pour résoudre les conflits qui peuvent naître entre les divers utilisateurs du milieu naturel. Les échanges qui ont eu lieu lors de ces ateliers ont été riches et passionnants.

Si, malheureusement, une poignée d’opposants à toute forme de cohabitation avec la nature sauvage reste opposée à tout dialogue, comme c’est le cas du groupuscule armé responsable de la diffusion d’une vidéo anti-ours fin 2017, nous restons persuadés qu’il faut maintenir les conditions d’un dialogue apaisé. La présence d’une faune d’exception devrait, à notre avis, être perçue comme une chance et un atout pour les Pyrénées. Correctement valorisée, elle permettrait de développer l’économie locale (vente de produits labellisés, développement d’une offre touristique spécialisée avec des services à forte valeur ajoutée…). Malgré cela, l’image catastrophique relayée par les médias nuit aux efforts de conservation de l’ours, mais également au développement d’activités qui pourraient avoir un impact économique important sur la région.

A l’aube de prochaines introductions d’ourses en Béarn, AVES France et Innovanature ont demandé un entretien au Ministère de la transition écologique et solidaire, car nous pensons qu’il est indispensable d’accompagner de futurs lâchers d’ours d’un processus de dialogue. Seule l’instauration d’un climat de confiance entre les gens de terrain (forestiers, chasseurs, éleveurs, naturalistes, promeneurs, professionnels du tourisme…) et les services de l’Etat (préfecture, ONCFS, DREAL, ONF, PNR…) permettront de désamorcer les situations de conflit et de travailler ensemble pour trouver les meilleures moyens de cohabiter.

D’ailleurs, en septembre, trois membres d’AVES France se rendront à la 26ème conférence internationale d’IBA, en Slovénie, dont le thème est la cohabitation entre l’homme et les ours. Ce sera l’occasion pour nous de nous enrichir des expériences de nos voisins sur ce sujet délicat.

 

Revue « A un poil d’ours » – Numéro 1 (avril 2018)

L’association AVES France vous préparait cette surprise depuis plusieurs mois. Bonne nouvelle ! Le premier numéro de notre revue « A un poil d’ours » sortira le jeudi 12 avril 2018.


Revue : A un poil d’ours – Numéro 1 (avril 2018)

Au sommaire : 
Editorial
Actualité des ours dans les Pyrénées
Pet de l’ours et hivernation
Réintroductions : de 0 à 43 ours…
Montreurs d’ours
Suivre l’ours dans les Pyrénées
Sorties nature
A un poil… de loup !
Le blaireau : entre obscurantisme et passe-droits !
Évènements


La revue A un poil d’ours est éditée par l’association AVES France.

La version imprimée (12 pages couleur sur papier recyclé) est accessible à tous.
Le prix au numéro est de 3€ : https://bearz.org/shop/livres/revue-a-un-poil-dours-numero-1-avril-2018/
L’abonnement annuel coûte 10€ : https://bearz.org/shop/livres/revue-a-un-poil-dours-abonnement-1-an/
Achat exclusivement via notre boutique Bearz.org.

La version numérique de cette publication trimestrielle sera offerte à chaque adhérent de l’association (sauf membres donateurs) pour les remercier de soutenir nos combats. L’adhésion annuelle à AVES France coûte 10€ et est accessible dès 0,85€ par mois !  Il suffira de cliquer sur la liseuse ci-dessous et de vous identifier avec votre adresse e-mail et le mot de passe qui vous aura été envoyé. Une question ? Contactez-nous ! 

Ci-dessous, la version numérique qui sera accessible aux adhérents à partir de jeudi 12 avril 2018 :

Ségolène Royal remet le dossier ours aux calendes grecques ; lettre à la D.G.E. de la Commission européenne.

Mesdames et messieurs les membres de la direction générale de l’environnement de la Commission européenne,

Lors de la réunion à laquelle AVES France a participé en février dernier à Paris, nous vous avons questionnés sur les suites données à la plainte portée contre l’Etat français pour défaut de protection de l’ours brun dans les Pyrénées (en 2009), et notamment sur la procédure d’infraction 2012/4104.

Dans votre courrier du 18 novembre 2014 Ref. Ares(2014)3839783 – 18/11/2014, vous nous assuriez être en contact régulier avec les autorités françaises qui vous faisaient part, une nouvelle fois, de leur bonne foi alors que dans les faits, rien n’a changé en France depuis le dépôt de la plainte en 2009… il y a 6 ans !

Vous disiez dans ce courrier, comme lors de la réunion à laquelle nous étions invités, que vous étiez dans l’attente de la publication du volet ours de la Stratégie pyrénéenne de valorisation de la biodiversité… publication qui était prévue pour le premier trimestre de l’année 2015 et dont nous ignorons absolument quel en sera le contenu, puisque le ministère continue de refuser le dialogue avec les associations indépendantes, c’est à dire celles qui ne dépendent pas de ses subventions.

Aujourd’hui, nous apprenons que Madame la Ministre, Ségolène Royal, a annoncé qu’elle « accordait 9 mois de délai supplémentaire au Comité de Massif des Pyrénées pour donner son avis sur le volet « ours » de la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la Biodiversité. » Le dossier ours est reporté. Reporté jusqu’à quand ? Il est flagrant que Madame Royal veut gagner du temps afin de ne pas avoir à prendre de décisions sur le dossier ours avant 2017.

La plainte que vous avez reçue en 2009 était extrêmement bien documentée.
Pour rappel : http://www.aves.asso.fr/2012/12/rappel-2009-plainte-contre-la-france-dossier-ours-des-pyrenees/

L’Etat doit assumer son rôle et prendre ses responsabilités.
Nous, responsables d’associations de protection de la nature, avons mis ce dossier entre vos mains en 2009 car nous ne réussissions plus à communiquer avec nos gouvernants et que nous souhaitions obtenir votre aide pour rappeler à l’Etat français ses engagements communautaires. Nous avons placé nos espoirs entre vos mains pour qu’enfin, le dossier ours puisse avancer.

Comme je vous l’ai dit, j’ai vécu dans la Roumanie rurale plusieurs années, au contact des grands prédateurs. J’ai échangé avec des bergers qui protégeaient leurs troupeaux des grands prédateurs. Et là-bas, il y en a des grands prédateurs, des milliers ! Là-bas étrangement, on n’entend pas les éleveurs hurler que la cohabitation est impossible, que les grands prédateurs sont responsables de tous les maux qui touchent l’élevage. Aujourd’hui le discours selon lequel, en France, il faut faire un choix entre pastoralisme et grands prédateurs est insupportable. C’est de la manipulation et une façon simpliste d’évacuer une problématique. Pourtant, l’Europe et les français ont payé cher des plans ours successifs, dont les crédits ont largement été utilisés pour subventionner l’élevage.

Je vous rappelle que la plainte a été déposée en 2009… il est temps que l’Etat français exprime clairement sa position sur le dossier ours, alors que l’expertise collective scientifique « L’ours brun dans les Pyrénées », publiée le 26 septembre 2013 par le Muséum national d’Histoire naturelle atteste que «  l’habitat type source permet d’accueillir 110 individus, soit 94 individus matures pour l’habitat le plus favorable à 258 individus, soit 220 matures, si les habitats favorables de moindre qualité sont inclus. »

Cordialement,
Christophe CORET
Président d’AVES France
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Dégâts d’ours dans les Pyrénées : les chiffres prouvent que l’ours ne met pas en péril le pastoralisme

La préfecture de la région Midi-Pyrénées a publié, le 1er octobre 2014, une note concernant les dommages liés à l’ours sur le massif des Pyrénées au 31 août 2014.

Les chiffres, même si la saison d’estive n’est pas terminée, montre que seuls 135 animaux ont été indemnisés au titre de dommages imputés à l’ours. 135 animaux sur un total de 6000 exploitations pastorales, 1290 estives, 100 000 bovins, 570 000 ovins et 14 000 équins.

dommages

comparatif

AVES France se réjouit de ce faible niveau de prédation, qui prouve que l’ours ne met pas en danger, comme le répètent certains éleveurs, politiques et médias, la filière ovine. Ces chiffres encourageants prouvent que la cohabitation entre les ours et e pastoralisme n’est pas impossible, bien au contraire.

Aussi, AVES France rappelle à Madame la Ministre Ségolène Royal qu’il n’est pas trop tard pour revenir sur ses récentes déclarations qui voulaient mettre un terme à tout renforcement des populations ursines Pyrénéennes, et ce malgré les obligations communautaires de la France, sa récente mise en demeure par l’union européenne, et l’avis favorable du Muséum National d’Histoire Naturelle.

Nous vous invitons à nouveau à signer notre pétition en faveur de l’ours dans les Pyrénées. L’ours ne doit plus être le bouc émissaire d’une poignée d’opposants. Rappelons que, à l’échelle nationale comme dans les Pyrénées, les défenseurs de l’ours sont plus nombreux que ceux qui s’opposent catégoriquement à sa présence.

 

http://www.midi-pyrenees.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Note_011014_bilan_dommage-massif-31-aout-2014_cle25b49c.pdf

L’ours Balou a été découvert mort dans les Pyrénées

Un article du média Toulouse7.com nous apprend que l’ours Balou, mâle de 11 ans qui avait été réintroduit en 2006, a été retrouvé mort à Melles, dans une zone dangeureuse.

Une autopsie sera réalisée afin de déterminer les causes de la mort, même si une chute semble l’hypothèse privilégiée par le réseau ours brun.

AVES France adressera dans les jours à venir une lettre à Ségolène Royal, Ministre de l’écologie, pour lui rappeler les obligations de la France sur le dossier de la conservation de l’ours brun dans les Pyrénées.

 

Photo : © Peter Wey – Fotolia.com