100 loups tués pour rien !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 9 novembre 2016

Avec le tir d’une louve ce lundi 7 novembre dans les Alpes-de-Haute-Provence, le nombre de 100 loups abattus « légalement » en France depuis le retour de l’espèce vient d’être franchi. Comment est-on passé en quelques années d’une protection à une véritable chasse aux loups digne du 19e siècle ?

Le loup est une espèce classée protégée en France depuis son retour naturel en 1992-1993, et strictement protégée en Europe. Toutefois en cas de prédation sur le bétail, des tirs peuvent être autorisés par les pays membres comme mesure dérogatoire exceptionnelle « lorsque tous les autres moyens ont été tentés pour l’éviter ». Mais en France, depuis le premier abattage ordonné en 2004, les tirs de loups sont peu à peu devenus la norme et sont ordonnés massivement, en infraction avec les textes européens (Convention de Berne et Directive Habitat Faune Flore). Désormais, notre pays abat officiellement chaque année 12 à 15% de sa population de loups (estimée en 2016 à 292 ± 78 individus).

L’État mène cette chasse aux loups pour tenter d’obtenir une paix sociale : d’un côté, la protection réglementaire de l’espèce permet aux éleveurs de bénéficier de subventions spécifiques et d’indemnisations ; de l’autre, des tirs massifs ont pour but de contenter les éleveurs mais aussi les chasseurs. Pourtant, ces tirs n’ont jamais rien solutionné pour l’élevage. La prédation sur le bétail continue, et pour cause : beaucoup de troupeaux ne sont pas correctement protégés, car les éleveurs ne sont pas assez incités à le faire.

Des solutions existent. Mais l’État, soumis aux lobbies des éleveurs et des chasseurs, refuse de les mettre en œuvre. Plutôt que d’encourager les tirs de loups, il faudrait 1/ n’indemniser les éleveurs que s’ils protègent leurs troupeaux (actuellement, les éleveurs sont indemnisés systématiquement quelles que soient leurs pratiques), 2/ vérifier le bon usage des subventions pour la protection du bétail (actuellement, l’État ne vérifie pas si les clôtures ou les chiens de protection subventionnés sont bien mis en place et efficaces), 3/ développer la recherche pour améliorer les méthodes de protection non létales (actuellement, aucune recherche n’est faite alors que l’État dépense de l’argent pour tuer des loups).

Aucun gouvernement, depuis des années, n’a eu le courage politique de prendre de telles mesures de bon sens. Elles sont pourtant le préalable à une cohabitation pérenne entre les loups et les activités humaines. Le retour des loups est une chance pour la biodiversité et pourrait l’être aussi pour l’économie rurale, en développant l’écotourisme. Encore faudrait-il que l’État veuille apprendre à vivre avec les loups, plutôt que les pourchasser.

Les associations de CAP Loup

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Les Spartiates représenteront AVES France au Raid des Alizés en 2017

Elles s’appellent Alizée, Aurélie et Lydie et ces trois jeunes femmes se sont lancé un défi : participer au Raid des Alizés en novembre 2017, une aventure nature, sportive et solidaire 100% féminine se déroulant dans un cadre somptueux : la Martinique.

-> Faire un don pour les Spartiates : https://www.helloasso.com/associations/aves-france/collectes/participation-des-spartiates-au-raid-des-alizes

Leur équipe s’appelle « Les spartiates » et elles souhaitent participer à ce Raid pour aider notre association à se faire connaître. Chaque équipe sélectionne une cause caritative ou sociétale dont elle défend les couleurs. « Le classement général déterminera les dotations qui seront directement reversées aux associations. Une raison de plus de se dépasser et donner le meilleur de soi lors des différentes épreuves », peut-on lire sur le site du Raid.

« Nous avons choisi AVES France car nous cherchions à aider la cause des animaux et votre association réalise plusieurs actions non seulement la protection des espèces, mais aussi la défense du droit des animaux dans les zoos. De plus, nous voulions aider une association qui n’a pas une couverture médiatique aussi développée que le WWF afin que notre action serve vraiment », expliquent les athlètes.

De notre côté, nous sommes ravis d’accepter cette aide originale et ferons tout notre possible pour soutenir leur équipe. D’ailleurs, nous vous invitons à leur envoyer une petite contribution afin de réunir les fonds nécessaires pour l’inscription : 8.000€.

Évidemment, si parmi vous un sponsor peut les aider à réunir cette somme, ce serait une grande aide !

Le dossier complet : Dossier de Sponsoring Raid des Alizés – Martinique 2017

-> Faire un don pour les Spartiates : https://www.helloasso.com/associations/aves-france/collectes/participation-des-spartiates-au-raid-des-alizes

Les Spartiates au Raid des Alizés 2017

Non, les associations ne cautionnent pas les orientations de l’État dans le dossier loup

Pendant que le président du Groupe national loup raconte des bobards à la radio sur les indemnisations des éleveurs, la secrétaire d’État à la biodiversité prétend que « tout le monde est content » des tirs de loups projetés par l’État. Les associations de CAP Loup réaffirment leur total désaccord, et entendent rétablir la vérité.

C’est un point clé du dossier loup : lorsqu’un éleveur subit une perte dans son troupeau, elle est classée par défaut en « loup non exclu » dès lors qu’aucune autre cause ne peut être prouvée (dérochement, chien…). L’éleveur est alors indemnisé sans condition, comme le précise cette circulaire officielle. Ainsi l’éleveur bénéficie gratuitement d’une sorte d’assurance tous risques.

Pourtant, le 12 septembre sur la radio Alpes 1, Christophe Castaner, président du très officiel Groupe national loup, a prétendu que les éleveurs ne sont indemnisés que s’ils ont protégé leur troupeau. Mensonge ! Les éleveurs sont indemnisés même si leur troupeau n’est pas protégé. M. Castaner a aussi indiqué que les mesures de protection du bétail subventionnées faisaient l’objet d’une « évaluation constante de leur efficacité ». Cette affirmation est grotesque, dans la mesure où l’État ne vérifie même pas sur le terrain si ces moyens sont bien mis en œuvre, ni s’ils sont appropriés.

Nos associations demandent depuis des années que les éleveurs qui ne protègent pas leur bétail ne soient pas indemnisés en cas de prédation. Nos associations demandent aussi que l’État vérifie que les moyens de protection subventionnés soient adaptés et bien mis en place.

Le 13 septembre à Barcelonnette (04), Barbara Pompili a expliqué qu’un projet d’étude sur le loup programmée par l’État a été présenté le 7 juillet à Paris et que « tout le monde était content qu’on parte dans cette direction ». C’est faux : les représentants de nos associations présents à cette réunion ont clairement indiqué leur désaccord. En effet, le projet présenté par la secrétaire d’État vise essentiellement à définir un « niveau de viabilité de la population de loups » en vue de définir une « régulation ». La direction choisie est celle d’une augmentation des tirs de loups, sans qu’aucune de nos demandes pour l’amélioration de la protection du bétail ne soit prise en compte.

Notre désaccord avec la gestion du dossier loup menée par l’État est sans équivoque : dès le mois de juillet, trois de nos associations (ASPAS, Ferus, One Voice) ont déposé un recours contre l’arrêté ministériel du 5/7/16 qui autorise l’abattage de 36 loups pour l’année 2016-2017.

Les associations de CAP Loup

CAP Loup

Les bêtes noires de la pub : maintenant, agissez !

Il y a quelques semaines, nous vous avons invités à voter pour élire les pires publicités concernant les animaux. Nous sommes heureux aujourd’hui de vous annoncer le nom des gagnants.

logobetesnoirespub

Les trophées des Bêtes noires de la pub 2016 ont été décernés à…

Charal, Produits laitiers, Broceliande, Quick, Lou Pérac et Foie gras.

Vous êtes plus de 35.000 à avoir voté et votre rôle ne s’arrête pas là.
Vous pouvez dès maintenant écrire aux annonceurs lauréats pour dénoncer à votre tour leurs publicités. C’est simple et rapide et c’est sur : http://betesnoiresdelapub.com/index.php/lettres/

Au lendemain de la première manifestation de défense du loup, les associations plus mobilisées que jamais

Jusqu’à 5000 manifestants ont battu le pavé lyonnais samedi 16 janvier pour dénoncer la chasse aux loups en France. Venus de très nombreuses régions, les manifestants ont fait preuve de détermination. Dans un calme contrastant avec les habituelles manifestions violentes des anti loups, les associations à l’origine de ce rassemblement, sont plus mobilisées que jamais.
La ministre de l’écologie avait ajourné son projet d’arrêté visant à rajouter 6 loups au quota de 36 déjà accordé en juin dernier. Elle a depuis décidé, montrant ainsi son mépris de la demande des citoyens, de le présenter tout de même le 9 février au Conseil National de Protection de la Nature.
Forts de la démonstration d’envergure de samedi dernier, et de leur pouvoir de mobilisation, les associations vont contester un nouvel arrêté en préparation par la Ministre en charge de l’écologie qui prévoit d’augmenter encore de 6 le nombre de loups susceptibles d’être tués. Alors que la population de loups, espèce officiellement protégée a, pour la première fois diminué en 2015.
Nous combattrons ce projet d’arrêté devant le préfet de région, à qui nous avons demandé audience, et qui en est à l’initiative. Et le 9 février, nous serons au Conseil National de Protection de la Nature pour exprimer notre désaccord complet avec ce texte qui ferait passer de 36 à 42 le nombre de loups à abattre cette année. Soit plus de 15% de la population française !
Aucune espèce gibier n’a de plan de chasse aussi excessif. Cela démontre bien la volonté des pouvoirs publics de porter un coup fatal à la population de loups française.
Une fois encore, les protecteurs de la nature affichent leur volonté de voir s’instaurer une véritable cohabitation avec le pastoralisme, cohabitation que la France est le seul pays de l’Union Européenne à prétendre qu’elle est impossible.
En plein débat de la loi biodiversité au Sénat, la ministre officiellement en charge de l’écologie envoie un bien mauvais signal aux Français qui croient de moins en moins au personnel politique. Le manque de cohérence flagrant entre les volontés affichées à l’origine de ce projet de lois et la réalité des décisions réellement prises ne fait que creuser l’immense fossé qui sépare de plus en plus les gouvernants du peuple français.
Les protecteurs de la nature sont des citoyens engagés de plus en plus déterminés à se faire entendre. L’avenir du loup en France est devenu le symbole de notre engagement pour la nature.
Asbl Wolf Eyes, Action Nature, Alepe, Alliance avec les loups, Animal Cross, Aspas, Aves France, CALI, CAP Loup (collectif), Collectif du 21 septembre, Convention Vie et Nature, CRAC Europe, Dignité Animale, Emys conservation, FERUS, FNE, FRAPNA, GEML, LPO, Mille Traces, Oiseaux Nature, One Voice, Peuple Loup, Point info loup/lynx, Sauvegarde Faune Sauvage, Sauvons nos loups alpins, Sea Shepherd, SFEPM, SNPN, Sur les traces du loup, UFCS, WWF.
Contacts presse :
– Muriel Arnal (One Voice)
– Pierre Athanaze (Action Nature)
– Patrick Boffy (FERUS / Cap Loup)
– Yves Verilhac (LPO)
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Grande mobilisation inter-associative contre la chasse aux loups

Lyon, 16 janvier 2016
Conférence de presse à 13h à la Maison Rhodanienne de l’Environnement, 32 rue Ste Hélène (à 150 m de la place Bellecour).
Avec la présence de Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO France, Yves Paccalet, philosophe et vice-président de Ferus et Fabrice Nicolino, journaliste à Charlie Hebdo et grand défenseur du loup.


Alors que pour la première fois la population de loup en France a baissé en 2015, cédant aux pressions des lobbies agricoles et de la chasse, les pouvoirs publics ont augmenté le maximum de loups pouvant être abattus de 50 % : 24 loups en 2014-2015 contre 36 loups en 2015-2016.
Ce plafond maximum est devenu un quota à atteindre absolument pour l’Etat français qui a déployé les grands moyens :
– Autorisation de tirer le loup par les chasseurs lors de leurs parties de chasse au grand gibier
– Arrêtés préfectoraux autorisant l’ensemble des chasseurs d’un département à abattre des loups
– Carabines à vision nocturne
– Caméras thermiques
– Tirs de défense dans le parc national des Cévennes
– Tirs de nuit aux phares, pratique interdite pour les espèces gibier.
Rappelons que le loup est une espèce protégée aux niveaux français et européen !
Depuis le 2 juillet 2015, 34 loups ont déjà été abattus et donc décomptés du plafond. De plus, d’après nos sources, l’Etat a en projet un nouvel arrêté visant à augmenter dans les jours qui viennent ce plafond de loups pouvant être abattus.
Les tirs de loups, qui ne doivent être que la solution de dernier recours, sont devenus la priorité au lieu d’étendre la protection des troupeaux ; pourtant ces tirs déstructurent les meutes, ce qui augmente les dégâts aux troupeaux !
Le retour du loup est une chance pour tous les pays qui l’accueillent à nouveau. Il est l’allié incontournable des forestiers (deuxième activité économique en zone de montagne) qui trouvent là un moyen de diminuer les dégâts des cerfs, chevreuils, sangliers ou chamois. C’est également un atout pour le tourisme (première activité économique en zone de montagne) en développant un éco-tourisme permettant aux professionnels installés sur place de travailler toute l’année. Le tourisme axé sur le loup en Espagne et en Italie a déjà fait ses preuves.
Mais en France, le loup, comme toutes les activités que sa présence pourrait dynamiser, est « géré » sous pression politique au nom de la soi-disant protection du pastoralisme ovin. La présence du loup, contrairement à ce que l’on peut voir dans tous les autres pays, serait incompatible avec cette activité ! Ils sont pourtant bien plus nombreux en Italie (1000 à 1500) ou en Espagne (2500).
Alors que le gouvernement français dit se montrer exemplaire à l’occasion de la COP 21, il sacrifie la biodiversité pour satisfaire les pressions des syndicats agricoles et des chasseurs. Après les bouquetins du massif du Bargy (74), les pinsons des Landes et les oies de février, le loup paie un lourd tribut à des calculs électoralistes à court terme. Le gouvernement actuel veut-il continuer à se mettre à dos la communauté scientifique, les naturalistes et les protecteurs des animaux avant les prochaines élections ? Pense-t-il que la minorité d’éleveurs qui commettent de plus en plus d’exactions (séquestrations, saccages, intimidations, violations de la loi, etc.) lui seront reconnaissants de rester impunis ? N’a-t-il pas entendu les appels « à faire battre ses candidats » de nombreuses fédérations de chasseurs, avec des réussites notables dans plusieurs régions ?
Le loup reste en France une espèce vulnérable, aux effectifs en baisse (estimation moyenne de 282 loups début 2015 contre 301 début 2014). Plus de la moitié de l’aire de répartition de l’espèce présente des densités faibles voire seulement des individus isolés. Un seul noyau de population reproducteur est présent en France (Alpes) et ce n’est pas normal, plus de 20 ans après le retour de l’espèce. Tant que l’existence de plusieurs noyaux de reproduction n’est pas atteint, on peut considérer que l’état de conservation du loup n’est pas favorable et que l’augmentation des autorisations de tirs n’est pas conforme aux réglementations européennes.
Pour dénoncer cet état de fait, plus d’une trentaine d’associations et de collectifs de protection de la nature manifesteront samedi 16 janvier, Place Bellecour, à Lyon, et se rendront à la préfecture de région où le dossier loup est administrativement géré pour l’ensemble du pays.
Par ailleurs, la pétition du collectif CAP-Loup pour le loup (ICI) a recueilli plus de 105 000 signatures.
Les associations participantes :
Asbl Wolf Eyes, Action Nature, Alepe, Alliance avec les loups, Animal Cross, Aspas, Aves France, CALI, CAP Loup (collectif), Collectif du 21 septembre, Convention Vie et Nature, CRAC Europe, Dignité Animale, Emys conservation, FERUS, FNE, FRAPNA, GEML, LPO, Mille Traces, Oiseaux Nature, One Voice, Peuple Loup, Point info loup/lynx, Sauvegarde Faune Sauvage, Sauvons nos loups alpins, Sea Shepherd, SFEPM, SNPN, Sur les traces du loup, UFCS, WWF.

Contacts presse :
– Muriel Arnal (One Voice) : 06 79 83 16 61
– Pierre Athanaze (Action Nature) : 06 08 18 54 55
– Patrick Boffy (FERUS / Cap Loup) : 06 29 90 07 07
– Yves Verilhac (LPO) : 06 76 65 61 10

Grande mobilisation inter-associative contre la chasse aux loups, Lyon, 16 janvier 2016

Alors que pour la première fois la population de loup en France a baissé en 2015, cédant aux pressions des lobbies agricoles et de la chasse, les pouvoirs publics ont augmenté le maximum de loups pouvant être abattus de 50 % : 24 loups en 2014-2015 contre 36 loups en 2015-2016.

Ce plafond maximum est devenu un quota à atteindre absolument pour l’Etat français qui a déployé les grands moyens :

– Autorisation de tirer le loup par les chasseurs lors de leurs parties de chasse au grand gibier
– Arrêtés préfectoraux autorisant l’ensemble des chasseurs d’un département à abattre des loups
– Carabines à vision nocturnes
– Caméras thermiques
– Tirs de défense dans le parc national des Cévennes
– Tirs de nuit aux phares, pratique interdite pour les espèces gibier.

Rappelons que le loup est une espèce protégée aux niveaux français et européen !

Depuis le 2 juillet 2015, 31 loups ont déjà été abattus et donc décomptés du plafond. De plus, d’après nos sources, l’Etat songerait à rajouter quinze autres loups au plafond des 36 loups pouvant être abattus.

Les tirs de loups, qui ne doivent être que la solution de dernier recours, sont devenus la priorité au lieu d’étendre la protection des troupeaux ; pourtant ces tirs déstructurent les meutes, ce qui augmente les dégâts aux troupeaux !

Le retour du loup est une chance pour tous les pays qui l’accueillent à nouveau. Il est l’allié incontournable des forestiers (deuxième activité économique en zone de montagne) qui trouvent là un moyen de diminuer les dégâts des cerfs, chevreuils, sangliers ou chamois. C’est également un atout pour le tourisme (première activité économique en zone de montagne) en développant un éco-tourisme permettant aux professionnels installés sur place de travailler toute l’année. Le tourisme axé sur le loup en Espagne et en Italie a déjà fait ses preuves.

Mais en France, le loup, comme toutes les activités que sa présence pourrait dynamiser, est « géré » sous pression politique au nom de la soi-disant protection du pastoralisme ovin. La présence du loup, contrairement à ce que l’on peut voir dans tous les autres pays, serait incompatible avec cette activité ! Ils sont pourtant bien plus nombreux en Italie (1000 à 1500) ou en Espagne (2500).

Alors que le gouvernement français dit se montrer exemplaire à l’occasion de la COP 21, il sacrifie la biodiversité pour satisfaire les pressions des syndicats agricoles et des chasseurs. Après les bouquetins du massif du Bargy (74), les pinsons des Landes et les oies de février, le loup paie le lourd tribut des calculs électoralistes à court terme. Le gouvernement actuel veut-il continuer de se mettre à dos la communauté scientifique et naturaliste d’ici les prochaines élections présidentielles ? Pense-t-il que la poignée de paysans et de braconniers qui commettent de plus en plus d’exactions (séquestrations, saccages, intimidations, violation des lois etc.) leur seront reconnaissants de rester impunis ? Ce gouvernement n’a-t-il pas entendu les appels « à faire battre la gauche » de plusieurs fédérations de chasse, avec des réussites notables dans certaines régions ?

Le loup reste en France une espèce vulnérable, aux effectifs en baisse (estimation moyenne de 282 loups début 2015 contre 301 début 2014). Plus de la moitié de l’aire de répartition de l’espèce présente des densités faibles voire seulement des individus isolés. Un seul noyau de population reproducteur est présent en France (Alpes) et ce n’est pas normal, plus de 20 ans après le retour de l’espèce. Tant que l’existence de plusieurs noyaux de reproduction n’est pas atteint, nous pouvons considérer que l’état de conservation du loup n’est pas favorable et que l’augmentation des autorisations de tirs n’est pas conforme aux réglementations européennes.

Pour dénoncer cet état de fait, plus d’une vingtaine d’associations de protection de la nature manifesteront samedi 16 janvier, Place Bellecour, à Lyon, et se rendront à la préfecture de région où le dossier loup est administrativement géré pour l’ensemble du pays.
Par ailleurs, la pétition pour le loup (lien http://www.mesopinions.com/petition/animaux/vive-loup-vive-pastoralisme/12096) a recueilli plus de 103 000 signatures.

Seront également présents Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO France, Yves Paccalet, philosophe et vice-président de Ferus et Fabrice Nicolino, journaliste à Charlie Hebdo et grand défenseur du loup.

Les associations participantes :
Action Nature, Alepe, Alliance avec les loups, Animal Cross, Aspas, Aves France, CALI, CAP Loup (collectif), Collectif du 21 septembre, Convention Vie et Nature, CRAC Europe, Dignité Animale, FERUS, FNE, FRAPNA, GML, LPO, Mille Traces, One Voice, Peuple Loup, Point info loup/lynx, Sauvons nos loups alpins, Sea Shepherd, SNPN, Sur les traces du loup.

Contacts presse :
– Muriel Arnal (One Voice) : 06 79 83 16 61
– Pierre Athanaze (Action Nature) : 06 08 18 54 55
– Patrick Boffy (FERUS / Cap Loup) : 06 29 90 07 07
– Yves Verilhac (LPO) : 06 76 65 61 10

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La manif pour les loups reportée

Voilà le communiqué de presse commun aux associations qui participent à cet événement. Ce n’est que partie remise.

Les tragiques évènements de vendredi dernier, et leurs suites sécuritaires et législatives ainsi que l’état d’esprit de nos concitoyens face à cette épreuve, nous contraignent à différer la manifestation pour la défense du loup qui avait été programmée le samedi 12 décembre à Lyon. Bien entendu, ce report n’est en aucun cas une annulation, et nous vous annoncerons, dans les jours qui viennent, la nouvelle date qui sera arrêtée pour cette indispensable mobilisation pour le loup.
Croyez bien que cela n’entame en rien notre détermination pour cette grande manifestation qui s’annonçait déjà comme un succès populaire. Vous avez en effet été très nombreux à nous signaler que vous seriez présents à nos côtés. Nous ne vous décevrons pas, nous serons ensemble, très prochainement, dans ce prochain rendez-vous. Merci à tous.

Samedi 30 mai 2015, LUSH s’engage pour les animaux sauvages d’Amazonie avec une journée spéciale Charity Pot

lush1Le samedi 30 mai 2015, la boutique parisienne Lush de la rue Renard organise une journée de solidarité en faveur de l’association de protection des espèces menacées AVES France pour leur projet Amazoonico, un centre de sauvetage pour animaux sauvages d’Amazonie, en leur dédiant pour l’occasion sa crème Charity Pot.

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Amazoonico : un refuge au service des animaux rescapés d’Amazonie
Toujours plus engagée dans la protection de l’espèce animale à travers le monde, Lush se préoccupe aujourd’hui des animaux sauvages d’Amazonie recueillis et aidés par le refuge animalier Amazoonico situé en Equateur et soutenu par l’association AVES France. Celui-ci a vu le jour et perdure grâce aux efforts d’une petite équipe présente à l’année, appuyée par des volontaires qui s’y rendent régulièrement. Ensemble, ils tentent d’enrayer le fléau du trafic illégal de faune sauvage et procurent des soins adaptés aux animaux rescapés. Les plus robustes d’entre eux pourront ainsi à termes être relâchés dans une forêt protégée pendant que les plus faibles deviendront résidents permanents du centre, dans les conditions les plus appropriées à leurs mœurs naturelles.

Lush, une enseigne de cosmétique engagée contre la maltraitance animale
Lush a souhaité soutenir cette honorable action au sein de son magasin Lush Renard de Paris en lui dédiant le temps d’une journée exceptionnelle sa crème Charity Pot dont les bénéfices seront entièrement reversés (hors TVA) au refuge. Les fonds qui seront soulevés grâce à celui-ci serviront ainsi à financer la construction d’un enclos pour singes miniatures (ouistiti, titi) aux mœurs et régime alimentaire spécifique. Une façon de sensibiliser le grand public au sort des animaux exotiques et de soutenir, une fois encore, les actions militantes des petites associations de terrain.

Le Charity Pot, le geste beauté militant imaginé par Lush
lush3Lush est une marque de cosmétiques qui place l’éthique dans ses priorités. Le Charity Pot a été créé afin de récolter de l’argent et braquer les projecteurs sur ces organisations et ces groupes caritatifs unis dans l’élaboration d’un monde meilleur et plus juste. Il s’agit d’une crème luxuriante pour le corps et les mains conçue avec du beurre de cacao issu du commerce équitable et délicieusement parfumée aux huiles essentielles d’ylang-ylang, de géranium et de tagète.
LUSH se bat depuis toujours contre la maltraitance animale en proposant une large gamme végétarienne de produits cosmétiques et non testés sur les animaux, avec notamment plus de 80% de produits approuvés végétaliens.

Rendez-vous le samedi 30 mai 2015
à la boutique Lush Renard : 3, rue du Renard – Paris 4

Au programme :
* Sensibilisation des clients & échanges avec l’un des porte-parole de l’association Aves France présent sur place
* Présentation des engagements et initiatives de Lush en faveur des causes animales par les vendeurs de la boutique * Tea time & gourmandises vegan pour tous !

Pour plus d’informations sur Amazoonico : http://www.amazoonicorescuecenter.com/ tumblr (fr) : http://amazoonico.tumblr.com – Facebook : Amazoonico – refuge pour animaux sauvage

Contacts : téléchargez le communiqué en pdf : LUSH_CP CharityPot Amazoonico_200515

Tiger World : Code animal et Aves France demandent à l’EAZA d’exclure le zoo d’Amnéville

Le 11 avril dernier, le zoo d’Amnéville franchissait un cap de plus dans l’exploitation animale et dans le détournement de sa mission de conservation : il inaugurait le Tiger World, un « spectacle » de dressage de fauves, sept tigres du Bengale et deux tigres blancs.

Le 24 avril, Code animal et Aves France réagissaient en lançant une action en ligne composée de trois parties :

  • une pétition demandant à Michel Louis, propriétaire du zoo, de renoncer à ce numéro ;
  • un formulaire d’envoi de mails à l’EAZA, l’association européenne des zoos et des aquariums, lui demandant de rayer le zoo d’Amnéville de la liste de ses membres ;
  • une tweetstorm #NonAuTigerWorld destinée au compte Twitter de l’EAZA, pour faire participer les internautes à la protestation.

Aujourd’hui, la pétition (en ligne depuis janvier 2014) a recueilli plus de 38 000 signatures et sera envoyée à l’EAZA par Aves France. Près de 500 mails ont également été expédiés par les internautes à l’EAZA. Environ 5 500 comptes Twitter ont été atteints par la « tempête de tweets ». Code animal a écrit à l’EAZA pour lui faire part de la mobilisation et pour exiger l’exclusion de l’établissement de Michel Louis.

Car les zoos, qui revendiquent des missions d’éducation du public et de conservation des espèces, se trouvent là face à une aberration en termes de discours. Comment parler de pédagogie quand on présente des animaux dans des numéros contre-nature, le plus souvent douloureux, quand on les contraint – un traumatisme pour cette espèce solitaire – à partager en groupe un espace restreint ? Comment parler de respect et de préservation des espèces quand le dressage seul est une coercition pour des animaux sauvages ravalés au rang de biens de consommation ?

Code animal et Aves France s’insurgent contre cette entreprise scandaleuse sur le plan éthique. L’association de protection animale 269 Life France a également rejoint la protestation et organisera un happening le 6 juin devant le zoo d’Amnéville.

Contact

• Franck Schrafstetter, président de Code animal : info@code-animal, 06 14 82 21 84
• Christophe Coret, président d’Aves France : contact@aves.asso.fr