Le zoo du Faron (Toulon) donne un puma à un particulier après avoir cédé un ours aux Poliakov

Depuis des années nous dénonçons les conditions de détention des animaux au zoo du Faron.
Suite à de nombreuses plaintes rédigées par des visiteurs scandalisés qu’un tel endroit puisse exister en France, comme en témoignent les commentaires laissés sous notre article (http://www.aves.asso.fr/2012/06/la-triste-vie-des-animaux-du-zoo-faron-vos-temoignages/), nous avons lancé une pétition qui a été signée par plus de 43.750 personnes : http://www.aves.asso.fr/2014/06/petition-internationale-contre-le-zoo-du-mont-faron-a-toulon/

Suite à cette action, la DDPP du Var a demandé à la direction du zoo d’améliorer les conditions de détention d’une panthère noire, qui était maintenue en captivité dans une cage ridicule, ne répondant pas aux besoins naturels de l’animal.

Mont-Faron Toulon

Pour répondre à nos accusations, la direction du zoo du Faron s’est toujours défendue en affirmant ne pas être un zoo, mais une fauverie spécialisée dans la reproduction d’espèces menacée, et travaillant avec des vétérinaires, ce que nous avions dénoncé en février 2014, puisque les vétérinaires du CRESAM avaient écrit dans un bulletin interne qu’ils testaient leurs protocoles d’anesthésie sur les animaux du zoo… on est loin d’une mission de reproduction et de réintroduction d’animaux menacés dans leur milieu naturel !

cresamReproduction oui. Conservation, sûrement pas ! 

Le zoo du Faron laisse ses animaux se reproduire alors qu’il manque déjà d’espace pour accueillir ses propres animaux. C’est irresponsable, mais ça permet au zoo de justifier son utilité auprès des quelques visiteurs qui s’y perdent. Parfois leur discours fonctionne et les gens pensent avoir fait une bonne action en visitant cette prison pour animaux, d’autres, plus critiques, en sortent choqués et nous demandent pourquoi les autorités françaises ne font rien pour fermer cet endroit.

Malheureusement, ce n’est pas simple. Il faudrait faire évoluer la législation pour contraindre le zoo à améliorer les cages de ses pensionnaires ou le contraindre à se séparer des animaux qu’il ne peut exploiter dans des conditions décentes. Le zoo du Faron en 100 photos cauchemardesques.

DDPP_Poliakov3Mais il y a pire. Après avoir cédé un ours aux Poliakov, un couple de montreurs d’ours qui sévit en France et contre lequel nous nous battons également, nous avons appris par la presse Normande que le zoo du Faron a offert un puma à un particulier, non capacitaire ! Cette information est scandaleuse. Comment peut-on laisser un zoo qui se présence comme un centre d’élevage d’animaux menacé distribuer ses animaux à des dresseurs ou à des particuliers ? Depuis quand est-ce la mission d’un zoo de fournir les saltimbanques ou d’offrir des animaux au grand public ?

Heureusement, le Préfet du Var a refusé de délivrer le certificat de capacité à Jack Muller, qui explique dans la presse être SDF et au RSA !  Contactée par nos soins, la DDPP du Var confirme que « M. le Préfet du Var a refusé de délivrer un certificat de capacité à M. Muller. Il est envisagé de transférer l’animal vers un centre spécialisé dans la desimprégnation avant placement dans un zoo autorisé. La procédure contradictoire obligatoire avant la mise en oeuvre de la mesure est en cours. » Cependant, aucun commentaire sur le fait que la fauverie du Faron élève des animaux pour les condamner à une vie de misère !

AVES France a contacté les autorités pour demander des explications sur ces « cessions » d’animaux. Nous demandons également que le zoo ne soit plus autorisé à reproduire ses animaux, ne pouvant visiblement pas leur offrir des conditions de vie décentes. Il est intolérable qu’un zoo puisse laisser ses animaux se reproduire pour alimenter les cirques ou pour les offrir à des particuliers.

En attendant, nous vous invitons encore à déposer des avis sur le zoo du Faron sur les sites suivants :

et à signer encore notre pétition : http://www.mesopinions.com/petition/animaux/mobilisation-internationale-contre-zoo-mont-faron/12210

Le zoo d’Amnéville perd son statut de membre permanent de l’EAZA

L’établissement de Michel Louis, qui a fait l’objet d’une inspection de l’Association européenne des zoos en juin, est rétrogradé au statut de membre temporaire pour un an. En cause : son numéro de dressage de tigres, le Tiger World.

Les activités de cirque ne sont pas compatibles avec les missions des zoos. C’est la conclusion rendue par l’EAZA, Association européenne des zoos et des aquariums, qui s’est penchée sur le cas du zoo d’Amnéville cet été.

Code animal et Aves avaient conjointement, en mai dernier, demandé à l’organisation d’exclure l’établissement de Michel Louis de la liste de ses membres. Motif : l’introduction d’un numéro de cirque avec des tigres, le Tiger World, qui avait choqué tant de nombreux défenseurs des animaux que la communauté des zoos.

Lire la suite : Le zoo d’Amnéville perd son statut de membre permanent de l’EAZA

Le Ripoublicain Lorrain continue de servir la soupe au TigerWorld d’Amnéville

Hier, lundi 1er juin 2015 à 16h41, nous avons reçu un message d’une « journaliste » – permettez les guillemets – du « Républicain » Lorrain, nous demandant de la rappeler dans l’heure, car un article allait être publié dans l’édition du lendemain au sujet de l’annulation du happening contre TigerWorld. 

   

Pour rappel, AVES France et Code animal ont lancé une action depuis déjà de longs mois contre ce spectacle de dressage de tigres et, forts de 40.000 soutiens, obtenu une inspection du zoo par l’EAZA dans les jours à venir. 

269Life a décidé d’organiser un happening devant le zoo. Programmé pour le samedi 6 juin, des centaines de militants s’étaient engagés à s’y rendre. Mais le Préfet en a décidé autrement en interdisant que la manifestation, statique et pacifique, ne se tienne à moins de 4 kilomètres du zoo. On commencerait presque à se demander si l’on a encore, en France et en 2015, le droit d’exprimer une opinion si celle-ci va à l’encontre d’une entreprise qui brasse des millions d’euros… 14 millions en 2011 ! A ce niveau là, on a bien droit à une protection rapprochée et à une publicité pleine page dans les torchons locaux. 

Mais revenons-en aux méthodes du Ripoublicain Lorrain. 

Depuis le début des travaux, on ne compte plus les « articles » qui annoncent en fanfare la création de l’attraction TigerWorld. Permettez, une fois encore les guillemets, car utiliser le terme d’articles pour qualifier les publicités déguisées que le journal fait au zoo est une insulte aux vrais articles des vrais journaux écrits par de vrais journalistes. 

Donc la méthode est de décider en conférence de rédaction qu’on va faire un nouvel article promotionnel sur le zoo d’Amneville, mais il faut changer d’angle pour ne pas que ce soit trop perçu par le lecteur comme de la publicité. Pensez-vous… Donc, une heure avant la clôture, on demande en urgence une réaction aux gens concernés. Enfin, presque, puisque pour parler d’une action 269Life ils ont envoyé un message à AVES France. Gros travail journalistique. Mais de toute façon, la messe était déjà dite. Le pseudo article était déjà écrit, sur un ton d’un mépris pour les défenseurs de la cause animale que je n’avais encore jamais rencontré auparavant. On y retrouve tous les clichés : « parisiens », refusant les « bêtes en cage » ou que « l’homme se prête à une consommation de viandes, poissons et autre nourriture provenant du règne animal ». Mieux encore, les membres de 269Life se sont « autoproclamés défenseurs de la cause animale ». Par contre, TigerWorld est qualifiée d' »animation d’envergure ». 

J’entends souvent dire qu’il faut soutenir la presse locale. Je comprends ceux qui le font. Mais de grâce, ne lisez pas cette merde, tout juste bonne à allumer le barbecue pour faire griller nos saucisses de tofu. 

L’article en question : http://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-metz-agglo-et-orne/2015/06/02/zoo-le-happening-des-anti-annule

   

La préfecture refuse le happening devant le zoo d’Amnéville

Le happening organisé par 269LIFE FRANCE le 6 juin pour protester contre le Tiger World et plus généralement contre les zoos, centres de détention pour animaux, est annulé.

Le refus est motivé par une soit disant « gène à la circulation » mais nous ne sommes pas dupes !!!

La préfecture refuse que cette manifestation se déroule à côté du zoo et propose un lieu à 4 kms du zoo annulant tout impact du happening.

Une nouvelle fois le droit de manifester de façon pacifique est bafoué et nous dérangeons !!! Y aurait il eu tractations, accords secrets ?

269 LIFE FRANCE explique leur décision d’annuler cet événement :

– comme indiqué ci-dessus, nous avons essuyé un refus « motivé » pour gène de la circulation de la part de la préfecture.
– précédemment, 3 militants sont allés tractés et ont fini au bout de 10 mn au poste de la gendarmerie.
« – faire venir des militants de loin, occasionne beaucoup de frais et certains n’en ont pas les moyens,
– surtout si nous nous faisons embarquer au bout de 10 mn après 4 heures de trajet aller et 4 heures retour.
– de plus, nous nous sentons responsables des militants qui nous font confiance et nous leur devons cette honnêteté et loyauté
– et pour finir, notre contact, sur place, ayant déclaré pour nous la manifestation, a vu sa famille convoquée et interrogée par la gendarmerie locale…
Nous vous laissons apprécier les moyens de pression exercées… »

Mais nous n’avons pas dit notre dernier mot ……

Pour ceux qui sont dans la région d’Amnéville une militante organise un tractage d’information pour dénoncer la maltraitance liée à ce zoo. Pour les personnes intéressées merci de contacter Tiphaine Carélie à l’aide du formulaire ci-dessous.

Merci pour votre mobilisation.
AVES FRANCE continuera ses actions contre le zoo d’Amnéville et le spectacle du Tiger World avec les associations partenaires.

ACTION TERMINEE ! MERCI POUR VOTRE PARTICIPATION !

Tiger World : Code animal et Aves France demandent à l’EAZA d’exclure le zoo d’Amnéville

Le 11 avril dernier, le zoo d’Amnéville franchissait un cap de plus dans l’exploitation animale et dans le détournement de sa mission de conservation : il inaugurait le Tiger World, un « spectacle » de dressage de fauves, sept tigres du Bengale et deux tigres blancs.

Le 24 avril, Code animal et Aves France réagissaient en lançant une action en ligne composée de trois parties :

  • une pétition demandant à Michel Louis, propriétaire du zoo, de renoncer à ce numéro ;
  • un formulaire d’envoi de mails à l’EAZA, l’association européenne des zoos et des aquariums, lui demandant de rayer le zoo d’Amnéville de la liste de ses membres ;
  • une tweetstorm #NonAuTigerWorld destinée au compte Twitter de l’EAZA, pour faire participer les internautes à la protestation.

Aujourd’hui, la pétition (en ligne depuis janvier 2014) a recueilli plus de 38 000 signatures et sera envoyée à l’EAZA par Aves France. Près de 500 mails ont également été expédiés par les internautes à l’EAZA. Environ 5 500 comptes Twitter ont été atteints par la « tempête de tweets ». Code animal a écrit à l’EAZA pour lui faire part de la mobilisation et pour exiger l’exclusion de l’établissement de Michel Louis.

Car les zoos, qui revendiquent des missions d’éducation du public et de conservation des espèces, se trouvent là face à une aberration en termes de discours. Comment parler de pédagogie quand on présente des animaux dans des numéros contre-nature, le plus souvent douloureux, quand on les contraint – un traumatisme pour cette espèce solitaire – à partager en groupe un espace restreint ? Comment parler de respect et de préservation des espèces quand le dressage seul est une coercition pour des animaux sauvages ravalés au rang de biens de consommation ?

Code animal et Aves France s’insurgent contre cette entreprise scandaleuse sur le plan éthique. L’association de protection animale 269 Life France a également rejoint la protestation et organisera un happening le 6 juin devant le zoo d’Amnéville.

Contact

• Franck Schrafstetter, président de Code animal : info@code-animal, 06 14 82 21 84
• Christophe Coret, président d’Aves France : contact@aves.asso.fr

#TigerWorld Acte III : happening le samedi 6 juin 2015 devant le zoo d’Amnéville

ATTENTION : le rassemblement devant le zoo a été interdit par la préfecture. Merci de ne pas vous rendre au happening : http://www.aves.asso.fr/2015/06/le-ripoublicain-lorrain-continue-de-servir-la-soupe-au-tigerworld-damneville/

AVES France lutte depuis janvier 2014 contre TIGERWORLD, le spectacle de tigres du zoo d’Amnéville. Depuis avril 2015, plusieurs représentations quotidiennes ont lieu dans le parc zoologique qui a décidé de se transformer en cirque.

Acte I : pétition et débat public

L’acte I de notre action a consisté en une pétition signée aujourd’hui par plus de 38.000 personnes. Le but était de montrer à Michel Louis, directeur de l’établissement, que le public s’opposait à l’exploitation des animaux et à la transformation d’un parc zoologique en cirque. Nous avons médiatisé l’affaire afin que naisse un débat autour de ce sujet, sans toutefois recevoir un écho favorable de l’administration française, des associations nationales, européennes et internationales qui gèrent les parcs zoologiques ou de la direction du parc. Cependant, nos articles ont été lus par 45.000 personnes dont 38.000 ont signé la pétition. Nous avons même obtenu le témoignage de Patrick Jardin, responsable du CERZA et du Parc des Félins, qui dénonce fermement ces parcs qui, pour le profit, « n’hésitent pas à abuser des animaux sauvages pour des effets toujours plus spectaculaires ».

Acte II : CyberAction avec Code Animal

Le 24 avril 2015, AVES France et Code Animal ont lancé une nouvelle phase à la mobilisation. Nous avons décidé de lancer une mobilisation sur internet. Désormais, TigerWorld n’est plus un projet, c’est devenu une réalité. Les médias français, toujours acquis à la cause de ceux qui leur fournissent de belles images d’animaux, ont tous réalisé des « reportages », qu’on pourrait plutôt qualifier de « publicités » car aucune chaîne ne nous a permis de nous exprimer. Pas un mot sur l’opposition au projet. Rien ! Le zoo d’Amnéville est puissant car il brasse énormément d’argent. Il finance même des projets de conservation de la faune sauvage. Alors pas de vague ! Tout le monde laisse Michel Louis faire ce qu’il veut. Nous avons donc demandé à nos militants d’envoyer des mails à l’EAZA (l’Association européenne des zoos et des aquariums) pour lui demander la radiation du zoo d’Amnéville de ses membres. En quelques jours, près de 450 emails ont été envoyés… pas de réponse ; ça vous étonne ?

Acte III : happening contre TigerWorld devant le zoo d’Amnéville le samedi 6 juin 2015

Puisque nous ne sommes pas entendus et que Michel Louis, fort du succès de TigerWorld, nous menace désormais de la création d’un delphinarium dans les années à venir, une nouvelle action a été initiée par 269 Life. AVES France s’associe bien évidemment à cette action et certains de nos membres seront également sur place. Nous vous invitons d’ailleurs à les rejoindre. Vous trouverez plus d’informations sur la page Facebook : https://www.facebook.com/events/1466606540297950/

Vous trouverez aussi des propositions de covoiturage pour vous rendre sur place : https://www.facebook.com/events/467777230047844/

Le lieu prévu pour le happening se situe juste à côté de l’entrée du Zoo d’Amnéville : 1 rue du Tigre – 57360 AMNÉVILLE

CyberAction : Non au spectacle de dressage de tigres « Tiger World » au zoo d’Amnéville !

À vos claviers pour demander à l’EAZA de ne pas être complice du Tiger World d’Amnéville !

Aves France et Code animal organisent ensemble une cyberaction pour que le zoo d’Amnéville renonce à son spectacle de dressage de tigres, Tiger World. Cette “attraction”, qui met en scène sept tigres du Bengale et deux tigres blancs, est une absurdité et une aberration pour qui prétend œuvrer pour la préservation des espèces comme pour l’éducation du public. <lire l’article sur Zoo-de-france.com>

Nous savons que l’initiative de Michel Louis, directeur du zoo d’Amnéville, a d’ores et déjà suscité un certain émoi chez les propriétaires de zoo. Nous demandons aujourd’hui à l’EAZA, Association européenne des zoos et des aquariums, de refuser d’être complice de l’établissement de Michel Louis en le rayant de ses membres.

Vous pouvez nous y aider depuis votre ordinateur ! Voici comment.

  • Participez à notre Tweestorm d’une semaine, en envoyant le Tweet suivant (texte + image) :

Tweetstorm #NonAuTigerWorld L’ @EAZAFund doit rayer le zoo d’ #Amneville de ses membres. Zoo-de-france.com

fb_tigerworld_profil

 

  • Changez votre photo de profil sur Facebook pendant une semaine, prenez la nôtre !
  • Signez notre pétition pour demander au directeur du zoo d’Amnéville de renoncer à son projet et faire part de votre mécontentement aux élus de la communauté de communes du pays Orne-Moselle : http://www.mesopinions.com/petition/animaux/spectacle-tigres-tiger-world/11337
  • Envoyez un mail à l’EAZA pour lui demander de rayer le zoo d’Amnéville de ses membres en remplissant le formulaire ci-dessous :

ACTION TERMINEE ! MERCI POUR VOTRE PARTICIPATION !

L’ours Bruno, 40 ans de vie en captivité au parc de Cavriglia en Italie

L’ours Bruno a 40 ans !
40 ans rendez-vous compte !

Il est arrivé d’Estonie en 1975 et il vit depuis dans le parc de Cavriglia, en Italie.

De 1975 à 2003, Bruno a vécu dans la fosse d’un petit zoo géré par l’administration communale, au cœur du parc naturel de Cavriglia. C’était un peu la mascotte qui devait attirer les visiteurs dans cet espace de 600 hectares dédié aux balades sur des sentiers, permettant tantôt de croiser des animaux de la ferme, tantôt des animaux sauvages en liberté… mais aussi quelques-uns enfermés dans des cages, comme les bisons d’Amérique ou l’ours brun.

En 2003, l’administration a reçu un don qui a permis d’offrir à Bruno un nouvel espace. Après 28 ans en fosse, l’un des murs est tombé pour qu’il puisse enfin avoir accès à un espace boisé, répondant mieux à ses besoins.

Les ours captifs ont besoin de temps pour s’adapter à leur environnement. J’ai observé des ours en Roumanie retourner par réflexe dans leur fosse bétonnée, alors qu’elle était ouverte sur un immense parc boisé. C’est un peu le cas de Bruno, qui parfois retourne dans sa fosse, comme vous pouvez le voir sur la photo en noir et blanc, tête baissée, comme accablé. Cette photo a été prise par des bénévoles l’été dernier.

Mais depuis 2007, le parc est abandonné. Une grave crise dans la gestion de la structure a conduit à son abandon. Si la mairie a toujours continué à nourrir les animaux et à faire passer un vétérinaire, il n’y a plus de personnel sur place et ce sont les bénévoles de l’association LEAL qui s’occupent aujourd’hui des animaux, avec l’accord de la municipalité. Les plus petits animaux ont été transférés, mais Bruno, trop vieux pour supporter une anesthésie ou même un brusque changement dans ses habitudes, doit rester sur place.

Actuellement, il reste sur place l’ours Bruno, le bison américain Arturo, l’autruche Garibaldi, 7 moutons, 15 macaques, le poney Paco, 10 lamas libres dans le parc et des oies dans l’étang.

Bruno est le doyen. Le plus fragile certainement, compte tenu de son âge. Il reçoit régulièrement la visite de son vétérinaire et des bénévoles de l’association, qui le stimulent pour tromper son ennui et sa solitude. Car si dans la nature les ours sont des animaux solitaires, Bruno, qui a passé 40 ans entouré et observé, est dépendant de l’homme, autant pour se nourrir que pour combler son besoin d’attentions. C’est pourquoi les bénévoles complètent la nourriture fournie par la mairie par des fruits et légumes frais, et même du miel, qu’ils éparpillent dans son enclos pour l’obliger à chercher, à passer le temps. Une autre mission sera de recouvrir la totalité du béton de l’enclos avec de la végétation.

Il n’y a ni caméra de surveillance, ni clôture. Le parc est donc laissé en accès libre et sans aucun contrôle. Les bénévoles doivent assurer la sécurité du site, puisque le parc n’est plus gardé et qu’il est isolé dans une zone fréquentée par les chasseurs et les adeptes de sports mécaniques. L’association LEAL tente d’obtenir l’autorisation pour installer des caméras de surveillance.

LEAL dépense au minimum 200€ par mois pour améliorer le quotidien de l’ours Bruno. AVES France a décidé de lancer une collecte pour les aider.

Nous vous invitons à envoyer vos dons via notre formulaire de collecte, en précisant dans la case « Commentaire » que le don doit-être attribué à « ours Bruno – Italie ». 

https://www.helloasso.com/don/associations/aves-france

Merci pour votre générosité.

A la demande de LEAL, nous vous invitons également à signer leur petition contre la captivitéhttps://www.change.org/p/al-parlamento-europeo-e-alla-commissione-ambiente-abolizione-degli-zoo-e-della-detenzione-in-cattivita-degli-animali-selvatici-abolition-of-zoos-and-detention-of-wild-animals-in-captivity

Vous pouvez également suivre Bruno sur la page facebook :

https://www.facebook.com/pages/IostoconBruno/343442805853067

Les parcs zoologiques ne sont pas des cirques

AVES France a lancé une pétition en janvier 2014 contre le projet TIGER WORLD du zoo d’Amnéville. Depuis, des dizaines de milliers d’anonymes ont signifié leur désaccord avec ce projet, sans que nous ne réussissions à obtenir d’opposition de la part des professionnels du secteur. C’est désormais chose faite.

Aujourd’hui, Patrick Jardin, co-fondateur du CERZA et fondateur du Parc des Félins, romp l’omerta et prend la parole pour « réagir sur l’évolution de certaines enseignes qui n’hésitent pas aujourd’hui à déformer notre métier et notre but de conserver les espèces menacées. »

Son but ? Défendre  les parcs zoologiques, ceux qui n’ont pas oublié leur mission et qui sont aujourd’hui menacés par « d’autres établissements qui n’hésitent pas à abuser des animaux sauvages pour des effets toujours plus spectaculaires ». Car tous les parcs zoologiques « ne sabordent pas leurs valeurs en ne pensant qu’à l’apport financier que ces animaux de captivité peuvent leur apporter. »

Nous vous livrons son témoignage, étant l’un des seuls du secteur à prendre position contre les dérives actuelles.

Les parcs zoologiques ne sont pas des cirques

Le passé des parcs et jardins zoologiques n’a pas toujours été des plus glorieux. Historiquement, les ménageries royales étaient uniquement destinées à satisfaire la curiosité des anciens puissants de ce monde et de montrer leur suprématie au reste de la population. L’ouverture des premiers zoos au grand public n’a guère amélioré cette vision. Ceux-ci sont devenus une vitrine de la puissance coloniale : des entassements d’animaux sauvages dans des espaces confinés sans respect de leurs besoins fondamentaux, voilà ce que l’on trouvait encore au début du XXème siècle.

Les résultats observés aujourd’hui, sont le fruit d’un long processus. Plus de trente ans depuis la signature de la Convention de Washington ont du s’écouler pour considérer que le bien-être, la conservation, et l’éducation devait être des prérogatives des établissements zoologiques.

L’appellation «Parc zoologique» est aujourd’hui menacée par d’autres établissements qui n’hésitent pas à abuser des animaux sauvages pour des effets toujours plus spectaculaires. Pour attirer un maximum le public, tous les moyens sont bons. Les animaux sauvages font l’objet de toutes les convoitises de la part des humains : chassés, piégés ou braconnés pour certains ; enfermés, exhibés ou détenus illégalement pour d’autres.
Que le spectacle commence… Hypnotisé par certains reportages télévisés, le public reste conquis par la proximité entre l’homme et l’animal sauvage. Cette fausse vérité d’un lion qui aime être caressé par un humain, est insoutenable pour Le Parc des Félins.

Les intentions de ces parcs sont purement spéculatrices, et se vouent à une désinformation impressionnante, que nous avons réduite depuis des années.
Les sollicitations pour caresser ou biberonner un félin sont nombreuses et nous émettons ce constat amer de l’amalgame qui est fait entre les parcs zoologiques, qui ont le devoir de respecter l’animal sauvage, et les cirques qui déforment leur beau naturelle.

Depuis plus de 30 ans, Patrick Jardin, cofondateur du parc CERZA et fondateur du Parc des Félins, milite activement contre l’exploitation de ces animaux sauvages. Les différents établissements qu’il a crées ont toujours eu pour
objectif l’élevage d’animaux dans des conditions de vie optimales.

Inutile de faire du spectacle pour susciter l’émerveillement chez petits et grands. Le monde du vivant est suffisamment beau et riche pour qu’il y ait nécessité de le pervertir avec des numéros contre nature. Les exemples récents, largement mis en lumière par les médias vont à l’encontre de notre travail.

Qu’y atil de plus beau qu’une tigresse qui élève sereinement sa progéniture ? Car ne l’oublions pas, si la tendance actuelle est de faire rentrer le spectacle au cœur du monde des parcs zoologiques, notre devoir est de s’interroger sur le quotidien des animaux qui subissent la loi du plus spectaculaire…

Rappelons que pour satisfaire cette hérésie de caresser des lions, des tigres et autres animaux sauvages, ou de travailler, comme ils l’énoncent, les bébés sont arrachés à leur mère pour satisfaire le besoin primitif de l’humain
qui n’est autre que de s’imposer à lui !

Qu’y atil de pédagogique là dedans ?
Que font tous ces animaux lorsqu’ils ne sont pas en représentation ? Dans quelles conditions viventils réellement ?

Il est de notre devoir d’enseigner aux nouvelles générations le respect de la faune. Comment nos descendants peuventils avoir envie de nous aider à protéger toute cette biodiversité si on tolère aujourd’hui de les voir contraints à des prouesses sans respect de leur intégrité ??

Il n’y a aucune vocation pédagogique à tout cela… sinon celle que les intérêts commerciaux prévalent en tout point
sur le respect du vivant…

Lire également en PDF :
Parc des Félins militant
zoo le grand mensonge Patrick Jardin

 

Photo fournie par le Parc des félins. ©  Olivier Wojciechowski et Eric Simon