Une proposition de loi visant à renforcer la lutte contre la maltraitance animale en débat mardi 26 janvier 2021 à l’assemblée nationale

Depuis 2019, AVES France – comme de nombreuses associations de protection des animaux – contribue à l’élaboration de nouvelles lois pour renforcer la lutte contre la maltraitance animale. Notre association a participé activement à la mission ministérielle sur le bien-être animal initiée par François de Rugy en 2019, et a été force de proposition lors des rencontres avec les ministres qui se sont succédés à ce poste, mais également avec les députés et sénateurs qui se sont saisis de ce dossier.

Avec notre partenaire CAP (convergence animaux politique), nous avons en particulier veillé à ce que les ours et les loups ne soient pas oubliés, comme ce fût le cas il y a 10 ans lors de l’adoption de l’arrêté du 18 mars 2011, qui avait permis de maintenir un ours jusqu’à 4 jours dans un véhicule de transport, dans le cadre de spectacles itinérants.

Si la ministre Barbara Pompili a annoncé, à notre grande satisfaction, la fin des spectacles itinérants avec des animaux sauvages, le calendrier reste extrêmement brumeux. Alors que nous avions négocié avec nos partenaires des places dans des sanctuaires spécialisés pour offrir des enclos adaptés aux ours et aux loups actuellement exploités dans les spectacles en France, l’absence d’un calendrier d’application des mesures pose un réel problème pour la prise en charge de ces animaux.

Afin de compléter les mesures réglementaires qui seront prises par le ministère de la transition écologique, les députés de la majorité ont déposé la Proposition de loi nº 3661 visant à renforcer la lutte contre la maltraitance animale, présentée par les député(e)s Laëtitia ROMEIRO DIAS, Loïc DOMBREVAL, Dimitri HOUBRON, Aurore BERGÉ, Samantha CAZEBONNE, David CORCEIRO, Vincent LEDOUX, Martine LEGUILLEBALLOY, Claire O’PETIT, Laurianne ROSSI, Corinne VIGNON, Christophe CASTANER, Patrick MIGNOLA, Olivier BECHT, Roland LESCURE, Barbara BESSOT BALLOT, des membres du groupe La République en Marche et apparentés (1), les membres du groupe Mouvement Démocrate et Démocrates apparentés (2) et des membres du groupe Agir ensemble (3). Liste complète : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b3661_proposition-loi

De nombreux amendements ont été déposés par les députés à la demande de nos associations.

AVES France a demandé notamment l’interdiction immédiate de détenir des ours ou des loups dans le but de les produire en spectacle, fixe ou itinérant, et cela dès la promulgation de la loi. Nous remercions d’ailleurs Aude Luquet, Frédérique Tuffnell, Claire O’Petit, Cédric Villani, Matthieu Orphelin, Paula Forteza, Hubert Julien-Laferrière et Albane Gaillot pour leurs amendements sur l’article 14.

Nous saluons et soutenons aussi les amendements visant à la création d’une définition juridique pour les structures d’accueil recueillant des animaux sauvages exotiques, soit non indigènes, saisis ou abandonnés, portés par Code Animal.

En effet, la proposition de loi vise à interdire la présence des animaux d’espèces non domestiques dans les structures itinérantes, dans les delphinariums et pour les montreurs d’ours et de loups. C’est une avancée majeure qui répond aux attentes fortes d’une majorité de la population française. De nombreux animaux sauvages captifs devront, à terme, être pris en charge dans des structures adaptées. Pourtant, il n’existe toujours aucun cadre légal sur ce qu’est un sanctuaire ou un refuge.

Il nous semble indispensable que ces amendements soient adoptés !

Les amendements en discussion : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements?dossier_legislatif=DLR5L15N41126

 

Un rassemblement devant l’assemblée nationale mardi 26 janvier 2021

A l’initiative du parti animaliste, un rassemblement aura lieu mardi 26 janvier à partir de 13h30, près de l’Assemblée Nationale (Place du Président Édouard Herriot, 75007 PARIS).

AVES France y participera pour soutenir cette proposition de loi, tout en déplorant l’absence de débat sur certaines pratiques de chasse particulièrement cruelles (vénerie sous terre, chasse à courre) ou sur le sort réservé aux animaux qui sont inclus sur la liste des nuisibles par le ministère, et notamment le renard qui est pourtant, comme tout le monde le sait désormais, un allié de taille dans la lutte contre les ravageurs des cultures.

Rendez-vous donc mardi 26 janvier, dans le respect des gestes barrière, mais mobilisés pour les animaux sauvages.

https://www.facebook.com/events/1037201090123142/

Contre l’exploitation commerciale des animaux sauvages !

Les annonces de Barbara Pompili assurant la fin imminente des spectacles itinérants avec des animaux sauvages est un premier pas que nous espérions depuis de nombreuses années. Mais quelle sera la vie de ces animaux s’ils restent chez leurs dresseurs ? Dans quel vide juridique vont-ils s’engouffrer pour tenter de continuer à exploiter leurs animaux ? Ouvrir de faux sanctuaires ? Louer leurs animaux pour des interactions avec le public ? Organiser des shootings photos ? Pourrait-on se satisfaire d’une interdiction des spectacles si une économie parallèle, incontrôlable, venait à se généraliser ? C’est pourquoi nous pensons indispensable que les animaux soient placés dans des structures adaptées à leurs besoins. On ne peut pas transiger avec le bien-être animal. Nous avons demandé à Bernd Nonnenmacher, Directeur de la FONDATION POUR LES OURS, de nous donner son avis. Il nous a adressé cette lettre puissante, que nous remettrons mercredi 4 novembre 2020 au cabinet de la ministre Barbara Pompili.

PRISE DE POSITION DE LA STIFTUNG für BAREN / FONDATION POUR LES OURS

Imaginez que vous soyez parfumeur et obligé de travailler sur un chalutier. Imaginez que vous pratiquiez le marathon, mais êtes obligé de passer le restant de vos jours dans un fauteuil roulant. Imaginez que vous soyez parent et que l’on vous oblige à abandonner votre enfant.

De terribles images, qui sont pourtant le quotidien de la plupart des animaux sauvages en captivité. Ils sont inondés de stimuli, enfermés dans des espaces exigus et arrachés à leur progéniture.

Les animaux sauvages sont faits pour vivre dans la Nature. Les ours ont, par exemple, un odorat extrêmement sensible, bien meilleur que celui des chiens. Ils peuvent distinguer de fines nuances pour trouver des herbes aromatiques, des baies et des noix, ils peuvent sentir une charogne à plusieurs kilomètres. Leur corps est conçu pour parcourir de longues distances. Tout comme les loups, ils peuvent se déplacer très loin, à la recherche de nourriture ou de partenaire, et ceci chaque jour. Ce sont des êtres fascinants et impressionnants qui peuvent affronter les conditions les plus extrêmes. C’est justement ce qui fait d’eux ce qu’ils sont : des animaux sauvages. Si on leur retire tout cela, que reste-t-il ? Une coquille vide et sans vie.

Ce sont des faits auxquels nous – FONDATION POUR LES OURS – sommes confrontés quotidiennement. Les animaux dans nos deux projets de protection animale, ours, loups et lynx, ont tous été exploités par les êtres humains. Si les degrés et techniques de maltraitance peuvent différer, les auteurs de ces abus ne poursuivent qu’un unique but – satisfaire un public avide de spectacle.

Nous pouvons citer l’exemple d’AGONIS, un ours avec qui il était possible de faire des photos quand il était ourson. Aucun problème pour le prendre dans ses bras pour un selfie et en profiter pour lui donner quelque chose à manger. Il a été pour cela arraché à la Nature, et sa mère braconnée. Élevé au biberon, il recevait des récompenses pour que les touristes puissent s’amuser avec lui. Il est aujourd’hui âgé de presque cinq ans. S’il était resté dans la Nature, il serait devenu depuis un véritable ours, qui aurait probablement lui-même une progéniture, et mènerait dans les forêts une vie libre et autonome. Au lieu de cela, il souffre de graves troubles du comportement, et de violentes attaques de panique durant lesquelles il suce frénétiquement sa patte lorsqu’il voit des êtres humains. Quelques mois à être manipulé par eux ont suffi pour briser cet ours, dont l’espèce est pourtant celle des plus grands prédateurs présents sur le continent européen.

Ces pratiques ne se retrouvent pas seulement dans les cirques, mais également dans toutes les formes de spectacles avec des animaux. Pour que des animaux sauvages tels les ours soient malléables, ils doivent être rendus dépendants des êtres humains. Le conditionnement par la nourriture d’un côté, la punition de l’autre. Un dresseur utilise ces techniques pour rendre les animaux dociles, pas pour leur bien. Les animaux ne réalisent pas les numéros par plaisir, mais parce qu’ils n’ont pas le choix.

Les mentalités évoluent de plus en plus au sein de la société face à ce type de « divertissements », et cela est aussi dû au travail d’organisations comme la nôtre. Cela entraîne dans de nombreux pays européens des mesures politiques pour l’interdiction des spectacles avec animaux sauvages dans les cirques ou avec des dresseurs. Les personnes concernées profitent alors des lacunes du système juridique et trouvent des possibilités partout sur le continent pour conserver coûte que coûte les animaux. Les dérives extrêmes comme dans la célèbre série sur Netflix Tiger King ne sont malheureusement pas une fiction, c’est aussi une réalité au cœur de l’Europe. Nous avons personnellement visité ce type de structures et constaté ce qu’il s’y passait de nos propres yeux. Sous couvert de création de sanctuaire ou de refuge, des dresseurs ou personnes privées sans aucune compétence continuent de travailler, et font à présent fortune en proposant selfies et câlins avec des espèces sauvages, et ce toujours au détriment des animaux. Il faut à tout prix éviter que de nouveaux secteurs d’activité n’émergent. Les animaux continuent d’être exploités dans ces structures, et ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. Des atteintes corporelles comme de l’arthrose sévère, des lésions articulaires ou des déformations posturales, des inflammations ou pertes de dents, des troubles de la vue sont apparus chez presque tous nos pensionnaires au cours des 25 dernières années.

Que se passe-t-il quand un animal sauvage au lourd passé se retrouve enfin dans un environnement respectueux de ses comportements, avec de vastes étendues au cœur de la forêt, traversées par un ruisseau ? Ses anciens propriétaires lui manquent-ils ? Fait-il spontanément des numéros ? La réponse est non, à 100%. En 25 années à prendre soin au quotidien d’animaux autrefois exploités, il n’y a eu aucun jour, aucun moment, où un ours, un loup ou un lynx ait montré le moindre signe de regret pour sa vie « d’avant », bien au contraire. Ils peuvent enfin laisser s’exprimer l’envie de nature qui a été réprimée durant des années. Ils s’épanouissent, se dépassent. Des ours âgés, aveugles, se trouvent parfaitement à leur aise sur un terrain forestier accidenté. Des loups qui étaient exposés sur une surface nue savourent les possibilités de cachettes dans les fourrés, et parviennent à former une véritable meute. Ce sont des exemples qui se sont produits dans nos enclos à ciel ouvert et ce ne sont pas des cas uniques.

Nous ne pouvons pas changer le passé des animaux, mais nous pouvons leur proposer un avenir respectueux de leurs comportements naturels, une vie qui vaille la peine d’être vécue.

Comment?

Grâce à des structures d’accueil, dans lesquelles ils pourront être pris en charge dans des conditions optimales, et il faut pour cela suffisamment d’espace. Enrayer la reproduction des espèces sauvages captives permettrait de soulager grandement les structures existantes, puisque la « production » de futurs cas d’animaux à sauver serait ainsi largement réduite.

Mais il est primordial de faire interdire par des décisions politiques l’existence de toutes les structures exploitant les animaux sauvages, et ce dans toute l’Europe. Ce n’est qu’ainsi que pourra être empêché l’établissement de tels « nouveaux modèles économiques », qui sous un nouvel habillage contribueront à faire perdurer et augmenter encore la souffrance animale.

Nos partenaires et nous, organisations membres du réseau international EARS (European Alliance of Rescue Centres and Sanctuaries) avons reçu en 2018 20 000 demandes, parmi lesquelles 1400 animaux qui avaient besoin d’une prise en charge, ce qui représente environ 80 animaux par partenaire EARS ! Les places dans des structures d’accueil sérieuses sont cependant limitées. C’est pourquoi cette forme d’exploitation doit dès à présent être interdite et contrôlée.

Nous pouvons ensemble épargner à des générations futures d’animaux sauvages une telle souffrance, et nous pouvons sauver des animaux.

Bernd Nonnenmacher,
Directeur de la FONDATION POUR LES OURS
www.baer.de

Comment aider la Fondation sur les Ours ?

Pour soutenir la Fondation pour les Ours, AVES France met en vente des tirages d’art. 
Chaque commande nous permet de reverser 40€ à la fondation. 
https://bearz.org/categorie-produit/tirages-art/

Vous pouvez également parrainer les animaux du parc, faire un don ou réserver une visite guidée. N’hésitez pas à contacter Catherine Rutz pour plus d’informations. 

En utilisant le moteur de recherche Lilo, vous soutenez également AVES France qui apporte régulièrement son soutien au Bärenpark Schwarzwald, géré par la Fondation pour les Ours. 

Justice pour les ours Micha, Bony, Glasha et les animaux détenus par les Poliakov

En raison de la pandémie de COVID-19 qui touche notre pays,
l’audience du mercredi 8 avril 2020 a été reportée au mercredi 12 mai 2021.
AVES France vous invite à un rassemblement devant le Tribunal de Grande Instance de Blois à partir de 12h :
https://www.facebook.com/events/502340711164168 

 

Le procès de Dany Bruneau et Alexandre Poliakov (dits « les Poliakov »), le couple de dresseurs établis à Chauvigny-du-Perche, dans le Loir-et-Cher, aura lieu mercredi 8 avril 2020 à 13h30 au Tribunal judiciaire de Blois.

Suite à la mort de l’ours Micha, que nous avions filmé lors de sa toute dernière prestation à Racquinghem (62) le dimanche 8 septembre 2019, ses « propriétaires » sont poursuivis pour :

  • sévices graves ou acte de cruauté envers un animal domestique, apprivoisé ou captif
  • mauvais traitements envers un animal placé sous sa garde par l’exploitant d’un établissement détenant des animaux
  • placement ou maintien d’animal domestique ou d’animal sauvage apprivoisé ou captif dans un habitat, environnement ou installation pouvant être cause de souffrance

L’association AVES France s’est évidemment constituée partie civile, puisque nous suivions ce dossier depuis de nombreuses années. Pour nous, la mort de Micha est un drame qui aurait pu être évité si l’administration avait joué son rôle et n’avait pas fait la sourde oreille lors des nombreux signalements qui lui ont été rapportés. Micha a été exploité jusqu’à la fin, dans des conditions effroyables (cf. L’ours Micha et le singe Mina exploités par les Poliakov lors d’une soirée privée à Villenave d’Ornon le 22 décembre 2018). C’est la raison pour laquelle nous demandons aujourd’hui le retrait définitif de tous les animaux détenus par le couple et de leur certificat de capacité.

Les Ours Bony et Glasha saisis sous la pression

La mort de Micha a créé une onde de choc et une large médiatisation, qui a même dépassé nos frontières. L’administration a été mise en cause et une forte pression a été exercée sur le Préfet du Loir-et-Cher dans le but de protéger les autres animaux détenus par le couple. Vendredi 29 novembre 2019, les ours Bony et Glasha ont enfin été saisis afin de recevoir des soins dans des sanctuaires adaptés. Leur saisie n’est cependant pas définitive et c’est la raison pour laquelle nous attendons le procès du 8 avril 2020 avec impatience. Nous espérons également pouvoir obtenir la saisie des autres animaux, et notamment le singe Mina qui a été exploité illégalement pendant plusieurs années.

Aujourd’hui, Bony est au Refuge de l’Arche (cf. Les ours des Poliakov, Bony et Glasha, ont été placés dans des refuges).

Glasha, renommée Franca, a été prise en charge par l’Alternativer Wolf- und Bärenpark Schwarzwald. Catherine et Beate nous donneront de ses nouvelles le samedi 22 février 2020 dans le cadre de la Journée mondiale pour sauver les ours, et en profiteront pour nous expliquer comment le Parc Alternatif des Loups et Ours de la Forêt-Noire prend en charge les animaux qui ont souffert de la captivité et du dressage.

5000 € pour soutenir les refuges

Grâce à votre soutien, mais aussi avec l’aide des utilisateurs du moteur de recherche Lilo, AVES France a pu effectuer un don de 2500€ fin 2019 pour soutenir le refuge de l’Arche, qui a pris en charge Bony. Le conseil d’administration de l’association a décidé d’attribuer un autre don de 2500€ au Bärenpark Schwarzwald pour sa prise en charge de Glasha – Franca.

 

L’Etat doit mettre un terme à l’exploitation des animaux sauvages !

Si les Poliakov sont responsables des mauvais traitements sur les animaux dont ils avaient la charge, il faut se rappeler que l’exploitation des animaux sauvages est encore légale en France, dans les cirques, les spectacles fixes ou itinérants, dans les soirées privées…

Près d’un an après le lancement de la Mission ministérielle sur le bien-être animal par le Ministère de la transition écologique et solidaire, où sont les annonces promises ? Les décisions courageuses ? Les mesures ambitieuses ? Faudra-t-il d’autres Micha pour qu’enfin nos politiques aient le courage de mettre un terme à l’exploitation des animaux sauvages captifs en France ?

Notre pétition contre les spectacles ayant recours à des ours et des loups : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/montreurs-loups-mettons-terme-exploitation-animaux/44785

Les ours des Poliakov, Bony et Glasha, ont été placés dans des refuges

Dimanche 8 septembre 2019, le tristement célèbre Ours Micha du couple de dresseurs Bruneau-Poliakov, était contraint une dernière fois de « faire le show » dans une fête de village à Racquingem. AVES france, alertée quelques jours plus tôt par un militant local (merci Stéphane), était sur place pour obtenir des images récentes de l’ours, qui n’était plus apparu publiquement depuis la liquidation judiciaire de l’entreprise SAS Animal Bien être. Avec la complicité de la Fondation 30 millions d’amis, nous avons alerté les autorités et organisé un contrôle ONCFS, afin de vérifier si l’ours était bien apte à se produire. Micha est apparu sur scène amaigri, fatigué, présentant des difficultés de concentration et se couchant régulièrement au lieu de répéter le numéro pour lequel il avait été dressé pendant de nombreuses années.

Nos vidéos ont permis d’alerter le Ministère de la transition écologique et solidaire, qui recevait parallèlement des images tournées par One Voice chez les Poliakov.

La ministre, déjà sensibilisée sur ce dossier par les actions de lobbying que nous menions depuis des années avec d’autres structures, comme la Fondation Brigitte Bardot, a rapidement pris la décision de placer Micha en urgence au zoo-refuge La Tanière afin qu’il y soit soigné.

Mardi 12 novembre 2019, alors que des représentants d’AVES France, de la Fondation Brigitte Bardot et de Four Paws étaient reçus à l’assemblée nationale par Aurore Bergé et Laetitia Romeiro Dias pour leur remettre le résultat de nos pétitions contre les « spectacles » des montreurs d’ours, l’ours Micha subissait une opération pour tenter de le sauver, opération suite à laquelle il n’a pu se réveiller.

Suite à la mort de Micha, la contestation s’est poursuivie pour demander la saisie de tous les animaux détenus par le couple de dresseurs. Nos organisations ont multiplié les courriers et les lettres ouvertes, les politiques ont demandé des comptes au Préfet du Loir-et-Cher, des milliers de citoyens attristés par la mort de l’ours ont participé à notre cyber-action.

Vendredi 29 novembre 2019, nos actions conjointes ont enfin payé !
Bony et Glasha ont été placés dans des refuges pour y recevoir des soins adaptés.
Bony est arrivé au refuge de l’Arche peu après 16h, où il a pu se reposer dans un abri. Il bénéficiera d’un bel enclos et d’un personnel aux petits soins, notamment pour soigner ses problèmes dentaires.
La femelle, Glasha, est arrivée dans la nuit en Allemagne, à l’Alternativen Wolf- und Bärenpark Schwarzwald. Elle sera soignée de sa tumeur à l’oeil et de ses problèmes dentaires. Elle bénéficiera d’un magnifique enclos forestier où elle pourra retrouver une vie d’ours presque normale.

 

2500€ pour le refuge de l’Arche

AVES France n’a pas les moyens financiers des grandes fondations, mais nous tenons à soutenir les refuges qui prennent en charge les ours. Aussi, le refuge de l’Arche recevra 2500€ pour la prise en charge de Bony. Nous attribuerons également un don prochainement au Bärenpark pour l’accueil de Glasha.

Notre soutien est rendu possible par vos adhésions, dons, achats dans notre boutique Bearz, mais aussi par les utilisateurs du moteur de recherche Lilo qui nous soutiennent, et toutes les personnes qui ont acheté un bracelet Ours chez Nature & Découvertes ou chez Gifts for change.

Le combat continue sur le plan judiciaire !

Si Bony et Glasha sont pour l’instant en sécurité, notre devoir est maintenant d’attaquer les Poliakov en justice afin que leur certificat de capacité leur soit retiré. En effet, nous refusons que leurs ours puissent leur être rendus, ou même qu’ils en prennent d’autre en charge. Nous voulons que tous leurs animaux leur soient confisqués et qu’ils soient soignés dans des structures adaptées. Le temps judiciaire peut être long. Nous nous y préparons. Nous continuerons bien évidemment notre lobbying pour que tous les spectacles des montreurs d’ours et de loups soient interdits en France, et soutiendront les demandes des associations partenaires, comme Paris Animaux Zoopolis, qui militent activement pour l’interdiction de l’exploitation de tous les animaux sauvages dans les cirques et les spectacles itinérants.

En finir avec les montreurs d’ours, ce n’est pas un sprint. C’est une course de fond.

On ne va pas se mentir. La semaine dernière, vous n’avez pas trouvé sur notre site d’article annonçant la mort de l’ours Micha. C’était trop dur pour moi. Perdre Micha, c’était une défaite. Ma défaite. Mon échec. Une claque. Cet ours, le dimanche 8 septembre 2019, était à quelques mètres de moi et malgré un contrôle ONCFS effectué à la demande d’AVES France et de 30 millions d’amis, Micha est reparti avec ses dresseurs. J’avais déjà filmé Micha plusieurs fois en 2015 et 2016 et son état de santé s’était clairement dégradé. Il était tellement fatigué que je m’étais persuadé que les agents allaient procéder à une saisie immédiate, que Micha pourrait être placé dans un refuge en sécurité…  Partir de Racquinghem en le laissant aux mains de ses tortionnaires était vraiment douloureux, traumatisant pour Stéphanie et moi. Mais une association n’a pas de pouvoir de police et nous ne pouvions malheureusement rien faire de plus.

La victoire a cent pères, mais la défaite est orpheline. John Fitzgerald Kennedy

De retour à Rouen, j’ai transmis nos images au Ministère de la transition écologique et solidaire. Les montreurs d’ours, on les connaît bien chez AVES France. C’est un sujet sur lequel nous avons décidé de nous spécialiser il y a de nombreuses années, puisque peu d’associations s’y intéressaient. La Fondation Brigitte Bardot est une des seules structures qui dénonçait régulièrement les spectacles à nos côtés. Tout le travail que nous avons mené pendant ces années, les images recueillies lors des « spectacles », les données accumulées sur les ours, les témoignages qui nous ont été confiés, nous ont enfin permis de lancer l’alerte et d’obtenir une réaction de la part d’Elisabeth Borne. Les images tournées par One Voice chez les Poliakov ont permis d’accélérer encore les choses. Pourtant, les images des geôles n’étaient pas nouvelles. Des photos des ours dans leurs prisons de béton nous avaient été confiées il y a plusieurs années par un lanceur l’alerte et nous les avions transmises aux autorités. Il faut croire qu’à l’époque, les conditions n’étaient pas réunies pour faire éclater le scandale. La DDPP nous demandait de regarder ailleurs. Le parquet classait les plaintes sans suite. Et l’état de santé des ours pouvait lentement se dégrader. (A relire : Ours Micha : en 2016, nous dénoncions déjà l’inaction des pouvoirs publics).

En finir avec les montreurs d’ours, c’est une course de fond… pas un sprint.

Si aujourd’hui tout le monde veut s’approprier les avancées obtenues sur le cas des Poliakov, je vais me permettre un petit rappel.

Il y a deux ans, AVES France a décidé de rejoindre Convergence Animaux Politique. J’ai déjà eu l’occasion de vous expliquer combien cette collaboration a été importante, puisqu’elle nous a donné les clefs pour mettre en place un lobbying efficace pour dénoncer l’exploitation des ours et des loups dans les fêtes médiévales. Longtemps nous avons cru que notre association était « trop petite » pour se lancer dans une telle entreprise, mais les rencontres organisées par CAP, les tête-à-tête avec les députés, ont rapidement permis d’obtenir des questions écrites et même une proposition de projet de loi, mettant une saine pression sur le ministère, pour le pousser à se saisir du sujet.

Il y a 8 ans, nous n’avions pas été invités à participer à la rédaction de l’arrêté du 18 mars 2011. Les dresseurs d’ours en avaient profité pour faire passer des exceptions scandaleuses favorisant leur business au détriment du bien-être de leurs animaux. Notre participation à la mission ministérielle sur le bien-être animal (en 2019) a été l’occasion de dénoncer l’arrêté du 18 mars 2011 et de marteler qu’il fallait en finir avec l’exploitation des ours et des loups pour le divertissement. Avec l’aide de la Fondation Brigitte Bardot, j’ai pu rencontré les responsables de Four Paws et obtenir de leur part une lettre dans laquelle ils se sont engagés à accueillir tous les ours actuellement exploités en France dans des spectacles, dès l’obtention d’une loi interdisant cette activité.

Cet été, la collaboration sur le dossier des montreurs d’ours avec Paris Animaux Zoopolis a permis de faire exploser la médiatisation de ce sujet. De très nombreux médias se sont fait l’écho de nos demandes d’annulation de l’exploitation des ours Lutchak, Valentin, Kilian… La question de l’interdiction des « montreurs d’ours » est devenue une question de société au même titre que celle des animaux sauvages dans les cirques.

Parce que je crois viscéralement au travail collectif, AVES France a rédigé le 24 août 2019 une lettre pour rappeler à Elisabeth Borne qu’il faut en finir avec ces spectacles d’un autre âge. Ce courrier a été co-signé par 21 structures : Animals Asia France, Association Stéphanoise Militants Animalistes Sainté, AVES France, Bears in Mind, CACH, C’est assez !, Chapter Animals, Code Animal, Collectif Animalistes 43, Collectif Chats 100% stérilisation obligatoire, Comité ADDA (Ardèche/Drôme Défense-Animale), Education Ethique Animale, Evolution Condition Animale, Fondation 30 millions d’amis, Fondation Brigitte Bardot, FOUR PAWS, La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences (LFDA), Paris Animaux Zoopolis, Parti animaliste, Radio Parole d’animaux, SPA – Société Protectrice des animaux.

Suite au placement de Micha au zoo-refuge La Tanière, AVES France a proposé un nouveau courrier commun adressé à la Ministre, Elisabeth Borne, le 14 septembre 2019, lui demandant de saisir sans délai tous les animaux détenus par les Poliakov. 2 mois plus tard, suite à la mort de Micha, nous avons une fois de plus réuni nos partenaires afin de publier une Lettre ouverte à Elisabeth Borne, dans laquelle nos organisations demandaient à nouveau la saisie de l’ensemble des animaux du couple de dresseurs Poliakov-Bruneau.

Parallèlement, plus de 2.000 e-mails ont été envoyés au Préfet du Loir-et-Cher par des particuliers pour lui demander d’agir, et notamment en retirant le certificat de capacité des Poliakov.

Vers une Loi Micha ?

Lundi 25 novembre 2019, Elisabeth Borne et le Préfet du Loir-et-Cher ont annoncé que les ours Bony et Glacha vont être placés dans un centre adapté afin d’y recevoir des soins. C’est une avancée majeure, puisqu’il y a encore quelques jours, le Préfet refusait d’envisager une saisie des ours et même de parler de maltraitance. C’est une nouvelle victoire collective !

De nombreux commentaires disent déjà sur les réseaux sociaux que ce n’est pas une saisie. Que les ours pourront être rendus aux Poliakov. Qu’il n’y a pas de quoi se réjouir et que les autres animaux détenus par le couple ne sont pas concernés par ce courrier.

Aujourd’hui, cette petite victoire est le fruit de nombreuses années de travail bénévole, quasi quotidien. Certes, le combat est loin d’être gagné, mais je crois que nous avons le droit de souffler quelques heures et de savourer cette annonce avant de repartir au front. Nous savons que cette décision ne règlera pas tous les problèmes. Nous en sommes conscients. Il fallait une décision urgente pour sortir les ours de chez les dresseurs. Nous l’appelions de nos voeux. C’est chose faite. Demain, nous monterons encore au créneau pour obtenir la libération des autres animaux détenus par le couple Poliakov-Bruneau. Nous déposerons des plaintes, non pour obtenir des dommages et intérêts, mais pour obtenir le retrait définitif du certificat de capacité des Poliakov et qu’ils ne puissent plus jamais exploiter d’animaux. Puis nous retournerons aux fourneaux pour obtenir l’interdiction des spectacles ayant recours à des ours ou des loups sur l’ensemble du territoire, comme nous le demandons depuis des années. Je sais que « c’est trop lent », que « ça ne va pas assez vite ». Mais croyez bien que nous donnons tout ce que nous avons pour obtenir le placement de tous les ours dans des sanctuaires… et un jour de tous les animaux sauvages captifs exploités pour le divertissement.

Quoi qu’il en soit, rappelez-vous que chaque avancée pour les animaux est le fruit du travail acharné d’associations, de bénévoles, d’anonymes, d’avocats, de tout un tas d’acteurs complémentaires. AVES France continuera de travailler avec toutes les structures qui partagent cette philosophie de l’action collective et qui se respectent. ✊

Lettre ouverte à Elisabeth Borne. Suite à la mort de l’ours Micha, nos organisations demandent la saisie de l’ensemble des animaux du couple de dresseurs Poliakov-Bruneau.

Madame la Ministre,

Dans un courrier daté du 18 septembre 2019, nos organisations ont souhaité vous remercier pour votre réactivité suite aux révélations sur les conditions de détention et d’exhibition des ours du couple de dresseurs Poliakov-Bruneau. Grâce à votre intervention, l’ours Micha a pu bénéficier de soins adaptés. Malheureusement, comme vous le savez, ce sauvetage a été trop tardif et n’a pu empêcher une issue fatale, puisque Micha est décédé le 12 novembre 2019 au zoo-refuge La Tanière. L’examen a révélé de nombreuses tumeurs notamment au niveau du cerveau. Micha devait souffrir depuis longtemps. Trop faible à l’issue des examens, Micha ne s’est pas réveillé de son anesthésie…

L’état sanitaire dramatique dans lequel Micha est arrivé à La Tanière prouve que les Poliakov ne sont plus aptes à détenir des animaux. Ce triste évènement illustre les défaillances du système, puisqu’un vétérinaire a produit un rapport 48h avant la présentation de Micha à Racquinghem le dimanche 8 septembre 2019, considérant que l’ours — pourtant malade et épuisé — était apte à être présenté en public.

Suite à la mort de Micha, nous réitérons notre demande de retrait à titre conservatoire du certificat de capacité du couple Poliakov/Bruneau, comme le prévoit la circulaire DNP/CFF N°2008-2 du 11/04/08, ainsi que le placement en urgence de tous leurs animaux dans des structures adaptées. L’article 6.2 consacré aux « Sanctions – Retrait du certificat de capacité » précise que »le certificat de capacité d’une personne responsable de l’entretien des animaux d’espèces non domestiques peut être suspendu ou retiré, en application de l’article R. 413-7, si son titulaire a fait preuve de carences dans l’entretien des animaux d’espèces non domestiques démontrant son inaptitude et jugées suffisamment importantes pour qu’il convienne dans un souci de prévention, de lui retirer l’autorisation lui permettant d’assurer la responsabilité de l’entretien des animaux au sein de l’établissement où il exerce ou dans un autre. La procédure de suspension ou de retrait est conduite par le préfet du département dans lequel les carences du titulaire du certificat de capacité ont été constatées. Il convient de noter que le préfet qui retire ou suspend le certificat de capacité n’est pas nécessairement celui qui l’a délivré. »

Madame la Ministre, nous ne pouvons pas fermer les yeux sur toutes les négligences de ces dresseurs et laisser mourir les autres animaux dans leurs cachots ! Leur situation administrative et financière démontre leur incapacité à prendre soin de leurs pensionnaires et font courir des risques à l’ensemble des animaux qu’ils détiennent. Nous vous prions de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour obtenir la saisie rapide et définitive des deux ours, du singe magot et des autres animaux, afin de les placer dans des refuges adaptés.

Nous espérons que la mort de Micha vous permettra de comprendre l’urgence de la situation pour les ours encore exhibés dans notre pays et plus largement pour les animaux sauvages exploités dans des spectacles, afin que vous puissiez prendre des mesures proportionnées aux souffrances qu’ils endurent. Alors que les vétérinaires tentaient hier de sauver l’ours Micha, deux de nos organisations remettaient à Aurore Bergé et Laetitia Romeiro Dias l’appel de 168.082 personnes qui demandent aux pouvoirs publics d’agir pour sauver les ours les plus malheureux de France. Nos concitoyens sont donc très nombreux à attendre une décision forte de votre part.

Nous vous remercions pour votre attention et vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de notre haute considération.

Animals Asia France
Animal Cross
AVES France
Bears in mind
C’est assez !
Chapter Animals
Code animal
Comité ADDA (Ardèche/Drôme Défense-Animale)
Convergence Animaux Politique
Éducation Éthique Animale
Ensemble pour les Animaux
Évolution Condition Animale
Fondation 30 millions d’amis
Fondation Brigitte Bardot
FOUR PAWS International
Info Végane
La Ligue des Animaux
La SPA – Societe Protectrice des animaux
Paris Animaux Zoopolis

Photo de couverture : Stéphanie Lefebvre pour AVES France. Montage RAO.

-> Interpelez le préfet du Loir-et-Cher pour demander le retrait du certificat de capacité des dresseurs et la saisie à titre conservatoire de l’ensemble de leurs animaux : https://www.aves.asso.fr/2019/11/cyber-action-liberons-les-animaux-des-poliakov-ours-bony-et-glasha-singe-mina-perroquets/

Les Poliakov et l’ours Micha à Racquegheim (62) dimanche 8 septembre 2019

SCANDALEUX !
Vendredi 6 septembre 2019, nous sommes informés par un protecteur des animaux du Pas-de-Calais que les montreurs d’ours « Les Poliakov » sont annoncés avec leur ours à la Fête du village de Racquighem. L’ours Micha, les associations de protection des animaux le connaissent bien, tout comme ses dresseurs. Les Poliakov ont trois ours : Bony, un grizzly mâle, le plus gros des trois et le moins difficile selon un ancien employé. Glasha, une ourse brune de souche syrienne, la plus petite mais aussi la plus dangereuse. Micha, un ours brun de souche européenne, le plus calme des trois et le seul encore utilisé en spectacle. Il a de nombreux problèmes de santé. Il n’use pas ses griffes du coup celles-ci ont tendance à rentrer dans la sole et à occasionner des blessures, d’où les infections régulières. Alertées régulièrement depuis de nombreuses années, les autorités ont récemment mis en demeure les Poliakov qui n’ont plus le droit de présenter Micha en spectacle tant qu’il n’aura pas été soigné et l’interdiction levée par un vétérinaire, formalité qu’ils n’auraient pas effectué à ce jour.

AVES France, association qui s’est spécialisée sur les montreurs d’ours, a immédiatement décidé de se rendre sur place afin de vérifier l’état de santé de l’ours, de filmer le numéro et de le photographier (puisque nous n’avions pas d’images récentes de ce pauvre ours). Micha est apparu abattu, profondément triste, sale, avait des difficultés à marcher et des soucis de griffes qui ne semblent toujours pas réglés. Avec la Fondation 30 millions d’amis, nous avons organisé un contrôle et les agents de l’ONCFS ont procédé à diverses vérifications après le spectacle.

Le dossier est transmis aujourd’hui aux services de la préfecture du Loir-et-Cher et nous espérons qu’une saisie sera ordonnée. Micha souffre, mais les deux autres ours des Poliakov sont également dans un état de santé préoccupant et doivent être sortis de leur enfer pour être placés dans des sanctuaires adaptés.

 

AVES France et la Fondation Brigitte Bardot ont déjà pris contact avec Four Paws qui peut garantir une place pour ces ours dans ses sanctuaires pour les ours en Allemagne ou en Suisse. Nous espérons que les actions conjointes de nos associations aboutiront au sauvetage de ces pauvres ours. 

© photos : Stéphanie Lefebvre – AVES France

Notre but ? Obtenir une loi interdisant ces spectacles en France et placer les ours dans des sanctuaires adaptés.

Actuellement dans notre pays, une petite dizaine d’ours sont exploités dans les spectacles. 

Encore légaux en France, ces spectacles sont interdits dans plusieurs pays d’Europe. La dération des Vétérinaires Européens recommande depuis 2015 à toutes les « autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe« . Ces animaux, même s’ils sont nés en captivité, ont le même patrimoine génétique que les ours sauvages et donc les mêmes besoins.

67% des Français-es sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques et spectacles itinérants (source IFOP 2019 pour 30 Millions d’Amis).

Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, « compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux » (FVE). La législation actuelle ne prend pas en compte le bien-être des animaux, l’arrêté du 18 mars 2011 permettant aux dresseurs de maintenir leurs animaux jusqu’à quatre jours dans un van, une camionnette ou une remorque.

 

Linterdiction des ours dans les spectacles nest quune question de temps

AVES France et Paris Animaux Zoopolis ont dénoncé ces spectacles tout l’été. Nos associations ont participé à la mission ministérielle sur le bien-être des animaux sauvages captifs, lancée par le ministère de la transition écologique et solidaire. Un rapport de synthèse signé par la SPA, la Fondation Droit Animal Ethique & Sciences, la Fondation Brigitte Bardot, la Fondation 30 millions d’amis, AVES France, CACH, Code animal, CAP, Paris Animaux Zoopolis, One Voice et la Fondation Assistance aux animaux a été remis aux services du ministère début juillet, puis nos associations et fondations ont été reçues par Elisabeth Borne, Emmanuelle Wargon et Brune Poirson le vendredi 30 août, réunion durant laquelle la ministre a réaffirmé ses ambitions de faire avancer la cause animale. Nous attendons maintenant des actions fortes et urgentes pour sortir ces animaux de cette situation catastrophique et inadmissible dans notre pays. 

Une proposition de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups a également été déposée le 22 mai 2019 par un groupe de députés, afin d’encadrer la fin de cette pratique moyen-âgeuse (http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion1969/(index)/propositions-loi).

De plus en plus d’associations soutiennent nos demandes auprès du ministère de la transition écologique et solidaire pour obtenir une interdiction de ces spectacles et le placement des ours dans des refuges adaptés. Voici la liste non exhaustive des structures qui souhaitent une interdiction de ces spectacles :

  • Animals Asia France
  • Association stéphanoise Militants Animalistes Sainté
  • AVES France
  • Bears in Mind
  • CACH
  • C’est assez !
  • Chapter Animals
  • Code Animal
  • Collectif Animalistes 43
  • Collectif Chats 100% stérilisation obligatoire
  • Comité Ardèche/Drôme Défense-Animale
  • Éducation Éthique Animale
  • Ensemble pour les animaux
  • Évolution Condition Animale
  • Fondation 30 millions d’amis
  • Fondation Brigitte Bardot
  • FOUR PAWS
  • La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences (LFDA)
  • Paris Animaux Zoopolis
  • Parti animaliste
  • Radio Parole d’animaux
  • SPA – Société protectrice des animaux

MONTREUR D’OURS : le maire de Virecourt ne fait pas la différence entre un animal sauvage et domestique. Pire, il cautionne le dressage et ses contraintes !

Plus de 28.000 personnes interpellent le maire pour faire annuler la venue de l’ours Valentin le 8 septembre 2019 (la pétition). 

Jeudi 5 septembre, le Maire de Virecourt a répondu par mail aux nombreux messages d’opposition à la venue de Valentin :

Bonjour à tous

Je me devais de répondre à tous les mails reçus en mairie autour de la présentation de Valentin, sereinement malgré les propos un peu acides de certains.

La Fête médiévale va avoir lieu ce Dimanche à VIRECOURT, avec toutes les animations prévues au départ, dont la présentation de l’ours Valentin, qui à ma connaissance n’est pas plus mal traité que certains autres animaux, qui à force de dressages et de contraintes, sont, de sauvages, devenus domestiques.

Je vous rejoins tous, dans votre démarche contre la souffrance animale. Mais la société ne changera qu’avec l’exemple que vous lui donnerez par votre comportement quotidien. Les manifestations stériles qui tournent quelques fois en pugilats entre les « pours » et les « antis », pugilats souvent stimulés par des fauteurs de troubles se mêlant aux manifestants de « pensée pure », n’apportent rien.

A mon avis si une manifestation quelconque vient perturber notre fête médiévale, bon enfant, cela se retournera fatalement contre les manifestants et leur cause.

Quoique vous fassiez ce weekend, faites-le dans la bonne humeur et la tolérance. Merci à tous

Yves THIEBAUT
Maire DE VIRECOURT

Alors que des Mairies comme Monflanquin ou Ferrières-en-Gâtinais nous ont reçus, nous regrettons que le Maire de Virecourt nous réponde 2 jours avant l’exhibition de Valentin avec de graves inexactitudes :

  • Les animaux domestiques ont été sélectionnés sur des milliers de générations (chevaux, chiens…).
  • Proposer aux Virecourtois de s’amuser devant un ours dressé à répéter chaque week-end les mêmes gestes contre des friandises n’est pas « bon enfant ». C’est nier le caractère sauvage de l’ours.
  • Concernant Valentin, il a le même patrimoine génétique que les ours libres. Il a donc les mêmes besoins (physiologiques, mentaux et sociaux). Mettre un animal sauvage dans une cage ou le dresser violemment n’en fera jamais un animal domestique !

Nous avons recommandé au Maire de Virecourt de lire attentivement la position de la Fédération des Vétérinaires Européens qui s’est positionnée sans ambiguïté : https://www.fve.org/cms/wp-content/uploads/FVE-position-on-the-travelling-circuses_adopted_FR.pdf 

AVES France et Paris Animaux Zoopolis demandent une loi pour en finir avec ces spectacles moyenâgeux en France.

INTERDISONS LES SPECTACLES D’OURS !

Nous demandons le placement des ours captifs dans de véritables refuges adaptés à leurs besoins.

AVES France et Paris Animaux Zoopolis ont participé à la mission ministérielle sur le bien-être des animaux sauvages captifs, lancée par le Ministère de la Transition écologique et solidaire : les deux associations souhaitent obtenir l’interdiction de ces spectacles.

AVES France et Paris Animaux Zoopolis ont demandé au Ministère de l’Ecologie que Valentin et tous les ours captifs soient placés dans de véritables refuges adaptés où ils auraient leur liberté de mouvement, de l’espace, un environnement très riche (végétation, rivières, grottes, arbres…), du calme, de la fraîcheur, des relations sociales avec des congénères lorsqu’ils le souhaitent ainsi qu’une nourriture adaptée. Bien entendu, les ours ne seraient pas dressés ou contraints de côtoyer des humains.

Au bout de plusieurs mois, les ours se remettent à hiverner !

Des ours au refuge de Zarnesti, en Roumanie.

AVES France et la Fondation Brigitte Bardot ont obtenu la garantie d’avoir des places disponibles pour tous les ours captifs (une petite dizaine) détenus par les montreurs d’ours en France. Four Paws gère des refuges pour les ours dont un en Allemagne et un autre en Suisse. Four Paws vient de lancer une campagne pour dénoncer l’exploitation des animaux sauvages dans les spectacles en Europe -> https://www.four-paws.org/campaigns-topics/topics/wild-animals/wildlife-tourism

 

Rappelons que 67% des Français-es sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques et spectacles itinérants (source IFOP 2019 pour 30 Millions d’Amis).

Suite à nos mobilisations, des Maires s’engagent à ne plus programmer d’animaux sauvages pour l’année prochaine.

C’est le cas de Ferrières en Gatinais (45), Monflanquin (47), Watten (59) et Thônes (74).

Un spectacle désastreux d’un point de vue pédagogique

Exhiber un ours dressé est désastreux d’un point de vue pédagogique. Le message envoyé aux enfants est qu’il est normal de dominer et d’asservir un animal (Valentin est tenu en laisse). Au contraire, c’est la bienveillance, le rejet de la violence et l’empathie envers les plus faibles qui devraient être mis en avant.
Dans le spectacle de Frédéric Chesneau, Valentin mange des chamallows ; c’est loin d’être le cas des ours, qui mangent notamment des baies, des racines ou du poisson. Les enfants n’ont pas sous les yeux le comportement d’un ours dans son milieu d’origine.

La captivité est contraire aux besoins fondamentaux des ours

Actuellement dans notre pays, une petite dizaine d’ours sont exploités dans les spectacles.

Encore légaux en France, ces spectacles sont interdits dans plusieurs pays d’Europe. La Fédération des Vétérinaires Européens recommande depuis 2015 à toutes les « autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe ». Même s’ils sont nés en captivité, ces animaux ont le même patrimoine génétique que les ours sauvages, et donc les mêmes besoins.

Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, « compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux » (FVE). Un spectacle d’ours représente toujours un danger pour le public, les conditions de représentation risquant de troubler la quiétude de l’animal et de le rendre potentiellement dangereux.

La législation actuelle ne prend pas en compte le bien-être des animaux, l’arrêté du 18 mars 2011 permettant aux dresseurs de maintenir leurs animaux jusqu’à quatre jours dans un van, une camionnette ou une remorque.

L’interdiction des ours dans les spectacles n’est qu’une question de temps

Une proposition de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups a également été déposée le 22 mai 2019 par un groupe de députés afin d’encadrer la fin de cette pratique moyen-âgeuse (http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion1969/(index)/propositions-loi).

Loups, ours, aigles, vautours, hiboux dressés : non à l’exploitation des animaux lors de la 9ème Grande Fête Médiévale au Château de la Chapelle d’Angillon

Les 31 Août et 1er Septembre 2019, c’est la 9ème Grande Fête Médiévale au Château de la Chapelle d’Angillon (18).

A cette occasion, l’Association Patrimoine et Renaissance, organisatrice de l’évènement, propose de nombreuses animations parmi lesquelles, malheureusement, on peut compter* :

  • la présentation d’une meute de 7 loups
  • un spectacle de fauconnerie (aigles, vautours, hiboux dressés)
  • la présentation d’un ours

AVES France et Paris Animaux Zoopolis s’opposent à tous les spectacles mettant en scène des animaux sauvages, et particulièrement ceux avec des ours et des loups et vous invitent à signer cette pétition : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/loups-aigles-vautours-hiboux-dresses-exploitation/71403

Même si le professionnel (Pierre Cadéac) bénéficie de toutes les autorisations nécessaires pour présenter ses animaux, nous considérons que ses animaux n’ont rien à faire dans ce genre d’évènement. Ce dresseur, bien connu dans le monde du cinéma, est désormais propriétaire du Parc de Pradinas, parc dans lequel il propose ses spectacles (ours, loups, fauconnerie). Occasionnellement, il propose des spectacles itinérants, comme ce sera le cas au Château de la Chapelle d’Angillon, qui se trouve à 500 Km de Pradinas.

Pourquoi nous dénonçons ces « spectacles » ?

Les loups, comme les ours, sont des animaux timides et discrets qui fuient tout contact avec l’homme. L’exposition au bruit et aux foules sont des sources de stress indéniables, quelque que soit leur degré de proximité avec leur propriétaire. Même s’il est né en captivité, l’ours a le même patrimoine génétique les ours sauvages. Par contre, il est confronté à la promiscuité permanente et au contact de l’homme, qu’il s’agisse du dresseur ou du public, ce qui l’empêche de développer un comportement normal pour son espèce.

Les conditions de transport sont inacceptables : ces animaux parcourent (pour les plus exploités) des dizaines de milliers de kilomètres dans des vans, des fourgonnettes ou des remorques pour être exhibés devant des spectateurs. Quand le transport n’est pas spécifiquement en cause, c’est le temps d’attente entre deux démonstrations que nous condamnons également. L’arrêté du 18 mars 2011 permet aux dresseurs de maintenir leurs ours dans le véhicule qui sert au transport jusqu’à 4 jours ! Peut-on dans ces conditions parler de bien-être animal ?

La présentation au public est presque souvent calquée sur les spectacles des dresseurs au moyen-âge. D’ailleurs, montreurs d’ours et meneurs de loups sont souvent demandés à l’occasion des fêtes médiévales. Si la plupart des numéros sont assez simples, et consistent à effectuer quelques déambulations devant un public en adoptant quelques poses récompensées par une friandises, ces animaux ne sont pas à leur place et sont sensibles au stress. D’ailleurs, la Fédération des Vétérinaires Européens recommande « à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants dans toute l’Europe, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate à leurs besoins physiologiques, mentaux et sociaux ».

L’aspect pédagogique de tels spectacles est de plus en plus souvent invoqué. Mais comment plaider en faveur de la protection des ours ou des loups quand on se sert de l’animal et qu’on l’exploite pour une somme d’argent ? Comment être crédible alors même que l’animal est tenu en captivité, même si la cage est dorée, et présenté hors de son milieu naturel ? Qu’est-ce que retiendra le spectateur, qu’il soit enfant ou adulte, d’une rencontre avec le loup ou l’ours sur le bitume, au détour d’une place ou d’une rue ? Absolument rien sur la biologie de l’animal ou son comportement dans la nature, et pour cause… Un ours, ça mange des baies, pas des friandises. Ours et loups s’enfuient devant l’homme. Ils ont besoin de calme et d’ombre, pas d’une remorque, même climatisée !

La maltraitance ne se définit pas systématiquement par le fait de battre ou mal nourrir une bête sauvage captive. Elle se définit aussi par le non-respect des besoins biologiques et éthologiques de l’animal. L’ours ou le loup bénéficie au mieux d’un enclos suffisamment vaste pour ne pas dépérir, mais ne peux en aucune façon vivre sa vie d’animal sauvage en parcourant son territoire sur plusieurs kilomètres, en chassant ses proies, en vivant pleinement la saison de la reproduction… L’animal-divertissement ne doit plus avoir cours dans notre pays et à notre époque.

Nous, signataires de cette pétition, ainsi que les associations AVES France et Paris Animaux Zoopolis demandons l’annulation de ces spectacles animaliers lors de la 9e Grande Fête Médiévale au Château de la Chapelle d’Angillon.

* source https://chateau-angillon.fr/index.php/fete-medievale (copie d’écran à l’appui).
© Photo d’illustration By Arto Hakola – Shutterstock

Thônes contre les cirques avec animaux, mais pour les montreurs d’ours ?

L’office du tourisme de Thônes est dans la tourmente. 
Le 21 août 2019, l’office du tourisme Thônes – Coeur des Vallées propose aux familles une rencontre avec l’ours Valentin, animation que l’office du tourisme semble aujourd’hui avoir du mal à assumer.

« Nous vous invitons à faire la connaissance de Frédéric Chesneau et de son ours Valentin pour une rencontre unique : vous serez les témoins privilégiés des moments magiques entre le dresseur et l’ours, qui est loin d’être l’animal féroce et sanguinaire que certains s’imaginent encore. Cette présentation pédagogique allie Tendresse et complicité, sans omettre de passer un message en faveur de la nature. » peut-on lire sur le site de l’office du tourisme.

Une pétition signée par plus de 33.000 personnes

AVES France et PAZ ont évidemment contacté les organisateurs pour leur demander d’annuler l’exhibition de l’ours Valentin, qui devra parcourir plus de 1.000 kilomètres (A/R) pour assurer deux représentations dans la station ! A nos messages et à notre pétition, qui a déjà été signée par plus de 33.000 militants, l’office du tourisme n’a qu’une réponse, qu’ils adressent à tous ceux qui critiquent leur choix de programmation :

 

De : infos@thonescoeurdesvallees.com

Madame, Monsieur,
En réponse à votre mail concernant la programmation du spectacle animalier prévu à Thônes le 21 août, nous vous prions de trouver ci-joint la réponse de Monsieur le Maire suite à votre interpellation :
Nous vous informons que le Conseil Municipal de Thônes a voté, par délibération n°2019/06 du 13 juin 2019, l’interdiction des cirques avec la présence d’animaux sauvages sur le territoire de la commune à compter du mois de septembre 2019. La préfecture de la Haute-Savoie a, suite à cela, adressé une lettre recommandée avec accusé de réception en date du 9 juillet 2019 nous stipulant que le Conseil Municipal ne disposant pas du pouvoir de police générale sur le territoire n’est en aucun cas compétent pour prendre ce type de décision qui relève, au titre de son pouvoir de police, d’une décision du maire.
 
La préfecture précise par ailleurs qu’ « en l’état actuel de la réglementation, même si les activités de cirques utilisant des animaux sont strictement encadrées, aucun texte ne prévoit l’interdiction de la tenue de spectacles de cirques avec des animaux », de même que la possibilité pour le maire d’interdire au titre de son pouvoir de police ce type de manifestation. 
« Par conséquent, la délibération n°2019/06 du 13 juin 2019 est entachée d’illégalité et je vous saurais gré de bien vouloir faire procéder à son retrait ». 
 
Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.
Le service accueil

Contre les cirques avec animaux, mais pour l’exploitation des ours ?

Cette réponse n’est évidemment pas satisfaisante. La prise d’arrêté contre les cirques n’est pas légale (c’est pourquoi les associations spécialisées recommandent de prendre plutôt des voeux), mais si la mairie de Thônes est opposée aux cirques avec animaux, alors pourquoi fait-elle venir un montreur d’ours sur son territoire ?
Contrairement à un cirque qui demande une autorisation pour s’installer sur le territoire d’une commune, un montreur d’ours ne se déplace que sur contrat. Le montreur d’ours qui sera présent à Thônes a été invité par ma mairie ou l’office du tourisme, avec qui il a signé un contrat. La réponse de la Mairie de Thônes n’est donc qu’une manoeuvre malhabile pour tenter de se dédouaner de sa responsabilité dans la programmation de cet évènement.
Monsieur le Maire, ne vous cachez pas derrière une décision préfectorale attendue pour justifier la venue de ce montreur d’ours dans votre commune. Il vient par le seul choix de vos équipes et sera payé par les impôts de vos concitoyens. Si vous êtes réellement contre l’exploitation des animaux sauvages, reconnaissez que la programmation d’un montreur d’ours est une erreur et rompez le contrat avec le dresseur. Peut-être y perdrez-vous quelques milliers d’euros, mais vous éviterez à l’ours un déplacement d’un millier de kilomètres. Vous épargnerez aussi aux enfants d’entendre un discours inadapté, laissant croire que la place de l’ours est en captivité, avec son dresseurs, et non dans son milieu naturel.
A nouveau, nous vous demandons d’annuler ce spectacle.