Le zoo d’Amnéville perd son statut de membre permanent de l’EAZA

L’établissement de Michel Louis, qui a fait l’objet d’une inspection de l’Association européenne des zoos en juin, est rétrogradé au statut de membre temporaire pour un an. En cause : son numéro de dressage de tigres, le Tiger World.

Les activités de cirque ne sont pas compatibles avec les missions des zoos. C’est la conclusion rendue par l’EAZA, Association européenne des zoos et des aquariums, qui s’est penchée sur le cas du zoo d’Amnéville cet été.

Code animal et Aves avaient conjointement, en mai dernier, demandé à l’organisation d’exclure l’établissement de Michel Louis de la liste de ses membres. Motif : l’introduction d’un numéro de cirque avec des tigres, le Tiger World, qui avait choqué tant de nombreux défenseurs des animaux que la communauté des zoos.

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Cirques, l’envers du décor : c’est la violence

Juste une question, en passant. Le reportage de France 3 Bourgogne, suite à la série d’articles du Journal du Centre à propos du Cirque de Madrid à Decize, dévoile que des membres du cirque ont menacé des spectateurs et un journaliste. (Voir notre billet que le cirque de Madrid).

Au même moment, le journal Le Progrès dans son édition du 2 octobre 2015 nous apprend la condamnation d’un dresseur de cirque, de « la piste aux étoiles » : »Le dompteur d’un cirque a été condamné à huit mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Saint-Etienne pour des violences aggravées commises en mars 2014 sur des militantes pacifistes de la cause animale ». Parmi ces victimes, une femme enceinte !!

Alors je pose la question à tous ceux et toutes celles qui continuent d’aller au cirque, qui y emmènent leur progéniture : si de tels individus sont capables de menacer, de frapper, et notamment des femmes, que croyez-vous qu’ils puissent faire à leurs animaux ? Comment sont dressés les fauves ? Posez-vous juste cette question…

Cirque de Madrid à Decize : l’administration ne répond pas

Il y a quelques jours, nous avons signalé à la DDT et à la DDCSPP de la Nièvre, l’arrivée du cirque de Madrid à Decize, en demandant, comme d’habitude, que l’administration vérifie les certificats de capacité.
Nous étions d’autant plus inquiets que certains membres de ce cirque avaient fait l’objet d’une interpellation par les gendarmes, en juillet dernier, dans un autre département, pour une affaire non liée aux animaux.,
Pas de réponse.
Nous apprenons par voie de presse (le Journal du centre) qu’un jeune lion s’est échappé du cirque, le vendredi 25 septembre, et on nous confirmera sur place, que les gendarmes ont été alertés. Le jeune lion a pu être récupéré, sans autres dommages.
Enfin, dernier rebondissement, le maire de Decize décide de porter plainte contre le cirque pour « stationnement illégal ». Alors évidemment, c’est bien peu de choses (que le cirque demeure encore à Decize au-delà de son autorisation) si l’on songe au fait qu’un animal sauvage s’est échappé 2 jours auparavant. Cela aurait pu avoir des conséquences dramatiques aussi bien pour les habitants présents ce jour là que pour l’animal. Disons que c’est mieux que rien…
Les services de la Nièvre ne répondent jamais à nos sollicitations, ni pour nous confirmer leurs contrôles, ni d’ailleurs pour nous signifier que rien n’est fait pour x raisons (manque de temps, de personnel, d’intérêt…).
Nous les prévenons pourtant systématiquement lors des passages de cirques. Les communes qui accueillent ces cirques ne sont d’ailleurs pas plus vigilantes ni concernées par le problème de l’utilisation ds animaux sauvages captifs aux seules fins de « divertir » le public.
Peut-être faudra-t-il qu’un accident plus tragique ne survienne pour qu’élus et administration prennent enfin leurs responsabilités ?

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photos : aves france

photos : aves france

EDIT du 2 octobre : reportage de France 3 Bourgogne : des employés du cirque ont menacé un journaliste du journal du centre à Decize !!

J’ai assisté au spectacle de montreur d’ours des Poliakov à Crépy-en-Valois : un choc !

Il y a plusieurs semaines, une adhérente de l’association AVES France m’informe qu’une fête médiévale va avoir lieu les 29 et 30 août 2015 à Crépy-en-Valois, dans l’Oise. C’est la fête des cochons, un évènement dans la région qui accueille des dizaines de milliers de visiteurs chaque année, depuis 1997. Seule ombre au tableau : la présence d’un couple de montreurs d’ours, les Poliakov, accompagnés de leur ours Micha.

11903878_859893424104157_3624071780231563458_nSur son site internet, la mairie de Crépy s’extasie de la présence de ces artistes. On peut y lire : « Mais la grande nouveauté cette année, c’est sans conteste le spectacle de dressage des animaux avec Les Poliakovs et leur ours Micha. » Peut-être n’ont-ils pas conscience de ce que font faire à leurs ours ces deux dresseurs, bien connus des associations de protection des animaux, qui les ont dans le collimateur depuis des années. Car les Poliakov ne sont pas des petits joueurs ! Installés en France, dans le Loire-et-Cher, ils ont actuellement trois ours : Bony, un grizzly mâle ; Glasha, une ourse brune de souche syrienne, qui serait gestante et Micha, la star de la fête médiévale de Crépy-en-Valois, un ours brun de souche européenne de 17 ans.

On entend souvent les dresseurs dire que leurs animaux ont été élevés au biberon et qu’il a fallu beaucoup d’amour et de confiance pour leur permettre de reproduire les tours spectaculaires qu’ils leurs imposent. Les ours des Poliakov font de la moto et marchent sur des ballons…

L’association Code Animal a interrogé Isabelle et Alain Boyaval, éthologues, spécialistes sur le comportement des ours noirs américains et des grizzlis. Ceux-ci sont formels : « les ours utilisés par ces dresseurs d’ours sont manipulés avec une barbarie impressionnante. Les tours utilisés sont du troisième niveau, ne sont absolument pas en corrélation avec la biologie des animaux. Ces animaux ne font jamais ce genre de tour dans la nature (monter sur des rouleaux, ballons, scooters, vélos…). Connaissant parfaitement le sujet, nous affirmons que la violence ou la privation de nourriture sont obligatoires pour accéder à ces résultats. »

J’ai donc contacté, en ma qualité de Président de l’association AVES France, la mairie et les organisateurs de la fête des cochons de Crépy-en-valois. Personne n’a souhaité me répondre. Nous avons donc décidé de lancer une action en demandant à nos membres d’écrire aux organisateurs pour leur demander de faire annuler la présence des montreurs d’ours. Toujours aucune réaction, ni des organisateurs, ni du maire ou des adjoints de Crépy-en-valois. Comprenant que le spectacle aurait lieu, nous avons contacté la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) de l’Oise, qui fait autorité sur ce genre de manifestation, leur demandant d’organiser une inspection pour vérifier l’état de santé de l’ours et les autorisations des dresseurs.

11904667_859901897436643_8093962966153174098_nIl est rare de savoir où et quand vont se produire les Poliakov. Il était donc hors de question de ne pas nous rendre à leurs représentations, car nous souhaitions avoir nos propres images et nos vidéos pour pouvoir sensibiliser le grand public au sort de ces ours de spectacles. Des sympathisants ont écrit aux organisateurs pour leur demander quand auraient lieu les spectacles. Il leur a été répondu qu’il n’y aurait pas de représentations, mais seulement des déambulations. Un petit mensonge pour nous décourager de venir assister à la fête. Pas convaincus par cette réponse, je me suis tout de même rendu le samedi 29 août à Crépy-en-valois, dans le parc Sainte Agathe, et j’ai découvert dès mon arrivée que les spectacles avaient bien lieu.

11933468_859898614103638_6683006868051025575_nAu milieu d’une foule bruyante, séparé du public par un ridicule rondin de bois, l’ours Micha et ses dresseurs. Il fait chaud et il ne semble pas avoir très envie de faire son show, ce pauvre ours, mais il répond aux cris de sa maîtresse. Micha se lève, Micha s’assoit. Micha prend des postures de soumission, puis monte sur un ballon en équilibre sur des rails, en hauteur. L’ours est muselé et tenu en laisse pour respecter l’arrêté du 18 mars 2011 fixant les conditions de détention et d’utilisation des animaux vivants d’espèces non domestiques dans les établissements de spectacles itinérants.

« Les animaux doivent être muselés et tenus en laisse. Un point fixe solidement implanté dans le sol et situé à proximité immédiate du lieu où se tiennent les animaux doit permettre de les attacher en cas de besoin. Un nombre suffisant de personnel doit se trouver à proximité immédiate du spectacle afin de pouvoir maîtriser de cette manière les animaux. Toutefois, si les animaux sont présentés en cage circulaire ou séparés du public par une clôture électrique installée à la périphérie de la piste, le port d’une muselière n’est pas obligatoire. A défaut du respect de l’ensemble de ces dispositions ou si les animaux ont présenté un caractère pouvant être agressif, les ours doivent être présentés au public en cage circulaire de la même manière que les félidés. »

Je sors ma caméra et je filme. Je ne veux rien manquer, parce que je sais que ces images sont rares et qu’elles auront un poids. A défaut de libérer cet ours et ses congénères de leur calvaire, elles vont permettre de sensibiliser le public, celui qui est là et qui applaudit, ces familles qui crient pour encourager un ours qui n’a rien à faire dans une fête de village.
11896061_860383457388487_6876446171804552532_nCet ours qui sillonne les routes dans une fourgonnette aménagée en cage de fortune, échappant à toute règlementation car il n’y passe pas plus de quatre jours à chaque déplacement. C’est devenu sa tanière. Il y est enfermé dès que le spectacle est fini. Il y dort. S’y cache des curieux. Y souffre de la chaleur. Y meurt de soif car au moindre mouvement, son écuelle d’eau se remplit de copeaux de bois. A côté de moi, un petit groupe questionne la dresseuse : « n’a-t-il pas trop chaud ? A-t-il suffisamment à boire ? » Elle est sur la défensive et répond par l’agressivité. Les paroles fusent dans les deux camps. Micha, lui, est enfermé dans sa cage et attend le prochain spectacle pour sortir. Le coeur lourd après avoir passé quatre heures près de lui, je prends la route du retour ; ce déplacement avait une importance capitale.

De retour chez moi, je télécharge les photos et les vidéos, que je publie rapidement sur la page facebook de l’association et sur Twitter. En quelques heures, l’album photo fait le tour du monde et les statistiques s’emballent : 40.000 personnes l’ont consulté, c’est 952% de plus que nos publications habituelles. Beaucoup de gens découvrent qu’il y a encore des montreurs d’ours en France, en 2015. Je reçois des commentaires dans de nombreuses langues que je ne comprends pas. On me demande comment agir, s’il y a une pétition à signer, un moyen de mettre un terme à la souffrance évidente du plantigrade. Je butte en touche. Depuis des années nous dénonçons les spectacles de montreurs d’ours, tout en étant tributaires d’une loi qui joue en notre défaveur. Faire danser un ours est immoral, mais c’est légal. De plus en plus de pays interdisent les cirques, mais en France, on tolère la corrida, les combats de coqs, les cirques avec animaux et donc, bien évidemment, les montreurs d’ours. Pour avoir vécu plusieurs années en Roumanie, 390537_184008531692653_743223834_noù les tziganes faisaient danser leurs ours au son du tambourin par tradition, je sais qu’on peut mettre un terme à cela. Il n’y a plus de montreurs d’ours en Roumanie. A la place, on trouve une magnifique réserve, à Zarnesti, où les ours vivent dans d’énormes enclos boisés une retraite bien méritée.

DDPP_Poliakov3Mais je continue de penser à Micha, que j’ai vu boiter lors qu’il traversait la foule, entre sa cage et la piste du spectacle. Sa patte arrière gauche est raide et j’avais déjà remarqué ce handicap sur des vidéos de 2012, lorsqu’il avait été invité à Saint-Lô. Nous savons de source interne que Micha est un ours fragile et qu’il a de nombreux problèmes de santé. Ses griffes notamment ne s’usent pas suffisamment et provoquent des lésions en se recourbant dans la plante de ses pieds. Je décide donc de recontacter la DDPP afin de savoir s’ils l’ont également constaté, puisque plusieurs textes de loi précisent qu’il est interdit d’exercer des mauvais traitements envers les animaux domestiques ainsi qu’envers les animaux sauvages apprivoisés ou tenus en captivité, mais aussi de faire participer un animal qui ne serait pas en bonne santé à un spectacle. J’en profite pour demander à la DDPP s’ils ont assisté au spectacle, puisque la loi stipule également que pour tout animal sauvage ne seront tolérées que les “actions, les performances et les mouvements que leur anatomie et leur aptitudes naturelles leur permet de réaliser et entrant dans le cadre des possibilités propres à leur espèce », or Micha a été contraint de marcher sur un ballon… et je n’ai jamais vu un ours marcher sur un ballon dans son milieu naturel !

La réponse de la DDPP de l’Oise m’a achevé ; elle tient en deux phrases : « Des agents se sont rendus sur place et n’ont pu observer les animaux. Concernant la sécurité du public, elle ne relève pas des services de la DDPP. »

Qui de plus aveugle que celui qui ne veut pas voir ? N’y a-t-il pas un problème quand celui qui ferme les yeux est celui qui est censé faire respecter la loi ?

Le salut de ces ours ne viendra que si un jour des politiques ambitieux votent des lois pour les protéger, mais en attendant, que pouvons-nous faire ? A part nous indigner ? J’ai contacté l’AJD, fondée par des avocats militants pour les droits des animaux. Pour eux, il n’y a aucun doute : faire travailler Micha malgré son handicap et le contraindre à effectuer des tours contre-nature est une forme de maltraitance, et nous devons assigner les montreurs d’ours en justice, option que nous envisageons aujourd’hui sérieusement. Mais AVES France, malgré ses dix ans d’existences, reste une petite association animée seulement par des bénévoles. Trouver les soutiens pour financer une action en justice, trouver le temps pour monter un dossier suffisamment solide, nous le ferons. Pour Micha. Pour les autres ours captifs et les deux oursons à venir des Poliakov, qui seront dressés dès leurs trois mois ! Rien que d’y penser me fait souffrir. Mais en attendant, je souhaiterais dire une seule chose au public : pensez à ce qu’ont subi ces animaux pour vous offrir quinze minutes de rêve.

Beaucoup nous demandent d’agir. Mais la première action, c’est à eux de l’accomplir. Il suffit de ne plus jamais assister à une fête qui vante la présence d’un montreur d’ours.

Si vous souhaitez nous aider à mettre un terme à ces spectacles, la collecte est ici : http://www.helloasso.com/associations/aves-france/collectes/montreurs-d-ours-sortons-la-france-du-moyen-age

Meute de 7 loups et Fauconnerie au Château de le Chapelle d’Angillon le 5 et 6 septembre

Les 5ème médiévales de la Chapelle d’Angillon (18) le 5 et 6 septembre ont fait appel à Fauna et films pour présenter une exhibition de 7 loups et un spectacle de fauconnerie.

Comme pour les montreurs d’ours AVES france s’oppose à ce type de spectacle et ne cesse de les dénoncer.

Aidez-nous dans cette tache en protestant auprès des organisateurs et du maire de la commune à l’aide du formulaire ci-dessous :

ACTION TERMINEE ! MERCI POUR VOTRE PARTICIPATION !

Demandons à Nigloland d’arrêter de prendre ours et loups pour des nigauds !

ACTION TREMINEE
LE PARC NIGLOLAND A MIS UN TERME A CES SPECTACLES EN 2019. 


Depuis quelques années, le parc Nigloland (Dolancourt, Aube) n’a pas trouvé meilleure idée que de confier ses animations à la compagnie de montreurs d’ours et de loups Aïtawak, de Sylvie et Benoît Motton. C’est malheureusement devenu une attraction récurrente du parc, qui pense que par des « Saut, équilibre sur les barres, salut debout, rampé, baissé… », le spectacle permet « d’informer le public sur la situation des ours : la protection des animaux et de leur environnement, l’information, la prise de conscience sur la biodiversité. » Comme d’habitude, on justifie l’exploitation animale par une pseudo-sensibilisation du public… quoi de mieux en effet pour comprendre ce qu’est un ours que de le voir au bout d’une laisse s’exercer aux barres parallèles ?

Ainsi, du 4 juillet au 31 août 2015, des ours muselés et en laisse vont répéter inlassablement leurs numéros dans l’espoir d’obtenir pour récompense quelques fraises Tagada, tournant en rond dans un enclos trop petit pour eux.

A la fin de la saison, ce sont les loups qui prennent le relai :  tous les week-ends d’octobre et tous les jours pendant les vacances de la Toussaint !

Aïtawak se vente d’avoir participé à de nombreux spectacles, et notamment sous les chapiteaux de cirques (références en pdf : http://www.aitawak.net/file/spectacleanimalier.pdf). Pourtant, les tours qu’ils proposent montrent qu’ils ne respectent pas leurs animaux.

Demandons à Nigloland de mettre un terme définitivement à leurs spectacles animaliers. Ours et loups n’ont pas leur place dans un parc d’attraction.

Le Ripoublicain Lorrain continue de servir la soupe au TigerWorld d’Amnéville

Hier, lundi 1er juin 2015 à 16h41, nous avons reçu un message d’une « journaliste » – permettez les guillemets – du « Républicain » Lorrain, nous demandant de la rappeler dans l’heure, car un article allait être publié dans l’édition du lendemain au sujet de l’annulation du happening contre TigerWorld. 

   

Pour rappel, AVES France et Code animal ont lancé une action depuis déjà de longs mois contre ce spectacle de dressage de tigres et, forts de 40.000 soutiens, obtenu une inspection du zoo par l’EAZA dans les jours à venir. 

269Life a décidé d’organiser un happening devant le zoo. Programmé pour le samedi 6 juin, des centaines de militants s’étaient engagés à s’y rendre. Mais le Préfet en a décidé autrement en interdisant que la manifestation, statique et pacifique, ne se tienne à moins de 4 kilomètres du zoo. On commencerait presque à se demander si l’on a encore, en France et en 2015, le droit d’exprimer une opinion si celle-ci va à l’encontre d’une entreprise qui brasse des millions d’euros… 14 millions en 2011 ! A ce niveau là, on a bien droit à une protection rapprochée et à une publicité pleine page dans les torchons locaux. 

Mais revenons-en aux méthodes du Ripoublicain Lorrain. 

Depuis le début des travaux, on ne compte plus les « articles » qui annoncent en fanfare la création de l’attraction TigerWorld. Permettez, une fois encore les guillemets, car utiliser le terme d’articles pour qualifier les publicités déguisées que le journal fait au zoo est une insulte aux vrais articles des vrais journaux écrits par de vrais journalistes. 

Donc la méthode est de décider en conférence de rédaction qu’on va faire un nouvel article promotionnel sur le zoo d’Amneville, mais il faut changer d’angle pour ne pas que ce soit trop perçu par le lecteur comme de la publicité. Pensez-vous… Donc, une heure avant la clôture, on demande en urgence une réaction aux gens concernés. Enfin, presque, puisque pour parler d’une action 269Life ils ont envoyé un message à AVES France. Gros travail journalistique. Mais de toute façon, la messe était déjà dite. Le pseudo article était déjà écrit, sur un ton d’un mépris pour les défenseurs de la cause animale que je n’avais encore jamais rencontré auparavant. On y retrouve tous les clichés : « parisiens », refusant les « bêtes en cage » ou que « l’homme se prête à une consommation de viandes, poissons et autre nourriture provenant du règne animal ». Mieux encore, les membres de 269Life se sont « autoproclamés défenseurs de la cause animale ». Par contre, TigerWorld est qualifiée d' »animation d’envergure ». 

J’entends souvent dire qu’il faut soutenir la presse locale. Je comprends ceux qui le font. Mais de grâce, ne lisez pas cette merde, tout juste bonne à allumer le barbecue pour faire griller nos saucisses de tofu. 

L’article en question : http://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-metz-agglo-et-orne/2015/06/02/zoo-le-happening-des-anti-annule

   

La préfecture refuse le happening devant le zoo d’Amnéville

Le happening organisé par 269LIFE FRANCE le 6 juin pour protester contre le Tiger World et plus généralement contre les zoos, centres de détention pour animaux, est annulé.

Le refus est motivé par une soit disant « gène à la circulation » mais nous ne sommes pas dupes !!!

La préfecture refuse que cette manifestation se déroule à côté du zoo et propose un lieu à 4 kms du zoo annulant tout impact du happening.

Une nouvelle fois le droit de manifester de façon pacifique est bafoué et nous dérangeons !!! Y aurait il eu tractations, accords secrets ?

269 LIFE FRANCE explique leur décision d’annuler cet événement :

– comme indiqué ci-dessus, nous avons essuyé un refus « motivé » pour gène de la circulation de la part de la préfecture.
– précédemment, 3 militants sont allés tractés et ont fini au bout de 10 mn au poste de la gendarmerie.
« – faire venir des militants de loin, occasionne beaucoup de frais et certains n’en ont pas les moyens,
– surtout si nous nous faisons embarquer au bout de 10 mn après 4 heures de trajet aller et 4 heures retour.
– de plus, nous nous sentons responsables des militants qui nous font confiance et nous leur devons cette honnêteté et loyauté
– et pour finir, notre contact, sur place, ayant déclaré pour nous la manifestation, a vu sa famille convoquée et interrogée par la gendarmerie locale…
Nous vous laissons apprécier les moyens de pression exercées… »

Mais nous n’avons pas dit notre dernier mot ……

Pour ceux qui sont dans la région d’Amnéville une militante organise un tractage d’information pour dénoncer la maltraitance liée à ce zoo. Pour les personnes intéressées merci de contacter Tiphaine Carélie à l’aide du formulaire ci-dessous.

Merci pour votre mobilisation.
AVES FRANCE continuera ses actions contre le zoo d’Amnéville et le spectacle du Tiger World avec les associations partenaires.

ACTION TERMINEE ! MERCI POUR VOTRE PARTICIPATION !

2 lions et 2 tigres dans des cages de 8m2 pendant 10 ans : pas de condamnation…

Imaginez quelle a été leur vie ! Pendant dix ans, un particulier a maintenu en captivité, dans son jardin, 2 lions et 2 tigres, en Seine-et-Marne, près de Coubert.

Les félins étaient détenus dans des cages n’excédant pas huit mètres carrés selon l’ONCFS, qui a procédé à la saisie des animaux et qui les a transférés vers un centre de soin en Espagne.

C’est le propriétaire qui a informé l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. Issu du milieu du cirque, il aurait pris conscience (au bout de 10 longues années) qu’il était en infraction. Il avait décidé de garder ses animaux chez lui en attendant de reprendre son activité.

« Daniel Atzenhoffer, le procureur adjoint de la République de Melun, a accepté une remise spontanée des animaux sans poursuite judiciaire » nous apprend FranceTVinfo.

© Photo : Bocman1973 – Fotolia