Tirs de nuits de renards dans l’Oise : Des arrêtés illégaux retirés face à la pression de nos associations

 

Le vendredi 23 juillet 2021, à la suite d’un recours gracieux déposé par AVES France et soutenu par l’ASPAS, la préfecture de l’Oise s’est résignée, dans l’urgence, à publier un arrêté de retrait des arrêtés préfectoraux illégaux autorisant des lieutenants de louveterie à réguler le renard.

Le 19 juillet 2021, c’est en naviguant sur le site internet d’une mairie qu’un membre de l’association AVES France est tombé fortuitement sur un arrêté préfectoral du 24 juin 2021 autorisant un lieutenant de louveterie à réguler le renard (y compris de nuit) du 15 juillet au 31 décembre 2021. Or, cet arrêté n’avait pas fait l’objet ni d’une consultation publique, ni d’une publication au registre des actes administratifs, outrepassant ainsi les règles relatives au dialogue environnemental et à la publication des décisions publiques.

La DDT (Direction Départementale des Territoires) avait seulement prévu un affichage en mairie, dissimulant ainsi ces arrêtés et les soustrayant au débat public, afin que ces décisions ne puissent pas être contestées !

AVES a donc été contrainte de démarcher une à une les mairies du département de l’Oise afin de s’enquérir de l’adoption d’autres arrêtés, et surprise ! Pas moins de 8 arrêtés préfectoraux ont été pris de façon similaire, prévoyant l’abattage de 1370 renards entre le 15 juillet et le 31 décembre 2021.

Nos associations ont donc mandaté en urgence le cabinet Géo Avocats afin de préparer un recours commun devant le tribunal administratif d’Amiens, tandis qu’AVES a envoyé un recours gracieux à la DDT de l’Oise, tout en informant la préfecture et le ministère de la transition écologique des pratiques illégales de leurs agents. Prise la main dans le sac, la Préfecture a dû prendre dans la foulée, le vendredi 23 juillet 2021, un arrêté de retrait des 8 arrêtés préfectoraux, pour illégalité en l’absence de consultation publique. Toute opération de régulation des renards par les louvetiers doit cesser immédiatement. 

La Cour administrative d’appel de Douai avait pourtant déjà annulé un arrêté similaire du préfet de l’Oise en 2019, suite à une action juridique de l’ASPAS. Suite à cette décision la préfecture a scindé, dès 2020, ses arrêtés en autorisant un à un, mais pour des périodes et des motifs identiques, les louvetiers du département à organiser des battues administratives dans leur circonscription. 

Par cette manœuvre contestable, la préfecture a ainsi estimé ne pas avoir à soumettre ses projets d’arrêtés à consultation du public et être dispensée de les publier au sein du recueil des actes administratifs du département, échappant ainsi à la vigilance des citoyens et au contrôle du juge administratif.

Nos associations déplorent ces manœuvres et s’interrogent sur les motivations réelles qui poussent l’Administration à se mettre dans l’illégalité pour autoriser l’abattage massif de renards. Notre inquiétude est vive, car rien ne nous protège de procédés similaires en cours dans d’autres départements en France. Nous appelons donc à la plus grande vigilance des mairies de France, seuls remparts à la désinformation citoyenne !  

Renatur’Action : AVES France lance sa campagne de crowdfunding pour rendre à la nature des parcelles dégradées par l’agriculture intensive

Pour mieux protéger la nature et la faune sauvage, AVES France a décidé de financer des projets de renaturation dans des zones où le bocage a été dégradé par la pratique de l’agriculture intensive. Concrètement, il s’agit d’offrir à la faune sauvage des espaces de quiétude interdits de toute forme de chasse.

C’est pourquoi AVES France a besoin de vous aujourd’hui !


Pour contribuer à la campagne : https://www.helloasso.com/associations/aves-france/collectes/renatur-action-projet-de-renaturation-du-bocage

 

Forts d’une première expérience de partenariat en 2020 avec une association locale qui souhaitait planter une haie et creuser une mare, nous avons décidé cette année d’aller plus loin en soutenant un projet de renaturation situé au nord du département de la Loire Atlantique.

La parcelle de 1,3 hectare qui était jusqu’à présent occupée par des cultures agricoles conventionnelles sera transformée en 4 micro parcelles de prairies permanentes et une autre sera laissée en libre évolution. Ce havre de paix interdit de chasse comptera 350 mètres de haies sur talus ainsi que 3 mares.

A quoi servira l’argent collecté ?

Les réalisations concrètes grâce aux dons :
10 € = 6 plants achetés
30 € = 10 mètres linéaires de haies sur talus plantés
100 € = 30  mètres linéaires de haies sur talus plantés
300 € = 1 mare de 40 m²
  • Vos dons nous permettront de financer des travaux d’aménagement des zones jusqu’ici détériorées par l’agriculture intensive en plantant des haies, en créant des micro parcelles interdites de chasse, en creusant des mares et en apportant tout autre aménagement favorable au retour de la flore sauvage, des insectes, des mammifères, des oiseaux et des amphibiens.
  • Chaque donateur deviendra adhérent à AVES France, ou verra son adhésion prolongée s’il est déjà membre. Notre priorité est d’augmenter durablement notre nombre d’adhérents pour obtenir l’agrément « protection de l’environnement ».
  • Enfin, vos dons nous permettront également de lancer une campagne d’information et de sensibilisation auprès de particuliers qui ont réussi à soustraire des terrains à l’agriculture conventionnelle.
Nous avons fixé l’objectif de la collecte à 5000€. 
– 80% des montants collectés permettront de financer l’action.
– 20% maximum de la collecte servira à financer l’achat et l’envoi des contreparties.
Si nous dépassons l’objectif, nous pourrons financer d’autres projets de renaturation !

Les contreparties

Nous avons choisi avec soin nos contreparties, afin qu’elles soient utiles et que leur impact sur la nature soit le plus acceptable possible. Les stylos sont en bambou et en fibre de paille, les blocs en papier recyclé, les gourdes isotherme en inox, les tee-shirts en coton bio… Les contreparties sont cependant optionnelles. Si vous ne souhaitez pas les recevoir, il suffit de faire un don libre. Sinon, elles seront envoyées à la fin de la campagne.

Des dons défiscalisés

Les dons à AVES France ouvrent des droits à des déductions fiscales.

  • Quand vous donnez 10€, votre don vous coûte 3,40€ après déduction fiscale ;
  • quand vous donnez 30€, votre don vous coûte 10,20€ après déduction fiscale ;
  • quand vous donnez 50€, votre don vous coûte 17€ après déduction fiscale ;
  • quand vous donnez 100€, votre don vous coûte 34€ après déduction fiscale ;
  • quand vous donnez 360€, votre don vous coûte 122,40€ après déduction fiscale.

+ D’INFOS SUR AVES FRANCE ET CETTE CAMPAGNE

L’équipe d’AVES France n’est composée que de bénévoles, particulièrement engagés pour la protection de la nature et de la faune sauvage.
AVES France étant une association nationale, nous souhaitons notamment nous impliquer sur différents projets de renaturation à travers le pays permettant le retour des espaces sauvages dans des zones où le paysage est aujourd’hui simplifié par l’agriculture.
Les haies, les prairies et les mares sont des composants essentiels au bocage. Disposées en réseau, les haies contribuent activement à briser le vent, temporiser et atténuer les effets des inondations, les sécheresses et l’érosion des sols. Une haie développée et écologiquement fonctionnelle est composée d’une superposition de plusieurs strates : une strate herbacée composée d’un ourlet herbeux forme la lisière basse, une strate arbustive et broussailleuse forme la lisière intermédiaire et enfin une strate haute arborée forme la lisière supérieure.
D’une largeur souvent inférieure à 5 m, la haie offre le gîte et le couvert pour des centaines d’espèces d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens ou encore de mammifères. Associées aux haies, les prairies naturelles et les mares forment des écosystèmes complexes d’une grande richesse. Humide, mésophile ou sèche, les prairies naturelles forment une communauté végétale diversifiée idéale pour les insectes notamment. Leur régénération est permanente et stable grâce à l’action du pâturage et du fauchage. Elles jouent un rôle de filtration de l’eau et protègent le sol de l’érosion. Initialement destinées à abreuver le bétail, les mares offrent une biodiversité remarquable et singulière. Les amphibiens s’y reproduisent et une flore aquatique s’y développe.
Depuis le IXe siècle, les hommes ont façonné le bocage avec beaucoup de soins et de savoir-faire pour parvenir à un paysage complexe. Malheureusement, la fonction du bocage a bien changé avec l’évolution sociétale et le regard que l’on porte sur elle. Depuis les années 1970, les remembrements et remaniements se succèdent. Les multiples intérêts qu’apportaient les haies, les prairies naturelles et les mares se sont progressivement effacés. Devenues gênantes et envahissantes, les haies forment des obstacles à l’agrandissement et au remaniement du parcellaire agricole. C’est ainsi que des milliers de kilomètres de haies ont disparu de notre paysage. Cette transformation paysagère induite par les cultures céréalières de l’agriculture intensive a aussi fait disparaître un grand nombre de prairies naturelles permanentes et de mares.
Ce bocage fortement dégradé est devenu un paysage simplifié très appauvri en biodiversité.Il est indispensable de reconstituer le paysage bocager et permettre de nouveau à la biodiversité de s’épanouir. C’est dans ce contexte, qu’une parcelle de 13000 m² a été libérée de l’emprise agricole pour devenir une petite zone bocagère. Située dans le nord du département de la Loire-Atlantique, elle se trouve au cœur d’un contexte bocager très dégradé.

La pépinière qui fournira les plants pour les haies du projet de renaturation récolte ses graines dans la région, sur des boisements anciens et préservés afin d’assurer une génétique locale et diversifiée.

Planter des arbres d’origine locale, pourquoi ?

  • Obtenir des plantations plus adaptées aux conditions locales (sol, climat..)
  • Lutter contre l’érosion de la biodiversité
  • Limiter notre empreinte écologique
  • Participer à une économie relocalisée
  • Une qualité garantie par un label : le label Végétal local garantit la traçabilité et la diversité des provenances ainsi que le respect des sites de collectes de graines. (source: Graine de Bocage)

Pour contribuer à la campagne : https://www.helloasso.com/associations/aves-france/collectes/renatur-action-projet-de-renaturation-du-bocage

Vous préférez donner par chèque, virement ou via paypal ? C’est possible. Contactez-nous ! 

Aidons les loups d’Amérique du nord

Des associations de protection du loup aux USA sollicitent l’aide des amis des loups en France. NE PAS DIFFUSER SUR LES RESEAUX SOCIAUX

Depuis janvier 2021 les loups ne disposent plus de la protection fédérale. Leur gestion est maintenant aux mains des états, et ça n’est pas une bonne nouvelle. On sait par l’exemple des Rocheuses du Nord que la seule « gestion » employée par les états consiste à tuer le plus de loups possible durant les saisons de chasse, qui dans certains états comme l’Idaho sont maintenant illimitées.
Dans le Wisconsin cette semaine 215 loups ont été massacrés en 3 jours (sur une population estimée a 1000 individus dans cet état). Le Michigan s’apprête à créer des chasses similaires. Les associations environnementales demandent à l’administration Biden de redonner immédiatement la protection aux loups. Espérons que leurs efforts porteront leurs fruits.
Mais c’est pour les loups du Montana que nous vous contactons. Dans cet état les loups ne disposent plus de protection depuis 2011. Durant les dernières années un certain nombre de projets de loi anti-loups ont vu le jour, mais ont généralement échoué. Mais cette année c’est un véritable ras-de marée de projets de loi anti-faune sauvage et en particulier anti-loups. En particulier, la loi SB314 consisterait à exterminer la majorité des loups de l’état, n’en épargnant qu’environ 200 (soit un carnage de 600 à 800 loups). Malheureusement, et ce malgré une forte opposition de l’opinion publique, les élus de cet état sont à la solde des lobbies de la chasse et de l’élevage et il est fort probable que toutes ces lois seront votées.

Les défenseurs des loups sur le terrain sont mobilisés contre ces lois. Et l’arme la plus efficace, c’est toujours l’argent. Or, le tourisme représente plus de 3.77 milliards de dollars pour le Montana. 12.6 millions de personnes visitent l’état chaque année. L’objectif est donc de prévenir les responsables que si ces lois anti-loups sont votées, les touristes que nous sommes ne viendront plus au Montana – avec des pertes substantielles pour l’industrie touristique locale.  Il s’agirait simplement d’envoyer un e-mail aux contacts suivants :
– le gouverneur du Montana
– la chambre de commerce
– l’office du tourisme

Pour leur signifier que vous ne projetez pas de séjour touristique tant que les loups ne seront pas protégés.

Si vous pouvez écrire en anglais, n’hésitez pas.

  1. Commencez votre e-mail avec une formule de politesse

Exemple : Cher Gouverneur Gianforte, ou cher Mr. Osterman, ou chère Mme Pelej

Example: Dear Governor Gianforte, or Dear Mr. Osterman, or Dear Ms. Pelej

Greg Gianforte,

Gouverneur, Etat du Montana

governor@mt.gov

Scott Osterman

Directeur, Département du Commerce

scott.Osterman@mt.gov

Jenny Pelej

Administrateur de Division, Office du Tourisme et du Développement des Affaires

jpelej@mt.gov

2. Utilisez un sujet d’e-mail tel que :

Je veux visiter le Montana et y voir des loups

I plan to visit Montana to see wolves

Je vais au Montana pour voir des loups

I go to Montana to see wolves

Les loups du Montana sont importants pour moi

Wolves in Montana are important for me

3. Immédiatement, et respectueusement, indiquez votre opposition aux lois anti-loups

J’écris pour m’opposer aux lois anti-loups qui sont introduites en ce moment dans la legislature du Montana.

I oppose the anti-wolf bills making their way through the Montana legislature

4. Ecrivez le corps de votre e-mail

Si vous pensez fortement que vous ne visiterez jamais le Montana si ces lois sont adoptées, alors votre e-mail pourrait être aussi courte que :

Je ne visiterai pas le Montana si ces lois anti-loups sont votées”

I will not visit Montana if these anti-wolf bills pass”

Votre e-mail n’a pas besoin d’être longue pour avoir de l’impact.

Expliquez pourquoi les loups sont importants pour vous

Ajoutez une anecdote personnelle si vous en avez une

5. Terminez votre e-mail avec un rappel que vous opposez les lois anti-loups

6. Remerciez votre correspondant pour leur temps et leur attention, et terminez par une formule de politesse.

Quelques arguments

Le tourisme est important pour l’économie du Montana

Les dépenses des visiteurs au Montana dans les stations service, restaurants, boutiques, hotels et guides accompagnateurs ont un effet non négligeable sur l’économie du Montana. L’industrie touristique crée des emplois et fait baisser le montant des taxes pour les résidents de l’état.

En 2019, plus de 12.6 million de visiteurs au Montana ont :

  • dépensé 3.77 milliards de dollars dans l’état

  • aidé 53,120 emplois

  • généré 265 millions de dollars de taxes locales

  • fait décroître les impôts de chaque contribuable du Montana par plus de 626 dollars

  • payé des taxes de séjour qui aident au fonctionnement des parcs de l’état, ainsi que de la Montana Historical Society et de la Montana Heritage Commission.

En 2019, 5.5 millions de personnes ont visité les parcs du Montana

  • ont dépensé 640 millions de dollars dans les régions autour des parcs

  • aidé 9,620 emplois

  • apporté 892 millions de dollars à l’économie de l’Etat

AVES France devient partenaire du média « Lettres d’une génération » et lance un CONCOURS DE LETTRES.

Tu as entre 15 et 25 ans et tu es soucieux de la cause animale et de la protection de notre planète ?

Écris une lettre au loup, à l’ours, au renard, aux chasseurs, aux bergers, aux promeneurs, aux cirques, à la ministre de la transition écologique… et envoie-la à lettresd1generation@gmail.com

Une lettre sera publiée chaque saison sur nos deux médias et les autres lettres seront publiées sur lettresdunegeneration.com !

AVES France se réserve même le droit d’attribuer un cadeau aux Lettres Coup de coeur !

+ d’infos sur www.lettresdunegeneration.com

Participez à une grande expérience participative sur les ours en peluche !

Les Peluchologues de Mission Nounours ont besoin de vous pour répondre une étude scientifique de Peluchologie sur la perception des nounours par le grand public. Cette expérience est organisée par une équipe du service Culture Scientifique de l’Université de Montpellier et des chercheurs du CNRS, de l’IRD et de l’Université Paul Valéry Montpellier 3. Il s’agit de remplir un questionnaire en ligne qui ne vous prendra qu’une dizaine de minutes.

A vous de jouer ici : https://www.biodiful.org/#/nounours

Merci d’aider vos enfants s’ils ont moins de 8 ans … et de bien lire les questions (elles changent entre les jeux).

Merci de partager ce lien dans vos réseaux, amis, famille, collègues … L’équipe des Peluchologues de Mission Nounours ont besoin d’un grand nombre de réponses dans toutes les catégories d’âge, etc. Les enfants sont plus que bienvenus bien mais ce questionnaire s’adresse aussi aux adultes ! 

Merci d’avance pour votre aide !

Marchés d’animaux sauvages vivants, santé animale et humaine et protection de la biodiversité

À l’initiative de la Born Free Foundation, AVES France a co-signé cette lettre ouverte pour demander la fermeture des marchés d’animaux sauvages, régulièrement suspectés lors des épidémies, comme actuellement avec le coronavirus.

Lettre ouverte au :

Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur Général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
Dr Monique Eloit, Directrice Générale de l’Office International d’épizoologie (OIE)
Inger Andersen, Directeur excécutif du Programme Environnement des Nations Unies (UNEP)

Marchés d’animaux sauvages vivants, santé animale et humaine et protection de la biodiversité

Chers collègues, 

Nous vous écrivons pour vous exhorter à encourager fermement les gouvernements du monde entier à introduire et à appliquer une législation pour fermer les marchés de faune sauvage, en particulier ceux où le commerce d’animaux vivants est courant, et à introduire des mécanismes conçus pour réduire de manière significative et démontrable la demande d’animaux sauvages vivants et de produits dérivés.


On trouve dans de nombreux pays des marchés vendant des animaux sauvages. Cependant, la croissance rapide des populations humaines, l’accès accru aux zones fauniques les plus reculées grâce à des changements dans l’utilisation des terres et le développement des infrastructures, une augmentation du revenu disponible, une urbanisation croissante et la nature changeante de la demande, ont entraîné l’expansion rapide et la commercialisation de ces marchés. , augmentant les risques pour la santé humaine et animale, compromettant le bien-être animal et soumettant la biodiversité à une pression non durable.


L’épidémie actuelle de coronavirus qui sévit dans certaines parties de la Chine proviendrait de la faune sauvage et pourrait avoir été transmise aux populations via les marchés de faune sauvage de la ville de Wuhan, bien que la source précise de l’infection humaine n’ait pas encore été définitivement établie. Au moment de la rédaction du présent document, des dizaines de milliers de personnes auraient été exposées, des centaines sont mortes et le virus s’est propagé dans au moins 25 pays. Il est à noter qu’un groupe de 19 éminents chercheurs de l’Académie chinoise des sciences, de l’Institut de virologie de Wuhan et des meilleures universités du pays, ont appelé le gouvernement chinois à sévir contre les marchés de faune sauvage tels que celui au centre de l’épidémie de Wuhan. Le gouvernement a répondu en annonçant une interdiction temporaire du commerce des animaux sauvages et la fermeture de tous les marchés d’animaux sauvages à travers le pays, et il a été demandé que ces mesures soient rendues permanentes.

Les épidémies mondiales précédentes ont également été associées aux marchés d’animaux sauvages. Le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) qui, en 2002-2003, a causé plus de 8 000 contaminations humaines dans 17 pays et près de 800 décès, se serait propagé à l’homme via des mammifères sauvages couramment commercialisés vivants sur les marchés chinois. On pense également que les épidémies de virus Ebola en Afrique occidentale et centrale proviennent de chauves-souris, les primates et autres mammifères sauvages étant considérés comme des hôtes intermédiaires par lesquels les gens ont été infectés ; bon nombre de ces animaux sont également commercialisés vivants sur les marchés d’animaux sauvages des pays dans lesquels les foyers sont apparus.

La fermeture des marchés de faune sauvage pour protéger la santé humaine a un précédent. En 2005, l’Union européenne a interdit l’importation de la plupart des espèces d’oiseaux sauvages capturés vivants, principalement pour réduire le risque d’introduction du virus de la grippe aviaire. Des rapports ultérieurs suggèrent que cette action a eu un impact significatif sur le commerce mondial d’oiseaux vivants.


Le commerce des espèces sauvages ne menace pas seulement la santé humaine ; c’est aussi un contributeur majeur au déclin mondial de la faune et de la biodiversité. Selon l’évaluation mondiale de la biodiversité publiée par l’IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services) en 2019, le déclin de la nature est « sans précédent dans l’histoire humaine », avec un million d’espèces menacées d’extinction. L’exploitation directe est identifiée comme le deuxième moteur de perte de biodiversité, derrière les changements dans l’utilisation des terres et des mers. Le rapport a décrit la réponse mondiale actuelle à cette crise comme insuffisante, a insisté sur le fait que « des changements transformateurs » sont nécessaires pour restaurer et protéger la nature, et a affirmé que « l’opposition des intérêts acquis peut être surmontée pour le bien public ».


L’extraction d’animaux sauvages pour le commerce national et international constitue une part importante de l’exploitation directe identifiée par l’IPBES. Dans de nombreux pays, les animaux sont prélevés dans la nature pour être abattus sur les marchés ou échangés vivants afin d’approvisionner les restaurants, les installations touristiques, la demande internationale vaste et croissante d’animaux de compagnie exotiques et à d’autres fins. Dans certains pays, les animaux domestiques, y compris les chiens et les chats, sont également commercialisés en direct sur les marchés de cette manière, avec des risques associés pour la santé et la sécurité humaines. Ces activités ont de graves conséquences négatives sur le bien-être de plusieurs millions d’animaux.


S’attaquer au commerce des espèces sauvages entraîné par ces marchés et à la demande d’animaux sauvages vivants ou de parties et de produits qui en dérivent, pose des défis sociaux, culturels et économiques. Néanmoins, nous vous exhortons à considérer le risque que ces mêmes défis soient beaucoup plus importants si la cause profonde des épidémies telles que la crise actuelle du coronavirus ne parvient pas à être résolue. Une action mondiale pour freiner durablement le commerce contribuera à réduire considérablement les risques de futures épidémies de maladies infectieuses tant chez les espèces sauvages que chez les humains, et contribuera dans une certaine mesure à faire face à la menace qui pèse sur les animaux individuels et sur la biodiversité au sens large par l’exploitation directe.


Nous vous exhortons donc à engager vos organisations à travailler avec les gouvernements du monde entier, dans le but de mettre fin à l’exploitation des animaux sauvages à des fins commerciales, de fermer les marchés qui font le commerce d’animaux vivants et de réduire la demande commerciale d’animaux vivants pour l’alimentation et à d’autres fins, y compris à partir de spécimens élevés en captivité.


Merci de votre attention sur cette question importante.

David van Gennep, Chief Executive Officer, AAP Animal Advocacy and Protection Pei F Su, Chief Executive Officer, ACTAsia
Maria Mossman, Founder, Action for Elephants
Josphat Ngonyo, Executive Director, Africa Network for Animal Welfare
Liz White, CEO, Animal Alliance of Canada
Jan Creamer, President, Animal Defenders International
Wolf Gordon Clifton, Executive Director, Animal People
Brigita Kymantaitė, Director, Animal Rights Protection Organisation Lithuania Cathy Liss, President, Animal Welfare Institute
Marco Ciampi, President, ARCA Brasil Humane Society
Christophe Coret, President, AVES France
Dominic Dyer, Chief Executive, Badger Trust
Ms Kit Stoner, Chief Executive, Bat Conservation Trust
Koen Cuyten, Project Manager, Bears in Mind
Dr Mark Jones, Head of Policy, Born Free Foundation
Mia MacDonald, Executive Director, Brighter Green, USA
Chris Mercer, Director, Campaign Against Canned Hunting
Mrs Ericka Ceballos, CEO, CATCA Environmental and Wildlife Society, Canada Christine Grandjean, CEO, C’est Assez!
Atty. David Kaplan, President, Cetacean Society International

Mrs and Mr CJ and Luis Muñoz, Executive Directors, Chelui4lions, Spain
Tozie Zokufa, Regional Coordinator, Coalition of African Animal Welfare Organisations (CAAWO)
Alexandra Morette, Director, Code Animal
Dr Angela Wright, Chief Scientific Adviser, Compassion in World Farming
Eva Filipczykova MSc, PhD Candidate, Czech University of Life Sciences, Prague
Piet Wit, Secretary, Daridibó, Guinea Bissau
Karen Botha, Chief Executive Officer, David Shepherd Wildlife Foundation
Bob Dreher, Senior Vice-President Conservation Programs, Defenders of Wildlife
James Bruckner, Head of Species Protection Department, Deutscher Tierschutzbund
Diederik Visser PhD, Chair, Dutch Gorilla Foundation
Dr Femmie Smit, Program Manager Wildlife, Dutch Society for the Protection of Animals (Dierenbescherming)
Michele Pickover, Director, EMS Foundation
Wu Hung, Chief Executive Officer, Environment & Animal Society of Taiwan (EAST)
Debbie Banks, Campaign Leader Tigers & Wildlife Crime, Environmental Investigation Agency
Reineke Hameleers, CEO, Eurogroup for Animals
Miriam Martinez, Wildlife Programme Manager, Fundación FAADA
Dr Henk Smit, Chai, FONA Conservation, The Netherlands
Hedia Baccar, Advisor for MENA and Francophone Africa, Fondation Franz Weber Teresa M. Telecky PhD, Vice President Wildlife, Humane Society International Shirley McGreal, Founder, International Primate Protection League
Stephen A Wiggins, Founder, International Wildlife Bond
Dr Andrew Kelly, CEO, Irish Society for the Prevention of Cruelty to Animals ISPCA

Motokazu Ando, President, Japan Wildlife Conservation Society
Louis Schweitzer, President, La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences
Martin Sims, Director of Investigations, League Against Cruel Sports
Hans de Iongh, Chair, Leo Foundation, The Netherlands
Jenny Desmond, Founder, Liberia Chimpanzee Rescue & Protection
Caroline Ruane, CEO, Naturewatch Foundation
Dr Karin Hartman, Field Director/Researcher, Nova Atlantis Foundation Portugal
William Rossiter, Vice President, NY4WHALES
Courtney S. Vail, Director of Strategic Campaigns, Oceanic Preservation Society (OPS)
Jim Ries, President, One More Generation Bob Elliot, Director, OneKind
Ms Kim PS DA Ribeira, Director, Outraged South African Citizens Against Poaching OSCAP
Dr Gregg Tully, Executive Director, Pan African Sanctuary Alliance (PASA) Jill Nelson, Chief Executive, People’s Trust for Endangered Species
Dr Marion Garai, Pro Elephant Network
Dr Sandra Altherr, Co-Founder, Pro Wildlife Germany
Amal el Bekri, General Secretary, RAPAD Maroc Charlotte Nithart, Director, Robin des Bois
Adam Grogan BSc MCIEEM, Head of Wildlife, Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals RSPCA
Kati Pulli, Executive Director, SEY Animal Welfare Finland
Will Travers OBE, President, Species Survival Network
Simone Eckhardt, Director, SPOTS (Save and Protect Our TreasureS) Ron van der A, Chairman, Stichting Painted Dog Conservation

Carine Bambara, Senior Manager Global External Affairs, The Brooke
Leif Cocks, President, The Orangutan Project
J Brand MSc, Coordinator, Trésor Foundation, The Netherlands
Professor Claudio Sillero, Professor of Conservation Biology, University of Oxford Gerald Dick, Chief Programmes Officer, Vier Pfoten International
Andrew N Rowan DPhil, President, WellBeing International
Chris Butler-Stroud, Chief Executive Officer, Whale and Dolphin Conservation Belinda Wright OBE, Executive Director, Wildlife Protection Society of India Jessica Bridgers, Executive Director, World Animal Net
Kate Nustedt, Programme Director Animals in the Wild, World Animal Protection Robert Laidlaw, CEO, Zoocheck Canada

En finir avec les montreurs d’ours, ce n’est pas un sprint. C’est une course de fond.

On ne va pas se mentir. La semaine dernière, vous n’avez pas trouvé sur notre site d’article annonçant la mort de l’ours Micha. C’était trop dur pour moi. Perdre Micha, c’était une défaite. Ma défaite. Mon échec. Une claque. Cet ours, le dimanche 8 septembre 2019, était à quelques mètres de moi et malgré un contrôle ONCFS effectué à la demande d’AVES France et de 30 millions d’amis, Micha est reparti avec ses dresseurs. J’avais déjà filmé Micha plusieurs fois en 2015 et 2016 et son état de santé s’était clairement dégradé. Il était tellement fatigué que je m’étais persuadé que les agents allaient procéder à une saisie immédiate, que Micha pourrait être placé dans un refuge en sécurité…  Partir de Racquinghem en le laissant aux mains de ses tortionnaires était vraiment douloureux, traumatisant pour Stéphanie et moi. Mais une association n’a pas de pouvoir de police et nous ne pouvions malheureusement rien faire de plus.

La victoire a cent pères, mais la défaite est orpheline. John Fitzgerald Kennedy

De retour à Rouen, j’ai transmis nos images au Ministère de la transition écologique et solidaire. Les montreurs d’ours, on les connaît bien chez AVES France. C’est un sujet sur lequel nous avons décidé de nous spécialiser il y a de nombreuses années, puisque peu d’associations s’y intéressaient. La Fondation Brigitte Bardot est une des seules structures qui dénonçait régulièrement les spectacles à nos côtés. Tout le travail que nous avons mené pendant ces années, les images recueillies lors des « spectacles », les données accumulées sur les ours, les témoignages qui nous ont été confiés, nous ont enfin permis de lancer l’alerte et d’obtenir une réaction de la part d’Elisabeth Borne. Les images tournées par One Voice chez les Poliakov ont permis d’accélérer encore les choses. Pourtant, les images des geôles n’étaient pas nouvelles. Des photos des ours dans leurs prisons de béton nous avaient été confiées il y a plusieurs années par un lanceur l’alerte et nous les avions transmises aux autorités. Il faut croire qu’à l’époque, les conditions n’étaient pas réunies pour faire éclater le scandale. La DDPP nous demandait de regarder ailleurs. Le parquet classait les plaintes sans suite. Et l’état de santé des ours pouvait lentement se dégrader. (A relire : Ours Micha : en 2016, nous dénoncions déjà l’inaction des pouvoirs publics).

En finir avec les montreurs d’ours, c’est une course de fond… pas un sprint.

Si aujourd’hui tout le monde veut s’approprier les avancées obtenues sur le cas des Poliakov, je vais me permettre un petit rappel.

Il y a deux ans, AVES France a décidé de rejoindre Convergence Animaux Politique. J’ai déjà eu l’occasion de vous expliquer combien cette collaboration a été importante, puisqu’elle nous a donné les clefs pour mettre en place un lobbying efficace pour dénoncer l’exploitation des ours et des loups dans les fêtes médiévales. Longtemps nous avons cru que notre association était « trop petite » pour se lancer dans une telle entreprise, mais les rencontres organisées par CAP, les tête-à-tête avec les députés, ont rapidement permis d’obtenir des questions écrites et même une proposition de projet de loi, mettant une saine pression sur le ministère, pour le pousser à se saisir du sujet.

Il y a 8 ans, nous n’avions pas été invités à participer à la rédaction de l’arrêté du 18 mars 2011. Les dresseurs d’ours en avaient profité pour faire passer des exceptions scandaleuses favorisant leur business au détriment du bien-être de leurs animaux. Notre participation à la mission ministérielle sur le bien-être animal (en 2019) a été l’occasion de dénoncer l’arrêté du 18 mars 2011 et de marteler qu’il fallait en finir avec l’exploitation des ours et des loups pour le divertissement. Avec l’aide de la Fondation Brigitte Bardot, j’ai pu rencontré les responsables de Four Paws et obtenir de leur part une lettre dans laquelle ils se sont engagés à accueillir tous les ours actuellement exploités en France dans des spectacles, dès l’obtention d’une loi interdisant cette activité.

Cet été, la collaboration sur le dossier des montreurs d’ours avec Paris Animaux Zoopolis a permis de faire exploser la médiatisation de ce sujet. De très nombreux médias se sont fait l’écho de nos demandes d’annulation de l’exploitation des ours Lutchak, Valentin, Kilian… La question de l’interdiction des « montreurs d’ours » est devenue une question de société au même titre que celle des animaux sauvages dans les cirques.

Parce que je crois viscéralement au travail collectif, AVES France a rédigé le 24 août 2019 une lettre pour rappeler à Elisabeth Borne qu’il faut en finir avec ces spectacles d’un autre âge. Ce courrier a été co-signé par 21 structures : Animals Asia France, Association Stéphanoise Militants Animalistes Sainté, AVES France, Bears in Mind, CACH, C’est assez !, Chapter Animals, Code Animal, Collectif Animalistes 43, Collectif Chats 100% stérilisation obligatoire, Comité ADDA (Ardèche/Drôme Défense-Animale), Education Ethique Animale, Evolution Condition Animale, Fondation 30 millions d’amis, Fondation Brigitte Bardot, FOUR PAWS, La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences (LFDA), Paris Animaux Zoopolis, Parti animaliste, Radio Parole d’animaux, SPA – Société Protectrice des animaux.

Suite au placement de Micha au zoo-refuge La Tanière, AVES France a proposé un nouveau courrier commun adressé à la Ministre, Elisabeth Borne, le 14 septembre 2019, lui demandant de saisir sans délai tous les animaux détenus par les Poliakov. 2 mois plus tard, suite à la mort de Micha, nous avons une fois de plus réuni nos partenaires afin de publier une Lettre ouverte à Elisabeth Borne, dans laquelle nos organisations demandaient à nouveau la saisie de l’ensemble des animaux du couple de dresseurs Poliakov-Bruneau.

Parallèlement, plus de 2.000 e-mails ont été envoyés au Préfet du Loir-et-Cher par des particuliers pour lui demander d’agir, et notamment en retirant le certificat de capacité des Poliakov.

Vers une Loi Micha ?

Lundi 25 novembre 2019, Elisabeth Borne et le Préfet du Loir-et-Cher ont annoncé que les ours Bony et Glacha vont être placés dans un centre adapté afin d’y recevoir des soins. C’est une avancée majeure, puisqu’il y a encore quelques jours, le Préfet refusait d’envisager une saisie des ours et même de parler de maltraitance. C’est une nouvelle victoire collective !

De nombreux commentaires disent déjà sur les réseaux sociaux que ce n’est pas une saisie. Que les ours pourront être rendus aux Poliakov. Qu’il n’y a pas de quoi se réjouir et que les autres animaux détenus par le couple ne sont pas concernés par ce courrier.

Aujourd’hui, cette petite victoire est le fruit de nombreuses années de travail bénévole, quasi quotidien. Certes, le combat est loin d’être gagné, mais je crois que nous avons le droit de souffler quelques heures et de savourer cette annonce avant de repartir au front. Nous savons que cette décision ne règlera pas tous les problèmes. Nous en sommes conscients. Il fallait une décision urgente pour sortir les ours de chez les dresseurs. Nous l’appelions de nos voeux. C’est chose faite. Demain, nous monterons encore au créneau pour obtenir la libération des autres animaux détenus par le couple Poliakov-Bruneau. Nous déposerons des plaintes, non pour obtenir des dommages et intérêts, mais pour obtenir le retrait définitif du certificat de capacité des Poliakov et qu’ils ne puissent plus jamais exploiter d’animaux. Puis nous retournerons aux fourneaux pour obtenir l’interdiction des spectacles ayant recours à des ours ou des loups sur l’ensemble du territoire, comme nous le demandons depuis des années. Je sais que « c’est trop lent », que « ça ne va pas assez vite ». Mais croyez bien que nous donnons tout ce que nous avons pour obtenir le placement de tous les ours dans des sanctuaires… et un jour de tous les animaux sauvages captifs exploités pour le divertissement.

Quoi qu’il en soit, rappelez-vous que chaque avancée pour les animaux est le fruit du travail acharné d’associations, de bénévoles, d’anonymes, d’avocats, de tout un tas d’acteurs complémentaires. AVES France continuera de travailler avec toutes les structures qui partagent cette philosophie de l’action collective et qui se respectent. ✊

Lettre ouverte à Elisabeth Borne. Suite à la mort de l’ours Micha, nos organisations demandent la saisie de l’ensemble des animaux du couple de dresseurs Poliakov-Bruneau.

Madame la Ministre,

Dans un courrier daté du 18 septembre 2019, nos organisations ont souhaité vous remercier pour votre réactivité suite aux révélations sur les conditions de détention et d’exhibition des ours du couple de dresseurs Poliakov-Bruneau. Grâce à votre intervention, l’ours Micha a pu bénéficier de soins adaptés. Malheureusement, comme vous le savez, ce sauvetage a été trop tardif et n’a pu empêcher une issue fatale, puisque Micha est décédé le 12 novembre 2019 au zoo-refuge La Tanière. L’examen a révélé de nombreuses tumeurs notamment au niveau du cerveau. Micha devait souffrir depuis longtemps. Trop faible à l’issue des examens, Micha ne s’est pas réveillé de son anesthésie…

L’état sanitaire dramatique dans lequel Micha est arrivé à La Tanière prouve que les Poliakov ne sont plus aptes à détenir des animaux. Ce triste évènement illustre les défaillances du système, puisqu’un vétérinaire a produit un rapport 48h avant la présentation de Micha à Racquinghem le dimanche 8 septembre 2019, considérant que l’ours — pourtant malade et épuisé — était apte à être présenté en public.

Suite à la mort de Micha, nous réitérons notre demande de retrait à titre conservatoire du certificat de capacité du couple Poliakov/Bruneau, comme le prévoit la circulaire DNP/CFF N°2008-2 du 11/04/08, ainsi que le placement en urgence de tous leurs animaux dans des structures adaptées. L’article 6.2 consacré aux « Sanctions – Retrait du certificat de capacité » précise que »le certificat de capacité d’une personne responsable de l’entretien des animaux d’espèces non domestiques peut être suspendu ou retiré, en application de l’article R. 413-7, si son titulaire a fait preuve de carences dans l’entretien des animaux d’espèces non domestiques démontrant son inaptitude et jugées suffisamment importantes pour qu’il convienne dans un souci de prévention, de lui retirer l’autorisation lui permettant d’assurer la responsabilité de l’entretien des animaux au sein de l’établissement où il exerce ou dans un autre. La procédure de suspension ou de retrait est conduite par le préfet du département dans lequel les carences du titulaire du certificat de capacité ont été constatées. Il convient de noter que le préfet qui retire ou suspend le certificat de capacité n’est pas nécessairement celui qui l’a délivré. »

Madame la Ministre, nous ne pouvons pas fermer les yeux sur toutes les négligences de ces dresseurs et laisser mourir les autres animaux dans leurs cachots ! Leur situation administrative et financière démontre leur incapacité à prendre soin de leurs pensionnaires et font courir des risques à l’ensemble des animaux qu’ils détiennent. Nous vous prions de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour obtenir la saisie rapide et définitive des deux ours, du singe magot et des autres animaux, afin de les placer dans des refuges adaptés.

Nous espérons que la mort de Micha vous permettra de comprendre l’urgence de la situation pour les ours encore exhibés dans notre pays et plus largement pour les animaux sauvages exploités dans des spectacles, afin que vous puissiez prendre des mesures proportionnées aux souffrances qu’ils endurent. Alors que les vétérinaires tentaient hier de sauver l’ours Micha, deux de nos organisations remettaient à Aurore Bergé et Laetitia Romeiro Dias l’appel de 168.082 personnes qui demandent aux pouvoirs publics d’agir pour sauver les ours les plus malheureux de France. Nos concitoyens sont donc très nombreux à attendre une décision forte de votre part.

Nous vous remercions pour votre attention et vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de notre haute considération.

Animals Asia France
Animal Cross
AVES France
Bears in mind
C’est assez !
Chapter Animals
Code animal
Comité ADDA (Ardèche/Drôme Défense-Animale)
Convergence Animaux Politique
Éducation Éthique Animale
Ensemble pour les Animaux
Évolution Condition Animale
Fondation 30 millions d’amis
Fondation Brigitte Bardot
FOUR PAWS International
Info Végane
La Ligue des Animaux
La SPA – Societe Protectrice des animaux
Paris Animaux Zoopolis

Photo de couverture : Stéphanie Lefebvre pour AVES France. Montage RAO.

-> Interpelez le préfet du Loir-et-Cher pour demander le retrait du certificat de capacité des dresseurs et la saisie à titre conservatoire de l’ensemble de leurs animaux : https://www.aves.asso.fr/2019/11/cyber-action-liberons-les-animaux-des-poliakov-ours-bony-et-glasha-singe-mina-perroquets/

° CELSIUS : la galerie IDA MÉDICIS expose les ours polaires de Sophie Larroche

Du 26 novembre 2019 au 1er janvier 2020, les ours polaires de l’artiste Sophie Larroche seront exposés à la galerie IDA MÉDICIS, 9 rue de Médicis à Paris. AVES France vous invite au vernissage qui aura lieu le mercredi 4 décembre 2019 à partir de 18h30 en présence de l’artiste (contactez-nous pour obtenir votre invitation).

Le projet Celsius.

Celsius, dont le nom réfère à la dangereuse ascension des degrés de la planète, est né d’une rencontre artistique entre la galerie IDA MEDICIS et l’artiste Sophie Larroche.

L’Art comme puissant messager.

La galerie et l’artiste ont pour souhait commun de réunir leurs activités au profit d’une cause fondamentale, la sensibilisation autour du réchauffement climatique. Leurs médias sont l’Art, l’esthétique, le ressenti immédiat, sans moralisation et sans discours.

Face au travail de cette sculptrice, de majestueux ours polaires sont mis en scène dans dans leur vie quotidienne : sculptés dans la terre ou formés en porcelaine, l’animal se laisse observer en train de s’étirer, nager ou encore de regarder avec inquiétude sa petite parcelle de banquise.

Aux interrogations que ces oeuvres suscitent, l’exposition incite chacun, collectionneurs ou novices, à se sentir concerné par la cause environnementale et à investir dans l’Art en mêlant plaisir et acte citoyen.

Unissons nos voix.

L’Artiste Sophie Larroche et la Galerie IDA MEDICIS collaborent avec l’Association AVES France afin de reverser une part du prix de vente des oeuvres à la protection des Ours Polaires.

Adopter une sculpture.

Le lien entre l’ours et l’humain est affectif et émotionnel ; incarnant le réconfort et la douceur, l’animal fait indéniablement appel à notre enfance. Nous parlons d’adoption comme symbolique du sauvetage de l’espèce menacée : il s’agit ici de la rencontre de deux histoires. Celle de l’animal sauvage et de l’individu qui se fait protecteur.

Offrir de l’Art, offrir un symbole.

L’exposition « Celsius », du 26 novembre 2019 au 1er janvier 2020, ne s’inscrit pas par hasard dans la période de fin d’année, propice aux plaisirs, aux résolutions et à la bienveillance. IDA MEDICIS envisage d’associer une nouvelle dimension au cadeau de fin d’année: s’offrir ou offrir à un proche une œuvre d’art porteuse d’un message fort. Convertir un acte de consommation en un acte citoyen qui trouve une résonance toute particulière chez son destinataire et permet de transmettre l’histoire de cette œuvre, sa symbolique, sensibiliser le receveur à sa cause.

Changer la donne, pour l’éternité.

L’achat d’une œuvre d’art est un investissement dans le temps. L’œuvre perdure, prend de la valeur tout en traversant les années. Et si nous contribuions au même avenir de notre planète ?

Adopter le seigneur de l’Arctique n’est pas un simple plaisir de consommation. De la contemplation à l’envie d’agir, l’investissement devient moral.

Contactez-nous pour obtenir votre invitation pour le vernissage, mercredi 4 décembre 2019 à partir de 18h30, en présence de l’artiste !

 

La maire de Valaire convoquée au tribunal administratif

Lors de la précédente mise à jour de cette pétition, vous avez été très nombreux à manifester votre soutien à l’initiative de Catherine Le Troquier, maire de la commune de Valaire qui a décidé de prendre un arrêté interdisant la pratique du déterrage sur sa commune. Vos messages démontrent l’intérêt que les citoyens portent à la défense des espèces persécutées et cruellement chassées.
Cet arrêté n’est cependant pas du goût de la préfecture du Loir-et-Cher qui a demandé à la maire de Valaire de le retirer faute de quoi elle serait contrainte de s’en expliquer au tribunal devant le juge des référés. Suite à son refus de retirer l’arrêté contesté par la préfecture, Catherine Le Troquier est convoquée au Tribunal administratif d’Orléans le mercredi 23 octobre à 14h00. Voici son communiqué :

COMMUNIQUÉ :
Maire de Valaire, j’ai pris un arrêté le 13 septembre 2019 interdisant la vénerie sous terre du blaireau sur la commune pour la période de chasse 2019-2020.
Le déterrage est une chasse extrêmement violente et déshumanisante. Ainsi, l’arrêté se limite strictement au refus d’une méthode de chasse aussi cruelle qu’inutile.
Le 26 septembre dernier, M. le Préfet de Loir-et-Cher m’a demandé – par recours gracieux – de bien vouloir retirer cet arrêté en se fondant sur sa compétence en matière de police de la chasse. Considérant les enjeux liés à la protection de la biodiversité sur le territoire de ma commune, comme la dimension éthique et morale du respect de la nature et de la dignité humaine, j’ai refusé de procéder à ce retrait.
Dans un courrier en date du 2 octobre 2019, j’ai exposé mes arguments au Préfet de Loir-et- Cher afin d’expliquer le maintien de l’arrêté municipal :
– L’état des populations des blaireaux, animaux nocturnes et discrets, est inconnu en Loir-et-Cher. L’argument de l’augmentation des populations n’est fondé sur aucune donnée scientifique ;
– Le rapport de l’ANSES publié le 30 août dernier confirme que le blaireau n’est pas un vecteur de la tuberculose bovine et que son impact sanitaire est très marginal ;
– Les dégâts agricoles sont extrêmement réduits. Ils sont par ailleurs facilement évitables (fils électriques, répulsifs);
– Enfin, l’argument de la « Passion » pour cette pratique barbare et dégradante, causant un immense préjudice à la nature, par la souffrance animale qu’elle engendre et la destruction d’habitats naturels qu’elle provoque, n’est pas recevable. « Il n’est plus temps de jouer chacun pour soi. »
Je suis donc aujourd’hui convoquée devant le Tribunal administratif d’Orléans pour défendre cet arrêté dans l’urgence. La séance est fixée ce 23 octobre à 14h00 en salle René Chapus.
Je souhaite par cette audience publique alerter sur cette méthode de chasse barbare et peu connue. Que ce recours permette, pour le moins, de sensibiliser la population à la défense de la nature. Je pense être dans mon rôle, en tant que Maire, en défendant la protection de notre patrimoine vivant, dont la fragilité est chaque jour rappelée par les scientifiques et dans les médias, et la sauvegarde de nos écosystèmes ruraux, qui doivent permettre une cohabitation en bonne intelligence entre hommes et nature.
Je fais confiance à la justice de mon pays pour dire que cet arrêté est fondé en opportunité en droit. Oui, les maires, comme tous les citoyens, ont l’obligation de défendre l’environnement ; et notre environnement, c’est aussi le patrimoine vivant. Une obligation qui nous est faite par notre Constitution ; notamment à l’article 2 de la Charte de l’environnement.
Ma conviction est que nous pouvons réfléchir, tous ensemble, à une nouvelle façon de considérer et de respecter notre patrimoine vivant, notre habitat, – notre maison commune -.
Notre patrimoine vivant nous appartient à tous, il n’y a aucune raison pour que quelques-uns se l’approprient afin de pouvoir le détruire en toute impunité.
Je remercie tous ceux qui m’ont exprimé, et m’exprimeront, leur sympathie et leur soutien.

Le Maire : Catherine Le Troquier

En conséquence de cette convocation, un soutien par la présence du plus grand nombre au TA d’Orléans le 23 octobre, citoyens et associations, est nécessaire pour montrer aux autorités administratives que les Français ne tolèrent plus cette pratique cruelle et injustifiée. D’avance, merci à celles et ceux qui le peuvent de venir soutenir Catherine Le Troquier pour son initiative.

AVES France organise le rassemblement devant le tribunal administratif d’Orléans, mercredi 23 octobre à 13h : https://www.facebook.com/events/2344662512513485/

La photo qui illustre cette publication est issue d’une pétition de l’ASPAS, association qui milite activement pour l’abolition du déterrage. Merci de la signer.

Texte issu de cette mise à jour de pétition