Ours et loups à la fête médiévale de Watten (59) le 15 août 2019

Signez notre pétition :

Ours et loups : NON à l’exploitation d’animaux sauvages lors de la fête médiévale de Watten (59) le 15 août 2019

Jeudi 15 août 2019, l’association Watt’en fête organise une fête médiévale.

Au programme :

  • spectacle équestre
  • fauconnerie
  • passage d’oies
  • montreur d’ours
  • spectacles de loups

AVES France et Paris Animaux Zoopolis vous invitent à signer cette pétition contre l’exploitation des animaux lors de cette fête médiévale, et tout particulièrement des animaux sauvages (ours, loups, rapaces).

Nos associations ont participé ces derniers mois à la mission ministérielle sur le bien-être animal et remis au ministre de la transition écologique et solidaire un rapport signé par 11 associations et fondations demandant l’interdiction de ces spectacles. 67% de la population est opposée à la présence des animaux sauvages dans les cirques. La Fédération des Vétérinaires Européens recommande « à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants dans toute l’Europe, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate à leurs besoins physiologiques, mentaux et sociaux ». De nombreux députés ont également soutenu nos demandes via des questions écrites au gouvernement ou à une proposition de projet de loi visant à interdire les spectacles ayant recours à des ours ou des loups.

L’année dernière, AVES France avait filmé un spectacle similaire (ours et loups) de la compagnie Aïtawak, vidéo que vous pouvez voir sur cette pétition générale contre les spectacles d’ours et de loups : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/montreurs-loups-mettons-terme-exploitation-animaux/44785

Soyons nombreux à signer cette pétition pour faire comprendre à la mairie et aux organisateurs que les animations ayant recours à des animaux sauvages ne sont plus tolérables à notre époque.

Vous pouvez vous exprimer (toujours courtoisement) sur ce post : https://www.facebook.com/wattenfete/posts/2452281901667898 et laisser un avis à l’association organisatrice ici : https://www.facebook.com/pg/wattenfete/reviews/?ref=page_internal

Vous pouvez également écrire à la mairie : http://www.watten.fr/contact/ et vous inscrire à la manifestation qui aura lieu le 15 août : https://www.facebook.com/events/526386414566592/

La conservation du loup en plaine lorraine

Depuis son retour en Lorraine, le Loup dit de la plaine, spontanément installé dans la plaine lorraine aux frontières des Vosges, de la Meurthe-et-Moselle et de la Meuse ne semble pas être bienvenu dans notre région. La presse régionale se fait l’écho des attaques aux troupeaux de moutons et des difficultés des éleveurs à survivre face à cette menace. Les pouvoirs publics et les médias présentent ce loup comme « anormal », du fait de ses attaques et des dégâts qu’il commet.

Pourtant, à notre connaissance, aucune étude scientifique n’a été menée pour comprendre le comportement prédateur de cet animal et en limiter les effets. Ce loup évolue dans un contexte particulier (milieu de plaine, grandes forêts giboyeuses, divers dérangements de la faune, …), et fait face à multitude de troupeaux de moutons, allant d’une dizaine de têtes à plusieurs centaines. Ces caractéristiques ne se rencontrent pas dans d’autres secteurs habités par les loups en France.

En Lorraine, la pratique d’un élevage ovin extensif participe à l’ouverture des paysages et donc à l’expression d’une biodiversité particulièrement riche. L’objectif est donc bien de permettre la coexistence du prédateur et de l’élevage ovin dans notre région. Toutefois, de nombreuses observations montrent que l’usage de clôtures et de pratiques d’élevage adaptées, empêchent ou réduisent de façon drastique les attaques (et à l’inverse que les attaques se produisent sur des troupeaux mal protégés).

Le Loup, est une espèce protégée par la Convention de Berne (1979) et par la directive européenne relative à la conservation des habitats naturels (1992). Ces deux textes interdisent toute forme de « mise à mort intentionnelle » du Loup. Néanmoins, la réglementation prévoit la possibilité de déroger dans le cadre de la prévention de dommages importants au bétail, si et seulement s’il n’existe pas d’autre(s) solution(s) satisfaisante(s), et que la dérogation ne nuit pas à la survie de la population concernée. Des solutions sont présentées au sein du Plan National d’Actions 2018-2023, notamment la mise en place de mesures de protection par les éleveurs. Ces mesures conditionnent notamment les aides de l’État et les autorisations de tirs si des attaques se produisent en dépit des protections.

Pourtant, l’État prépare un arrêté permettant le tir d’élimination de ce loup, en dépit du travail conduit sur le terrain par des éleveurs et par des associations de protection de la nature pour permettre une cohabitation pacifique du loup et de l’élevage ovin.

Le retour du Loup est le symbole de la restauration de la biodiversité dans notre région. Pour les associations signataires, il n’est pas question de laisser détruire cet animal. Ces associations appellent donc tous les défenseurs de la biodiversité à les rejoindre pour s’opposer à cette destruction. Les personnes qui partagent ces vues et souhaitent que l’histoire du loup et de l’élevage continue à s’écrire, sont invitées à rejoindre les associations signataires ou à participer aux actions qui sont lancées sur les sites web et les réseaux sociaux.

Ours et loups : et si les prédations n’étaient pas une fatalité ?

On ne va pas se mentir : quand on parle des grands carnivores en France, on pense immédiatement aux problèmes de cohabitation entre l’élevage et la grande faune sauvage et à l’opposition farouche de certains lobbyistes. Depuis des années, on les entend répéter à l’envi que la cohabitation est impossible, que la présence des grands prédateurs est incompatible avec le pastoralisme, et pour cause ! Depuis toujours, on a cru qu’il suffisait d’indemniser les brebis pour acheter la paix dans les alpages. On a laissé s’installer un système malsain où ceux qui refusent de protéger leurs troupeaux sont subventionnés. On peut également se demander si l’administration a tout fait pour apporter un soutien aux éleveurs, qui sont parfois démunis face aux attaques sur leurs troupeaux. En Slovénie, il a fallu une remise en cause des solutions préconisées par les agents du Slovenia Forest Service pour qu’enfin on signe l’armistice entre l’ours, le loup et les éleveurs… qui aujourd’hui soutiennent même le retour du lynx.

Lors de la conférence de l’IBA (International Association for Bear Research & Management) qui s’est tenue en septembre 2018 en Slovénie, Rok Černe et Tomaž Berce du Slovenia Forest Service ont insisté sur le fait que subventionner et distribuer des dispositifs de protection ne suffit pas pour réduire les dommages causés par les ours bruns et les loups gris. En voici le résumé.

« L’expérience de la Slovénie montre que seul, le cofinancement ou la distribution gratuite de dispositifs de protection tels que des filets électriques de 106 cm de hauteur ne réduit pas les dommages causés par les ours et les loups. Au cours de la période 2005-2010, la Slovénie a lancé un appel pour subventionner l’achat de filets électriques chaque année. La demande de cofinancement était forte et de nombreux agriculteurs victimes de dommages réguliers ont commencé à utiliser des filets électriques. Néanmoins, les dommages ont continué à se produire sur leur propriété et plus de la moitié des déprédations de petit bétail dans le pays ont eu lieu sur des pâturages gérés par des agriculteurs ayant reçu des subventions. 

En conséquence, le système de subventions a été déclaré inefficace et donc abandonné. En outre, il est généralement admis que rien ne peut être fait pour empêcher la propagation des dommages. Qu’est ce qui ne s’est pas bien passé ? Malgré l’expérience négative, la hauteur des filets électriques a été améliorée et 10 filets de 170 cm de hauteur ont été distribués au cours de la période 2011-2013. 

Après la distribution, les dégâts se sont reproduits malgré l’amélioration du matériel. À ce stade, nous avons entamé une coopération intensive avec les agriculteurs. Nous avons installé des pièges photographiques le long des clôtures, effectué des observations directes et contrôlé régulièrement le courant électrique. Nous avons découvert que les dommages avaient été causés par une utilisation incorrecte des clôtures électriques, en particulier par un entretien insuffisant des clôtures et par une mise à la terre inappropriée, qui entraînait un manque de courant électrique. 

Grâce à l’amélioration du matériel fourni et à l’utilisation correcte des clôtures électriques par ces agriculteurs, les dommages causés par les loups et les ours ont été réduits de plus de 100 000 € par an. Ces résultats ont conduit à une amélioration du système au niveau national. Nous avons mis en place une coopération régulière avec les agriculteurs qui reçoivent des clôtures électriques et avons commencé à effectuer des contrôles réguliers pour vérifier leur utilisation correcte. Une attention particulière est accordée si des dommages se produisent malgré l’utilisation de filets électriques de 170 cm. Jusqu’au printemps 2017, nous avons distribué 90 ensembles de clôtures électriques hautes et, au niveau national, nous avons réussi à économiser en moyenne 35 % ou 185 000 € par an en compensation de dommages. »

Qu’est-ce que cela prouve ? Pour moi, cela montre que la cohabitation n’est pas seulement de la responsabilité des éleveurs. En France, on aime nous faire croire que les éleveurs sont responsables de la situation actuelle, et il faut reconnaître qu’il existe une poignée d’irréductibles qui refuseront toujours la cohabitation. Mais l’administration n’a-t-elle pas également sa part de responsabilité ? Est-il normal qu’en 2019, les préfets ne voient qu’un seul moyen de protéger les troupeaux : faire appel à la brigade loup pour éliminer une espèce pourtant protégée, alors que les tirs de loups sont inutiles, inefficaces et qu’ils désorganisent les meutes ? 17 ans après le retour de ce grand canidé, pourquoi aucun protocole n’a été mis en place pour aider les éleveurs à défendre leurs troupeaux ? Pourquoi n’avons-nous pas de clôtures électriques efficaces à leur proposer ? Pourquoi la France se trouve en seconde position du classement en montant des compensations versées alors que nous n’avons sur notre territoire qu’une cinquantaine d’ours et au maximum 500 loups ?

La présence sur le terrain après chaque prédation des agents du Slovenia Forest Service a permis de comprendre pourquoi les moyens de protection proposés étaient inefficaces. Cela a permis également d’instaurer une relation de confiance entre les éleveurs et les agents de l’Etat. C’est grâce aux études sur le terrain que les agents ont pu déterminer la meilleure façon de poser les clôtures électriques (en cercle pour éviter que les moutons arrachent la clôture lorsqu’ils se mettent à courir), la longueur minimale et maximale de l’installation pour qu’elle soit efficace, sa hauteur, la puissance du courant nécessaire pour effaroucher les ours et les loups. Ce travail a permis de constater une baisse des prédations liées au loup après 2010 et la stagnation des prédations attribuées à l’ours. Il est important de préciser que la population de loups a doublé depuis 2010, passant de 40 à 80 individus. La population d’ours serait passée de 600 individus à plus de 900 !

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Revue « A un poil d’ours » – Numéro 1 (avril 2018)

L’association AVES France vous préparait cette surprise depuis plusieurs mois. Bonne nouvelle ! Le premier numéro de notre revue « A un poil d’ours » sortira le jeudi 12 avril 2018.


Revue : A un poil d’ours – Numéro 1 (avril 2018)

Au sommaire : 
Editorial
Actualité des ours dans les Pyrénées
Pet de l’ours et hivernation
Réintroductions : de 0 à 43 ours…
Montreurs d’ours
Suivre l’ours dans les Pyrénées
Sorties nature
A un poil… de loup !
Le blaireau : entre obscurantisme et passe-droits !
Évènements


La revue A un poil d’ours est éditée par l’association AVES France.

La version imprimée (12 pages couleur sur papier recyclé) est accessible à tous.
Le prix au numéro est de 3€ : https://bearz.org/shop/livres/revue-a-un-poil-dours-numero-1-avril-2018/
L’abonnement annuel coûte 10€ : https://bearz.org/shop/livres/revue-a-un-poil-dours-abonnement-1-an/
Achat exclusivement via notre boutique Bearz.org.

La version numérique de cette publication trimestrielle sera offerte à chaque adhérent de l’association (sauf membres donateurs) pour les remercier de soutenir nos combats. L’adhésion annuelle à AVES France coûte 10€ et est accessible dès 0,85€ par mois !  Il suffira de cliquer sur la liseuse ci-dessous et de vous identifier avec votre adresse e-mail et le mot de passe qui vous aura été envoyé. Une question ? Contactez-nous ! 

Ci-dessous, la version numérique qui sera accessible aux adhérents à partir de jeudi 12 avril 2018 :

Le bureau nivernais d’AVES France confronté au retour du loup. Devenez bénévoles !

Le bureau local Nièvre s’intéresse à la faune sauvage du département. Depuis que le loup a été détecté en fin d’année 2016, nous poursuivons nos missions de communication autour du retour de ce prédateur : participation à des réunions administratives, conférences, tenue de stands à l’occasion de manifestations, et nous avons amorcé une mission de terrain. Nous avons besoin de bénévoles motivés et possédant une bonne connaissance de la faune sauvage pour mener à bien nos actions. Pour postuler, merci de compléter le formulaire ici : http://www.aves.asso.fr/2016/11/recherche-benevoles-desesperement/

Nous avons également relancé la collecte pour notre campagne loup. Si jusqu’à maintenant vos dons ont permis d’investir dans du matériel pour nos actions de sensibilisation, les prochains dons financeront du matériel pour le terrain (appareil-photo, jumelles, pièges-photos…).

Propulsé par HelloAsso

 

Par ailleurs, nous souhaiterions dresser un état des lieux plus précis de la faune présente sur le département – et pour lequel nous manquons de temps, notamment sur les thématiques suivantes : les supposés dégâts aux cultures ou faune sauvage imputés aux renards, blaireaux et mustélidés, les cas de braconnage (par exemple sur chat forestier…), les changements induits par l’arrachage des haies et l’abattage des vieux arbres à cavités (disparition de la petite faune, raréfaction de chauves-souris, rapaces…) et conséquences de la « mortalité routière » sur les populations animales (batraciens, hérissons, couleuvres…) sur certaines zones géographiques.

L’objectif pour 2018 est de monter des animations (conférences et expositions) autour des animaux dits «nuisibles» et de sensibiliser les habitants de la Nièvre à leur protection.

Nous recherchons donc des naturalistes bénévoles susceptibles de nous faire remonter les informations et des militants de terrain, mais aussi des photographes, artistes, conteurs ayant envie de militer à leur façon pour la faune sauvage.

Bearz : de nouveaux projets pour notre marque éco-solidaire

Comme un pari fou, nous avions lancé il y a deux ans la marque Bearz. Le but ? Collecter des fonds pour les associations qui oeuvrent en faveur des espèces menacées en vendant des bracelets en bois. Aujourd’hui, ce sont près de 900 bracelets qui ont été vendus et près de 5.000 euros redistribués aux associations partenaires.

Afin de poursuivre le développement de la marque Bearz, AVES France lance une nouvelle collecte sur Ulule. Nous espérons collecter 738 euros avant le 15 août 2017, afin d’investir dans une machine à badges professionnelle, qui nous permettra de réaliser badges, aimants et porte-clés personnalisés.

Cela nous permettra de vous proposer de nouveaux objets originaux avec des designs militants, dont les bénéfices permettront encore de financer de beaux projets pour les animaux. Ces nouveaux objets pourront comporter des slogans, des photos ou des dessins en faveur de la protection de la nature et la défense des animaux, comme par exemple « Non aux tirs de loups », « Huile de palme, non merci ! », « Renard : utile, pas nuisible !, « Laissez nous vivre en paix avec une image de blaireau… ».

 

Mieux encore, nous pourrons répondre aux demandes des autres associations et leur fournir des badges à tarif préférentiel… parce que chez AVES France, la solidarité passe avant tout !

Nous comptons sur la solidarité pour que cette collecte atteigne rapidement son objectif. Vos dons seront déductibles des impôts et vous recevrez des contreparties selon l’importance de votre soutien.

Evénement : projection de La vallée des loups à Nevers

Nous avons le plaisir de vous annoncer la diffusion au cinéma Le Mazarin à Nevers, du film de Jean-Michel Bertrand, La vallée des loups, le jeudi 9 mars à 20h00.

Cette projection unique sera suivie d’une discussion co-animée par la vice-présidente du bureau Nièvre d’AVES France et du président de la LPO Nièvre.

Un grand merci au Mazarin pour avoir permis la réalisation de cette soirée.

On vous attends nombreux !

Tous les clients peuvent dès à présent réserver leurs places (6.50 € tarif unique –réductions habituelles acceptées ) sur le site : http://www.cinemazarin-nevers.fr/film/la-vallee-des-loups-2016/

 

Offrez des bracelets Bearz pour un Noël solidaire ! #ours #loup #lynx

En juin 2015, nous lancions la marque de bracelets éco-solidaires Bearz (www.bearz.org) pour financer des projets de conservation des ours à travers le monde. Aujourd’hui, c’est une gamme de 21 bracelets que nous vous proposons avec toujours le même principe : 5€ minimum reversés aux associations partenaires pour chaque bracelet vendu.

Au 28 novembre 2016, nous sommes fiers de vous annoncer que 742 bracelets ont été vendus, ce qui représente 4109,84€ qui ont été reversés aux différentes associations bénéficiaires !

Quoi de mieux qu’un Noël solidaire ?
Afin qu’il y ait un bracelet Bearz au pied de votre sapin, nous faisons encore mieux ! Nous vous proposons une réduction de 10% sur le montant de votre commande avec le code : noelsolidaire, à appliquer avant de valider votre panier, pour toute commande passée avant le 15 décembre 2016.

Et vous, vous attendez quoi pour devenir l’un des ambassadeurs d’une des 8 espèces d’ours menacées, (ours polaire, ours brun, ours malais, ours à lunettesours à collier, ours noir, ours lippu et panda géant), du lynx, du loup ou des singes ?

—–> www.bearz.org <—– 

Les anti‐loups font interdire une conférence : ont-ils peur de la vérité ?

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 14 juin 2016

Ils ont peur du loup, peur des joujoux, peur de tout. Mais pas du ridicule ! Une conférence sur la biologie des loups qui devait avoir lieu ce mercredi 15 juin à Nyons (26) vient d’être annulée sous la pression d’éleveurs. Après l’interdiction en mai dernier d’une peluche représentant un loup, les éleveurs anti-loups continuent d’imposer leur diktat.

Intitulée « Les loups, biologie d’un mythe », la conférence prévue de longue date au CFPPA(1) de Nyons a dû être annulée par cet établissement public, sous la pression d’un groupuscule d’éleveurs et du sous-préfet invoquant la menace de troubles à l’ordre public. Pourtant, cette conférence proposée par la SFEPM(2) a déjà été accueillie sans problème en plusieurs lieux du sud-est de la France depuis le début de l’année, notamment dans des lycées agricoles à la demande des enseignants ou des étudiants. Elle présente de façon dépassionnée les connaissances scientifiques disponibles sur le loup, dans le but d’informer les étudiants et les citoyens sur un sujet complexe.

Les 27-28 mai dernier, les organisateurs du Giro (tour cycliste d’Italie) avaient retiré leur mascotte lors du passage de la course en France, sous la pression d’élus locaux et de la préfecture des Hautes-Alpes obéissant aux injonctions d’éleveurs qui menaçaient de bloquer la course. La cause unique : la mascotte représentait un loup. Encore une fois, des responsables locaux se font les complices d’une poignée d’éleveurs qui dictent leur volonté d’éliminer les loups, jusqu’aux peluches à leur effigie et jusqu’aux informations scientifiques sur cette espèce.

Les éleveurs vivent de subventions publiques et doivent savoir que 80% des Français veulent protéger les loups(3). Les citoyens qui payent les éleveurs par leurs impôts vont-ils supporter longtemps qu’une minorité obscurantiste impose ainsi sa loi ? La conférence de la SFEPM(2) sera donnée en d’autres lieux y compris en Drôme, pour favoriser le partage des connaissances et l’échange avec les citoyens, particulièrement avec les agriculteurs ouverts à l’information et au dialogue. Prochaine conférence prévue : ce mardi 14 juin à 20h, à la Maison de la géologie de Puy-Saint-André (Hautes-Alpes).

Les associations de CAP Loup

(1) CFPPA : Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole
(2) SFEPM : Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères
(3) Sondage IFOP ASPAS/One Voice, septembre 2013

www.cap-loup.fr / Les 36 associations de CAP Loup :
Fondatrices : Animal Cross, ASPAS, Ferus, LPO PACA, Mille traces, SFEPM, WWF.
Membres : ALEPE, Altaïr Nature, ANG, Asbl Wolf Eyes, ASPA Vosges, AVES France, CESB, le CHANT, COGard, CVN, Eco Volontaire Interna8onal, Fonda8on BrigiZe Bardot, GEML, GLS, GMA, GREEN, Kermit, LAEO France, Loup.org, LPO Auvergne, LPO Champagne-Ardenne, Oiseaux Nature, One Voice, Peuple Loup, RAC, Sauvegarde Faune Sauvage, SPA Lyon Sud-Est, Sur les traces du loup, Tendua.

Loup : espèce mal aimée – Collecte de fonds pour notre campagne de sensibilisation.

Campagne de sensibilisation et de défense du loup en France

Loup : espèce mal aimée

AVES France, association de protection des espèces menacées fondée en 2005, prend la défense des grands prédateurs depuis sa création. Aujourd’hui, le retour du loup touche de nombreuses régions et l’Etat, qui n’a pas su tirer les échecs du manque d’accompagnement des éleveurs lors du retour du canidé sauvage en 1992, semble répéter les mêmes erreurs. Avec nos bénévoles et des amis naturalistes, nous souhaitons jouer un rôle actif dans l’organisation d’expositions, de conférences et de débats, notamment dans la région Bourgogne où les éleveurs sont d’ores et déjà inquiets par le retour du loup. AVES France a rejoint le collectif CAP Loup et ce projet montre notre engagement total pour la défense de cette espèce, encore menacée à ce jour en France.

-> Faire un don sur notre page de collecte <-

Origine du projet

En 1992, le manque d’accompagnement des services de l’Etat a conduit à un rejet de toute forme de cohabitation avec le loup. Les éleveurs, non informés, se sont sentis abandonnés. Le mode de production extensif, avec des troupeaux de plus en plus importants, s’est montré particulièrement vulnérable aux attaques de loups, d’autant plus que la mise en place des moyens de protection a tardé. Les lobbyistes du monde cynégétique, certains syndicats agricoles et bon nombre d’hommes politiques ont surfé sur la peur pour crier au loup et demandé l’éradication du canidé, ce qui leur a évité d’avoir à assumer leur politique désastreuse sur le plan agricole.

Aujourd’hui, nous souhaitons ouvrir des débats. S’ils sont vifs et passionnés, notre rôle est de réhabiliter le loup tout en réfléchissant ensemble, par des échanges d’expériences, sur les moyens de protection à mettre en place pour permettre la cohabitation entre l’élevage et le sauvage. Cette campagne a également pour objectif de lutter contre les fausses idées qui circulent sur le loup, sur les images d’Épinal qui font encore trembler dans les chaumières.

A quoi servira l’argent collecté ?

Deux types d’actions méritent d’être mises en place de manière urgente : la sensibilisation dans les écoles, ce qui nécessite un peu de matériel pédagogique, et l’organisation de débats-discussions autour de l’éventuel retour du loup dans les départements limitrophes à son actuelle aire de répartition. L’expérience nous prouve en effet que la plupart des gens ont des connaissances erronées sur l’animal (véhiculées par les médias notamment), ce qui entraîne un sentiment de crainte et de rejet vis à vis du prédateur.

L’argent collecté permettra de financer :

  • des supports pour les expositions
  • l’achat d’un vidéo-projecteur
  • l’impression de livrets en papier recyclé
  • l’organisation de conférences ou de colloques, avec des spécialistes du loup invités

Nos idées ne manquent pas pour cette campagne, et sa réussite dépend directement de vos dons (déductibles des impôts).

Les contreparties

Pour vous remercier de vos dons (déductibles des impôts), AVES France a prévu quelques cadeaux.

  • Pour un don de 10€, vous recevrez un marque page loup*
  • Pour un don de 20€, vous recevrez un marque page loup* et la brochure sur le loup du collectif CAP Loup*
  • Pour un don de 30€, vous recevrez un marque page loup*, la brochure sur le loup du collectif CAP Loup* et un bracelet Bearz loup.
  • Pour un don supérieur à 50 €, vous recevrez un marque page loup*, la brochure sur le loup du collectif CAP Loup* et les deux modèles de bracelets Bearz LOUP.

* imprimé(e) sur papier recyclé.

Faire un don sur : https://www.helloasso.com/associations/aves-france/collectes/loup-espece-mal-aimee

© Photo de couverture : Fabio Palella – Fotolia.com