Les ours des Poliakov, Bony et Glasha, ont été placés dans des refuges

Dimanche 8 septembre 2019, le tristement célèbre Ours Micha du couple de dresseurs Bruneau-Poliakov, était contraint une dernière fois de « faire le show » dans une fête de village à Racquingem. AVES france, alertée quelques jours plus tôt par un militant local (merci Stéphane), était sur place pour obtenir des images récentes de l’ours, qui n’était plus apparu publiquement depuis la liquidation judiciaire de l’entreprise SAS Animal Bien être. Avec la complicité de la Fondation 30 millions d’amis, nous avons alerté les autorités et organisé un contrôle ONCFS, afin de vérifier si l’ours était bien apte à se produire. Micha est apparu sur scène amaigri, fatigué, présentant des difficultés de concentration et se couchant régulièrement au lieu de répéter le numéro pour lequel il avait été dressé pendant de nombreuses années.

Nos vidéos ont permis d’alerter le Ministère de la transition écologique et solidaire, qui recevait parallèlement des images tournées par One Voice chez les Poliakov.

La ministre, déjà sensibilisée sur ce dossier par les actions de lobbying que nous menions depuis des années avec d’autres structures, comme la Fondation Brigitte Bardot, a rapidement pris la décision de placer Micha en urgence au zoo-refuge La Tanière afin qu’il y soit soigné.

Mardi 12 novembre 2019, alors que des représentants d’AVES France, de la Fondation Brigitte Bardot et de Four Paws étaient reçus à l’assemblée nationale par Aurore Bergé et Laetitia Romeiro Dias pour leur remettre le résultat de nos pétitions contre les « spectacles » des montreurs d’ours, l’ours Micha subissait une opération pour tenter de le sauver, opération suite à laquelle il n’a pu se réveiller.

Suite à la mort de Micha, la contestation s’est poursuivie pour demander la saisie de tous les animaux détenus par le couple de dresseurs. Nos organisations ont multiplié les courriers et les lettres ouvertes, les politiques ont demandé des comptes au Préfet du Loir-et-Cher, des milliers de citoyens attristés par la mort de l’ours ont participé à notre cyber-action.

Vendredi 29 novembre 2019, nos actions conjointes ont enfin payé !
Bony et Glasha ont été placés dans des refuges pour y recevoir des soins adaptés.
Bony est arrivé au refuge de l’Arche peu après 16h, où il a pu se reposer dans un abri. Il bénéficiera d’un bel enclos et d’un personnel aux petits soins, notamment pour soigner ses problèmes dentaires.
La femelle, Glasha, est arrivée dans la nuit en Allemagne, à l’Alternativen Wolf- und Bärenpark Schwarzwald. Elle sera soignée de sa tumeur à l’oeil et de ses problèmes dentaires. Elle bénéficiera d’un magnifique enclos forestier où elle pourra retrouver une vie d’ours presque normale.

 

2500€ pour le refuge de l’Arche

AVES France n’a pas les moyens financiers des grandes fondations, mais nous tenons à soutenir les refuges qui prennent en charge les ours. Aussi, le refuge de l’Arche recevra 2500€ pour la prise en charge de Bony. Nous attribuerons également un don prochainement au Bärenpark pour l’accueil de Glasha.

Notre soutien est rendu possible par vos adhésions, dons, achats dans notre boutique Bearz, mais aussi par les utilisateurs du moteur de recherche Lilo qui nous soutiennent, et toutes les personnes qui ont acheté un bracelet Ours chez Nature & Découvertes ou chez Gifts for change.

Le combat continue sur le plan judiciaire !

Si Bony et Glasha sont pour l’instant en sécurité, notre devoir est maintenant d’attaquer les Poliakov en justice afin que leur certificat de capacité leur soit retiré. En effet, nous refusons que leurs ours puissent leur être rendus, ou même qu’ils en prennent d’autre en charge. Nous voulons que tous leurs animaux leur soient confisqués et qu’ils soient soignés dans des structures adaptées. Le temps judiciaire peut être long. Nous nous y préparons. Nous continuerons bien évidemment notre lobbying pour que tous les spectacles des montreurs d’ours et de loups soient interdits en France, et soutiendront les demandes des associations partenaires, comme Paris Animaux Zoopolis, qui militent activement pour l’interdiction de l’exploitation de tous les animaux sauvages dans les cirques et les spectacles itinérants.

En finir avec les montreurs d’ours, ce n’est pas un sprint. C’est une course de fond.

On ne va pas se mentir. La semaine dernière, vous n’avez pas trouvé sur notre site d’article annonçant la mort de l’ours Micha. C’était trop dur pour moi. Perdre Micha, c’était une défaite. Ma défaite. Mon échec. Une claque. Cet ours, le dimanche 8 septembre 2019, était à quelques mètres de moi et malgré un contrôle ONCFS effectué à la demande d’AVES France et de 30 millions d’amis, Micha est reparti avec ses dresseurs. J’avais déjà filmé Micha plusieurs fois en 2015 et 2016 et son état de santé s’était clairement dégradé. Il était tellement fatigué que je m’étais persuadé que les agents allaient procéder à une saisie immédiate, que Micha pourrait être placé dans un refuge en sécurité…  Partir de Racquinghem en le laissant aux mains de ses tortionnaires était vraiment douloureux, traumatisant pour Stéphanie et moi. Mais une association n’a pas de pouvoir de police et nous ne pouvions malheureusement rien faire de plus.

La victoire a cent pères, mais la défaite est orpheline. John Fitzgerald Kennedy

De retour à Rouen, j’ai transmis nos images au Ministère de la transition écologique et solidaire. Les montreurs d’ours, on les connaît bien chez AVES France. C’est un sujet sur lequel nous avons décidé de nous spécialiser il y a de nombreuses années, puisque peu d’associations s’y intéressaient. La Fondation Brigitte Bardot est une des seules structures qui dénonçait régulièrement les spectacles à nos côtés. Tout le travail que nous avons mené pendant ces années, les images recueillies lors des « spectacles », les données accumulées sur les ours, les témoignages qui nous ont été confiés, nous ont enfin permis de lancer l’alerte et d’obtenir une réaction de la part d’Elisabeth Borne. Les images tournées par One Voice chez les Poliakov ont permis d’accélérer encore les choses. Pourtant, les images des geôles n’étaient pas nouvelles. Des photos des ours dans leurs prisons de béton nous avaient été confiées il y a plusieurs années par un lanceur l’alerte et nous les avions transmises aux autorités. Il faut croire qu’à l’époque, les conditions n’étaient pas réunies pour faire éclater le scandale. La DDPP nous demandait de regarder ailleurs. Le parquet classait les plaintes sans suite. Et l’état de santé des ours pouvait lentement se dégrader. (A relire : Ours Micha : en 2016, nous dénoncions déjà l’inaction des pouvoirs publics).

En finir avec les montreurs d’ours, c’est une course de fond… pas un sprint.

Si aujourd’hui tout le monde veut s’approprier les avancées obtenues sur le cas des Poliakov, je vais me permettre un petit rappel.

Il y a deux ans, AVES France a décidé de rejoindre Convergence Animaux Politique. J’ai déjà eu l’occasion de vous expliquer combien cette collaboration a été importante, puisqu’elle nous a donné les clefs pour mettre en place un lobbying efficace pour dénoncer l’exploitation des ours et des loups dans les fêtes médiévales. Longtemps nous avons cru que notre association était « trop petite » pour se lancer dans une telle entreprise, mais les rencontres organisées par CAP, les tête-à-tête avec les députés, ont rapidement permis d’obtenir des questions écrites et même une proposition de projet de loi, mettant une saine pression sur le ministère, pour le pousser à se saisir du sujet.

Il y a 8 ans, nous n’avions pas été invités à participer à la rédaction de l’arrêté du 18 mars 2011. Les dresseurs d’ours en avaient profité pour faire passer des exceptions scandaleuses favorisant leur business au détriment du bien-être de leurs animaux. Notre participation à la mission ministérielle sur le bien-être animal (en 2019) a été l’occasion de dénoncer l’arrêté du 18 mars 2011 et de marteler qu’il fallait en finir avec l’exploitation des ours et des loups pour le divertissement. Avec l’aide de la Fondation Brigitte Bardot, j’ai pu rencontré les responsables de Four Paws et obtenir de leur part une lettre dans laquelle ils se sont engagés à accueillir tous les ours actuellement exploités en France dans des spectacles, dès l’obtention d’une loi interdisant cette activité.

Cet été, la collaboration sur le dossier des montreurs d’ours avec Paris Animaux Zoopolis a permis de faire exploser la médiatisation de ce sujet. De très nombreux médias se sont fait l’écho de nos demandes d’annulation de l’exploitation des ours Lutchak, Valentin, Kilian… La question de l’interdiction des « montreurs d’ours » est devenue une question de société au même titre que celle des animaux sauvages dans les cirques.

Parce que je crois viscéralement au travail collectif, AVES France a rédigé le 24 août 2019 une lettre pour rappeler à Elisabeth Borne qu’il faut en finir avec ces spectacles d’un autre âge. Ce courrier a été co-signé par 21 structures : Animals Asia France, Association Stéphanoise Militants Animalistes Sainté, AVES France, Bears in Mind, CACH, C’est assez !, Chapter Animals, Code Animal, Collectif Animalistes 43, Collectif Chats 100% stérilisation obligatoire, Comité ADDA (Ardèche/Drôme Défense-Animale), Education Ethique Animale, Evolution Condition Animale, Fondation 30 millions d’amis, Fondation Brigitte Bardot, FOUR PAWS, La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences (LFDA), Paris Animaux Zoopolis, Parti animaliste, Radio Parole d’animaux, SPA – Société Protectrice des animaux.

Suite au placement de Micha au zoo-refuge La Tanière, AVES France a proposé un nouveau courrier commun adressé à la Ministre, Elisabeth Borne, le 14 septembre 2019, lui demandant de saisir sans délai tous les animaux détenus par les Poliakov. 2 mois plus tard, suite à la mort de Micha, nous avons une fois de plus réuni nos partenaires afin de publier une Lettre ouverte à Elisabeth Borne, dans laquelle nos organisations demandaient à nouveau la saisie de l’ensemble des animaux du couple de dresseurs Poliakov-Bruneau.

Parallèlement, plus de 2.000 e-mails ont été envoyés au Préfet du Loir-et-Cher par des particuliers pour lui demander d’agir, et notamment en retirant le certificat de capacité des Poliakov.

Vers une Loi Micha ?

Lundi 25 novembre 2019, Elisabeth Borne et le Préfet du Loir-et-Cher ont annoncé que les ours Bony et Glacha vont être placés dans un centre adapté afin d’y recevoir des soins. C’est une avancée majeure, puisqu’il y a encore quelques jours, le Préfet refusait d’envisager une saisie des ours et même de parler de maltraitance. C’est une nouvelle victoire collective !

De nombreux commentaires disent déjà sur les réseaux sociaux que ce n’est pas une saisie. Que les ours pourront être rendus aux Poliakov. Qu’il n’y a pas de quoi se réjouir et que les autres animaux détenus par le couple ne sont pas concernés par ce courrier.

Aujourd’hui, cette petite victoire est le fruit de nombreuses années de travail bénévole, quasi quotidien. Certes, le combat est loin d’être gagné, mais je crois que nous avons le droit de souffler quelques heures et de savourer cette annonce avant de repartir au front. Nous savons que cette décision ne règlera pas tous les problèmes. Nous en sommes conscients. Il fallait une décision urgente pour sortir les ours de chez les dresseurs. Nous l’appelions de nos voeux. C’est chose faite. Demain, nous monterons encore au créneau pour obtenir la libération des autres animaux détenus par le couple Poliakov-Bruneau. Nous déposerons des plaintes, non pour obtenir des dommages et intérêts, mais pour obtenir le retrait définitif du certificat de capacité des Poliakov et qu’ils ne puissent plus jamais exploiter d’animaux. Puis nous retournerons aux fourneaux pour obtenir l’interdiction des spectacles ayant recours à des ours ou des loups sur l’ensemble du territoire, comme nous le demandons depuis des années. Je sais que « c’est trop lent », que « ça ne va pas assez vite ». Mais croyez bien que nous donnons tout ce que nous avons pour obtenir le placement de tous les ours dans des sanctuaires… et un jour de tous les animaux sauvages captifs exploités pour le divertissement.

Quoi qu’il en soit, rappelez-vous que chaque avancée pour les animaux est le fruit du travail acharné d’associations, de bénévoles, d’anonymes, d’avocats, de tout un tas d’acteurs complémentaires. AVES France continuera de travailler avec toutes les structures qui partagent cette philosophie de l’action collective et qui se respectent. ✊

Lettre ouverte à Elisabeth Borne. Suite à la mort de l’ours Micha, nos organisations demandent la saisie de l’ensemble des animaux du couple de dresseurs Poliakov-Bruneau.

Madame la Ministre,

Dans un courrier daté du 18 septembre 2019, nos organisations ont souhaité vous remercier pour votre réactivité suite aux révélations sur les conditions de détention et d’exhibition des ours du couple de dresseurs Poliakov-Bruneau. Grâce à votre intervention, l’ours Micha a pu bénéficier de soins adaptés. Malheureusement, comme vous le savez, ce sauvetage a été trop tardif et n’a pu empêcher une issue fatale, puisque Micha est décédé le 12 novembre 2019 au zoo-refuge La Tanière. L’examen a révélé de nombreuses tumeurs notamment au niveau du cerveau. Micha devait souffrir depuis longtemps. Trop faible à l’issue des examens, Micha ne s’est pas réveillé de son anesthésie…

L’état sanitaire dramatique dans lequel Micha est arrivé à La Tanière prouve que les Poliakov ne sont plus aptes à détenir des animaux. Ce triste évènement illustre les défaillances du système, puisqu’un vétérinaire a produit un rapport 48h avant la présentation de Micha à Racquinghem le dimanche 8 septembre 2019, considérant que l’ours — pourtant malade et épuisé — était apte à être présenté en public.

Suite à la mort de Micha, nous réitérons notre demande de retrait à titre conservatoire du certificat de capacité du couple Poliakov/Bruneau, comme le prévoit la circulaire DNP/CFF N°2008-2 du 11/04/08, ainsi que le placement en urgence de tous leurs animaux dans des structures adaptées. L’article 6.2 consacré aux « Sanctions – Retrait du certificat de capacité » précise que »le certificat de capacité d’une personne responsable de l’entretien des animaux d’espèces non domestiques peut être suspendu ou retiré, en application de l’article R. 413-7, si son titulaire a fait preuve de carences dans l’entretien des animaux d’espèces non domestiques démontrant son inaptitude et jugées suffisamment importantes pour qu’il convienne dans un souci de prévention, de lui retirer l’autorisation lui permettant d’assurer la responsabilité de l’entretien des animaux au sein de l’établissement où il exerce ou dans un autre. La procédure de suspension ou de retrait est conduite par le préfet du département dans lequel les carences du titulaire du certificat de capacité ont été constatées. Il convient de noter que le préfet qui retire ou suspend le certificat de capacité n’est pas nécessairement celui qui l’a délivré. »

Madame la Ministre, nous ne pouvons pas fermer les yeux sur toutes les négligences de ces dresseurs et laisser mourir les autres animaux dans leurs cachots ! Leur situation administrative et financière démontre leur incapacité à prendre soin de leurs pensionnaires et font courir des risques à l’ensemble des animaux qu’ils détiennent. Nous vous prions de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour obtenir la saisie rapide et définitive des deux ours, du singe magot et des autres animaux, afin de les placer dans des refuges adaptés.

Nous espérons que la mort de Micha vous permettra de comprendre l’urgence de la situation pour les ours encore exhibés dans notre pays et plus largement pour les animaux sauvages exploités dans des spectacles, afin que vous puissiez prendre des mesures proportionnées aux souffrances qu’ils endurent. Alors que les vétérinaires tentaient hier de sauver l’ours Micha, deux de nos organisations remettaient à Aurore Bergé et Laetitia Romeiro Dias l’appel de 168.082 personnes qui demandent aux pouvoirs publics d’agir pour sauver les ours les plus malheureux de France. Nos concitoyens sont donc très nombreux à attendre une décision forte de votre part.

Nous vous remercions pour votre attention et vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de notre haute considération.

Animals Asia France
Animal Cross
AVES France
Bears in mind
C’est assez !
Chapter Animals
Code animal
Comité ADDA (Ardèche/Drôme Défense-Animale)
Convergence Animaux Politique
Éducation Éthique Animale
Ensemble pour les Animaux
Évolution Condition Animale
Fondation 30 millions d’amis
Fondation Brigitte Bardot
FOUR PAWS International
Info Végane
La Ligue des Animaux
La SPA – Societe Protectrice des animaux
Paris Animaux Zoopolis

Photo de couverture : Stéphanie Lefebvre pour AVES France. Montage RAO.

-> Interpelez le préfet du Loir-et-Cher pour demander le retrait du certificat de capacité des dresseurs et la saisie à titre conservatoire de l’ensemble de leurs animaux : https://www.aves.asso.fr/2019/11/cyber-action-liberons-les-animaux-des-poliakov-ours-bony-et-glasha-singe-mina-perroquets/

Les Poliakov et l’ours Micha à Racquegheim (62) dimanche 8 septembre 2019

SCANDALEUX !
Vendredi 6 septembre 2019, nous sommes informés par un protecteur des animaux du Pas-de-Calais que les montreurs d’ours « Les Poliakov » sont annoncés avec leur ours à la Fête du village de Racquighem. L’ours Micha, les associations de protection des animaux le connaissent bien, tout comme ses dresseurs. Les Poliakov ont trois ours : Bony, un grizzly mâle, le plus gros des trois et le moins difficile selon un ancien employé. Glasha, une ourse brune de souche syrienne, la plus petite mais aussi la plus dangereuse. Micha, un ours brun de souche européenne, le plus calme des trois et le seul encore utilisé en spectacle. Il a de nombreux problèmes de santé. Il n’use pas ses griffes du coup celles-ci ont tendance à rentrer dans la sole et à occasionner des blessures, d’où les infections régulières. Alertées régulièrement, les autorités ont récemment mis en demeure les Poliakov qui n’ont plus le droit de présenter Micha en spectacle, formalité qu’ils n’auraient pas effectué à ce jour.

AVES France, association qui s’est spécialisée sur les montreurs d’ours, a immédiatement décidé de se rendre sur place afin de vérifier l’état de santé de l’ours, de filmer le numéro et de le photographier (puisque nous n’avions pas d’images récentes de ce pauvre ours). Micha est apparu abattu, profondément triste, sale, avait des difficultés à marcher et des soucis de griffes qui ne semblent toujours pas réglés. Avec la Fondation 30 millions d’amis, nous avons organisé un contrôle et les agents de l’ONCFS ont procédé à diverses vérifications après le spectacle.

Le dossier est transmis aujourd’hui aux services de la préfecture du Loir-et-Cher et nous espérons qu’une saisie sera ordonnée. Micha souffre, mais les deux autres ours des Poliakov sont également dans un état de santé préoccupant et doivent être sortis de leur enfer pour être placés dans des sanctuaires adaptés.

 

AVES France et la Fondation Brigitte Bardot ont déjà pris contact avec Four Paws qui peut garantir une place pour ces ours dans ses sanctuaires pour les ours en Allemagne ou en Suisse. Nous espérons que les actions conjointes de nos associations aboutiront au sauvetage de ces pauvres ours. 

© photos : Stéphanie Lefebvre – AVES France

Notre but ? Obtenir une loi interdisant ces spectacles en France et placer les ours dans des sanctuaires adaptés.

Actuellement dans notre pays, une petite dizaine d’ours sont exploités dans les spectacles. 

Encore légaux en France, ces spectacles sont interdits dans plusieurs pays d’Europe. La dération des Vétérinaires Européens recommande depuis 2015 à toutes les « autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe« . Ces animaux, même s’ils sont nés en captivité, ont le même patrimoine génétique que les ours sauvages et donc les mêmes besoins.

67% des Français-es sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques et spectacles itinérants (source IFOP 2019 pour 30 Millions d’Amis).

Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, « compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux » (FVE). La législation actuelle ne prend pas en compte le bien-être des animaux, l’arrêté du 18 mars 2011 permettant aux dresseurs de maintenir leurs animaux jusqu’à quatre jours dans un van, une camionnette ou une remorque.

 

Linterdiction des ours dans les spectacles nest quune question de temps

AVES France et Paris Animaux Zoopolis ont dénoncé ces spectacles tout l’été. Nos associations ont participé à la mission ministérielle sur le bien-être des animaux sauvages captifs, lancée par le ministère de la transition écologique et solidaire. Un rapport de synthèse signé par la SPA, la Fondation Droit Animal Ethique & Sciences, la Fondation Brigitte Bardot, la Fondation 30 millions d’amis, AVES France, CACH, Code animal, CAP, Paris Animaux Zoopolis, One Voice et la Fondation Assistance aux animaux a été remis aux services du ministère début juillet, puis nos associations et fondations ont été reçues par Elisabeth Borne, Emmanuelle Wargon et Brune Poirson le vendredi 30 août, réunion durant laquelle la ministre a réaffirmé ses ambitions de faire avancer la cause animale. Nous attendons maintenant des actions fortes et urgentes pour sortir ces animaux de cette situation catastrophique et inadmissible dans notre pays. 

Une proposition de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups a également été déposée le 22 mai 2019 par un groupe de députés, afin d’encadrer la fin de cette pratique moyen-âgeuse (http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion1969/(index)/propositions-loi).

De plus en plus d’associations soutiennent nos demandes auprès du ministère de la transition écologique et solidaire pour obtenir une interdiction de ces spectacles et le placement des ours dans des refuges adaptés. Voici la liste non exhaustive des structures qui souhaitent une interdiction de ces spectacles :

  • Animals Asia France
  • Association stéphanoise Militants Animalistes Sainté
  • AVES France
  • Bears in Mind
  • CACH
  • C’est assez !
  • Chapter Animals
  • Code Animal
  • Collectif Animalistes 43
  • Collectif Chats 100% stérilisation obligatoire
  • Comité Ardèche/Drôme Défense-Animale
  • Éducation Éthique Animale
  • Ensemble pour les animaux
  • Évolution Condition Animale
  • Fondation 30 millions d’amis
  • Fondation Brigitte Bardot
  • FOUR PAWS
  • La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences (LFDA)
  • Paris Animaux Zoopolis
  • Parti animaliste
  • Radio Parole d’animaux
  • SPA – Société protectrice des animaux

MONTREUR D’OURS : le maire de Virecourt ne fait pas la différence entre un animal sauvage et domestique. Pire, il cautionne le dressage et ses contraintes !

Plus de 28.000 personnes interpellent le maire pour faire annuler la venue de l’ours Valentin le 8 septembre 2019 (la pétition). 

Jeudi 5 septembre, le Maire de Virecourt a répondu par mail aux nombreux messages d’opposition à la venue de Valentin :

Bonjour à tous

Je me devais de répondre à tous les mails reçus en mairie autour de la présentation de Valentin, sereinement malgré les propos un peu acides de certains.

La Fête médiévale va avoir lieu ce Dimanche à VIRECOURT, avec toutes les animations prévues au départ, dont la présentation de l’ours Valentin, qui à ma connaissance n’est pas plus mal traité que certains autres animaux, qui à force de dressages et de contraintes, sont, de sauvages, devenus domestiques.

Je vous rejoins tous, dans votre démarche contre la souffrance animale. Mais la société ne changera qu’avec l’exemple que vous lui donnerez par votre comportement quotidien. Les manifestations stériles qui tournent quelques fois en pugilats entre les « pours » et les « antis », pugilats souvent stimulés par des fauteurs de troubles se mêlant aux manifestants de « pensée pure », n’apportent rien.

A mon avis si une manifestation quelconque vient perturber notre fête médiévale, bon enfant, cela se retournera fatalement contre les manifestants et leur cause.

Quoique vous fassiez ce weekend, faites-le dans la bonne humeur et la tolérance. Merci à tous

Yves THIEBAUT
Maire DE VIRECOURT

Alors que des Mairies comme Monflanquin ou Ferrières-en-Gâtinais nous ont reçus, nous regrettons que le Maire de Virecourt nous réponde 2 jours avant l’exhibition de Valentin avec de graves inexactitudes :

  • Les animaux domestiques ont été sélectionnés sur des milliers de générations (chevaux, chiens…).
  • Proposer aux Virecourtois de s’amuser devant un ours dressé à répéter chaque week-end les mêmes gestes contre des friandises n’est pas « bon enfant ». C’est nier le caractère sauvage de l’ours.
  • Concernant Valentin, il a le même patrimoine génétique que les ours libres. Il a donc les mêmes besoins (physiologiques, mentaux et sociaux). Mettre un animal sauvage dans une cage ou le dresser violemment n’en fera jamais un animal domestique !

Nous avons recommandé au Maire de Virecourt de lire attentivement la position de la Fédération des Vétérinaires Européens qui s’est positionnée sans ambiguïté : https://www.fve.org/cms/wp-content/uploads/FVE-position-on-the-travelling-circuses_adopted_FR.pdf 

AVES France et Paris Animaux Zoopolis demandent une loi pour en finir avec ces spectacles moyenâgeux en France.

INTERDISONS LES SPECTACLES D’OURS !

Nous demandons le placement des ours captifs dans de véritables refuges adaptés à leurs besoins.

AVES France et Paris Animaux Zoopolis ont participé à la mission ministérielle sur le bien-être des animaux sauvages captifs, lancée par le Ministère de la Transition écologique et solidaire : les deux associations souhaitent obtenir l’interdiction de ces spectacles.

AVES France et Paris Animaux Zoopolis ont demandé au Ministère de l’Ecologie que Valentin et tous les ours captifs soient placés dans de véritables refuges adaptés où ils auraient leur liberté de mouvement, de l’espace, un environnement très riche (végétation, rivières, grottes, arbres…), du calme, de la fraîcheur, des relations sociales avec des congénères lorsqu’ils le souhaitent ainsi qu’une nourriture adaptée. Bien entendu, les ours ne seraient pas dressés ou contraints de côtoyer des humains.

Au bout de plusieurs mois, les ours se remettent à hiverner !

Des ours au refuge de Zarnesti, en Roumanie.

AVES France et la Fondation Brigitte Bardot ont obtenu la garantie d’avoir des places disponibles pour tous les ours captifs (une petite dizaine) détenus par les montreurs d’ours en France. Four Paws gère des refuges pour les ours dont un en Allemagne et un autre en Suisse. Four Paws vient de lancer une campagne pour dénoncer l’exploitation des animaux sauvages dans les spectacles en Europe -> https://www.four-paws.org/campaigns-topics/topics/wild-animals/wildlife-tourism

 

Rappelons que 67% des Français-es sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques et spectacles itinérants (source IFOP 2019 pour 30 Millions d’Amis).

Suite à nos mobilisations, des Maires s’engagent à ne plus programmer d’animaux sauvages pour l’année prochaine.

C’est le cas de Ferrières en Gatinais (45), Monflanquin (47), Watten (59) et Thônes (74).

Un spectacle désastreux d’un point de vue pédagogique

Exhiber un ours dressé est désastreux d’un point de vue pédagogique. Le message envoyé aux enfants est qu’il est normal de dominer et d’asservir un animal (Valentin est tenu en laisse). Au contraire, c’est la bienveillance, le rejet de la violence et l’empathie envers les plus faibles qui devraient être mis en avant.
Dans le spectacle de Frédéric Chesneau, Valentin mange des chamallows ; c’est loin d’être le cas des ours, qui mangent notamment des baies, des racines ou du poisson. Les enfants n’ont pas sous les yeux le comportement d’un ours dans son milieu d’origine.

La captivité est contraire aux besoins fondamentaux des ours

Actuellement dans notre pays, une petite dizaine d’ours sont exploités dans les spectacles.

Encore légaux en France, ces spectacles sont interdits dans plusieurs pays d’Europe. La Fédération des Vétérinaires Européens recommande depuis 2015 à toutes les « autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe ». Même s’ils sont nés en captivité, ces animaux ont le même patrimoine génétique que les ours sauvages, et donc les mêmes besoins.

Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, « compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux » (FVE). Un spectacle d’ours représente toujours un danger pour le public, les conditions de représentation risquant de troubler la quiétude de l’animal et de le rendre potentiellement dangereux.

La législation actuelle ne prend pas en compte le bien-être des animaux, l’arrêté du 18 mars 2011 permettant aux dresseurs de maintenir leurs animaux jusqu’à quatre jours dans un van, une camionnette ou une remorque.

L’interdiction des ours dans les spectacles n’est qu’une question de temps

Une proposition de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups a également été déposée le 22 mai 2019 par un groupe de députés afin d’encadrer la fin de cette pratique moyen-âgeuse (http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion1969/(index)/propositions-loi).

Loups, ours, aigles, vautours, hiboux dressés : non à l’exploitation des animaux lors de la 9ème Grande Fête Médiévale au Château de la Chapelle d’Angillon

Les 31 Août et 1er Septembre 2019, c’est la 9ème Grande Fête Médiévale au Château de la Chapelle d’Angillon (18).

A cette occasion, l’Association Patrimoine et Renaissance, organisatrice de l’évènement, propose de nombreuses animations parmi lesquelles, malheureusement, on peut compter* :

  • la présentation d’une meute de 7 loups
  • un spectacle de fauconnerie (aigles, vautours, hiboux dressés)
  • la présentation d’un ours

AVES France et Paris Animaux Zoopolis s’opposent à tous les spectacles mettant en scène des animaux sauvages, et particulièrement ceux avec des ours et des loups et vous invitent à signer cette pétition : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/loups-aigles-vautours-hiboux-dresses-exploitation/71403

Même si le professionnel (Pierre Cadéac) bénéficie de toutes les autorisations nécessaires pour présenter ses animaux, nous considérons que ses animaux n’ont rien à faire dans ce genre d’évènement. Ce dresseur, bien connu dans le monde du cinéma, est désormais propriétaire du Parc de Pradinas, parc dans lequel il propose ses spectacles (ours, loups, fauconnerie). Occasionnellement, il propose des spectacles itinérants, comme ce sera le cas au Château de la Chapelle d’Angillon, qui se trouve à 500 Km de Pradinas.

Pourquoi nous dénonçons ces « spectacles » ?

Les loups, comme les ours, sont des animaux timides et discrets qui fuient tout contact avec l’homme. L’exposition au bruit et aux foules sont des sources de stress indéniables, quelque que soit leur degré de proximité avec leur propriétaire. Même s’il est né en captivité, l’ours a le même patrimoine génétique les ours sauvages. Par contre, il est confronté à la promiscuité permanente et au contact de l’homme, qu’il s’agisse du dresseur ou du public, ce qui l’empêche de développer un comportement normal pour son espèce.

Les conditions de transport sont inacceptables : ces animaux parcourent (pour les plus exploités) des dizaines de milliers de kilomètres dans des vans, des fourgonnettes ou des remorques pour être exhibés devant des spectateurs. Quand le transport n’est pas spécifiquement en cause, c’est le temps d’attente entre deux démonstrations que nous condamnons également. L’arrêté du 18 mars 2011 permet aux dresseurs de maintenir leurs ours dans le véhicule qui sert au transport jusqu’à 4 jours ! Peut-on dans ces conditions parler de bien-être animal ?

La présentation au public est presque souvent calquée sur les spectacles des dresseurs au moyen-âge. D’ailleurs, montreurs d’ours et meneurs de loups sont souvent demandés à l’occasion des fêtes médiévales. Si la plupart des numéros sont assez simples, et consistent à effectuer quelques déambulations devant un public en adoptant quelques poses récompensées par une friandises, ces animaux ne sont pas à leur place et sont sensibles au stress. D’ailleurs, la Fédération des Vétérinaires Européens recommande « à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants dans toute l’Europe, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate à leurs besoins physiologiques, mentaux et sociaux ».

L’aspect pédagogique de tels spectacles est de plus en plus souvent invoqué. Mais comment plaider en faveur de la protection des ours ou des loups quand on se sert de l’animal et qu’on l’exploite pour une somme d’argent ? Comment être crédible alors même que l’animal est tenu en captivité, même si la cage est dorée, et présenté hors de son milieu naturel ? Qu’est-ce que retiendra le spectateur, qu’il soit enfant ou adulte, d’une rencontre avec le loup ou l’ours sur le bitume, au détour d’une place ou d’une rue ? Absolument rien sur la biologie de l’animal ou son comportement dans la nature, et pour cause… Un ours, ça mange des baies, pas des friandises. Ours et loups s’enfuient devant l’homme. Ils ont besoin de calme et d’ombre, pas d’une remorque, même climatisée !

La maltraitance ne se définit pas systématiquement par le fait de battre ou mal nourrir une bête sauvage captive. Elle se définit aussi par le non-respect des besoins biologiques et éthologiques de l’animal. L’ours ou le loup bénéficie au mieux d’un enclos suffisamment vaste pour ne pas dépérir, mais ne peux en aucune façon vivre sa vie d’animal sauvage en parcourant son territoire sur plusieurs kilomètres, en chassant ses proies, en vivant pleinement la saison de la reproduction… L’animal-divertissement ne doit plus avoir cours dans notre pays et à notre époque.

Nous, signataires de cette pétition, ainsi que les associations AVES France et Paris Animaux Zoopolis demandons l’annulation de ces spectacles animaliers lors de la 9e Grande Fête Médiévale au Château de la Chapelle d’Angillon.

* source https://chateau-angillon.fr/index.php/fete-medievale (copie d’écran à l’appui).
© Photo d’illustration By Arto Hakola – Shutterstock

Thônes contre les cirques avec animaux, mais pour les montreurs d’ours ?

L’office du tourisme de Thônes est dans la tourmente. 
Le 21 août 2019, l’office du tourisme Thônes – Coeur des Vallées propose aux familles une rencontre avec l’ours Valentin, animation que l’office du tourisme semble aujourd’hui avoir du mal à assumer.

« Nous vous invitons à faire la connaissance de Frédéric Chesneau et de son ours Valentin pour une rencontre unique : vous serez les témoins privilégiés des moments magiques entre le dresseur et l’ours, qui est loin d’être l’animal féroce et sanguinaire que certains s’imaginent encore. Cette présentation pédagogique allie Tendresse et complicité, sans omettre de passer un message en faveur de la nature. » peut-on lire sur le site de l’office du tourisme.

Une pétition signée par plus de 33.000 personnes

AVES France et PAZ ont évidemment contacté les organisateurs pour leur demander d’annuler l’exhibition de l’ours Valentin, qui devra parcourir plus de 1.000 kilomètres (A/R) pour assurer deux représentations dans la station ! A nos messages et à notre pétition, qui a déjà été signée par plus de 33.000 militants, l’office du tourisme n’a qu’une réponse, qu’ils adressent à tous ceux qui critiquent leur choix de programmation :

 

De : infos@thonescoeurdesvallees.com

Madame, Monsieur,
En réponse à votre mail concernant la programmation du spectacle animalier prévu à Thônes le 21 août, nous vous prions de trouver ci-joint la réponse de Monsieur le Maire suite à votre interpellation :
Nous vous informons que le Conseil Municipal de Thônes a voté, par délibération n°2019/06 du 13 juin 2019, l’interdiction des cirques avec la présence d’animaux sauvages sur le territoire de la commune à compter du mois de septembre 2019. La préfecture de la Haute-Savoie a, suite à cela, adressé une lettre recommandée avec accusé de réception en date du 9 juillet 2019 nous stipulant que le Conseil Municipal ne disposant pas du pouvoir de police générale sur le territoire n’est en aucun cas compétent pour prendre ce type de décision qui relève, au titre de son pouvoir de police, d’une décision du maire.
 
La préfecture précise par ailleurs qu’ « en l’état actuel de la réglementation, même si les activités de cirques utilisant des animaux sont strictement encadrées, aucun texte ne prévoit l’interdiction de la tenue de spectacles de cirques avec des animaux », de même que la possibilité pour le maire d’interdire au titre de son pouvoir de police ce type de manifestation. 
« Par conséquent, la délibération n°2019/06 du 13 juin 2019 est entachée d’illégalité et je vous saurais gré de bien vouloir faire procéder à son retrait ». 
 
Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.
Le service accueil

Contre les cirques avec animaux, mais pour l’exploitation des ours ?

Cette réponse n’est évidemment pas satisfaisante. La prise d’arrêté contre les cirques n’est pas légale (c’est pourquoi les associations spécialisées recommandent de prendre plutôt des voeux), mais si la mairie de Thônes est opposée aux cirques avec animaux, alors pourquoi fait-elle venir un montreur d’ours sur son territoire ?
Contrairement à un cirque qui demande une autorisation pour s’installer sur le territoire d’une commune, un montreur d’ours ne se déplace que sur contrat. Le montreur d’ours qui sera présent à Thônes a été invité par ma mairie ou l’office du tourisme, avec qui il a signé un contrat. La réponse de la Mairie de Thônes n’est donc qu’une manoeuvre malhabile pour tenter de se dédouaner de sa responsabilité dans la programmation de cet évènement.
Monsieur le Maire, ne vous cachez pas derrière une décision préfectorale attendue pour justifier la venue de ce montreur d’ours dans votre commune. Il vient par le seul choix de vos équipes et sera payé par les impôts de vos concitoyens. Si vous êtes réellement contre l’exploitation des animaux sauvages, reconnaissez que la programmation d’un montreur d’ours est une erreur et rompez le contrat avec le dresseur. Peut-être y perdrez-vous quelques milliers d’euros, mais vous éviterez à l’ours un déplacement d’un millier de kilomètres. Vous épargnerez aussi aux enfants d’entendre un discours inadapté, laissant croire que la place de l’ours est en captivité, avec son dresseurs, et non dans son milieu naturel.
A nouveau, nous vous demandons d’annuler ce spectacle.

Montreurs d’ours : la liste noire des villes de la honte à ne pas oublier pour les municipales de 2020

Certaines villes n’ont pas évolué depuis le moyen-âge. Pour leurs maires et les conseillers municipaux, il est tout à fait normal d’accueillir des spectacles ayant recours à des animaux sauvages, et notamment des montreurs d’ours.

  • 69% des Français se prononcent pourtant contre ces spectacles.
  • 89% des Français jugeant la cause animale importante, selon un sondage IFOP de 2019. (source : Collectif AnimalPolitique)
  • 38% déclarent que les propositions en faveur de la protection animale les inciteraient à voter pour un candidat.

Pour les élections municipales de 2020, AVES France vous invite à vous rappeler que les élus sortants des villes qui sont sur notre liste noire ont agit à l’encontre de nos valeurs en laissant se tenir sur leurs communes des spectacles de montreurs d’ours. Vous pouvez obtenir plus d’informations sur le classements des élus sur le site https://www.politique-animaux.fr/politiciens

Liste des villes par ordre alphabétique qui ont accueilli des montreurs d’ours en 2018 ou 2019 :

  • Andilly (74350) – Maire : Monsieur Vincent Humbert
  • Annoeulin (59112) – Maire : Monsieur Philippe Parsy
  • Bischwiller (67240) – Maire : Monsieur Jean-Lucien Netzer
  • Bormes-les-Mimosas (83230) – Maire : M. François Arizzi
  • Bourg-le-Roi (72610) – Maire : M. Philippe Martin
  • Briançon (05100) – Maire : M. Gérard Fromm
  • Chalindrey (52600) – Maire : M. Jean-Pierre Garnier
  • Châteaudun (28200) – Maire : M. Alain Venot
  • Chérisy (28500) – Maire : M. Michel Lethuillier
  • Duilhac sous Peyrepertuse (11350) – Maire : M. Sébastien Pla
  • Epinay-sous-Sénart (91860) – Maire : M. Georges Pujals
  • Epieds (27730) – Maire : Mme Ketty Revel
  • Ferrières-en-Gâtinais (45210) – Maire : M. Gérard Larcheron
  • Janvry (91640) – Maire : M. Christian Schoettl
  • La Chapelle d’Angillon (18380) – Maire : M. Joël Coulon
  • Laon (02000) – Maire : M. Antoine Lefevre
  • Le Bosc (34700) – Maire : M. Daniel Guibal
  • Leffond – Champlitte (70600) – Maire : M. Gilles Teuscher
  • Le Malzieu-Ville (48140) – Maire : M. Jean-Noël Brugeron
  • Les Ponts-de-Cé (49130) – Maire : M. Joël Bigot
  • Les Sables d’Olonne (85100) – Maire : M. Yannick Moreau
  • Lusignan (86600) – Maire : M. René Gibault
  • Monflanquin (47150) – Maire : Mme Nathalie Founaud-Veysset
  • Monfort-le-Gesnois (72450) – Maire : M. Paul Glinche
  • Montsaugeon (52190) – Maire : M. Jean-Pierre Couroux
  • Moulins-Engilbert (58290) – Maire : M. Frédéric Monet
  • Pérouges (01800) – Maire : M. Paul Vernay
  • Puy-en-Velay (43000) – Maire : M. Michel Chapuis
  • Saint-Léonard de Noblat (87400) – Maire : M. Alain Darbon
  • Saint-Péray (07130) – Maire : M. Jacques Dubay
  • Saint-Sauveur-le-Vicomte (50390) – Maire : M. Eric Briens
  • Saint-Sernin-sur-Rance (12380) – Maire : Mme Annie Bel
  • Sully-sur-Loire (45600) – Maire : M. Jean-Luc Riglet
  • Thônes (74230) : Maire : M. Pierre Bibollet
  • Tonnerre (89700) – Maire : Mme Dominique Aguilar
  • Trèbes (11800) – Maire : M. Eric Menassi
  • Villedieu-le-château (41800) – Maire : M. Jean-Yves Narquin
  • Virecourt (54290) – Maire : M. Yves Thiébaut
  • Vitrolles (13127) – Maire : M. Loïc Gachon
  • Watten (59143) – Maire : M. Daniel Deschodt
  • Wintzenheim (68124) – Maire : M. Serge Nicole

Une erreur ? Une omission ? Contactez-nous

Festad’oc de Trèbes : la fête de la honte et du mal-être animal (taureaux, ours, rapaces…)

Connaissez-vous le Festad’Oc de Trèbes ?

Cette fête de la cruauté se déroulera les 2, 3 et 4 août 2019 dans la ville de Trèbes, près de Carcassonne.

Il suffit de consulter le programme pour s’en convaincre : lâchers de taureaux, fauconnerie, montreur d’ours, toro-piscine… on se demande comment ce genre de festivités est encore permis en 2019 ! Ne sait-on pas s’amuser à Trèbes sans exploiter des animaux ?

 

-> Signez notre pétition : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/festad-oc-trebes-fete-honte-mal/70760

En ce qui concerne le montreur d’ours, il s’agit encore une fois de Frédéric Chesneau, qui sera pourtant la veille au soir aux Nocturnes de Ferrières-en-Gâtinais. Il devra parcourir près de 700 Km avec son ours, pendant la nuit, pour pouvoir se produire à Trèbes le dimanche 4 août à 10h30 puis à 17h, dans les Arènes de la ville (et donc en plein soleil ?).

AVES France et Paris Animaux Zoopolis demandent à Eric Ménassi, Maire de Trèbes, d’annuler ces spectacles dégradants pour les animaux, et notamment l’exhibition de l’ours qui devra parcourir près de 1400 kilomètres aller/retour pour deux prestations d’une quinzaine de minutes ! L’année dernière, pour les seuls spectacles recensés par notre association, l’ours Valentin a parcouru plus de 17.000 kilomètres !

Si ces spectacles sont encore légaux en France, ils sont interdits dans plusieurs pays d’Europe. La fédération des vétérinaires européens recommande depuis 2015 à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe. 67% des Français sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques (source IFOP 2019 pour 30 Millions d’Amis).

Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux. Un spectacle d’ours représente toujours un danger pour le public, les conditions de représentation risquant de troubler la quiétude de l’animal et de le rendre potentiellement dangereux.

La législation actuelle ne prend pas en compte le bien-être des animaux, l’arrêté du 18 mars 2011 permettant aux dresseurs de maintenir leurs animaux jusqu’à quatre jours dans un van, une camionnette ou une remorque.

Actuellement en France, une petite dizaine d’ours sont exploités dans les spectacles. AVES France, qui a participé à la mission ministérielle sur le bien-être animal lancée par le ministère de la transition écologique et solidaire aux côtés d’autres associations (Paris Animaux Zoopolis, Fondation Brigitte Bardot, SPA…), demande l’interdiction de ces spectacles. Une proposition de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups a également été déposée le 22 mai 2019 pour encadrer la fin de cette pratique moyen-âgeuse : http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion1969/(index)/propositions-loi

Monsieur le Maire, montrez au public que votre ville est sensible au bien-être des animaux et renoncez au spectacle du montreur d’ours. Vous pouvez lui écrire courtoisement ou l’interpeler sur Twitter (@eric_menassi @villedetrebes) et déposer un commentaire courtois sur facebook.

 

Non à l’exploitation de l’ours Valentin au Puy-en-Velay les 19, 20 et 21 septembre 2019

Jeudi 19 septembre, vendredi 20 septembre et samedi 21 septembre, le montreur d’ours Frédéric Chesneau se produira avec son Ours Valentin au Puy-en-Velay (43). L’ours devra parcourir 880 Km (A/R) dans sa remorque climatisée pour assurer 6 représentations lors de la 34ème Fête Renaissance du Roi de l’Oiseau.

-> Signez la pétition : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/exploitation-valentin-puy-velay-19-20/70752

Sur le programme, on peut lire que « Cette rencontre à visée éducative et pédagogique montre une complicité rarissime entre un homme et un ours que des circonstances inhabituelles ont réunis ». Pourtant, nos associations, qui ont assisté à plusieurs représentations, considèrent, tout comme le Ministère de la transition écologique et solidaire, que ces spectacles ne sont ni pédagogiques ni artistiques : « l’utilisation de ces animaux dans un tel contexte n’est souvent pas justifiée sur le plan pédagogique, ni artistique et donc non conforme à l’article 3-II de l’arrêté du 18 mars 2011 ». En ce qui concerne les « circonstances inhabituelles » qui ont réunies le dresseur et son ours, il n’y a aucun mystère. Le dresseur a simplement acheté l’ours Valentin à un zoo Texan afin de le dresser.

AVES France et Paris Animaux Zoopolis demandent aux responsables de l’Association du Roi de l’Oiseau et ses partenaires d’annuler ce spectacle d’ours

Nous dénonçons l’exploitation des ours dans les spectacles et demandons l’interdiction de ces pratiques héritées du moyen-âge. En 2018, pour les seuls spectacles recensés par notre association, l’ours Valentin a parcouru plus de 17.000 kilomètres !

Si ces spectacles sont encore légaux en France, ils sont interdits dans plusieurs pays d’Europe. La fédération des vétérinaires européens recommande depuis 2015 à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe. 67% des Français sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques (source IFOP 2019 pour 30 Millions d’Amis).

Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux. Un spectacle d’ours représente toujours un danger pour le public, les conditions de représentation risquant de troubler la quiétude de l’animal et de le rendre potentiellement dangereux.

La législation actuelle ne prend pas en compte le bien-être des animaux, l’arrêté du 18 mars 2011 permettant aux dresseurs de maintenir leurs animaux jusqu’à quatre jours dans un van, une camionnette ou une remorque.

Actuellement en France, une petite dizaine d’ours sont exploités dans les spectacles. AVES France, qui a participé à la mission ministérielle sur le bien-être animal lancée par le ministère de la transition écologique et solidaire aux côtés d’autres associations (Paris Animaux Zoopolis, Fondation Brigitte Bardot, SPA…), demande l’interdiction de ces spectacles. Une proposition de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups a également été déposée le 22 mai 2019 pour encadrer la fin de cette pratique moyen-âgeuse : http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion1969/(index)/propositions-loi

Nous demandons également aux partenaires de ces festivités (Michelin, la Région Auvergne-Rhônes-Alpes, le Département Haute-Loire, la ville et l’agglomération le Puy-en-Velay, la Banque populaire Auvergne Rhône Alpes, Engue Cofely, Enedis, La lentille verte du Puy AOP) de ne plus subventionner à l’avenir de fêtes ayant recours à des animaux sauvages.

Vous pouvez, si vous le souhaitez, écrire courtoisement à la mairie : http://www.lepuyenvelay.fr/contact.php, aux organisateurs : https://www.roideloiseau.com/formulaire-de-contact/ ou laisser un message sur leur page facebook (messages modérés, donc lus par les modérateurs même s’ils ne sont pas publiés) : https://www.facebook.com/events/171345630423560/