Pour la fin de la captivité des animaux sauvages dans les cirques et autres activités de divertissement

Mercredi 3 juillet 2019, François de Rugy, ministre de la transition écologique et solidaire, a convié les acteurs des 4 groupes de travail (fourrure, zoos, delphinariums, cirques et spectacles itinérants) pour une réunion de restitution après deux mois de travaux.

Emilie de Marco, de la SPA, à pris la parole pour notre collège, au nom des 12 associations et fondations œuvrant pour l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques et les spectacles itinérants. Son discours reprend nos demandes, nos attentes et celles de nos militants. À la rentrée, nous publierons le document de synthèse remis au ministère. AVES France remercie toutes les associations et fondations qui ont participé à ces travaux et vous invite à lire ce discours.

Monsieur le Ministre d’Etat, Madame, Monsieur les Députés, Messieurs les élus, Mesdames et Messieurs,

Nos organisations de protection animale tiennent tout d’abord à vous remercier pour cette concertation sur la faune sauvage captive. En faisant écho à nos combats, elle a suscité beaucoup d’espoir ; nous attendons à présent des actes forts, à la hauteur de cet espoir et de nos attentes partagées avec les animaux mais également nos concitoyens.

En effet, la préoccupation pour la cause animale n’est pas l’apanage de nos seules organisations. Elle est devenue un enjeu de société et les attentes des Français, comme d’une part grandissante d’élus, sont considérables.
Conscients de notre responsabilité collective à l’égard des animaux et des souffrances qu’ils subissent sous différentes formes, les Français ne veulent plus d’une exploitation animale injustifiée et injustifiable, alors qu’existent des alternatives sans animaux. C’est ce qu’ils expriment dans de nombreux sondages mais également dans leur vote, comme en témoignent les résultats des élections européennes. Ils ne veulent plus que les intérêts de quelques individus nuisent à l’intérêt des animaux et à nos devoirs à leur égard.

Monsieur le Ministre d’Etat, vous l’avez dit en lançant cette concertation, “défendre la cause animale c’est servir le progrès humain” et “on ne peut plus aujourd’hui prétendre à l’humanisme sans prendre en compte pleinement le bien-être animal”. La France doit s’engager sur cette voie du progrès, pour une société plus juste, plus respectueuse et responsable. Il y a urgence. La France doit se donner les moyens d’agir concrètement, au-delà des discours incantatoires. Pour l’heure, nous ne pouvons que déplorer le retard de notre pays dans ce domaine, contrairement au nombre croissant de ceux qui se sont engagés pour une société plus juste à l’égard des animaux.

L’amélioration de la condition animale ne passera pas par l’agrandissement ou l’enrichissement de cages, des promesses à respecter des lois, que déjà nul n’est censé ignorer, et surtout des promesses non tenues, des interprétations anthropocentriques de ce que pourrait être ou devrait être le bien-être animal. L’amélioration de la condition animale passe par des mesures et des engagements forts, la prise en compte de leurs besoins et intérêts propres, de la réalité des situations, des alternatives existantes et des attentes de la société civile. Le rehaussement des réglementations existantes ne serait qu’un pis-aller insatisfaisant pour tous et inefficace pour apaiser les tensions sur le terrain.

C’est pourquoi, le collège des organisations de protection animale demande unanimement l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques, les spectacles de montreurs d’ours et de loups et dans toute autres activités de divertissement avec des animaux d’espèces non domestiques.

Notre demande ne se fonde pas sur une appréciation idéologique, mais sur des données scientifiques, notre expérience de terrain, en particulier dans les failles d’application de la réglementation actuelle, dans les attentes sociétales et politiques, dans les données pédagogiques et dans les enjeux de protection de la nature.

Sur le plan scientifique, il est incontestable que la vie d’un animal sauvage dans un cirque impose des conditions de détention, de transport, de dressage et de présentation au public susceptibles de causer des blessures physiques, des maladies ainsi que du stress, des troubles de comportements et des atteintes psychologiques. La Fédération des Vétérinaires d’Europe a ainsi recommandé, dès 2015, je cite, « à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants dans toute l’Europe, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate à leurs besoins physiologiques, mentaux et sociaux ».

Sur le plan réglementaire, nous constatons déjà que la réglementation est mal appliquée en pratique et que les décalages entre les textes et la réalité sont nombreux. En tout état de cause, ils ne pourront pas être corrigés par une augmentation des contrôles ou des normes.

Sur le plan sociétal, les attentes des Français sont réelles et ne s’arrêteront pas. La question n’est plus de savoir s’il faut prendre une mesure d’interdiction, mais quand et comment.

Sur le plan politique, les élus se mobilisent. Notamment au niveau local : en juin 2019, 361 communes avaient pris position et/ou demandent au Gouvernement une loi d’interdiction nationale. Chaque semaine, de nouvelles villes se prononcent via l’adoption d’un vœu symbolique et dénoncent les pressions qu’elles subissent des professionnels du cirque. Au niveau national, en 2 ans, ce sont 4 propositions de loi et pas moins de 38 questions écrites parlementaires qui vous ont été adressées sur ce sujet.

Par ailleurs, les arguments pédagogiques sont irrecevables. La présentation de numéros contre nature, dans une vision anthropocentrique autour des dresseurs, ne reflète en rien la grandeur et la beauté naturelles de ces animaux et encore moins leurs besoins de préservation. Elle est une présentation trompeuse du public, et en particulier des jeunes, quant au comportement naturel des animaux sauvages. C’est un spectacle de domination, de rapport de force qui peut conduire à légitimer la violence et la contrainte sur les animaux et n’appelle en rien au respect de l’animal, comme en attestent des études en psychologie sociale que nous vous avons transmises.

De même, nous contestons fermement les arguments de préservation des espèces. L’exploitation des animaux sauvages dans les cirques est au contraire une atteinte aux engagements de la France à défendre l’environnement et préserver la biodiversité. Comment peut-on s’engager d’un côté dans la lutte contre le braconnage d’éléphants et autres espèces protégées et de l’autre soutenir la présence d’éléphants ou de fauves dans des cirques dans lesquels ils sont entravés, contraints à des numéros contre nature et leur corps peut encore être exploité après leur mort ?

Pour toutes ces raisons, nous demandons l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques, les montreurs d’ours et de loups et autres activités événementiels, avec un plan pour accompagner les professionnels du cirque et trouver des solutions de sortie à ces animaux.
Si de telles solutions sont accessibles dès à présent pour certaines espèces, pour d’autres, tels les singes et les fauves, nous avons besoin d’un recensement exhaustif de l’I-FAP dont la pleine fonctionnalité doit être assurée dans les plus brefs délais. Pour parvenir à cette interdiction, nous demandons dès à présent l’interdiction de la reproduction – par des moyens adaptés- et des cessions vers ces établissements. L’association Paris Animaux Zoopolis demande la mise en place d’un calendrier avec dates butoir (2 ans pour les espèces à faible effectif ou faciles à placer et 6 ans pour les autres).

Parallèlement, nous demandons la mise en œuvre immédiate de mesures transitoires pour faire cesser les souffrances intolérables notamment l’utilisation d’outils ou de méthodes de dressage punitifs et coercitifs, les entraves aux éléphants qui conduisent à des blessures et souffrances, la fin des dérogations pour certaines espèces, l’interdiction des autres activités notamment celles avec des bébés animaux, mais également l’application et le respect des réglementations existantes et donc l’application des sanctions prévues.
S’agissant des contrôles, CACH et CGFT (Green Cross France et Territoires) demandent la création d’un pool de contrôle international et indépendant pour les animaux sauvages dans les cirques, composé de professionnels de terrain, spécialistes des différentes espèces et représentant les disciplines pertinentes pour exprimer des avis objectifs et étayés sur la situation de certains animaux sauvages détenus dans les cirques et autres activités dérivées.

Nous demandons également la fin des subventions publiques pour les cirques utilisant des animaux sauvages ; l’argent public doit être utilisé au développement de sanctuaires et de refuges, non pour le soutien d‘activités lucratives, dont la fin est inéluctable.
Enfin, nous demandons que les communes soient libres de refuser la présence des cirques avec animaux pour des motifs de sécurité comme d’éthique. Notre droit ne peut pas ignorer plus longtemps l’opposition à la détention des animaux dans les cirques exprimée par ces communes et nos concitoyens. Il y a une responsabilité collective à mettre un terme à l’imbroglio juridique sur le terrain ainsi qu’aux tensions entre circassiens et associations, mais régulièrement aussi avec les communes. Au cours de cette concertation, on nous a beaucoup reproché les manifestations contre les animaux dans les cirques et de supposées violences, sans que celles, avérées, des circassiens contre des militants ou responsables associatifs ne reçoivent toujours la même condamnation… Quels que soient leurs auteurs, la violence n’honore personne et doit être condamnée.

En conclusion, si le cirque joue un rôle social, d’animation des territoires, de lien intergénérationnel, ce n’est pas grâce à des animaux qui n’ont pas leur place sur la piste et dans des cages, mais par leur capacité à créer des numéros et à faire rêver. On ne fait pas rêver avec des animaux extraits et détachés de leur milieu naturel, nés en cage, enfermés à vie, contraints et sujets à des troubles du comportement. Le cirque doit continuer son évolution et les pouvoirs publics doivent accompagner cette indispensable mutation. La situation sociale et économique des professionnels ne doit pas retarder une décision nécessaire et attendue par nos organisations et les Français. Ce n’est qu’en préparant paisiblement l’avenir que nous pourrons l’affronter sereinement.
Nous vous remercions.

Cirques et spectacles itinérants avec animaux sauvages : nous voulons une loi !

Jeudi 27 juin 2019, AVES France a participé à la dernière réunion du groupe de travail sur les cirques et les spectacles itinérants ayant recours à des animaux sauvages, dans le cadre de la mission ministérielle sur le bien-être animal lancée en avril par François de Rugy.

La majorité des associations avaient décidé de ne pas participer à la troisième réunion pour dénoncer des problèmes de représentation au sein du groupe de travail, mais également par crainte que nos revendications ne soient pas fidèlement rapportées au ministre, n’ayant pas le temps nécessaire lors des réunions pour exposer nos propositions et solutions.

Après avoir été reçus pour mettre au clair cette situation, rassurés par la possibilité d’envoyer nos rapports au ministère et de présenter nos travaux lors des deux dernières sessions, nous avons réunis nos informations afin de pouvoir remettre un rapport de synthèse commun au ministre, fruit du travail des associations et fondations participant au groupe de travail « cirques et spectacles itinérants », co-signé par 11 structures sur 12 (SPA, Fondation Droit Animal, Fondation Brigitte Bardot, 30 millions d’amis, AVES France, CACH, Code Animal, CAP, Paris Animaux Zoopolis, One Voice et FAA).

La réunion de restitution des travaux des 4 groupes de travail (zoos, fourrure, delphinariums, cirques et spectacles itinérants) aura lieu le mercredi 3 juillet en présence du ministre de la transition écologique et solidaire.

Nous portons les attentes de nos concitoyens, de plus en plus sensibles au bien-être animal.

A plusieurs reprises, nous avons dénoncé l’absence d’élus ayant pris des voeux contre l’installation de cirques avec animaux ou subissant les installations de cirques avec animaux sans autorisation dans notre groupe de travail. Nous avons également déploré les prises de position des deux vétérinaires présentes, représentant l’ordre des vétérinaires, et qui ne se sont pas opposées à la présence des animaux sauvages dans les cirques, considérant que certains cirques sont en capacité de répondre aux besoins des animaux. Ceci va à l’encontre de la position de la FVE, signée pourtant par l’ordre en 2015. Pour rappel, la FVE recommande « à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants dans toute l’Europe, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate à leurs besoins physiologiques, mentaux et sociaux. » Pire, les vétérinaires présentes ont qualifié les positions des vétérinaires opposés à la présence d’animaux sauvages dans les cirques de « convictions personnelles ».

Dans leurs propositions pour améliorer le bien-être des animaux dans les cirques, l’accueil temporaire des femelles gestantes et des animaux malades, pour être rendus aux cirques une fois aptes et le placement des animaux âgés dans une structure d’accueil mutualisée… Florence Ollivet-Courtois étant la vétérinaire du zoo-refuge La tanière, qui a pour vocation d’accueillir les animaux des cirques, ces propositions sont gênantes. Est-ce la raison du refus de l’ordre des vétérinaires de se positionner sur une interdiction des spectacles avec animaux sauvages ?

 

Nos revendications :

Dès qu’il sera finalisé, nous publierons le rapport de synthèse commun pour le groupe de travail bien-être animal – animaux de cirque & spectacles itinérants.

Voici un résumé des demandes de notre groupe :

  • Toute forme de dressage / d’éducation ou d’apprentissage de performance ou de comportement quel qu’il soit envers des animaux d’espèces sauvages est interdit.
  • Non remplacement des animaux.
  • Interdiction de l’utilisation de l’ankus, d’aiguillons électriques, de fourches, ou de tout moyen punitif ou coercitif.
  • Interdiction de la reproduction des animaux.
  • Soutien de l’Etat à la création de structures d’accueil des animaux.
  • Interdiction de toute forme de prestation utilisant des animaux sauvages à des fins de divertissements en cercle public ou privé et des zoos ambulants.
  • La détention d’ours et de loups par des « montreurs » doit être interdite immédiatement.
  • Arrêt des subventions aux cirques présentant des animaux.
  • Recensement de tous les animaux dans le système d’identification IFAP.

Au vu de l’impossibilité de réaliser tous les contrôles nécessaires et de faire appliquer efficacement la loi, il semble impossible d’envisager des mesures complémentaires et correctives. Sans garantie pour la sécurité du public et le bien-être animal, seul le scénario d’interdiction de la présence des animaux sauvages dans les cirques peut s’avérer une solution acceptable aux problèmes susmentionnés.

Moi aussi ! Je veux une loi pour les animaux.
Députés, personnalités et associations s’engagent !

Samedi 29 juin 2019, une tribune vidéo réunissant des élus, des personnalités et des associations a été publiée afin d’exiger une loi pour interdire les animaux dans les spectacles de cirque. Je veux une loi pour les animaux incite les citoyens à se faire entendre auprès du ministre (voir vidéo ci-dessous). Vous pouvez également signer cette pétition.

 

AVES France a pris position pour les ours et les loups

Chez AVES France, nous soutenons les positions défendues par les associations et fondations qui ont une expertise sur les cirques. Cependant, nous nous sommes spécialisés sur la captivité des ours et des loups et leurs spécificités. Notre participation au groupe de travail a permis de défendre ces revendications pour l’interdiction immédiate des spectacles des montreurs d’ours et de loups, mais aussi des expositions itinérantes d’animaux sauvages et de leur utilisation dans l’évènementiel et les évènements publics ou privés. Même si ces activités paraissent secondaire, il était important qu’elles soient traitées dans cette mission ministérielle.

Nous avons remis un rapport à ce sujet au ministère et nos propositions ont été complétées et validées par 11 structures sur les 12 participant à la mission ministérielle. La représentante du groupe facebook « Les pisteurs » n’a pas souhaité validé nos travaux.

Pour les ours, nous avons des solutions !

S’il paraît aujourd’hui difficile de placer tous les animaux des cirques dans des refuges, puisque nous n’en connaissons pas le nombre exact (et le ministère non plus !), c’est différent pour les ours. AVES France a remis aux services du ministère de la transition écologique et solidaire un courrier officiel de l’association Four Paws, qui gère plusieurs refuges pour les ours. L’association Four Paws s’est engagée à accueillir chaque ours, une fois l’interdiction des spectacles prononcée.

  • Les ours doivent être remis volontairement par leurs propriétaires ou confisqués sur la base de la législation en vigueur (interdisant tout au plus la détention, l’entraînement et l’exposition publique d’ours à des fins de divertissement en France).
  • Aucune compensation financière ne sera versée au propriétaire de l’ours.
  • En vertu de la législation actuelle, il est important de garantir l’impossibilité pour le propriétaire d’acquérir ou de garder de nouveaux ours.
  • Après en avoir été informé, QUATRE PATTES doit disposer d’un certain délai pour préparer le transfert et la prise en charge des ours.

Cet engagement est capital et devrait permettre à François de Rugy de se prononcer en faveur de l’interdiction de ces spectacles. Vous pouvez continuer à signer notre pétition pour encourager François de Rugy à prendre cette décision : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/montreurs-loups-mettons-terme-exploitation-animaux/44785

Pas d’ours polaires dans les zoos, ni de spectacles !

Dans le groupe zoo, AVES France a demandé l’interdiction de détention d’ours polaires en France, ainsi que de toute autre espèce qui ne pourra jamais faire l’objet d’une réintroduction dans son milieu naturel en raison de son inaptitude à se réadapter à la vie sauvage, afin que les zoos se concentrent sur leur mission de conservation. Nous demandons également que soient interdits tous les spectacles de dressage d’animaux sauvages dans les parcs zoologiques ainsi que toutes les animations qui mettent en contact direct le public avec les animaux. 

 

Vous aussi, vous pouvez agir !

Le ministre prendra ses mesures pour le bien-être des animaux sauvages captifs à la rentrée. Vous pouvez donc, tout l’été, lui envoyer vos messages pour l’encourager à prendre des mesures fortes, par mail ou sur les réseaux sociaux. Pour lui écrire : https://contact.ecologique-solidaire.gouv.fr

 

Cyber-action contre l’exploitation de l’ours Valentin aux Nocturnes de Ferrières-en-Gâtinais (20 et 27 juillet – 3 et 10 août 2019)

### Mise à jour du jeudi 18 juillet 2019 ###

Suite à notre mobilisation et à la manifestation du mardi 16 juillet aux côtés de Paris Animaux Zoopolis, deux représentantes ont été reçues par le maire de Ferrières-en-Gâtinais. Il a pris ce soir un arrêté interdisant les représentations du montreur d’ours pour les 4 samedis lors des Nocturnes de Ferrières. AVES France tient à remercier Gérard Larcheron pour le courage dont il fait preuve en annulant les représentations du dresseur Frédéric Chesneau et l’exploitation de l’ours Valentin. 


Les 20 et 27 juillet, puis les 3 et 10 août 2019 auront lieu les Nocturnes de Ferrières-en-Gâtinais, une fête médiévale organisée par l’Association des Fêtes Historiques de Ferrières (l’AFHF).

Pour cette 36ème édition, le metteur en scène Jean-Claude BAUDOIN a choisi d’inviter le montreur d’ours Frédéric Chesneau et son ours Valentin.

Un happening est prévu mardi 16 juillet 2019 devant la mairie : https://www.facebook.com/events/948107438863531/?ti=ia

AVES France vous invite à écrire aux organisateurs et au maire de Ferrières-en-Gâtinais, Gérard Larcheron, afin de leur rappeler que ces spectacles sont indignes de notre époque et que la place des ours, c’est toujours dans la nature et pas dans une fête de village.

 

Pétition et manifestation contre le montreur d’ours à la fête de la Sange (Sully-sur-Loire) le 7 septembre 2019

L’office de tourisme de Sully sur Loire organise le samedi 7 septembre et le dimanche 8 la Fête de la Sange, un évènement qui fêtera la souffrance animale avec notamment :

  • Présentations des équipages de vénerie sous terre, petite et grande vénerie
  • Spectacle montreur d’ours avec Frédéric Chesneau (samedi)
  • Spectacle de fauconnerie et équestre avec Hippogriffe
  • Village pêche
  • Messe de St Hubert dans le parc du château (dimanche matin)…

AVES France et Paris Animaux Zoopolis vous invitent à signer cette pétition contre l’exploitation des ours de Frédéric Chesneau (Valentin ou Lucien) dans cette fête à la programmation particulièrement scandaleuse, faisant l’apologie des pires pratiques de la chasse. AVES Franceet Paris Animaux Zoopolis demandent aux organisateurs de la Fête de la Sange d’annuler ce spectacle et nous appelons d’ores et déjà nos militants à une manifestation unitaire (avec les associations anti-chasse et le parti animaliste) qui aura lieu le samedi 7 septembre à proximité du spectacle.

La pétition : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/aux-spectacles-fete-chasse-souffrance-animale/68426
La manifestation : https://www.facebook.com/events/440519123196268/

Nous dénonçons l’exploitation des ours dans les spectacles et demandons l’interdiction de ces pratiques héritées du moyen-âge. En 2018, pour les seuls spectacles recensés par notre association, l’ours Valentin a parcouru plus de 17.000 kilomètres ! Valentin est né dans un zoo aux Etats-Unis. Il a été acheté par le dresseur dans le but de remplacer son ourse Julia, désormais trop âgée pour participer aux spectacles et confiée au refuge A.S.B.L. en Belgique.

Si ces spectacles sont encore légaux en France, ils sont interdits dans plusieurs pays d’Europe. La fédération des vétérinaires européens recommande depuis 2015 à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe. 67% des Français sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques (source IFOP 2019 pour 30 Millions d’Amis).

Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux. Un spectacle d’ours représente toujours un danger pour le public, les conditions de représentation risquant de troubler la quiétude de l’animal et de le rendre potentiellement dangereux.

La législation actuelle ne prend pas en compte le bien-être des animaux, l’arrêté du 18 mars 2011 permettant aux dresseurs de maintenir leurs animaux jusqu’à quatre jours dans un van, une camionnette ou une remorque. D’ailleurs, dès le lendemain, le dresseur présentera son (ou ses) ours à Virecourt, à 400 km de distance !

Actuellement en France, une petite dizaine d’ours sont exploités dans les spectacles. AVES France, qui participe à la mission ministérielle sur le bien-être animal lancée par le ministère de la transition écologique et solidaire aux côtés d’autres associations (Paris Animaux Zoopolis, Fondation Brigitte Bardot, SPA…), demande l’interdiction de ces spectacles. Une proposition de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups a également été déposée le 22 mai 2019 pour encadrer la fin de cette pratique moyen-âgeuse : http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion1969/(index)/propositions-loi

BERENGERE POLETTI DEPOSE UNE PROPOSITION DE LOI VISANT A INTERDIRE TOUT SPECTACLE ITINERANT OU FIXE AYANT RECOURS A DES OURS OU DES LOUPS

Suite à l’action de CAP (Convergence Animaux Politique) et d’AVES France, la députée Bérengère POLETTI et plusieurs députés du groupe Les Républicains ont déposé une proposition de loi visant à l’interdiction des spectacles itinérants ou fixes ayant recours à des ours ou des loups. Nous partageons ici son communiqué.


Sensibilisée aux conditions de vies des animaux utilisés dans le cadre de spectacles itinérants ou fixe, Bérengère Poletti, député des Ardennes, a récemment déposé une proposition de loi visant à interdire ces spectacles ayant recours à des ours ou des loups.

En juin 2018, la Fédération des Vétérinaires d’Europe, représentant plus de 200 000 professionnels, a recommandé à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation des mammifères sauvages dans les cirques itinérants dans toute l’Europe, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate à leurs besoins physiologiques, mentaux et sociaux.

Les spectacles de montreurs d’ours et de meneurs de loups ne sont pas à proprement parler des spectacles de cirque car ils ont la particularité de se dérouler la plupart du temps hors chapiteau, et peuvent prendre diverses formes : exhibition des animaux, déambulation dans le public, utilisation des animaux pour faire des photos avec le public, numéros de cirque.

L’arrêté actuel encadrant ces pratiques ne fixe aucune condition particulière quant à la sécurité du public ou aux conditions de détention pour les loups. Pour les ours, les conditions visant à garantir la sécurité du public sont insuffisantes et pas toujours respectées.

Alors que le Ministère de la Transition écologique et solidaire a reconnu que « l’utilisation de ces animaux dans un tel contexte n’est souvent pas justifiée sur le plan pédagogique, ni artistique », et que 67% de la population française souhaite l’interdiction de la présidence d’animaux sauvages dans les cirques et les spectacles, Bérengère POLETTI a demandé à interdire ces pratiques, déjà proscrites en Inde, en Roumanie et en Belgique.

Pour consulter cette proposition de loi, rendez-vous sur cette adresse : http://www.assemblee-nationale.fr/15/propositions/pion1969.asp

Contact presse : Roxane BEGUET, 01 40 63 72 31


La proposition de loi :

Interdiction de toute nouvelle acquisition d’animaux sauvages chez les dresseurs d’ours et de loups

Art. L. 413-5-1. – Aucun certificat de capacité pour animaux sauvages destinés à faire des représentations pour les spectacles d’ours ou de loups ne sera délivré à compter de la promulgation de la loi n°xxx du xxx visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups.

Art. L. 413-5-2. – Le recensement de tous les animaux sauvages présents chez les dresseurs d’ours et de loups exerçant sur le territoire français est obligatoire. Tout capacitaire d’un animal sauvage qui ne le déclarera pas auprès du ministère chargé de l’environnement encoure une amende maximale de 15 000 €, par individu non déclaré. Cette déclaration spontanée se fait au plus tard dans les deux mois suivant la promulgation de la loi n°xxx du xxx visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups.

Art. L. 413-5-3. – Toute nouvelle acquisition d’animaux sauvages par les dresseurs d’ours et de loups est interdite. Le capacitaire encoure une amende de 15 000 € par acquisition postérieure à la promulgation de la loi n°xxx du xxx visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups.

Art. L. 413-5-4. – La reproduction des animaux sauvages chez les dresseurs d’ours et de loups fixes ou itinérants est interdite à compter de la promulgation de la loi n° du visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups. Le capacitaire encoure une amende de 15 000 € par naissance postérieure à la promulgation de la loi n°xxx du xxx précitée.

Interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups.

Art. L. 413-5-5. – Est interdit tout spectacle ayant recours à des ours ou des loups dans le délai d’une année à compter de la promulgation de la loi n°xxx du xxx visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups.

Durant ce délai, les animaux sont confiés par les dresseurs à des associations de protection animale qui sont chargées de les placer dans des structures adaptées.

Passé le délai d’une année, les ours et les loups sont saisis et une amende de 15 000 € par animal est adressée au capacitaire. »

Ours Valentin à la Foire aux Laines de Châteaudun les 6 & 7 juillet 2019 : pétition et appel à la manifestation

Comme l’an dernier, le montreur d’ours Frédéric Chesneau se produira avec son ours Valentin à la Foire aux laines de Châteaudun, le samedi 6 juillet et le dimanche 7 juillet 2019. Le programme de cette fête médiévale indique que l’ours sera exploité à quatre reprises, à hauteur des remparts de la ville, à 14h30 et 17h le samedi, puis à 14h et 17h le dimanche.

AVES France dénonce l’exploitation des ours dans les spectacles et demande l’interdiction de ces pratiques héritées du moyen-âge. En 2018, pour les seuls spectacles recensés par notre association, l’ours Valentin a parcouru plus de 17.000 kilomètres ! Valentin est né dans un zoo aux Etats-Unis. Il a été acheté par le dresseur dans le but de remplacer son ourse Julia, désormais trop âgée pour participer aux spectacles et confiée au refuge A.S.B.L. en Belgique.


AVES France et Paris Animaux Zoopolis demandent aux organisateurs de la Foire aux laines de Châteaudun d’annuler ce spectacle. Nous appelons d’ores et déjà nos militants à manifester le samedi 6 juillet à partir de 14h, à proximité du spectacle. Nous avons lancé une pétition sur Mesopinions.com et un évènement Facebook pour organiser la manifestation.

Si ces spectacles sont encore légaux en France, ils sont interdits dans plusieurs pays d’Europe. La fédération des vétérinaires européens recommande depuis 2015 à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe. 67% des Français sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques (source IFOP 2019 pour 30 Millions d’Amis).

Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux. Un spectacle d’ours représente toujours un danger pour le public, les conditions de représentation risquant de troubler la quiétude de l’animal et de le rendre potentiellement dangereux.

La législation actuelle ne prend pas en compte le bien-être des animaux, l’arrêté du 18 mars 2011 permettant aux dresseurs de maintenir leurs animaux jusqu’à quatre jours dans un van, une camionnette ou une remorque.

Actuellement en France, une petite dizaine d’ours sont exploités dans les spectacles. AVES France, qui participe à la mission ministérielle sur le bien-être animal lancée par le ministère de la transition écologique et solidaire aux côtés d’autres associations (Paris Animaux Zoopolis, Fondation Brigitte Bardot, SPA…), demande l’interdiction de ces spectacles. Une proposition de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups a également été déposée le 22 mai 2019 pour encadrer la fin de cette pratique moyen-âgeuse : http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion1969/(index)/propositions-loi

Comment en finir avec ces spectacles ?

AVES France propose une interdiction des spectacles fixes ou itinérants ayant recours à des ours et des loups.

Interdiction de toute nouvelle acquisition d’animaux sauvages chez les dresseurs d’ours et de loups

Art. L. 413-5-1. – Aucun certificat de capacité pour animaux sauvages destinés à faire des représentations pour les spectacles d’ours ou de loups ne sera délivré à compter de la promulgation de la loi n°xxx du xxx visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups.

Art. L. 413-5-2. – Le recensement de tous les animaux sauvages présents chez les dresseurs d’ours et de loups exerçant sur le territoire français est obligatoire. Tout capacitaire d’un animal sauvage qui ne le déclarera pas auprès du ministère chargé de l’environnement encoure une amende maximale de 15 000 €, par individu non déclaré. Cette déclaration spontanée se fait au plus tard dans les deux mois suivant la promulgation de la loi n°xxx du xxx visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups.

Art. L. 413-5-3. – Toute nouvelle acquisition d’animaux sauvages par les dresseurs d’ours et de loups est interdite. Le capacitaire encoure une amende de 15 000 € par acquisition postérieure à la promulgation de la loi n°xxx du xxx visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups.

Art. L. 413-5-4. – La reproduction des animaux sauvages chez les dresseurs d’ours et de loups fixes ou itinérants est interdite à compter de la promulgation de la loi n° du visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups. Le capacitaire encoure une amende de 15 000 € par naissance postérieure à la promulgation de la loi n°xxx du xxx précitée.

Interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups.

Art. L. 413-5-5. – Est interdit tout spectacle ayant recours à des ours ou des loups dans le délai d’une année à compter de la promulgation de la loi n°xxx du xxx visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups.

Durant ce délai, les animaux sont confiés par les dresseurs à des associations de protection animale qui sont chargées de les placer dans des structures adaptées.

Passé le délai d’une année, les ours et les loups sont saisis et une amende de 15 000 € par animal est adressée au capacitaire. »

 

Annulation du spectacle avec l’ours Lutchak dimanche 16 juin à Châteaubleau (77)

Annulation du spectacle avec l’ours Lutchak dimanche 16 juin à Châteaubleau (77)

AVES France et Paris Animaux Zoopolis saluent cette décision. 

Il y a un mois, l’association AVES France contactait Mme Desplats, Présidente de l’association AGRIPPA, pour la prier de bien vouloir renoncer au spectacle d’ours prévu au programme de la VIème fête gallo-romaine de Châteaubleau. « Vous ne pouvez pas justifier ce spectacle au XXIème siècle par le fait que des fouilles ont pu montrer que des ours étaient exploités il y a fort longtemps à Châteaubleau » écrivait Christophe CORET, Président d’AVES France, rappelant également qu’un sondage IFOP de 2019 montre que 67% des Français sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques (source : 30 Millions d’Amis).

L’AGRIPPA a pour mission de défendre et préserver le patrimoine archéologique de la commune de Châteaubleau et d’organiser des actions pédagogiques et nous ne comprenions pas pourquoi ils avaient fait le choix de faire venir un montreur d’ours, alors même que le ministère a reconnu à plusieurs reprises que ces spectacles ne sont ni pédagogiques, ni artistiques.

Le montreur d’ours, Benoît Motton (compagnie Arkann) travaillait jusqu’à l’an dernier au parc d’attractions Nigloland. Suite à la pétition et à la campagne de i-boycott lancée par AVES France contre la présence d’animaux sauvages dans le parc, Nigloland a récemment annoncé qu’il y renonçait et qu’il n’y aurait plus d’animaux dans le parc d’attractions. Cependant, les spectacles restent légaux et l’ours Lutchak continue d’être exploité, comme la dizaine d’autres ours qui appartiennent à des dresseurs en France.

En l’absence de réponse à nos messages ainsi qu’à la pétition qui regroupait plus de 52.200 signataires, AVES France et Paris Animaux Zoopolis, deux associations qui réclament l’abolition des spectacles avec animaux au sein du groupe de travail cirque de la mission ministérielle sur le bien-être animal, lancée au printemps par François de Rugy, ont décidé d’organiser une manifestation.

L’AGRIPPA a publié ce matin un communiqué dénonçant les « méthodes coercitives engagées à l’encontre de l’association AGRIPPA par l’association AVES France » et déplorant que « la préfecture de Seine-et-Marne a demandé l’annulation du spectacle légal de l’ours ARKANN. En effet ces « défenseurs » de l’ours menacent de faire, en toute connaissance de cause, une manifestation à Châteaubleau avec sonorisation, ce qui aurait pour conséquence, entre autres, de troubler la quiétude de l’animal et de le rendre potentiellement dangereux. L’association AGRIPPA a donc décidé d’accéder à la demande de la préfecture car elle souhaite préserver avant tout la sécurité des personnes, sécurité compromise par des comportements inadaptés et irresponsables, tout en regrettant vivement que la démocratie soit bafouée par le non-respect des opinions de chacun. »

L’annulation a par la suite été confirmée par la mairie dans le communiqué ci-joint

AVES France et Paris Animaux Zoopolis se félicitent de cette annulation, mais rappellent que ces spectacles, encore légaux dans notre pays, sont interdits dans plusieurs pays d’Europe et que la fédération des vétérinaires européens recommande depuis 2015 à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe. Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux. Nous confirmons à la Présidente de l’AGRIPPA qu’un spectacle d’ours représente toujours un danger pour le public, les conditions de représentation risquant de troubler la quiétude de l’animal et de le rendre potentiellement dangereux. C’est une des raisons pour laquelle nous lui demandions, il y a un mois, d’annuler ce  spectacle.

La manifestation prévue dimanche 16 juin 2019 à 11h par les associations de défense des animaux est donc annulée, mais des militants se rendront sur place pour s’assurer que la promesse du maire d’annuler le spectacle de l’ours est bien respectée. 

Christophe CORET,
Président d’AVES France

Amandine SANVISENS,
Présidente de Paris Animaux Zoopolis

Manifestation à Châteaubleau dimanche 16 juin 2019 contre le spectacle de montreur d’ours

Les 15 et 16 juin 2019 se tiendra la VIème édition de la fête Gallo-Romaine de Châteaubleau. Pour l’occasion, l’association AGRIPPA, dont l’objet est d’organiser des manifestations culturelles et de s’engager dans la protection du site archéologique de Châteaubleau et de son intercommunalité, proposera des courses de chars, des combats de gladiateurs, mais aussi un spectacle de montreur d’ours.

Sur le programme de cet évènement, on peut lire que le dimanche 16 juin 2019 se tiendra un spectacle animalier avec un ours baribal (ours noir d’Amérique) de la compagnie Arkann. Nous connaissons bien cet ours, car il s’agit de l’animal qui était exploité l’année dernière au parc Nigloland, parc qui a depuis renoncé à l’exploitation d’animaux sauvages, suite à nos campagnes de sensibilisation, mais également à une campagne de boycott.

La Présidente de l’association AGRIPPA n’a pas souhaité répondre aux 52.000 signataires de la pétition initiée par AVES France, ni même répondre à nos e-mails.

AVES France et Paris Animaux Zoopolis invitent donc tous ceux qui souhaitent mettre un terme à ces spectacles à se réunir dimanche 16 juin à 11h à Châteaubleau, à proximité de l’église Saint-Gond. Possibilité de co-voiturage depuis Rouen et Paris.

Lien Facebook de l’évènement : https://www.facebook.com/events/399902930610060/

un homme tourne le dos avec son fils face à un ours muselé

Montreurs d’ours : les cyber-actions du mois de juin 2019

La saison des fêtes médiévales a débuté avec de nombreux spectacles à dénoncer. Nous les avons regroupés sur une seule page pour vous simplifier la vie.

Voici les cyber-actions pour le mois de juin 2019 :

Ours Valentin à Andilly (8-9-10 15-16 juin 2019) : 

ACTION TERMINEE


Ours noir à Châteaubleau (16 juin 2019) : 

Spectacle annulé suite à nos actions. https://www.aves.asso.fr/2019/06/annulation-du-spectacle-avec-lours-lutchak-dimanche-16-juin-a-chateaubleau-77/


Ours Valentin à Bourg-le-roi (23 juin 2019) : 

ACTION TERMINEE

AVES France, l’association rouennaise qui a déclaré la guerre aux montreurs d’ours.

COMMUNIQUE DE PRESSE – LUNDI 27 MAI 2019

L’association de protection de la nature et de la faune sauvage, AVES France, dont le siège social est domicilié à Rouen, milite depuis sa création en 2005 contre les spectacles de montreurs d’ours et de loups, animations de plus en plus fréquentes depuis l’essor des fêtes médiévales dans notre pays. 

Beaucoup d’associations militent pour l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques, mais AVES France a décidé de se positionner sur cette activité particulière, qui peut sembler marginale puisqu’il n’y a que peu de dresseurs d’ours et de loups en France, mais qu’il est urgent d’interdire. Près de 100.000 signataires soutiennent la pétition lancée l’été dernier par l’association : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/montreurs-loups-mettons-terme-exploitation-animaux/44785

Réglementés par l’arrêté du 18 mars 2011, les spectacles de montreurs d’ours bénéficient d’une exception qui permet aux dresseurs de déroger aux exigences minimales relatives à l’hébergement des ours lors des spectacles, les dispositions ne s’appliquant pas lorsque l’animal est en itinérance moins de quatre jours. On peut ainsi voir des ours passer jusqu’à 4 jours dans des vans ou des camionnettes. L’ours le plus sollicité a passé + de 17.000 Km sur les routes en 2018. 

AVES France dénonce également les manquements à la sécurité du public. Certains dresseurs proposent des déambulations d’ours et de loups dans le public, sans aucune mesure de protection autre qu’une laisse pour tenir les animaux. Certains invitent le public à venir caresser les animaux ou à se faire prendre en photo avec eux. Un dresseur demande également à son ours de récupérer une friandise dans la bouche d’un spectateur. Les ours ont une vitesse de réaction extrêmement rapide et leurs griffes peuvent provoquer des blessures létales. 

En ce qui concerne les loups, l’espèce n’est pas présente dans l’arrêté du 18 mars 2011. Il n’y a donc aucune exigence minimale relative à leur hébergement lors des spectacles ni aucune règle pour garantir la sécurité du public. 

Le lobbying politique pour en finir avec cette pratique

Depuis 2018, AVES France a initié une campagne de lobbying afin d’alerter les élus sur le sort de ces animaux et a participé à un colloque à l’assemblée nationale pour demander l’interdiction de ces spectacles. 

Plus récemment, AVES France a contacté les 925 députés et sénateurs afin de leur demander de s’opposer à ces pratiques. Plusieurs députés ont déposé des questions écrites au gouvernement (Hubert Wulfranc, Claire O’Petit, Bastien Lachaud, Alain Bruneel, Corinne Vignon) et un groupe de députés, mené par Bérengère Poletti, a déposé le 22 mai 2019 une proposition de projet de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups, signée par Eric Straumann, Véronique Louwagie, Eric Diard, Didier Quentin, David Lorion, Robin Reda,  Valérie Boyer et Valérie Beauvais. 

Parallèlement, AVES France participe aux réunions sur le bien-être animal mises en place par François de Rugy, ministre de la transition écologique et solidaire dans le groupe cirque et spectacles itinérants. L’association y demande l’interdiction de ces spectacles. A l’issu des travaux des différents groupes de travail, en septembre, le ministre annoncera 20 mesures pour l’amélioration du bien-être animal. 

Contact presse : https://www.aves.asso.fr/contact/