Pétition contre la venue de l’ours Valentin aux Médiévales du Malzieu-Ville en 2019

Pour signer la pétition : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/contre-presence-montreur-aux-medievales-malzieu/63609

Cette année encore, Lucien Trebuchon, le responsable du Comité d’animation du Malzieu-Ville, a fait le choix d’inviter le montreur d’ours Frédéric Chesneau (Cie ATCHAKA) lors de la fête médiévale qui se tiendra du 30 mai au 2 juin 2019.

L'an dernier, ce dresseur a sillonné les routes de France avec Valentin, son ours noir. Cet ours a parcouru plus de 16.000 kilomètres dans sa remorque, pour divertir le public des fêtes médiévales. Pour justifier l'exploitation de son ours, ce dresseur se fait volontiers passer pour un "sauveur d'ours" aux yeux du public, racontant avoir sauvé Valentin d'une mort certaine, puisqu'il serait né dans une ferme d'élevage le destinant à la chasse ou au commerce de la fourrure. Sauf que Valentin est né dans un zoo au Texas et qu'il a été élevé au biberon... De plus, qui pourrait se qualifier de "sauveur d'ours" tout en condamnant un animal à cette vie de saltimbanque, aux antipodes de ses besoins naturels et du comportement normal de son espèce ?

L’association AVES France milite pour que cette pratique soit abolie dans notre pays. Plusieurs députés sensibles à la cause animale ont récemment questionné le ministère de la transition écologique et solidaire sur le sort réservé à ces ours de spectacles, qui devraient normalement pouvoir bénéficier, lors des périodes d’itinérance, d’un espace plus adapté à leurs besoins et décrit dans l’arrêté du 18 mars 2011.

  • 24 mètres carrés dans le cas des animaux d'une longueur supérieure à 2 mètres ;
  • 12 mètres carrés dans le cas des animaux d'une longueur inférieure à 2 mètres.

Pourtant, une exception a été ajouté dans ce texte règlementaire, permettant aux montreurs d’ours de maintenir leurs animaux jusqu’à 4 jours dans une remorque :  

« Les dispositions précitées relatives aux caractéristiques des installations intérieures et extérieures ne s’appliquent pas aux établissements dont les périodes itinérantes n'excèdent pas quatre jours à compter du départ des animaux des installations fixes jusqu'à leur retour.»

 

Même au Ministère de la transition écologique et solidaire, on reconnaît que ces spectacles posent un problème...

Dans les réponses aux questions écrites n°7172 et 9386 déposées par Hubert Wulfranc et Claire O’Petit, le Ministère de la transition écologique et solidaire a reconnu que : « L'utilisation de ces animaux dans un tel contexte n'est souvent pas justifiée sur le plan pédagogique, ni artistique et donc non conforme à l'article 3-II de l'arrêté du 18 mars 2011 » et qu’« au regard de la préoccupation croissante de la société sur la place des animaux sauvages dans les établissements itinérants, il est envisagé de lancer une réflexion sur l'évolution de cet arrêté ».

Le Ministère considérant que l’utilisation des ours n’est pas conforme à l’article 3-II de l’arrêté du 18 mars 2011, nous vous demandons, madame la Préfète, de ne pas autoriser ce spectacle lors des Médiévales du Malzieu-Ville. Nous sollicitons également monsieur le Maire du Malzieu-Ville et monsieur Trebuchon, de bien vouloir renoncer au spectacle du montreur d'ours.

Pour signer la pétition : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/contre-presence-montreur-aux-medievales-malzieu/63609

Vous pouvez également joindre la mairie (merci de rester courtois) : 

Tél. : 04 66 31 70 25
Mail : secretariat@lemalzieu.fr
Mail : mairie.malzieu@wanadoo.fr

Samedi 23 février 2019 : Journée mondiale pour sauver les Ours à Paris

Comme chaque année, AVES France organisera à Paris la Journée mondiale pour sauver les ours, un évènement festif pour sensibiliser le grand public au sort des huit espèces d’ours et à la protection de la nature.

Rendez-vous samedi 23 février 2019 entre 10h et 18h, place Igor Stravinsky, à deux pas de Beaubourg (Paris 4).

Nous proposerons des animations gratuites pour les enfants, mais également des stands d’information et de vente au profit des associations :
– Association Aves France (et sa boutique Bearz)
– Sun Bear Outreach / Aider Les Ours (Patrick Rouxel)
– Animals Asia, groupe de soutien France
– Le photographe Jimmy Beunardeau exposera ses photos et les vendra au profit de la Taïwan Black Bear Conservation Association
– La Poste présentera la collection de timbres sur l’ours polaire, l’ours brun et le panda géant en partenariat avec AVES France

AVES France lancera également à cette occasion son spectacle sur l’ours polaire et le réchauffement climatique et offrira deux représentations aux spectateurs, à 14h et à 16h (réservation conseillée).

Programme : https://www.journeemondialepoursauverlesours.fr/programme-2019/

Ours et loups : et si les prédations n’étaient pas une fatalité ?

On ne va pas se mentir : quand on parle des grands carnivores en France, on pense immédiatement aux problèmes de cohabitation entre l’élevage et la grande faune sauvage et à l’opposition farouche de certains lobbyistes. Depuis des années, on les entend répéter à l’envi que la cohabitation est impossible, que la présence des grands prédateurs est incompatible avec le pastoralisme, et pour cause ! Depuis toujours, on a cru qu’il suffisait d’indemniser les brebis pour acheter la paix dans les alpages. On a laissé s’installer un système malsain où ceux qui refusent de protéger leurs troupeaux sont subventionnés. On peut également se demander si l’administration a tout fait pour apporter un soutien aux éleveurs, qui sont parfois démunis face aux attaques sur leurs troupeaux. En Slovénie, il a fallu une remise en cause des solutions préconisées par les agents du Slovenia Forest Service pour qu’enfin on signe l’armistice entre l’ours, le loup et les éleveurs… qui aujourd’hui soutiennent même le retour du lynx.

Lors de la conférence de l’IBA (International Association for Bear Research & Management) qui s’est tenue en septembre 2018 en Slovénie, Rok Černe et Tomaž Berce du Slovenia Forest Service ont insisté sur le fait que subventionner et distribuer des dispositifs de protection ne suffit pas pour réduire les dommages causés par les ours bruns et les loups gris. En voici le résumé.

« L’expérience de la Slovénie montre que seul, le cofinancement ou la distribution gratuite de dispositifs de protection tels que des filets électriques de 106 cm de hauteur ne réduit pas les dommages causés par les ours et les loups. Au cours de la période 2005-2010, la Slovénie a lancé un appel pour subventionner l’achat de filets électriques chaque année. La demande de cofinancement était forte et de nombreux agriculteurs victimes de dommages réguliers ont commencé à utiliser des filets électriques. Néanmoins, les dommages ont continué à se produire sur leur propriété et plus de la moitié des déprédations de petit bétail dans le pays ont eu lieu sur des pâturages gérés par des agriculteurs ayant reçu des subventions. 

En conséquence, le système de subventions a été déclaré inefficace et donc abandonné. En outre, il est généralement admis que rien ne peut être fait pour empêcher la propagation des dommages. Qu’est ce qui ne s’est pas bien passé ? Malgré l’expérience négative, la hauteur des filets électriques a été améliorée et 10 filets de 170 cm de hauteur ont été distribués au cours de la période 2011-2013. 

Après la distribution, les dégâts se sont reproduits malgré l’amélioration du matériel. À ce stade, nous avons entamé une coopération intensive avec les agriculteurs. Nous avons installé des pièges photographiques le long des clôtures, effectué des observations directes et contrôlé régulièrement le courant électrique. Nous avons découvert que les dommages avaient été causés par une utilisation incorrecte des clôtures électriques, en particulier par un entretien insuffisant des clôtures et par une mise à la terre inappropriée, qui entraînait un manque de courant électrique. 

Grâce à l’amélioration du matériel fourni et à l’utilisation correcte des clôtures électriques par ces agriculteurs, les dommages causés par les loups et les ours ont été réduits de plus de 100 000 € par an. Ces résultats ont conduit à une amélioration du système au niveau national. Nous avons mis en place une coopération régulière avec les agriculteurs qui reçoivent des clôtures électriques et avons commencé à effectuer des contrôles réguliers pour vérifier leur utilisation correcte. Une attention particulière est accordée si des dommages se produisent malgré l’utilisation de filets électriques de 170 cm. Jusqu’au printemps 2017, nous avons distribué 90 ensembles de clôtures électriques hautes et, au niveau national, nous avons réussi à économiser en moyenne 35 % ou 185 000 € par an en compensation de dommages. »

Qu’est-ce que cela prouve ? Pour moi, cela montre que la cohabitation n’est pas seulement de la responsabilité des éleveurs. En France, on aime nous faire croire que les éleveurs sont responsables de la situation actuelle, et il faut reconnaître qu’il existe une poignée d’irréductibles qui refuseront toujours la cohabitation. Mais l’administration n’a-t-elle pas également sa part de responsabilité ? Est-il normal qu’en 2019, les préfets ne voient qu’un seul moyen de protéger les troupeaux : faire appel à la brigade loup pour éliminer une espèce pourtant protégée, alors que les tirs de loups sont inutiles, inefficaces et qu’ils désorganisent les meutes ? 17 ans après le retour de ce grand canidé, pourquoi aucun protocole n’a été mis en place pour aider les éleveurs à défendre leurs troupeaux ? Pourquoi n’avons-nous pas de clôtures électriques efficaces à leur proposer ? Pourquoi la France se trouve en seconde position du classement en montant des compensations versées alors que nous n’avons sur notre territoire qu’une cinquantaine d’ours et au maximum 500 loups ?

La présence sur le terrain après chaque prédation des agents du Slovenia Forest Service a permis de comprendre pourquoi les moyens de protection proposés étaient inefficaces. Cela a permis également d’instaurer une relation de confiance entre les éleveurs et les agents de l’Etat. C’est grâce aux études sur le terrain que les agents ont pu déterminer la meilleure façon de poser les clôtures électriques (en cercle pour éviter que les moutons arrachent la clôture lorsqu’ils se mettent à courir), la longueur minimale et maximale de l’installation pour qu’elle soit efficace, sa hauteur, la puissance du courant nécessaire pour effaroucher les ours et les loups. Ce travail a permis de constater une baisse des prédations liées au loup après 2010 et la stagnation des prédations attribuées à l’ours. Il est important de préciser que la population de loups a doublé depuis 2010, passant de 40 à 80 individus. La population d’ours serait passée de 600 individus à plus de 900 !

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AVES France, La Poste et les Ours : un partenariat complètement timbré !

AVES France et La Poste s’associent pour une collection de 3 planches de timbres collector sur l’ours brun, l’ours polaire et le panda géant. Mis en vente à partir du samedi 16 février 2019, nous vous invitons à les pré-commander dès aujourd’hui dans notre boutique Bearz.

Les collectors seront vendus à partir du samedi 16 février 2019 à PARIS (75) boutique Le Carré d’Encre, de 10 h à 17 h, 13 bis rue des Mathurins, 75009 Paris. Une oblitération spéciale sera disponible pour les 3 collectors au Carré d’Encre et ensuite auprès du service oblitérations à Boulazac. Isabelle Molinard illustratrice des collectors animera une séance de dédicaces le samedi 16 février de 10h30 à 12h30 et de 14h à 16h.

Numéro 3 de la revue « A un poil d’ours » disponible !

A un poil d’ours
Numéro 3 (septembre 2018)

Au sommaire : 

Editorial
Consultation publique : un OUI massif à l’ours !
Fallait-il sauver Mellous ?
Prévention des rencontres avec les ours, apprendre à décrypter le langage corporel des ours.
Lilo & Papouk
La haie, une petite forêt linéaire…
Réintroduction des grands herbivores
Patrick Rouxel au secours des ours malais
Trop de renards ? N’y croyez pas !

 


La revue A un poil d’ours est éditée par l’association AVES France. La version numérique de cette publication trimestrielle est offerte à chaque adhérent de l’association (sauf membres donateurs) pour les remercier de soutenir nos combats. L’adhésion annuelle à AVES France coûte 10€ et est accessible dès 0,85€ par mois ! 

S’abonner à la revue « A un poil d’ours » :

La version imprimée sur papier recyclé est accessible à tous au prix de 3€. L’abonnement annuel coûte 10€ pour la France et 20€ pour les autres pays. L’achat n’est possible qu’exclusivement via notre boutique Bearz.org. Vous pourrez toutefois payer par chèque, virement, carte bancaire ou avec un compte Paypal.

Vous pouvez faire le choix de vous abonner à notre revue « A un poil d’ours » à partir du premier numéro de l’année, à partir du numéro en cours ou à partir du prochain numéro. A un poil d’ours, ce sont également des photographies exclusives des ours dans les Pyrénées à découvrir chaque trimestre.

Accéder à la version en ligne (abonnés / adhérents) :
https://fr.calameo.com/read/005532286b5790bc9d70f

Processus de dialogue sur la valorisation de la biodiversité au sein du PNR des Pyrénées Ariégeoises

Le Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises a publié il y a quelques jours une note de synthèse ainsi qu’un rapport sur l’intégralité des travaux du Processus de dialogue sur la valorisation de la biodiversité au sein du Parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises, action portée par l’association InnovaNature et co-financée par AVES France.

En soutenant ce projet, AVES France prône la voix du dialogue pour résoudre les conflits qui peuvent naître entre les divers utilisateurs du milieu naturel. Les échanges qui ont eu lieu lors de ces ateliers ont été riches et passionnants.

Si, malheureusement, une poignée d’opposants à toute forme de cohabitation avec la nature sauvage reste opposée à tout dialogue, comme c’est le cas du groupuscule armé responsable de la diffusion d’une vidéo anti-ours fin 2017, nous restons persuadés qu’il faut maintenir les conditions d’un dialogue apaisé. La présence d’une faune d’exception devrait, à notre avis, être perçue comme une chance et un atout pour les Pyrénées. Correctement valorisée, elle permettrait de développer l’économie locale (vente de produits labellisés, développement d’une offre touristique spécialisée avec des services à forte valeur ajoutée…). Malgré cela, l’image catastrophique relayée par les médias nuit aux efforts de conservation de l’ours, mais également au développement d’activités qui pourraient avoir un impact économique important sur la région.

A l’aube de prochaines introductions d’ourses en Béarn, AVES France et Innovanature ont demandé un entretien au Ministère de la transition écologique et solidaire, car nous pensons qu’il est indispensable d’accompagner de futurs lâchers d’ours d’un processus de dialogue. Seule l’instauration d’un climat de confiance entre les gens de terrain (forestiers, chasseurs, éleveurs, naturalistes, promeneurs, professionnels du tourisme…) et les services de l’Etat (préfecture, ONCFS, DREAL, ONF, PNR…) permettront de désamorcer les situations de conflit et de travailler ensemble pour trouver les meilleures moyens de cohabiter.

D’ailleurs, en septembre, trois membres d’AVES France se rendront à la 26ème conférence internationale d’IBA, en Slovénie, dont le thème est la cohabitation entre l’homme et les ours. Ce sera l’occasion pour nous de nous enrichir des expériences de nos voisins sur ce sujet délicat.

 

NIGLOLAND : NON À L’EXPLOITATION D’OURS ET D’ANIMAUX SAUVAGES.

Depuis plusieurs années, le parc Nigloland (Dolancourt, Aube) n’a pas trouvé meilleure idée que de confier ses animations estivales à des dresseurs d’animaux sauvages.

Longtemps animés par la compagnie de montreurs d’ours et de loups Aïtawak, de Sylvie et Benoît Motton, ces spectacles sont désormais assurés par la compagnie Arkann créée par Benoit Motton suite à sa séparation. Malgré les nombreux messages reçus par le parc Nigloland, l’exploitation d’animaux sauvages est devenue une attraction récurrente.

Comme d’habitude, l’exploitation animale est justifiée par une pseudo-sensibilisation du public… quoi de mieux en effet pour comprendre ce qu’est un ours que de le voir au bout d’une laisse faire du toboggan ?

Cette année encore, un ours noir et des ratons-laveurs vont devoir répéter inlassablement leurs numéros dans l’espoir d’obtenir pour récompense quelques fraises Tagada, tournant en rond dans un enclos trop petit pour eux.

AVES France rappelle que la place de ces animaux n’est pas dans des fêtes de village ou des parcs d’attractions. Les animaux ne sont pas des clowns.

Demandons à Nigloland de mettre un terme définitivement à leurs spectacles animaliers.

Comment agir ?

AVES France vous propose plusieurs actions :

AVES France & Lilo.org contre les montreurs d’ours

Bonne nouvelle pour tous les internautes : l’association AVES France débarque enfin sur Lilo.org !

Le moteur de recherche solidaire a accepté de soutenir notre campagne contre les spectacles de montreurs d’ours. Vous pouvez désormais nous financer « gratuitement » en utilisant Lilo pour vos recherches quotidiennes !

En seulement 7 semaines, vos recherches ont déjà permis de collecter 268€. Plus nous serons nombreux à utiliser Lilo, plus cette collecte prendra de l’ampleur et donnera à AVES France les moyens de lutter contre ces spectacles.

 

Pour découvrir ce nouveau moteur et nous financer gratuitement, c’est très simple :

  1. Rendez-vous sur http://www.lilo.org/ pour utiliser le moteur de recherche Lilo. A chacune de vos recherches avec ce moteur de recherche, vous cumulerez des gouttes d’eau. Nous vous conseillons de créer un compte afin de ne jamais perdre vos gouttes d’eau !
  2. Allez sur la fiche de notre projet https://www.lilo.org/fr/aves-france-ours/ et verser vos gouttes d’eau. Pour nous soutenir dans le long terme, vous pouvez cocher la case « Donner mes gouttes automatiquement à ce projet ».
  3. Utilisez Lilo chaque jour à la place de votre moteur de recherche habituel, sur ordinateur ou smartphones, pour gagner des gouttes d’eau.
  4. Sur ordinateur, vous pouvez également faire vos achats chez les partenaires de Lilo afin de gagner plus de gouttes d’eau : https://www.lilo.org/fr/affiliation-avec-lilo/

Lilo est disponible sur ordinateur, mais également en application sur les téléphones mobiles et les tablettes. Reverser vos gouttes d’eau à AVES France, c’est nous aider à financer nos actions pour en finir avec ces spectacles d’un autre âge.

Pétition contre les montreurs d’ours et de loups – AVES France

Le 16 juin 2018, plusieurs spectacles de montreurs d’ours étaient organisés en France. Malgré les protestations de près de 1.000 militants, les organisateurs ont refusé d’annuler ces spectacles. Nous avons donc décidé d’envoyer une équipe filmer la prestation de la compagnie Aïtawak, au Château du Hohlandsbourg de WINTZENHEIM (68). Nous vous invitons à regarder la vidéo tournée et montée par Aurélie J. pour l’association AVES France, puis à signer notre pétition et à partager cet article pour nous aider à mettre un terme à ces spectacles d’un autre âge.

Signer la pétition :
https://www.mesopinions.com/petition/animaux/montreurs-loups-mettons-terme-exploitation-animaux/44785

AVES France est une petite association (170 membres en juin 2018). Pour nous aider : 
Adhérez à AVES France (10€/an ou 0,86€/mois) – Faire un donAbonnez-vous à la newsletter
Abonnez-vous à notre revue, visitez notre boutique Bearz et surtout, signez la pétition !


Montreurs d’ours et de loups – mettons un terme à l’exploitation des animaux dans les spectacles.

SIGNER LA PETITION

Pétition adressée au Ministre de la Transition écologique et solidaire
p
ar l’association AVES France. 

Monsieur le Ministre de la Transition écologique et solidaire, la France de 2018 peut-elle encore cautionner l’exploitation d’animaux sauvages à des fins de divertissement ?

Chaque semaine pendant la saison des fêtes médiévales, puis pendant celle des marchés de Noël, des ours et des loups quittent leurs enclos et passent des centaines, voire des milliers de kilomètres sur les routes de France. Ces animaux, transformés en saltimbanques par des années de dressage, doivent répéter inlassablement les figures imposées par leurs dresseurs.

Parfois il s’agit simplement de simuler un câlin, d’autres fois on demande aux ours de grimper sur un ballon, de monter sur un toboggan, de prendre des postures de soumission ou de sauter d’un tabouret à un autre. Les loups, eux, doivent sauter dans des cerceaux, parfois enflammés, ou grimper sur des tabourets. Le but est toujours le même : donner au public l’illusion que l’animal s’amuse alors qu’il travaille, et même parfois qu’il souffre. Une fois la prestation réalisée, l’animal retourne dans une cage, un van ou à l’arrière d’une camionnette d’où il ne sortira qu’après des heures d’attente, pour une seconde représentation.

Pourquoi autorise-t-on leurs dresseurs à leur faire subir cette vie ?
N’ont-ils aucun droit parce qu’ils sont nés en captivité ?

Ce que nous décrivons, beaucoup d’autres associations le dénoncent pour les animaux de cirque. Pourtant, si AVES France s’est spécialisée dans la lutte contre les spectacles des montreurs d’ours, c’est parce que leurs conditions de détention et de vie sont parfois pires que celles autorisées pour les autres espèces.

Bon nombre de nos concitoyens pensent que les montreurs d’ours et de loups appartiennent à l’Histoire de notre pays et que, comme ailleurs, cette activité a disparu. Il n’en est rien. Les montreurs d’ours sont peu nombreux, mais très demandés et leurs animaux peuvent parcourir plus de 10.000 kilomètres par saison !

En début d’année, AVES France a lancé une vaste campagne de sensibilisation auprès des députés, dans le but d’obtenir la modification de l’Arrêté du 18 mars 2011 fixant les conditions de détention et d’utilisation des animaux vivants d’espèces non domestiques dans les établissements de spectacles itinérants.

L’annexe III de cet arrêté porte sur les « exigences minimales relatives à l’hébergement des espèces dans les installations utilisées pour la réalisation des spectacles itinérants ». On peut y lire, pour les ours bruns et les ours noirs, que les installations lors de la période itinérante doivent ménager un espace disponible d’au minimum 12 à 24 mètres carrés selon la taille de l’animal.

Or, cette disposition règlementaire est balayée par la phrase suivante, toujours en Annexe III de l’arrêté du 18 mars 2011 :

« Les dispositions précitées relatives aux caractéristiques des installations intérieures et extérieures ne s’appliquent pas aux établissements dont les périodes itinérantes n’excèdent pas quatre jours à compter du départ des animaux des installations fixes jusqu’à leur retour.»

Ce paragraphe permet aux montreurs d’ours — en France et en 2018 ! — de garder leurs animaux enfermés dans des vans, des fourgonnettes ou des remorques climatisées jusqu’à quatre jours, pour sillonner la France et proposer leurs spectacles. Ces animaux-artistes sont condamnés par une législation inadaptée et empêchant aussi bien les associations que les services de l’Etat d’agir.

Monsieur le Ministre de la Transition écologique et solidaire, plusieurs députés nous ont d’ores et déjà fait part de leur soutien sur le sujet, dont deux en déposant des questions écrites afin de vous demander si votre Ministère allait se saisir de ce dossier.

AVES France souhaite de tout coeur la fin de ces spectacles et le placement des animaux dans des refuges adaptés. Il n’est plus possible de laisser des dresseurs présenter leurs spectacles comme des « animations pédagogiques » alors que leur discours consiste principalement à justifier la captivité des animaux présentés (qui vivraient mieux en captivité que dans leur milieu naturel).

Une première mesure, prise en urgence, serait de modifier l’Arrêté du 18 mars 2011 fixant les conditions de détention et d’utilisation des animaux vivants d’espèces non domestiques dans les établissements de spectacles itinérants en imposant aux dresseurs et aux organisateurs de ces spectacles des installations lors de la période itinérante ménageant un espace disponible d’au minimum 24 mètres carrés et répondant au mieux aux besoins biologiques des animaux.

A terme, les membres de l’association AVES France ainsi que tous les signataires de cette pétition vous demandent de mettre un terme à ces spectacles d’un autre âge. 

https://www.mesopinions.com/petition/animaux/montreurs-loups-mettons-terme-exploitation-animaux/44785

Revue « A un poil d’ours » – Numéro 2 (juin 2018)

Couverture Revue A un poil d'ours N°2

A un poil d’ours
Numéro 2 (juin 2018)

Au sommaire : 

Editorial
Actualité des ours dans les Pyrénées
Faut-il encore baptiser les ours dans les Pyrénées
Les traces et indices : comment les reconnaître ?
Le rewilding, ou ré-ensauvagement de la nature.
Montreurs d’ours : bientôt la fin des spectacles avec des animaux ?
Mettre fin à l’exploitation des ours pour leur bile (Animals Asia)
Chasseurs pollueurs : quand les munitions plombent la nature.
Un président, ça Trump énormément !
Évènements

 


 

La revue A un poil d’ours est éditée par l’association AVES France.

La version imprimée (16 pages couleur sur papier recyclé) est accessible à tous sur abonnement ou au numéro.
Le prix au numéro est de 3€ : https://bearz.org/shop/livres/revue-a-un-poil-dours-numero-2-juin-2018//
L’abonnement annuel coûte 10€ : https://bearz.org/shop/livres/revue-a-un-poil-dours-abonnement-1-an/
Achat exclusivement via notre boutique Bearz.org.

La version numérique de cette publication trimestrielle est offerte à chaque adhérent de l’association (sauf membres donateurs) pour les remercier de soutenir nos combats. L’adhésion annuelle à AVES France coûte 10€ et est accessible dès 0,85€ par mois !  

Exceptionnellement, nous vous offrons la lecture gratuite et intégrale de ce numéro :