MONTREUR D’OURS : le maire de Virecourt ne fait pas la différence entre un animal sauvage et domestique. Pire, il cautionne le dressage et ses contraintes !

Plus de 28.000 personnes interpellent le maire pour faire annuler la venue de l’ours Valentin le 8 septembre 2019 (la pétition). 

Jeudi 5 septembre, le Maire de Virecourt a répondu par mail aux nombreux messages d’opposition à la venue de Valentin :

Bonjour à tous

Je me devais de répondre à tous les mails reçus en mairie autour de la présentation de Valentin, sereinement malgré les propos un peu acides de certains.

La Fête médiévale va avoir lieu ce Dimanche à VIRECOURT, avec toutes les animations prévues au départ, dont la présentation de l’ours Valentin, qui à ma connaissance n’est pas plus mal traité que certains autres animaux, qui à force de dressages et de contraintes, sont, de sauvages, devenus domestiques.

Je vous rejoins tous, dans votre démarche contre la souffrance animale. Mais la société ne changera qu’avec l’exemple que vous lui donnerez par votre comportement quotidien. Les manifestations stériles qui tournent quelques fois en pugilats entre les « pours » et les « antis », pugilats souvent stimulés par des fauteurs de troubles se mêlant aux manifestants de « pensée pure », n’apportent rien.

A mon avis si une manifestation quelconque vient perturber notre fête médiévale, bon enfant, cela se retournera fatalement contre les manifestants et leur cause.

Quoique vous fassiez ce weekend, faites-le dans la bonne humeur et la tolérance. Merci à tous

Yves THIEBAUT
Maire DE VIRECOURT

Alors que des Mairies comme Monflanquin ou Ferrières-en-Gâtinais nous ont reçus, nous regrettons que le Maire de Virecourt nous réponde 2 jours avant l’exhibition de Valentin avec de graves inexactitudes :

  • Les animaux domestiques ont été sélectionnés sur des milliers de générations (chevaux, chiens…).
  • Proposer aux Virecourtois de s’amuser devant un ours dressé à répéter chaque week-end les mêmes gestes contre des friandises n’est pas « bon enfant ». C’est nier le caractère sauvage de l’ours.
  • Concernant Valentin, il a le même patrimoine génétique que les ours libres. Il a donc les mêmes besoins (physiologiques, mentaux et sociaux). Mettre un animal sauvage dans une cage ou le dresser violemment n’en fera jamais un animal domestique !

Nous avons recommandé au Maire de Virecourt de lire attentivement la position de la Fédération des Vétérinaires Européens qui s’est positionnée sans ambiguïté : https://www.fve.org/cms/wp-content/uploads/FVE-position-on-the-travelling-circuses_adopted_FR.pdf 

AVES France et Paris Animaux Zoopolis demandent une loi pour en finir avec ces spectacles moyenâgeux en France.

INTERDISONS LES SPECTACLES D’OURS !

Nous demandons le placement des ours captifs dans de véritables refuges adaptés à leurs besoins.

AVES France et Paris Animaux Zoopolis ont participé à la mission ministérielle sur le bien-être des animaux sauvages captifs, lancée par le Ministère de la Transition écologique et solidaire : les deux associations souhaitent obtenir l’interdiction de ces spectacles.

AVES France et Paris Animaux Zoopolis ont demandé au Ministère de l’Ecologie que Valentin et tous les ours captifs soient placés dans de véritables refuges adaptés où ils auraient leur liberté de mouvement, de l’espace, un environnement très riche (végétation, rivières, grottes, arbres…), du calme, de la fraîcheur, des relations sociales avec des congénères lorsqu’ils le souhaitent ainsi qu’une nourriture adaptée. Bien entendu, les ours ne seraient pas dressés ou contraints de côtoyer des humains.

Au bout de plusieurs mois, les ours se remettent à hiverner !

Des ours au refuge de Zarnesti, en Roumanie.

AVES France et la Fondation Brigitte Bardot ont obtenu la garantie d’avoir des places disponibles pour tous les ours captifs (une petite dizaine) détenus par les montreurs d’ours en France. Four Paws gère des refuges pour les ours dont un en Allemagne et un autre en Suisse. Four Paws vient de lancer une campagne pour dénoncer l’exploitation des animaux sauvages dans les spectacles en Europe -> https://www.four-paws.org/campaigns-topics/topics/wild-animals/wildlife-tourism

 

Rappelons que 67% des Français-es sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques et spectacles itinérants (source IFOP 2019 pour 30 Millions d’Amis).

Suite à nos mobilisations, des Maires s’engagent à ne plus programmer d’animaux sauvages pour l’année prochaine.

C’est le cas de Ferrières en Gatinais (45), Monflanquin (47), Watten (59) et Thônes (74).

Un spectacle désastreux d’un point de vue pédagogique

Exhiber un ours dressé est désastreux d’un point de vue pédagogique. Le message envoyé aux enfants est qu’il est normal de dominer et d’asservir un animal (Valentin est tenu en laisse). Au contraire, c’est la bienveillance, le rejet de la violence et l’empathie envers les plus faibles qui devraient être mis en avant.
Dans le spectacle de Frédéric Chesneau, Valentin mange des chamallows ; c’est loin d’être le cas des ours, qui mangent notamment des baies, des racines ou du poisson. Les enfants n’ont pas sous les yeux le comportement d’un ours dans son milieu d’origine.

La captivité est contraire aux besoins fondamentaux des ours

Actuellement dans notre pays, une petite dizaine d’ours sont exploités dans les spectacles.

Encore légaux en France, ces spectacles sont interdits dans plusieurs pays d’Europe. La Fédération des Vétérinaires Européens recommande depuis 2015 à toutes les « autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe ». Même s’ils sont nés en captivité, ces animaux ont le même patrimoine génétique que les ours sauvages, et donc les mêmes besoins.

Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, « compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux » (FVE). Un spectacle d’ours représente toujours un danger pour le public, les conditions de représentation risquant de troubler la quiétude de l’animal et de le rendre potentiellement dangereux.

La législation actuelle ne prend pas en compte le bien-être des animaux, l’arrêté du 18 mars 2011 permettant aux dresseurs de maintenir leurs animaux jusqu’à quatre jours dans un van, une camionnette ou une remorque.

L’interdiction des ours dans les spectacles n’est qu’une question de temps

Une proposition de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups a également été déposée le 22 mai 2019 par un groupe de députés afin d’encadrer la fin de cette pratique moyen-âgeuse (http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion1969/(index)/propositions-loi).

Art et animaux : la fabuleuse exposition de Quentin Garel à Saint-Pierre-de-Varengeville (76)

Quentin Garel est un jeune artiste né en 1975 et il a de l’or entre les mains. Diplômé de l’école nationale supérieure des beaux-arts de Paris, il sublime la matière dans ses ateliers parisien et normand. Une petite partie de ses œuvres est actuellement exposée au Centre d’art contemporain de la Matmut à Saint-Pierre-de-Varengeville. Du Grand Art Animalier.

Quentin Garel trouble nos sens en réalisant des pièces magistrales en bois, qu’il reproduit en bronze avec une telle minutie qu’il est impossible de différencier les deux modèles sans les toucher.

Le plus émouvant dans la sculpture, c’est de découvrir tous les effets du bois qui effacent toutes les traces d’outils et alors apparaît vraiment le jeu entre le sujet et le matériau.

Chaque projet de sculpture commence par un travail préparatoire sur papier. Il réalise ces fresques gigantesques au fusain, qui deviennent finalement des œuvres à part entière. Ses « palimpsestes » montrent une superposition de sujets de face, de profil, tantôt esquisses ou dessins extrêmement détaillés avec des jeux d’ombres rendant les regards des animaux particulièrement envoûtants.

A sa manière, Quentin Garel nous fait prendre conscience de la beauté du monde animal.

Parmi tous les animaux que j’ai sculptés, il y en a déjà deux qui sont des espèces en voie de disparition.

L’exposition, elle, disparaîtra le 6 octobre 2019. Alors courez-y vite. En plus, elle est gratuite.

Montreurs d’ours : la liste noire des villes de la honte à ne pas oublier pour les municipales de 2020

Certaines villes n’ont pas évolué depuis le moyen-âge. Pour leurs maires et les conseillers municipaux, il est tout à fait normal d’accueillir des spectacles ayant recours à des animaux sauvages, et notamment des montreurs d’ours.

  • 69% des Français se prononcent pourtant contre ces spectacles.
  • 89% des Français jugeant la cause animale importante, selon un sondage IFOP de 2019. (source : Collectif AnimalPolitique)
  • 38% déclarent que les propositions en faveur de la protection animale les inciteraient à voter pour un candidat.

Pour les élections municipales de 2020, AVES France vous invite à vous rappeler que les élus sortants des villes qui sont sur notre liste noire ont agit à l’encontre de nos valeurs en laissant se tenir sur leurs communes des spectacles de montreurs d’ours. Vous pouvez obtenir plus d’informations sur le classements des élus sur le site https://www.politique-animaux.fr/politiciens

Liste des villes par ordre alphabétique qui ont accueilli des montreurs d’ours en 2018 ou 2019 :

  • Andilly (74350) – Maire : Monsieur Vincent Humbert
  • Annoeulin (59112) – Maire : Monsieur Philippe Parsy
  • Bischwiller (67240) – Maire : Monsieur Jean-Lucien Netzer
  • Bormes-les-Mimosas (83230) – Maire : M. François Arizzi
  • Bourg-le-Roi (72610) – Maire : M. Philippe Martin
  • Briançon (05100) – Maire : M. Gérard Fromm
  • Chalindrey (52600) – Maire : M. Jean-Pierre Garnier
  • Châteaudun (28200) – Maire : M. Alain Venot
  • Chérisy (28500) – Maire : M. Michel Lethuillier
  • Duilhac sous Peyrepertuse (11350) – Maire : M. Sébastien Pla
  • Epinay-sous-Sénart (91860) – Maire : M. Georges Pujals
  • Epieds (27730) – Maire : Mme Ketty Revel
  • Ferrières-en-Gâtinais (45210) – Maire : M. Gérard Larcheron
  • Janvry (91640) – Maire : M. Christian Schoettl
  • La Chapelle d’Angillon (18380) – Maire : M. Joël Coulon
  • Laon (02000) – Maire : M. Antoine Lefevre
  • Le Bosc (34700) – Maire : M. Daniel Guibal
  • Leffond – Champlitte (70600) – Maire : M. Gilles Teuscher
  • Le Malzieu-Ville (48140) – Maire : M. Jean-Noël Brugeron
  • Les Ponts-de-Cé (49130) – Maire : M. Joël Bigot
  • Les Sables d’Olonne (85100) – Maire : M. Yannick Moreau
  • Lusignan (86600) – Maire : M. René Gibault
  • Monflanquin (47150) – Maire : Mme Nathalie Founaud-Veysset
  • Monfort-le-Gesnois (72450) – Maire : M. Paul Glinche
  • Montsaugeon (52190) – Maire : M. Jean-Pierre Couroux
  • Moulins-Engilbert (58290) – Maire : M. Frédéric Monet
  • Pérouges (01800) – Maire : M. Paul Vernay
  • Puy-en-Velay (43000) – Maire : M. Michel Chapuis
  • Saint-Léonard de Noblat (87400) – Maire : M. Alain Darbon
  • Saint-Péray (07130) – Maire : M. Jacques Dubay
  • Saint-Sauveur-le-Vicomte (50390) – Maire : M. Eric Briens
  • Saint-Sernin-sur-Rance (12380) – Maire : Mme Annie Bel
  • Sully-sur-Loire (45600) – Maire : M. Jean-Luc Riglet
  • Thônes (74230) : Maire : M. Pierre Bibollet
  • Tonnerre (89700) – Maire : Mme Dominique Aguilar
  • Trèbes (11800) – Maire : M. Eric Menassi
  • Villedieu-le-château (41800) – Maire : M. Jean-Yves Narquin
  • Virecourt (54290) – Maire : M. Yves Thiébaut
  • Vitrolles (13127) – Maire : M. Loïc Gachon
  • Watten (59143) – Maire : M. Daniel Deschodt
  • Wintzenheim (68124) – Maire : M. Serge Nicole

Une erreur ? Une omission ? Contactez-nous

Des dessins pour Valentin : les enfants contre la captivité des ours !

Expliquer aux enfants ce qu’est la captivité des animaux, leur apprendre l’empathie et le respect des êtres vivants est essentiel.

En tant qu’association de défense des animaux sauvages et luttant contre les spectacles ayant recours à des animaux sauvages captifs, AVES France lance un concours de dessins, avec Paris Animaux Zoopolis. Nous invitons petits et grands à participer à l’opération « Un dessin pour Valentin ». Choisissez un ours parmi les ours exploités en France et créez votre dessin ou votre composition (scrapbooking / créacollage). Vous pouvez montrer cet ours dans la situation que vous souhaitez, faire un parallèle entre la captivité et la liberté… laissez simplement votre créativité s’exprimer ! Vous pouvez également ajouter un slogan et la mention #UnDessinPourValentin et #ExigeonsUneLoi.

Publiez ensuite vos créations sur : 

  • Twitter avec le hashtag #UnDessinPourValentin #ExigeonsUneLoi @aves_france @ParisZoopolis @Elisabeth_Borme @Min_Ecologie
  • Facebook avec le hashtag #UnDessinPourValentin #ExigeonsUneLoi et publié dans notre album partagé https://www.facebook.com/pg/AvesFranceAsso/photos/?tab=album&album_id=2277036405723178
  • Vous pouvez nous envoyer votre création par mail à : undessinpourvalentin@aves.asso.fr
  • Si vous préférez, envoyez-nous vos créations par courrier :
    AVES France – 68E rue soeur Marie Ernestine – Sente de la Montagne – 76000 ROUEN

Les originaux qui nous parviendront seront ensuite envoyés au Ministère de la transition écologique et solidaire dans le but de montrer la mobilisation citoyenne contre l’exploitation des animaux sauvages dans les cirques et les spectacles itinérants.

Tout le monde peut participer (enfants et adultes) et certains d’entre vous recevront même un cadeau (bracelet Bearz, livre Le voyage d’Oregon, anciens numéros de notre revue A un poil d’ours…). 

Pour la fin de la captivité des animaux sauvages dans les cirques et autres activités de divertissement

Mercredi 3 juillet 2019, François de Rugy, ministre de la transition écologique et solidaire, a convié les acteurs des 4 groupes de travail (fourrure, zoos, delphinariums, cirques et spectacles itinérants) pour une réunion de restitution après deux mois de travaux.

Emilie de Marco, de la SPA, à pris la parole pour notre collège, au nom des 12 associations et fondations œuvrant pour l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques et les spectacles itinérants. Son discours reprend nos demandes, nos attentes et celles de nos militants. À la rentrée, nous publierons le document de synthèse remis au ministère. AVES France remercie toutes les associations et fondations qui ont participé à ces travaux et vous invite à lire ce discours.

Monsieur le Ministre d’Etat, Madame, Monsieur les Députés, Messieurs les élus, Mesdames et Messieurs,

Nos organisations de protection animale tiennent tout d’abord à vous remercier pour cette concertation sur la faune sauvage captive. En faisant écho à nos combats, elle a suscité beaucoup d’espoir ; nous attendons à présent des actes forts, à la hauteur de cet espoir et de nos attentes partagées avec les animaux mais également nos concitoyens.

En effet, la préoccupation pour la cause animale n’est pas l’apanage de nos seules organisations. Elle est devenue un enjeu de société et les attentes des Français, comme d’une part grandissante d’élus, sont considérables.
Conscients de notre responsabilité collective à l’égard des animaux et des souffrances qu’ils subissent sous différentes formes, les Français ne veulent plus d’une exploitation animale injustifiée et injustifiable, alors qu’existent des alternatives sans animaux. C’est ce qu’ils expriment dans de nombreux sondages mais également dans leur vote, comme en témoignent les résultats des élections européennes. Ils ne veulent plus que les intérêts de quelques individus nuisent à l’intérêt des animaux et à nos devoirs à leur égard.

Monsieur le Ministre d’Etat, vous l’avez dit en lançant cette concertation, “défendre la cause animale c’est servir le progrès humain” et “on ne peut plus aujourd’hui prétendre à l’humanisme sans prendre en compte pleinement le bien-être animal”. La France doit s’engager sur cette voie du progrès, pour une société plus juste, plus respectueuse et responsable. Il y a urgence. La France doit se donner les moyens d’agir concrètement, au-delà des discours incantatoires. Pour l’heure, nous ne pouvons que déplorer le retard de notre pays dans ce domaine, contrairement au nombre croissant de ceux qui se sont engagés pour une société plus juste à l’égard des animaux.

L’amélioration de la condition animale ne passera pas par l’agrandissement ou l’enrichissement de cages, des promesses à respecter des lois, que déjà nul n’est censé ignorer, et surtout des promesses non tenues, des interprétations anthropocentriques de ce que pourrait être ou devrait être le bien-être animal. L’amélioration de la condition animale passe par des mesures et des engagements forts, la prise en compte de leurs besoins et intérêts propres, de la réalité des situations, des alternatives existantes et des attentes de la société civile. Le rehaussement des réglementations existantes ne serait qu’un pis-aller insatisfaisant pour tous et inefficace pour apaiser les tensions sur le terrain.

C’est pourquoi, le collège des organisations de protection animale demande unanimement l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques, les spectacles de montreurs d’ours et de loups et dans toute autres activités de divertissement avec des animaux d’espèces non domestiques.

Notre demande ne se fonde pas sur une appréciation idéologique, mais sur des données scientifiques, notre expérience de terrain, en particulier dans les failles d’application de la réglementation actuelle, dans les attentes sociétales et politiques, dans les données pédagogiques et dans les enjeux de protection de la nature.

Sur le plan scientifique, il est incontestable que la vie d’un animal sauvage dans un cirque impose des conditions de détention, de transport, de dressage et de présentation au public susceptibles de causer des blessures physiques, des maladies ainsi que du stress, des troubles de comportements et des atteintes psychologiques. La Fédération des Vétérinaires d’Europe a ainsi recommandé, dès 2015, je cite, « à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants dans toute l’Europe, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate à leurs besoins physiologiques, mentaux et sociaux ».

Sur le plan réglementaire, nous constatons déjà que la réglementation est mal appliquée en pratique et que les décalages entre les textes et la réalité sont nombreux. En tout état de cause, ils ne pourront pas être corrigés par une augmentation des contrôles ou des normes.

Sur le plan sociétal, les attentes des Français sont réelles et ne s’arrêteront pas. La question n’est plus de savoir s’il faut prendre une mesure d’interdiction, mais quand et comment.

Sur le plan politique, les élus se mobilisent. Notamment au niveau local : en juin 2019, 361 communes avaient pris position et/ou demandent au Gouvernement une loi d’interdiction nationale. Chaque semaine, de nouvelles villes se prononcent via l’adoption d’un vœu symbolique et dénoncent les pressions qu’elles subissent des professionnels du cirque. Au niveau national, en 2 ans, ce sont 4 propositions de loi et pas moins de 38 questions écrites parlementaires qui vous ont été adressées sur ce sujet.

Par ailleurs, les arguments pédagogiques sont irrecevables. La présentation de numéros contre nature, dans une vision anthropocentrique autour des dresseurs, ne reflète en rien la grandeur et la beauté naturelles de ces animaux et encore moins leurs besoins de préservation. Elle est une présentation trompeuse du public, et en particulier des jeunes, quant au comportement naturel des animaux sauvages. C’est un spectacle de domination, de rapport de force qui peut conduire à légitimer la violence et la contrainte sur les animaux et n’appelle en rien au respect de l’animal, comme en attestent des études en psychologie sociale que nous vous avons transmises.

De même, nous contestons fermement les arguments de préservation des espèces. L’exploitation des animaux sauvages dans les cirques est au contraire une atteinte aux engagements de la France à défendre l’environnement et préserver la biodiversité. Comment peut-on s’engager d’un côté dans la lutte contre le braconnage d’éléphants et autres espèces protégées et de l’autre soutenir la présence d’éléphants ou de fauves dans des cirques dans lesquels ils sont entravés, contraints à des numéros contre nature et leur corps peut encore être exploité après leur mort ?

Pour toutes ces raisons, nous demandons l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques, les montreurs d’ours et de loups et autres activités événementiels, avec un plan pour accompagner les professionnels du cirque et trouver des solutions de sortie à ces animaux.
Si de telles solutions sont accessibles dès à présent pour certaines espèces, pour d’autres, tels les singes et les fauves, nous avons besoin d’un recensement exhaustif de l’I-FAP dont la pleine fonctionnalité doit être assurée dans les plus brefs délais. Pour parvenir à cette interdiction, nous demandons dès à présent l’interdiction de la reproduction – par des moyens adaptés- et des cessions vers ces établissements. L’association Paris Animaux Zoopolis demande la mise en place d’un calendrier avec dates butoir (2 ans pour les espèces à faible effectif ou faciles à placer et 6 ans pour les autres).

Parallèlement, nous demandons la mise en œuvre immédiate de mesures transitoires pour faire cesser les souffrances intolérables notamment l’utilisation d’outils ou de méthodes de dressage punitifs et coercitifs, les entraves aux éléphants qui conduisent à des blessures et souffrances, la fin des dérogations pour certaines espèces, l’interdiction des autres activités notamment celles avec des bébés animaux, mais également l’application et le respect des réglementations existantes et donc l’application des sanctions prévues.
S’agissant des contrôles, CACH et CGFT (Green Cross France et Territoires) demandent la création d’un pool de contrôle international et indépendant pour les animaux sauvages dans les cirques, composé de professionnels de terrain, spécialistes des différentes espèces et représentant les disciplines pertinentes pour exprimer des avis objectifs et étayés sur la situation de certains animaux sauvages détenus dans les cirques et autres activités dérivées.

Nous demandons également la fin des subventions publiques pour les cirques utilisant des animaux sauvages ; l’argent public doit être utilisé au développement de sanctuaires et de refuges, non pour le soutien d‘activités lucratives, dont la fin est inéluctable.
Enfin, nous demandons que les communes soient libres de refuser la présence des cirques avec animaux pour des motifs de sécurité comme d’éthique. Notre droit ne peut pas ignorer plus longtemps l’opposition à la détention des animaux dans les cirques exprimée par ces communes et nos concitoyens. Il y a une responsabilité collective à mettre un terme à l’imbroglio juridique sur le terrain ainsi qu’aux tensions entre circassiens et associations, mais régulièrement aussi avec les communes. Au cours de cette concertation, on nous a beaucoup reproché les manifestations contre les animaux dans les cirques et de supposées violences, sans que celles, avérées, des circassiens contre des militants ou responsables associatifs ne reçoivent toujours la même condamnation… Quels que soient leurs auteurs, la violence n’honore personne et doit être condamnée.

En conclusion, si le cirque joue un rôle social, d’animation des territoires, de lien intergénérationnel, ce n’est pas grâce à des animaux qui n’ont pas leur place sur la piste et dans des cages, mais par leur capacité à créer des numéros et à faire rêver. On ne fait pas rêver avec des animaux extraits et détachés de leur milieu naturel, nés en cage, enfermés à vie, contraints et sujets à des troubles du comportement. Le cirque doit continuer son évolution et les pouvoirs publics doivent accompagner cette indispensable mutation. La situation sociale et économique des professionnels ne doit pas retarder une décision nécessaire et attendue par nos organisations et les Français. Ce n’est qu’en préparant paisiblement l’avenir que nous pourrons l’affronter sereinement.
Nous vous remercions.

Groupe de travail ministériel « bien-être des animaux dans les cirques » : Nos associations de protection animale contraintes de partir.

« Nous refusons d’être cantonnés à un rôle de quasi figuration ! »

Le ministre de la Transition écologique et solidaire a souhaité mettre en place des groupes de travail concernant la captivité de la faune sauvage (zoos, cirques, spectacles, élevages de visons). Suite aux différentes concertations, 20 mesures seront annoncées cet été.

Dans ce contexte, nos organisations ont été invitées à travailler au sein de la Commission nationale des professions foraines et circassiennes (CNPFC) sur la question du bien-être animal dans les cirques. Nous avons participé assidûment aux réunions qui ont déjà eu lieu.

Force est de constater le parti pris de ce groupe de travail, notamment avec une composition déséquilibrée des collèges villes et vétérinaires :

  • aucune ville opposée aux animaux dans les cirques ne participe
  • aucun vétérinaire défendant la position officielle de la Fédération des Vétérinaires Européens ne participe
  • attaques répétées contre nos représentantes d’organisations
  • ordres du jour décidés unilatéralement et ne laissant pas place à l’expertise des associations.

Dans un courrier en date du 16 mai 2019 adressé au Ministre d’Etat, nous avons fait part de notre interrogation sur « l’utilité de notre participation au sein de ce groupe de travail ». Nous avons demandé « que de réels changements soient opérés au sein du groupe de travail, qui se doit de refléter tous les points de vue et positions, de laisser chacun des collèges faire des présentations et de traiter ouvertement l’ensemble des questions». La veille au soir de la réunion d’aujourd’hui, nous avons reçu une réponse du ministère de la transition écologique et solidaire qui est floue et qui n’accède pas à nos demandes.

Nous avions déjà écrit le 9 avril 2019 au président de la Commission qui n’avait pas pris la peine de nous répondre.

Nos associations demandent l’interdiction de la présence des animaux sauvages dans le cirques et les spectacles (montreurs d’ours notamment). Nous ferons des propositions détaillées et argumentées au ministre de la Transition écologique et solidaire, mais nous sommes contraints de quitter ce groupe de travail qui n’est qu’un simulacre de pluralisme !

AVES France & Paris Animaux Zoopolis

Photo : Ludovic Sueur / PAZ (Cirque de Rome, France, 2019)

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AVES France, La Poste et les Ours : un partenariat complètement timbré !

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Les collectors seront vendus à partir du samedi 16 février 2019 à PARIS (75) boutique Le Carré d’Encre, de 10 h à 17 h, 13 bis rue des Mathurins, 75009 Paris. Une oblitération spéciale sera disponible pour les 3 collectors au Carré d’Encre et ensuite auprès du service oblitérations à Boulazac. Isabelle Molinard illustratrice des collectors animera une séance de dédicaces le samedi 16 février de 10h30 à 12h30 et de 14h à 16h.

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Dis maman, c’est quoi un montreur d’ours ?

Vous êtes encore nombreux à penser que la profession de montreur d’ours n’existe plus en France, qu’elle appartient au folklore et qu’elle est interdite depuis de nombreuses années. Pourtant, il n’en est rien.

Il y a encore plusieurs montreurs d’ours en France, comme en témoignent les programmes des fêtes médiévales. Le spectacle a peu évolué depuis cette période : ils montrent un animal devant un public souvent peu informé sur les besoins naturels de ces animaux sauvages.

Chaque montreur d’ours a sa spécificité.

Il y a différents types de spectacles, mais tous se revendiquent « animations pédagogiques ».

Le montreur d’ours le plus demandé actuellement en France base son discours sur le fait que son ours est mieux en captivité qu’il ne le serait dans la nature. Il explique au public que son ours bénéficie d’une baignoire et d’une remorque climatisée dans laquelle il est enfermé chaque week-end durant la saison, pendant que les pauvres ours sauvages (et libres) souffrent de la canicule et n’ont rien à manger. Ce discours n’est pas pédagogique, mais trompeur et nocif. Rappelons qu’en 5 mois, l’ours Valentin aura parcouru plus de 14.000 kilomètres.

Le reste de sa prestation est un règlement de compte en règle avec ses contradicteurs, pendant lequel il justifie au public son activité. Tout le monde y passe : les associations « extrémistes », Brigitte Bardot, François Hollande, Emmanuel Macron, Pénélope Fillon, les agents du ministère de la transition écologique et solidaire et des DDPP. Même son public reçoit des réflexion sur grinçantes sous couvert de l’humour, n’hésitant pas à hurler contre un enfant qui pleure, un autre intervenant qui fait trop de bruit, ou à se moquer d’une personne âgée…

Les autres montreurs d’ours ne sont pas mieux. Si leurs animaux sont moins souvent sollicités, les tours qu’ils doivent pratiquer sont encore plus contraignants. L’ours Micha, handicapé, doit monter sur un ballon, l’ourse Kilian et l’ours Lutchak doivent faire du toboggan… Mais quelque soit la difficulté des tours demandés, il faut garder à l’esprit que le simple fait que l’ours ne s’enfuit pas en sortant de sa cage, c’est déjà un acte qui va à l’encontre de sa nature et donc un acte de dressage.

Quand la France sortira-t-elle du Moyen-Age ?

Avec d’autres associations, et notamment au sein du collectif CAP Politique, AVES France tente de faire modifier la législation, afin d’obtenir l’interdiction de ces spectacles d’un autre âge.

La première piste serait d’obtenir du ministère de la transition écologique et solidaire une modification de l’arrêté du 18 mars 2011, qui permet aux dresseurs de garder leurs ours jusqu’à 4 jours dans une remorque, un van ou une camionnette.

La piste préférable serait de travailler avec des députés à un projet de loi contre l’exploitation de tous les animaux sauvages, dans les cirques, les fêtes médiévales, les zoos etc. Nous y travaillons d’arrache-pied. Vous pouvez compter sur nous !

Pour soutenir AVES France, vous pouvez adhérer, faire un don, acheter un article solidaire dans notre boutique Bearz ou un bracelet Bêtes à porter Ours chez Nature et Découvertes… et aussi adopter le moteur de recherche Lilo et soutenir gratuitement notre campagne contre les montreurs d’ours.

Signez également nos pétitions ici : https://www.aves.asso.fr/actions-petitions/