La Journée mondiale pour sauver les Ours aura lieu le samedi 22 février 2020 à Paris

Comme chaque année, AVES France organisera la Journée mondiale pour sauver les Ours à Paris.

Cette édition aura lieu le samedi 22 février 2020 à partir de 10h au VG LAB – 10 rue Charles Fourier – 75013 PARIS.

Le programme de cette nouvelle édition de la Journée mondiale pour sauver les ours se précise.
Dès 10h, les associations tiendront leurs stands et vous présenteront leur travail. Des animations seront proposées aux enfants (réaliser une interview radio avec Radio Parole d’Animaux, apprendre à faire un moulage d’empreinte d’ours avec Aves France, jouer au Jeu de l’ours…). Entrée libre.

Attention : pour l’atelier « Le petit reporter : apprendre à réaliser une interview radio », les places sont limitées. Merci de réserver : https://www.helloasso.com/associations/aves-france/evenements/le-petit-reporter-apprendre-a-realiser-une-interview-radio

Aiyanna l’ourse polaire et Léo, les personnages de notre spectacle Papouk le Pizzly, un ours polaire pas comme les autres, seront présents. Ils dédicaceront le livre et assureront des animations pour les tout-petits. Ils ont préparé une animation calibrée pour les enfants de maternelle (entre 3 et 6 ans), d’une durée de 20 minutes. Les enfants sont reçus par groupe de 20. Même si l’animation est gratuite, merci de réserver !

Virginie Dordet sera également des nôtres afin de vous présenter son prochain livre pour enfants sur les ours ! Elle animera un atelier d’activités manuelles.

A partir de 13h45, nous vous proposons un cycle de conférences sur les ours. Comme les autres animations, l’accès aux conférences est gratuit, mais nous vous remercions de réserver vos places afin de faciliter le travail d’organisation :
https://www.helloasso.com/associations/aves-france/evenements/conferences-journee-mondiale-pour-sauver-les-ours-2020

Programme provisoire :

  • 13h45 : Accueil des participants et présentation
  • 14h00 : Jérôme POUILLE (panda.fr) – Le panda géant, l’ours endémique de Chine, reste menacé.
  • 14h40 : Christophe CORET (AVES France) – Montreurs d’ours : bientôt la fin ?
  • 15h20 : Catherine RUTZ (Bärenpark) – L’Alternativer Wolf und Bärenpark Schwarzwald/Parc Alternatif des Loups et Ours de Forêt-Noire : expertise dans la prise en charge d’ours sauvés de l’exploitation par des êtres humains.
  • 16h00 : Michèle JUNG (Animals Asia) – L’ours noir d’Asie : entre enfer et paradis
  • 16h45 : Michel Rawicki et Christine Grandjean (C’est assez !) – L’ours polaire a-t-il sa place en captivité ?
  • 17h15 : Marie-Astride CHAPPE (Aider les ours) – Réhabilitation d’ours malais orphelins

Nous espérons que vous répondrez nombreux à l’invitation de nos associations !

Lien de l’évènement Facebook : https://www.facebook.com/events/466760937530849/

Lettre ouverte à Elisabeth Borne. Suite à la mort de l’ours Micha, nos organisations demandent la saisie de l’ensemble des animaux du couple de dresseurs Poliakov-Bruneau.

Madame la Ministre,

Dans un courrier daté du 18 septembre 2019, nos organisations ont souhaité vous remercier pour votre réactivité suite aux révélations sur les conditions de détention et d’exhibition des ours du couple de dresseurs Poliakov-Bruneau. Grâce à votre intervention, l’ours Micha a pu bénéficier de soins adaptés. Malheureusement, comme vous le savez, ce sauvetage a été trop tardif et n’a pu empêcher une issue fatale, puisque Micha est décédé le 12 novembre 2019 au zoo-refuge La Tanière. L’examen a révélé de nombreuses tumeurs notamment au niveau du cerveau. Micha devait souffrir depuis longtemps. Trop faible à l’issue des examens, Micha ne s’est pas réveillé de son anesthésie…

L’état sanitaire dramatique dans lequel Micha est arrivé à La Tanière prouve que les Poliakov ne sont plus aptes à détenir des animaux. Ce triste évènement illustre les défaillances du système, puisqu’un vétérinaire a produit un rapport 48h avant la présentation de Micha à Racquinghem le dimanche 8 septembre 2019, considérant que l’ours — pourtant malade et épuisé — était apte à être présenté en public.

Suite à la mort de Micha, nous réitérons notre demande de retrait à titre conservatoire du certificat de capacité du couple Poliakov/Bruneau, comme le prévoit la circulaire DNP/CFF N°2008-2 du 11/04/08, ainsi que le placement en urgence de tous leurs animaux dans des structures adaptées. L’article 6.2 consacré aux « Sanctions – Retrait du certificat de capacité » précise que »le certificat de capacité d’une personne responsable de l’entretien des animaux d’espèces non domestiques peut être suspendu ou retiré, en application de l’article R. 413-7, si son titulaire a fait preuve de carences dans l’entretien des animaux d’espèces non domestiques démontrant son inaptitude et jugées suffisamment importantes pour qu’il convienne dans un souci de prévention, de lui retirer l’autorisation lui permettant d’assurer la responsabilité de l’entretien des animaux au sein de l’établissement où il exerce ou dans un autre. La procédure de suspension ou de retrait est conduite par le préfet du département dans lequel les carences du titulaire du certificat de capacité ont été constatées. Il convient de noter que le préfet qui retire ou suspend le certificat de capacité n’est pas nécessairement celui qui l’a délivré. »

Madame la Ministre, nous ne pouvons pas fermer les yeux sur toutes les négligences de ces dresseurs et laisser mourir les autres animaux dans leurs cachots ! Leur situation administrative et financière démontre leur incapacité à prendre soin de leurs pensionnaires et font courir des risques à l’ensemble des animaux qu’ils détiennent. Nous vous prions de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour obtenir la saisie rapide et définitive des deux ours, du singe magot et des autres animaux, afin de les placer dans des refuges adaptés.

Nous espérons que la mort de Micha vous permettra de comprendre l’urgence de la situation pour les ours encore exhibés dans notre pays et plus largement pour les animaux sauvages exploités dans des spectacles, afin que vous puissiez prendre des mesures proportionnées aux souffrances qu’ils endurent. Alors que les vétérinaires tentaient hier de sauver l’ours Micha, deux de nos organisations remettaient à Aurore Bergé et Laetitia Romeiro Dias l’appel de 168.082 personnes qui demandent aux pouvoirs publics d’agir pour sauver les ours les plus malheureux de France. Nos concitoyens sont donc très nombreux à attendre une décision forte de votre part.

Nous vous remercions pour votre attention et vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de notre haute considération.

Animals Asia France
Animal Cross
AVES France
Bears in mind
C’est assez !
Chapter Animals
Code animal
Comité ADDA (Ardèche/Drôme Défense-Animale)
Convergence Animaux Politique
Éducation Éthique Animale
Ensemble pour les Animaux
Évolution Condition Animale
Fondation 30 millions d’amis
Fondation Brigitte Bardot
FOUR PAWS International
Info Végane
La Ligue des Animaux
La SPA – Societe Protectrice des animaux
Paris Animaux Zoopolis

Photo de couverture : Stéphanie Lefebvre pour AVES France. Montage RAO.

-> Interpelez le préfet du Loir-et-Cher pour demander le retrait du certificat de capacité des dresseurs et la saisie à titre conservatoire de l’ensemble de leurs animaux : https://www.aves.asso.fr/2019/11/cyber-action-liberons-les-animaux-des-poliakov-ours-bony-et-glasha-singe-mina-perroquets/

Nos associations demandent le transfert en urgence des 3 ours des Poliakov dans un sanctuaire.

Vendredi 13 septembre 2019, la ministre de la transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, a publié un communiqué de presse annonçant que ses services, alertés par les associations AVES France et One Voice, avaient demandé des contrôles chez les dresseurs d’ours du Loir-et-Cher incriminés dans plusieurs vidéos.

Les images tournées par nos associations ont provoqué une vague d’indignation qui a contraint le gouvernement à se saisir du dossier.

Un premier pas, mais ce n’est pas suffisant

AVES France remercie le ministère de la transition écologique et solidaire d’avoir pris en main ce dossier, la situation de ces dresseurs étant dénoncée par plusieurs associations depuis de nombreuses années sans que jamais les services vétérinaires (DDPP 41) ou la justice ne prenne en considération nos alertes. Interdire l’exploitation de Micha dans les spectacles et obliger ses dresseurs à le soigner est une première satisfaction, mais ce n’est pas suffisant. Les trois ours des Poliakov (Micha, Bony et Glasha) vivent dans des conditions alarmantes et dramatiques et ils doivent tous les trois être saisis et placés dans des structures adaptées.

© Stéphanie Lefebvre – AVES France (8 septembre 2019 – Racquinghem)

Il faut sortir Bony, Glasha et Micha de cet enfer

Ce sont les conditions de détention insalubres des animaux chez les Poliakov qui ont provoqué les pathologies dont Micha souffre aujourd’hui. Les deux autres ours, qui ne sont plus exploités dans des spectacles depuis des années, sont dans un état physique et mental déplorable. Il faut les extraire de leurs geôles de béton et leur offrir des soins adaptés dans un sanctuaire, loin de toute exploitation !

AVES France et Paris Animaux Zoopolis demandent que Micha (et tous les autres ours) soient placés dans un refuge spécialisé. Nos associations ont été mobilisées tout l’été contre ces spectacles et nous maintenons notre souhait de voir le métier de montreur d’ours interdit en France.

L’affaire Micha est une preuve supplémentaire que les Services Vétérinaires (DDPP) sont inefficaces, voir complaisants avec celles et ceux qui exploitent les animaux. Cette situation a également été dénoncée par Loïc Dombreval dans un tweet : « La situation de l’ours Mischa démontre l’inefficacité totale des contrôles règlementaires alors qu’il reste de nbx autres animaux en captivité dans des états de santé déplorables. »

Ours Micha Poliakov 2019
© Stéphanie Lefebvre – AVES France (8 septembre 2019 – Racquinghem)

Toutes nos photos à créditer Stéphanie Lefebvre – AVES France :
https://www.icloud.com/sharedalbum/fr-fr/#B09GDdyTvGmN6B8

Les vidéos du spectacle à créditer AVES France :
https://www.icloud.com/sharedalbum/fr-fr/#B095fk75v6O0Oi

Des places en sanctuaires sont disponibles !

AVES France et la Fondation Brigitte Bardot ont déjà pris contact avec Four Paws qui peut garantir une place pour ces ours dans ses sanctuaires pour les ours en Allemagne ou en Suisse.Nous espérons que les actions conjointes de nos associations aboutiront au sauvetage de ces pauvres ours.

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Notre but ? Obtenir une loi interdisant ces spectacles en France et placer les ours dans des sanctuaires adaptés.

Actuellement dans notre pays, une petite dizaine d’ours sont exploités dans les spectacles.

Encore légaux en France, ces spectacles sont interdits dans plusieurs pays d’Europe. La dération des Vétérinaires Européens recommande depuis 2015 à toutes les « autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe« . Ces animaux, même s’ils sont nés en captivité, ont le même patrimoine génétique que les ours sauvages et donc les mêmes besoins.

67% des Français-es sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques et spectacles itinérants (source IFOP 2019 pour 30 Millions d’Amis).

Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, « compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux » (FVE). La législation actuelle ne prend pas en compte le bien-être des animaux, l’arrêté du 18 mars 2011 permettant aux dresseurs de maintenir leurs animaux jusqu’à quatre jours dans un van, une camionnette ou une remorque.

Ours Micha Poliakov 2019 © Stéphanie Lefebvre – AVES France (8 septembre 2019 – Racquinghem)

Linterdiction des ours dans les spectacles nest quune question de temps

AVES France et Paris Animaux Zoopolis ont dénoncé ces spectacles tout l’été. Nos associations ont participé à la mission ministérielle sur le bien-être des animaux sauvages captifs, lancée par le ministère de la transition écologique et solidaire. Un rapport de synthèse signé par la SPA, la Fondation Droit Animal Ethique & Sciences, la Fondation Brigitte Bardot, la Fondation 30 millions d’amis, AVES France, CACH, Code animal, CAP, Paris Animaux Zoopolis, One Voice et la Fondation Assistance aux animaux a été remis aux services du ministère début juillet, puis nos associations et fondations ont été reçues par Elisabeth Borne, Emmanuelle Wargon et Brune Poirson le vendredi 30 août, réunion durant laquelle la ministre a réaffirmé ses ambitions de faire avancer la cause animale. Nous attendons maintenant des actions fortes et urgentes pour sortir ces animaux de cette situation catastrophique et inadmissible dans notre pays.

Une proposition de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups a également été déposée le 22 mai 2019 par un groupe de députés, afin d’encadrer la fin de cette pratique moyen-âgeuse (http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion1969/(index)/propositions-loi).

De plus en plus d’associations* soutiennent nos demandes auprès du ministère de la transition écologique et solidaire pour obtenir une interdiction de ces spectacles et le placement des ours dans des refuges adaptés. Voici la liste non exhaustive des structures qui souhaitent une interdiction de ces spectacles :

  • Animals Asia France
  • Association stéphanoise Militants Animalistes Sainté
  • AVES France
  • Bears in Mind
  • CACH
  • C’est assez !
  • Chapter Animals
  • Code Animal
  • Collectif Animalistes 43
  • Collectif Chats 100% stérilisation obligatoire
  • Comité Ardèche/Drôme Défense-Animale
  • Éducation Éthique Animale
  • Ensemble pour les animaux
  • Évolution Condition Animale
  • Fondation 30 millions d’amis
  • Fondation Brigitte Bardot
  • FOUR PAWS
  • La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences (LFDA)
  • Paris Animaux Zoopolis
  • Parti animaliste
  • Radio Parole d’animaux
  • SPA – Société protectrice des animaux

Zarnesti - 10

Ours et loups à la fête médiévale de Watten (59) le 15 août 2019

Signez notre pétition :

Ours et loups : NON à l’exploitation d’animaux sauvages lors de la fête médiévale de Watten (59) le 15 août 2019

Jeudi 15 août 2019, l’association Watt’en fête organise une fête médiévale.

Au programme :

  • spectacle équestre
  • fauconnerie
  • passage d’oies
  • montreur d’ours
  • spectacles de loups

AVES France et Paris Animaux Zoopolis vous invitent à signer cette pétition contre l’exploitation des animaux lors de cette fête médiévale, et tout particulièrement des animaux sauvages (ours, loups, rapaces).

Nos associations ont participé ces derniers mois à la mission ministérielle sur le bien-être animal et remis au ministre de la transition écologique et solidaire un rapport signé par 11 associations et fondations demandant l’interdiction de ces spectacles. 67% de la population est opposée à la présence des animaux sauvages dans les cirques. La Fédération des Vétérinaires Européens recommande « à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants dans toute l’Europe, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate à leurs besoins physiologiques, mentaux et sociaux ». De nombreux députés ont également soutenu nos demandes via des questions écrites au gouvernement ou à une proposition de projet de loi visant à interdire les spectacles ayant recours à des ours ou des loups.

L’année dernière, AVES France avait filmé un spectacle similaire (ours et loups) de la compagnie Aïtawak, vidéo que vous pouvez voir sur cette pétition générale contre les spectacles d’ours et de loups : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/montreurs-loups-mettons-terme-exploitation-animaux/44785

Soyons nombreux à signer cette pétition pour faire comprendre à la mairie et aux organisateurs que les animations ayant recours à des animaux sauvages ne sont plus tolérables à notre époque.

Vous pouvez vous exprimer (toujours courtoisement) sur ce post : https://www.facebook.com/wattenfete/posts/2452281901667898 et laisser un avis à l’association organisatrice ici : https://www.facebook.com/pg/wattenfete/reviews/?ref=page_internal

Vous pouvez également écrire à la mairie : http://www.watten.fr/contact/ et vous inscrire à la manifestation qui aura lieu le 15 août : https://www.facebook.com/events/526386414566592/

Annulation du spectacle avec l’ours Lutchak dimanche 16 juin à Châteaubleau (77)

Annulation du spectacle avec l’ours Lutchak dimanche 16 juin à Châteaubleau (77)

AVES France et Paris Animaux Zoopolis saluent cette décision. 

Il y a un mois, l’association AVES France contactait Mme Desplats, Présidente de l’association AGRIPPA, pour la prier de bien vouloir renoncer au spectacle d’ours prévu au programme de la VIème fête gallo-romaine de Châteaubleau. « Vous ne pouvez pas justifier ce spectacle au XXIème siècle par le fait que des fouilles ont pu montrer que des ours étaient exploités il y a fort longtemps à Châteaubleau » écrivait Christophe CORET, Président d’AVES France, rappelant également qu’un sondage IFOP de 2019 montre que 67% des Français sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques (source : 30 Millions d’Amis).

L’AGRIPPA a pour mission de défendre et préserver le patrimoine archéologique de la commune de Châteaubleau et d’organiser des actions pédagogiques et nous ne comprenions pas pourquoi ils avaient fait le choix de faire venir un montreur d’ours, alors même que le ministère a reconnu à plusieurs reprises que ces spectacles ne sont ni pédagogiques, ni artistiques.

Le montreur d’ours, Benoît Motton (compagnie Arkann) travaillait jusqu’à l’an dernier au parc d’attractions Nigloland. Suite à la pétition et à la campagne de i-boycott lancée par AVES France contre la présence d’animaux sauvages dans le parc, Nigloland a récemment annoncé qu’il y renonçait et qu’il n’y aurait plus d’animaux dans le parc d’attractions. Cependant, les spectacles restent légaux et l’ours Lutchak continue d’être exploité, comme la dizaine d’autres ours qui appartiennent à des dresseurs en France.

En l’absence de réponse à nos messages ainsi qu’à la pétition qui regroupait plus de 52.200 signataires, AVES France et Paris Animaux Zoopolis, deux associations qui réclament l’abolition des spectacles avec animaux au sein du groupe de travail cirque de la mission ministérielle sur le bien-être animal, lancée au printemps par François de Rugy, ont décidé d’organiser une manifestation.

L’AGRIPPA a publié ce matin un communiqué dénonçant les « méthodes coercitives engagées à l’encontre de l’association AGRIPPA par l’association AVES France » et déplorant que « la préfecture de Seine-et-Marne a demandé l’annulation du spectacle légal de l’ours ARKANN. En effet ces « défenseurs » de l’ours menacent de faire, en toute connaissance de cause, une manifestation à Châteaubleau avec sonorisation, ce qui aurait pour conséquence, entre autres, de troubler la quiétude de l’animal et de le rendre potentiellement dangereux. L’association AGRIPPA a donc décidé d’accéder à la demande de la préfecture car elle souhaite préserver avant tout la sécurité des personnes, sécurité compromise par des comportements inadaptés et irresponsables, tout en regrettant vivement que la démocratie soit bafouée par le non-respect des opinions de chacun. »

L’annulation a par la suite été confirmée par la mairie dans le communiqué ci-joint

AVES France et Paris Animaux Zoopolis se félicitent de cette annulation, mais rappellent que ces spectacles, encore légaux dans notre pays, sont interdits dans plusieurs pays d’Europe et que la fédération des vétérinaires européens recommande depuis 2015 à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe. Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux. Nous confirmons à la Présidente de l’AGRIPPA qu’un spectacle d’ours représente toujours un danger pour le public, les conditions de représentation risquant de troubler la quiétude de l’animal et de le rendre potentiellement dangereux. C’est une des raisons pour laquelle nous lui demandions, il y a un mois, d’annuler ce  spectacle.

La manifestation prévue dimanche 16 juin 2019 à 11h par les associations de défense des animaux est donc annulée, mais des militants se rendront sur place pour s’assurer que la promesse du maire d’annuler le spectacle de l’ours est bien respectée. 

Christophe CORET,
Président d’AVES France

Amandine SANVISENS,
Présidente de Paris Animaux Zoopolis

AVES France, l’association rouennaise qui a déclaré la guerre aux montreurs d’ours.

COMMUNIQUE DE PRESSE – LUNDI 27 MAI 2019

L’association de protection de la nature et de la faune sauvage, AVES France, dont le siège social est domicilié à Rouen, milite depuis sa création en 2005 contre les spectacles de montreurs d’ours et de loups, animations de plus en plus fréquentes depuis l’essor des fêtes médiévales dans notre pays. 

Beaucoup d’associations militent pour l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques, mais AVES France a décidé de se positionner sur cette activité particulière, qui peut sembler marginale puisqu’il n’y a que peu de dresseurs d’ours et de loups en France, mais qu’il est urgent d’interdire. Près de 100.000 signataires soutiennent la pétition lancée l’été dernier par l’association : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/montreurs-loups-mettons-terme-exploitation-animaux/44785

Réglementés par l’arrêté du 18 mars 2011, les spectacles de montreurs d’ours bénéficient d’une exception qui permet aux dresseurs de déroger aux exigences minimales relatives à l’hébergement des ours lors des spectacles, les dispositions ne s’appliquant pas lorsque l’animal est en itinérance moins de quatre jours. On peut ainsi voir des ours passer jusqu’à 4 jours dans des vans ou des camionnettes. L’ours le plus sollicité a passé + de 17.000 Km sur les routes en 2018. 

AVES France dénonce également les manquements à la sécurité du public. Certains dresseurs proposent des déambulations d’ours et de loups dans le public, sans aucune mesure de protection autre qu’une laisse pour tenir les animaux. Certains invitent le public à venir caresser les animaux ou à se faire prendre en photo avec eux. Un dresseur demande également à son ours de récupérer une friandise dans la bouche d’un spectateur. Les ours ont une vitesse de réaction extrêmement rapide et leurs griffes peuvent provoquer des blessures létales. 

En ce qui concerne les loups, l’espèce n’est pas présente dans l’arrêté du 18 mars 2011. Il n’y a donc aucune exigence minimale relative à leur hébergement lors des spectacles ni aucune règle pour garantir la sécurité du public. 

Le lobbying politique pour en finir avec cette pratique

Depuis 2018, AVES France a initié une campagne de lobbying afin d’alerter les élus sur le sort de ces animaux et a participé à un colloque à l’assemblée nationale pour demander l’interdiction de ces spectacles. 

Plus récemment, AVES France a contacté les 925 députés et sénateurs afin de leur demander de s’opposer à ces pratiques. Plusieurs députés ont déposé des questions écrites au gouvernement (Hubert Wulfranc, Claire O’Petit, Bastien Lachaud, Alain Bruneel, Corinne Vignon) et un groupe de députés, mené par Bérengère Poletti, a déposé le 22 mai 2019 une proposition de projet de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups, signée par Eric Straumann, Véronique Louwagie, Eric Diard, Didier Quentin, David Lorion, Robin Reda,  Valérie Boyer et Valérie Beauvais. 

Parallèlement, AVES France participe aux réunions sur le bien-être animal mises en place par François de Rugy, ministre de la transition écologique et solidaire dans le groupe cirque et spectacles itinérants. L’association y demande l’interdiction de ces spectacles. A l’issu des travaux des différents groupes de travail, en septembre, le ministre annoncera 20 mesures pour l’amélioration du bien-être animal. 

Contact presse : https://www.aves.asso.fr/contact/

Non au spectacle d’ours à la VIème fête Gallo-Romaine de Châteaubleau

Les 15 et 16 juin 2019 se tiendra la VIème édition de la fête Gallo-Romaine de Châteaubleau. Pour l’occasion, l’association AGRIPPA dont l’objet est d’organiser des manifestations culturelles et de s’engager dans la protection du site archéologique de Châteaubleau et de son intercommunalité, proposera des courses de chars, des combats de gladiateurs, mais aussi un spectacle de montreur d’ours.

En effet, le programme nous indique que le dimanche 16 juin 2019 se tiendra un spectacle animalier avec un ours baribal (ours noir d’Amérique) de la compagnie Arkann. Il s’agit de l’ours qui était exploité l’année dernière au parc Nigloland.

L’association AVES France et les signataires de cette pétition demandent à Mme Pascale Desplats, Présidente de l’association AGRIPPA, de renoncer à ce spectacle et à toute animation faisant appel à des animaux sauvages.

AVES France rappelle qu’un sondage IFOP de 2019 montre que 67% des Français sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques (source : 30 Millions d’Amis), comme en 2018 (source : 30 Millions d’Amis). Le ministère de la transition écologique et solidaire a lancé plusieurs groupes de travail sur ce sujet et que nous espérons obtenir dans les mois à venir l’interdiction de spectacles qui ne sont ni artistiques, ni pédagogiques.

Pour signer la pétition : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/spectacle-vieme-fete-gallo-romaine-chateaubleau/65927

Pétition contre la venue de l’ours Valentin aux Médiévales du Malzieu-Ville en 2019

Pour signer la pétition : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/contre-presence-montreur-aux-medievales-malzieu/63609

Cette année encore, Lucien Trebuchon, le responsable du Comité d’animation du Malzieu-Ville, a fait le choix d’inviter le montreur d’ours Frédéric Chesneau (Cie ATCHAKA) lors de la fête médiévale qui se tiendra du 30 mai au 2 juin 2019.

L'an dernier, ce dresseur a sillonné les routes de France avec Valentin, son ours noir. Cet ours a parcouru plus de 16.000 kilomètres dans sa remorque, pour divertir le public des fêtes médiévales. Pour justifier l'exploitation de son ours, ce dresseur se fait volontiers passer pour un "sauveur d'ours" aux yeux du public, racontant avoir sauvé Valentin d'une mort certaine, puisqu'il serait né dans une ferme d'élevage le destinant à la chasse ou au commerce de la fourrure. Sauf que Valentin est né dans un zoo au Texas et qu'il a été élevé au biberon... De plus, qui pourrait se qualifier de "sauveur d'ours" tout en condamnant un animal à cette vie de saltimbanque, aux antipodes de ses besoins naturels et du comportement normal de son espèce ?

L’association AVES France milite pour que cette pratique soit abolie dans notre pays. Plusieurs députés sensibles à la cause animale ont récemment questionné le ministère de la transition écologique et solidaire sur le sort réservé à ces ours de spectacles, qui devraient normalement pouvoir bénéficier, lors des périodes d’itinérance, d’un espace plus adapté à leurs besoins et décrit dans l’arrêté du 18 mars 2011.

  • 24 mètres carrés dans le cas des animaux d'une longueur supérieure à 2 mètres ;
  • 12 mètres carrés dans le cas des animaux d'une longueur inférieure à 2 mètres.

Pourtant, une exception a été ajouté dans ce texte règlementaire, permettant aux montreurs d’ours de maintenir leurs animaux jusqu’à 4 jours dans une remorque :  

« Les dispositions précitées relatives aux caractéristiques des installations intérieures et extérieures ne s’appliquent pas aux établissements dont les périodes itinérantes n'excèdent pas quatre jours à compter du départ des animaux des installations fixes jusqu'à leur retour.»

 

Même au Ministère de la transition écologique et solidaire, on reconnaît que ces spectacles posent un problème...

Dans les réponses aux questions écrites n°7172 et 9386 déposées par Hubert Wulfranc et Claire O’Petit, le Ministère de la transition écologique et solidaire a reconnu que : « L'utilisation de ces animaux dans un tel contexte n'est souvent pas justifiée sur le plan pédagogique, ni artistique et donc non conforme à l'article 3-II de l'arrêté du 18 mars 2011 » et qu’« au regard de la préoccupation croissante de la société sur la place des animaux sauvages dans les établissements itinérants, il est envisagé de lancer une réflexion sur l'évolution de cet arrêté ».

Le Ministère considérant que l’utilisation des ours n’est pas conforme à l’article 3-II de l’arrêté du 18 mars 2011, nous vous demandons, madame la Préfète, de ne pas autoriser ce spectacle lors des Médiévales du Malzieu-Ville. Nous sollicitons également monsieur le Maire du Malzieu-Ville et monsieur Trebuchon, de bien vouloir renoncer au spectacle du montreur d'ours.

Pour signer la pétition : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/contre-presence-montreur-aux-medievales-malzieu/63609

Vous pouvez également joindre la mairie (merci de rester courtois) : 

Tél. : 04 66 31 70 25
Mail : secretariat@lemalzieu.fr
Mail : mairie.malzieu@wanadoo.fr

Samedi 23 février 2019 : Journée mondiale pour sauver les Ours à Paris

Comme chaque année, AVES France organisera à Paris la Journée mondiale pour sauver les ours, un évènement festif pour sensibiliser le grand public au sort des huit espèces d’ours et à la protection de la nature.

Rendez-vous samedi 23 février 2019 entre 10h et 18h, place Igor Stravinsky, à deux pas de Beaubourg (Paris 4).

Nous proposerons des animations gratuites pour les enfants, mais également des stands d’information et de vente au profit des associations :
– Association Aves France (et sa boutique Bearz)
– Sun Bear Outreach / Aider Les Ours (Patrick Rouxel)
– Animals Asia, groupe de soutien France
– Le photographe Jimmy Beunardeau exposera ses photos et les vendra au profit de la Taïwan Black Bear Conservation Association
– La Poste présentera la collection de timbres sur l’ours polaire, l’ours brun et le panda géant en partenariat avec AVES France

AVES France lancera également à cette occasion son spectacle sur l’ours polaire et le réchauffement climatique et offrira deux représentations aux spectateurs, à 14h et à 16h (réservation conseillée).

Programme : https://www.journeemondialepoursauverlesours.fr/programme-2019/

Ours et loups : et si les prédations n’étaient pas une fatalité ?

On ne va pas se mentir : quand on parle des grands carnivores en France, on pense immédiatement aux problèmes de cohabitation entre l’élevage et la grande faune sauvage et à l’opposition farouche de certains lobbyistes. Depuis des années, on les entend répéter à l’envi que la cohabitation est impossible, que la présence des grands prédateurs est incompatible avec le pastoralisme, et pour cause ! Depuis toujours, on a cru qu’il suffisait d’indemniser les brebis pour acheter la paix dans les alpages. On a laissé s’installer un système malsain où ceux qui refusent de protéger leurs troupeaux sont subventionnés. On peut également se demander si l’administration a tout fait pour apporter un soutien aux éleveurs, qui sont parfois démunis face aux attaques sur leurs troupeaux. En Slovénie, il a fallu une remise en cause des solutions préconisées par les agents du Slovenia Forest Service pour qu’enfin on signe l’armistice entre l’ours, le loup et les éleveurs… qui aujourd’hui soutiennent même le retour du lynx.

Lors de la conférence de l’IBA (International Association for Bear Research & Management) qui s’est tenue en septembre 2018 en Slovénie, Rok Černe et Tomaž Berce du Slovenia Forest Service ont insisté sur le fait que subventionner et distribuer des dispositifs de protection ne suffit pas pour réduire les dommages causés par les ours bruns et les loups gris. En voici le résumé.

« L’expérience de la Slovénie montre que seul, le cofinancement ou la distribution gratuite de dispositifs de protection tels que des filets électriques de 106 cm de hauteur ne réduit pas les dommages causés par les ours et les loups. Au cours de la période 2005-2010, la Slovénie a lancé un appel pour subventionner l’achat de filets électriques chaque année. La demande de cofinancement était forte et de nombreux agriculteurs victimes de dommages réguliers ont commencé à utiliser des filets électriques. Néanmoins, les dommages ont continué à se produire sur leur propriété et plus de la moitié des déprédations de petit bétail dans le pays ont eu lieu sur des pâturages gérés par des agriculteurs ayant reçu des subventions. 

En conséquence, le système de subventions a été déclaré inefficace et donc abandonné. En outre, il est généralement admis que rien ne peut être fait pour empêcher la propagation des dommages. Qu’est ce qui ne s’est pas bien passé ? Malgré l’expérience négative, la hauteur des filets électriques a été améliorée et 10 filets de 170 cm de hauteur ont été distribués au cours de la période 2011-2013. 

Après la distribution, les dégâts se sont reproduits malgré l’amélioration du matériel. À ce stade, nous avons entamé une coopération intensive avec les agriculteurs. Nous avons installé des pièges photographiques le long des clôtures, effectué des observations directes et contrôlé régulièrement le courant électrique. Nous avons découvert que les dommages avaient été causés par une utilisation incorrecte des clôtures électriques, en particulier par un entretien insuffisant des clôtures et par une mise à la terre inappropriée, qui entraînait un manque de courant électrique. 

Grâce à l’amélioration du matériel fourni et à l’utilisation correcte des clôtures électriques par ces agriculteurs, les dommages causés par les loups et les ours ont été réduits de plus de 100 000 € par an. Ces résultats ont conduit à une amélioration du système au niveau national. Nous avons mis en place une coopération régulière avec les agriculteurs qui reçoivent des clôtures électriques et avons commencé à effectuer des contrôles réguliers pour vérifier leur utilisation correcte. Une attention particulière est accordée si des dommages se produisent malgré l’utilisation de filets électriques de 170 cm. Jusqu’au printemps 2017, nous avons distribué 90 ensembles de clôtures électriques hautes et, au niveau national, nous avons réussi à économiser en moyenne 35 % ou 185 000 € par an en compensation de dommages. »

Qu’est-ce que cela prouve ? Pour moi, cela montre que la cohabitation n’est pas seulement de la responsabilité des éleveurs. En France, on aime nous faire croire que les éleveurs sont responsables de la situation actuelle, et il faut reconnaître qu’il existe une poignée d’irréductibles qui refuseront toujours la cohabitation. Mais l’administration n’a-t-elle pas également sa part de responsabilité ? Est-il normal qu’en 2019, les préfets ne voient qu’un seul moyen de protéger les troupeaux : faire appel à la brigade loup pour éliminer une espèce pourtant protégée, alors que les tirs de loups sont inutiles, inefficaces et qu’ils désorganisent les meutes ? 17 ans après le retour de ce grand canidé, pourquoi aucun protocole n’a été mis en place pour aider les éleveurs à défendre leurs troupeaux ? Pourquoi n’avons-nous pas de clôtures électriques efficaces à leur proposer ? Pourquoi la France se trouve en seconde position du classement en montant des compensations versées alors que nous n’avons sur notre territoire qu’une cinquantaine d’ours et au maximum 500 loups ?

La présence sur le terrain après chaque prédation des agents du Slovenia Forest Service a permis de comprendre pourquoi les moyens de protection proposés étaient inefficaces. Cela a permis également d’instaurer une relation de confiance entre les éleveurs et les agents de l’Etat. C’est grâce aux études sur le terrain que les agents ont pu déterminer la meilleure façon de poser les clôtures électriques (en cercle pour éviter que les moutons arrachent la clôture lorsqu’ils se mettent à courir), la longueur minimale et maximale de l’installation pour qu’elle soit efficace, sa hauteur, la puissance du courant nécessaire pour effaroucher les ours et les loups. Ce travail a permis de constater une baisse des prédations liées au loup après 2010 et la stagnation des prédations attribuées à l’ours. Il est important de préciser que la population de loups a doublé depuis 2010, passant de 40 à 80 individus. La population d’ours serait passée de 600 individus à plus de 900 !

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