Tiger World : Code animal et Aves France demandent à l’EAZA d’exclure le zoo d’Amnéville

Le 11 avril dernier, le zoo d’Amnéville franchissait un cap de plus dans l’exploitation animale et dans le détournement de sa mission de conservation : il inaugurait le Tiger World, un « spectacle » de dressage de fauves, sept tigres du Bengale et deux tigres blancs.

Le 24 avril, Code animal et Aves France réagissaient en lançant une action en ligne composée de trois parties :

  • une pétition demandant à Michel Louis, propriétaire du zoo, de renoncer à ce numéro ;
  • un formulaire d’envoi de mails à l’EAZA, l’association européenne des zoos et des aquariums, lui demandant de rayer le zoo d’Amnéville de la liste de ses membres ;
  • une tweetstorm #NonAuTigerWorld destinée au compte Twitter de l’EAZA, pour faire participer les internautes à la protestation.

Aujourd’hui, la pétition (en ligne depuis janvier 2014) a recueilli plus de 38 000 signatures et sera envoyée à l’EAZA par Aves France. Près de 500 mails ont également été expédiés par les internautes à l’EAZA. Environ 5 500 comptes Twitter ont été atteints par la « tempête de tweets ». Code animal a écrit à l’EAZA pour lui faire part de la mobilisation et pour exiger l’exclusion de l’établissement de Michel Louis.

Car les zoos, qui revendiquent des missions d’éducation du public et de conservation des espèces, se trouvent là face à une aberration en termes de discours. Comment parler de pédagogie quand on présente des animaux dans des numéros contre-nature, le plus souvent douloureux, quand on les contraint – un traumatisme pour cette espèce solitaire – à partager en groupe un espace restreint ? Comment parler de respect et de préservation des espèces quand le dressage seul est une coercition pour des animaux sauvages ravalés au rang de biens de consommation ?

Code animal et Aves France s’insurgent contre cette entreprise scandaleuse sur le plan éthique. L’association de protection animale 269 Life France a également rejoint la protestation et organisera un happening le 6 juin devant le zoo d’Amnéville.

Contact

• Franck Schrafstetter, président de Code animal : info@code-animal, 06 14 82 21 84
• Christophe Coret, président d’Aves France : contact@aves.asso.fr

#TigerWorld Acte III : happening le samedi 6 juin 2015 devant le zoo d’Amnéville

ATTENTION : le rassemblement devant le zoo a été interdit par la préfecture. Merci de ne pas vous rendre au happening : http://www.aves.asso.fr/2015/06/le-ripoublicain-lorrain-continue-de-servir-la-soupe-au-tigerworld-damneville/

AVES France lutte depuis janvier 2014 contre TIGERWORLD, le spectacle de tigres du zoo d’Amnéville. Depuis avril 2015, plusieurs représentations quotidiennes ont lieu dans le parc zoologique qui a décidé de se transformer en cirque.

Acte I : pétition et débat public

L’acte I de notre action a consisté en une pétition signée aujourd’hui par plus de 38.000 personnes. Le but était de montrer à Michel Louis, directeur de l’établissement, que le public s’opposait à l’exploitation des animaux et à la transformation d’un parc zoologique en cirque. Nous avons médiatisé l’affaire afin que naisse un débat autour de ce sujet, sans toutefois recevoir un écho favorable de l’administration française, des associations nationales, européennes et internationales qui gèrent les parcs zoologiques ou de la direction du parc. Cependant, nos articles ont été lus par 45.000 personnes dont 38.000 ont signé la pétition. Nous avons même obtenu le témoignage de Patrick Jardin, responsable du CERZA et du Parc des Félins, qui dénonce fermement ces parcs qui, pour le profit, « n’hésitent pas à abuser des animaux sauvages pour des effets toujours plus spectaculaires ».

Acte II : CyberAction avec Code Animal

Le 24 avril 2015, AVES France et Code Animal ont lancé une nouvelle phase à la mobilisation. Nous avons décidé de lancer une mobilisation sur internet. Désormais, TigerWorld n’est plus un projet, c’est devenu une réalité. Les médias français, toujours acquis à la cause de ceux qui leur fournissent de belles images d’animaux, ont tous réalisé des « reportages », qu’on pourrait plutôt qualifier de « publicités » car aucune chaîne ne nous a permis de nous exprimer. Pas un mot sur l’opposition au projet. Rien ! Le zoo d’Amnéville est puissant car il brasse énormément d’argent. Il finance même des projets de conservation de la faune sauvage. Alors pas de vague ! Tout le monde laisse Michel Louis faire ce qu’il veut. Nous avons donc demandé à nos militants d’envoyer des mails à l’EAZA (l’Association européenne des zoos et des aquariums) pour lui demander la radiation du zoo d’Amnéville de ses membres. En quelques jours, près de 450 emails ont été envoyés… pas de réponse ; ça vous étonne ?

Acte III : happening contre TigerWorld devant le zoo d’Amnéville le samedi 6 juin 2015

Puisque nous ne sommes pas entendus et que Michel Louis, fort du succès de TigerWorld, nous menace désormais de la création d’un delphinarium dans les années à venir, une nouvelle action a été initiée par 269 Life. AVES France s’associe bien évidemment à cette action et certains de nos membres seront également sur place. Nous vous invitons d’ailleurs à les rejoindre. Vous trouverez plus d’informations sur la page Facebook : https://www.facebook.com/events/1466606540297950/

Vous trouverez aussi des propositions de covoiturage pour vous rendre sur place : https://www.facebook.com/events/467777230047844/

Le lieu prévu pour le happening se situe juste à côté de l’entrée du Zoo d’Amnéville : 1 rue du Tigre – 57360 AMNÉVILLE

CyberAction : Non au spectacle de dressage de tigres « Tiger World » au zoo d’Amnéville !

À vos claviers pour demander à l’EAZA de ne pas être complice du Tiger World d’Amnéville !

Aves France et Code animal organisent ensemble une cyberaction pour que le zoo d’Amnéville renonce à son spectacle de dressage de tigres, Tiger World. Cette “attraction”, qui met en scène sept tigres du Bengale et deux tigres blancs, est une absurdité et une aberration pour qui prétend œuvrer pour la préservation des espèces comme pour l’éducation du public. <lire l’article sur Zoo-de-france.com>

Nous savons que l’initiative de Michel Louis, directeur du zoo d’Amnéville, a d’ores et déjà suscité un certain émoi chez les propriétaires de zoo. Nous demandons aujourd’hui à l’EAZA, Association européenne des zoos et des aquariums, de refuser d’être complice de l’établissement de Michel Louis en le rayant de ses membres.

Vous pouvez nous y aider depuis votre ordinateur ! Voici comment.

  • Participez à notre Tweestorm d’une semaine, en envoyant le Tweet suivant (texte + image) :

Tweetstorm #NonAuTigerWorld L’ @EAZAFund doit rayer le zoo d’ #Amneville de ses membres. Zoo-de-france.com

fb_tigerworld_profil

 

  • Changez votre photo de profil sur Facebook pendant une semaine, prenez la nôtre !
  • Signez notre pétition pour demander au directeur du zoo d’Amnéville de renoncer à son projet et faire part de votre mécontentement aux élus de la communauté de communes du pays Orne-Moselle : http://www.mesopinions.com/petition/animaux/spectacle-tigres-tiger-world/11337
  • Envoyez un mail à l’EAZA pour lui demander de rayer le zoo d’Amnéville de ses membres en remplissant le formulaire ci-dessous :

ACTION TERMINEE ! MERCI POUR VOTRE PARTICIPATION !

Plus de 1500€ collectés pour l’ours Bruno en Italie !

### Ajout du 24 avril 2015 ###

Bonne nouvelle ! Nous venons de recevoir le chèque de Clic Animaux. Nous avions déjà envoyé 1000€ pour Bruno et ce sont 1000€ supplémentaires qui lui seront alloués ! Merci à tous !

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Vous avez été nombreux à être émus par l’histoire de l’ours Bruno et a avoir souhaité lui apporter un peu de soutien. Grâce à la générosité de nos donateurs et à ceux du site Clic-Animaux, plus de 1500€ ont déjà été collectés !

Beaucoup d’entre vous nous ont demandé pourquoi on ne demandait pas de l’aide à d’autres associations pour sortir Bruno de l’endroit dans lequel il vit. La réponse est simple : Bruno a 40 ans. C’est un très vieil ours et personne ne souhaite prendre le risque de le transférer dans un autre parc. Un ours est un animal solitaire. Ce vieil ours est habitué à son enclos, à son environnement. Il y a vécu très longtemps et, comme nous le disions dans notre premier article L’OURS BRUNO, 40 ANS DE VIE EN CAPTIVITÉ AU PARC DE CAVRIGLIA EN ITALIE, sa fosse bétonnée a été ouverte en 2007 sur un enclos forestier.

C’est vrai qu’un ours qui a passé toute sa vie en captivité a besoin de soins, a besoin de la présence de soigneurs pour le stimuler. Les bénévoles de l’association LEAL s’en chargent désormais. Ils assurent une présence régulière, ils enrichissent son milieu en disposant des fruits, des légumes et du miel pour occuper leur protégé. Le parc de Cavriglia, même s’il a été abandonné, n’est pas un mouroir pour animaux. C’est un site naturel magnifique. Aujourd’hui, les bénévoles le sécurisent pour que les animaux n’y soient pas dérangés. Tout est fait pour que Bruno et les animaux encore sur place soient bien, rassurez-vous !

Dans l’attente des sommes collectées sur Clic-Animaux, AVES France a effectué un premier virement de 1000€ à l’association LEAL. Dès que Clic-Animaux nous enverra le fruit de la collecte, nous réaliserons un second virement… et d’autres si les dons continuent sur HelloAsso (précisez Ours Bruno dans la case commentaires).

Je vous invite à visionner cette vidéo du parc et de Bruno. Vous verrez que l’ours se déplace lentement, c’est lié à son âge. Vous verrez aussi que les bénévoles de LEAL sont aux petits soins avec lui !

Je vous invite également à suivre la page facebook Iostoconbruno.

Encore merci à tous pour vos dons.

L’ours Bruno, 40 ans de vie en captivité au parc de Cavriglia en Italie

L’ours Bruno a 40 ans !
40 ans rendez-vous compte !

Il est arrivé d’Estonie en 1975 et il vit depuis dans le parc de Cavriglia, en Italie.

De 1975 à 2003, Bruno a vécu dans la fosse d’un petit zoo géré par l’administration communale, au cœur du parc naturel de Cavriglia. C’était un peu la mascotte qui devait attirer les visiteurs dans cet espace de 600 hectares dédié aux balades sur des sentiers, permettant tantôt de croiser des animaux de la ferme, tantôt des animaux sauvages en liberté… mais aussi quelques-uns enfermés dans des cages, comme les bisons d’Amérique ou l’ours brun.

En 2003, l’administration a reçu un don qui a permis d’offrir à Bruno un nouvel espace. Après 28 ans en fosse, l’un des murs est tombé pour qu’il puisse enfin avoir accès à un espace boisé, répondant mieux à ses besoins.

Les ours captifs ont besoin de temps pour s’adapter à leur environnement. J’ai observé des ours en Roumanie retourner par réflexe dans leur fosse bétonnée, alors qu’elle était ouverte sur un immense parc boisé. C’est un peu le cas de Bruno, qui parfois retourne dans sa fosse, comme vous pouvez le voir sur la photo en noir et blanc, tête baissée, comme accablé. Cette photo a été prise par des bénévoles l’été dernier.

Mais depuis 2007, le parc est abandonné. Une grave crise dans la gestion de la structure a conduit à son abandon. Si la mairie a toujours continué à nourrir les animaux et à faire passer un vétérinaire, il n’y a plus de personnel sur place et ce sont les bénévoles de l’association LEAL qui s’occupent aujourd’hui des animaux, avec l’accord de la municipalité. Les plus petits animaux ont été transférés, mais Bruno, trop vieux pour supporter une anesthésie ou même un brusque changement dans ses habitudes, doit rester sur place.

Actuellement, il reste sur place l’ours Bruno, le bison américain Arturo, l’autruche Garibaldi, 7 moutons, 15 macaques, le poney Paco, 10 lamas libres dans le parc et des oies dans l’étang.

Bruno est le doyen. Le plus fragile certainement, compte tenu de son âge. Il reçoit régulièrement la visite de son vétérinaire et des bénévoles de l’association, qui le stimulent pour tromper son ennui et sa solitude. Car si dans la nature les ours sont des animaux solitaires, Bruno, qui a passé 40 ans entouré et observé, est dépendant de l’homme, autant pour se nourrir que pour combler son besoin d’attentions. C’est pourquoi les bénévoles complètent la nourriture fournie par la mairie par des fruits et légumes frais, et même du miel, qu’ils éparpillent dans son enclos pour l’obliger à chercher, à passer le temps. Une autre mission sera de recouvrir la totalité du béton de l’enclos avec de la végétation.

Il n’y a ni caméra de surveillance, ni clôture. Le parc est donc laissé en accès libre et sans aucun contrôle. Les bénévoles doivent assurer la sécurité du site, puisque le parc n’est plus gardé et qu’il est isolé dans une zone fréquentée par les chasseurs et les adeptes de sports mécaniques. L’association LEAL tente d’obtenir l’autorisation pour installer des caméras de surveillance.

LEAL dépense au minimum 200€ par mois pour améliorer le quotidien de l’ours Bruno. AVES France a décidé de lancer une collecte pour les aider.

Nous vous invitons à envoyer vos dons via notre formulaire de collecte, en précisant dans la case « Commentaire » que le don doit-être attribué à « ours Bruno – Italie ». 

https://www.helloasso.com/don/associations/aves-france

Merci pour votre générosité.

A la demande de LEAL, nous vous invitons également à signer leur petition contre la captivitéhttps://www.change.org/p/al-parlamento-europeo-e-alla-commissione-ambiente-abolizione-degli-zoo-e-della-detenzione-in-cattivita-degli-animali-selvatici-abolition-of-zoos-and-detention-of-wild-animals-in-captivity

Vous pouvez également suivre Bruno sur la page facebook :

https://www.facebook.com/pages/IostoconBruno/343442805853067

Les ours de la baie d’Halong sont à l’agonie : aidez-nous à les sauver !

Signer la pétition : http://halong.animalsasia.org/savehalongbears/

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Plus de vingt ours sont en train de mourir de faim des suites de mauvais traitements au Vietnam. Ces ours étaient exploités pour leur bile, dans des « fermes à bile ». Le « produit » n’est plus rentable, les propriétaires délaissent donc leurs animaux.

0La fondation Animals Asia appelle à l’aide pour les sauver. Un rapport des autorités décrit les conditions épouvantables de captivité. Ils sont maigres, souffrant de plaies ouvertes et dont certains avaient des membres en moins. De nombreux ours sont déjà morts, 19 ours demeurent à présent dans ces fermes. Animals Asia s’est adressée aux autorités pour leur proposer de transférer ces ours dans le sanctuaire de Tam Dao.

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Pour tout contact :

Michèle Jung
Responsable du groupe français Animals Asia
06 19 02 60 19
mjanimalsasiafrance@gmail.com

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Le poids de l’opinion publique est déterminant.

Pour signer la pétition cliquez sur l’image ci-dessous :

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Les parcs zoologiques ne sont pas des cirques

AVES France a lancé une pétition en janvier 2014 contre le projet TIGER WORLD du zoo d’Amnéville. Depuis, des dizaines de milliers d’anonymes ont signifié leur désaccord avec ce projet, sans que nous ne réussissions à obtenir d’opposition de la part des professionnels du secteur. C’est désormais chose faite.

Aujourd’hui, Patrick Jardin, co-fondateur du CERZA et fondateur du Parc des Félins, romp l’omerta et prend la parole pour « réagir sur l’évolution de certaines enseignes qui n’hésitent pas aujourd’hui à déformer notre métier et notre but de conserver les espèces menacées. »

Son but ? Défendre  les parcs zoologiques, ceux qui n’ont pas oublié leur mission et qui sont aujourd’hui menacés par « d’autres établissements qui n’hésitent pas à abuser des animaux sauvages pour des effets toujours plus spectaculaires ». Car tous les parcs zoologiques « ne sabordent pas leurs valeurs en ne pensant qu’à l’apport financier que ces animaux de captivité peuvent leur apporter. »

Nous vous livrons son témoignage, étant l’un des seuls du secteur à prendre position contre les dérives actuelles.

Les parcs zoologiques ne sont pas des cirques

Le passé des parcs et jardins zoologiques n’a pas toujours été des plus glorieux. Historiquement, les ménageries royales étaient uniquement destinées à satisfaire la curiosité des anciens puissants de ce monde et de montrer leur suprématie au reste de la population. L’ouverture des premiers zoos au grand public n’a guère amélioré cette vision. Ceux-ci sont devenus une vitrine de la puissance coloniale : des entassements d’animaux sauvages dans des espaces confinés sans respect de leurs besoins fondamentaux, voilà ce que l’on trouvait encore au début du XXème siècle.

Les résultats observés aujourd’hui, sont le fruit d’un long processus. Plus de trente ans depuis la signature de la Convention de Washington ont du s’écouler pour considérer que le bien-être, la conservation, et l’éducation devait être des prérogatives des établissements zoologiques.

L’appellation «Parc zoologique» est aujourd’hui menacée par d’autres établissements qui n’hésitent pas à abuser des animaux sauvages pour des effets toujours plus spectaculaires. Pour attirer un maximum le public, tous les moyens sont bons. Les animaux sauvages font l’objet de toutes les convoitises de la part des humains : chassés, piégés ou braconnés pour certains ; enfermés, exhibés ou détenus illégalement pour d’autres.
Que le spectacle commence… Hypnotisé par certains reportages télévisés, le public reste conquis par la proximité entre l’homme et l’animal sauvage. Cette fausse vérité d’un lion qui aime être caressé par un humain, est insoutenable pour Le Parc des Félins.

Les intentions de ces parcs sont purement spéculatrices, et se vouent à une désinformation impressionnante, que nous avons réduite depuis des années.
Les sollicitations pour caresser ou biberonner un félin sont nombreuses et nous émettons ce constat amer de l’amalgame qui est fait entre les parcs zoologiques, qui ont le devoir de respecter l’animal sauvage, et les cirques qui déforment leur beau naturelle.

Depuis plus de 30 ans, Patrick Jardin, cofondateur du parc CERZA et fondateur du Parc des Félins, milite activement contre l’exploitation de ces animaux sauvages. Les différents établissements qu’il a crées ont toujours eu pour
objectif l’élevage d’animaux dans des conditions de vie optimales.

Inutile de faire du spectacle pour susciter l’émerveillement chez petits et grands. Le monde du vivant est suffisamment beau et riche pour qu’il y ait nécessité de le pervertir avec des numéros contre nature. Les exemples récents, largement mis en lumière par les médias vont à l’encontre de notre travail.

Qu’y atil de plus beau qu’une tigresse qui élève sereinement sa progéniture ? Car ne l’oublions pas, si la tendance actuelle est de faire rentrer le spectacle au cœur du monde des parcs zoologiques, notre devoir est de s’interroger sur le quotidien des animaux qui subissent la loi du plus spectaculaire…

Rappelons que pour satisfaire cette hérésie de caresser des lions, des tigres et autres animaux sauvages, ou de travailler, comme ils l’énoncent, les bébés sont arrachés à leur mère pour satisfaire le besoin primitif de l’humain
qui n’est autre que de s’imposer à lui !

Qu’y atil de pédagogique là dedans ?
Que font tous ces animaux lorsqu’ils ne sont pas en représentation ? Dans quelles conditions viventils réellement ?

Il est de notre devoir d’enseigner aux nouvelles générations le respect de la faune. Comment nos descendants peuventils avoir envie de nous aider à protéger toute cette biodiversité si on tolère aujourd’hui de les voir contraints à des prouesses sans respect de leur intégrité ??

Il n’y a aucune vocation pédagogique à tout cela… sinon celle que les intérêts commerciaux prévalent en tout point
sur le respect du vivant…

Lire également en PDF :
Parc des Félins militant
zoo le grand mensonge Patrick Jardin

 

Photo fournie par le Parc des félins. ©  Olivier Wojciechowski et Eric Simon

« Putain d’écologistes de merde ! » : le directeur du zoo d’Amnéville perd son sang froid.

Cet article a initialement été écrit pour « Le + » du Nouvel Obs, qui n’en a pas voulu car son ton n’était pas assez partisan. Le voici donc ici… pour que chacun puisse se forger sa propre opinion.

Le zoo d’Amnéville, un exemple de réussite pour une structure privée

Un des plus beaux parc zoologique d’Europe présentant 2000 animaux des 5 continents, c’est ainsi que se présente le zoo d’Amnéville sur son site internet. Et pour cause ! Le zoo, qui a ouvert ses portes le 28 juin 1986 à l’initiative de Michel Louis, s’est forgé une solide réputation. Au fil des années, il est devenu l’un des trois plus important parc zoologique de France et accueille plus de 600.000 visiteurs par an. Cette structure privée, qui présente 360 espèces différentes, s’étend sur 17 hectares et emploie 120 à 200 salariés ; un bel exemple de succès.

Un zoo qui a su évoluer pour s’adapter aux exigences du public

Oubliées les cages exigües et les enclos bétonnés. Désormais, les visiteurs attendent d’un parc zoologique que les animaux y soient choyés. Aussi, le zoo d’Amnéville a-t-il reconstitué certains milieux naturels dans lesquels évoluent leurs pensionnaires, comme l’espace « Amazone jungle » où des espèces comme le jaguar, le loup à crinière, le fourmilier arboricole, le tamarin ou le flamant du Chili, vivent au milieu d’une végétation luxuriante, agrémentée d’un ruisseau et de cascades. Pour recréer encore mieux cette illusion de liberté, certaines espèces cohabitent, comme elles le feraient dans la nature, à l’instar des girafes, des zèbres, des autruches, des cobes, des springboks, des grues, des ibis et des pélicans de la plaine africaine.

Car la mission d’un parc zoologique n’est plus seulement d’exposer des animaux. La sensibilisation du public à la préservation des animaux est indispensable dans tout parc qui se respecte, et est même devenue une obligation inscrite au chapitre 7 de l’Arrêté du 25 mars 2004 
fixant les règles générales de fonctionnement et les caractéristiques générales des installations des établissements zoologiques, qui précise que « les établissements doivent promouvoir l’éducation et la sensibilisation du public en ce qui concerne la nature, la biologie des espèces et la conservation de la diversité biologique, notamment en fournissant des renseignements sur les espèces exposées et leurs habitats naturels ». Ainsi, chaque zoo doit au minimum exposer une carte d’identité des espèces présentées, en précisant par exemple sa répartition géographique, son statut de protection et les menaces qui pèsent pesant sur la conservation de
l’espèce.

Le zoo d’Amnéville, qui reçoit des groupes scolaires et organise des stages pour les enfants ou des visites VIP pour les adultes, a rédigé une brochure pédagogique très complète, consultable gratuitement depuis son site internet.

 

Un zoo engagé

Si la participation aux actions de conservation des espèces animales est désormais inscrite dans la loi, par l’arrêté du 25 mars 2004 (chapitre 6), l’engagement du zoo d’Amnéville est une fois de plus louable. 16 programmes de conservation en milieux naturels sont soutenus financièrement par le zoo, pour un total en 2013 de 510.000 euros. Gorilles, lycaons, tapirs, rhinocéros, lynx, éléphants perçoivent les bénéfices du bon fonctionnement du parc, une partie du prix de l’entrée étant consacrée au financement de ces programmes.

Et pourtant…

En janvier 2014, une pétition contre le zoo d’Amnéville est postée sur le site mesopinions.com. Le jeune homme qui en est l’auteur dénonce un projet pharaonique lancé par le directeur du zoo d’Amnéville : Tiger World. Le parc réagit immédiatement en menaçant l’auteur de la pétition et le site qui l’héberge. Afin de ne pas céder aux pressions et de pouvoir faire face à d’éventuelles poursuites, c’est l’association AVES France qui reprendra cette pétition à son compte.

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14 millions d’euros investis

Mais « Tiger World », c’est quoi ? Et pourquoi un zoo montré en exemple par tous est-il soudain sous le feu de toutes les critiques ?

Il faut, pour comprendre, revenir aux origines du zoo d’Amnéville.

« Le Parc Zoologique d’Amnéville est la réalisation d’un rêve d’enfant : la passion du monde animal, Michel LOUIS la reçut comme un coup de foudre à l’âge de 4 ans en visitant la ménagerie d’un grand cirque français ». Dans cette phrase extraite de la présentation du zoo sur son site internet comme dans la presse, le directeur du zoo d’Amnéville avoue que sa première passion a toujours été le dressage et que l’investissement dans l’attraction « Tiger World » va enfin lui permettre d’assouvir cette passion.

Pour mettre en scène ce show qu’il annonce unique au monde, il a confié la réalisation des décors de la salle de spectacles de 1800 places à la société AAB, qui présente les installations en détail sur son site internet. Les travaux sont en cours, pour une inauguration prévue en avril 2015.

Mais l’association AVES France ne comprend pas ce mélange des genres et s’insurge contre ce projet. Au nom des 30.000 signataires de la pétition, l’association a saisi les organismes dont le zoo d’Amnéville se vante être adhérent (EAZA, WAZA, AFdPZ, IZE et QC) et le ministère de l’écologie, afin de leur demander si, désormais, les parcs zoologiques vont troquer leur « mission de conservation » en « dressage d’animaux » pour ne plus être des zoos, mais des cirques.

« Pour l’heure, personne ne s’est ému de cette situation », s’inquiète l’association qui ne compte pas en rester là. « Il est regrettable qu’un parc zoologique montré en exemple puisse devenir une arène de cirque. C’est même inacceptable car ce projet sera à coup sûr repris ailleurs. On ne peut pas sensibiliser le public en leur montrant des numéros de domptage, c’est complètement à l’opposé de la mission d’un parc zoologique en 2014. Le directeur prévoit également d’investir dans une piscine à dauphins, une autre abomination pour nous. Il affirme que Tiger World sera un spectacle unique en son genre, réalisé dans un décor époustouflant, et qui chamboulera la perception du monde animal dans les zoos. Pour nous, c’est la plus grande dérive que nous avons à combattre pour que les animaux dans les zoos ne deviennent pas des saltimbanques. »

« Sales fascistes, putain d’écologistes de merde ! »

Ces critiques, Michel LOUIS refuse de les entendre. « Je revendique le fait d’être l’héritier des grands dresseurs de cirque. Avec ce spectacle, je compte bien réhabiliter le cirque traditionnel, attaqué par quelques extrémistes qui passent leur temps à asséner des contre-vérités » a-t-il déclaré au Républicain Lorrain en juillet 2013, le journal ayant consacré plusieurs articles à son projet.

Si Marion Cabrol, la responsable pédagogique du zoo d’Amnéville, a fait pression sur l’auteur initial de la pétition, elle a refusé de débattre avec l’association AVES France, lui adressant simplement le mail suivant : « Je ne débattrais ni de votre email ni du sujet de Tiger World avec vous : ce n’est pas mon rôle, je laisse le soin à ma direction de décider de la suite. Cette discussion est donc close. Vous n’aurez pas d’autres réponses de ma part. » La direction du parc, elle, n’a jamais répondu, ni même donné suite à ses menaces de plainte en diffamation.

Pourtant, les critiques semblent agacer la direction du zoo, au point de la faire sortir de sa réserve.

Cyril LEDUC, de l’association Félins-préservation, a rencontré Michel LOUIS alors qu’il effectuait un tournage sur le travail des soigneurs animaliers. « Au cours de la conversation où je présentais l’Association « felins-preservation » nous en sommes venus à parler des conditions de vie des animaux dans les Cirques, mais à ce moment précis de la discussion, assez conviviale au départ, le Directeur a immédiatement changé de comportement… et est devenu insultant et menaçant à notre égard avec des termes et des mots totalement déplacés et grossiers tels que : « Sales fascistes, putain d’écologistes de merde ! » et bien d’autres insultes complètement sorties du contexte de notre visite. Dans le quart d’heure qui a suivi cet épisode, nous avons été expulsés « manu militari » et raccompagnés hors du parc sur le parking public, où même là, notre présence n’était même plus souhaitée. » Devant ces propos choquants et insultants, il a décidé de publier un article pour dénoncer l’attitude du directeur du zoo d’Amnéville, tout en saluant « le bon travail du personnel dévoué à leurs tâches ».

Et vous, êtes-vous favorables au dressage d’animaux dans les zoos français ?

Répondre au sondage :

http://www.mesopinions.com/sondage/animaux/etes-contre-spectacles-domptage-animaux-sein/1664

P.S. : merci à Cyril LEDUC pour son soutien sur ce dossier. 

 

Le zoo du Mont Faron en Une de Var Matin… quelle suite à notre action ?

Suite à notre pétition qui a déjà recueilli plus de 30.000 signatures, Var Matin a consacré une pleine page au zoo du Mont Faron de Toulon.

Ce n’est pas une surprise d’y lire que la direction du zoo réfute toutes nos critiques. Leur position n’a pas varié d’un iota depuis des années : « on » les empêche, « on » leur en veut, « on » ne veut pas les aider à financer leur mouroir etc etc etc…

Pourtant, cette fois, la DDPP que nous avions saisi et qui nous a conseillé de porter l’affaire devant le procureur de la République, a demandé le transfert d’un jaguar, sa cage n’étant pas appropriée. Une petite victoire, même si cela reste clairement insuffisant pour nous satisfaire.

Aussi, nous travaillons à une plainte inter-associative contre le zoo. En attendant, nous continuons à recueillir vos signatures sur la page de la pétition et vos avis sur notre site, suite à l’article La triste vie des animaux du zoo du Mont Faron, vos témoignages.

Sachez que ceux d’entre vous qui ont visité le zoo peuvent aussi déposer leur ressenti sur d’autres sites :

Le Zoo du Faron dans Var Matin

Le Zoo du Faron dans Var Matin

 

De son côté, Moona poursuit son chemin médiatique en Finlande. Après les interviews radio, deux magazines se sont émus des conditions de détention des animaux du zoo du Faron.

Moona a également contacté les députés européens français en leur priant de bien vouloir peser de tout leur poids pour faire appliquer le droit communautaire dans ce triste zoo.

Le Zoo du Faron dans un magazine Finlandais

Le Zoo du Faron dans un magazine Finlandais

Le Zoo du Faron dans un autre magazine Finlandais

Le Zoo du Faron dans un autre magazine Finlandais