Justice pour les ours Micha, Bony, Glasha et les animaux détenus par les Poliakov

Le procès de Dany Bruneau et Alexandre Poliakov (dits « les Poliakov »), le couple de dresseurs établis à Chauvigny-du-Perche, dans le Loir-et-Cher, aura lieu mercredi 8 avril 2020 à 13h30 au Tribunal judiciaire de Blois.

Suite à la mort de l’ours Micha, que nous avions filmé lors de sa toute dernière prestation à Racquinghem (62) le dimanche 8 septembre 2019, ses « propriétaires » sont poursuivis pour :

  • sévices graves ou acte de cruauté envers un animal domestique, apprivoisé ou captif
  • mauvais traitements envers un animal placé sous sa garde par l’exploitant d’un établissement détenant des animaux
  • placement ou maintien d’animal domestique ou d’animal sauvage apprivoisé ou captif dans un habitat, environnement ou installation pouvant être cause de souffrance

L’association AVES France s’est évidemment constituée partie civile, puisque nous suivions ce dossier depuis de nombreuses années. Pour nous, la mort de Micha est un drame qui aurait pu être évité si l’administration avait joué son rôle et n’avait pas fait la sourde oreille lors des nombreux signalements qui lui ont été rapportés. Micha a été exploité jusqu’à la fin, dans des conditions effroyables (cf. L’ours Micha et le singe Mina exploités par les Poliakov lors d’une soirée privée à Villenave d’Ornon le 22 décembre 2018). C’est la raison pour laquelle nous demandons aujourd’hui le retrait définitif de tous les animaux détenus par le couple et de leur certificat de capacité.

Les Ours Bony et Glasha saisis sous la pression

La mort de Micha a créé une onde de choc et une large médiatisation, qui a même dépassé nos frontières. L’administration a été mise en cause et une forte pression a été exercée sur le Préfet du Loir-et-Cher dans le but de protéger les autres animaux détenus par le couple. Vendredi 29 novembre 2019, les ours Bony et Glasha ont enfin été saisis afin de recevoir des soins dans des sanctuaires adaptés. Leur saisie n’est cependant pas définitive et c’est la raison pour laquelle nous attendons le procès du 8 avril 2020 avec impatience. Nous espérons également pouvoir obtenir la saisie des autres animaux, et notamment le singe Mina qui a été exploité illégalement pendant plusieurs années.

Aujourd’hui, Bony est au Refuge de l’Arche (cf. Les ours des Poliakov, Bony et Glasha, ont été placés dans des refuges).

Glasha, renommée Franca, a été prise en charge par l’Alternativer Wolf- und Bärenpark Schwarzwald. Catherine et Beate nous donneront de ses nouvelles le samedi 22 février 2020 dans le cadre de la Journée mondiale pour sauver les ours, et en profiteront pour nous expliquer comment le Parc Alternatif des Loups et Ours de la Forêt-Noire prend en charge les animaux qui ont souffert de la captivité et du dressage.

5000 € pour soutenir les refuges

Grâce à votre soutien, mais aussi avec l’aide des utilisateurs du moteur de recherche Lilo, AVES France a pu effectuer un don de 2500€ fin 2019 pour soutenir le refuge de l’Arche, qui a pris en charge Bony. Le conseil d’administration de l’association a décidé d’attribuer un autre don de 2500€ au Bärenpark Schwarzwald pour sa prise en charge de Glasha – Franca.

 

L’Etat doit mettre un terme à l’exploitation des animaux sauvages !

Si les Poliakov sont responsables des mauvais traitements sur les animaux dont ils avaient la charge, il faut se rappeler que l’exploitation des animaux sauvages est encore légale en France, dans les cirques, les spectacles fixes ou itinérants, dans les soirées privées…

Près d’un an après le lancement de la Mission ministérielle sur le bien-être animal par le Ministère de la transition écologique et solidaire, où sont les annonces promises ? Les décisions courageuses ? Les mesures ambitieuses ? Faudra-t-il d’autres Micha pour qu’enfin nos politiques aient le courage de mettre un terme à l’exploitation des animaux sauvages captifs en France ?

Notre pétition contre les spectacles ayant recours à des ours et des loups : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/montreurs-loups-mettons-terme-exploitation-animaux/44785

Les ours des Poliakov, Bony et Glasha, ont été placés dans des refuges

Dimanche 8 septembre 2019, le tristement célèbre Ours Micha du couple de dresseurs Bruneau-Poliakov, était contraint une dernière fois de « faire le show » dans une fête de village à Racquingem. AVES france, alertée quelques jours plus tôt par un militant local (merci Stéphane), était sur place pour obtenir des images récentes de l’ours, qui n’était plus apparu publiquement depuis la liquidation judiciaire de l’entreprise SAS Animal Bien être. Avec la complicité de la Fondation 30 millions d’amis, nous avons alerté les autorités et organisé un contrôle ONCFS, afin de vérifier si l’ours était bien apte à se produire. Micha est apparu sur scène amaigri, fatigué, présentant des difficultés de concentration et se couchant régulièrement au lieu de répéter le numéro pour lequel il avait été dressé pendant de nombreuses années.

Nos vidéos ont permis d’alerter le Ministère de la transition écologique et solidaire, qui recevait parallèlement des images tournées par One Voice chez les Poliakov.

La ministre, déjà sensibilisée sur ce dossier par les actions de lobbying que nous menions depuis des années avec d’autres structures, comme la Fondation Brigitte Bardot, a rapidement pris la décision de placer Micha en urgence au zoo-refuge La Tanière afin qu’il y soit soigné.

Mardi 12 novembre 2019, alors que des représentants d’AVES France, de la Fondation Brigitte Bardot et de Four Paws étaient reçus à l’assemblée nationale par Aurore Bergé et Laetitia Romeiro Dias pour leur remettre le résultat de nos pétitions contre les « spectacles » des montreurs d’ours, l’ours Micha subissait une opération pour tenter de le sauver, opération suite à laquelle il n’a pu se réveiller.

Suite à la mort de Micha, la contestation s’est poursuivie pour demander la saisie de tous les animaux détenus par le couple de dresseurs. Nos organisations ont multiplié les courriers et les lettres ouvertes, les politiques ont demandé des comptes au Préfet du Loir-et-Cher, des milliers de citoyens attristés par la mort de l’ours ont participé à notre cyber-action.

Vendredi 29 novembre 2019, nos actions conjointes ont enfin payé !
Bony et Glasha ont été placés dans des refuges pour y recevoir des soins adaptés.
Bony est arrivé au refuge de l’Arche peu après 16h, où il a pu se reposer dans un abri. Il bénéficiera d’un bel enclos et d’un personnel aux petits soins, notamment pour soigner ses problèmes dentaires.
La femelle, Glasha, est arrivée dans la nuit en Allemagne, à l’Alternativen Wolf- und Bärenpark Schwarzwald. Elle sera soignée de sa tumeur à l’oeil et de ses problèmes dentaires. Elle bénéficiera d’un magnifique enclos forestier où elle pourra retrouver une vie d’ours presque normale.

 

2500€ pour le refuge de l’Arche

AVES France n’a pas les moyens financiers des grandes fondations, mais nous tenons à soutenir les refuges qui prennent en charge les ours. Aussi, le refuge de l’Arche recevra 2500€ pour la prise en charge de Bony. Nous attribuerons également un don prochainement au Bärenpark pour l’accueil de Glasha.

Notre soutien est rendu possible par vos adhésions, dons, achats dans notre boutique Bearz, mais aussi par les utilisateurs du moteur de recherche Lilo qui nous soutiennent, et toutes les personnes qui ont acheté un bracelet Ours chez Nature & Découvertes ou chez Gifts for change.

Le combat continue sur le plan judiciaire !

Si Bony et Glasha sont pour l’instant en sécurité, notre devoir est maintenant d’attaquer les Poliakov en justice afin que leur certificat de capacité leur soit retiré. En effet, nous refusons que leurs ours puissent leur être rendus, ou même qu’ils en prennent d’autre en charge. Nous voulons que tous leurs animaux leur soient confisqués et qu’ils soient soignés dans des structures adaptées. Le temps judiciaire peut être long. Nous nous y préparons. Nous continuerons bien évidemment notre lobbying pour que tous les spectacles des montreurs d’ours et de loups soient interdits en France, et soutiendront les demandes des associations partenaires, comme Paris Animaux Zoopolis, qui militent activement pour l’interdiction de l’exploitation de tous les animaux sauvages dans les cirques et les spectacles itinérants.

En finir avec les montreurs d’ours, ce n’est pas un sprint. C’est une course de fond.

On ne va pas se mentir. La semaine dernière, vous n’avez pas trouvé sur notre site d’article annonçant la mort de l’ours Micha. C’était trop dur pour moi. Perdre Micha, c’était une défaite. Ma défaite. Mon échec. Une claque. Cet ours, le dimanche 8 septembre 2019, était à quelques mètres de moi et malgré un contrôle ONCFS effectué à la demande d’AVES France et de 30 millions d’amis, Micha est reparti avec ses dresseurs. J’avais déjà filmé Micha plusieurs fois en 2015 et 2016 et son état de santé s’était clairement dégradé. Il était tellement fatigué que je m’étais persuadé que les agents allaient procéder à une saisie immédiate, que Micha pourrait être placé dans un refuge en sécurité…  Partir de Racquinghem en le laissant aux mains de ses tortionnaires était vraiment douloureux, traumatisant pour Stéphanie et moi. Mais une association n’a pas de pouvoir de police et nous ne pouvions malheureusement rien faire de plus.

La victoire a cent pères, mais la défaite est orpheline. John Fitzgerald Kennedy

De retour à Rouen, j’ai transmis nos images au Ministère de la transition écologique et solidaire. Les montreurs d’ours, on les connaît bien chez AVES France. C’est un sujet sur lequel nous avons décidé de nous spécialiser il y a de nombreuses années, puisque peu d’associations s’y intéressaient. La Fondation Brigitte Bardot est une des seules structures qui dénonçait régulièrement les spectacles à nos côtés. Tout le travail que nous avons mené pendant ces années, les images recueillies lors des « spectacles », les données accumulées sur les ours, les témoignages qui nous ont été confiés, nous ont enfin permis de lancer l’alerte et d’obtenir une réaction de la part d’Elisabeth Borne. Les images tournées par One Voice chez les Poliakov ont permis d’accélérer encore les choses. Pourtant, les images des geôles n’étaient pas nouvelles. Des photos des ours dans leurs prisons de béton nous avaient été confiées il y a plusieurs années par un lanceur l’alerte et nous les avions transmises aux autorités. Il faut croire qu’à l’époque, les conditions n’étaient pas réunies pour faire éclater le scandale. La DDPP nous demandait de regarder ailleurs. Le parquet classait les plaintes sans suite. Et l’état de santé des ours pouvait lentement se dégrader. (A relire : Ours Micha : en 2016, nous dénoncions déjà l’inaction des pouvoirs publics).

En finir avec les montreurs d’ours, c’est une course de fond… pas un sprint.

Si aujourd’hui tout le monde veut s’approprier les avancées obtenues sur le cas des Poliakov, je vais me permettre un petit rappel.

Il y a deux ans, AVES France a décidé de rejoindre Convergence Animaux Politique. J’ai déjà eu l’occasion de vous expliquer combien cette collaboration a été importante, puisqu’elle nous a donné les clefs pour mettre en place un lobbying efficace pour dénoncer l’exploitation des ours et des loups dans les fêtes médiévales. Longtemps nous avons cru que notre association était « trop petite » pour se lancer dans une telle entreprise, mais les rencontres organisées par CAP, les tête-à-tête avec les députés, ont rapidement permis d’obtenir des questions écrites et même une proposition de projet de loi, mettant une saine pression sur le ministère, pour le pousser à se saisir du sujet.

Il y a 8 ans, nous n’avions pas été invités à participer à la rédaction de l’arrêté du 18 mars 2011. Les dresseurs d’ours en avaient profité pour faire passer des exceptions scandaleuses favorisant leur business au détriment du bien-être de leurs animaux. Notre participation à la mission ministérielle sur le bien-être animal (en 2019) a été l’occasion de dénoncer l’arrêté du 18 mars 2011 et de marteler qu’il fallait en finir avec l’exploitation des ours et des loups pour le divertissement. Avec l’aide de la Fondation Brigitte Bardot, j’ai pu rencontré les responsables de Four Paws et obtenir de leur part une lettre dans laquelle ils se sont engagés à accueillir tous les ours actuellement exploités en France dans des spectacles, dès l’obtention d’une loi interdisant cette activité.

Cet été, la collaboration sur le dossier des montreurs d’ours avec Paris Animaux Zoopolis a permis de faire exploser la médiatisation de ce sujet. De très nombreux médias se sont fait l’écho de nos demandes d’annulation de l’exploitation des ours Lutchak, Valentin, Kilian… La question de l’interdiction des « montreurs d’ours » est devenue une question de société au même titre que celle des animaux sauvages dans les cirques.

Parce que je crois viscéralement au travail collectif, AVES France a rédigé le 24 août 2019 une lettre pour rappeler à Elisabeth Borne qu’il faut en finir avec ces spectacles d’un autre âge. Ce courrier a été co-signé par 21 structures : Animals Asia France, Association Stéphanoise Militants Animalistes Sainté, AVES France, Bears in Mind, CACH, C’est assez !, Chapter Animals, Code Animal, Collectif Animalistes 43, Collectif Chats 100% stérilisation obligatoire, Comité ADDA (Ardèche/Drôme Défense-Animale), Education Ethique Animale, Evolution Condition Animale, Fondation 30 millions d’amis, Fondation Brigitte Bardot, FOUR PAWS, La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences (LFDA), Paris Animaux Zoopolis, Parti animaliste, Radio Parole d’animaux, SPA – Société Protectrice des animaux.

Suite au placement de Micha au zoo-refuge La Tanière, AVES France a proposé un nouveau courrier commun adressé à la Ministre, Elisabeth Borne, le 14 septembre 2019, lui demandant de saisir sans délai tous les animaux détenus par les Poliakov. 2 mois plus tard, suite à la mort de Micha, nous avons une fois de plus réuni nos partenaires afin de publier une Lettre ouverte à Elisabeth Borne, dans laquelle nos organisations demandaient à nouveau la saisie de l’ensemble des animaux du couple de dresseurs Poliakov-Bruneau.

Parallèlement, plus de 2.000 e-mails ont été envoyés au Préfet du Loir-et-Cher par des particuliers pour lui demander d’agir, et notamment en retirant le certificat de capacité des Poliakov.

Vers une Loi Micha ?

Lundi 25 novembre 2019, Elisabeth Borne et le Préfet du Loir-et-Cher ont annoncé que les ours Bony et Glacha vont être placés dans un centre adapté afin d’y recevoir des soins. C’est une avancée majeure, puisqu’il y a encore quelques jours, le Préfet refusait d’envisager une saisie des ours et même de parler de maltraitance. C’est une nouvelle victoire collective !

De nombreux commentaires disent déjà sur les réseaux sociaux que ce n’est pas une saisie. Que les ours pourront être rendus aux Poliakov. Qu’il n’y a pas de quoi se réjouir et que les autres animaux détenus par le couple ne sont pas concernés par ce courrier.

Aujourd’hui, cette petite victoire est le fruit de nombreuses années de travail bénévole, quasi quotidien. Certes, le combat est loin d’être gagné, mais je crois que nous avons le droit de souffler quelques heures et de savourer cette annonce avant de repartir au front. Nous savons que cette décision ne règlera pas tous les problèmes. Nous en sommes conscients. Il fallait une décision urgente pour sortir les ours de chez les dresseurs. Nous l’appelions de nos voeux. C’est chose faite. Demain, nous monterons encore au créneau pour obtenir la libération des autres animaux détenus par le couple Poliakov-Bruneau. Nous déposerons des plaintes, non pour obtenir des dommages et intérêts, mais pour obtenir le retrait définitif du certificat de capacité des Poliakov et qu’ils ne puissent plus jamais exploiter d’animaux. Puis nous retournerons aux fourneaux pour obtenir l’interdiction des spectacles ayant recours à des ours ou des loups sur l’ensemble du territoire, comme nous le demandons depuis des années. Je sais que « c’est trop lent », que « ça ne va pas assez vite ». Mais croyez bien que nous donnons tout ce que nous avons pour obtenir le placement de tous les ours dans des sanctuaires… et un jour de tous les animaux sauvages captifs exploités pour le divertissement.

Quoi qu’il en soit, rappelez-vous que chaque avancée pour les animaux est le fruit du travail acharné d’associations, de bénévoles, d’anonymes, d’avocats, de tout un tas d’acteurs complémentaires. AVES France continuera de travailler avec toutes les structures qui partagent cette philosophie de l’action collective et qui se respectent. ✊

Lettre ouverte à Elisabeth Borne. Suite à la mort de l’ours Micha, nos organisations demandent la saisie de l’ensemble des animaux du couple de dresseurs Poliakov-Bruneau.

Madame la Ministre,

Dans un courrier daté du 18 septembre 2019, nos organisations ont souhaité vous remercier pour votre réactivité suite aux révélations sur les conditions de détention et d’exhibition des ours du couple de dresseurs Poliakov-Bruneau. Grâce à votre intervention, l’ours Micha a pu bénéficier de soins adaptés. Malheureusement, comme vous le savez, ce sauvetage a été trop tardif et n’a pu empêcher une issue fatale, puisque Micha est décédé le 12 novembre 2019 au zoo-refuge La Tanière. L’examen a révélé de nombreuses tumeurs notamment au niveau du cerveau. Micha devait souffrir depuis longtemps. Trop faible à l’issue des examens, Micha ne s’est pas réveillé de son anesthésie…

L’état sanitaire dramatique dans lequel Micha est arrivé à La Tanière prouve que les Poliakov ne sont plus aptes à détenir des animaux. Ce triste évènement illustre les défaillances du système, puisqu’un vétérinaire a produit un rapport 48h avant la présentation de Micha à Racquinghem le dimanche 8 septembre 2019, considérant que l’ours — pourtant malade et épuisé — était apte à être présenté en public.

Suite à la mort de Micha, nous réitérons notre demande de retrait à titre conservatoire du certificat de capacité du couple Poliakov/Bruneau, comme le prévoit la circulaire DNP/CFF N°2008-2 du 11/04/08, ainsi que le placement en urgence de tous leurs animaux dans des structures adaptées. L’article 6.2 consacré aux « Sanctions – Retrait du certificat de capacité » précise que »le certificat de capacité d’une personne responsable de l’entretien des animaux d’espèces non domestiques peut être suspendu ou retiré, en application de l’article R. 413-7, si son titulaire a fait preuve de carences dans l’entretien des animaux d’espèces non domestiques démontrant son inaptitude et jugées suffisamment importantes pour qu’il convienne dans un souci de prévention, de lui retirer l’autorisation lui permettant d’assurer la responsabilité de l’entretien des animaux au sein de l’établissement où il exerce ou dans un autre. La procédure de suspension ou de retrait est conduite par le préfet du département dans lequel les carences du titulaire du certificat de capacité ont été constatées. Il convient de noter que le préfet qui retire ou suspend le certificat de capacité n’est pas nécessairement celui qui l’a délivré. »

Madame la Ministre, nous ne pouvons pas fermer les yeux sur toutes les négligences de ces dresseurs et laisser mourir les autres animaux dans leurs cachots ! Leur situation administrative et financière démontre leur incapacité à prendre soin de leurs pensionnaires et font courir des risques à l’ensemble des animaux qu’ils détiennent. Nous vous prions de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour obtenir la saisie rapide et définitive des deux ours, du singe magot et des autres animaux, afin de les placer dans des refuges adaptés.

Nous espérons que la mort de Micha vous permettra de comprendre l’urgence de la situation pour les ours encore exhibés dans notre pays et plus largement pour les animaux sauvages exploités dans des spectacles, afin que vous puissiez prendre des mesures proportionnées aux souffrances qu’ils endurent. Alors que les vétérinaires tentaient hier de sauver l’ours Micha, deux de nos organisations remettaient à Aurore Bergé et Laetitia Romeiro Dias l’appel de 168.082 personnes qui demandent aux pouvoirs publics d’agir pour sauver les ours les plus malheureux de France. Nos concitoyens sont donc très nombreux à attendre une décision forte de votre part.

Nous vous remercions pour votre attention et vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de notre haute considération.

Animals Asia France
Animal Cross
AVES France
Bears in mind
C’est assez !
Chapter Animals
Code animal
Comité ADDA (Ardèche/Drôme Défense-Animale)
Convergence Animaux Politique
Éducation Éthique Animale
Ensemble pour les Animaux
Évolution Condition Animale
Fondation 30 millions d’amis
Fondation Brigitte Bardot
FOUR PAWS International
Info Végane
La Ligue des Animaux
La SPA – Societe Protectrice des animaux
Paris Animaux Zoopolis

Photo de couverture : Stéphanie Lefebvre pour AVES France. Montage RAO.

-> Interpelez le préfet du Loir-et-Cher pour demander le retrait du certificat de capacité des dresseurs et la saisie à titre conservatoire de l’ensemble de leurs animaux : https://www.aves.asso.fr/2019/11/cyber-action-liberons-les-animaux-des-poliakov-ours-bony-et-glasha-singe-mina-perroquets/

Cyber-action : Libérons les animaux des Poliakov (ours Bony et Glasha, singe Mina, perroquets…)

EDIT : L’ours Micha est mort le 12/11/2019. Le texte de la  cyber-action a été mis à jour. 915 mails ont été envoyés au Préfet à ce jour. Continuons de demander au Préfet du Loir-et-Cher le retrait du certificat de capacité des Poliakov et le placement de Bony et Glasha, mais aussi des autres animaux dans des structures adaptées.

Cyber-action après le texte
⬇︎⇩⬇︎⇩⬇︎⇩⬇︎⇩⬇︎⇩

En septembre 2019, suite aux actions des associations, l’ours Micha a été placé au zoo-refuge La Tanière pour y recevoir des soins. S’il n’avait pas reçu un traitement adapté, l’ours Micha aurait pu mourir d’une infection généralisée. Pourtant, AVES France, comme d’autres associations, dénoncent les conditions de vie des animaux des Poliakov depuis de nombreuses années, sans la moindre réaction des autorités. C’est sous la pression des associations et des médias que Micha a échappé à la mort.

Dès le 18 septembre 2019, à notre initiative, 21 organisations de protection animale ont adressé un courrier à la ministre de la transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, pour dénoncer l’incapacité des Poliakov à prendre soin de leurs animaux et demander le placement en urgence de tous leurs pensionnaires dans des refuges adaptés. Nous n’avons JAMAIS reçu de réponse à ce courrier.

Le député Loïc Dombreval a dénoncé cette situation dans un tweet : « La situation de l’ours Mischa démontre l’inefficacité totale des contrôles règlementaires alors qu’il reste de nbx autres animaux en captivité dans des états de santé déplorables » et a envoyé un courrier au Préfet du Loir-et-Cher pour demander le placement des ours Bony et Glasha.

Le zoo-refuge La Tanière, qui a pris en charge l’ours Micha, a également publié une lettre-ouverte au Préfet du Loir-et-Cher pour dénoncer cette situation :

La réponse du Préfet du Loir-et-Cher au député Loïc Dombreval n’est pas satisfaisante :


Ensemble, libérons les animaux des Poliakov !

Trop, c’est trop !
2 mois après le sauvetage de l’ours Micha, nous ne pouvons plus tolérer que ses geôliers puissent encore détenir des animaux.
AVES France lance donc une cyber-action à destination du Préfet du Loir-et-Cher afin de demander la saisie de l’ensemble des animaux des Poliakov, leur placement dans des structures adaptées, mais également le retrait de leur certificat de capacité. Vous pouvez participer à cette action en utilisant notre lettre-type ci-dessous. Il suffit de choisir une réponse-type par paragraphe. Vous pouvez également, si vous le préférez, envoyer un message courtois et personnalisé au préfet à l’adresse suivante : pref-courrier[at]loir-et-cher.gouv.fr. N’oubliez pas de nous mettre en copie : actions[at]aves.asso.fr.


 

Optionnel. Vous pouvez préciser ici si vous faites parti d'une association. Par exemple : "Sympathisant AVES France"...
(choisissez une option)

 

© Photo d’illustration : Stéphanie Lefebvre pour AVES France

Les Poliakov et l’ours Micha à Racquegheim (62) dimanche 8 septembre 2019

SCANDALEUX !
Vendredi 6 septembre 2019, nous sommes informés par un protecteur des animaux du Pas-de-Calais que les montreurs d’ours « Les Poliakov » sont annoncés avec leur ours à la Fête du village de Racquighem. L’ours Micha, les associations de protection des animaux le connaissent bien, tout comme ses dresseurs. Les Poliakov ont trois ours : Bony, un grizzly mâle, le plus gros des trois et le moins difficile selon un ancien employé. Glasha, une ourse brune de souche syrienne, la plus petite mais aussi la plus dangereuse. Micha, un ours brun de souche européenne, le plus calme des trois et le seul encore utilisé en spectacle. Il a de nombreux problèmes de santé. Il n’use pas ses griffes du coup celles-ci ont tendance à rentrer dans la sole et à occasionner des blessures, d’où les infections régulières. Alertées régulièrement, les autorités ont récemment mis en demeure les Poliakov qui n’ont plus le droit de présenter Micha en spectacle, formalité qu’ils n’auraient pas effectué à ce jour.

AVES France, association qui s’est spécialisée sur les montreurs d’ours, a immédiatement décidé de se rendre sur place afin de vérifier l’état de santé de l’ours, de filmer le numéro et de le photographier (puisque nous n’avions pas d’images récentes de ce pauvre ours). Micha est apparu abattu, profondément triste, sale, avait des difficultés à marcher et des soucis de griffes qui ne semblent toujours pas réglés. Avec la Fondation 30 millions d’amis, nous avons organisé un contrôle et les agents de l’ONCFS ont procédé à diverses vérifications après le spectacle.

Le dossier est transmis aujourd’hui aux services de la préfecture du Loir-et-Cher et nous espérons qu’une saisie sera ordonnée. Micha souffre, mais les deux autres ours des Poliakov sont également dans un état de santé préoccupant et doivent être sortis de leur enfer pour être placés dans des sanctuaires adaptés.

 

AVES France et la Fondation Brigitte Bardot ont déjà pris contact avec Four Paws qui peut garantir une place pour ces ours dans ses sanctuaires pour les ours en Allemagne ou en Suisse. Nous espérons que les actions conjointes de nos associations aboutiront au sauvetage de ces pauvres ours. 

© photos : Stéphanie Lefebvre – AVES France

Notre but ? Obtenir une loi interdisant ces spectacles en France et placer les ours dans des sanctuaires adaptés.

Actuellement dans notre pays, une petite dizaine d’ours sont exploités dans les spectacles. 

Encore légaux en France, ces spectacles sont interdits dans plusieurs pays d’Europe. La dération des Vétérinaires Européens recommande depuis 2015 à toutes les « autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe« . Ces animaux, même s’ils sont nés en captivité, ont le même patrimoine génétique que les ours sauvages et donc les mêmes besoins.

67% des Français-es sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques et spectacles itinérants (source IFOP 2019 pour 30 Millions d’Amis).

Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, « compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux » (FVE). La législation actuelle ne prend pas en compte le bien-être des animaux, l’arrêté du 18 mars 2011 permettant aux dresseurs de maintenir leurs animaux jusqu’à quatre jours dans un van, une camionnette ou une remorque.

 

Linterdiction des ours dans les spectacles nest quune question de temps

AVES France et Paris Animaux Zoopolis ont dénoncé ces spectacles tout l’été. Nos associations ont participé à la mission ministérielle sur le bien-être des animaux sauvages captifs, lancée par le ministère de la transition écologique et solidaire. Un rapport de synthèse signé par la SPA, la Fondation Droit Animal Ethique & Sciences, la Fondation Brigitte Bardot, la Fondation 30 millions d’amis, AVES France, CACH, Code animal, CAP, Paris Animaux Zoopolis, One Voice et la Fondation Assistance aux animaux a été remis aux services du ministère début juillet, puis nos associations et fondations ont été reçues par Elisabeth Borne, Emmanuelle Wargon et Brune Poirson le vendredi 30 août, réunion durant laquelle la ministre a réaffirmé ses ambitions de faire avancer la cause animale. Nous attendons maintenant des actions fortes et urgentes pour sortir ces animaux de cette situation catastrophique et inadmissible dans notre pays. 

Une proposition de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups a également été déposée le 22 mai 2019 par un groupe de députés, afin d’encadrer la fin de cette pratique moyen-âgeuse (http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion1969/(index)/propositions-loi).

De plus en plus d’associations soutiennent nos demandes auprès du ministère de la transition écologique et solidaire pour obtenir une interdiction de ces spectacles et le placement des ours dans des refuges adaptés. Voici la liste non exhaustive des structures qui souhaitent une interdiction de ces spectacles :

  • Animals Asia France
  • Association stéphanoise Militants Animalistes Sainté
  • AVES France
  • Bears in Mind
  • CACH
  • C’est assez !
  • Chapter Animals
  • Code Animal
  • Collectif Animalistes 43
  • Collectif Chats 100% stérilisation obligatoire
  • Comité Ardèche/Drôme Défense-Animale
  • Éducation Éthique Animale
  • Ensemble pour les animaux
  • Évolution Condition Animale
  • Fondation 30 millions d’amis
  • Fondation Brigitte Bardot
  • FOUR PAWS
  • La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences (LFDA)
  • Paris Animaux Zoopolis
  • Parti animaliste
  • Radio Parole d’animaux
  • SPA – Société protectrice des animaux
ours Micha Poliakov

Les Poliakov en liquidation judiciaire : quel avenir pour l’ours Micha et leurs autres animaux ?

ours PoliakovOn s’étonnait de ne plus avoir de nouvelles des Poliakov. C’est pas qu’on entretenait une douce correspondance — loin de là —, mais nous avions pris l’habitude de scruter les annonces de fêtes médiévales et évènements en tout genre où ils étaient susceptibles de venir avec un de leurs trois ours, et le plus souvent avec l’ours Micha.

Nous avions dénoncé leurs dernières apparitions (Crépy-en-Valois, Arcis-sur-Aube…) et leur passage à la discothèque « La Scala » a laissé un mauvais souvenir au directeur de l’établissement, devant l’indignation générale de voir un ours débarquer dans une boîte de nuit.

Il faut dire qu’on s’en faisait beaucoup pour l’ours Micha du couple de dresseurs car ses griffes se recourbaient, qu’il avait de l’arthrose à la patte arrière gauche qui le faisait boiter, et que malgré cela, il devait marcher sur un ballon en équilibre sur des barres parallèles… Malgré nos plaintes, les inspecteurs des différentes DDPP n’ont semble-t-il jamais rien trouvé à reprocher au couple (en tout cas au sujet des ours).

La saison des montreurs d’ours bat son plein et aucun signe des Poliakov !

Bizarre autant qu’étrange ! Leur société « Animal Bien être » (sic) battait de l’aile depuis 2013 et était en cessation de paiement depuis cette date, et en poussant nos recherches, nous nous sommes rendus compte qu’un jugement avait proclamé la liquidation judiciaire le 11 février 2018.

SAS Bien être en liquidation judiciaire : quid de leurs animaux ?

A la lecture de ces informations, une question nous taraude ! Que vont devenir leurs animaux ?

Nous savons qu’ils avaient commencé à vendre certains pensionnaires puisque nous avions été informés en mai 2017 et que nous avions demandé une inspection à la DDCSPP. Mais aujourd’hui, 4 mois après la liquidation de leur entreprise, que sont devenus leurs animaux ?

AVES France a une nouvelle fois écrit à la DDCSPP du Loire-et-Cher afin de prendre des nouvelles des 3 ours et des autres animaux des Poliakov, en informant les agents qu’en cas de besoin, nous proposons notre aide pour trouver des solutions de placement pour les animaux.

Dans l’attente de leur réponse, nous espérons que tous les animaux encore détenus à ce jour par les Poliakov vont bien.

Nous espérons pouvoir vous donner très prochainement des nouvelles de l’ours Micha et de ses compagnons d’infortune.

Montreur d’ours : ne mettez pas le public en danger !

Lorsque nous alertons les organisateurs de spectacles de montreurs d’ours, nous leur rappelons systématiquement qu’ils sont responsables de la sécurité du public. Beaucoup d’entre eux s’en amusent, préférant se cacher derrière les autorisations des dresseurs et prétextant qu’ils savent ce qu’ils font. Pourtant, à plusieurs reprises, nous avons assisté à des scènes surréalistes ! Les Poliakov proposent au public de faire des photos avec leurs ours (comme sur la photo qui illustre cet article, prise à Arcis-sur-Aube (2016), ou plus récemment dans une boîte de nuit). Frédéric Chesneau, lui, assure le show en demandant à des gens du public de se laisser embrasser par son ours.

Si les animaux sont muselés (ce qui est une obligation légale), les dents ne sont pas les seules armes dont peuvent se servir les ours. Leurs griffes sont de véritables lames de rasoir et un violent coup de patte peut-être fatal !

Dans la vidéo ci-dessous, l’ourse a l’air plutôt tranquille et à l’écoute de son dresseur. Mais il suffit qu’une présentatrice télé imprudente vienne la caresser pour que l’ourse se retourne en un éclair, preuve que les ours conservent leur instinct de prédateur en captivité.

Cette fois-ci, la scène se termine bien. Un gros coup de frayeur pour tout le monde, y compris le couple de dresseurs qui a su retenir l’ourse. Mesdames, Messieurs les organisateurs de spectacles, de marchés de Noël ou autres fêtes médiévales, rappelez-vous de ces images. L’ours n’a rien à faire dans vos fêtes, à proximité du public. L’ours reste un animal sauvage. Comme n’importe quel autre animal soumis au stress, il peut avoir un comportement dangereux. 

L’ours Micha des Poliakov aux Médiévales de La Queue en Brie (94) les 17 et 18 septembre 2016

### BREAKING NEWS 14/09/2016 ###

En quelques jours, vous êtes un millier à avoir utilisé notre formulaire pour demander l’annulation du spectacle de montreurs d’ours à la mairie de La Queue en Brie. Merci à tous. Grâce à notre mobilisation et avec l’aide d’autres associations, nous avons réussi à convaincre la mairie d’annuler la présentation des Poliakov. Voici leur communiqué de presse : 

http://www.leparisien.fr/la-queue-en-brie-94510/a-la-queue-en-brie-le-spectacle-de-l-ours-micha-n-aura-pas-lieu-13-09-2016-6117249.php

Communiqué de presse
L’Entente Sportive Caudacienne (ESC) a sollicité la ville de La Queue-en-Brie pour organiser un weekend médiéval les 17 et 18 septembre prochain en lui fournissant une organisation et un programme d’actions.

Compte-tenu de l’intérêt historique et pédagogique de cette festivité, des documents fournis par le Président de l’ESC et du respect des consignes de sécurité émises par le Préfet, le Maire a accepté la tenue de cet évènement. 

Toutefois, Monsieur le Maire a reçu plusieurs courriers, emails, pour attirer son attention sur une maltraitance de l’ours Micha par ses propriétaires ; animal prévu dans le cadre de cette festivité. Monsieur le Maire, n’étant pas l’organisateur de cette fête médiévale mais étant responsable de la sécurité sur son territoire, a préféré demander au Président de l’ESC d’annuler la présentation de l’ours.
Le Maire

Jean-Paul FAURE-SOULET

### Archive de l’action pour rappel ###

Une fois de plus, on nous signale la présence des Poliakov et du pauvre ours Micha les 17 et 18 septembre 2016, pour les journées du patrimoine. Les « festivités » auront lieu au stade Léo Lagrange, 10 route de Villiers, 94510 La Queue en Brie.

Merci de participer nombreux à la cyber-action lancée par l’association AVES France. En remplissant le formulaire ci-dessous, vos messages seront envoyés aux organisateurs (Entente Sportive Caudacienne), au Maire de La Queue en Brie et à la DDPP du Val-de-Marne pour leur demander l’annulation du spectacle des montreurs d’ours.

A la demande de militants du 94 et des environs, voici une page évènement pour coordonner une action contre la présence des Poliakov à La Queue en Brie les 17 & 18 septembre 2016.

A la demande de militants du 94 et des environs, voici une page évènement pour coordonner une action contre la présence des Poliakov à La Queue en Brie les 17 & 18 septembre 2016 : https://www.facebook.com/events/735152866633443/

 

-> cyber action terminée ! 

affiche-ma-d-jpg