Lettre ouverte à Elisabeth Borne. Suite à la mort de l’ours Micha, nos organisations demandent la saisie de l’ensemble des animaux du couple de dresseurs Poliakov-Bruneau.

Madame la Ministre,

Dans un courrier daté du 18 septembre 2019, nos organisations ont souhaité vous remercier pour votre réactivité suite aux révélations sur les conditions de détention et d’exhibition des ours du couple de dresseurs Poliakov-Bruneau. Grâce à votre intervention, l’ours Micha a pu bénéficier de soins adaptés. Malheureusement, comme vous le savez, ce sauvetage a été trop tardif et n’a pu empêcher une issue fatale, puisque Micha est décédé le 12 novembre 2019 au zoo-refuge La Tanière. L’examen a révélé de nombreuses tumeurs notamment au niveau du cerveau. Micha devait souffrir depuis longtemps. Trop faible à l’issue des examens, Micha ne s’est pas réveillé de son anesthésie…

L’état sanitaire dramatique dans lequel Micha est arrivé à La Tanière prouve que les Poliakov ne sont plus aptes à détenir des animaux. Ce triste évènement illustre les défaillances du système, puisqu’un vétérinaire a produit un rapport 48h avant la présentation de Micha à Racquinghem le dimanche 8 septembre 2019, considérant que l’ours — pourtant malade et épuisé — était apte à être présenté en public.

Suite à la mort de Micha, nous réitérons notre demande de retrait à titre conservatoire du certificat de capacité du couple Poliakov/Bruneau, comme le prévoit la circulaire DNP/CFF N°2008-2 du 11/04/08, ainsi que le placement en urgence de tous leurs animaux dans des structures adaptées. L’article 6.2 consacré aux « Sanctions – Retrait du certificat de capacité » précise que »le certificat de capacité d’une personne responsable de l’entretien des animaux d’espèces non domestiques peut être suspendu ou retiré, en application de l’article R. 413-7, si son titulaire a fait preuve de carences dans l’entretien des animaux d’espèces non domestiques démontrant son inaptitude et jugées suffisamment importantes pour qu’il convienne dans un souci de prévention, de lui retirer l’autorisation lui permettant d’assurer la responsabilité de l’entretien des animaux au sein de l’établissement où il exerce ou dans un autre. La procédure de suspension ou de retrait est conduite par le préfet du département dans lequel les carences du titulaire du certificat de capacité ont été constatées. Il convient de noter que le préfet qui retire ou suspend le certificat de capacité n’est pas nécessairement celui qui l’a délivré. »

Madame la Ministre, nous ne pouvons pas fermer les yeux sur toutes les négligences de ces dresseurs et laisser mourir les autres animaux dans leurs cachots ! Leur situation administrative et financière démontre leur incapacité à prendre soin de leurs pensionnaires et font courir des risques à l’ensemble des animaux qu’ils détiennent. Nous vous prions de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour obtenir la saisie rapide et définitive des deux ours, du singe magot et des autres animaux, afin de les placer dans des refuges adaptés.

Nous espérons que la mort de Micha vous permettra de comprendre l’urgence de la situation pour les ours encore exhibés dans notre pays et plus largement pour les animaux sauvages exploités dans des spectacles, afin que vous puissiez prendre des mesures proportionnées aux souffrances qu’ils endurent. Alors que les vétérinaires tentaient hier de sauver l’ours Micha, deux de nos organisations remettaient à Aurore Bergé et Laetitia Romeiro Dias l’appel de 168.082 personnes qui demandent aux pouvoirs publics d’agir pour sauver les ours les plus malheureux de France. Nos concitoyens sont donc très nombreux à attendre une décision forte de votre part.

Nous vous remercions pour votre attention et vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de notre haute considération.

Animals Asia France
Animal Cross
AVES France
Bears in mind
C’est assez !
Chapter Animals
Code animal
Comité ADDA (Ardèche/Drôme Défense-Animale)
Convergence Animaux Politique
Éducation Éthique Animale
Ensemble pour les Animaux
Évolution Condition Animale
Fondation 30 millions d’amis
Fondation Brigitte Bardot
FOUR PAWS International
Info Végane
La Ligue des Animaux
La SPA – Societe Protectrice des animaux
Paris Animaux Zoopolis

Photo de couverture : Stéphanie Lefebvre pour AVES France. Montage RAO.

-> Interpelez le préfet du Loir-et-Cher pour demander le retrait du certificat de capacité des dresseurs et la saisie à titre conservatoire de l’ensemble de leurs animaux : https://www.aves.asso.fr/2019/11/cyber-action-liberons-les-animaux-des-poliakov-ours-bony-et-glasha-singe-mina-perroquets/

° CELSIUS : la galerie IDA MÉDICIS expose les ours polaires de Sophie Larroche

Du 26 novembre 2019 au 1er janvier 2020, les ours polaires de l’artiste Sophie Larroche seront exposés à la galerie IDA MÉDICIS, 9 rue de Médicis à Paris. AVES France vous invite au vernissage qui aura lieu le mercredi 4 décembre 2019 à partir de 18h30 en présence de l’artiste (contactez-nous pour obtenir votre invitation).

Le projet Celsius.

Celsius, dont le nom réfère à la dangereuse ascension des degrés de la planète, est né d’une rencontre artistique entre la galerie IDA MEDICIS et l’artiste Sophie Larroche.

L’Art comme puissant messager.

La galerie et l’artiste ont pour souhait commun de réunir leurs activités au profit d’une cause fondamentale, la sensibilisation autour du réchauffement climatique. Leurs médias sont l’Art, l’esthétique, le ressenti immédiat, sans moralisation et sans discours.

Face au travail de cette sculptrice, de majestueux ours polaires sont mis en scène dans dans leur vie quotidienne : sculptés dans la terre ou formés en porcelaine, l’animal se laisse observer en train de s’étirer, nager ou encore de regarder avec inquiétude sa petite parcelle de banquise.

Aux interrogations que ces oeuvres suscitent, l’exposition incite chacun, collectionneurs ou novices, à se sentir concerné par la cause environnementale et à investir dans l’Art en mêlant plaisir et acte citoyen.

Unissons nos voix.

L’Artiste Sophie Larroche et la Galerie IDA MEDICIS collaborent avec l’Association AVES France afin de reverser une part du prix de vente des oeuvres à la protection des Ours Polaires.

Adopter une sculpture.

Le lien entre l’ours et l’humain est affectif et émotionnel ; incarnant le réconfort et la douceur, l’animal fait indéniablement appel à notre enfance. Nous parlons d’adoption comme symbolique du sauvetage de l’espèce menacée : il s’agit ici de la rencontre de deux histoires. Celle de l’animal sauvage et de l’individu qui se fait protecteur.

Offrir de l’Art, offrir un symbole.

L’exposition « Celsius », du 26 novembre 2019 au 1er janvier 2020, ne s’inscrit pas par hasard dans la période de fin d’année, propice aux plaisirs, aux résolutions et à la bienveillance. IDA MEDICIS envisage d’associer une nouvelle dimension au cadeau de fin d’année: s’offrir ou offrir à un proche une œuvre d’art porteuse d’un message fort. Convertir un acte de consommation en un acte citoyen qui trouve une résonance toute particulière chez son destinataire et permet de transmettre l’histoire de cette œuvre, sa symbolique, sensibiliser le receveur à sa cause.

Changer la donne, pour l’éternité.

L’achat d’une œuvre d’art est un investissement dans le temps. L’œuvre perdure, prend de la valeur tout en traversant les années. Et si nous contribuions au même avenir de notre planète ?

Adopter le seigneur de l’Arctique n’est pas un simple plaisir de consommation. De la contemplation à l’envie d’agir, l’investissement devient moral.

Contactez-nous pour obtenir votre invitation pour le vernissage, mercredi 4 décembre 2019 à partir de 18h30, en présence de l’artiste !

 

La maire de Valaire convoquée au tribunal administratif

Lors de la précédente mise à jour de cette pétition, vous avez été très nombreux à manifester votre soutien à l’initiative de Catherine Le Troquier, maire de la commune de Valaire qui a décidé de prendre un arrêté interdisant la pratique du déterrage sur sa commune. Vos messages démontrent l’intérêt que les citoyens portent à la défense des espèces persécutées et cruellement chassées.
Cet arrêté n’est cependant pas du goût de la préfecture du Loir-et-Cher qui a demandé à la maire de Valaire de le retirer faute de quoi elle serait contrainte de s’en expliquer au tribunal devant le juge des référés. Suite à son refus de retirer l’arrêté contesté par la préfecture, Catherine Le Troquier est convoquée au Tribunal administratif d’Orléans le mercredi 23 octobre à 14h00. Voici son communiqué :

COMMUNIQUÉ :
Maire de Valaire, j’ai pris un arrêté le 13 septembre 2019 interdisant la vénerie sous terre du blaireau sur la commune pour la période de chasse 2019-2020.
Le déterrage est une chasse extrêmement violente et déshumanisante. Ainsi, l’arrêté se limite strictement au refus d’une méthode de chasse aussi cruelle qu’inutile.
Le 26 septembre dernier, M. le Préfet de Loir-et-Cher m’a demandé – par recours gracieux – de bien vouloir retirer cet arrêté en se fondant sur sa compétence en matière de police de la chasse. Considérant les enjeux liés à la protection de la biodiversité sur le territoire de ma commune, comme la dimension éthique et morale du respect de la nature et de la dignité humaine, j’ai refusé de procéder à ce retrait.
Dans un courrier en date du 2 octobre 2019, j’ai exposé mes arguments au Préfet de Loir-et- Cher afin d’expliquer le maintien de l’arrêté municipal :
– L’état des populations des blaireaux, animaux nocturnes et discrets, est inconnu en Loir-et-Cher. L’argument de l’augmentation des populations n’est fondé sur aucune donnée scientifique ;
– Le rapport de l’ANSES publié le 30 août dernier confirme que le blaireau n’est pas un vecteur de la tuberculose bovine et que son impact sanitaire est très marginal ;
– Les dégâts agricoles sont extrêmement réduits. Ils sont par ailleurs facilement évitables (fils électriques, répulsifs);
– Enfin, l’argument de la « Passion » pour cette pratique barbare et dégradante, causant un immense préjudice à la nature, par la souffrance animale qu’elle engendre et la destruction d’habitats naturels qu’elle provoque, n’est pas recevable. « Il n’est plus temps de jouer chacun pour soi. »
Je suis donc aujourd’hui convoquée devant le Tribunal administratif d’Orléans pour défendre cet arrêté dans l’urgence. La séance est fixée ce 23 octobre à 14h00 en salle René Chapus.
Je souhaite par cette audience publique alerter sur cette méthode de chasse barbare et peu connue. Que ce recours permette, pour le moins, de sensibiliser la population à la défense de la nature. Je pense être dans mon rôle, en tant que Maire, en défendant la protection de notre patrimoine vivant, dont la fragilité est chaque jour rappelée par les scientifiques et dans les médias, et la sauvegarde de nos écosystèmes ruraux, qui doivent permettre une cohabitation en bonne intelligence entre hommes et nature.
Je fais confiance à la justice de mon pays pour dire que cet arrêté est fondé en opportunité en droit. Oui, les maires, comme tous les citoyens, ont l’obligation de défendre l’environnement ; et notre environnement, c’est aussi le patrimoine vivant. Une obligation qui nous est faite par notre Constitution ; notamment à l’article 2 de la Charte de l’environnement.
Ma conviction est que nous pouvons réfléchir, tous ensemble, à une nouvelle façon de considérer et de respecter notre patrimoine vivant, notre habitat, – notre maison commune -.
Notre patrimoine vivant nous appartient à tous, il n’y a aucune raison pour que quelques-uns se l’approprient afin de pouvoir le détruire en toute impunité.
Je remercie tous ceux qui m’ont exprimé, et m’exprimeront, leur sympathie et leur soutien.

Le Maire : Catherine Le Troquier

En conséquence de cette convocation, un soutien par la présence du plus grand nombre au TA d’Orléans le 23 octobre, citoyens et associations, est nécessaire pour montrer aux autorités administratives que les Français ne tolèrent plus cette pratique cruelle et injustifiée. D’avance, merci à celles et ceux qui le peuvent de venir soutenir Catherine Le Troquier pour son initiative.

AVES France organise le rassemblement devant le tribunal administratif d’Orléans, mercredi 23 octobre à 13h : https://www.facebook.com/events/2344662512513485/

La photo qui illustre cette publication est issue d’une pétition de l’ASPAS, association qui milite activement pour l’abolition du déterrage. Merci de la signer.

Texte issu de cette mise à jour de pétition

Commune de Valaire: un arrêté municipal interdit la chasse par déterrage

L’autorisation de la pratique du déterrage est à juste titre très contestée depuis de nombreuses années. Les maires de nos communes sont contraints d’accepter la pratique de ce mode de chasse sur leur territoire, la vénerie sous terre dépendant d’une réglementation nationale et dont l’application sur l’ensemble du département dépend de la volonté du préfet.
En juillet dernier l’association Sologne Nature Environnementl’ASPAS et Perche Nature ont déposé un recours en référé contre un arrêté préfectoral autorisant la période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau du 15 mai au 15 septembre 2020. Catherine Le Troquier, maire de la commune de Valaire (Loir-et-Cher), avait décidé de soutenir ces initiatives en déposant un recours gracieux. La préfecture du Loir-et-Cher décidera finalement d’abroger son arrêté autorisant le déterrage du blaireau.
La période de chasse du blaireau par déterrage dite « normale », du 15 septembre au 15 janvier est néanmoins maintenue. Pour cette raison, la maire de Valaire a décidé de prendre un arrêté municipal interdisant la pratique du déterrage sur le territoire de sa commune.
Par ce communiqué destiné aux signataires de cette pétition, Catherine Le Troquier nous explique pourquoi :

COMMUNIQUÉ :
COMMUNE DE VALAIRE, Loir-et-cher, 41120
Arrêté communal interdisant la Vénerie sous terre du blaireau pour la campagne de chasse 2019-2020

Les maires sont dorénavant en tête de pont pour défendre la biodiversité et le patrimoine vivant. Nous devons nous conformer à une nouvelle réglementation et développer les trames verte et bleue pour aider les espèces animales et végétales à assurer leur survie. Nous sommes également incités à réaliser un inventaire de biodiversité communale (IBC) afin de mieux connaître notre patrimoine vivant et mieux le préserver.
On ne peut plus, dans cette optique accepter une méthode de chasse comme la vénerie sous terre, véritable barbarie organisée, où des familles entières de blaireaux sont massacrées à coup de pinces et de pelles, s’ils ne sont pas donnés encore vivants aux chiens. Les arguments avancés pour défendre cette ignominie ne tiennent pas. « On régule », nous disent les pratiquants, mais personne ne connait en France, et pas plus en Loir-et-Cher, l’état des populations de blaireaux, animal nocturne et discret. De plus il est maintenant scientifiquement prouvé que le blaireau n’est en rien responsable de la propagation de la tuberculose bovine comme il a pu en être accusé par le passé. Les dégâts agricoles sont minimes et facilement évitables si l’on s’en donne les moyens. Enfin, dernier argument, « c’est par passion » (voir cet article). Se passionner pour des agissements aussi barbares et cruels pose question…
Le blaireau est totalement protégé dans la plupart des autres pays d’Europe : Espagne, Grande-Bretagne, Luxembourg, Italie, Belgique, Pays-Bas, Danemark, Grèce, Irlande, Portugal… Aucun de ces pays ne s’en plaint.
La législation finira par nous donner raison :
Dans la convention de Berne, le blaireau est classé dans les espèces partiellement protégées (en annexe III de la Convention)
Les partis signataires s’engagent à :
– mettre en oeuvre des politiques nationales de conservation de la flore et de la faune sauvages, et des habitats naturels;
– intégrer la conservation de la faune et de la flore sauvages dans les politiques nationales d’aménagement, de développement et de l’environnement;
– encourager l’éducation et promouvoir la diffusion d’informations sur la nécessité de conserver les espèces et leurs habitats.

À Valaire, nous sommes très engagés dans cette démarche. Notre patrimoine rural, le projet de gestion douce du bois communal, les expositions à venir sur la faune nocturne et sauvage, tout cela donne un sens à notre petite commune qui se propose de présenter ses actions et de communiquer sur la nécessité de revoir notre façon de cohabiter avec la faune sauvage.
C’est pourquoi nous estimons que la vénerie sous terre, par sa violence et sa cruauté, et son inutilité manifeste, porte atteinte à l’image de la commune.

Nous faisons donc le choix d’interdire le déterrage du blaireau sur le territoire de notre commune en espérant être suivis par d’autres maires soucieux de la protection de la biodiversité.
J’ai donc publié un arrêté municipal (6 pages) le 13 septembre 2019.
Extrait de cet arrêté :
Article 1er : Interdiction de la vénerie sous terre du blaireau
La vénerie sous terre (déterrage) du blaireau (Meles meles) est interdite sur le territoire de la Commune de Valaire.
Article 2 : Période d’interdiction
L’interdiction de déterrage du blaireau (Meles meles) sur le territoire de la Commune de Valaire est arrêtée pour la période du 15 septembre 2019 au 31 mars 2020 (campagne de chasse 2019/2020).

Il est grand temps, pour tous les élus, d’opérer un changement dans notre façon de considérer le vivant. On ne peut plus, aujourd’hui, entendre parler chaque jour de la sixième extinction massive et continuer d’autoriser de tels comportements qui portent gravement atteinte au respect de la nature et à la dignité de l’Homme.

Le Maire : Catherine Le Troquier

Cet arrêté est une première en France, il est un exemple de bon sens qui, espérons-le, sera suivi par d’autres maires scandalisés par la façon dont sont traités les animaux chassés par déterrage sur le territoire de leur commune.

Merci pour votre soutien

Texte issu d’une publication de mise à jour de cette pétition

 

 

° CELSIUS, l’art en faveur de la cause environnementale et animale

° CELSIUS, dont le nom réfère à la dangereuse ascension des degrés de la planète, est né d’une rencontre artistique entre la galerie IDA MÉDICIS et l’artiste sculptrice Sophie LARROCHE.

Jeune galerie d’Art Contemporain située dans le VIème arrondissement de Paris face au jardin du Luxembourg, IDA MÉDICIS Galerie explore l’abstrait sans exclusivité. Concernés par la cause environnementale, ses directeurs Delphine Piard et Georges Lironis souhaitent à travers l’exposition «° CELSIUS » faire de l’Art un acte citoyen.

L’Art comme puissant messager.

La galerie et l’artiste ont pour souhait commun de réunir leurs activités au profit d’une cause fondamentale, la sensibilisation autour du réchauffement climatique. Leurs médias sont l’Art, l’esthétique, le ressenti immédiat, sans moralisation et sans discours. Face au travail de cette sculptrice, de majestueux ours polaires, sculptés dans la terre ou formés en porcelaine, regardent avec inquiétude leurs parcelles de banquise. L’ artiste Sophie LARROCHE et la Galerie IDA MÉDICIS collaborent avec l’Association AVES France, dédiée à la protection de la nature et de la faune sauvage afin de reverser une part du prix de vente des oeuvres à la protection des Ours Polaires.

Offrir de l’Art, offrir un symbole.

Cette exposition ne s’inscrit pas par hasard dans la période de fin d’année, propice aux plaisirs, aux résolutions et à la bienveillance. IDA MÉDICIS envisage d’associer une nouvelle dimension aux cadeaux de fin d’année : s’offrir ou offrir à un proche une œuvre d’art porteuse d’un message fort. Convertir un acte de consommation en acte citoyen qui trouve une résonnance toute particu- lière chez son destinataire et permet de transmettre l’histoire de cette oeuvre, sa symbolique et sensibiliser le receveur à sa cause.

Exposition du 27 novembre 2019 au 1er janvier 2020 Galerie IDA MÉDICIS, 9 rue Médicis, Paris 6ème

Informations :

www.idamedicis.com

Téléchargez la plaquette de présentation en pdf : aves-dossier.pdf

MONTREUR D’OURS : le maire de Virecourt ne fait pas la différence entre un animal sauvage et domestique. Pire, il cautionne le dressage et ses contraintes !

Plus de 28.000 personnes interpellent le maire pour faire annuler la venue de l’ours Valentin le 8 septembre 2019 (la pétition). 

Jeudi 5 septembre, le Maire de Virecourt a répondu par mail aux nombreux messages d’opposition à la venue de Valentin :

Bonjour à tous

Je me devais de répondre à tous les mails reçus en mairie autour de la présentation de Valentin, sereinement malgré les propos un peu acides de certains.

La Fête médiévale va avoir lieu ce Dimanche à VIRECOURT, avec toutes les animations prévues au départ, dont la présentation de l’ours Valentin, qui à ma connaissance n’est pas plus mal traité que certains autres animaux, qui à force de dressages et de contraintes, sont, de sauvages, devenus domestiques.

Je vous rejoins tous, dans votre démarche contre la souffrance animale. Mais la société ne changera qu’avec l’exemple que vous lui donnerez par votre comportement quotidien. Les manifestations stériles qui tournent quelques fois en pugilats entre les « pours » et les « antis », pugilats souvent stimulés par des fauteurs de troubles se mêlant aux manifestants de « pensée pure », n’apportent rien.

A mon avis si une manifestation quelconque vient perturber notre fête médiévale, bon enfant, cela se retournera fatalement contre les manifestants et leur cause.

Quoique vous fassiez ce weekend, faites-le dans la bonne humeur et la tolérance. Merci à tous

Yves THIEBAUT
Maire DE VIRECOURT

Alors que des Mairies comme Monflanquin ou Ferrières-en-Gâtinais nous ont reçus, nous regrettons que le Maire de Virecourt nous réponde 2 jours avant l’exhibition de Valentin avec de graves inexactitudes :

  • Les animaux domestiques ont été sélectionnés sur des milliers de générations (chevaux, chiens…).
  • Proposer aux Virecourtois de s’amuser devant un ours dressé à répéter chaque week-end les mêmes gestes contre des friandises n’est pas « bon enfant ». C’est nier le caractère sauvage de l’ours.
  • Concernant Valentin, il a le même patrimoine génétique que les ours libres. Il a donc les mêmes besoins (physiologiques, mentaux et sociaux). Mettre un animal sauvage dans une cage ou le dresser violemment n’en fera jamais un animal domestique !

Nous avons recommandé au Maire de Virecourt de lire attentivement la position de la Fédération des Vétérinaires Européens qui s’est positionnée sans ambiguïté : https://www.fve.org/cms/wp-content/uploads/FVE-position-on-the-travelling-circuses_adopted_FR.pdf 

AVES France et Paris Animaux Zoopolis demandent une loi pour en finir avec ces spectacles moyenâgeux en France.

INTERDISONS LES SPECTACLES D’OURS !

Nous demandons le placement des ours captifs dans de véritables refuges adaptés à leurs besoins.

AVES France et Paris Animaux Zoopolis ont participé à la mission ministérielle sur le bien-être des animaux sauvages captifs, lancée par le Ministère de la Transition écologique et solidaire : les deux associations souhaitent obtenir l’interdiction de ces spectacles.

AVES France et Paris Animaux Zoopolis ont demandé au Ministère de l’Ecologie que Valentin et tous les ours captifs soient placés dans de véritables refuges adaptés où ils auraient leur liberté de mouvement, de l’espace, un environnement très riche (végétation, rivières, grottes, arbres…), du calme, de la fraîcheur, des relations sociales avec des congénères lorsqu’ils le souhaitent ainsi qu’une nourriture adaptée. Bien entendu, les ours ne seraient pas dressés ou contraints de côtoyer des humains.

Au bout de plusieurs mois, les ours se remettent à hiverner !

Des ours au refuge de Zarnesti, en Roumanie.

AVES France et la Fondation Brigitte Bardot ont obtenu la garantie d’avoir des places disponibles pour tous les ours captifs (une petite dizaine) détenus par les montreurs d’ours en France. Four Paws gère des refuges pour les ours dont un en Allemagne et un autre en Suisse. Four Paws vient de lancer une campagne pour dénoncer l’exploitation des animaux sauvages dans les spectacles en Europe -> https://www.four-paws.org/campaigns-topics/topics/wild-animals/wildlife-tourism

 

Rappelons que 67% des Français-es sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques et spectacles itinérants (source IFOP 2019 pour 30 Millions d’Amis).

Suite à nos mobilisations, des Maires s’engagent à ne plus programmer d’animaux sauvages pour l’année prochaine.

C’est le cas de Ferrières en Gatinais (45), Monflanquin (47), Watten (59) et Thônes (74).

Un spectacle désastreux d’un point de vue pédagogique

Exhiber un ours dressé est désastreux d’un point de vue pédagogique. Le message envoyé aux enfants est qu’il est normal de dominer et d’asservir un animal (Valentin est tenu en laisse). Au contraire, c’est la bienveillance, le rejet de la violence et l’empathie envers les plus faibles qui devraient être mis en avant.
Dans le spectacle de Frédéric Chesneau, Valentin mange des chamallows ; c’est loin d’être le cas des ours, qui mangent notamment des baies, des racines ou du poisson. Les enfants n’ont pas sous les yeux le comportement d’un ours dans son milieu d’origine.

La captivité est contraire aux besoins fondamentaux des ours

Actuellement dans notre pays, une petite dizaine d’ours sont exploités dans les spectacles.

Encore légaux en France, ces spectacles sont interdits dans plusieurs pays d’Europe. La Fédération des Vétérinaires Européens recommande depuis 2015 à toutes les « autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe ». Même s’ils sont nés en captivité, ces animaux ont le même patrimoine génétique que les ours sauvages, et donc les mêmes besoins.

Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, « compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux » (FVE). Un spectacle d’ours représente toujours un danger pour le public, les conditions de représentation risquant de troubler la quiétude de l’animal et de le rendre potentiellement dangereux.

La législation actuelle ne prend pas en compte le bien-être des animaux, l’arrêté du 18 mars 2011 permettant aux dresseurs de maintenir leurs animaux jusqu’à quatre jours dans un van, une camionnette ou une remorque.

L’interdiction des ours dans les spectacles n’est qu’une question de temps

Une proposition de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups a également été déposée le 22 mai 2019 par un groupe de députés afin d’encadrer la fin de cette pratique moyen-âgeuse (http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion1969/(index)/propositions-loi).

Art et animaux : la fabuleuse exposition de Quentin Garel à Saint-Pierre-de-Varengeville (76)

Quentin Garel est un jeune artiste né en 1975 et il a de l’or entre les mains. Diplômé de l’école nationale supérieure des beaux-arts de Paris, il sublime la matière dans ses ateliers parisien et normand. Une petite partie de ses œuvres est actuellement exposée au Centre d’art contemporain de la Matmut à Saint-Pierre-de-Varengeville. Du Grand Art Animalier.

Quentin Garel trouble nos sens en réalisant des pièces magistrales en bois, qu’il reproduit en bronze avec une telle minutie qu’il est impossible de différencier les deux modèles sans les toucher.

Le plus émouvant dans la sculpture, c’est de découvrir tous les effets du bois qui effacent toutes les traces d’outils et alors apparaît vraiment le jeu entre le sujet et le matériau.

Chaque projet de sculpture commence par un travail préparatoire sur papier. Il réalise ces fresques gigantesques au fusain, qui deviennent finalement des œuvres à part entière. Ses « palimpsestes » montrent une superposition de sujets de face, de profil, tantôt esquisses ou dessins extrêmement détaillés avec des jeux d’ombres rendant les regards des animaux particulièrement envoûtants.

A sa manière, Quentin Garel nous fait prendre conscience de la beauté du monde animal.

Parmi tous les animaux que j’ai sculptés, il y en a déjà deux qui sont des espèces en voie de disparition.

L’exposition, elle, disparaîtra le 6 octobre 2019. Alors courez-y vite. En plus, elle est gratuite.

Montreurs d’ours : la liste noire des villes de la honte à ne pas oublier pour les municipales de 2020

Certaines villes n’ont pas évolué depuis le moyen-âge. Pour leurs maires et les conseillers municipaux, il est tout à fait normal d’accueillir des spectacles ayant recours à des animaux sauvages, et notamment des montreurs d’ours.

  • 69% des Français se prononcent pourtant contre ces spectacles.
  • 89% des Français jugeant la cause animale importante, selon un sondage IFOP de 2019. (source : Collectif AnimalPolitique)
  • 38% déclarent que les propositions en faveur de la protection animale les inciteraient à voter pour un candidat.

Pour les élections municipales de 2020, AVES France vous invite à vous rappeler que les élus sortants des villes qui sont sur notre liste noire ont agit à l’encontre de nos valeurs en laissant se tenir sur leurs communes des spectacles de montreurs d’ours. Vous pouvez obtenir plus d’informations sur le classements des élus sur le site https://www.politique-animaux.fr/politiciens

Liste des villes par ordre alphabétique qui ont accueilli des montreurs d’ours en 2018 ou 2019 :

  • Andilly (74350) – Maire : Monsieur Vincent Humbert
  • Annoeulin (59112) – Maire : Monsieur Philippe Parsy
  • Bischwiller (67240) – Maire : Monsieur Jean-Lucien Netzer
  • Bormes-les-Mimosas (83230) – Maire : M. François Arizzi
  • Bourg-le-Roi (72610) – Maire : M. Philippe Martin
  • Briançon (05100) – Maire : M. Gérard Fromm
  • Chalindrey (52600) – Maire : M. Jean-Pierre Garnier
  • Châteaudun (28200) – Maire : M. Alain Venot
  • Chérisy (28500) – Maire : M. Michel Lethuillier
  • Duilhac sous Peyrepertuse (11350) – Maire : M. Sébastien Pla
  • Epinay-sous-Sénart (91860) – Maire : M. Georges Pujals
  • Epieds (27730) – Maire : Mme Ketty Revel
  • Ferrières-en-Gâtinais (45210) – Maire : M. Gérard Larcheron
  • Janvry (91640) – Maire : M. Christian Schoettl
  • La Chapelle d’Angillon (18380) – Maire : M. Joël Coulon
  • Laon (02000) – Maire : M. Antoine Lefevre
  • Le Bosc (34700) – Maire : M. Daniel Guibal
  • Leffond – Champlitte (70600) – Maire : M. Gilles Teuscher
  • Le Malzieu-Ville (48140) – Maire : M. Jean-Noël Brugeron
  • Les Ponts-de-Cé (49130) – Maire : M. Joël Bigot
  • Les Sables d’Olonne (85100) – Maire : M. Yannick Moreau
  • Lusignan (86600) – Maire : M. René Gibault
  • Monflanquin (47150) – Maire : Mme Nathalie Founaud-Veysset
  • Monfort-le-Gesnois (72450) – Maire : M. Paul Glinche
  • Montsaugeon (52190) – Maire : M. Jean-Pierre Couroux
  • Moulins-Engilbert (58290) – Maire : M. Frédéric Monet
  • Pérouges (01800) – Maire : M. Paul Vernay
  • Puy-en-Velay (43000) – Maire : M. Michel Chapuis
  • Saint-Léonard de Noblat (87400) – Maire : M. Alain Darbon
  • Saint-Péray (07130) – Maire : M. Jacques Dubay
  • Saint-Sauveur-le-Vicomte (50390) – Maire : M. Eric Briens
  • Saint-Sernin-sur-Rance (12380) – Maire : Mme Annie Bel
  • Sully-sur-Loire (45600) – Maire : M. Jean-Luc Riglet
  • Thônes (74230) : Maire : M. Pierre Bibollet
  • Tonnerre (89700) – Maire : Mme Dominique Aguilar
  • Trèbes (11800) – Maire : M. Eric Menassi
  • Villedieu-le-château (41800) – Maire : M. Jean-Yves Narquin
  • Virecourt (54290) – Maire : M. Yves Thiébaut
  • Vitrolles (13127) – Maire : M. Loïc Gachon
  • Watten (59143) – Maire : M. Daniel Deschodt
  • Wintzenheim (68124) – Maire : M. Serge Nicole

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Des dessins pour Valentin : les enfants contre la captivité des ours !

Expliquer aux enfants ce qu’est la captivité des animaux, leur apprendre l’empathie et le respect des êtres vivants est essentiel.

En tant qu’association de défense des animaux sauvages et luttant contre les spectacles ayant recours à des animaux sauvages captifs, AVES France lance un concours de dessins, avec Paris Animaux Zoopolis. Nous invitons petits et grands à participer à l’opération « Un dessin pour Valentin ». Choisissez un ours parmi les ours exploités en France et créez votre dessin ou votre composition (scrapbooking / créacollage). Vous pouvez montrer cet ours dans la situation que vous souhaitez, faire un parallèle entre la captivité et la liberté… laissez simplement votre créativité s’exprimer ! Vous pouvez également ajouter un slogan et la mention #UnDessinPourValentin et #ExigeonsUneLoi.

Publiez ensuite vos créations sur : 

  • Twitter avec le hashtag #UnDessinPourValentin #ExigeonsUneLoi @aves_france @ParisZoopolis @Elisabeth_Borme @Min_Ecologie
  • Facebook avec le hashtag #UnDessinPourValentin #ExigeonsUneLoi et publié dans notre album partagé https://www.facebook.com/pg/AvesFranceAsso/photos/?tab=album&album_id=2277036405723178
  • Vous pouvez nous envoyer votre création par mail à : undessinpourvalentin@aves.asso.fr
  • Si vous préférez, envoyez-nous vos créations par courrier :
    AVES France – 68E rue soeur Marie Ernestine – Sente de la Montagne – 76000 ROUEN

Les originaux qui nous parviendront seront ensuite envoyés au Ministère de la transition écologique et solidaire dans le but de montrer la mobilisation citoyenne contre l’exploitation des animaux sauvages dans les cirques et les spectacles itinérants.

Tout le monde peut participer (enfants et adultes) et certains d’entre vous recevront même un cadeau (bracelet Bearz, livre Le voyage d’Oregon, anciens numéros de notre revue A un poil d’ours…). 

Pour la fin de la captivité des animaux sauvages dans les cirques et autres activités de divertissement

Mercredi 3 juillet 2019, François de Rugy, ministre de la transition écologique et solidaire, a convié les acteurs des 4 groupes de travail (fourrure, zoos, delphinariums, cirques et spectacles itinérants) pour une réunion de restitution après deux mois de travaux.

Emilie de Marco, de la SPA, à pris la parole pour notre collège, au nom des 12 associations et fondations œuvrant pour l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques et les spectacles itinérants. Son discours reprend nos demandes, nos attentes et celles de nos militants. À la rentrée, nous publierons le document de synthèse remis au ministère. AVES France remercie toutes les associations et fondations qui ont participé à ces travaux et vous invite à lire ce discours.

Monsieur le Ministre d’Etat, Madame, Monsieur les Députés, Messieurs les élus, Mesdames et Messieurs,

Nos organisations de protection animale tiennent tout d’abord à vous remercier pour cette concertation sur la faune sauvage captive. En faisant écho à nos combats, elle a suscité beaucoup d’espoir ; nous attendons à présent des actes forts, à la hauteur de cet espoir et de nos attentes partagées avec les animaux mais également nos concitoyens.

En effet, la préoccupation pour la cause animale n’est pas l’apanage de nos seules organisations. Elle est devenue un enjeu de société et les attentes des Français, comme d’une part grandissante d’élus, sont considérables.
Conscients de notre responsabilité collective à l’égard des animaux et des souffrances qu’ils subissent sous différentes formes, les Français ne veulent plus d’une exploitation animale injustifiée et injustifiable, alors qu’existent des alternatives sans animaux. C’est ce qu’ils expriment dans de nombreux sondages mais également dans leur vote, comme en témoignent les résultats des élections européennes. Ils ne veulent plus que les intérêts de quelques individus nuisent à l’intérêt des animaux et à nos devoirs à leur égard.

Monsieur le Ministre d’Etat, vous l’avez dit en lançant cette concertation, “défendre la cause animale c’est servir le progrès humain” et “on ne peut plus aujourd’hui prétendre à l’humanisme sans prendre en compte pleinement le bien-être animal”. La France doit s’engager sur cette voie du progrès, pour une société plus juste, plus respectueuse et responsable. Il y a urgence. La France doit se donner les moyens d’agir concrètement, au-delà des discours incantatoires. Pour l’heure, nous ne pouvons que déplorer le retard de notre pays dans ce domaine, contrairement au nombre croissant de ceux qui se sont engagés pour une société plus juste à l’égard des animaux.

L’amélioration de la condition animale ne passera pas par l’agrandissement ou l’enrichissement de cages, des promesses à respecter des lois, que déjà nul n’est censé ignorer, et surtout des promesses non tenues, des interprétations anthropocentriques de ce que pourrait être ou devrait être le bien-être animal. L’amélioration de la condition animale passe par des mesures et des engagements forts, la prise en compte de leurs besoins et intérêts propres, de la réalité des situations, des alternatives existantes et des attentes de la société civile. Le rehaussement des réglementations existantes ne serait qu’un pis-aller insatisfaisant pour tous et inefficace pour apaiser les tensions sur le terrain.

C’est pourquoi, le collège des organisations de protection animale demande unanimement l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques, les spectacles de montreurs d’ours et de loups et dans toute autres activités de divertissement avec des animaux d’espèces non domestiques.

Notre demande ne se fonde pas sur une appréciation idéologique, mais sur des données scientifiques, notre expérience de terrain, en particulier dans les failles d’application de la réglementation actuelle, dans les attentes sociétales et politiques, dans les données pédagogiques et dans les enjeux de protection de la nature.

Sur le plan scientifique, il est incontestable que la vie d’un animal sauvage dans un cirque impose des conditions de détention, de transport, de dressage et de présentation au public susceptibles de causer des blessures physiques, des maladies ainsi que du stress, des troubles de comportements et des atteintes psychologiques. La Fédération des Vétérinaires d’Europe a ainsi recommandé, dès 2015, je cite, « à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants dans toute l’Europe, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate à leurs besoins physiologiques, mentaux et sociaux ».

Sur le plan réglementaire, nous constatons déjà que la réglementation est mal appliquée en pratique et que les décalages entre les textes et la réalité sont nombreux. En tout état de cause, ils ne pourront pas être corrigés par une augmentation des contrôles ou des normes.

Sur le plan sociétal, les attentes des Français sont réelles et ne s’arrêteront pas. La question n’est plus de savoir s’il faut prendre une mesure d’interdiction, mais quand et comment.

Sur le plan politique, les élus se mobilisent. Notamment au niveau local : en juin 2019, 361 communes avaient pris position et/ou demandent au Gouvernement une loi d’interdiction nationale. Chaque semaine, de nouvelles villes se prononcent via l’adoption d’un vœu symbolique et dénoncent les pressions qu’elles subissent des professionnels du cirque. Au niveau national, en 2 ans, ce sont 4 propositions de loi et pas moins de 38 questions écrites parlementaires qui vous ont été adressées sur ce sujet.

Par ailleurs, les arguments pédagogiques sont irrecevables. La présentation de numéros contre nature, dans une vision anthropocentrique autour des dresseurs, ne reflète en rien la grandeur et la beauté naturelles de ces animaux et encore moins leurs besoins de préservation. Elle est une présentation trompeuse du public, et en particulier des jeunes, quant au comportement naturel des animaux sauvages. C’est un spectacle de domination, de rapport de force qui peut conduire à légitimer la violence et la contrainte sur les animaux et n’appelle en rien au respect de l’animal, comme en attestent des études en psychologie sociale que nous vous avons transmises.

De même, nous contestons fermement les arguments de préservation des espèces. L’exploitation des animaux sauvages dans les cirques est au contraire une atteinte aux engagements de la France à défendre l’environnement et préserver la biodiversité. Comment peut-on s’engager d’un côté dans la lutte contre le braconnage d’éléphants et autres espèces protégées et de l’autre soutenir la présence d’éléphants ou de fauves dans des cirques dans lesquels ils sont entravés, contraints à des numéros contre nature et leur corps peut encore être exploité après leur mort ?

Pour toutes ces raisons, nous demandons l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques, les montreurs d’ours et de loups et autres activités événementiels, avec un plan pour accompagner les professionnels du cirque et trouver des solutions de sortie à ces animaux.
Si de telles solutions sont accessibles dès à présent pour certaines espèces, pour d’autres, tels les singes et les fauves, nous avons besoin d’un recensement exhaustif de l’I-FAP dont la pleine fonctionnalité doit être assurée dans les plus brefs délais. Pour parvenir à cette interdiction, nous demandons dès à présent l’interdiction de la reproduction – par des moyens adaptés- et des cessions vers ces établissements. L’association Paris Animaux Zoopolis demande la mise en place d’un calendrier avec dates butoir (2 ans pour les espèces à faible effectif ou faciles à placer et 6 ans pour les autres).

Parallèlement, nous demandons la mise en œuvre immédiate de mesures transitoires pour faire cesser les souffrances intolérables notamment l’utilisation d’outils ou de méthodes de dressage punitifs et coercitifs, les entraves aux éléphants qui conduisent à des blessures et souffrances, la fin des dérogations pour certaines espèces, l’interdiction des autres activités notamment celles avec des bébés animaux, mais également l’application et le respect des réglementations existantes et donc l’application des sanctions prévues.
S’agissant des contrôles, CACH et CGFT (Green Cross France et Territoires) demandent la création d’un pool de contrôle international et indépendant pour les animaux sauvages dans les cirques, composé de professionnels de terrain, spécialistes des différentes espèces et représentant les disciplines pertinentes pour exprimer des avis objectifs et étayés sur la situation de certains animaux sauvages détenus dans les cirques et autres activités dérivées.

Nous demandons également la fin des subventions publiques pour les cirques utilisant des animaux sauvages ; l’argent public doit être utilisé au développement de sanctuaires et de refuges, non pour le soutien d‘activités lucratives, dont la fin est inéluctable.
Enfin, nous demandons que les communes soient libres de refuser la présence des cirques avec animaux pour des motifs de sécurité comme d’éthique. Notre droit ne peut pas ignorer plus longtemps l’opposition à la détention des animaux dans les cirques exprimée par ces communes et nos concitoyens. Il y a une responsabilité collective à mettre un terme à l’imbroglio juridique sur le terrain ainsi qu’aux tensions entre circassiens et associations, mais régulièrement aussi avec les communes. Au cours de cette concertation, on nous a beaucoup reproché les manifestations contre les animaux dans les cirques et de supposées violences, sans que celles, avérées, des circassiens contre des militants ou responsables associatifs ne reçoivent toujours la même condamnation… Quels que soient leurs auteurs, la violence n’honore personne et doit être condamnée.

En conclusion, si le cirque joue un rôle social, d’animation des territoires, de lien intergénérationnel, ce n’est pas grâce à des animaux qui n’ont pas leur place sur la piste et dans des cages, mais par leur capacité à créer des numéros et à faire rêver. On ne fait pas rêver avec des animaux extraits et détachés de leur milieu naturel, nés en cage, enfermés à vie, contraints et sujets à des troubles du comportement. Le cirque doit continuer son évolution et les pouvoirs publics doivent accompagner cette indispensable mutation. La situation sociale et économique des professionnels ne doit pas retarder une décision nécessaire et attendue par nos organisations et les Français. Ce n’est qu’en préparant paisiblement l’avenir que nous pourrons l’affronter sereinement.
Nous vous remercions.