Animal discret et souvent méconnu du grand public, le blaireau est chassé, abattu lors de battues administratives, mais surtout massacré par la pratique de la vénerie sous terre. 

Cette dernière consiste à envoyer des chiens acculer les familles de blaireaux dans leurs terriers, puis de creuser jusqu'à atteindre les animaux pour pouvoir les saisir à l'aide de pinces, les sortir de force et les tuer, souvent à l'arme blanche. 

Cette méthode de chasse est cruelle et barbare. Elle est souvent assimilée à un sport, pratiqué par des équipages. 

La vénerie sous terre du blaireau est pratiquée en France pendant la saison de chasse, mais elle peut également être ouverte de façon anticipée, dès le 15 mai, sur décision préfectorale motivée. C'est ce qu'on appelle la période complémentaire

Trop souvent, les préfectures, via les DDTM (Directions Départementales des Territoires et de la Mer) prennent la décision d'autoriser des périodes complémentaires sans aucune justification. Elles le font à la demande des fédérations de chasse et sous leur pression, quitte parfois à prendre des arrêtés illégaux. 

Pourtant, la mise en place d'une période complémentaire doit être justifiée, notamment par d'importants dégâts. Or, dans de nombreux départements, les effectifs de blaireaux sont inconnus et aucun document sérieux ne vient étayer les affirmations des fédérations de chasse ou de l'administration sur d'hypothétiques dégâts. 

Arrêtés préfectoraux et justice administrative

L'action d'AVES France sur le dossier du blaireau est complète et complexe. 

  • Nous recueillons les données détenues par les préfectures. 
  • Nous étudions tous les projets d'arrêtés publiés par les préfecture afin d'en identifier les failles. 
  • Nous relayons toutes les consultations publiques qui font état d'une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau sur notre site dédié.
  • Nous mettons en place une stratégie pour attaquer les arrêtés qui présentent des illégalités. 

Consultations publiques

Préfectures et ministère de l’environnement sont obligés de consulter le public sur les décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement (démocratisation du dialogue environnemental). AVES France a créé un site pour vous aider à répondre à ces consultations en vous donnant les bases argumentaires et les marches à suivre.

UN TRAVAIL BÉNÉVOLE, QUI DONNE DES RÉSULTATS !

La qualité du travail de la petite équipe de bénévoles en charge du dossier blaireaux n'est plus à prouver. AVES France a réussi à réunir des données rares sur l'état des connaissances des populations de blaireaux, de la gestion de l'espèce et de la vénerie sous terre en France et mis en exergue le manque d'informations globales détenues par les administrations départementales. Celles-ci doivent pourtant, d'un point de vue légal, prendre en compte ces éléments pour décider, via les arrêtés préfectoraux, d'autoriser ou de refuser les dispositions débattues lors des réunions plénières CDCFS  (Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage), préalables à la publication du projet d'arrêté.

Nous déplorons que la majorité des données proviennent des fédérations de chasse, qui réalisent comptages et enquêtes sans le moindre protocole scientifique, en les présentant ensuite comme si elles avaient la valeur d'études scientifiques. Nous dénonçons également la composition des commissions sur la chasse, totalement déséquilibrées en défaveur de la protection de la nature et de la faune sauvage. 

URGENT - PÉTITION !

Soutenez la pétition déposée au Sénat avant le 30 septembre 2022 ! Objectif : 100.000 signatures pour que le Sénat examine notre demande.

À l'initiative d'AVES France, six organisations pour la protection de la nature et de la faune sauvage (AVES France, ASPAS, Blaireau & Sauvage, One Voice, Meles et la Fondation Brigitte Bardot) ont envoyé une demande formelle au Ministère de la transition écologique et solidaire visant à interdire la vénerie sous terre du blaireau et de veiller à ce qu’aucune période complémentaire de chasse par vénerie sous terre ne soit autorisée sur le territoire national.

En l'absence de réponse du ministère, nous avons saisi le Conseil d'Etat. La procédure est encore en cours actuellement (27/08/2022).