Cirques et spectacles itinérants avec animaux sauvages : nous voulons une loi !

Jeudi 27 juin 2019, AVES France a participé à la dernière réunion du groupe de travail sur les cirques et les spectacles itinérants ayant recours à des animaux sauvages, dans le cadre de la mission ministérielle sur le bien-être animal lancée en avril par François de Rugy.

La majorité des associations avaient décidé de ne pas participer à la troisième réunion pour dénoncer des problèmes de représentation au sein du groupe de travail, mais également par crainte que nos revendications ne soient pas fidèlement rapportées au ministre, n’ayant pas le temps nécessaire lors des réunions pour exposer nos propositions et solutions.

Après avoir été reçus pour mettre au clair cette situation, rassurés par la possibilité d’envoyer nos rapports au ministère et de présenter nos travaux lors des deux dernières sessions, nous avons réunis nos informations afin de pouvoir remettre un rapport de synthèse commun au ministre, fruit du travail des associations et fondations participant au groupe de travail « cirques et spectacles itinérants », co-signé par 11 structures sur 12 (SPA, Fondation Droit Animal, Fondation Brigitte Bardot, 30 millions d’amis, AVES France, CACH, Code Animal, CAP, Paris Animaux Zoopolis, One Voice et FAA).

La réunion de restitution des travaux des 4 groupes de travail (zoos, fourrure, delphinariums, cirques et spectacles itinérants) aura lieu le mercredi 3 juillet en présence du ministre de la transition écologique et solidaire.

Nous portons les attentes de nos concitoyens, de plus en plus sensibles au bien-être animal.

A plusieurs reprises, nous avons dénoncé l’absence d’élus ayant pris des voeux contre l’installation de cirques avec animaux ou subissant les installations de cirques avec animaux sans autorisation dans notre groupe de travail. Nous avons également déploré les prises de position des deux vétérinaires présentes, représentant l’ordre des vétérinaires, et qui ne se sont pas opposées à la présence des animaux sauvages dans les cirques, considérant que certains cirques sont en capacité de répondre aux besoins des animaux. Ceci va à l’encontre de la position de la FVE, signée pourtant par l’ordre en 2015. Pour rappel, la FVE recommande « à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants dans toute l’Europe, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate à leurs besoins physiologiques, mentaux et sociaux. » Pire, les vétérinaires présentes ont qualifié les positions des vétérinaires opposés à la présence d’animaux sauvages dans les cirques de « convictions personnelles ».

Dans leurs propositions pour améliorer le bien-être des animaux dans les cirques, l’accueil temporaire des femelles gestantes et des animaux malades, pour être rendus aux cirques une fois aptes et le placement des animaux âgés dans une structure d’accueil mutualisée… Florence Ollivet-Courtois étant la vétérinaire du zoo-refuge La tanière, qui a pour vocation d’accueillir les animaux des cirques, ces propositions sont gênantes. Est-ce la raison du refus de l’ordre des vétérinaires de se positionner sur une interdiction des spectacles avec animaux sauvages ?

 

Nos revendications :

Dès qu’il sera finalisé, nous publierons le rapport de synthèse commun pour le groupe de travail bien-être animal – animaux de cirque & spectacles itinérants.

Voici un résumé des demandes de notre groupe :

  • Toute forme de dressage / d’éducation ou d’apprentissage de performance ou de comportement quel qu’il soit envers des animaux d’espèces sauvages est interdit.
  • Non remplacement des animaux.
  • Interdiction de l’utilisation de l’ankus, d’aiguillons électriques, de fourches, ou de tout moyen punitif ou coercitif.
  • Interdiction de la reproduction des animaux.
  • Soutien de l’Etat à la création de structures d’accueil des animaux.
  • Interdiction de toute forme de prestation utilisant des animaux sauvages à des fins de divertissements en cercle public ou privé et des zoos ambulants.
  • La détention d’ours et de loups par des « montreurs » doit être interdite immédiatement.
  • Arrêt des subventions aux cirques présentant des animaux.
  • Recensement de tous les animaux dans le système d’identification IFAP.

Au vu de l’impossibilité de réaliser tous les contrôles nécessaires et de faire appliquer efficacement la loi, il semble impossible d’envisager des mesures complémentaires et correctives. Sans garantie pour la sécurité du public et le bien-être animal, seul le scénario d’interdiction de la présence des animaux sauvages dans les cirques peut s’avérer une solution acceptable aux problèmes susmentionnés.

Moi aussi ! Je veux une loi pour les animaux.
Députés, personnalités et associations s’engagent !

Samedi 29 juin 2019, une tribune vidéo réunissant des élus, des personnalités et des associations a été publiée afin d’exiger une loi pour interdire les animaux dans les spectacles de cirque. Je veux une loi pour les animaux incite les citoyens à se faire entendre auprès du ministre (voir vidéo ci-dessous). Vous pouvez également signer cette pétition.

 

AVES France a pris position pour les ours et les loups

Chez AVES France, nous soutenons les positions défendues par les associations et fondations qui ont une expertise sur les cirques. Cependant, nous nous sommes spécialisés sur la captivité des ours et des loups et leurs spécificités. Notre participation au groupe de travail a permis de défendre ces revendications pour l’interdiction immédiate des spectacles des montreurs d’ours et de loups, mais aussi des expositions itinérantes d’animaux sauvages et de leur utilisation dans l’évènementiel et les évènements publics ou privés. Même si ces activités paraissent secondaire, il était important qu’elles soient traitées dans cette mission ministérielle.

Nous avons remis un rapport à ce sujet au ministère et nos propositions ont été complétées et validées par 11 structures sur les 12 participant à la mission ministérielle. La représentante du groupe facebook « Les pisteurs » n’a pas souhaité validé nos travaux.

Pour les ours, nous avons des solutions !

S’il paraît aujourd’hui difficile de placer tous les animaux des cirques dans des refuges, puisque nous n’en connaissons pas le nombre exact (et le ministère non plus !), c’est différent pour les ours. AVES France a remis aux services du ministère de la transition écologique et solidaire un courrier officiel de l’association Four Paws, qui gère plusieurs refuges pour les ours. L’association Four Paws s’est engagée à accueillir chaque ours, une fois l’interdiction des spectacles prononcée.

  • Les ours doivent être remis volontairement par leurs propriétaires ou confisqués sur la base de la législation en vigueur (interdisant tout au plus la détention, l’entraînement et l’exposition publique d’ours à des fins de divertissement en France).
  • Aucune compensation financière ne sera versée au propriétaire de l’ours.
  • En vertu de la législation actuelle, il est important de garantir l’impossibilité pour le propriétaire d’acquérir ou de garder de nouveaux ours.
  • Après en avoir été informé, QUATRE PATTES doit disposer d’un certain délai pour préparer le transfert et la prise en charge des ours.

Cet engagement est capital et devrait permettre à François de Rugy de se prononcer en faveur de l’interdiction de ces spectacles. Vous pouvez continuer à signer notre pétition pour encourager François de Rugy à prendre cette décision : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/montreurs-loups-mettons-terme-exploitation-animaux/44785

Pas d’ours polaires dans les zoos, ni de spectacles !

Dans le groupe zoo, AVES France a demandé l’interdiction de détention d’ours polaires en France, ainsi que de toute autre espèce qui ne pourra jamais faire l’objet d’une réintroduction dans son milieu naturel en raison de son inaptitude à se réadapter à la vie sauvage, afin que les zoos se concentrent sur leur mission de conservation. Nous demandons également que soient interdits tous les spectacles de dressage d’animaux sauvages dans les parcs zoologiques ainsi que toutes les animations qui mettent en contact direct le public avec les animaux. 

 

Vous aussi, vous pouvez agir !

Le ministre prendra ses mesures pour le bien-être des animaux sauvages captifs à la rentrée. Vous pouvez donc, tout l’été, lui envoyer vos messages pour l’encourager à prendre des mesures fortes, par mail ou sur les réseaux sociaux. Pour lui écrire : https://contact.ecologique-solidaire.gouv.fr

 

Un colloque à l’assemblée nationale contre l’exploitation des animaux sauvages dans les spectacles !

Lundi 12 novembre 2018 : retenez cette date car c’est historique.

C’est ce jour qu’aura lieu le colloque à l’assemblée nationale contre l’exploitation des animaux sauvages dans les spectacles, organisé par nos amis de Paris Animaux Zoopolis et la députée Claire O’Petit.

AVES France y parlera évidemment des spectacles des montreurs d’ours et de loups, et c’est pourquoi nous vous invitons toujours à signer et à partager notre pétition, qui a déjà atteint 84.000 signataires :
https://www.mesopinions.com/petition/animaux/montreurs-loups-mettons-terme-exploitation-animaux/44785

Les inscriptions sont ouvertes par mail en mettant en objet « COLLOQUE ASSEMBLEE NATIONALE » avec votre nom, prénom, date et lieu de naissance, pays si ce n’est pas la France.

Programme :

Introduction de la députée Claire O’Petit.
Introduction de la présidente de Paris Animaux Zoopolis Amandine Sanvisens.

LE DIAGNOSTIC
Les besoins fondamentaux des animaux sauvages
Elise Huchard, éthologue, vétérinaire, chargée de recherches en écologie comportementale CNRS, Médaille de bronze du CNRS 2017.

Les troubles du comportement provoqués par la captivité
Monique Bourdin, docteure vétérinaire comportementaliste, ancienne chargée d’enseignement et de consultation en troubles du comportement dans les écoles vétérinaires de Maison-Alfort et de Lyon.

Ce que la captivité des animaux sauvages révèle de notre société
Astrid Guillaume, sémioticienne, maîtresse de conférences à l’université Paris Sorbonne.

La fin des animaux sauvages dans les spectacles : l’exemple de l’Autriche
Jérôme Ségal, historien des sciences, maître de conférences à l’Université Paris IV Sorbonne.

L’ABOLITION
En finir avec les delphinariums
Christine Grandjean, présidente de C’est Assez.

Sortir la France du Moyen-Age
Christophe Coret, président d’AVES France.

Mettre un terme à la captivité des animaux sauvages de divertissement
Amandine Sanvisens, présidente de Paris Animaux Zoopolis.

Amorcer une transition : l’exemple de Strasbourg
Christel Kohler, Adjointe au Maire de Strasbourg.

LES ENTREPRISES
Du dressage des fauves à l’Ecocirque
Sandrine et André-Joseph Bouglione, Ecocirque.

Le cirque traditionnel sans animaux
Alexandra Roncalli, cirque Roncalli France.

Conclusion de la députée Claire O’Petit.
Plus d’infos :

Carte de France 2018 des villes accueillant un montreur d’ours

Chaque année, grâce à vos signalements, nous faisons la chasse aux spectacles de montreurs d’ours.

Voici la liste des villes qui ont accueilli des montreurs d’ours en 2018.

Nous rappelons aux villes qui font appel à ces spectacles que le collectif contre les montreurs d’ours en France est composé des associations ou fondations suivantes et qu’aucune de ces structures ne cautionne ces spectacles, contrairement à ce qu’affirment certains dresseurs qui n’hésitent pas à manipuler les organisateurs et le public.

Fondation Brigitte Bardot, SPA, ASPAS, FERUS, Protect Bear, AVES France, IFAW, CVN, Rassemblement anti chasse, Code animal, One Voice… et bien d’autres !

AVES France a également édité une brochure contre les spectacles de montreurs d’ours qu’elle envoie systématiquement aux maires des communes concernées (cliquez pour télécharger la version pdf).

Pour une « Normandie Médiévale » sans montreurs d’ours.

La région Normandie a choisi de miser sur le tourisme « Médiéval ». Cela nous fait craindre de voir des spectacles de montreurs d’ours débarquer dans les cinq départements que compte notre région : la Seine-Maritime, l’Orne, le Calvados, l’Eure et la Manche. AVES France a donc décidé d’écrire aux responsables politiques (Conseil régional, conseils généraux, députés, maires…) afin de leur faire part de ses préoccupations et leur demander de ne pas tolérer la présence de montreurs d’ours lors des animations qui seront organisées. Ci-dessous la lettre adressée à Hervé Morin, Président de la Région Normandie. Une brochure contre les montreurs d’ours a également été jointe à chaque lettre envoyée.

Monsieur le Président de la Région Normandie,

En février 2017, vous avez annoncé souhaiter « structurer et valoriser le patrimoine historique médiéval, tout en fédérant les acteurs concerné ». Le but est d’attirer plus de touristes dans notre belle région, tout en mettant en valeur son patrimoine, la Normandie ayant une riche histoire médiévale.

La presse locale a relayé cette semaine les propos tenus par Marie-Agnès Poussier-Winsback, la vice-présidente de la région Normandie en charge de l’attractivité du territoire, du tourisme et du nautisme, lors d’une conférence de presse. On y apprend que « parmi les nombreux lieux patrimoniaux  témoins de cette histoire répartis sur les cinq départements normands, deux vont « bénéficier d’investissements importants en terme d’aménagement et de valorisation innovante’’ : la cité médiévale de Domfront (Orne) et le site du château Gaillard de Richard Cœur de Lion des Andelys (Eure), retenus pour devenir des « places fortes du tourisme médiéval en Normandie’’. » 

L’association AVES France — que je représente en tant que Président — s’intéresse à la bonne conservation de la faune sauvage de notre pays, mais lutte également contre les spectacles de montreurs d’ours. Alors que cette pratique tend à disparaître dans de nombreux pays, les spectacles mettant en scène des ours bruns ou des ours noirs sont fréquents en France et connaissent un nouvel essor depuis une quinzaine d’années, grâce au succès des fêtes médiévales.

La Normandie nous a prouvé qu’elle pouvait proposer une offre touristique variée et de qualité avec, par exemple, les succès incontestables de l’escape game du donjon à Rouen, du panorama XXL Rouen 1431, de l’historial Jeanne d’Arc, du Museum de Bayeux, mais également des monuments exceptionnels disséminés sur l’ensemble de son territoire. Nous aimerions pouvoir obtenir votre promesse que ce beau projet « Normandie Médiévale » ne sera pas entaché par des animations exploitant des animaux qui n’ont rien à faire dans des fêtes médiévales.

Les ours sont des animaux discrets et solitaires. Dans le milieu naturel, l’ours a un domaine vital très vaste, pouvant atteindre plusieurs milliers de kilomètres carrés. L’ours peut ainsi parcourir en une seule nuit une vingtaine de kilomètres pour explorer son territoire ou se rendre sur une parcelle abritant des ressources alimentaires importantes. L’ours fuit instinctivement tout contact avec les hommes, mais aussi avec ses congénères, à l’exception des courtes périodes pendant lesquelles les mâles et les femelles se reproduisent. Tout ceci pour vous dire qu’un ours n’a pas sa place dans une fête médiévale et que nous espérons qu’aucune animation n’obtiendra votre soutien si elle met en scène un animal sauvage.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération la plus distinguée.

Christophe CORET, Président d’AVES France

Demandons à Nigloland d’arrêter de prendre ours et loups pour des nigauds !

Depuis quelques années, le parc Nigloland (Dolancourt, Aube) n’a pas trouvé meilleure idée que de confier ses animations à la compagnie de montreurs d’ours et de loups Aïtawak, de Sylvie et Benoît Motton. C’est malheureusement devenu une attraction récurrente du parc, qui pense que par des « Saut, équilibre sur les barres, salut debout, rampé, baissé… », le spectacle permet « d’informer le public sur la situation des ours : la protection des animaux et de leur environnement, l’information, la prise de conscience sur la biodiversité. » Comme d’habitude, on justifie l’exploitation animale par une pseudo-sensibilisation du public… quoi de mieux en effet pour comprendre ce qu’est un ours que de le voir au bout d’une laisse s’exercer aux barres parallèles ?

SIGNER LA PETITION

Ainsi, du 4 juillet au 31 août 2015, des ours muselés et en laisse vont répéter inlassablement leurs numéros dans l’espoir d’obtenir pour récompense quelques fraises Tagada, tournant en rond dans un enclos trop petit pour eux.

A la fin de la saison, ce sont les loups qui prennent le relai :  tous les week-ends d’octobre et tous les jours pendant les vacances de la Toussaint !

Aïtawak se vente d’avoir participé à de nombreux spectacles, et notamment sous les chapiteaux de cirques (références en pdf : http://www.aitawak.net/file/spectacleanimalier.pdf). Pourtant, les tours qu’ils proposent montrent qu’ils ne respectent pas leurs animaux.

Demandons à Nigloland de mettre un terme définitivement à leurs spectacles animaliers. Ours et loups n’ont pas leur place dans un parc d’attraction.

Pour cela, AVES France vous invite à signer la pétition sur mesopinions.com ou à écrire directement aux responsables par mail à contact@nigloland.fr

Montreurs d’ours : une liste de diffusion pour signaler les spectacles !

bearChers adhérents, chers sympathisants,

Afin d’améliorer notre communication sur les spectacles de montreurs d’ours, nous allons solliciter votre aide.

Nous venons de créer une liste de diffusion à laquelle nous vous invitons à vous inscrire en envoyant un mail vide à :

sos_ours-subscribe@aves.asso.fr

Vous recevrez un message automatique auquel il faudra répondre pour confirmer votre inscription. Cela permet d’éviter le spam.

Vous inscrire à la liste ne vous engage à rien et vous pourrez vous désinscrire en envoyant un autre message vide à sos_ours-unsubscribe@aves.asso.fr

L’idée est de créer une communauté avec les plus actifs d’entre vous. Les inscrits pourront échanger leurs idées entre eux en envoyant des mails à la liste sos_ours@aves.asso.fr, dénoncer les spectacles pour que nous puissions les relayer sur le site, avertir les autres en cas de réponse, organiser des actions sur le terrain etc. En résumé, cela doit nous permettre de communiquer mieux, plus vite, et d’améliorer nos actions contre les spectacles de montreurs d’ours, car il y en a de plus en plus !

Désormais les messages sont modérés afin que la liste ne soit pas envahie par des messages hors sujets. Par contre, tout le monde, même les non-inscrits, peuvent nous envoyer des alertes via l’adresse : sos_ours@aves.asso.fr

N’hésitez pas à nous poser vos questions si ce n’est pas clair !

Christophe