Renatur’Action : AVES France lance sa campagne de crowdfunding pour rendre à la nature des parcelles dégradées par l’agriculture intensive

Pour mieux protéger la nature et la faune sauvage, AVES France a décidé de financer des projets de renaturation dans des zones où le bocage a été dégradé par la pratique de l’agriculture intensive. Concrètement, il s’agit d’offrir à la faune sauvage des espaces de quiétude interdits de toute forme de chasse.

C’est pourquoi AVES France a besoin de vous aujourd’hui !


Pour contribuer à la campagne : https://www.helloasso.com/associations/aves-france/collectes/renatur-action-projet-de-renaturation-du-bocage

 

Forts d’une première expérience de partenariat en 2020 avec une association locale qui souhaitait planter une haie et creuser une mare, nous avons décidé cette année d’aller plus loin en soutenant un projet de renaturation situé au nord du département de la Loire Atlantique.

La parcelle de 1,3 hectare qui était jusqu’à présent occupée par des cultures agricoles conventionnelles sera transformée en 4 micro parcelles de prairies permanentes et une autre sera laissée en libre évolution. Ce havre de paix interdit de chasse comptera 350 mètres de haies sur talus ainsi que 3 mares.

A quoi servira l’argent collecté ?

Les réalisations concrètes grâce aux dons :
10 € = 6 plants achetés
30 € = 10 mètres linéaires de haies sur talus plantés
100 € = 30  mètres linéaires de haies sur talus plantés
300 € = 1 mare de 40 m²
  • Vos dons nous permettront de financer des travaux d’aménagement des zones jusqu’ici détériorées par l’agriculture intensive en plantant des haies, en créant des micro parcelles interdites de chasse, en creusant des mares et en apportant tout autre aménagement favorable au retour de la flore sauvage, des insectes, des mammifères, des oiseaux et des amphibiens.
  • Chaque donateur deviendra adhérent à AVES France, ou verra son adhésion prolongée s’il est déjà membre. Notre priorité est d’augmenter durablement notre nombre d’adhérents pour obtenir l’agrément « protection de l’environnement ».
  • Enfin, vos dons nous permettront également de lancer une campagne d’information et de sensibilisation auprès de particuliers qui ont réussi à soustraire des terrains à l’agriculture conventionnelle.
Nous avons fixé l’objectif de la collecte à 5000€. 
– 80% des montants collectés permettront de financer l’action.
– 20% maximum de la collecte servira à financer l’achat et l’envoi des contreparties.
Si nous dépassons l’objectif, nous pourrons financer d’autres projets de renaturation !

Les contreparties

Nous avons choisi avec soin nos contreparties, afin qu’elles soient utiles et que leur impact sur la nature soit le plus acceptable possible. Les stylos sont en bambou et en fibre de paille, les blocs en papier recyclé, les gourdes isotherme en inox, les tee-shirts en coton bio… Les contreparties sont cependant optionnelles. Si vous ne souhaitez pas les recevoir, il suffit de faire un don libre. Sinon, elles seront envoyées à la fin de la campagne.

Des dons défiscalisés

Les dons à AVES France ouvrent des droits à des déductions fiscales.

  • Quand vous donnez 10€, votre don vous coûte 3,40€ après déduction fiscale ;
  • quand vous donnez 30€, votre don vous coûte 10,20€ après déduction fiscale ;
  • quand vous donnez 50€, votre don vous coûte 17€ après déduction fiscale ;
  • quand vous donnez 100€, votre don vous coûte 34€ après déduction fiscale ;
  • quand vous donnez 360€, votre don vous coûte 122,40€ après déduction fiscale.

+ D’INFOS SUR AVES FRANCE ET CETTE CAMPAGNE

L’équipe d’AVES France n’est composée que de bénévoles, particulièrement engagés pour la protection de la nature et de la faune sauvage.
AVES France étant une association nationale, nous souhaitons notamment nous impliquer sur différents projets de renaturation à travers le pays permettant le retour des espaces sauvages dans des zones où le paysage est aujourd’hui simplifié par l’agriculture.
Les haies, les prairies et les mares sont des composants essentiels au bocage. Disposées en réseau, les haies contribuent activement à briser le vent, temporiser et atténuer les effets des inondations, les sécheresses et l’érosion des sols. Une haie développée et écologiquement fonctionnelle est composée d’une superposition de plusieurs strates : une strate herbacée composée d’un ourlet herbeux forme la lisière basse, une strate arbustive et broussailleuse forme la lisière intermédiaire et enfin une strate haute arborée forme la lisière supérieure.
D’une largeur souvent inférieure à 5 m, la haie offre le gîte et le couvert pour des centaines d’espèces d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens ou encore de mammifères. Associées aux haies, les prairies naturelles et les mares forment des écosystèmes complexes d’une grande richesse. Humide, mésophile ou sèche, les prairies naturelles forment une communauté végétale diversifiée idéale pour les insectes notamment. Leur régénération est permanente et stable grâce à l’action du pâturage et du fauchage. Elles jouent un rôle de filtration de l’eau et protègent le sol de l’érosion. Initialement destinées à abreuver le bétail, les mares offrent une biodiversité remarquable et singulière. Les amphibiens s’y reproduisent et une flore aquatique s’y développe.
Depuis le IXe siècle, les hommes ont façonné le bocage avec beaucoup de soins et de savoir-faire pour parvenir à un paysage complexe. Malheureusement, la fonction du bocage a bien changé avec l’évolution sociétale et le regard que l’on porte sur elle. Depuis les années 1970, les remembrements et remaniements se succèdent. Les multiples intérêts qu’apportaient les haies, les prairies naturelles et les mares se sont progressivement effacés. Devenues gênantes et envahissantes, les haies forment des obstacles à l’agrandissement et au remaniement du parcellaire agricole. C’est ainsi que des milliers de kilomètres de haies ont disparu de notre paysage. Cette transformation paysagère induite par les cultures céréalières de l’agriculture intensive a aussi fait disparaître un grand nombre de prairies naturelles permanentes et de mares.
Ce bocage fortement dégradé est devenu un paysage simplifié très appauvri en biodiversité.Il est indispensable de reconstituer le paysage bocager et permettre de nouveau à la biodiversité de s’épanouir. C’est dans ce contexte, qu’une parcelle de 13000 m² a été libérée de l’emprise agricole pour devenir une petite zone bocagère. Située dans le nord du département de la Loire-Atlantique, elle se trouve au cœur d’un contexte bocager très dégradé.

La pépinière qui fournira les plants pour les haies du projet de renaturation récolte ses graines dans la région, sur des boisements anciens et préservés afin d’assurer une génétique locale et diversifiée.

Planter des arbres d’origine locale, pourquoi ?

  • Obtenir des plantations plus adaptées aux conditions locales (sol, climat..)
  • Lutter contre l’érosion de la biodiversité
  • Limiter notre empreinte écologique
  • Participer à une économie relocalisée
  • Une qualité garantie par un label : le label Végétal local garantit la traçabilité et la diversité des provenances ainsi que le respect des sites de collectes de graines. (source: Graine de Bocage)

Pour contribuer à la campagne : https://www.helloasso.com/associations/aves-france/collectes/renatur-action-projet-de-renaturation-du-bocage

Vous préférez donner par chèque, virement ou via paypal ? C’est possible. Contactez-nous ! 

10 associations lancent une pétition pour l’interdiction des grenailles de plomb en France.

NE LAISSONS PAS LA NATURE ET NOTRE SANTÉ SE FAIRE PLOMBER PAR LA CHASSE.

Frédéric Daniel, le responsable du dossier blaireau de l’association AVES France, travaillait depuis plusieurs mois sur cette pétition qui demande l’interdiction des grenailles de plomb en France.

Une interdiction a déjà été prise contre les munitions au plomb dans les zones humides, mais ce n’est pas suffisant. Chaque année en France 8.000 tonnes de grenailles de plomb issus de millions de cartouches de chasse sont éparpillées dans la nature.

Signez la pétition !Pétition Plomb Nature

Et ailleurs ? Quelle réglementation ?

En Europe, la plupart des pays du nord ont légiféré sur la grenaille de plomb dans les années 90 : Danemark, Pays-Bas, Finlande et Norvège ont instauré une interdiction totale, Belgique Suède et Lettonie, une interdiction partielle. La Suisse, le Royaume-Uni, l’Espagne, Chypre, Israël et la Russie ont limité ou supprimé la grenaille de plomb. En France, l’interdiction de l’utilisation des cartouche au plomb dans les zones humides semble peu respectée, en dépit de la réglementation.

Des substituts moins toxiques ou non toxiques existent. La grenaille d’acier semble la solution idéale du point de vue environnemental.

Nous demandons que la vente et l’utilisation des munitions au plomb soit interdite en France, ceci en application du principe de précaution en raison la forte toxicité de ce métal.

Pour signer la pétition, rendez-vous sur le site créé par AVES France spécialement dédié à cette action :
https://www.petition-plomb-nature.fr/

Signataires : AVES France, Nature et Humanisme, ASPAS, Convention Vie et Nature, Collectif du 21 Septembre (AOC), Meles, Collectif Animalier du 06, ANIMAL CROSS, Pôle Grands Prédateurs, Nature Midi-Pyrénées.

Bearz : de nouveaux projets pour notre marque éco-solidaire

Comme un pari fou, nous avions lancé il y a deux ans la marque Bearz. Le but ? Collecter des fonds pour les associations qui oeuvrent en faveur des espèces menacées en vendant des bracelets en bois. Aujourd’hui, ce sont près de 900 bracelets qui ont été vendus et près de 5.000 euros redistribués aux associations partenaires.

Afin de poursuivre le développement de la marque Bearz, AVES France lance une nouvelle collecte sur Ulule. Nous espérons collecter 738 euros avant le 15 août 2017, afin d’investir dans une machine à badges professionnelle, qui nous permettra de réaliser badges, aimants et porte-clés personnalisés.

Cela nous permettra de vous proposer de nouveaux objets originaux avec des designs militants, dont les bénéfices permettront encore de financer de beaux projets pour les animaux. Ces nouveaux objets pourront comporter des slogans, des photos ou des dessins en faveur de la protection de la nature et la défense des animaux, comme par exemple « Non aux tirs de loups », « Huile de palme, non merci ! », « Renard : utile, pas nuisible !, « Laissez nous vivre en paix avec une image de blaireau… ».

 

Mieux encore, nous pourrons répondre aux demandes des autres associations et leur fournir des badges à tarif préférentiel… parce que chez AVES France, la solidarité passe avant tout !

Nous comptons sur la solidarité pour que cette collecte atteigne rapidement son objectif. Vos dons seront déductibles des impôts et vous recevrez des contreparties selon l’importance de votre soutien.

Le retour du sauvage de Pierre Athanaze

Tout le monde ou presque connaît, au moins de nom, Pierre Athanaze. Il a été membre du Conseil national de la chasse et de la faune sauvage et a siégé à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage pendant dix ans. Bénévole dans plusieurs associations de protection de la nature, Pierre a récemment été président de l’ASPAS, structure dans laquelle il a lancé le label « Réserves de vie sauvage ». L’association est aujourd’hui propriétaire de terrains exempts de toute chasse, pêche et exploitation forestière.

Dans cet ouvrage court mais intense – une centaine de pages que j’ai dévorées dans la journée – Pierre passe en revue les espèces qui ont disparu de notre territoire, ou dont les effectifs ont beaucoup souffert et qui ont désormais tendance à faire leur retour (loup, lynx, bison, esturgeon, phoques…). Retours naturels ou grâce à des renforcements de populations, ils ne sont pas toujours bien acceptés par la population. Pourtant, en s’appuyant sur des exemples d’autres pays, notamment en Europe et aux Etats-Unis, on comprend que le retour du sauvage n’est pas qu’une questions écologique, mais aussi économique.

Posant des questions justes sur l’intérêt de poursuivre une politique agricole basée sur la perfusion permanente des exploitations, ultra dépendantes des aides européennes, sur une politique de gestion de la forêt basée sur des données erronées, sur cette peur qu’ont les pouvoirs publics de voir une partie du territoire national redevenir sauvage quand tout prouve que nous aurions le meilleur à en tirer, ce livre fait réfléchir.

Et si, en France, on acceptait de remettre en question ce que l’on croit juste depuis des années, alors que le modèle s’écroule ? Et si l’on redonnait une place au sauvage ? Et si on commençait par le faire dans nos parcs nationaux, dans lesquels on chasse, on pêche, on coupe des arbres ? Et si ce retour du sauvage était la clef pour résoudre l’érosion de la biodiversité, le dérèglement climatique, la crise économique…

Et si… on essayait autre chose ?

AVES France participera au tournage de FAERYLAND, le cinquantième film de Magà Ettori

AVES France s’est engagée à participer, dimanche 25 janvier 2015, à partir de 13h, au happening organisé par le réalisateur Magà Ettori place du Trocadéro.

 »The man who dreamed of Faeryland » est son cinquantième film. Le tournage a eu lieu en Chine, en Allemagne, en Finlande, aux Etats-Unis, en Afrique, en Amérique du sud, en France, en Hongrie, en Italie, en Corse, dans l’océan Pacifique, en Méditerranée, et en mer du nord.

Le tournage se termine en France, en Mayenne au refuge de l’Arche et à Paris au Trocadéro. Pour cette séquence au Trocadéro, 269 Life coordonne une action de sensibilisation sur l’ensemble des fondamentaux de la cause animale (expérimentation, abattage, corrida, fourrure, pêche, gavage, maltraitance…), l’idée étant de filmer une séquence commune avec les comédiens du film, puis d’installer sur la place du Trocadero des ateliers de sensibilisation. 

LE #PARTAGE, C’EST NOTRE #NATURE

AVES France en profitera donc pour lancer une action fil rouge sur l’année 2015. Cette action prônera les valeurs de partage et de cohabitation, avec des messages simples et positifs ! Pour une fois, ce ne sera pas une campagne CONTRE, mais une campagne POUR ! Pour le partage de l’espace naturel. Pour la conservation des espèces menacées. Pour la cohabitation entre l’ours, le loup, le renard, le sanglier, le cerf, le lynx, le vautour et l’Homme, l’éleveur, l’agriculteur, le randonneur…

Pour le tournage, nous invitons nos membres et nos sympathisants à nous rejoindre dimanche place du Trocadéro. Le dress code est simple : tout en noir. Nous fournirons les pancartes et les masques d’animaux. Merci de nous envoyer un mail pour nous prévenir que vous serez parmi nous ! 

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Le bocage toujours en danger

AVES FRANCE fait partie du réseau Bocages de Bourgogne. A ce titre, nous tâchons de sensibiliser particuliers et agriculteurs sur la nécessité de conserver ou restaurer les haies.

Cependant, depuis que nous avons intégré ce réseau, force est de constater que les opérations de sensibilisation et de communication ne portent pas toujours leurs fruits.

Le réseau n’est certes pas connu dans toute la Bourgogne, d’où la nécessité de multiplier les relais locaux, car nous pouvons constater régulièrement, de la part du grand public et des agriculteurs, un manque de connaissance sur les fonctions des haies bocagères, quand ce n’est pas un manque total d’intérêt.

La preuve ? En six mois (depuis novembre 2011 exactement), j’ai malheureusement pu constater 5 ou 6 arrachages de haies : deux sur l’Allier, autour d’Aurouer, puis sur la Nièvre : un cas sur la commune de Champvert où les agriculteurs étaient en pleine action, une haie arrachée au tracto-pelle par des agriculteurs en bordure de la départementale qui va de Dornes à Luthenay Uxeloup, et une petite portion arrachée cet hiver, pas très loin de chez moi (voir photos). Il est difficile d’intervenir sur des parcelles privées, et de plus, nous n’avons jamais connaissance des projets de destruction de haies qui ne sont constatés qu’une fois que le mal est fait.

L’appel à projets Bocages initié par le Conseil Régional de Bourgogne est une très bonne chose, une action indispensable. Mais il nous semble que le réseau Bocages devrait également mettre l’accent sur la protection du bocage, pourquoi pas en instaurant un système d’alertes. S’il est bon de mettre en avant les projets de restauration ou de création de haies, il serait également utile de signaler les zones où les haies sont arrachées…

Sylvie CARDONA