10 associations lancent une pétition pour l’interdiction des grenailles de plomb en France.

Pétition Plomb Nature

NE LAISSONS PAS LA NATURE ET NOTRE SANTÉ SE FAIRE PLOMBER PAR LA CHASSE.

Frédéric Daniel, le responsable du dossier blaireau de l’association AVES France, travaillait depuis plusieurs mois sur cette pétition qui demande l’interdiction des grenailles de plomb en France.

Une interdiction a déjà été prise contre les munitions au plomb dans les zones humides, mais ce n’est pas suffisant. Chaque année en France 8.000 tonnes de grenailles de plomb issus de millions de cartouches de chasse sont éparpillées dans la nature.

Signez la pétition !

Et ailleurs ? Quelle réglementation ?

En Europe, la plupart des pays du nord ont légiféré sur la grenaille de plomb dans les années 90 : Danemark, Pays-Bas, Finlande et Norvège ont instauré une interdiction totale, Belgique Suède et Lettonie, une interdiction partielle. La Suisse, le Royaume-Uni, l’Espagne, Chypre, Israël et la Russie ont limité ou supprimé la grenaille de plomb. En France, l’interdiction de l’utilisation des cartouche au plomb dans les zones humides semble peu respectée, en dépit de la réglementation.

Des substituts moins toxiques ou non toxiques existent. La grenaille d’acier semble la solution idéale du point de vue environnemental.

Nous demandons que la vente et l’utilisation des munitions au plomb soit interdite en France, ceci en application du principe de précaution en raison la forte toxicité de ce métal.

Pour signer la pétition, rendez-vous sur le site créé par AVES France spécialement dédié à cette action :
https://www.petition-plomb-nature.fr/

Signataires : AVES France, Nature et Humanisme, ASPAS, Convention Vie et Nature, Collectif du 21 Septembre (AOC), Meles, Collectif Animalier du 06, ANIMAL CROSS, Pôle Grands Prédateurs, Nature Midi-Pyrénées.

Bearz : de nouveaux projets pour notre marque éco-solidaire

Comme un pari fou, nous avions lancé il y a deux ans la marque Bearz. Le but ? Collecter des fonds pour les associations qui oeuvrent en faveur des espèces menacées en vendant des bracelets en bois. Aujourd’hui, ce sont près de 900 bracelets qui ont été vendus et près de 5.000 euros redistribués aux associations partenaires.

Afin de poursuivre le développement de la marque Bearz, AVES France lance une nouvelle collecte sur Ulule. Nous espérons collecter 738 euros avant le 15 août 2017, afin d’investir dans une machine à badges professionnelle, qui nous permettra de réaliser badges, aimants et porte-clés personnalisés.

Cela nous permettra de vous proposer de nouveaux objets originaux avec des designs militants, dont les bénéfices permettront encore de financer de beaux projets pour les animaux. Ces nouveaux objets pourront comporter des slogans, des photos ou des dessins en faveur de la protection de la nature et la défense des animaux, comme par exemple « Non aux tirs de loups », « Huile de palme, non merci ! », « Renard : utile, pas nuisible !, « Laissez nous vivre en paix avec une image de blaireau… ».

 

Mieux encore, nous pourrons répondre aux demandes des autres associations et leur fournir des badges à tarif préférentiel… parce que chez AVES France, la solidarité passe avant tout !

Nous comptons sur la solidarité pour que cette collecte atteigne rapidement son objectif. Vos dons seront déductibles des impôts et vous recevrez des contreparties selon l’importance de votre soutien.

Le retour du sauvage de Pierre Athanaze

Tout le monde ou presque connaît, au moins de nom, Pierre Athanaze. Il a été membre du Conseil national de la chasse et de la faune sauvage et a siégé à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage pendant dix ans. Bénévole dans plusieurs associations de protection de la nature, Pierre a récemment été président de l’ASPAS, structure dans laquelle il a lancé le label « Réserves de vie sauvage ». L’association est aujourd’hui propriétaire de terrains exempts de toute chasse, pêche et exploitation forestière.

Dans cet ouvrage court mais intense – une centaine de pages que j’ai dévorées dans la journée – Pierre passe en revue les espèces qui ont disparu de notre territoire, ou dont les effectifs ont beaucoup souffert et qui ont désormais tendance à faire leur retour (loup, lynx, bison, esturgeon, phoques…). Retours naturels ou grâce à des renforcements de populations, ils ne sont pas toujours bien acceptés par la population. Pourtant, en s’appuyant sur des exemples d’autres pays, notamment en Europe et aux Etats-Unis, on comprend que le retour du sauvage n’est pas qu’une questions écologique, mais aussi économique.

Posant des questions justes sur l’intérêt de poursuivre une politique agricole basée sur la perfusion permanente des exploitations, ultra dépendantes des aides européennes, sur une politique de gestion de la forêt basée sur des données erronées, sur cette peur qu’ont les pouvoirs publics de voir une partie du territoire national redevenir sauvage quand tout prouve que nous aurions le meilleur à en tirer, ce livre fait réfléchir.

Et si, en France, on acceptait de remettre en question ce que l’on croit juste depuis des années, alors que le modèle s’écroule ? Et si l’on redonnait une place au sauvage ? Et si on commençait par le faire dans nos parcs nationaux, dans lesquels on chasse, on pêche, on coupe des arbres ? Et si ce retour du sauvage était la clef pour résoudre l’érosion de la biodiversité, le dérèglement climatique, la crise économique…

Et si… on essayait autre chose ?

AVES France participera au tournage de FAERYLAND, le cinquantième film de Magà Ettori

AVES France s’est engagée à participer, dimanche 25 janvier 2015, à partir de 13h, au happening organisé par le réalisateur Magà Ettori place du Trocadéro.

 »The man who dreamed of Faeryland » est son cinquantième film. Le tournage a eu lieu en Chine, en Allemagne, en Finlande, aux Etats-Unis, en Afrique, en Amérique du sud, en France, en Hongrie, en Italie, en Corse, dans l’océan Pacifique, en Méditerranée, et en mer du nord.

Le tournage se termine en France, en Mayenne au refuge de l’Arche et à Paris au Trocadéro. Pour cette séquence au Trocadéro, 269 Life coordonne une action de sensibilisation sur l’ensemble des fondamentaux de la cause animale (expérimentation, abattage, corrida, fourrure, pêche, gavage, maltraitance…), l’idée étant de filmer une séquence commune avec les comédiens du film, puis d’installer sur la place du Trocadero des ateliers de sensibilisation. 

LE #PARTAGE, C’EST NOTRE #NATURE

AVES France en profitera donc pour lancer une action fil rouge sur l’année 2015. Cette action prônera les valeurs de partage et de cohabitation, avec des messages simples et positifs ! Pour une fois, ce ne sera pas une campagne CONTRE, mais une campagne POUR ! Pour le partage de l’espace naturel. Pour la conservation des espèces menacées. Pour la cohabitation entre l’ours, le loup, le renard, le sanglier, le cerf, le lynx, le vautour et l’Homme, l’éleveur, l’agriculteur, le randonneur…

Pour le tournage, nous invitons nos membres et nos sympathisants à nous rejoindre dimanche place du Trocadéro. Le dress code est simple : tout en noir. Nous fournirons les pancartes et les masques d’animaux. Merci de nous envoyer un mail pour nous prévenir que vous serez parmi nous ! 

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Le bocage toujours en danger

AVES FRANCE fait partie du réseau Bocages de Bourgogne. A ce titre, nous tâchons de sensibiliser particuliers et agriculteurs sur la nécessité de conserver ou restaurer les haies.

Cependant, depuis que nous avons intégré ce réseau, force est de constater que les opérations de sensibilisation et de communication ne portent pas toujours leurs fruits.

Le réseau n’est certes pas connu dans toute la Bourgogne, d’où la nécessité de multiplier les relais locaux, car nous pouvons constater régulièrement, de la part du grand public et des agriculteurs, un manque de connaissance sur les fonctions des haies bocagères, quand ce n’est pas un manque total d’intérêt.

La preuve ? En six mois (depuis novembre 2011 exactement), j’ai malheureusement pu constater 5 ou 6 arrachages de haies : deux sur l’Allier, autour d’Aurouer, puis sur la Nièvre : un cas sur la commune de Champvert où les agriculteurs étaient en pleine action, une haie arrachée au tracto-pelle par des agriculteurs en bordure de la départementale qui va de Dornes à Luthenay Uxeloup, et une petite portion arrachée cet hiver, pas très loin de chez moi (voir photos). Il est difficile d’intervenir sur des parcelles privées, et de plus, nous n’avons jamais connaissance des projets de destruction de haies qui ne sont constatés qu’une fois que le mal est fait.

L’appel à projets Bocages initié par le Conseil Régional de Bourgogne est une très bonne chose, une action indispensable. Mais il nous semble que le réseau Bocages devrait également mettre l’accent sur la protection du bocage, pourquoi pas en instaurant un système d’alertes. S’il est bon de mettre en avant les projets de restauration ou de création de haies, il serait également utile de signaler les zones où les haies sont arrachées…

Sylvie CARDONA