Pétition contre les montreurs d’ours et de loups – AVES France

Le 16 juin 2018, plusieurs spectacles de montreurs d’ours étaient organisés en France. Malgré les protestations de près de 1.000 militants, les organisateurs ont refusé d’annuler ces spectacles. Nous avons donc décidé d’envoyer une équipe filmer la prestation de la compagnie Aïtawak, au Château du Hohlandsbourg de WINTZENHEIM (68). Nous vous invitons à regarder la vidéo tournée et montée par Aurélie J. pour l’association AVES France, puis à signer notre pétition et à partager cet article pour nous aider à mettre un terme à ces spectacles d’un autre âge.

Signer la pétition :
https://www.mesopinions.com/petition/animaux/montreurs-loups-mettons-terme-exploitation-animaux/44785

AVES France est une petite association (170 membres en juin 2018). Pour nous aider : 
Adhérez à AVES France (10€/an ou 0,86€/mois) – Faire un donAbonnez-vous à la newsletter
Abonnez-vous à notre revue, visitez notre boutique Bearz et surtout, signez la pétition !


Montreurs d’ours et de loups – mettons un terme à l’exploitation des animaux dans les spectacles.

SIGNER LA PETITION

Pétition adressée au Ministre de la Transition écologique et solidaire
p
ar l’association AVES France. 

Monsieur le Ministre de la Transition écologique et solidaire, la France de 2018 peut-elle encore cautionner l’exploitation d’animaux sauvages à des fins de divertissement ?

Chaque semaine pendant la saison des fêtes médiévales, puis pendant celle des marchés de Noël, des ours et des loups quittent leurs enclos et passent des centaines, voire des milliers de kilomètres sur les routes de France. Ces animaux, transformés en saltimbanques par des années de dressage, doivent répéter inlassablement les figures imposées par leurs dresseurs.

Parfois il s’agit simplement de simuler un câlin, d’autres fois on demande aux ours de grimper sur un ballon, de monter sur un toboggan, de prendre des postures de soumission ou de sauter d’un tabouret à un autre. Les loups, eux, doivent sauter dans des cerceaux, parfois enflammés, ou grimper sur des tabourets. Le but est toujours le même : donner au public l’illusion que l’animal s’amuse alors qu’il travaille, et même parfois qu’il souffre. Une fois la prestation réalisée, l’animal retourne dans une cage, un van ou à l’arrière d’une camionnette d’où il ne sortira qu’après des heures d’attente, pour une seconde représentation.

Pourquoi autorise-t-on leurs dresseurs à leur faire subir cette vie ?
N’ont-ils aucun droit parce qu’ils sont nés en captivité ?

Ce que nous décrivons, beaucoup d’autres associations le dénoncent pour les animaux de cirque. Pourtant, si AVES France s’est spécialisée dans la lutte contre les spectacles des montreurs d’ours, c’est parce que leurs conditions de détention et de vie sont parfois pires que celles autorisées pour les autres espèces.

Bon nombre de nos concitoyens pensent que les montreurs d’ours et de loups appartiennent à l’Histoire de notre pays et que, comme ailleurs, cette activité a disparu. Il n’en est rien. Les montreurs d’ours sont peu nombreux, mais très demandés et leurs animaux peuvent parcourir plus de 10.000 kilomètres par saison !

En début d’année, AVES France a lancé une vaste campagne de sensibilisation auprès des députés, dans le but d’obtenir la modification de l’Arrêté du 18 mars 2011 fixant les conditions de détention et d’utilisation des animaux vivants d’espèces non domestiques dans les établissements de spectacles itinérants.

L’annexe III de cet arrêté porte sur les « exigences minimales relatives à l’hébergement des espèces dans les installations utilisées pour la réalisation des spectacles itinérants ». On peut y lire, pour les ours bruns et les ours noirs, que les installations lors de la période itinérante doivent ménager un espace disponible d’au minimum 12 à 24 mètres carrés selon la taille de l’animal.

Or, cette disposition règlementaire est balayée par la phrase suivante, toujours en Annexe III de l’arrêté du 18 mars 2011 :

« Les dispositions précitées relatives aux caractéristiques des installations intérieures et extérieures ne s’appliquent pas aux établissements dont les périodes itinérantes n’excèdent pas quatre jours à compter du départ des animaux des installations fixes jusqu’à leur retour.»

Ce paragraphe permet aux montreurs d’ours — en France et en 2018 ! — de garder leurs animaux enfermés dans des vans, des fourgonnettes ou des remorques climatisées jusqu’à quatre jours, pour sillonner la France et proposer leurs spectacles. Ces animaux-artistes sont condamnés par une législation inadaptée et empêchant aussi bien les associations que les services de l’Etat d’agir.

Monsieur le Ministre de la Transition écologique et solidaire, plusieurs députés nous ont d’ores et déjà fait part de leur soutien sur le sujet, dont deux en déposant des questions écrites afin de vous demander si votre Ministère allait se saisir de ce dossier.

AVES France souhaite de tout coeur la fin de ces spectacles et le placement des animaux dans des refuges adaptés. Il n’est plus possible de laisser des dresseurs présenter leurs spectacles comme des « animations pédagogiques » alors que leur discours consiste principalement à justifier la captivité des animaux présentés (qui vivraient mieux en captivité que dans leur milieu naturel).

Une première mesure, prise en urgence, serait de modifier l’Arrêté du 18 mars 2011 fixant les conditions de détention et d’utilisation des animaux vivants d’espèces non domestiques dans les établissements de spectacles itinérants en imposant aux dresseurs et aux organisateurs de ces spectacles des installations lors de la période itinérante ménageant un espace disponible d’au minimum 24 mètres carrés et répondant au mieux aux besoins biologiques des animaux.

A terme, les membres de l’association AVES France ainsi que tous les signataires de cette pétition vous demandent de mettre un terme à ces spectacles d’un autre âge. 

https://www.mesopinions.com/petition/animaux/montreurs-loups-mettons-terme-exploitation-animaux/44785

Contre les montreurs d’ours : un groupe Facebook et un nouveau site internet

Dans la lutte qui nous oppose aux montreurs d’ours, le temps compte beaucoup. En effet, plus tôt nous sommes informés de la programmation d’un spectacle mettant en scène un ours, mieux nous pouvons agir, en contactant les organisateurs, les services vétérinaires (DDPP), les maires, et parfois en lançant une pétition ou en demandant une autorisation de manifester le jour de l’évènement.

Malheureusement, beaucoup de gens ne nous connaissent pas et ne savent pas où dénoncer ces spectacles.

Pour tenter de mieux nous faire connaître et de créer un réseau d’opposants aux spectacles exploitant des ours, nous avons ajouté deux nouvelles armes à notre arsenal :

Ces nouveaux outils viennent compléter le site de l’association, que nous continuerons d’utiliser pour les cyber-actions et les annonces de spectacles, nos comptes Facebook et Twitter, notre newsletter générale (inscription depuis la colonne de droite du site) et la liste de discussion spécialement réservée aux actions contre les montreurs d’ours dont le fonctionnement est expliqué ici : http://www.aves.asso.fr/2015/07/montreurs-dours-une-liste-de-diffusion-pour-signaler-les-spectacles/

Nous espérons que ces outils et la création d’un réseau le plus dense possible nous permettra de gagner en efficacité, puisque nous ne pouvons pas compter sur les DDPP qui sont sensées faire respecter la loi, mais dont les contrôles sont rares et, le plus souvent, bienveillants à l’égard des dresseurs.