Samedi 16 mars 2019 : Marchons pour le climat et la biodiversité !

Samedi 16 mars, AVES France participera à la Marche du Siècle pour dénoncer l’inaction du gouvernement face à l’urgence climatique.

Une délégation d’AVES France sera présente à 14h, Place de l’Opéra à Paris avec des drapeaux, des pancartes et même un ours polaire pour la Marche du Siècle pour le climat et la biodiversité. Nous nous dirigerons vers la place de la République avec les nombreuses autres associations et citoyens qui répondront à l’appel : https://www.facebook.com/events/2398052453540792/

Une autre délégation d’AVES France se réunira à Nevers, AVES France ayant rejoint le collectif climat 58https://www.facebook.com/events/301576710558830/
Le rendez-vous est fixé à 9h45 devant la Gare de Nevers.

Quelles sont les revendications portées par les organisateurs de la Marche du Siècle ?*

Parce que nous ne voulons pas avoir à choisir entre vivre aujourd’hui et survivre demain. On ne peut pas avoir de justice climatique sans justice sociale, c’est une évidence.

Nous vivons dans un contexte environnemental et social de plus en plus critique : émissions record de gaz à effet de serre, disparition de la biodiversité, augmentation des températures et aggravation des inégalités, avec 14% de la population en situation de précarité en France.

En France, plus de 150 000 personnes ont participé aux Marches pour le climat organisées depuis septembre, plus de 2 millions ont signé L’Affaire du Siècle, les étudiant.e.s manifestent chaque vendredi pour défendre leur avenir et chaque samedi des milliers de personnes en gilet jaune descendent dans la rue pour demander plus de considération et des réformes sociales.

Ce 16 mars, dans la rue, nous combattons ensemble les dérèglements climatiques et la violence sociale, et nous refusons toute forme de répression ou de discrimination.

Face aux grands discours et à l’inaction du gouvernement, nous demandons des réponses à la hauteur de l’enjeu : la survie de l’humanité

Pour retrouver l’événement le plus proche de chez vous : https://ilestencoretemps.fr/16mars/

* informations reprises depuis l’évènement Facebook : https://www.facebook.com/events/2398052453540792/

Processus de dialogue sur la valorisation de la biodiversité au sein du PNR des Pyrénées Ariégeoises

Le Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises a publié il y a quelques jours une note de synthèse ainsi qu’un rapport sur l’intégralité des travaux du Processus de dialogue sur la valorisation de la biodiversité au sein du Parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises, action portée par l’association InnovaNature et co-financée par AVES France.

En soutenant ce projet, AVES France prône la voix du dialogue pour résoudre les conflits qui peuvent naître entre les divers utilisateurs du milieu naturel. Les échanges qui ont eu lieu lors de ces ateliers ont été riches et passionnants.

Si, malheureusement, une poignée d’opposants à toute forme de cohabitation avec la nature sauvage reste opposée à tout dialogue, comme c’est le cas du groupuscule armé responsable de la diffusion d’une vidéo anti-ours fin 2017, nous restons persuadés qu’il faut maintenir les conditions d’un dialogue apaisé. La présence d’une faune d’exception devrait, à notre avis, être perçue comme une chance et un atout pour les Pyrénées. Correctement valorisée, elle permettrait de développer l’économie locale (vente de produits labellisés, développement d’une offre touristique spécialisée avec des services à forte valeur ajoutée…). Malgré cela, l’image catastrophique relayée par les médias nuit aux efforts de conservation de l’ours, mais également au développement d’activités qui pourraient avoir un impact économique important sur la région.

A l’aube de prochaines introductions d’ourses en Béarn, AVES France et Innovanature ont demandé un entretien au Ministère de la transition écologique et solidaire, car nous pensons qu’il est indispensable d’accompagner de futurs lâchers d’ours d’un processus de dialogue. Seule l’instauration d’un climat de confiance entre les gens de terrain (forestiers, chasseurs, éleveurs, naturalistes, promeneurs, professionnels du tourisme…) et les services de l’Etat (préfecture, ONCFS, DREAL, ONF, PNR…) permettront de désamorcer les situations de conflit et de travailler ensemble pour trouver les meilleures moyens de cohabiter.

D’ailleurs, en septembre, trois membres d’AVES France se rendront à la 26ème conférence internationale d’IBA, en Slovénie, dont le thème est la cohabitation entre l’homme et les ours. Ce sera l’occasion pour nous de nous enrichir des expériences de nos voisins sur ce sujet délicat.

 

Chronique littéraire : Une vie pour les abeilles (Henri Clément)

Les éditions Rue de l’Echiquier ont créé une sympathique collection  : conversations écologiques.

Ici, il s’agit d’échanges entre Henri Clément, apiculteur et syndicaliste (UNAF) et Philippe Bertrand. Ce dialogue est destiné à éclairer les lecteurs sur l’importance de lutter contre l’utilisation des produits chimiques en agriculture afin de sauvegarder la biodiversité, si utile aux hommes et aux abeilles.

Bien sûr, Henri Clément n’est pas contre une interdiction totale des produits chimiques agricoles, mais au moins en ce qui concerne tout ce qui touche de près ou de loin aux abeilles.

C’est un livre intéressant qui retrace les différentes étapes de la lutte du monde apicole, notamment contre le Gaucho et le Régent et qui permet aux consommateurs de se faire une opinion plus précise sur la production de miel, car les explications sont écrites dans un langage clair et simple.

Et pour retenir le principal message du livre : Evitons de consommer le miel de tournesol et de colza, zones où le taux de mortalité des abeilles est très important (et pour cause…) et préférons les miels des petits producteurs dans des zones où les grosses exploitations agricoles et les céréaliers sont absents. Privilégier des miels plus rares (châtaignier, sapin, etc.) et des circuits courts, voilà un début de solution pour le consommacteur.