L’assemblée nationale adopte en première lecture la proposition de loi visant à renforcer la lutte contre la maltraitance animale.

Vendredi 29 janvier 2021, l’assemblée nationale a adopté en première lecture la proposition de loi visant à renforcer la lutte contre la maltraitrance animale. Cette proposition de loi fait suite aux nombreux échanges entre les associations de protection animale et les parlementaires, qui ont entendu et compris les attentes des Français sur ce sujet.

Si on peut regretter que cette proposition de loi n’aborde pas certains sujets, comme la corrida, la chasse à courre, la vénerie sous terre (…), il faut reconnaître que c’est la plus grande avancée obtenue pour les animaux depuis des dizaines d’années.

Le texte initial a été amendé grâce au travail de nos associations et à son partenaire CAP (Convergence Animaux Politique), qui fait le lien entre nos structures et les parlementaires. Ces amendements, adoptés en commission des affaires économiques, ont permis de renforcer le texte, en élargissant l’interdiction des spectacles à l’ensemble des animaux, mais également en raccourcissant les délais de mise en application.

Le texte qui a été présenté en séance publique à partir du mardi 26 janvier 2021 a également fait l’objet de nombreux amendements (509 amendements), certains visant à renforcer la proposition de loi, alors que d’autres avaient pour but de l’affaiblir.

Nous devons saluer le courage des rapporteurs, M. Loïc Dombreval , M. Dimitri Houbron et Mme Laëtitia Romeiro Dias , qui ont défendu leur proposition de loi et se sont opposés à certains amendements du gouvernement. Le ministère de la transition écologique souhaitait notamment garder la main sur la liste des animaux interdits de spectacles, mais aussi sur les délais d’application. Pour la fourrure, il souhaitait maintenir le délai de 5 ans qu’avait annoncé Barbara Pompili.

Après des débats, parfois d’une mauvaise foi impressionnante, notamment sur la question de la fermeture des delphinariums, l’assemblée nationale a adopté la proposition de loi par 47 voix contre 2.

Quelles avancées obtenues ?

La proposition de loi renforce les sanctions en cas de maltraitance animale et la répression de la zoopornographie. La vente de chiens et de chats en animalerie sera interdite. Les ventes de NAC seront encadrées par une liste positive. La cession d’animaux de compagnie sur internet ne sera plus autorisée pour les particuliers et les mineurs ne pourront plus acheter un animal sans autorisation parentale. Les chats errants devront être stérilisés.

Le texte prévoir l’interdiction de l’exploitation d’animaux non domestiques dans les cirques et les émissions de télévision, de la pratique des « montreurs » d’ours et de loups et de la détention des cétacés dans les delphinariums. Les manèges à poneys seront également interdits.

Grâce aux amendements qui ont été adoptés, la fin des spectacles avec des ours et des loups a été élargie aux loups hybrides, et est passé de 5 ans à 2 ans. L’acquisition et la reproduction d’ours et de loups en vue de les présenter au public dans le cadre de spectacles itinérants sera interdite dès promulgation de la loi. Pour les animaux de cirque, l’interdiction des spectacles est prévue dans 5 ans, car certains animaux sont très nombreux et les associations auront besoin de temps pour trouver des places dans les structures d’accueil adaptées. Il est évident que le but est d’éviter toute euthanasie d’animaux, ou tout placement dans des structures inadaptées. Cependant, il est probable que le ministère accélère l’interdiction de présentation en spectacles de certains animaux, comme les éléphants ou les hippopotames, par voie règlementaire.

Enfin, les élevages de visons seront interdits dans un délai de 2 ans et immédiatement pour les autres espèces non domestiques exclusivement élevées pour la fourrure.

Quels députés ont soutenu cette proposition de loi ?

La cause animale est trans-partisane. Même si cette proposition de loi est imparfaite, il représente une avancée que nous attendions depuis de nombreuses années. Nous déplorons que seulement 81 députés sur 577 se sont suffisamment sentis concernés pour participer à son vote.

Qui a donc voté pour ce texte ?

  • Groupe La République en Marche (269 membres) : 51 POUR – 1 non votant (Président de l’Assemblée nationale)
  • Groupe Les Républicains (105 membres) : 5 POUR – 1 non votant (Président de séance)
  • Groupe Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés (58 membres) : 4 POUR
  • Groupe Socialistes et apparentés (29 membres) : 2 POUR
  • Groupe Agir Ensemble (21 membres) : 4 POUR
  • Groupe UDI et Indépendants (19 membres) : 2 POUR – 2 CONTRE
  • Groupe La France insoumise (17 membres) : 5 POUR
  • Groupe Libertés et Territoires (17 membres) : 2 POUR
  • Groupe de la Gauche démocrate et républicaine (16 membres) : aucun membre présent
  • Non inscrits (24) : 4 POUR

Et après ?

L’adoption de ce texte par l’assemblée nationale, en première lecture, est un premier pas.

Dans quelques semaines, il sera présenté au Sénat. Nous restons donc vigilants et espérons que nos sénateurs n’affaibliront pas ce texte et seront au rendez-vous pour faire évoluer la façon dont la France traite ses animaux.

Si le Sénat modifie le texte, une commission paritaire mixte devra trouver un compromis.

© Photos : Michel Pourny – 2021
© Visuels : Aurélie Khelil

Clap de fin pour les montreurs d’ours, de loups et les animaux sauvages dans les cirques

Le ministère de la Transition écologique a engagé, au printemps 2019, un large cycle de consultations et de concertations paritaires avec des ONG, des représentants professionnels, des élus et des experts pour comprendre les enjeux attachés au respect des besoins physiologiques des animaux et au bien-être de la faune sauvage captive. AVES France était aux côtés de nombreuses autres associations, lors de cette mission ministérielle sur le bien-être animal, pour demander l’interdiction des spectacles itinérants ou fixes avec des ours ou des loups, la fin de l’exploitation des animaux sauvages dans les cirques. Nous avions également déposé plusieurs recommandations sur les zoos, en demandant l’interdiction de détention d’ours polaires en France, ainsi que de toute autre espèce qui ne pourra jamais faire l’objet d’une réintroduction dans son milieu naturel en raison de son inaptitude à se réadapter à la vie sauvage, afin que les zoos se concentrent sur leur mission de conservation. Nous demandons également que soient interdits tous les spectacles de dressage d’animaux sauvages dans les parcs zoologiques ainsi que toutes les animations qui mettent en contact direct le public avec les animaux.

 

Ce mardi 29 septembre 2020, après plus d’un an d’attente et d’espoirs, de rencontres ou échanges avec les parlementaires sensibles à la cause animale (Aurore Bergé, Laetitia Romeiro Dias, Bérengère Poletti, Arnaud Bazin, Claire O’Petit, Loïc Dombreval, Eric Diard, Corinne Vignon, Robin Reda, Jean-Paul Lecoq, Hubert Wulfranc, Christophe Bouillon, Alain Bruneel, Stéphanie Kerbarh, Bastien Lachaud, Philippe Michel-Kleibauer…), avec les ministres et secrétaires d’Etat successif (François de Rugy, Elisabeth Borne, Emmanuelle Wargon, Brune Poirson) et les fonctionnaires du MTES (Baptiste Blanchard et Sophie-Dorothée Duron), Barbara Pompili a annoncé les nouvelles mesures en faveur de la faune sauvage captive.

A l’issue de plusieurs mois d’échanges sur le sujet, différents chantiers prioritaires ont été identifiés pour améliorer la prise en compte des besoins physiologiques de la faune sauvage captive, notamment au sein des cirques, delphinariums, parcs zoologiques et élevages de visons pour la fourrure. Le ministère annonce que ces chantiers seront doublés immédiatement par des actions de renforcement de la surveillance et des contrôles d’activités comprenant l’utilisation d’animaux sauvages, afin de faire cesser immédiatement les situations illégales. En s’appuyant sur cette concertation, une série de mesures a été envisagée. Elles forment le socle sur lequel sont fondées des mesures plus ambitieuses portées par Barbara Pompili et détaillées ci-après.

Les delphinariums

  • Interdiction d’ici 2 ans (2022) de la détention à des fins de spectacles d’orques (sauf sanctuaire, sans spectacle) ;
  • Interdiction d’ici 7 ans (2027) de la détention des dauphins à des fins de spectacles (sauf sanctuaire) ;
  • Interdiction immédiate de la délivrance d’autorisation d’ouverture de nouveaux établissements présentant des cétacés à des fins de spectacles ;
  • Interdiction immédiate de la reproduction des cétacés en captivité ;
  • Interdiction immédiate de l’introduction de nouveaux cétacés dans des structures à des fins de spectacle.

Les cirques et les spectacles itinérants

  • Interdiction de la détention d’animaux d’espèces sauvages dont le degré d’incompatibilité de la détention en itinérance avec leurs besoins est important (notamment les fauves, les singes, les ours, les loups ou ceux nécessitant des bassins ou de grandes quantités d’eau comme les hippopotames, les otaries, les éléphants, etc.) ;
  • Interdiction de reproduction des animaux issus d’espèces sauvages concernés par les mesures d’interdiction ci-dessus ;
  • Interdiction immédiate de la délivrance d’autorisations pour les nouveaux établissements itinérants détenant des animaux d’espèces sauvages concernés par les mesures d’interdiction.

Les élevages de visons pour la production de fourrure

  • Interdiction immédiate d’ouverture de nouveaux élevages de visons d’Amérique ;
  • Fin de l’élevage de visons d’Amérique (échéance 2025).

Les parcs zoologiques

  • Instauration de normes de détention visant à améliorer le bien-être de la faune sauvage captive en zoos pour certaines espèces, comme l’ours polaire (température, accès à des zones d’ombre…) ;
  • Instauration de mesures d’encadrement des spectacles en zoos (exemple : interdiction du public de toucher les animaux).

La volonté du gouvernement est de construire la transition avec les professionnels. Une concertation aura lieu avec l’ensemble des secteurs professionnels considérés pour accompagner ces transitions dans les meilleures conditions pour les entreprises, les personnels et les animaux. Les principales mesures sont :

Accompagnement des professionnels et des entreprises

  • Proposer aux entreprises de les accompagner pour faire évoluer certains spectacles, dans la mise aux normes de leurs établissements ou dans une transition d’activité ;
  • Accompagner les professionnels sur le terrain pour veiller à la sérénité de leurs spectacles.

Formation

  • Participer à l’amélioration de la formation des professionnels de chaque filière ;
  • Améliorer et actualiser la formation des agents de l’État, en charge des contrôles, par des échanges de bonnes pratiques entre les services ;
  • Inclure le bien-être animal de la faune sauvage dans la formation initiale des services en charges.

Accompagnement pour le placement d’animaux

  • Accompagnement de refuges ou sanctuaires ;
  • Réflexions sur le placement des animaux.

 

Après les annonces… l’application !

AVES France considère ces annonces comme une véritable avancée, alors que nos organisations alertaient depuis de nombreuses années sur ces sujets sans être entendus. Aujourd’hui, le ministère pose des bases sérieuses pour en finir avec l’exploitation des animaux sauvages captifs.

En ce qui concerne les délais d’application de ces mesures, nos organisations ont toujours milité pour une sortie progressive des animaux exploités, pour une raison simple : nous refusons que les animaux soient euthanasiés. Nous travaillons avec des refuges et sanctuaires, puisque les animaux ne pourront évidemment jamais être relâchés dans la nature. Ils devront donc être stérilisés et placés dans des structures adaptées, jusqu’à la fin de leur vie. Si nous avons des places en France ou en Europe pour certaines espèces (éléphants, ours, loups…), aucune structure ne pourra prendre en charge les centaines de fauves (lions, tigres…) du jour au lendemain. Il convient donc de trouver une solution au cas par cas pour chaque animal.

Nous discuterons très prochainement avec la ministre des suites à donner à ces annonces et resterons évidemment disponibles pendant toute la période de transition pour accompagner les animaux vers leur nouvelle vie.

 

Changeons d’ère : mobilisation générale pour les animaux !

La société civile se mobilise, les élus se positionnent contre l’exploitation des animaux sauvages dans les cirques et contre le massacre des animaux par les chasseurs. Alors que l’exécutif continue de draguer les premiers escrologistes de France, pourtant responsables de l’effondrement de la biodiversité dans notre pays, il est temps de se réveiller et de changer d’ère. Reprenons le pouvoir, aujourd’hui encore entre les mains des fossoyeurs de la nature.

AVES France soutient le référendum pour les animaux (RIP) :

Nous avons une opportunité unique de faire avancer les choses.
Une grande majorité de Françaises et de Français sont sensibles à la cause animale mais, pour l’instant, rien ne bouge au niveau politique.
C’est pour cela qu’AVES France s’est joint à la vingtaine d’associations et aux nombreuses personnalités lors du lancement du Référendum pour les animaux : www.referendumpourlesanimaux.fr

Nous voulons que tous les citoyens puissent enfin donner leur avis sur la question, en votant POUR ou CONTRE 6 mesures fortes :

  • Sortie de l’élevage intensif
  • Interdiction de l’élevage en cage
  • Fin des spectacles avec animaux sauvages
  • Interdiction des élevage à fourrure
  • Abolition de la chasse à courre, du déterrage et des chasses « traditionnelles » comme le piégeage des oiseaux à la glu
  • Interdiction de l’expérimentation sur les animaux quand il existe une méthode alternative

Pour permettre à la population de s’exprimer sur le sujet et transformer ces propositions en loi, nous lançons un référendum d’initiative partagée (RIP).

Si nous sommes suffisamment nombreux et soutenus par une partie des parlementaires, le gouvernement sera obligé d’organiser ce référendum.

Les élus aussi se mobilisent… contre la vénerie sous terre

En 2019, Catherine Le Troquier, maire de Valaire, a pris un arrêté municipal pour interdire la vénerie sous terre sur sa commune.

En mai 2020, une vingtaine de parlementaires ont écrit à la ministre de la transition écologique et solidaire pour lui demander de mettre un terme à la vénerie sous terre, « mode de chasse cruel et incompatible avec la notion de bien-être animal ».

En juin 2020, à l’initiative d’AVES France, six organisations de protection de la nature et de la faune sauvage ont adressé au ministère une demande formelle visant à interdire la vénerie sous terre du blaireau. 

Puis, le sénateur Guillaume Gontard a déposé une question écrite demandant au ministère « de bien vouloir interdire la vénerie sous terre, qui est un mode de chasse cruel qui relève d’une pratique d’un autre temps qui n’a plus lieu d’être aujourd’hui. » Ces derniers mois, plusieurs députés ont pris position contre la vénerie sous terre en interpelant le ministère de la transition écologique et solidaire via des questions écrites (Vincent Ledoux, Frédérique Tuffnell, Claire O’Petit, Élodie Jacquier-Laforge, Dimitri Houbron, Hubert Wulfranc…).

Le mardi 30 juin 2020, le député Vincent Ledoux déposait une Proposition de loi interdisant la vénerie sous terre, soutenue par Aina KURIC, Dimitri HOUBRON, Patricia LEMOINE, JeanCharles LARSONNEUR, Valérie PETIT, PierreYves BOURNAZEL et Christophe EUZET.

A l’initiative du Groupe écologiste, le conseil régional Centre-Val de Loire a adopté un voeu pour l’interdiction du déterrage des blaireaux.

Lors de la séance plénière du 3 juillet 2020 du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, le groupe écologiste et citoyen EELV a présenté une motion pour retirer le renard de la liste des espèces « susceptibles d’occasionner des dégâts » en Nouvelle-Aquitaine.

AVES France soutient ces nombreuses initiatives qui prouvent que nous sommes tous dans l’attente d’une nouvelle ère, dans laquelle les chasseurs ne feront plus la loi. Nous demandons d’ailleurs aux préfectures et aux DDT de mieux prendre en compte l’avis des citoyens lors des consultations publiques. Certaines DDT, à la botte des fédérations de chasse, présentent chaque année les mêmes projets d’arrêtés. C’est souvent le cas de celles qui renouvellent tous les ans les périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau, alors que celles-ci devraient être exceptionnelles et argumentées.

… ou contre l’exploitation des animaux captifs dans les cirques et les spectacles itinérants

1 an après la fin de la mission ministérielle sur le bien-être des animaux captifs, le ministère de la transition écologique et solidaire est aux abonnés absents. Les mesures « historiques » qui étaient annoncées sont restées des paroles en l’air. Nous espérons toujours obtenir la fin de l’exploitation des animaux dans les cirques et celle des montreurs d’ours et de loups. Nous tentons de garder espoir, avec le dépôt le 30 juin 2020 de la Proposition de loi relative à l’amélioration de la condition animale et à la lutte contre la maltraitance par Laetitia Romeiro-Dias et Aurore Bergé, que nous avions rencontrées aux côtés de Four Paws et de la Fondation Brigitte Bardot le 12 novembre 2019, quelques heures avant d’apprendre la mort de l’ours Micha.

La société française est prête !

Soyons mobilisés et poussons nos dirigeants à transformer la France pour qu’elle rattrape enfin son retard sur le thème du bien-être animal.

Cirques et spectacles itinérants avec animaux sauvages : nous voulons une loi !

Jeudi 27 juin 2019, AVES France a participé à la dernière réunion du groupe de travail sur les cirques et les spectacles itinérants ayant recours à des animaux sauvages, dans le cadre de la mission ministérielle sur le bien-être animal lancée en avril par François de Rugy.

La majorité des associations avaient décidé de ne pas participer à la troisième réunion pour dénoncer des problèmes de représentation au sein du groupe de travail, mais également par crainte que nos revendications ne soient pas fidèlement rapportées au ministre, n’ayant pas le temps nécessaire lors des réunions pour exposer nos propositions et solutions.

Après avoir été reçus pour mettre au clair cette situation, rassurés par la possibilité d’envoyer nos rapports au ministère et de présenter nos travaux lors des deux dernières sessions, nous avons réunis nos informations afin de pouvoir remettre un rapport de synthèse commun au ministre, fruit du travail des associations et fondations participant au groupe de travail « cirques et spectacles itinérants », co-signé par 11 structures sur 12 (SPA, Fondation Droit Animal, Fondation Brigitte Bardot, 30 millions d’amis, AVES France, CACH, Code Animal, CAP, Paris Animaux Zoopolis, One Voice et FAA).

La réunion de restitution des travaux des 4 groupes de travail (zoos, fourrure, delphinariums, cirques et spectacles itinérants) aura lieu le mercredi 3 juillet en présence du ministre de la transition écologique et solidaire.

Nous portons les attentes de nos concitoyens, de plus en plus sensibles au bien-être animal.

A plusieurs reprises, nous avons dénoncé l’absence d’élus ayant pris des voeux contre l’installation de cirques avec animaux ou subissant les installations de cirques avec animaux sans autorisation dans notre groupe de travail. Nous avons également déploré les prises de position des deux vétérinaires présentes, représentant l’ordre des vétérinaires, et qui ne se sont pas opposées à la présence des animaux sauvages dans les cirques, considérant que certains cirques sont en capacité de répondre aux besoins des animaux. Ceci va à l’encontre de la position de la FVE, signée pourtant par l’ordre en 2015. Pour rappel, la FVE recommande « à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants dans toute l’Europe, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate à leurs besoins physiologiques, mentaux et sociaux. » Pire, les vétérinaires présentes ont qualifié les positions des vétérinaires opposés à la présence d’animaux sauvages dans les cirques de « convictions personnelles ».

Dans leurs propositions pour améliorer le bien-être des animaux dans les cirques, l’accueil temporaire des femelles gestantes et des animaux malades, pour être rendus aux cirques une fois aptes et le placement des animaux âgés dans une structure d’accueil mutualisée… Florence Ollivet-Courtois étant la vétérinaire du zoo-refuge La tanière, qui a pour vocation d’accueillir les animaux des cirques, ces propositions sont gênantes. Est-ce la raison du refus de l’ordre des vétérinaires de se positionner sur une interdiction des spectacles avec animaux sauvages ?

 

Nos revendications :

Dès qu’il sera finalisé, nous publierons le rapport de synthèse commun pour le groupe de travail bien-être animal – animaux de cirque & spectacles itinérants.

Voici un résumé des demandes de notre groupe :

  • Toute forme de dressage / d’éducation ou d’apprentissage de performance ou de comportement quel qu’il soit envers des animaux d’espèces sauvages est interdit.
  • Non remplacement des animaux.
  • Interdiction de l’utilisation de l’ankus, d’aiguillons électriques, de fourches, ou de tout moyen punitif ou coercitif.
  • Interdiction de la reproduction des animaux.
  • Soutien de l’Etat à la création de structures d’accueil des animaux.
  • Interdiction de toute forme de prestation utilisant des animaux sauvages à des fins de divertissements en cercle public ou privé et des zoos ambulants.
  • La détention d’ours et de loups par des « montreurs » doit être interdite immédiatement.
  • Arrêt des subventions aux cirques présentant des animaux.
  • Recensement de tous les animaux dans le système d’identification IFAP.

Au vu de l’impossibilité de réaliser tous les contrôles nécessaires et de faire appliquer efficacement la loi, il semble impossible d’envisager des mesures complémentaires et correctives. Sans garantie pour la sécurité du public et le bien-être animal, seul le scénario d’interdiction de la présence des animaux sauvages dans les cirques peut s’avérer une solution acceptable aux problèmes susmentionnés.

Moi aussi ! Je veux une loi pour les animaux.
Députés, personnalités et associations s’engagent !

Samedi 29 juin 2019, une tribune vidéo réunissant des élus, des personnalités et des associations a été publiée afin d’exiger une loi pour interdire les animaux dans les spectacles de cirque. Je veux une loi pour les animaux incite les citoyens à se faire entendre auprès du ministre (voir vidéo ci-dessous). Vous pouvez également signer cette pétition.

 

AVES France a pris position pour les ours et les loups

Chez AVES France, nous soutenons les positions défendues par les associations et fondations qui ont une expertise sur les cirques. Cependant, nous nous sommes spécialisés sur la captivité des ours et des loups et leurs spécificités. Notre participation au groupe de travail a permis de défendre ces revendications pour l’interdiction immédiate des spectacles des montreurs d’ours et de loups, mais aussi des expositions itinérantes d’animaux sauvages et de leur utilisation dans l’évènementiel et les évènements publics ou privés. Même si ces activités paraissent secondaire, il était important qu’elles soient traitées dans cette mission ministérielle.

Nous avons remis un rapport à ce sujet au ministère et nos propositions ont été complétées et validées par 11 structures sur les 12 participant à la mission ministérielle. La représentante du groupe facebook « Les pisteurs » n’a pas souhaité validé nos travaux.

Pour les ours, nous avons des solutions !

S’il paraît aujourd’hui difficile de placer tous les animaux des cirques dans des refuges, puisque nous n’en connaissons pas le nombre exact (et le ministère non plus !), c’est différent pour les ours. AVES France a remis aux services du ministère de la transition écologique et solidaire un courrier officiel de l’association Four Paws, qui gère plusieurs refuges pour les ours. L’association Four Paws s’est engagée à accueillir chaque ours, une fois l’interdiction des spectacles prononcée.

  • Les ours doivent être remis volontairement par leurs propriétaires ou confisqués sur la base de la législation en vigueur (interdisant tout au plus la détention, l’entraînement et l’exposition publique d’ours à des fins de divertissement en France).
  • Aucune compensation financière ne sera versée au propriétaire de l’ours.
  • En vertu de la législation actuelle, il est important de garantir l’impossibilité pour le propriétaire d’acquérir ou de garder de nouveaux ours.
  • Après en avoir été informé, QUATRE PATTES doit disposer d’un certain délai pour préparer le transfert et la prise en charge des ours.

Cet engagement est capital et devrait permettre à François de Rugy de se prononcer en faveur de l’interdiction de ces spectacles. Vous pouvez continuer à signer notre pétition pour encourager François de Rugy à prendre cette décision : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/montreurs-loups-mettons-terme-exploitation-animaux/44785

Pas d’ours polaires dans les zoos, ni de spectacles !

Dans le groupe zoo, AVES France a demandé l’interdiction de détention d’ours polaires en France, ainsi que de toute autre espèce qui ne pourra jamais faire l’objet d’une réintroduction dans son milieu naturel en raison de son inaptitude à se réadapter à la vie sauvage, afin que les zoos se concentrent sur leur mission de conservation. Nous demandons également que soient interdits tous les spectacles de dressage d’animaux sauvages dans les parcs zoologiques ainsi que toutes les animations qui mettent en contact direct le public avec les animaux. 

 

Vous aussi, vous pouvez agir !

Le ministre prendra ses mesures pour le bien-être des animaux sauvages captifs à la rentrée. Vous pouvez donc, tout l’été, lui envoyer vos messages pour l’encourager à prendre des mesures fortes, par mail ou sur les réseaux sociaux. Pour lui écrire : https://contact.ecologique-solidaire.gouv.fr

 

Un colloque à l’assemblée nationale contre l’exploitation des animaux sauvages dans les spectacles !

Lundi 12 novembre 2018 : retenez cette date car c’est historique.

C’est ce jour qu’aura lieu le colloque à l’assemblée nationale contre l’exploitation des animaux sauvages dans les spectacles, organisé par nos amis de Paris Animaux Zoopolis et la députée Claire O’Petit.

AVES France y parlera évidemment des spectacles des montreurs d’ours et de loups, et c’est pourquoi nous vous invitons toujours à signer et à partager notre pétition, qui a déjà atteint 84.000 signataires :
https://www.mesopinions.com/petition/animaux/montreurs-loups-mettons-terme-exploitation-animaux/44785

Les inscriptions sont ouvertes par mail en mettant en objet « COLLOQUE ASSEMBLEE NATIONALE » avec votre nom, prénom, date et lieu de naissance, pays si ce n’est pas la France.

Programme :

Introduction de la députée Claire O’Petit.
Introduction de la présidente de Paris Animaux Zoopolis Amandine Sanvisens.

LE DIAGNOSTIC
Les besoins fondamentaux des animaux sauvages
Elise Huchard, éthologue, vétérinaire, chargée de recherches en écologie comportementale CNRS, Médaille de bronze du CNRS 2017.

Les troubles du comportement provoqués par la captivité
Monique Bourdin, docteure vétérinaire comportementaliste, ancienne chargée d’enseignement et de consultation en troubles du comportement dans les écoles vétérinaires de Maison-Alfort et de Lyon.

Ce que la captivité des animaux sauvages révèle de notre société
Astrid Guillaume, sémioticienne, maîtresse de conférences à l’université Paris Sorbonne.

La fin des animaux sauvages dans les spectacles : l’exemple de l’Autriche
Jérôme Ségal, historien des sciences, maître de conférences à l’Université Paris IV Sorbonne.

L’ABOLITION
En finir avec les delphinariums
Christine Grandjean, présidente de C’est Assez.

Sortir la France du Moyen-Age
Christophe Coret, président d’AVES France.

Mettre un terme à la captivité des animaux sauvages de divertissement
Amandine Sanvisens, présidente de Paris Animaux Zoopolis.

Amorcer une transition : l’exemple de Strasbourg
Christel Kohler, Adjointe au Maire de Strasbourg.

LES ENTREPRISES
Du dressage des fauves à l’Ecocirque
Sandrine et André-Joseph Bouglione, Ecocirque.

Le cirque traditionnel sans animaux
Alexandra Roncalli, cirque Roncalli France.

Conclusion de la députée Claire O’Petit.
Plus d’infos :

Carte de France 2018 des villes accueillant un montreur d’ours

Chaque année, grâce à vos signalements, nous faisons la chasse aux spectacles de montreurs d’ours.

Voici la liste des villes qui ont accueilli des montreurs d’ours en 2018.

Nous rappelons aux villes qui font appel à ces spectacles que le collectif contre les montreurs d’ours en France est composé des associations ou fondations suivantes et qu’aucune de ces structures ne cautionne ces spectacles, contrairement à ce qu’affirment certains dresseurs qui n’hésitent pas à manipuler les organisateurs et le public.

Fondation Brigitte Bardot, SPA, ASPAS, FERUS, Protect Bear, AVES France, IFAW, CVN, Rassemblement anti chasse, Code animal, One Voice… et bien d’autres !

AVES France a également édité une brochure contre les spectacles de montreurs d’ours qu’elle envoie systématiquement aux maires des communes concernées (cliquez pour télécharger la version pdf).

Pour une « Normandie Médiévale » sans montreurs d’ours.

La région Normandie a choisi de miser sur le tourisme « Médiéval ». Cela nous fait craindre de voir des spectacles de montreurs d’ours débarquer dans les cinq départements que compte notre région : la Seine-Maritime, l’Orne, le Calvados, l’Eure et la Manche. AVES France a donc décidé d’écrire aux responsables politiques (Conseil régional, conseils généraux, députés, maires…) afin de leur faire part de ses préoccupations et leur demander de ne pas tolérer la présence de montreurs d’ours lors des animations qui seront organisées. Ci-dessous la lettre adressée à Hervé Morin, Président de la Région Normandie. Une brochure contre les montreurs d’ours a également été jointe à chaque lettre envoyée.

Monsieur le Président de la Région Normandie,

En février 2017, vous avez annoncé souhaiter « structurer et valoriser le patrimoine historique médiéval, tout en fédérant les acteurs concerné ». Le but est d’attirer plus de touristes dans notre belle région, tout en mettant en valeur son patrimoine, la Normandie ayant une riche histoire médiévale.

La presse locale a relayé cette semaine les propos tenus par Marie-Agnès Poussier-Winsback, la vice-présidente de la région Normandie en charge de l’attractivité du territoire, du tourisme et du nautisme, lors d’une conférence de presse. On y apprend que « parmi les nombreux lieux patrimoniaux  témoins de cette histoire répartis sur les cinq départements normands, deux vont « bénéficier d’investissements importants en terme d’aménagement et de valorisation innovante’’ : la cité médiévale de Domfront (Orne) et le site du château Gaillard de Richard Cœur de Lion des Andelys (Eure), retenus pour devenir des « places fortes du tourisme médiéval en Normandie’’. » 

L’association AVES France — que je représente en tant que Président — s’intéresse à la bonne conservation de la faune sauvage de notre pays, mais lutte également contre les spectacles de montreurs d’ours. Alors que cette pratique tend à disparaître dans de nombreux pays, les spectacles mettant en scène des ours bruns ou des ours noirs sont fréquents en France et connaissent un nouvel essor depuis une quinzaine d’années, grâce au succès des fêtes médiévales.

La Normandie nous a prouvé qu’elle pouvait proposer une offre touristique variée et de qualité avec, par exemple, les succès incontestables de l’escape game du donjon à Rouen, du panorama XXL Rouen 1431, de l’historial Jeanne d’Arc, du Museum de Bayeux, mais également des monuments exceptionnels disséminés sur l’ensemble de son territoire. Nous aimerions pouvoir obtenir votre promesse que ce beau projet « Normandie Médiévale » ne sera pas entaché par des animations exploitant des animaux qui n’ont rien à faire dans des fêtes médiévales.

Les ours sont des animaux discrets et solitaires. Dans le milieu naturel, l’ours a un domaine vital très vaste, pouvant atteindre plusieurs milliers de kilomètres carrés. L’ours peut ainsi parcourir en une seule nuit une vingtaine de kilomètres pour explorer son territoire ou se rendre sur une parcelle abritant des ressources alimentaires importantes. L’ours fuit instinctivement tout contact avec les hommes, mais aussi avec ses congénères, à l’exception des courtes périodes pendant lesquelles les mâles et les femelles se reproduisent. Tout ceci pour vous dire qu’un ours n’a pas sa place dans une fête médiévale et que nous espérons qu’aucune animation n’obtiendra votre soutien si elle met en scène un animal sauvage.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération la plus distinguée.

Christophe CORET, Président d’AVES France

Demandons à Nigloland d’arrêter de prendre ours et loups pour des nigauds !

ACTION TREMINEE
LE PARC NIGLOLAND A MIS UN TERME A CES SPECTACLES EN 2019. 


Depuis quelques années, le parc Nigloland (Dolancourt, Aube) n’a pas trouvé meilleure idée que de confier ses animations à la compagnie de montreurs d’ours et de loups Aïtawak, de Sylvie et Benoît Motton. C’est malheureusement devenu une attraction récurrente du parc, qui pense que par des « Saut, équilibre sur les barres, salut debout, rampé, baissé… », le spectacle permet « d’informer le public sur la situation des ours : la protection des animaux et de leur environnement, l’information, la prise de conscience sur la biodiversité. » Comme d’habitude, on justifie l’exploitation animale par une pseudo-sensibilisation du public… quoi de mieux en effet pour comprendre ce qu’est un ours que de le voir au bout d’une laisse s’exercer aux barres parallèles ?

Ainsi, du 4 juillet au 31 août 2015, des ours muselés et en laisse vont répéter inlassablement leurs numéros dans l’espoir d’obtenir pour récompense quelques fraises Tagada, tournant en rond dans un enclos trop petit pour eux.

A la fin de la saison, ce sont les loups qui prennent le relai :  tous les week-ends d’octobre et tous les jours pendant les vacances de la Toussaint !

Aïtawak se vente d’avoir participé à de nombreux spectacles, et notamment sous les chapiteaux de cirques (références en pdf : http://www.aitawak.net/file/spectacleanimalier.pdf). Pourtant, les tours qu’ils proposent montrent qu’ils ne respectent pas leurs animaux.

Demandons à Nigloland de mettre un terme définitivement à leurs spectacles animaliers. Ours et loups n’ont pas leur place dans un parc d’attraction.