Greta Thunberg, lauréate du Prix Liberté, était à Caen ce dimanche 21 juillet 2019

En ce dimanche caniculaire, la jeune militante pour le climat Greta Thunberg était présente en Normandie pour recevoir le Prix Liberté.

Le Prix Liberté propose à la jeunesse du monde entier de désigner chaque année une personnalité ou une organisation engagée dans un combat exemplaire en faveur de la liberté, comme s’engagèrent ceux qui, au péril de leur vie, débarquèrent le 6 juin 1944 sur les plages de Normandie.

Greta Thunberg a été choisie par des jeunes de 15 à 25 ans, à l’issue d’un vote en ligne, ouvert du 1er au 31 mars 2019. Elle a obtenu 41,67 % des voix, devançant Raif Badawi, blogueur saoudien âgé de 35 ans (actuellement emprisonné) et Lu Guang, photojournaliste chinois âgé de 58 ans, également en détention.

Greta Thunberg est une lycéenne suédoise âgée de 16 ans, qui s’est fait connaître en initiant une grève de l’école pour le climat puis en dénonçant l’inaction des chefs d’Etat et de gouvernements et du manque de prise de conscience concernant l’urgence climatique. Greta Thunberg est intervenue notamment lors de la COP24, en décembre 2018 à Katowice (Pologne), puis au forum économique de Davos (Suisse), début 2019. Sa personnalité calme, sereine, incroyablement mâture pour son jeune âge et sa détermination à se battre pour que la jeune génération prenne conscience de l’urgence climatique l’a rendue populaire. Elle incarne désormais la lutte contre le réchauffement climatique. Le mouvement Youth for climate se développe partout dans le monde et résonne comme un écho à ses appels : http://youthforclimate.fr

Le réchauffement climatique, c’est notre guerre…

Greta Thunberg a donc reçu le Prix Liberté des mains de deux vétérans, Léon Gautier, vétéran du commando Kieffer, et Charles Norman Shay, vétéran américain du Débarquement, parrains du Prix Liberté. Environ 1500 personnes étaient présentes à la cérémonie, dans les jardins de Abbaye-aux-Dames à Caen (et nous sommes ravis d’avoir pu participer à cet évènement).

« En tant que soldat, je me suis battu pour la liberté et pour libérer l’Europe et le monde du nazisme il y a 75 ans. Mais cela n’a aucun sens si notre mère Nature est profondément blessée et que notre civilisation s’effondre en raison de comportements humains inappropriés », a déclaré Charles Norman Shay, se disant « très heureux la jeune génération se batte pour cette noble cause ».

Greta, elle, a annoncé qu’elle donnerait les 25.000 euros du prix à quatre organisations œuvrant « pour la justice climatique et aidant des habitants du sud de la planète qui sont déjà affectés par l’urgence climatique et écologique. »

Chez AVES France, les bouleversements climatiques et l’érosion de la biodiversité sont des sujets qui nous concernent évidemment. Nous participons aux manifestations pour le climat et sensibilisons les enfants dans les écoles avec notre spectacle Papouk le Pizzly, un ours polaire pas comme les autres. Nous avons d’ailleurs pu remettre un exemplaire du livre à Greta. Nous pensons que chacun, à son niveau, doit agir pour le climat. Demain, quelle planète laisserons-nous aux nouvelles générations ? La paix et notre liberté sont des valeurs d’une fragilité extrême. Résisteront-elles face au manque de ressources et aux migrations climatiques ? Greta n’est pas la solution et elle le sait. Elle est simplement une ambassadrice de cette cause qui nous dépasse tous. Elle inspire les jeunes et leur donne envie d’agir, et c’est déjà beaucoup.

Une invitation à l’assemblée nationale mardi 23 juillet 2019

Durant son séjour en France, Greta est invitée à se rende à l’Assemblée nationale mardi 23 juillet. Elle y a été invitée par les 162 députés membres du collectif transpartisan pour le climat « Accélérons », pour une réunion ouverte aux autres parlementaires. A ses côtés interviendront des jeunes Français engagés pour le climat et la climatologue Valérie Masson-Delmotte, vice-présidente du Giec.

Pourtant, certains politiques, comme Guillaume Larrivé (LR) considèrent qu’il n’a pas de leçon à recevoir de la jeune Suédoise et a demandé à ses collègues de boycotter son intervention :

« J’appelle mes collègues députés à boycotter Greta Thunberg à l’Assemblée nationale. Pour lutter intelligemment contre le réchauffement climatique, nous n’avons pas besoin de gourous apocalyptiques, mais de progrès scientifique et de courage politique. »

On peut se demander si certains de nos hommes politiques ont compris l’urgence écologique. Tout ne se résoudra pas par les progrès scientifiques… quand au courage politique, les décennies de politique de l’autruche et d’inactions ne jouent pas vraiment en leur faveur. Mais peut-être qu’il n’accepte tout simplement de prendre une leçon par une adolescente plus consciente que lui des enjeux pour demain ? Car le demain de Greta ne se résume pas à la durée d’un mandat politique.

 

La mascotte d’ours polaire d’AVES France fait sensation lors de la Marche pour le Climat à Paris

Samedi 16 mars 2019, AVES France a participé à la Marche du Siècle, à l’appel de nombreuses associations unies dans la lutte contre le réchauffement climatique, la perte de la biodiversité et l’injustice sociale. Pour l’occasion, nous avons investi dans une mascotte très réaliste d’ours polaire.

Si l’ours polaire est très souvent devenu le symbole du réchauffement climatique, il est – dans le cadre d’une manifestation – l’occasion de créer le dialogue avec les passants et de leur transmettre une émotion. Nous insistons toutefois sur le fait que l’ours polaire est l’arbre qui cache la forêt, puisque les victimes du réchauffement climatique ne s’arrêtent évidemment pas aux espèces emblématiques. Les effets du réchauffement global de la planète auront un impact majeur sur les pays du sud (sécheresses, famines), sur les océans (acidification, montée du niveau de la mer, réchauffement), sur les pôles, mais aussi sur nos vies avec une accentuation des phénomènes météorologiques et un impact sur l’agriculture. C’est la raison pour laquelle nous estimons qu’il faut limiter l’augmentation de la température moyenne à 1,5°C.

 

Isha (prénom inuit qui signifie « protecteur ») est la copie (grand format) d’Aiyanna, la star de notre spectacle Papouk le Pizzly, un ours polaire pas comme les autres. On peut dire que notre ours polaire n’est pas passé inaperçu, pour le plus grand bonheur des enfants et même des nombreux adultes venus lui réclamer un « free hug ».

AVES France continuera de participer aux prochaines marches pour le climat et la biodiversité, ces deux thématiques étant particulièrement urgentes et préoccupantes pour notre avenir à tous. Parallèlement, nous réfléchissons avec les associations locales (en Normandie et dans la Nièvre) sur les actions collectives à mettre en place pour que la France respecte les engagements pris lors des accords de Paris. L’action individuelle n’est plus suffisante et il est urgent de transformer notre société pour limiter notre empreinte écologique.

A noter que le bureau local AVES France Nièvre participait à la Marche pour le climat de Nevers, Sylvie ayant rejoint le Collectif climat 58.

Besoin d’une mascotte d’ours polaire pour vos évènements ? Contactez-nous : https://www.aves.asso.fr/mascotte-ours-polaire-tres-realiste/

Samedi 16 mars 2019 : Marchons pour le climat et la biodiversité !

Samedi 16 mars, AVES France participera à la Marche du Siècle pour dénoncer l’inaction du gouvernement face à l’urgence climatique.

Une délégation d’AVES France sera présente à 14h, Place de l’Opéra à Paris avec des drapeaux, des pancartes et même un ours polaire pour la Marche du Siècle pour le climat et la biodiversité. Nous nous dirigerons vers la place de la République avec les nombreuses autres associations et citoyens qui répondront à l’appel : https://www.facebook.com/events/2398052453540792/

Une autre délégation d’AVES France se réunira à Nevers, AVES France ayant rejoint le collectif climat 58https://www.facebook.com/events/301576710558830/
Le rendez-vous est fixé à 9h45 devant la Gare de Nevers.

Quelles sont les revendications portées par les organisateurs de la Marche du Siècle ?*

Parce que nous ne voulons pas avoir à choisir entre vivre aujourd’hui et survivre demain. On ne peut pas avoir de justice climatique sans justice sociale, c’est une évidence.

Nous vivons dans un contexte environnemental et social de plus en plus critique : émissions record de gaz à effet de serre, disparition de la biodiversité, augmentation des températures et aggravation des inégalités, avec 14% de la population en situation de précarité en France.

En France, plus de 150 000 personnes ont participé aux Marches pour le climat organisées depuis septembre, plus de 2 millions ont signé L’Affaire du Siècle, les étudiant.e.s manifestent chaque vendredi pour défendre leur avenir et chaque samedi des milliers de personnes en gilet jaune descendent dans la rue pour demander plus de considération et des réformes sociales.

Ce 16 mars, dans la rue, nous combattons ensemble les dérèglements climatiques et la violence sociale, et nous refusons toute forme de répression ou de discrimination.

Face aux grands discours et à l’inaction du gouvernement, nous demandons des réponses à la hauteur de l’enjeu : la survie de l’humanité

Pour retrouver l’événement le plus proche de chez vous : https://ilestencoretemps.fr/16mars/

* informations reprises depuis l’évènement Facebook : https://www.facebook.com/events/2398052453540792/

Papouk le Pizzly : le spectacle d’AVES France sur l’ours polaire et le réchauffement climatique

Papouk le Pizzly, un ours polaire pas comme les autres, est un spectacle pédagogique proposé aux écoles primaires par l’association AVES France.

Les enfants sont invités chez Aiyanna, une ourse polaire qui après 25 années d’une vie bien remplie sur la banquise a décidé de parcourir la France pour témoigner de l’impact direct de nos modes de vie sur l’Arctique. L’ourse évoquera ses souvenirs d’une enfance insouciante et heureuse pendant les « phoques glorieuses », une époque où la nourriture était abondante. Son récit sera ponctué par des images réelles d’ours polaires et de l’Arctique, par des dessins animés, de la musique et des chansons…

En quelques décennies seulement, son océan glacé s’est métamorphosé. Elle a vu arriver par les airs et les eaux la pollution du monde des hommes, puis le climat se détraquer. Pour ses oursons devenus grands, pour les générations d’ours polaires à venir, elle a choisi de voyager à la rencontre des humains pour leur parler, pour témoigner des bouleversements qui touchent l’Arctique, de l’urgence climatique et leur adresser un souhait : celui de tout faire pour préserver notre planète. Bien sûr, elle parlera longuement de Papouk, son petit dernier, son chouchounours, un ourson pour lequel elle gardera pour toujours une infinie tendresse. Papouk est un ourson différent des autres ; c’est un Pizzly. Le fruit d’un amour provoqué par les bouleversements climatiques. D’un amour que l’on pensait impossible entre un grizzly et une ourse polaire. Dans la bonne humeur, Aiyanna donnera aux enfants quelques clefs pour qu’ils deviennent les acteurs du changement, pour que tous ensemble nous réussissions à enrayer l’emballement du climat.

Papouk le Pizzly, un ours polaire pas comme les autres est donc un spectacle optimiste dont le sujet principal est la protection de la nature, mais qui aborde également des sujets comme la différence, le métissage et la tolérance.

Pour toute information, AVES France vous invite à consulter le site du projet Papouk : www.papouk.org

Nos partenaires :

Cette création originale n’aurait probablement jamais vu le jour sans l’enthousiasme des équipes de Gifts for change et la confiance de Besson Chaussures, engagé dans la campagne #BessonForChange. 1 tote bag en coton bio acheté (4,90€), c’est 1€ reversé à AVES France pour le projet Papouk ! 

13 associations exhortent la France à s’opposer au commerce international des ours polaires et de leurs parties

coalition ours polaire 2012

COMMUNIQUE DE PRESSE

Contact:
Charlotte Nithart (Robin des Bois) – Tél: 01 48 04 09 36 ; Email : c.nithart@robindesbois.org    Céline Sissler-Bienvenu (IFAW France) – Tél: 03.26.48.29.20 ; Mobile : 06.17.56.10.74 ; Email : csissler@ifaw.org

13 associations exhortent la France à s’opposer au commerce international des ours polaires et de leurs parties

(Paris, France – 13 décembre 2012) – Dans la perspective de la prochaine conférence des parties à la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) qui se tiendra en mars 2013 à Bangkok (Thaïlande) et au menu de laquelle figure l’ours polaire et le commerce de ses parties, 13 associations françaises* de conservation de la nature et de protection des animaux, membres de la « Coalition Ours Polaires », appellent le gouvernement français à soutenir l’initiative américaine visant à interdire le commerce international des ours polaires et de leurs parties qui sera discutée à cette occasion.

Dans un courrier adressé en début de semaine à Madame  Delphine Batho, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, la Coalition rappelle que la demande pour les parties d’ours polaires -telles que les peaux- est en expansion alors que les ours polaires sont déjà gravement menacés par la perte de leur habitat due au changement climatique et par d’autres facteurs environnementaux. Entre 2007 et 2012, le nombre de peaux d’ours polaires proposées lors de ventes aux enchères de fourrures au Canada a plus que triplé. Les prix d’achat ont doublé.

« En Chine ou en Russie, le prix peut atteindre 100 000 USD pour l’acquisition d’une peau car cet animal est rare. Cet engouement est inquiétant. Au Canada, il encourage une hausse des quotas de chasse au sein de populations d’ours polaires déjà fragilisées. Le commerce international des ours polaires et de leurs parties représente une menace sérieuse pour l’espèce. Il doit être interdit et la CITES offre cette possibilité» souligne Céline Sissler-Bienvenu, directrice d’IFAW France, porte-parole de la Coalition.

Alors qu’il ne subsiste plus que 20 000 à 25 0000 ours polaires à l’état sauvage, le Canada qui en compte 15 000, est le seul pays continuant à autoriser chaque année, l’abattage de 600 ours polaires afin d’alimenter la chasse de subsistance, la chasse sportive, mais aussi le commerce international. Ainsi, en 2011, les parties de 441 ours polaires ont fait l’objet de transactions commerciales internationales.

Pourtant, l’avenir de cette espèce emblématique est sombre. Les scientifiques prédisent que les 2/3 des ours polaires pourraient disparaître d’ici à 2050.

« Si le changement climatique est incriminé en premier lieu, il ne faut pas oublier que le déclin des populations d’ours polaires est le fruit d’une combinaison de menaces : l’augmentation des activités industrielles dans l’Arctique, l’exposition des ours polaires aux contaminants chimiques comme le mercure et les PCB mais aussi le commerce international. Cette dernière menace peut être rapidement éradiquée sous l’égide de la CITES et la France a un rôle à jouer»  rappelle Charlotte Nithart, directrice de l’association Robin des Bois, porte-parole de la Coalition.

Les Etats-Unis – soutenus par la Russie – ont rédigé une proposition visant à transférer l’ours polaire de l’annexe II à l’annexe I de la CITES. Ce transfert permettrait d’accroître le niveau de protection de cette espèce en interdisant le commerce international de ces individus ou de leurs parties.
Dans quelques jours, l’Union européenne (UE) devra se positionner sur cette proposition. Alors que plusieurs Etats membres de l’UE y sont favorables, la France garde le silence.
Notes aux rédacteurs :

  • *Les associations membres de la Coalition Ours Polaires : Robin des Bois, IFAW France, Fondation Brigitte Bardot, One Voice, Sea Sheperd France, 30 millions d’amis, la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), l’Association AVES France, L214, le CRAC, Ecologie sans Frontière, les Amis de la Terre et ASPAS.
  • L’aire de répartition de l’espèce compte 5 états : Les Etats-Unis, le Canada, la Russie, le Groenland (Danemark) et la Norvège.
  • Il existe  19 sous-populations : 1 est actuellement en augmentation principalement en raison d’une réduction des quotas de chasse, 3 sont stables et 8 en déclin. Concernant les 7 autres sous-populations, les données disponibles sont insuffisantes pour évaluer la tendance actuelle.
  • La base de données de l’UNEP-WCMC CITES 2012 sur le commerce indique qu’entre 2001 et 2010, 32 350 spécimens d’ours polaires (morts ou vivants, et leurs différentes parties) ont été commercialisées au niveau international, y compris 4 327 peaux, 3 080 morceaux de peau, ainsi que plus de 5 700 griffes et dents.
  • L’inscription de l’ours polaire à l’Annexe I ne remet pas en cause la pratique de la chasse de subsistance traditionnelle des Inuit ou le commerce des spécimens d’ours polaires à des fins domestiques.