🦊 Victoire pour les renards dans la Somme, mais une décision absurde à l’encontre de notre association.

Le tribunal administratif, saisit par AVES France et l’ASPAS, a confirmé que l’arrêté pris par la préfecture de la Somme contre 1600 renards était illégal.

https://www.leparisien.fr/environnement/somme-la-justice-annule-deux-arretes-autorisant-labattage-nocturne-de-renards-01-06-2021-4RKFFC3NHNFAJLWLLYCEVJAP6I.php

Malgré nos arguments qui ont fait annuler cet arrêté, le tribunal administratif a invalidé les écritures d’AVES France, car notre association n’est pas agréée au titre de la protection de l’environnement. Pour résumer, nous avions raison et l’arrêté de la Préfète de la Somme était illégal, mais l’absence d’agrément nous prive de légitimité devant les tribunaux administratifs.

Cet agrément, nous en avons fait la demande auprès du ministère de l’Ecologie en 2020. Bien que notre association réponde à tous les critères d’exigences nécessaires à son obtention, celui-ci nous a été refusé considérant que nous n’avons pas assez de membres, alors qu’aucun texte ne prévoit un nombre d’adhérent minimal.

La décision du ministère nous apparaît comme une véritable injustice, puisqu’en nous refusant cet agrément, il nous empêche de protéger les animaux sauvages abattus de façon inconsidérée, comme les renards, les blaireaux, les corvidés et tant d’autres. Nous allons déposer une nouvelle demande d’agrément, mais pour mettre toutes les chances de notre côté, nous avons besoin de vous.

Nous lançons donc une vaste campagne de recrutement d’adhérents, en proposant une adhésion à 1€. Obtenir cet agrément est vital pour AVES France. Nous portons votre voix en attaquant des autorisations de chasse et de destructions administratives que vous et nous, estimons abusives.

AVES France est une association gérée par des bénévoles engagés, qui mettent leurs compétences et leur temps au service des animaux sauvages. Plus que jamais votre soutien via votre adhésion est indispensable pour nous donner la possibilité de défendre les animaux sauvages devant les tribunaux. Rejoignez-nous !

https://www.aves.asso.fr/campagne-adhesion-1euro/

Victoire ! L’arrêté de la préfète de la Somme permettant les tirs de nuit de 1600 renards est suspendu !

En juillet, nous vous avions invités à vous opposer au projet d’arrêté soumis à consultation du public concernant la régulation du renard par chaque lieutenant de louveterie du département de la Somme. Ce projet d’arrêté prévoyait d’autoriser l’abattage de 1600 renards par tirs de nuit, du 1er août 2020 au 31 mars 2021, sans que la préfecture n’apporte d’éléments concrets pour justifier ce massacre.

Malgré nos oppositions, l’arrêté n°80-2020-08-13-001 en date du 13 août 2020 portant autorisation de la régulation du renard par tirs de nuit a été signé de par la Préfète de la Somme, ce qui nous a conduit à déposer un recours devant le tribunal administratif d’Amiens, aux côtés de l’ASPAS. Nous avons confié ce recours commun au cabinet GEO AVOCATS. Maître Coline Robert a pu exposer nos arguments lors de l’audience du mardi 22 septembre.

Le juge des Référés a décidé de suspendre cet arrêté le 28 septembre 2020 jusqu’au jugement au fond et a condamné l’Etat au remboursement des frais de recours. Il a considéré que l’abattage de 1600 renards portait atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre.

Il a retenu que le renard n’est pas responsable du déclin de la population de perdrix grise, par ailleurs chassée dans le département, et que les prédations sur les élevages avicoles n’étaient pas de nature à les mettre en péril. L’argument sanitaire ne permet pas de justifier cet arrêté puisqu’au cas de transmission (humaine ou à un autre animal) de gale sarcoptique ou d’echinococcose alvéolaire n’a été rapporté dans la Somme.

Enfin, le juge des Référés a retenu que l’indice kilométrique d’abondance du renard dans le département a faiblement évolué depuis 2003 et reste trois fois inférieur à la moyenne française.

Pour toutes ces raisons, il a prononcé la suspension de l’arrêté et évité la mort de 1600 renards par tirs de nuit, ce qui constitue une victoire, même si le renard reste une espèce chassée dans la Somme et que 8000 renards y sont tués chaque année par piégeage, déterrage, tirs d’été, auxquels s’ajoutent ceux qui sont tués en période de chasse.