L’ours Bruno, 40 ans de vie en captivité au parc de Cavriglia en Italie

L’ours Bruno a 40 ans !
40 ans rendez-vous compte !

Il est arrivé d’Estonie en 1975 et il vit depuis dans le parc de Cavriglia, en Italie.

De 1975 à 2003, Bruno a vécu dans la fosse d’un petit zoo géré par l’administration communale, au cœur du parc naturel de Cavriglia. C’était un peu la mascotte qui devait attirer les visiteurs dans cet espace de 600 hectares dédié aux balades sur des sentiers, permettant tantôt de croiser des animaux de la ferme, tantôt des animaux sauvages en liberté… mais aussi quelques-uns enfermés dans des cages, comme les bisons d’Amérique ou l’ours brun.

En 2003, l’administration a reçu un don qui a permis d’offrir à Bruno un nouvel espace. Après 28 ans en fosse, l’un des murs est tombé pour qu’il puisse enfin avoir accès à un espace boisé, répondant mieux à ses besoins.

Les ours captifs ont besoin de temps pour s’adapter à leur environnement. J’ai observé des ours en Roumanie retourner par réflexe dans leur fosse bétonnée, alors qu’elle était ouverte sur un immense parc boisé. C’est un peu le cas de Bruno, qui parfois retourne dans sa fosse, comme vous pouvez le voir sur la photo en noir et blanc, tête baissée, comme accablé. Cette photo a été prise par des bénévoles l’été dernier.

Mais depuis 2007, le parc est abandonné. Une grave crise dans la gestion de la structure a conduit à son abandon. Si la mairie a toujours continué à nourrir les animaux et à faire passer un vétérinaire, il n’y a plus de personnel sur place et ce sont les bénévoles de l’association LEAL qui s’occupent aujourd’hui des animaux, avec l’accord de la municipalité. Les plus petits animaux ont été transférés, mais Bruno, trop vieux pour supporter une anesthésie ou même un brusque changement dans ses habitudes, doit rester sur place.

Actuellement, il reste sur place l’ours Bruno, le bison américain Arturo, l’autruche Garibaldi, 7 moutons, 15 macaques, le poney Paco, 10 lamas libres dans le parc et des oies dans l’étang.

Bruno est le doyen. Le plus fragile certainement, compte tenu de son âge. Il reçoit régulièrement la visite de son vétérinaire et des bénévoles de l’association, qui le stimulent pour tromper son ennui et sa solitude. Car si dans la nature les ours sont des animaux solitaires, Bruno, qui a passé 40 ans entouré et observé, est dépendant de l’homme, autant pour se nourrir que pour combler son besoin d’attentions. C’est pourquoi les bénévoles complètent la nourriture fournie par la mairie par des fruits et légumes frais, et même du miel, qu’ils éparpillent dans son enclos pour l’obliger à chercher, à passer le temps. Une autre mission sera de recouvrir la totalité du béton de l’enclos avec de la végétation.

Il n’y a ni caméra de surveillance, ni clôture. Le parc est donc laissé en accès libre et sans aucun contrôle. Les bénévoles doivent assurer la sécurité du site, puisque le parc n’est plus gardé et qu’il est isolé dans une zone fréquentée par les chasseurs et les adeptes de sports mécaniques. L’association LEAL tente d’obtenir l’autorisation pour installer des caméras de surveillance.

LEAL dépense au minimum 200€ par mois pour améliorer le quotidien de l’ours Bruno. AVES France a décidé de lancer une collecte pour les aider.

Nous vous invitons à envoyer vos dons via notre formulaire de collecte, en précisant dans la case « Commentaire » que le don doit-être attribué à « ours Bruno – Italie ». 

https://www.helloasso.com/don/associations/aves-france

Merci pour votre générosité.

A la demande de LEAL, nous vous invitons également à signer leur petition contre la captivitéhttps://www.change.org/p/al-parlamento-europeo-e-alla-commissione-ambiente-abolizione-degli-zoo-e-della-detenzione-in-cattivita-degli-animali-selvatici-abolition-of-zoos-and-detention-of-wild-animals-in-captivity

Vous pouvez également suivre Bruno sur la page facebook :

https://www.facebook.com/pages/IostoconBruno/343442805853067

Les ours de la baie d’Halong sont à l’agonie : aidez-nous à les sauver !

Signer la pétition : http://halong.animalsasia.org/savehalongbears/

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Plus de vingt ours sont en train de mourir de faim des suites de mauvais traitements au Vietnam. Ces ours étaient exploités pour leur bile, dans des « fermes à bile ». Le « produit » n’est plus rentable, les propriétaires délaissent donc leurs animaux.

0La fondation Animals Asia appelle à l’aide pour les sauver. Un rapport des autorités décrit les conditions épouvantables de captivité. Ils sont maigres, souffrant de plaies ouvertes et dont certains avaient des membres en moins. De nombreux ours sont déjà morts, 19 ours demeurent à présent dans ces fermes. Animals Asia s’est adressée aux autorités pour leur proposer de transférer ces ours dans le sanctuaire de Tam Dao.

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Pour tout contact :

Michèle Jung
Responsable du groupe français Animals Asia
06 19 02 60 19
mjanimalsasiafrance@gmail.com

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Le poids de l’opinion publique est déterminant.

Pour signer la pétition cliquez sur l’image ci-dessous :

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Les parcs zoologiques ne sont pas des cirques

AVES France a lancé une pétition en janvier 2014 contre le projet TIGER WORLD du zoo d’Amnéville. Depuis, des dizaines de milliers d’anonymes ont signifié leur désaccord avec ce projet, sans que nous ne réussissions à obtenir d’opposition de la part des professionnels du secteur. C’est désormais chose faite.

Aujourd’hui, Patrick Jardin, co-fondateur du CERZA et fondateur du Parc des Félins, romp l’omerta et prend la parole pour « réagir sur l’évolution de certaines enseignes qui n’hésitent pas aujourd’hui à déformer notre métier et notre but de conserver les espèces menacées. »

Son but ? Défendre  les parcs zoologiques, ceux qui n’ont pas oublié leur mission et qui sont aujourd’hui menacés par « d’autres établissements qui n’hésitent pas à abuser des animaux sauvages pour des effets toujours plus spectaculaires ». Car tous les parcs zoologiques « ne sabordent pas leurs valeurs en ne pensant qu’à l’apport financier que ces animaux de captivité peuvent leur apporter. »

Nous vous livrons son témoignage, étant l’un des seuls du secteur à prendre position contre les dérives actuelles.

Les parcs zoologiques ne sont pas des cirques

Le passé des parcs et jardins zoologiques n’a pas toujours été des plus glorieux. Historiquement, les ménageries royales étaient uniquement destinées à satisfaire la curiosité des anciens puissants de ce monde et de montrer leur suprématie au reste de la population. L’ouverture des premiers zoos au grand public n’a guère amélioré cette vision. Ceux-ci sont devenus une vitrine de la puissance coloniale : des entassements d’animaux sauvages dans des espaces confinés sans respect de leurs besoins fondamentaux, voilà ce que l’on trouvait encore au début du XXème siècle.

Les résultats observés aujourd’hui, sont le fruit d’un long processus. Plus de trente ans depuis la signature de la Convention de Washington ont du s’écouler pour considérer que le bien-être, la conservation, et l’éducation devait être des prérogatives des établissements zoologiques.

L’appellation «Parc zoologique» est aujourd’hui menacée par d’autres établissements qui n’hésitent pas à abuser des animaux sauvages pour des effets toujours plus spectaculaires. Pour attirer un maximum le public, tous les moyens sont bons. Les animaux sauvages font l’objet de toutes les convoitises de la part des humains : chassés, piégés ou braconnés pour certains ; enfermés, exhibés ou détenus illégalement pour d’autres.
Que le spectacle commence… Hypnotisé par certains reportages télévisés, le public reste conquis par la proximité entre l’homme et l’animal sauvage. Cette fausse vérité d’un lion qui aime être caressé par un humain, est insoutenable pour Le Parc des Félins.

Les intentions de ces parcs sont purement spéculatrices, et se vouent à une désinformation impressionnante, que nous avons réduite depuis des années.
Les sollicitations pour caresser ou biberonner un félin sont nombreuses et nous émettons ce constat amer de l’amalgame qui est fait entre les parcs zoologiques, qui ont le devoir de respecter l’animal sauvage, et les cirques qui déforment leur beau naturelle.

Depuis plus de 30 ans, Patrick Jardin, cofondateur du parc CERZA et fondateur du Parc des Félins, milite activement contre l’exploitation de ces animaux sauvages. Les différents établissements qu’il a crées ont toujours eu pour
objectif l’élevage d’animaux dans des conditions de vie optimales.

Inutile de faire du spectacle pour susciter l’émerveillement chez petits et grands. Le monde du vivant est suffisamment beau et riche pour qu’il y ait nécessité de le pervertir avec des numéros contre nature. Les exemples récents, largement mis en lumière par les médias vont à l’encontre de notre travail.

Qu’y atil de plus beau qu’une tigresse qui élève sereinement sa progéniture ? Car ne l’oublions pas, si la tendance actuelle est de faire rentrer le spectacle au cœur du monde des parcs zoologiques, notre devoir est de s’interroger sur le quotidien des animaux qui subissent la loi du plus spectaculaire…

Rappelons que pour satisfaire cette hérésie de caresser des lions, des tigres et autres animaux sauvages, ou de travailler, comme ils l’énoncent, les bébés sont arrachés à leur mère pour satisfaire le besoin primitif de l’humain
qui n’est autre que de s’imposer à lui !

Qu’y atil de pédagogique là dedans ?
Que font tous ces animaux lorsqu’ils ne sont pas en représentation ? Dans quelles conditions viventils réellement ?

Il est de notre devoir d’enseigner aux nouvelles générations le respect de la faune. Comment nos descendants peuventils avoir envie de nous aider à protéger toute cette biodiversité si on tolère aujourd’hui de les voir contraints à des prouesses sans respect de leur intégrité ??

Il n’y a aucune vocation pédagogique à tout cela… sinon celle que les intérêts commerciaux prévalent en tout point
sur le respect du vivant…

Lire également en PDF :
Parc des Félins militant
zoo le grand mensonge Patrick Jardin

 

Photo fournie par le Parc des félins. ©  Olivier Wojciechowski et Eric Simon

« Putain d’écologistes de merde ! » : le directeur du zoo d’Amnéville perd son sang froid.

Cet article a initialement été écrit pour « Le + » du Nouvel Obs, qui n’en a pas voulu car son ton n’était pas assez partisan. Le voici donc ici… pour que chacun puisse se forger sa propre opinion.

Le zoo d’Amnéville, un exemple de réussite pour une structure privée

Un des plus beaux parc zoologique d’Europe présentant 2000 animaux des 5 continents, c’est ainsi que se présente le zoo d’Amnéville sur son site internet. Et pour cause ! Le zoo, qui a ouvert ses portes le 28 juin 1986 à l’initiative de Michel Louis, s’est forgé une solide réputation. Au fil des années, il est devenu l’un des trois plus important parc zoologique de France et accueille plus de 600.000 visiteurs par an. Cette structure privée, qui présente 360 espèces différentes, s’étend sur 17 hectares et emploie 120 à 200 salariés ; un bel exemple de succès.

Un zoo qui a su évoluer pour s’adapter aux exigences du public

Oubliées les cages exigües et les enclos bétonnés. Désormais, les visiteurs attendent d’un parc zoologique que les animaux y soient choyés. Aussi, le zoo d’Amnéville a-t-il reconstitué certains milieux naturels dans lesquels évoluent leurs pensionnaires, comme l’espace « Amazone jungle » où des espèces comme le jaguar, le loup à crinière, le fourmilier arboricole, le tamarin ou le flamant du Chili, vivent au milieu d’une végétation luxuriante, agrémentée d’un ruisseau et de cascades. Pour recréer encore mieux cette illusion de liberté, certaines espèces cohabitent, comme elles le feraient dans la nature, à l’instar des girafes, des zèbres, des autruches, des cobes, des springboks, des grues, des ibis et des pélicans de la plaine africaine.

Car la mission d’un parc zoologique n’est plus seulement d’exposer des animaux. La sensibilisation du public à la préservation des animaux est indispensable dans tout parc qui se respecte, et est même devenue une obligation inscrite au chapitre 7 de l’Arrêté du 25 mars 2004 
fixant les règles générales de fonctionnement et les caractéristiques générales des installations des établissements zoologiques, qui précise que « les établissements doivent promouvoir l’éducation et la sensibilisation du public en ce qui concerne la nature, la biologie des espèces et la conservation de la diversité biologique, notamment en fournissant des renseignements sur les espèces exposées et leurs habitats naturels ». Ainsi, chaque zoo doit au minimum exposer une carte d’identité des espèces présentées, en précisant par exemple sa répartition géographique, son statut de protection et les menaces qui pèsent pesant sur la conservation de
l’espèce.

Le zoo d’Amnéville, qui reçoit des groupes scolaires et organise des stages pour les enfants ou des visites VIP pour les adultes, a rédigé une brochure pédagogique très complète, consultable gratuitement depuis son site internet.

 

Un zoo engagé

Si la participation aux actions de conservation des espèces animales est désormais inscrite dans la loi, par l’arrêté du 25 mars 2004 (chapitre 6), l’engagement du zoo d’Amnéville est une fois de plus louable. 16 programmes de conservation en milieux naturels sont soutenus financièrement par le zoo, pour un total en 2013 de 510.000 euros. Gorilles, lycaons, tapirs, rhinocéros, lynx, éléphants perçoivent les bénéfices du bon fonctionnement du parc, une partie du prix de l’entrée étant consacrée au financement de ces programmes.

Et pourtant…

En janvier 2014, une pétition contre le zoo d’Amnéville est postée sur le site mesopinions.com. Le jeune homme qui en est l’auteur dénonce un projet pharaonique lancé par le directeur du zoo d’Amnéville : Tiger World. Le parc réagit immédiatement en menaçant l’auteur de la pétition et le site qui l’héberge. Afin de ne pas céder aux pressions et de pouvoir faire face à d’éventuelles poursuites, c’est l’association AVES France qui reprendra cette pétition à son compte.

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14 millions d’euros investis

Mais « Tiger World », c’est quoi ? Et pourquoi un zoo montré en exemple par tous est-il soudain sous le feu de toutes les critiques ?

Il faut, pour comprendre, revenir aux origines du zoo d’Amnéville.

« Le Parc Zoologique d’Amnéville est la réalisation d’un rêve d’enfant : la passion du monde animal, Michel LOUIS la reçut comme un coup de foudre à l’âge de 4 ans en visitant la ménagerie d’un grand cirque français ». Dans cette phrase extraite de la présentation du zoo sur son site internet comme dans la presse, le directeur du zoo d’Amnéville avoue que sa première passion a toujours été le dressage et que l’investissement dans l’attraction « Tiger World » va enfin lui permettre d’assouvir cette passion.

Pour mettre en scène ce show qu’il annonce unique au monde, il a confié la réalisation des décors de la salle de spectacles de 1800 places à la société AAB, qui présente les installations en détail sur son site internet. Les travaux sont en cours, pour une inauguration prévue en avril 2015.

Mais l’association AVES France ne comprend pas ce mélange des genres et s’insurge contre ce projet. Au nom des 30.000 signataires de la pétition, l’association a saisi les organismes dont le zoo d’Amnéville se vante être adhérent (EAZA, WAZA, AFdPZ, IZE et QC) et le ministère de l’écologie, afin de leur demander si, désormais, les parcs zoologiques vont troquer leur « mission de conservation » en « dressage d’animaux » pour ne plus être des zoos, mais des cirques.

« Pour l’heure, personne ne s’est ému de cette situation », s’inquiète l’association qui ne compte pas en rester là. « Il est regrettable qu’un parc zoologique montré en exemple puisse devenir une arène de cirque. C’est même inacceptable car ce projet sera à coup sûr repris ailleurs. On ne peut pas sensibiliser le public en leur montrant des numéros de domptage, c’est complètement à l’opposé de la mission d’un parc zoologique en 2014. Le directeur prévoit également d’investir dans une piscine à dauphins, une autre abomination pour nous. Il affirme que Tiger World sera un spectacle unique en son genre, réalisé dans un décor époustouflant, et qui chamboulera la perception du monde animal dans les zoos. Pour nous, c’est la plus grande dérive que nous avons à combattre pour que les animaux dans les zoos ne deviennent pas des saltimbanques. »

« Sales fascistes, putain d’écologistes de merde ! »

Ces critiques, Michel LOUIS refuse de les entendre. « Je revendique le fait d’être l’héritier des grands dresseurs de cirque. Avec ce spectacle, je compte bien réhabiliter le cirque traditionnel, attaqué par quelques extrémistes qui passent leur temps à asséner des contre-vérités » a-t-il déclaré au Républicain Lorrain en juillet 2013, le journal ayant consacré plusieurs articles à son projet.

Si Marion Cabrol, la responsable pédagogique du zoo d’Amnéville, a fait pression sur l’auteur initial de la pétition, elle a refusé de débattre avec l’association AVES France, lui adressant simplement le mail suivant : « Je ne débattrais ni de votre email ni du sujet de Tiger World avec vous : ce n’est pas mon rôle, je laisse le soin à ma direction de décider de la suite. Cette discussion est donc close. Vous n’aurez pas d’autres réponses de ma part. » La direction du parc, elle, n’a jamais répondu, ni même donné suite à ses menaces de plainte en diffamation.

Pourtant, les critiques semblent agacer la direction du zoo, au point de la faire sortir de sa réserve.

Cyril LEDUC, de l’association Félins-préservation, a rencontré Michel LOUIS alors qu’il effectuait un tournage sur le travail des soigneurs animaliers. « Au cours de la conversation où je présentais l’Association « felins-preservation » nous en sommes venus à parler des conditions de vie des animaux dans les Cirques, mais à ce moment précis de la discussion, assez conviviale au départ, le Directeur a immédiatement changé de comportement… et est devenu insultant et menaçant à notre égard avec des termes et des mots totalement déplacés et grossiers tels que : « Sales fascistes, putain d’écologistes de merde ! » et bien d’autres insultes complètement sorties du contexte de notre visite. Dans le quart d’heure qui a suivi cet épisode, nous avons été expulsés « manu militari » et raccompagnés hors du parc sur le parking public, où même là, notre présence n’était même plus souhaitée. » Devant ces propos choquants et insultants, il a décidé de publier un article pour dénoncer l’attitude du directeur du zoo d’Amnéville, tout en saluant « le bon travail du personnel dévoué à leurs tâches ».

Et vous, êtes-vous favorables au dressage d’animaux dans les zoos français ?

Répondre au sondage :

http://www.mesopinions.com/sondage/animaux/etes-contre-spectacles-domptage-animaux-sein/1664

P.S. : merci à Cyril LEDUC pour son soutien sur ce dossier. 

 

Le zoo du Mont Faron en Une de Var Matin… quelle suite à notre action ?

Suite à notre pétition qui a déjà recueilli plus de 30.000 signatures, Var Matin a consacré une pleine page au zoo du Mont Faron de Toulon.

Ce n’est pas une surprise d’y lire que la direction du zoo réfute toutes nos critiques. Leur position n’a pas varié d’un iota depuis des années : « on » les empêche, « on » leur en veut, « on » ne veut pas les aider à financer leur mouroir etc etc etc…

Pourtant, cette fois, la DDPP que nous avions saisi et qui nous a conseillé de porter l’affaire devant le procureur de la République, a demandé le transfert d’un jaguar, sa cage n’étant pas appropriée. Une petite victoire, même si cela reste clairement insuffisant pour nous satisfaire.

Aussi, nous travaillons à une plainte inter-associative contre le zoo. En attendant, nous continuons à recueillir vos signatures sur la page de la pétition et vos avis sur notre site, suite à l’article La triste vie des animaux du zoo du Mont Faron, vos témoignages.

Sachez que ceux d’entre vous qui ont visité le zoo peuvent aussi déposer leur ressenti sur d’autres sites :

Le Zoo du Faron dans Var Matin

Le Zoo du Faron dans Var Matin

 

De son côté, Moona poursuit son chemin médiatique en Finlande. Après les interviews radio, deux magazines se sont émus des conditions de détention des animaux du zoo du Faron.

Moona a également contacté les députés européens français en leur priant de bien vouloir peser de tout leur poids pour faire appliquer le droit communautaire dans ce triste zoo.

Le Zoo du Faron dans un magazine Finlandais

Le Zoo du Faron dans un magazine Finlandais

Le Zoo du Faron dans un autre magazine Finlandais

Le Zoo du Faron dans un autre magazine Finlandais

Toulon : le zoo du Mont Faron une nouvelle fois sous le feu des critiques (Communiqué de presse)

Moona est finlandaise. Comme de nombreux touristes, elle s’est rendue dans le sud de la France, en vacances, pour en découvrir les merveilles. Mais c’est avec un goût amer qu’elle est rentrée chez elle, choquée après sa visite au zoo du Mont Faron de Toulon.

Comme beaucoup de visiteurs, Moona a contacté l’association AVES France, qui recueille les dizaines de témoignages de visiteurs, de familles, de touristes, outrés par le triste spectacle que le zoo leur a offert. Moona a décidé de ne pas en rester là et compte bien le faire savoir. Invitée par les médias de son pays à exprimer ce qu’elle a ressenti lors de sa visite au zoo du Mont Faron, photos et vidéos à l’appui, elle pousse un cri d’alarme pour les animaux qui y sont enfermés dans des conditions d’un autre temps.

 Mont-Faron Toulon

AVES France, jusqu’alors impuissante face au mépris des autorités, a lancé une pétition internationale sur le site mesopinions.com, qui a déjà recueilli 26.500 signatures en 15 jours, déliant les langues de tous les visiteurs qui ont été attristés par leur visite du zoo de Toulon.

Puisque les dirigeants du zoo font la sourde oreille, nous comptons bien prouver que le zoo ne respecte pas les conditions de détention fixées par l’arrêté du 25 mars 2004*. Pour nous, le zoo du Mont Faron viole plusieurs articles de cet arrêté et nous comptons bien demander aux autorités sanitaires de faire respecter la législation en vigueur.

Pas un zoo, une fauverie… 

Depuis des années, les dirigeants du zoo justifient leurs aménagements minimalistes par le fait que le zoo serait une fauverie, un centre de reproduction. Les animaux auraient besoin d’une surveillance accrue. Ils parlent aussi d’un manque de moyens, souhaitant que la mairie les soutienne financièrement, alors que le zoo est une entreprise privée. Le dernier argument, c’est que le zoo ne peut pas s’étendre, du fait de sa position sur une zone classée. Des arguments qui ne tiennent pas la route, car si le bien-être de leurs pensionnaires les intéressait réellement, ils accepteraient la solution que nous leur suggérons : limiter le nombre d’animaux pour leur offrir de vastes enclos, répondant aux besoins spécifiques de chaque espèce. Mais les dirigeants préfèrent considérer que les plaintes sont minoritaires et déposées par des gens « qui ne sont pas du milieu ».

 Fauverie Mont-Faron Toulon

* Arrêté du 25 mars 2004 fixant les règles générales de fonctionnement et les caractéristiques générales des installations des établissements zoologiques à caractère fixe et permanent, présentant au public des spécimens vivants de la faune locale ou étrangère et relevant de la rubrique 21-40 de la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement (JORF du 01/04/2004)

Contact presse : 

Christophe CORET
Président d’AVES France
contact@aves.asso.fr
0781 208 211
www.aves.asso.fr
CP-MONT FARON-2014 (PDF)

Pétition internationale contre le zoo du Mont Faron à Toulon

Signez la pétition ici -> Signer la pétition : Mobilisation internationale contre le zoo du Mont-Faron !

Depuis des années, AVES France s’intéresse aux tristes conditions de vie des animaux du zoo du Mont Faron. Nous avons recueilli de nombreux témoignages de visiteurs écoeurés d’avoir pu mettre les pieds dans ce zoo, témoignages qui sont en partie publiés dans cet ancien article : La triste vie des animaux du zoo du Mont Faron, vos témoignages.

La presse locale s’est posée en avocat de la défense. La vétérinaire du zoo a défendu la structure qui l’emploie. En off, les autres zoos condamnent… en off seulement… Malgré nos vidéos montrant des animaux souffrants de comportements stéréotypés et des photos prouvant que leurs cages ne sont pas adaptées à leurs besoins, les autorités vétérinaires de notre pays n’ont rien trouvé d’anormal. En France, en 2014, on peut tenir des animaux dans des cages pourries sous le prétexte d’avoir collaboré à un programme d’insémination artificielle. Car c’est la principale ligne de défense du zoo du Faron : ils ont participé en 2006 au programme CRESAM et les cages minuscules et au style dépouillé permettent de mieux étudier les animaux. Triste ! Sur le site internet du CRESAM, on peut lire qu’une nouvelle mission a été organisée en 2014. On a testé des anesthésiques et du matériel vétérinaire sur les animaux du zoo avant une mission en Afrique du sud. De là à qualifier les animaux du Faron d’animaux de laboratoire, il n’y a qu’un pas ! Choquant !

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Copies d’écran du site du CRESAM : Mission au Zoo Mont Faron : 07 février 2014 » CRESAM – Centre de Reproduction des Espèces Sauvages A

Moona a visité la France cette année. Elle est finlandaise. Ce n’est pas la première touriste étrangère à rentrer de son voyage en France traumatisée par sa visite au Mont Faron. Ce n’est pas la première à rentrer avec la conviction qu’elle doit faire quelque chose pour ces pauvres animaux. Elle a donc décidé de ne pas en rester là et nous a convaincu de remettre ce dossier en lumière.

Puisque la direction du zoo n’est pas émue par les dizaines de témoignages présents sur notre site et par la campagne Google AdWords que nous avons mise en place pour que le maximum d’internautes puisse lire ces avis avant de planifier une visite dans cet horrible endroit, nous avons décidé de lancer une pétition internationale. Nous demandons à la direction du zoo de se séparer d’une partie de ses animaux, afin de pouvoir faire bénéficier de meilleures conditions de vie et d’enclos plus vastes aux animaux qu’ils garderont.

Si cette solution ne leur paraît pas raisonnable, nous demanderons sa fermeture.

AVES France invite les associations françaises et internationales à la rejoindre pour faire avancer ce dossier qui piétine depuis de trop nombreuses années, et vous encourage à signer nombreux la pétition en ligne :

Signer la pétition : Mobilisation internationale contre le zoo du Mont-Faron !

ou sur :

http://www.adressit.com/stop_the_animal_cruelty_in_zoo_du_mont_faron_france

Pétition contre « Tiger World », le futur spectacle de tigres du Zoo d’Amnéville !

Michel Louis, le directeur du zoo d’Amnéville, en Moselle (57), a eu une idée bien étrange : celle de dresser les tigres de son zoo en animaux de cirque. Au nom du « bien-être des animaux » et de la sacro-sainte « mission éducative », il va transformer ses pensionnaires en saltimbanques. Nous, on dit STOP !

« Je revendique le fait d’être l’héritier des grands dresseurs de cirque. Avec ce spectacle, je compte bien réhabiliter le cirque traditionnel, attaqué par quelques extrémistes qui passent leur temps à asséner des contre-vérités » a-t-il déclaré au Républicain Lorrain en juillet 2013, le journal ayant consacré plusieurs articles à ce projet loufoque.

Le Zoo d’Amnéville investit 14 M€ pour Tiger World (Le Républicain Lorrain, 21/07/2013)

J’assume le fait d’être l’héritier des grands dresseurs de cirque (Le Républicain Lorrain, 21/07/2013)

Le dressage a commencé (Le Républicain Lorrain, 21/07/2013)

Zoo d’Amnéville : « Tiger World », un gigantesque spectacle de tigres

AVES France, qui est sensible au bien-être des animaux, opposée à leur exploitation et aux spectacles qui les mettent en scène s’insurge contre ce projet et vous invite à signer nombreux cette pétition.

AVES France va saisir les organismes dont le zoo d’Amnéville se vante être adhérent (EAZA, WAZA, AFdPZ, IZE et QC) afin de leur demander s’ils soutiennent ce mélange des genres et si, désormais, les parcs zoologiques vont troquer leur « mission de conservation » en « dressage d’animaux » pour ne plus être des zoos, mais des cirques. De la même façon, nous écrirons au conseil de l’Europe, au Ministère de l’environnement et aux autorités compétentes afin de les alerter contre ce projet.

Bien sûr, vous pouvez écrire au zoo d’Amnéville pour leur dire ce que vous pensez de ce futur spectacle de dressage depuis leur site internet : http://www.zoo-amneville.com

Nous vous invitons également à signer la pétition sur :
http://www.mesopinions.com/petition/animaux/spectacle-tigres-tiger-world/11337

Photo : ©xy by fotolia.com

Montreurs d’ours : les questions que vous vous posez !

Cela fait des années que nous luttons contre les spectacles de montreurs d’ours. C’est presque devenu un jeu systématique pour savoir qui du dresseur ou du protecteur va réussir les arguments qui font mouche auprès de l’organisateur du spectacle.

Et même chez nos sympathisants, il n’est pas rare de lire des interrogations sur le bien fondé de cette action. Il me semble donc important d’expliquer pourquoi nous nous opposons à ce type de spectacles.

Deux exemples de réactions : 

Sedan 2008

Sedan 2008

Sur facebook, en commentaire à une de nos actions :

J’ai vu ce monsieur (Frédéric Chesneau) dans une émission. Il a un rapport quasi fusionnel avec son ours. Il a l’air de s’en occuper parfaitement. Du coup, je vois pas l’intérêt de l’empêcher de faire son spectacle, y’a sûrement plus à dire de certains cirques.

 

Par courriel, suite à un mail envoyé aux organisateurs d’un spectacle :

Bonjour Madame,

Nous avons bien recu votre mail concernant la représentation d un montreur d ours le 22 décembre prochain dans notre ville.

Nous sommes très soucieux des conditions de vie et de représentation des animaux, c’est pourquoi, lors de notre recherche nous nous sommes attardés longuement sur les critères de sélection du dresseur en question.

C’est pourquoi je peux vous dire que, contrairement à de nombreux autres animaux l’ours présenté n’ a pas les dents limées , ne possède pas de muselière ni d’anneau .

De plus monsieur Cheneau est labellisé par l’association francaise de protection des animaux de travail ( c’est actuellement le seul dresseur en France à posséder ce label ). Cette labellisation est le fruit du travail d’une fedération de protection animale qui a étudié l’élevage de Mr Cheneau ainsi que les conditions de vie de ses animaux dans leur milieu et pendant les représentations.

De plus,le dresseur est habilité par le ministere de l’environement et agréé pour le transport d’animaux sauvages par la direction départementale de protection des populations.

Je pense donc que vous avez compris que nous avons bien étudié cette animation et les conditions de vie de ces animaux.

Je reste bien sur à votre disposition pour tout complement d’information.

Cordialement

Nicolas DEREEPER
Relations Publiques
Attractivité du Territoire
nicolas.dereeper@mairie-calais.fr | www.calais.fr

 

Notre réponse : 
Nous sommes heureux d’apprendre que vous êtes soucieux du bien être des animaux, comme vous le précisez dans votre réponse.

Permettez-nous toutefois de revenir sur quelques points :

Tout d’abord sur le label de l’association francaise de protection des animaux de travail, association dont nous ne contestons pas l’existence. Elle est en effet bien déclarée et enregistrée au Journal Officiel comme une association dans le 77. Nous en avons déjà entendu parler, même si, après prise de contact par courrier afin de mieux connaitre leurs objectifs, nous n’avons jamais obtenu la moindre réponse (association fantôme ?).  Quant à une fédération francaise de protection animale qui aurait validé le label, détrompez-vous car il n’existe pas de fédération de protection animale et encore moins une qui aurait pu accorder un quelconque label à un montreur d’Ours. Prenez la peine de demander à M. Chesneau le nom de cette fédération… De vérifier les attestations qu’il présente dans son dossier. Il est vrai que M. Chesneau souhaiterait être reconnu comme un « bon » montreur d’ours (il nous a même déjà approchés dans ce sens), mais avons dû lui signifier une fin de non recevoir.

Son ours n’a certes pas les dents limées (il est d’ailleurs formellement interdit d’édenter ou de dégriffer un animal). Il ne porte pas non plus de muselière, ce qui n’est pas forcément un acte de maltraitance (on en met à certains chiens, ça peut-être simplement un accessoire pour prévenir les accidents). L’actualité ces derniers mois a montré qu’un animal sauvage peut devenir imprévisible et, dans ces cas là, difficile à maitriser (pour exemple, un éléphant s’est échappé et a tué une personne, un dompteur a été attaqué par ses lions).

Nous ne contestons pas non plus les conditions de vie CHEZ le montreur d’Ours. M. Chesneau nous a invité chez lui pour voir les conditions de vie de ses animaux quand ils ne travaillent pas.

Là où nous ne sommes pas d’accords, c’est le fait d’amener un ours ou tout autre animal sauvage au milieu d’une foule bruyante. L’ours est un animal discret, qui fuit le bruit et le monde. Même si ses ours sont nés en captivité, ils restent des ours. Certains ours qui n’ont jamais connu la vie sauvage reproduisent dans des parcs zoologiques des comportements innés, comme se creuser une tanière pour hiverner. D’ailleurs, le discours de M. Chesneau a changé. Aujourd’hui il insiste sur le fait que ses ours sont nés en captivité quand il racontait au public, il n’y a pas si longtemps, qu’il les avait sauvés et que sans lui, ils seraient morts !

AVES France dénonce également les conditions de transport et d’attente des animaux en dehors de leur prestation (cage exigüe, absence d’intimité). Ces conditions ne répondent absolument pas aux besoins  des animaux.

Quant aux autorisations, normalement tous les montreurs d’ours se doivent d’être en règle, bien que certains contrôles des DDPP révèlent parfois des manquements.  Les montreurs d’ours se voient alors interdire de produire le spectacle prévu. Nous avons demandé à la DDPP de votre département de faire un contrôle le jour du spectacle.

Ne pensez vous pas qu’en présentant ainsi l’Ours, vous donnez une image fausse et dégradante de l’animal aux générations futures ? Comment peut-on prétendre faire de la sensibilisation sur un animal sauvage en l’exhibant devant la foule ?

La faune sauvage a besoin qu’on la protège « in situ » et qu’on la laisse tranquille. Nounours a grandi, mais ce n’est toujours pas une peluche !