Fin de partie pour les dresseurs Poliakov / Bruneau, anciens propriétaires des ours Micha, Bony et Glasha

Il aura fallu des années de combat pour obtenir la fermeture de l’établissement de Dany Bruneau et Alexandre Poliakov à Chauvigny-du-Perche, dans le Loir-et-Cher. Par un arrêté du 28 octobre 2021, qu’AVES France a pu se procurer grâce au soutien de l’équipe du Sénateur Arnaud Bazin, le Préfet du Loir-et-Cher a mis un terme à des années de souffrances des animaux détenus par ces dresseurs, dont plusieurs animaux sont morts malgré nos nombreuses alertes.

Retour sur ce dossier qui a révélé les failles d’un système...

29 août 2015 : l’ours Micha est présenté à la fête du cochon de Crépy-en-Valois

Depuis sa création en 2005, AVES France dénonce les spectacles de montreurs d’ours et tente de faire évoluer l’opinion publique sur la place des ours dans ce type d’évènements. Une adhérente, toujours à nos côtés aujourd’hui, nous informe que les Poliakov vont se produire avec leur ours Micha lors de la fête du cochon de Crépy-en-Valois. En effet, sur son site internet, la mairie de Crépy s'extasie de la présence de ces artistes.

«  Mais la grande nouveauté cette année, c'est sans conteste le spectacle de dressage des animaux avec Les Poliakov et leur ours Micha. »  

Nous décidons de nous rendre à la représentation, conscients que la diffusion d’images de ce pauvre ours exploité touchera le coeur des militants de la cause animale, et espérant que cette mauvaise publicité pour Crépy-en-Valois les fera réfléchir sur leurs programmations à venir, mais encouragera aussi les autres villes à renoncer à ce genre d’animation. 

Ces spectacles sont légaux, puisque l’arrêté du 18 mars 2011 fixe les conditions de détention et d'utilisation des animaux vivants d'espèces non domestiques dans les établissements de spectacles itinérants. Il précise pour les ours que : «  Les animaux doivent être muselés et tenus en laisse. Un point fixe solidement implanté dans le sol et situé à proximité immédiate du lieu où se tiennent les animaux doit permettre de les attacher en cas de besoin. Un nombre suffisant de personnel doit se trouver à proximité immédiate du spectacle afin de pouvoir maîtriser de cette manière les animaux. Toutefois, si les animaux sont présentés en cage circulaire ou séparés du public par une clôture électrique installée à la périphérie de la piste, le port d'une muselière n'est pas obligatoire. A défaut du respect de l'ensemble de ces dispositions ou si les animaux ont présenté un caractère pouvant être agressif, les ours doivent être présentés au public en cage circulaire de la même manière que les félidés. » 

En 2011, quand cet arrêté a été adopté, AVES France n’avait pas encore développé son activité de sensibilisation des élus. Petite association menée par un tout petit groupe de bénévoles, nous n’envisagions pas alors de pouvoir participer à l’élaboration de lois ou de règlements. 

Notre absence a permis aux dresseurs de faire passer dans les annexes de l’arrêté des conditions de détention scandaleuses pour leurs animaux : 

Les installations lors de la période itinérante doivent ménager un espace disponible d'au minimum :
― dans le cas des animaux d'une longueur supérieure à 2 mètres : 24 mètres carrés pour un maximum de deux animaux et 6 mètres carrés par animal supplémentaires. La hauteur des installations intérieures doit au minimum être de 2,2 mètres ;
― dans le cas des animaux d'une longueur inférieure à 2 mètres : 12 mètres carrés pour un maximum de deux animaux et 6 mètres carrés par animal supplémentaire. La hauteur des installations intérieures doit au minimum être de 2 mètres.
Il doit être possible d'isoler les animaux.
Les dispositions précitées relatives aux caractéristiques des installations intérieures et extérieures ne s'appliquent pas aux établissements dont les périodes itinérantes n'excèdent pas quatre jours à compter du départ des animaux des installations fixes jusqu'à leur retour.

C’est ainsi que les « montreurs d’ours » ont pu présenter leurs ours lors de fêtes médiévales, lors de marchés de Noël ou autres fêtes de village sans tenir compte des besoins de leurs animaux, puisque la loi les autorisait à les détenir jusqu’à 4 jours dans le véhicule qui servait à leur transport. 

A partir de ce moment-là, il n’était plus question pour AVES France de seulement dénoncer en amont la programmation de spectacles de montreurs d’ours en écrivant aux municipalités. Les organisateurs ne comprenaient pas notre hostilité à ces spectacles et très peu de nos concitoyens avaient une idée précise du calvaire des ours lors de ces représentations. C’est la raison pour laquelle nous avons alors fait le choix de filmer les spectacles afin de les diffuser sur les réseaux sociaux, qui prenaient petit à petit de l’ampleur en France, mais aussi en prévenant les médias et en demandant à l’administration d’effectuer des contrôles. 

Dans le cas du spectacle des Poliakov à Crépy-en-Valois, nous avions alerté la DDPP en amont, car nous savions que l’ours Micha avait déjà à l’époque des problèmes de santé. En effet, dès 2014, un lanceur d’alerte nous avait écrit pour nous raconter qu’il avait travaillé « à sa grande honte » chez les Poliakov, et qu’il souhaitait nous informer de ce qu’il avait pu y voir. Le témoignage était étayé de photos des ours dans leurs geôles de béton. La réponse de la DDPP était laconique. Elle tenait en deux phrases : « Des agents se sont rendus sur place et n'ont pu observer les animaux. Concernant la sécurité du public, elle ne relève pas des services de la DDPP. » 

Le 10 septembre 2015, quelques jours seulement après l'émotion provoquée par les vidéos de l'ours Micha tournées par notre association à Crépy-en-Valois, où l'on voyait le pauvre ours contraint de marcher sur un ballon en équilibre sur des rails et de prendre des postures de soumission devant le public, un habitant d’Envronville, petite commune de Seine-Maritime, nous a confié avoir reçu un flyer pour la fête médiévale du village, qui devait se dérouler le dimanche 27 septembre 2015 sur le terrain de foot d’Envronville. Sur ce document, il est écrit qu'un « spectacle avec les ours Poliakov » aurait lieu de 16h à 18h, avec les ours Bony et Micha. 

En quelques jours, le comité des fêtes d'Envronville a reçu des milliers d'emails pour demander aux organisateurs de cette fête médiévale d'annuler la prestation des ours. Prenant conscience de leur erreur d'avoir fait appel aux Poliakov et ne pouvant de toute façon ni assurer la sécurité du public, ni même faire face au risque de manifestation des militants de la cause animale, le Maire d'Envronville n'a pas autorisé la manifestation. Ainsi, pour des raisons de sécurité, le contrat a été rompu, bien que ce dernier ne comportait aucune clause d’annulation.

AVES France a ensuite pu filmer des représentations de l’ours Micha le 15 août 2016 à Saint-Tricat, puis le 28 août 2016 à Arcis-sur-Aube. Chacune des représentations se terminait par une joute verbale entre les dresseurs et un public médusé, qui commençait à prendre conscience du calvaire subi par un ours physiquement diminué et pourtant exploité en public. 

 

En août 2016 puis en juin 2017, AVES France a reçu plusieurs témoignages concordants sur les conditions de détention des ours. Nous avons informé les autorités locales. La fondation Brigitte Bardot, également destinataire de témoignages alarmants, a également prévenu la DDPP qui a effectué un contrôle en juin 2016 n’ayant pas permis de mettre en évidence des actes de maltraitance, mais qui avait révélé des non conformités. Nous n’avons jamais eu plus de détails sur l’ampleur de ces « non conformités ».

En mai 2018, alors que nous n’arrivons plus à trouver de représentations avec les ours des Poliakov, nous apprenons suite à des recherches que la société des Poliakov, cyniquement nommée SAS animal bien-être, a été mise en liquidation judiciaire le 11 février 2018. Nous écrivons alors à la DDCSPP du Loir-et-Cher pour leur communiquer cette information, mais aussi nous émouvoir du sort des animaux présents sur le site, puisque la situation financière du couple semble précaire.  

La réponse de la DDCSPP est une nouvelle fois brève, mais témoigne qu’ils ont reçu notre alerte : « Nous n'avons à ce jour aucune information sur le devenir des animaux de la SAS Animal Bien-être. Nous allons demander à M. Poliakov et Mme Bruneau de nous indiquer ce qu'il en est. En vous remerciant de nous en avoir informé. » ce à quoi je me permets de répondre : « Merci beaucoup pour votre réponse et les actions que vous mettrez en place pour obtenir des informations sur le devenir des animaux de la SAS Animal Bien-être. J’avoue être assez inquiet sur le devenir des trois ours, car si la société est en liquidation judiciaire, je me demande comment le couple peut trouver les moyens de nourrir ses animaux. N’hésitez pas à me tenir informé si vous obtenez des renseignements et si une solution de placement doit-être trouvée. » Nous ne recevrons plus d’autre réponse. 

Le 6 septembre 2018, les Poliakov créent l’association Vive la fête. La création de cette structure leur aurait été conseillée par les autorités locales pour pouvoir continuer à exploiter leurs animaux malgré la liquidation judiciaire de leur entreprise.

Nous apprenons que les Poliakov se produisent avec leurs animaux dans des soirées privées, comme le 22 décembre 2018 lors d’une soirée où des convives sont invités à se coucher sur l’ours Micha, extrêmement affaibli, mais où le singe Mina est également présent. Nous obtiendrons malheureusement ces éléments après la dernière représentation publique de Micha en septembre 2019.

Entre temps, nous apprenons que de nombreuses associations sont soudainement intéressées par le dossier Poliakov. Ayant toujours mis l’intérêt des animaux avant le notre, nous partageons depuis plusieurs années toutes les informations que nous réussissons à trouver sur les Poliakov… ce qui n’est malheureusement pas réciproque. 

Ce n’est qu’en mai 2019 que le nom des dresseurs réapparaît sur le programme d’une fête médiévale, à Villedieu-le-Château. A cette période, AVES France participe aux côtés de nombreuses organisations de protection animale à la mission ministérielle sur le bien-être animal. Nous informons donc nos partenaires de la présence de l’ours à Villedieu-le-Château et leur demandons de ne pas divulguer l’information afin d’éviter toute annulation par les dresseurs. AVES France et FOUR PAWS décident de se rendre sur place afin de vérifier si Micha participe au spectacle, mais les Poliakov ont été mis en demeure de réaliser des soins sur l’animal et ne se déplacent finalement qu’avec leurs aras, expliquant au public que l’ours est malade.  

En septembre 2019, AVES France est alertée par un habitant des Hauts-de-France que les Poliakov vont se produire le dimanche 8 à Racquinghem. Dans le secret le plus total, nous décidons de nous rendre sur place. Nous ne prévenons qu’un enquêteur de la fondation 30 millions d’amis afin d’organiser un contrôle par des agents de l’OFB et veillons à ce que la DDCSPP du Loir-et-Cher ne soit pas tenue informée de ce contrôle et de notre présence sur place. 

Lorsque l’ours Micha entre en scène, nous ne l’avons pas vu depuis 3 ans. Micha apparaît affaibli. Il refuse d’exécuter certaines parties du spectacle, alors qu’il reproduit ce numéro invariablement depuis des années. Il s’assoit, s’allonge, renverse les obstacles que ses dresseurs lui imposent de franchir. Des jets d’urine s’échappent à chaque fois que ses pattes infectées touchent le sol. L’ours est mourant. Pourtant, les dresseurs ont obtenu quelques jours auparavant un certificat vétérinaire attestant que Micha est en capacité de réaliser son spectacle. Ce sera son dernier.

 

A la fin de la représentation, deux agents de  l’OFB réalisent un contrôle qui provoque l’ire d’Alexandre Poliakov, mais les dresseurs sont autorisés à repartir avec l’ours. 

Sur la route du retour, traumatisés par les images de cet ours en souffrance, nous publions l’intégralité de la vidéo sur nos réseaux sociaux et envoyons ces images au cabinet d’Elisabeth Borne, alors ministre de la transition écologique et solidaire.

Parallèlement, nous apprenons que l’association One Voice s’est procurée des vidéos des ours dans leurs geôles de béton, tournées chez les dresseurs et les a publiées. Nous alertions sur les conditions de détention des ours depuis longtemps, grâce aux photos transmises par d’anciens employés, mais enfin le ministère prend la mesure de ce dossier. Tous les médias se font l’écho du calvaire des ours des Poliakov et reprennent les dernières images de Micha, tournées par notre association à Racquinghem. La ministre ordonne une inspection, qui confirme que l’ours Micha doit recevoir des soins urgents. Incapables de les faire prodiguer, les Poliakov décident de confier l’ours au zoo-refuge La Tanière, où il recevra des traitements pendant plusieurs semaines. Il meurt pourtant le 12 novembre 2019, affaibli par des années de mauvais traitements. 

Sous la pression, nous parvenons à obtenir la saisie des deux autres ours détenus par le couple. Le mâle, Bony, est envoyé au refuge de l’Arche. La femelle, Glasha, est envoyée au Bärenpark Schwarzwald, en Allemagne, où elle est renommée Franca. AVES France est alors tenue à l’écart des échanges entre la préfecture et les fondations, ce qui reste traumatisant encore aujourd’hui vu notre investissement sur ce dossier. 

Enfin un procès pénal : l’heure des comptes ? 

L’énorme médiatisation du dossier pousse de très nombreuses organisations de protection animale à déposer plainte contre les dresseurs. De notre côté, conscients des enjeux et de l’importance de ce procès à venir, nous prenons le temps de réunir tous les éléments que nous avons rassemblé pendant de nombreuses années pour que notre plainte soit complète et permette de mettre en lumière l’ampleur du dossier. Notre plainte est déposée en décembre 2019. 

Lors de l’audience qui a été reportée d’un an à cause de la pandémie de Covid-19, huit associations se sont constituées partie civile. C’est donc le mercredi 12 mai 2021 que s’est tenu le procès de Dany Bruneau et de Alexandre (Sacha) Poliakov. 

13h49 : ouverture de l’audience. 

Nous apprenons que Mme Bruneau ne sera pas présente, car elle serait hospitalisée pour une maladie grave. Monsieur Poliakov, lui, s’avance à la barre.

Le Président du Tribunal lui rappelle les nombreuses infractions pour lesquelles il est poursuivi, avant de revenir sur l’enquête de l’OFB qui a conduit à la rédaction d’un Rapport de Manquements Administratifs suite à un contrôle en février 2019, dont les prévenus ont pris possession mais qu’ils n’ont pas lu.

Le Président rappelle qu’en 2015, M. Poliakov a demandé une extension de son autorisation d’ouverture pour accueillir des perroquets, et que la DDCSPP lui a donné cette autorisation, mais qu’il s’était engagé à réaliser des travaux avant le 31 décembre 2015. Or, lors du contrôle de février 2019, les travaux n’étaient pas terminés et les oiseaux vivaient toujours dans une ancienne remorque de camion frigorifique sans lumière extérieure et sans accès à une volière. M. Poliakov évoque des problèmes de trésorerie et des travaux réalisés mais non terminés, affirmant qu’aujourd’hui, les travaux sont terminés. 

Pourtant en mars 2019, un rapport vétérinaire indiquait que les oiseaux restaient 365 jours par an dans leurs petites cages avec cette conclusion : “Il est contre les bonnes pratiques et le bien-être animal de maintenir des oiseaux dans un local fermé, non aéré et sans accès extérieur et à la lumière naturelle 365 jours par an.” C’est le même vétérinaire qui s’était alarmé de l’état de santé de Micha et avait recommandé un “suivi vétérinaire plus soutenu et ne plus faire de représentation dans sa condition médicale”. Il poursuivait en disant qu’“en l’état actuel des choses, il est pour moi médicalement contre-indiqué de déplacer cet animal de son environnement, tout mouvement forcé étant une source de douleur importante.”

Le Président attire ensuite l’attention du prévenu sur la détention illicite du singe magot. M. Poliakov affirme que la DDCSPP a perdu son dossier en 2015. Il a redéposé un dossier qui a été rejeté. M. Poliakov finit par avouer détenir illégalement le singe, que nous avions vu travailler lors d’une prestation en décembre 2018.

La détention illégale concerne aussi un ara militaire qui avait été utilisé à Villedieu-le-Château, ce qu’avait pu identifier Arnauld Lhomme en visionnant nos photos du spectacle, puisque nous étions présents à cette représentation. La provenance de plusieurs oiseaux reste douteuse.

Le rapport de l’OFB indique aussi qu’aucun animal n’était identifié sur le fichier i-Fap, ce qui a depuis été régularisé.

Le Président s’étonne qu’il faille toujours autant de temps à M. Poliakov pour tenir compte des remarques de l’administration et remet en cause son professionnalisme. “Vous étiez dans le collimateur d’associations de protection des animaux depuis 2014, suite à des spectacles ou des dénonciations d’anciens employés. C’est de cette manière que le focus a été mis sur votre exploitation” poursuit le Président, avant d’enchaîner sur la qualification de ces “employés”. Etait-ce du travail dissimulé ?

Alexandre Poliakov affirme que c’était des stagiaires, des cavalières qui venaient pour monter les chevaux.

– Contre quelle contrepartie ? l’interroge-t-on.
– Rien. Parfois elles voulaient aider, nettoyer, alors on nettoyait les box ensemble.

Le Président du Tribunal énumère les témoignages de ces jeunes femmes qui, après leurs absences, devaient récurer les box, parfois plein de crottin ; jusqu’à 40 cm !

Ils pataugeaient dans leurs déjections ! M. Poliakov dit : “patauger ça veut dire dans l’eau ?” Il lui est répondu que “patauger” signifie que les box étaient plein de crottin et d’urine et que le terme “patauger” est tout à fait approprié.

M. Poliakov affirme qu’au maximum les box n’étaient pas récurés pendant une semaine et que les chevaux étaient au pré. Mais alors comment autant de témoignages concordants peuvent affirmer le contraire et les conditions déplorables dans lesquelles vivaient les chevaux ? Même la DDCSPP, en 2017, met en demeure le couple et précise que les box non curés entraînent des infections au niveau des sabots des chevaux.

Après l’inspection du 8 juin 2017, laquelle conduit la DDCSPP à mettre en demeure le couple pour plusieurs manquements (travaux non terminés, identifications de nombreux animaux manquantes, soins aux animaux non réalisés…), M. Poliakov s’était engagé à terminer les travaux pour mars 2018, ce qui est resté une vaine promesse.

Le Président poursuit sur l’état des ours, qui n’étaient plus suivis par un vétérinaire depuis le dernière visite de Florence Ollivet-Courtois en 2011. Le Président rappelle que le rapport de février 2019 indiquait dans quel était dramatique était Micha : “Le vétérinaire dit que l’animal ne pouvait plus marcher, que c’était handicapant ; ça ne vous a pas alertés ?” M. Poliakov assure qu’il faisait des soins à son ours tous les jours, ce que réfutent les vidéos tournées par One Voice. Pour la représentation à Racquinghem, c’est leur vétérinaire pour animaux domestiques qui leur a fourni un certificat disant que l’état de santé de l’ours était satisfaisant. “Il n’y a que des vétérinaires chiens et chats chez nous, pas de vétérinaire pour les animaux sauvages” se défend Alexandre Poliakov, refusant de reconnaître que son ours n’était pas en état pour se produire à Racquinghem. Le Président déplore que le vétérinaire en question, qui a été entendu par la gendarmerie, n’a pas été interrogé sur ce certificat.

“L’ours a bien travaillé ? C’était une belle représentation ?” demande le Président, qui a vu les images que nous avons tournées lors de la dernière représentation de Micha.

 

“L’ours il faisait tout tout seul, répond M. Poliakov, il fallait à peine le guider”. Ce jour-là, Micha n’en pouvait plus, il renversait les obstacles, s’allongeait. Il était à bout de forces. Son niveau de douleur était estimé à 11. Le procureur rappelle le choc des images, de la souffrance des animaux à laquelle M. Poliakov semble hermétique. Il rappelle une condamnation à une amende avec sursis le 3 avril 2013 pour défaut de certificat de capacité. Il rappelle les nombreux contrôles depuis son installation dans le Loir-et-Cher, les nombreuses procédures, mises en demeure (2008, 2009, 2011, 2017, 2019…). Il aura fallu la mort de Micha, une pression médiatique et des poursuites judiciaires pour qu’enfin M. Poliakov prenne la mesure de ses actes et assume ses responsabilités.

Le procureur considère que la situation financière de M. Poliakov et Mme Bruneau ne permet pas de les condamner à des amendes, et propose donc 1 mois de prison avec sursis à l’encontre de Mme Bruneau et 4 mois avec sursis pour M. Poliakov. A la demande des associations parties civiles, il réclame des peines complémentaires, et notamment l’interdiction d’exercer une activité en lien avec des animaux, de détenir des animaux et la confiscation de leurs animaux, ainsi que 400€ par contravention.

Alors que nous attendions ce procès depuis des années pour insister sur les nombreux éléments qui constituaient notre plainte et les conclusions de partie civile préparées par Géo Avocats, le défilé des trop nombreuses parties civiles dans ce dossier a rapidement semblé énerver le président du tribunal. Passant après les plaidoiries plus ou moins pertinentes d’associations plus ou moins proches du dossier, nous avons du résumer au maximum notre intervention, ce qui fut frustrant étant donné notre connaissance du dossier. L’affaire a été mise en délibéré au 1er septembre 2021.

En attendant le délibéré, les animaux, même ceux détenus illégalement, devaient rester chez les Poliakov alors que Alexandre Poliakov était désormais chauffeur-livreur en intérim et que Mme Bruneau était - aux dires de Monsieur Poliakov - hospitalisée pour une maladie grave. Dès le lendemain de l’audience, j’adressais un mail aux services de l’Etat pour leur demander qui allait prendre soin des animaux. Pas de réponse. 

Un verdict largement en-dessous de nos attentes

Le 1er septembre 2021, le jugement correctionnel tombe. 

Le Tribunal correctionnel de Blois reconnaît Monsieur Poliakov coupable :

  • de la contravention de placement ou maintien d’animal sauvage apprivoisé ou captif dans un habitat, environnement ou installation pouvant être cause de souffrance entre le 20 septembre 2018 et le 17 octobre 2019 pour les psittacidés ;
  • du délit de mauvais traitements envers un animal placé sous sa garde par exploitant d’un établissement détenant des animaux pour les faits commis à Raquinghem courant septembre 2019 au préjudice de l’ours Micha ;
  • du chef d’exploitation irrégulière d’établissement détenant des animaux non domestiques,
  • du chef d’ouverture non autorisée d’établissement détenant des animaux non domestiques ;
  • du chef d’exploitation d’établissement détenant des animaux d’espèces non domestiques sans certificat de capacité ;
  • du chef de détention en captivité d’un animal non domestique d’une espèce protégée sans avoir procédé à son identification.

Le Tribunal l’a ainsi condamné à la peine principale de 4 mois d’emprisonnement assortis du sursis simple et à 150 € d’amende.

Le Tribunal a également reconnu Madame Bruneau coupable de la contravention de placement ou maintien d’animal sauvage apprivoisé ou captif dans un habitat, environnement ou installation pouvant être cause de souffrance entre le 20 septembre 2018 et le 17 octobre 2019 pour les psittacidés, et l’a condamnée à 150€ d’amende.

Au-delà des manquements administratifs, seul M. Poliakov est reconnu coupable du délit de mauvais traitements envers un animal placé sous sa garde par exploitant d’un établissement détenant des animaux pour les faits commis à Raquinghem courant septembre 2019 au préjudice de l’ours Micha. 

Sur l’action civile, le tribunal a déclaré irrecevable la constitution de partie civile de Action protection animale, mais recevables les constitutions de partie civile de ONE VOICE, du CEPAN, de la fondation BB, de l’association AVES, de la SPA, de l’association Stéphane LAMART, de la fondation 30 millions d’amis concernant leurs demandes dirigées à l’encontre de Monsieur Poliakov et uniquement s’agissant de l’infraction de mauvais traitement commis septembre 2019 à Racquinghem au préjudice de l’ours Micha. L’action civile reposait donc sur les images qu’AVES France a pu tourner lors de la dernière représentation de l’ours. Sans notre travail et les alertes transmises à l’administration pendant plusieurs années, les Poliakov auraient-ils été condamnés ? 

Cette reconnaissance de notre travail par le tribunal rend pour nous encore plus incompréhensible le refus de l’administration d’échanger avec nous, mais également le comportement de certaines autres parties civiles, qui ont réécrit l’histoire à leur avantage ou refusé par la suite de répondre à nos sollicitations pour obtenir la saisie définitive de l’ensemble des animaux. 

Après le verdict, une interrogation sur le devenir des animaux

Nous n’espérions pas recevoir des dommages et intérêts dans ce dossier. Même si les Poliakov ont été condamnés à nous verser 250€ au titre des dommages et intérêts et 150 euros au titre des frais de justice, sommes que nous n’avons pas reçues à ce jour, nous avions prévu de reverser à la fondation pour les Ours qui prend en charge l’ourse Franca depuis novembre 2019. 

Le sort des animaux a toujours été notre seul moteur et nous avons soutenu les structures qui ont pris en charge les ours à la hauteur de nos moyens. Nous avons attribué 2500€ au refuge de l’Arche et plus de 4000€ à la fondation pour les Ours, qui gère le Bärenpark Schwarzwald. 

Le tribunal n’ayant pas prononcé de peines complémentaires, seule la préfecture pouvait déterminer le sort des animaux. Nous avons donc écrit au ministère et aux services de la préfecture pour les prier de prononcer la fermeture de l’établissement des Poliakov et la saisie des animaux. 

La préfecture n’a jamais répondu à nos sollicitations, ni à nos courriers recommandés, ni à ceux envoyés par le cabinet d’avocats qui nous représente, qui se faisaient également le relais des équipes du Bärenpark Schwarzwald. 

Devant l’absence de réponse à nos sollicitations, nous avons lancé une pétition en ligne sur le site MesOpinions.com, relayée en Allemagne par la fondation pour les Ours.

Nous avons demandé et obtenu le soutien de plusieurs députés et du sénateur Bazin, qui nous a informé la semaine dernière, alors que nous étions en visite au Bärenpark Schwarzwald pour prendre des nouvelles de l’ourse Franca, qu’il avait reçu une réponse du préfet du Loir-et-Cher l’informant de la fermeture de l’établissement des Poliakov, et donc du placement définitif des ours, qui resteront dans leurs structures d’accueil. 

Mais notre surprise, c’est que cet arrêté a été pris le 28 octobre 2021 ! 

Depuis des mois, nous continuons à nous battre pour obtenir la fermeture de l’établissement des Poliakov et la saisie des animaux, alors que la préfecture a signé la fin de la partie le 28 octobre 2021. Pire, le singe Mina et des perroquets, pour lesquels nous avions envoyé des courriers à l’administration afin d’obtenir le placement, seraient morts depuis le mois de juin 2021 ! 

Aujourd’hui, le dossier Poliakov/Bruneau se referme enfin. Ce dossier aura été une parfaite illustration de bout en bout de la difficulté de mettre en place le sauvetage d’animaux sauvages en France, avec une administration qui refuse tout échange, mais également des associations ou refuges qui se méprisent, s’ignorent, ou se tirent dans les pattes… L’image que nous avons donné à l’étranger est déplorable, et tout autant incompréhensible pour nous qui nous battons bénévolement pour les animaux. Malgré ce constat amer, nous avons renforcé nos liens avec certaines structures. Nous savons aujourd’hui qui se bat pour la gloire et qui met ses forces au service des animaux. C’est avec les secondes que nous continuerons à travailler dans les prochaines années. 

Depuis qu’elle est arrivée au Bärenpark en novembre 2019, personne n'a pris de nouvelles de Franca à part AVES France. Elle vit désormais dans des conditions idéales, dans un vaste enclos forestier en forêt noire, même si elle devra finir sa vie en captivité. Espérons qu’elle réussira à oublier, un jour, la vie misérable qui lui a été imposée chez ses anciens dresseurs. Nous nous engageons à vous donner régulièrement de ses nouvelles. 

Lettre ouverte : AVES France et la STIFTUNG für BÄREN demandent à Barbara Pompili et au Préfet du Loir-et-Cher de prononcer le placement définitif des animaux détenus par les Poliakov auprès d’établissements spécialisés, et des ours Glasha et Bony, auprès des refuges qui les ont accueillis depuis novembre 2019

Le 6 septembre 2021, l’association AVES France, la STIFTUNG für BÄREN / Fondation pour les Ours et le cabinet Géo Avocats ont adressé un courrier recommandé à Barbara Pompili, Ministre de la transition écologique et à François Pesneau, Préfet du Loir-et-Cher, leur demandant de prononcer le placement définitif des animaux détenus par les Poliakov auprès d’établissements spécialisés, et des ours Glasha et Bony, auprès des refuges qui les ont accueillis depuis novembre 2019.

Voici les courriers qui leur ont été adressés et pour lesquels nous attendons une réponse dans les plus brefs délais, nos e-mails étant restés sans réponse.

Courrier de l’association AVES France : 

Madame la Ministre,
Monsieur le Préfet du Loir-et-Cher,

Vendredi 14 mai 2021, soit deux jours après le procès des Poliakov auquel j’ai pu assister en tant que représentant de partie civile pour AVES France, j’ai envoyé un message au ministère de la transition écologique, à la DDETSPP et à l’OFB pour vous interroger sur le devenir des animaux détenus à Chauvigny-du-Perche, le verdict ayant été mis en délibéré au 1er septembre 2021.

Nous avions appris lors du procès que Mme Bruneau était hospitalisée pour une maladie grave et que M. Poliakov était devenu chauffeur livreur. Je vous avais alors fait par de mon inquiétude pour les animaux encore sur place, ne sachant pas qui en prendrait soin. Seul le ministère m’a répondu, pour me dire que vous n’aviez pas d’information mais que vous alliez vous rapprocher de l’OFB.

Mercredi 1er septembre, après des mois d’attente, nous avons enfin reçu le verdict dans l’affaire qui nous opposait aux Poliakov.

Nos alertes n’ont jamais été prises au sérieux. Le procès a confirmé qu’en plus de la maltraitance sur leurs ours et le défaut de soins puisqu’aucun veterinaire spécialisé n’avait visité les animaux depuis une dizaine d’années, les perroquets étaient détenus dans une remorque sans accès à la lumière du jour et les chevaux vivaient dans des box non récurés. Le procès a prouvé que les témoignages que nous recevions et que nous partagions avec la DDCSPP du Loir-et-Cher étaient justifiés et que les Poliakov ne s’occupaient pas correctement de leurs animaux.

Aujourd’hui, malgré un dossier pénal très lourd, contenant de multiples éléments à charge, le tribunal n’a condamné monsieur Poliakov qu’à 4 mois de prison avec sursis et 150€ d’amende, et madame Bruneau à 150€ d’amende, certains faits étant prescrits. Nous les avions pourtant dénoncés en temps et en heure, mais l’administration les avait ignorés.

Je ne vous cache pas ma sidération à l’annonce du verdict, ainsi que celle de nos soutiens et de nos partenaires. Nous ne nous attendions pas à des peines d’amende élevées, le tribunal ayant suivi les réquisitions du procureur, mais nous espérions que ces peines dérisoires seraient compensées par des peines complémentaires.

Nous comptions évidemment sur ces peines complémentaires pour régler définitivement le sort des animaux encore présents chez les dresseurs, mais également la situation administrative précaire des ours qui ont été placés au refuge de l’Arche et au Bärenpark Schwarzwald de la Fondation pour les Ours, en Allemagne.

En refusant de se prononcer sur le sort des animaux, le tribunal renvoie cette responsabilité à la préfecture, qui n’a rien fait pour les protéger pendant de trop longues années. Notre crainte est évidemment que les dresseurs puissent conserver leurs animaux malgré leur condamnation. Nos partenaires en Allemagne sont extrêmement inquiets du devenir de Franca (ex Glasha), qui retrouve peu à peu une vie normale depuis son placement en novembre 2019. Vous trouverez, jointe à notre courrier, la lettre de la Fondation pour les Ours demandant que soit prononcé le placement définitif de Franca dans leur sanctuaire.

En quelques jours, plus de 36.500 personnes ont également signé notre pétition, appuyant le courrier qui vous a été envoyé par le cabinet Géo Avocats, qui nous représente dans cette affaire.

Nous vous demandons :

  • de prononcer le placement définitif des animaux détenus par les Poliakov auprès d’établissements spécialisés, et des ours Glasha et Bony, auprès des refuges qui les ont accueillis depuis novembre 2019 ;
  • de procéder au retrait des certificats de capacité de Monsieur Poliakov et Madame Bruneau ;
  • d’ordonner la fermeture  de l’établissement mobile de présentation au public d’animaux vivants d’espèces non domestiques et de  l’établissement d’élevage d’ours non ouvert au public exploité par Madame Bruneau et Monsieur Poliakov.

Madame la Ministre, nous vous demandons de bien vouloir vous rapprocher de la préfecture du Loir-et-Cher, de la DDETSPP et de l’OFB afin que la situation administrative des animaux soit réglée au plus vite.

Merci par avance de me tenir informé des actions qui seront entreprises par vos services.

Je vous prie d’agréer, madame la Ministre, Monsieur le Préfet, l’expression de ma très haute considération.

Christophe CORET
Président d’AVES France

Pour rappel :

Résumé du verdict du 1er septembre 2021 :

SUR L’ACTION PUBLIQUE

Alexandre POLIAKOV :

• Relaxe du chef de sévices graves ou acte de cruauté envers animaux (natinf 125),
• Relaxe du chef d’utilisation non autorisé d’animal d’espèce non domestique, les seuls faits matériellement constatés n’ayant pas eu lieu le 5 février 2019 à CHAUVIGNY DU PERCHE (natinf 10442),
• constate la prescription de l’action publique de la contravention de placement ou maintien d’animal sauvage apprivoisé ou captif dans un habitat, environnement ou installation pouvant être cause de souffrance entre le premier janvier 2016 et le 19 septembre 2018 (natinf 6899), concernant cette contravention pour la période de prévention entre le 20 septembre 2018 et le 17 octobre 2019, relaxe faute d’élément matériel pour les ours brun, le singe mago et les chevaux. Coupable sur cette période de prévention pour les psittacidés.
• Relaxe du chef de mauvais traitements envers un animal placé sous sa garde par exploitant d’un établissement détenant des animaux pour les faits commis à CHAUVIGNY DU PERCHE du premier janvier 2016 au 17 octobre 2019 ; coupable de cette infraction pour les faits commis à Raquinghem courant septembre 2019 au préjudice de l’ours Micha, le prévenu ayant accepté à l’audience en présence de son avocat de comparaître volontairement sur ces faits (natinf 22458),
• Coupable du chef d’exploitation irrégulière d’établissement détenant des animaux non domestiques (natinf 25588),
• Coupable du chef d’ouverture non autorisée d’établissement détenant des animaux non domestiques (natinf 10450),
• Coupable du chef d’exploitation d’établissement détenant des animaux d’espèces non domestiques sans certificat de capacité (natinf 10452)
• Coupable du chef de détention en captivité d’un animal non domestique d’une espèce protégée sans avoir procédé à son identification (natinf 32752).

condamne Alexandre POLIAKOV à la peine principale de 4 mois d’emprisonnement assortis du sursis simple , le condamne à 150 € d’amende pour la C4

Dany BRUNEAU :

• Relaxe du chef de sévices graves ou acte de cruauté envers animaux (natinf 125),
• Constate la prescription de l’action publique de la contravention de placement ou maintien d’animal sauvage apprivoisé ou captif dans un habitat, environnement ou installation pouvant être cause de souffrance entre le premier janvier 2016 et le 19 septembre 2018 (natinf 6899), concernant cette contravention pour la période de prévention entre le 20 septembre 2018 et le 17 octobre 2019, relaxe faute d’élément matériel pour les ours brun, le singe mago et les chevaux. Coupable sur cette période de prévention pour les psittacidés.
• Relaxe du chef de mauvais traitements envers un animal placé sous sa garde par exploitant d’un établissement détenant des animaux pour les faits commis à CHAUVIGNY DU PERCHE du premier janvier 2016 au 17 octobre 2019 ; (natinf 22458)

Condamne Dany BRUNEAU à la peine de 150 € d’amende pour la C4

SUR L’ACTION CIVILE

Constate que l’association ACTION PROTECTION ANIMALE a été fondée le premier mai 2020 et a été déclarée le 16 juillet 2020 au registre des associations du TJ de Metz soit postérieurement aux faits pour lesquels les prévenus sont poursuivis ; déclare en conséquence irrecevable sa constitution de partie civile en application des dispositions de l’article 2-13 du code de procédure pénale ;

Déclare irrecevables les CPC de ONE VOICE, du CEPAN, de la fondation BB, de l’association AVES, de la SPA, de l’association Stéphane LAMART, de la fondation 30 millions d’amis s’agissant de leurs demandes dirigées à l’encontre de Madame BRUNEAU l’infraction pénale dont le tribunal la déclare coupable n’étant pas visées à l’article 2-13 du code de procédure pénale qui est d’interprétation stricte.

Déclare recevables les CPC de ONE VOICE, du CEPAN, de la fondation BB, de l’association AVES, de la SPA, de l’association Stéphane LAMART, de la fondation 30 millions d’amis concernant leurs demandes dirigées à l’encontre de Monsieur POLIAKOV et uniquement s’agissant de l’infraction de mauvais traitement commis courant septembre 2019 à Raquinghem au préjudice de l’ours Micha.

Condamne Monsieur POLIAKOV à régler de ce chef à l’association ONE VOICE la somme de 500 € de DI + 200 € 475-1 CPP

Condamne Monsieur POLIAKOV à régler de ce chef à l’association AVES France la somme de 250 € de DI + 150 € 475-1 CPP

Condamne Monsieur POLIAKOV à régler de ce chef à la fondation BB la somme de 1 € symbolique de DI, dit n’y avoir lieu à condamnation au titre de l’article 475-1 du CPP

Condamne Monsieur POLIAKOV à régler de ce chef à la fondation 30 millions d’amis la somme de 1 € symbolique de DI, dit n’y avoir lieu à condamnation au titre de l’article 475-1 du CPP

Condamne Monsieur POLIAKOV à régler de ce chef à l’association Stéphane LAMART la somme de 1 € symbolique de DI, dit n’y avoir lieu à condamnation au titre de l’article 475-1 du CPP

Condamne Monsieur POLIAKOV à régler de ce chef à l’association du club d’étude et de protection des animaux et de la nature la somme de 1 € symbolique de DI, dit n’y avoir lieu à condamnation au titre de l’article 475-1 du CPP

Condamne Monsieur POLIAKOV à régler de ce chef à la SPA la somme de 1 € symbolique de DI, dit n’y avoir lieu à condamnation au titre de l’article 475-1 du CPP

 

Courrier de la Fondation pour les Ours : 

Courrier du cabinet Géo Avocats : 

 

Justice pour les ours Micha, Bony, Glasha et les animaux détenus par les Poliakov

En raison de la pandémie de COVID-19 qui touche notre pays,
l’audience du mercredi 8 avril 2020 a été reportée au mercredi 12 mai 2021.
AVES France vous invite à un rassemblement devant le Tribunal de Grande Instance de Blois à partir de 12h :
https://www.facebook.com/events/502340711164168 

 

Le procès de Dany Bruneau et Alexandre Poliakov (dits “les Poliakov”), le couple de dresseurs établis à Chauvigny-du-Perche, dans le Loir-et-Cher, aura lieu mercredi 8 avril 2020 à 13h30 au Tribunal judiciaire de Blois.

Suite à la mort de l’ours Micha, que nous avions filmé lors de sa toute dernière prestation à Racquinghem (62) le dimanche 8 septembre 2019, ses “propriétaires” sont poursuivis pour :

  • sévices graves ou acte de cruauté envers un animal domestique, apprivoisé ou captif
  • mauvais traitements envers un animal placé sous sa garde par l’exploitant d’un établissement détenant des animaux
  • placement ou maintien d’animal domestique ou d’animal sauvage apprivoisé ou captif dans un habitat, environnement ou installation pouvant être cause de souffrance

L’association AVES France s’est évidemment constituée partie civile, puisque nous suivions ce dossier depuis de nombreuses années. Pour nous, la mort de Micha est un drame qui aurait pu être évité si l’administration avait joué son rôle et n’avait pas fait la sourde oreille lors des nombreux signalements qui lui ont été rapportés. Micha a été exploité jusqu’à la fin, dans des conditions effroyables (cf. L’ours Micha et le singe Mina exploités par les Poliakov lors d’une soirée privée à Villenave d’Ornon le 22 décembre 2018). C’est la raison pour laquelle nous demandons aujourd’hui le retrait définitif de tous les animaux détenus par le couple et de leur certificat de capacité.

Les Ours Bony et Glasha saisis sous la pression

La mort de Micha a créé une onde de choc et une large médiatisation, qui a même dépassé nos frontières. L’administration a été mise en cause et une forte pression a été exercée sur le Préfet du Loir-et-Cher dans le but de protéger les autres animaux détenus par le couple. Vendredi 29 novembre 2019, les ours Bony et Glasha ont enfin été saisis afin de recevoir des soins dans des sanctuaires adaptés. Leur saisie n’est cependant pas définitive et c’est la raison pour laquelle nous attendons le procès du 8 avril 2020 avec impatience. Nous espérons également pouvoir obtenir la saisie des autres animaux, et notamment le singe Mina qui a été exploité illégalement pendant plusieurs années.

Aujourd’hui, Bony est au Refuge de l’Arche (cf. Les ours des Poliakov, Bony et Glasha, ont été placés dans des refuges).

Glasha, renommée Franca, a été prise en charge par l’Alternativer Wolf- und Bärenpark Schwarzwald. Catherine et Beate nous donneront de ses nouvelles le samedi 22 février 2020 dans le cadre de la Journée mondiale pour sauver les ours, et en profiteront pour nous expliquer comment le Parc Alternatif des Loups et Ours de la Forêt-Noire prend en charge les animaux qui ont souffert de la captivité et du dressage.

5000 € pour soutenir les refuges

Grâce à votre soutien, mais aussi avec l’aide des utilisateurs du moteur de recherche Lilo, AVES France a pu effectuer un don de 2500€ fin 2019 pour soutenir le refuge de l’Arche, qui a pris en charge Bony. Le conseil d’administration de l’association a décidé d’attribuer un autre don de 2500€ au Bärenpark Schwarzwald pour sa prise en charge de Glasha – Franca.

 

L’Etat doit mettre un terme à l’exploitation des animaux sauvages !

Si les Poliakov sont responsables des mauvais traitements sur les animaux dont ils avaient la charge, il faut se rappeler que l’exploitation des animaux sauvages est encore légale en France, dans les cirques, les spectacles fixes ou itinérants, dans les soirées privées…

Près d’un an après le lancement de la Mission ministérielle sur le bien-être animal par le Ministère de la transition écologique et solidaire, où sont les annonces promises ? Les décisions courageuses ? Les mesures ambitieuses ? Faudra-t-il d’autres Micha pour qu’enfin nos politiques aient le courage de mettre un terme à l’exploitation des animaux sauvages captifs en France ?

Notre pétition contre les spectacles ayant recours à des ours et des loups : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/montreurs-loups-mettons-terme-exploitation-animaux/44785

Les ours des Poliakov, Bony et Glasha, ont été placés dans des refuges

Dimanche 8 septembre 2019, le tristement célèbre Ours Micha du couple de dresseurs Bruneau-Poliakov, était contraint une dernière fois de “faire le show” dans une fête de village à Racquingem. AVES france, alertée quelques jours plus tôt par un militant local (merci Stéphane), était sur place pour obtenir des images récentes de l’ours, qui n’était plus apparu publiquement depuis la liquidation judiciaire de l’entreprise SAS Animal Bien être. Avec la complicité de la Fondation 30 millions d’amis, nous avons alerté les autorités et organisé un contrôle ONCFS, afin de vérifier si l’ours était bien apte à se produire. Micha est apparu sur scène amaigri, fatigué, présentant des difficultés de concentration et se couchant régulièrement au lieu de répéter le numéro pour lequel il avait été dressé pendant de nombreuses années.

Nos vidéos ont permis d’alerter le Ministère de la transition écologique et solidaire, qui recevait parallèlement des images tournées par One Voice chez les Poliakov.

La ministre, déjà sensibilisée sur ce dossier par les actions de lobbying que nous menions depuis des années avec d’autres structures, comme la Fondation Brigitte Bardot, a rapidement pris la décision de placer Micha en urgence au zoo-refuge La Tanière afin qu’il y soit soigné.

Mardi 12 novembre 2019, alors que des représentants d’AVES France, de la Fondation Brigitte Bardot et de Four Paws étaient reçus à l’assemblée nationale par Aurore Bergé et Laetitia Romeiro Dias pour leur remettre le résultat de nos pétitions contre les “spectacles” des montreurs d’ours, l’ours Micha subissait une opération pour tenter de le sauver, opération suite à laquelle il n’a pu se réveiller.

Suite à la mort de Micha, la contestation s’est poursuivie pour demander la saisie de tous les animaux détenus par le couple de dresseurs. Nos organisations ont multiplié les courriers et les lettres ouvertes, les politiques ont demandé des comptes au Préfet du Loir-et-Cher, des milliers de citoyens attristés par la mort de l’ours ont participé à notre cyber-action.

Vendredi 29 novembre 2019, nos actions conjointes ont enfin payé !
Bony et Glasha ont été placés dans des refuges pour y recevoir des soins adaptés.
Bony est arrivé au refuge de l’Arche peu après 16h, où il a pu se reposer dans un abri. Il bénéficiera d’un bel enclos et d’un personnel aux petits soins, notamment pour soigner ses problèmes dentaires.
La femelle, Glasha, est arrivée dans la nuit en Allemagne, à l’Alternativen Wolf- und Bärenpark Schwarzwald. Elle sera soignée de sa tumeur à l’oeil et de ses problèmes dentaires. Elle bénéficiera d’un magnifique enclos forestier où elle pourra retrouver une vie d’ours presque normale.

 

2500€ pour le refuge de l’Arche

AVES France n’a pas les moyens financiers des grandes fondations, mais nous tenons à soutenir les refuges qui prennent en charge les ours. Aussi, le refuge de l’Arche recevra 2500€ pour la prise en charge de Bony. Nous attribuerons également un don prochainement au Bärenpark pour l’accueil de Glasha.

Notre soutien est rendu possible par vos adhésions, dons, achats dans notre boutique Bearz, mais aussi par les utilisateurs du moteur de recherche Lilo qui nous soutiennent, et toutes les personnes qui ont acheté un bracelet Ours chez Nature & Découvertes ou chez Gifts for change.

Le combat continue sur le plan judiciaire !

Si Bony et Glasha sont pour l’instant en sécurité, notre devoir est maintenant d’attaquer les Poliakov en justice afin que leur certificat de capacité leur soit retiré. En effet, nous refusons que leurs ours puissent leur être rendus, ou même qu’ils en prennent d’autre en charge. Nous voulons que tous leurs animaux leur soient confisqués et qu’ils soient soignés dans des structures adaptées. Le temps judiciaire peut être long. Nous nous y préparons. Nous continuerons bien évidemment notre lobbying pour que tous les spectacles des montreurs d’ours et de loups soient interdits en France, et soutiendront les demandes des associations partenaires, comme Paris Animaux Zoopolis, qui militent activement pour l’interdiction de l’exploitation de tous les animaux sauvages dans les cirques et les spectacles itinérants.

En finir avec les montreurs d’ours, ce n’est pas un sprint. C’est une course de fond.

On ne va pas se mentir. La semaine dernière, vous n’avez pas trouvé sur notre site d’article annonçant la mort de l’ours Micha. C’était trop dur pour moi. Perdre Micha, c’était une défaite. Ma défaite. Mon échec. Une claque. Cet ours, le dimanche 8 septembre 2019, était à quelques mètres de moi et malgré un contrôle ONCFS effectué à la demande d’AVES France et de 30 millions d’amis, Micha est reparti avec ses dresseurs. J’avais déjà filmé Micha plusieurs fois en 2015 et 2016 et son état de santé s’était clairement dégradé. Il était tellement fatigué que je m’étais persuadé que les agents allaient procéder à une saisie immédiate, que Micha pourrait être placé dans un refuge en sécurité…  Partir de Racquinghem en le laissant aux mains de ses tortionnaires était vraiment douloureux, traumatisant pour Stéphanie et moi. Mais une association n’a pas de pouvoir de police et nous ne pouvions malheureusement rien faire de plus.

La victoire a cent pères, mais la défaite est orpheline. John Fitzgerald Kennedy

De retour à Rouen, j’ai transmis nos images au Ministère de la transition écologique et solidaire. Les montreurs d’ours, on les connaît bien chez AVES France. C’est un sujet sur lequel nous avons décidé de nous spécialiser il y a de nombreuses années, puisque peu d’associations s’y intéressaient. La Fondation Brigitte Bardot est une des seules structures qui dénonçait régulièrement les spectacles à nos côtés. Tout le travail que nous avons mené pendant ces années, les images recueillies lors des “spectacles”, les données accumulées sur les ours, les témoignages qui nous ont été confiés, nous ont enfin permis de lancer l’alerte et d’obtenir une réaction de la part d’Elisabeth Borne. Les images tournées par One Voice chez les Poliakov ont permis d’accélérer encore les choses. Pourtant, les images des geôles n’étaient pas nouvelles. Des photos des ours dans leurs prisons de béton nous avaient été confiées il y a plusieurs années par un lanceur l’alerte et nous les avions transmises aux autorités. Il faut croire qu’à l’époque, les conditions n’étaient pas réunies pour faire éclater le scandale. La DDPP nous demandait de regarder ailleurs. Le parquet classait les plaintes sans suite. Et l’état de santé des ours pouvait lentement se dégrader. (A relire : Ours Micha : en 2016, nous dénoncions déjà l’inaction des pouvoirs publics).

En finir avec les montreurs d’ours, c’est une course de fond… pas un sprint.

Si aujourd’hui tout le monde veut s’approprier les avancées obtenues sur le cas des Poliakov, je vais me permettre un petit rappel.

Il y a deux ans, AVES France a décidé de rejoindre Convergence Animaux Politique. J’ai déjà eu l’occasion de vous expliquer combien cette collaboration a été importante, puisqu’elle nous a donné les clefs pour mettre en place un lobbying efficace pour dénoncer l’exploitation des ours et des loups dans les fêtes médiévales. Longtemps nous avons cru que notre association était “trop petite” pour se lancer dans une telle entreprise, mais les rencontres organisées par CAP, les tête-à-tête avec les députés, ont rapidement permis d’obtenir des questions écrites et même une proposition de projet de loi, mettant une saine pression sur le ministère, pour le pousser à se saisir du sujet.

Il y a 8 ans, nous n’avions pas été invités à participer à la rédaction de l’arrêté du 18 mars 2011. Les dresseurs d’ours en avaient profité pour faire passer des exceptions scandaleuses favorisant leur business au détriment du bien-être de leurs animaux. Notre participation à la mission ministérielle sur le bien-être animal (en 2019) a été l’occasion de dénoncer l’arrêté du 18 mars 2011 et de marteler qu’il fallait en finir avec l’exploitation des ours et des loups pour le divertissement. Avec l’aide de la Fondation Brigitte Bardot, j’ai pu rencontré les responsables de Four Paws et obtenir de leur part une lettre dans laquelle ils se sont engagés à accueillir tous les ours actuellement exploités en France dans des spectacles, dès l’obtention d’une loi interdisant cette activité.

Cet été, la collaboration sur le dossier des montreurs d’ours avec Paris Animaux Zoopolis a permis de faire exploser la médiatisation de ce sujet. De très nombreux médias se sont fait l’écho de nos demandes d’annulation de l’exploitation des ours Lutchak, Valentin, Kilian… La question de l’interdiction des “montreurs d’ours” est devenue une question de société au même titre que celle des animaux sauvages dans les cirques.

Parce que je crois viscéralement au travail collectif, AVES France a rédigé le 24 août 2019 une lettre pour rappeler à Elisabeth Borne qu’il faut en finir avec ces spectacles d’un autre âge. Ce courrier a été co-signé par 21 structures : Animals Asia France, Association Stéphanoise Militants Animalistes Sainté, AVES France, Bears in Mind, CACH, C’est assez !, Chapter Animals, Code Animal, Collectif Animalistes 43, Collectif Chats 100% stérilisation obligatoire, Comité ADDA (Ardèche/Drôme Défense-Animale), Education Ethique Animale, Evolution Condition Animale, Fondation 30 millions d’amis, Fondation Brigitte Bardot, FOUR PAWS, La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences (LFDA), Paris Animaux Zoopolis, Parti animaliste, Radio Parole d’animaux, SPA – Société Protectrice des animaux.

Suite au placement de Micha au zoo-refuge La Tanière, AVES France a proposé un nouveau courrier commun adressé à la Ministre, Elisabeth Borne, le 14 septembre 2019, lui demandant de saisir sans délai tous les animaux détenus par les Poliakov. 2 mois plus tard, suite à la mort de Micha, nous avons une fois de plus réuni nos partenaires afin de publier une Lettre ouverte à Elisabeth Borne, dans laquelle nos organisations demandaient à nouveau la saisie de l’ensemble des animaux du couple de dresseurs Poliakov-Bruneau.

Parallèlement, plus de 2.000 e-mails ont été envoyés au Préfet du Loir-et-Cher par des particuliers pour lui demander d’agir, et notamment en retirant le certificat de capacité des Poliakov.

Vers une Loi Micha ?

Lundi 25 novembre 2019, Elisabeth Borne et le Préfet du Loir-et-Cher ont annoncé que les ours Bony et Glacha vont être placés dans un centre adapté afin d’y recevoir des soins. C’est une avancée majeure, puisqu’il y a encore quelques jours, le Préfet refusait d’envisager une saisie des ours et même de parler de maltraitance. C’est une nouvelle victoire collective !

De nombreux commentaires disent déjà sur les réseaux sociaux que ce n’est pas une saisie. Que les ours pourront être rendus aux Poliakov. Qu’il n’y a pas de quoi se réjouir et que les autres animaux détenus par le couple ne sont pas concernés par ce courrier.

Aujourd’hui, cette petite victoire est le fruit de nombreuses années de travail bénévole, quasi quotidien. Certes, le combat est loin d’être gagné, mais je crois que nous avons le droit de souffler quelques heures et de savourer cette annonce avant de repartir au front. Nous savons que cette décision ne règlera pas tous les problèmes. Nous en sommes conscients. Il fallait une décision urgente pour sortir les ours de chez les dresseurs. Nous l’appelions de nos voeux. C’est chose faite. Demain, nous monterons encore au créneau pour obtenir la libération des autres animaux détenus par le couple Poliakov-Bruneau. Nous déposerons des plaintes, non pour obtenir des dommages et intérêts, mais pour obtenir le retrait définitif du certificat de capacité des Poliakov et qu’ils ne puissent plus jamais exploiter d’animaux. Puis nous retournerons aux fourneaux pour obtenir l’interdiction des spectacles ayant recours à des ours ou des loups sur l’ensemble du territoire, comme nous le demandons depuis des années. Je sais que “c’est trop lent”, que “ça ne va pas assez vite”. Mais croyez bien que nous donnons tout ce que nous avons pour obtenir le placement de tous les ours dans des sanctuaires… et un jour de tous les animaux sauvages captifs exploités pour le divertissement.

Quoi qu’il en soit, rappelez-vous que chaque avancée pour les animaux est le fruit du travail acharné d’associations, de bénévoles, d’anonymes, d’avocats, de tout un tas d’acteurs complémentaires. AVES France continuera de travailler avec toutes les structures qui partagent cette philosophie de l’action collective et qui se respectent. ✊

Cyber-action : Libérons les animaux des Poliakov (ours Bony et Glasha, singe Mina, perroquets…)

EDIT : L’ours Micha est mort le 12/11/2019. Le texte de la  cyber-action a été mis à jour. 915 mails ont été envoyés au Préfet à ce jour. Continuons de demander au Préfet du Loir-et-Cher le retrait du certificat de capacité des Poliakov et le placement de Bony et Glasha, mais aussi des autres animaux dans des structures adaptées.

Cyber-action après le texte
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En septembre 2019, suite aux actions des associations, l’ours Micha a été placé au zoo-refuge La Tanière pour y recevoir des soins. S’il n’avait pas reçu un traitement adapté, l’ours Micha aurait pu mourir d’une infection généralisée. Pourtant, AVES France, comme d’autres associations, dénoncent les conditions de vie des animaux des Poliakov depuis de nombreuses années, sans la moindre réaction des autorités. C’est sous la pression des associations et des médias que Micha a échappé à la mort.

Dès le 18 septembre 2019, à notre initiative, 21 organisations de protection animale ont adressé un courrier à la ministre de la transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, pour dénoncer l’incapacité des Poliakov à prendre soin de leurs animaux et demander le placement en urgence de tous leurs pensionnaires dans des refuges adaptés. Nous n’avons JAMAIS reçu de réponse à ce courrier.

Le député Loïc Dombreval a dénoncé cette situation dans un tweet : « La situation de l’ours Mischa démontre l’inefficacité totale des contrôles règlementaires alors qu’il reste de nbx autres animaux en captivité dans des états de santé déplorables » et a envoyé un courrier au Préfet du Loir-et-Cher pour demander le placement des ours Bony et Glasha.

Le zoo-refuge La Tanière, qui a pris en charge l’ours Micha, a également publié une lettre-ouverte au Préfet du Loir-et-Cher pour dénoncer cette situation :

La réponse du Préfet du Loir-et-Cher au député Loïc Dombreval n’est pas satisfaisante :


Ensemble, libérons les animaux des Poliakov !

Trop, c’est trop !
2 mois après le sauvetage de l’ours Micha, nous ne pouvons plus tolérer que ses geôliers puissent encore détenir des animaux.
AVES France lance donc une cyber-action à destination du Préfet du Loir-et-Cher afin de demander la saisie de l’ensemble des animaux des Poliakov, leur placement dans des structures adaptées, mais également le retrait de leur certificat de capacité. Vous pouvez participer à cette action en utilisant notre lettre-type ci-dessous. Il suffit de choisir une réponse-type par paragraphe. Vous pouvez également, si vous le préférez, envoyer un message courtois et personnalisé au préfet à l’adresse suivante : pref-courrier[at]loir-et-cher.gouv.fr. N’oubliez pas de nous mettre en copie : actions[at]aves.asso.fr.


 

Optionnel. Vous pouvez préciser ici si vous faites parti d'une association. Par exemple : "Sympathisant AVES France"...
(choisissez une option)

 

© Photo d’illustration : Stéphanie Lefebvre pour AVES France