BERENGERE POLETTI DEPOSE UNE PROPOSITION DE LOI VISANT A INTERDIRE TOUT SPECTACLE ITINERANT OU FIXE AYANT RECOURS A DES OURS OU DES LOUPS

Suite à l’action de CAP (Convergence Animaux Politique) et d’AVES France, la députée Bérengère POLETTI et plusieurs députés du groupe Les Républicains ont déposé une proposition de loi visant à l’interdiction des spectacles itinérants ou fixes ayant recours à des ours ou des loups. Nous partageons ici son communiqué.


Sensibilisée aux conditions de vies des animaux utilisés dans le cadre de spectacles itinérants ou fixe, Bérengère Poletti, député des Ardennes, a récemment déposé une proposition de loi visant à interdire ces spectacles ayant recours à des ours ou des loups.

En juin 2018, la Fédération des Vétérinaires d’Europe, représentant plus de 200 000 professionnels, a recommandé à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation des mammifères sauvages dans les cirques itinérants dans toute l’Europe, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate à leurs besoins physiologiques, mentaux et sociaux.

Les spectacles de montreurs d’ours et de meneurs de loups ne sont pas à proprement parler des spectacles de cirque car ils ont la particularité de se dérouler la plupart du temps hors chapiteau, et peuvent prendre diverses formes : exhibition des animaux, déambulation dans le public, utilisation des animaux pour faire des photos avec le public, numéros de cirque.

L’arrêté actuel encadrant ces pratiques ne fixe aucune condition particulière quant à la sécurité du public ou aux conditions de détention pour les loups. Pour les ours, les conditions visant à garantir la sécurité du public sont insuffisantes et pas toujours respectées.

Alors que le Ministère de la Transition écologique et solidaire a reconnu que « l’utilisation de ces animaux dans un tel contexte n’est souvent pas justifiée sur le plan pédagogique, ni artistique », et que 67% de la population française souhaite l’interdiction de la présidence d’animaux sauvages dans les cirques et les spectacles, Bérengère POLETTI a demandé à interdire ces pratiques, déjà proscrites en Inde, en Roumanie et en Belgique.

Pour consulter cette proposition de loi, rendez-vous sur cette adresse : http://www.assemblee-nationale.fr/15/propositions/pion1969.asp

Contact presse : Roxane BEGUET, 01 40 63 72 31


La proposition de loi :

Interdiction de toute nouvelle acquisition d’animaux sauvages chez les dresseurs d’ours et de loups

Art. L. 413-5-1. – Aucun certificat de capacité pour animaux sauvages destinés à faire des représentations pour les spectacles d’ours ou de loups ne sera délivré à compter de la promulgation de la loi n°xxx du xxx visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups.

Art. L. 413-5-2. – Le recensement de tous les animaux sauvages présents chez les dresseurs d’ours et de loups exerçant sur le territoire français est obligatoire. Tout capacitaire d’un animal sauvage qui ne le déclarera pas auprès du ministère chargé de l’environnement encoure une amende maximale de 15 000 €, par individu non déclaré. Cette déclaration spontanée se fait au plus tard dans les deux mois suivant la promulgation de la loi n°xxx du xxx visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups.

Art. L. 413-5-3. – Toute nouvelle acquisition d’animaux sauvages par les dresseurs d’ours et de loups est interdite. Le capacitaire encoure une amende de 15 000 € par acquisition postérieure à la promulgation de la loi n°xxx du xxx visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups.

Art. L. 413-5-4. – La reproduction des animaux sauvages chez les dresseurs d’ours et de loups fixes ou itinérants est interdite à compter de la promulgation de la loi n° du visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups. Le capacitaire encoure une amende de 15 000 € par naissance postérieure à la promulgation de la loi n°xxx du xxx précitée.

Interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups.

Art. L. 413-5-5. – Est interdit tout spectacle ayant recours à des ours ou des loups dans le délai d’une année à compter de la promulgation de la loi n°xxx du xxx visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups.

Durant ce délai, les animaux sont confiés par les dresseurs à des associations de protection animale qui sont chargées de les placer dans des structures adaptées.

Passé le délai d’une année, les ours et les loups sont saisis et une amende de 15 000 € par animal est adressée au capacitaire. »

AVES France, l’association rouennaise qui a déclaré la guerre aux montreurs d’ours.

COMMUNIQUE DE PRESSE – LUNDI 27 MAI 2019

L’association de protection de la nature et de la faune sauvage, AVES France, dont le siège social est domicilié à Rouen, milite depuis sa création en 2005 contre les spectacles de montreurs d’ours et de loups, animations de plus en plus fréquentes depuis l’essor des fêtes médiévales dans notre pays. 

Beaucoup d’associations militent pour l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques, mais AVES France a décidé de se positionner sur cette activité particulière, qui peut sembler marginale puisqu’il n’y a que peu de dresseurs d’ours et de loups en France, mais qu’il est urgent d’interdire. Près de 100.000 signataires soutiennent la pétition lancée l’été dernier par l’association : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/montreurs-loups-mettons-terme-exploitation-animaux/44785

Réglementés par l’arrêté du 18 mars 2011, les spectacles de montreurs d’ours bénéficient d’une exception qui permet aux dresseurs de déroger aux exigences minimales relatives à l’hébergement des ours lors des spectacles, les dispositions ne s’appliquant pas lorsque l’animal est en itinérance moins de quatre jours. On peut ainsi voir des ours passer jusqu’à 4 jours dans des vans ou des camionnettes. L’ours le plus sollicité a passé + de 17.000 Km sur les routes en 2018. 

AVES France dénonce également les manquements à la sécurité du public. Certains dresseurs proposent des déambulations d’ours et de loups dans le public, sans aucune mesure de protection autre qu’une laisse pour tenir les animaux. Certains invitent le public à venir caresser les animaux ou à se faire prendre en photo avec eux. Un dresseur demande également à son ours de récupérer une friandise dans la bouche d’un spectateur. Les ours ont une vitesse de réaction extrêmement rapide et leurs griffes peuvent provoquer des blessures létales. 

En ce qui concerne les loups, l’espèce n’est pas présente dans l’arrêté du 18 mars 2011. Il n’y a donc aucune exigence minimale relative à leur hébergement lors des spectacles ni aucune règle pour garantir la sécurité du public. 

Le lobbying politique pour en finir avec cette pratique

Depuis 2018, AVES France a initié une campagne de lobbying afin d’alerter les élus sur le sort de ces animaux et a participé à un colloque à l’assemblée nationale pour demander l’interdiction de ces spectacles. 

Plus récemment, AVES France a contacté les 925 députés et sénateurs afin de leur demander de s’opposer à ces pratiques. Plusieurs députés ont déposé des questions écrites au gouvernement (Hubert Wulfranc, Claire O’Petit, Bastien Lachaud, Alain Bruneel, Corinne Vignon) et un groupe de députés, mené par Bérengère Poletti, a déposé le 22 mai 2019 une proposition de projet de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups, signée par Eric Straumann, Véronique Louwagie, Eric Diard, Didier Quentin, David Lorion, Robin Reda,  Valérie Boyer et Valérie Beauvais. 

Parallèlement, AVES France participe aux réunions sur le bien-être animal mises en place par François de Rugy, ministre de la transition écologique et solidaire dans le groupe cirque et spectacles itinérants. L’association y demande l’interdiction de ces spectacles. A l’issu des travaux des différents groupes de travail, en septembre, le ministre annoncera 20 mesures pour l’amélioration du bien-être animal. 

Contact presse : https://www.aves.asso.fr/contact/

Groupe de travail ministériel « bien-être des animaux dans les cirques » : Nos associations de protection animale contraintes de partir.

« Nous refusons d’être cantonnés à un rôle de quasi figuration ! »

Le ministre de la Transition écologique et solidaire a souhaité mettre en place des groupes de travail concernant la captivité de la faune sauvage (zoos, cirques, spectacles, élevages de visons). Suite aux différentes concertations, 20 mesures seront annoncées cet été.

Dans ce contexte, nos organisations ont été invitées à travailler au sein de la Commission nationale des professions foraines et circassiennes (CNPFC) sur la question du bien-être animal dans les cirques. Nous avons participé assidûment aux réunions qui ont déjà eu lieu.

Force est de constater le parti pris de ce groupe de travail, notamment avec une composition déséquilibrée des collèges villes et vétérinaires :

  • aucune ville opposée aux animaux dans les cirques ne participe
  • aucun vétérinaire défendant la position officielle de la Fédération des Vétérinaires Européens ne participe
  • attaques répétées contre nos représentantes d’organisations
  • ordres du jour décidés unilatéralement et ne laissant pas place à l’expertise des associations.

Dans un courrier en date du 16 mai 2019 adressé au Ministre d’Etat, nous avons fait part de notre interrogation sur « l’utilité de notre participation au sein de ce groupe de travail ». Nous avons demandé « que de réels changements soient opérés au sein du groupe de travail, qui se doit de refléter tous les points de vue et positions, de laisser chacun des collèges faire des présentations et de traiter ouvertement l’ensemble des questions». La veille au soir de la réunion d’aujourd’hui, nous avons reçu une réponse du ministère de la transition écologique et solidaire qui est floue et qui n’accède pas à nos demandes.

Nous avions déjà écrit le 9 avril 2019 au président de la Commission qui n’avait pas pris la peine de nous répondre.

Nos associations demandent l’interdiction de la présence des animaux sauvages dans le cirques et les spectacles (montreurs d’ours notamment). Nous ferons des propositions détaillées et argumentées au ministre de la Transition écologique et solidaire, mais nous sommes contraints de quitter ce groupe de travail qui n’est qu’un simulacre de pluralisme !

AVES France & Paris Animaux Zoopolis

Photo : Ludovic Sueur / PAZ (Cirque de Rome, France, 2019)

LE FUTUR OFFICE FRANÇAIS DE LA BIODIVERSITE MENACÉ PAR LES LOBBIES DE LA CHASSE

Fusion AFB/ONCFS : Signez la pétition !

Réunis les 11 et 12 avril 2019, les Sénateurs ont complètement dénaturé le projet de loi consacrant la fusion entre l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) et l’Agence Française de la Biodiversité.
Le nombre de cadeaux indécents abandonnés au monde de la chasse, notamment fiscaux, marqueraient un recul historique de la protection de la nature en France et hypothéquerait les chances de succès du futur établissement public. Les ONG demandent au gouvernement, qui a le dernier mot, d’en revenir au consensus sorti de la première lecture à l’Assemblée nationale.

En l’état et tel que voté par le Sénat, l’Agence française pour la biodiversité deviendrait l’Office français de la biodiversité et de la chasse. Les chasseurs obtiendraient au moins 10% de sièges au conseil d’administration, de même que les organisations agricoles et forestières.

L’une des missions de l’Office serait de contribuer à l’exercice de la chasse et de la pêche en eau douce, durables, mission qui ne relevait ni de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, ni de l’Agence française de la biodiversité.

Les fédérations régionales des chasseurs pourraient se voir confier la gestion des réserves naturelles nationales, et des réserves nationales de la chasse et de la faune sauvage aujourd’hui sous la responsabilité de l’Etat. Au même moment, la superficie minimale des réserves de chasse communales ou intercommunales (censées permettre à la faune de se reconstituer) passerait de 10% à 5% de la superficie du territoire.

Concernant les espèces, le tableau est aussi sombre : sous prétexte de« gestion adaptative » toutes les espèces seraient susceptibles d’être chassées à partir du moment où elles sont en bon état de conservation ou posent des problèmes. Des dérogations seraient accordées pour chasser les oiseaux migrateurs après la fermeture sous différents prétextes (sans respect pour la directive européenne pour les oiseaux et après avoir perdu 12 fois devant le Conseil d’Etat s’agissant de chasser les oies migratrices…). Le gouvernement serait censé remettre au Parlement avant le 1er janvier 2020 un rapport sur la présence du loup en France et des préconisations pour « remédier aux difficultés constatées ». Comme si cela n’était pas suffisant, l’obligation de l’instauration d’un permis de chasser en Guyane, obtenue en 2017, est supprimée. Cerise sur le gâteau, les modes de chasses traditionnelles (Cf. glu, étranglement, écrasement des oiseaux…) entreraient dans le« patrimoine cynégétique national ».

Comme si ça ne suffisait pas, le Sénat veut instaurer un délit d’entrave à l’action de chasse puni de un an d’emprisonnement et 30.000€d’amende.

De son côté, la Fédération nationale des chasseurs reçoit un fonds de la part de l’Etat ou de l’OFB (dans tous les cas des citoyens français) de 10 € par permis de chasse, soit au moins 10 M€ pour conduire des actions en faveur de la biodiversité.

Nos organismes exigent de la part du gouvernement qu’il revienne sur le texte tel qu’issu des travaux de l’Assemblée. En conservant les quelques dispositions positives en matière de police de l’environnement et de sécurité de la chasse introduites au Sénat. La création d’un nouvel établissement public fusionnant l’AFB et l’ONCFS ne peut se faire en concédant d’énormes contreparties aux chasseurs au détriment de la préservation de la faune et de l’équilibre budgétaire des politiques en faveur de l’eau et de la biodiversité. 

ALLIANCE DES OPPOSANTS À LA CHASSE – ANIMAL CROSS – ASSOCIATION AERHO – ASSOCIATION CHATS DES RUES – ÉDUCATION ÉTHIQUE ANIMALE – ASSOCIATION PERLE – ASSOCIATION PHILIBERT- ASSOCIATION POUR LA PROTECTION DES ANIMAUX SAUVAGES (ASPAS) – ASSOCIATION SAM – ASSOCIATION STÉPHANE LAMART – ASSOCIATION VÉNUS – AVES FRANCE – CODE ANIMAL – COLLECTIF CHATS (588 ASSOCIATIONS ADHÉRENTES) – COLLECTIF VESEA – C’EST ASSEZ ! – COLLECTIF LE LOBBY DES 4 PATTES – COLLECTIF POUR L’ABOLITION DE LA CHASSE A COURRE (CACC) – CONFÉDÉRATION NATIONALE DÉFENSE DE L’ANIMAL – CONVENTION VIE ET NATURE (CVN) – DIGNITÉ ANIMALE – ECOLE DU CHAT D’OLLIOULES – FONDATION 30 MILLIONS D’AMIS – FONDATION ASSISTANCE AUX ANIMAUX – FONDATION BRIGITTE BARDOT – FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT (FNE) – GOUPIL CONNEXION – HALTE MALTRAITANCES ANIMALES (HMA – 21 ASSOCIATIONS ADHÉRENTES) – L214 – LA BERGERIE ET COMPAGNIE – LA FERME DES RESCAPÉS – LA FONDATION DROIT ANIMAL, ÉTHIQUE ET SCIENCES – LES CHATS LIBRES AIGUES MORTAIS – LES PATTES MAUVES (68 ASSOCIATIONS ADHÉRENTES) – LIGUE POUR LA PROTECTION DES OISEAUX (LPO) – MOUNTAIN WILDERNESS FRANCE – NOÉ – OFFICE POUR LES INSECTES ET LEUR ENVIRONNEMENT (OPIE) – OISEAUX ÉTHOLOGIE – ONE VOICE – PARIS ANIMAUX ZOOPOLIS – REGUL’ MATOUS – SURFRIDER FOUNDATION – SUR LES TRACES DU LOUP – TENDUA

Fusion AFB/ONCFS : Signez la pétition !

Treez collection bêtes à porter

Bêtes à porter : des bracelets « So Cute » pour sauver les espèces menacées chez Nature et Découvertes

Bêtes à porter
TREEZ ET NATURE & DÉCOUVERTES S’ASSOCIENT POUR UNE GRANDE CAUSE : LA PROTECTION DES ESPÈCES MENACÉES

1 bracelet acheté = 1 euro reversé.
à découvrir sur le e-shop de Nature & Découvertes ou en magasin (Paris)

Signes particuliers :

  • so cute (trop mignon)
  • made in France
  • éco-conçu
  • abordable
  • solidaire

 

Les bracelets Treez – Bêtes à porter débarquent chez Nature & Découvertes et AVES France est particulièrement fière et reconnaissante d’avoir été sélectionnée pour participer à cette aventure. Pour l’instant distribués sur Paris, les bracelets pourraient être proposés dans les autres magasins de la marque s’ils rencontrent un franc succès.

Quel avantage pour les associations bénéficiaires ? 

D’abord, nous recevrons 1€ par bracelet vendu.
Ensuite, les clients trouveront au verso de la carte le nom de notre association et le projet soutenu, ainsi qu’un lien pour obtenir plus d’informations. AVES France, qui n’est pas encore bien connue du grand public, a donc tout à gagner avec cette opération et cette exposition ! Nous espérons que les clients qui choisiront de porter un bracelet Ours viendront sur le site pour comprendre quelles sont nos actions pour les ours — dans la nature et ceux captifs, puisque les bracelets proposent de venir en aide aux ours détenus pour les spectacles de montreur d’ours.

Merci à l’équipe de Treez et à Nature & Découvertes pour leur confiance.

Toutes les infos sur : https://treez.org/betesaporter/

Acheter en ligne : ours, bonobo, tortue, éléphant.

Plan loup 2018-2023 : un plan « mouton » sans solution

source photo : Olivier Janet/Cap loup

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 14 décembre 2017

Le nouveau « plan loup » dévoilé par l’État prévoit de continuer les abattages de loups, sans améliorer la protection des troupeaux contre la prédation.

Présentés le 12 décembre, les projets d’arrêtés ministériels encadrant les tirs de loups et de « Plan national d’actions 2018-2013 sur le loup et les activités d’élevage » n’apportent pas de rupture avec la politique clientéliste mise en œuvre depuis plusieurs années dans ce dossier.

Quarante loups pourront être abattus en 2018, comme en 2017, sans garantie que ce « plafond » ne soit pas rehaussé ! Pourtant, l’État sait que ces tirs sont contraires à la notion d’espèce strictement protégée, mettent en péril la croissance naturelle de la population de loups, et s’avèrent totalement inefficaces en terme pastoral, car ils ne font pas baisser la prédation sur les troupeaux insuffisamment protégés. Prévus comme solution de facilité politique pour tenter de calmer les éleveurs, ces abattages n’ont même pas cet effet escompté, car la prédation continue.

Sous la pression des éleveurs, l’État semble reculer sur une des rares mesures de bons sens qu’il avait envisagé cet été suite à nos demandes depuis des années : n’indemniser l’éleveur, en cas de prédation imputée aux loups, que si celui-ci avait mis en place des moyens de protection du troupeau. Si l’État ne change pas d’avis dans les prochaines semaines, il refusera donc de contrôler le bon usage de l’argent public et continuera d’indemniser les éleveurs sans aucune condition, alors que la protection des troupeaux est elle-même subventionnée, en plus des subventions ordinaires à l’élevage.

L’autorisation déjà largement accordée aux éleveurs d’abattre des loups (« tirs de défense ») sera encore élargie : plus loin des troupeaux, et systématiquement avec des fusils plus performants (à canon rayé). Une petite avancée concerne l’abattage des loups hors du contexte de prédation sur le bétail, c’est-à-dire la chasse aux loups (« tirs de prélèvements ») : elle ne sera plus autorisée toute l’année mais surtout en automne-hiver. Cette politique de tirs devrait être totalement bannie !

Enfin, ce plan n’apporte aucune garantie sur l’amélioration des techniques de protection des troupeaux, ni sur le développement de méthodes non létales d’effarouchement des loups. Ce sont pourtant ces moyens qui permettraient de faire baisser la prédation et d’instaurer une réelle cohabitation.

Les associations de CAP Loup

RELANCE ! Abattage de 3 louveteaux : CAP Loup demande des comptes aux autorités

source photo : Olivier Janet/Cap loup

Trois louveteaux ont été abattus le 9 août 2017, soit-disant pour protéger un troupeau de brebis. Cet abattage a eu lieu dans des circonstances troubles. Les associations de CAP Loup demandent aux autorités (préfets, ministère, Office national de la chasse et de la faune sauvage) que la lumière soit faite sur ce massacre. Une plainte a été déposée par la CVN. Voir aussi les réactions de l’ASPAS et de FERUS.

 Le courrier de CAP Loup aux autorités

 

A l’attention de M. Henri-Michel COMET,

Préfet de région Auvergne-Rhône-Alpes, Coordinateur du Plan national loup

Crest, le 25/08/17

Objet : abattage de trois louveteaux à Cipières (06)

Monsieur le Préfet,

Le 09/08/17, trois louveteaux ont été abattus par la brigade « loup » de l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) à Cipières (06), dans le cadre d’un arrêté préfectoral de « tir de défense renforcée ».

Début août en France, les louveteaux sont généralement âgés d’à peine 3 mois et sont encore incapables de tuer des brebis. Abattre des louveteaux ne peut donc relever d’un acte de « défense » d’un troupeau.

Cet abattage et les conditions dans lesquelles il a été réalisé posent question. Les réponses à ces questions ne nous ayant pas été données à ce jour par l’ONCFS, et en votre qualité de Préfet coordinateur du Plan national loup, nous vous prions de bien vouloir faire en sorte qu’elles nous soient apportées. Les 120 000 adhérents de nos associations et les citoyens ont le droit de savoir comment fonctionne la brigade « loup » de l’ONCFS.

Nos questions sont les suivantes.

1/ Qui décide d’abattre en priorité des louveteaux lors des opérations de la brigade ?

Dans un communiqué du 16/08/17, l’ONCFS écrit que le brigadiste auteur des tirs a ciblé « prioritairement les jeunes loups, suffisamment âgés pour participer à l’attaque du troupeau. Le tir de jeunes loups est en effet recommandé notamment parce que ces tirs ne risquent pas de déstructurer la meute en place. »

La classe d’âge des loups à privilégier lors des tirs de la brigade n’est précisé dans aucun texte officiel : ni dans l’arrêté du Préfet des Alpes-Maritimes du 10/07/17 « autorisant la réalisation de tirs de défense renforcée en vue de la protection contre la prédation du loup (Canis lupus) du troupeau du GAEC de Calern (Bruno Monjon) », ni dans l’arrêté ministériel du 18/07/17 « fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2017-2018 », ni dans l’arrêté ministériel du 30/06/15 « fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus».

Le choix de privilégier le tir des « jeunes loups » relève-t-il de la brigade ONCFS ? Ou la brigade applique-t-elle une consigne ? Le cas échéant, cette consigne émane-t-elle de la hiérarchie de l’ONCFS ? Ou du Préfet des Alpes-Maritimes ? Ou d’un ministère ?

2/ Quel âge avaient précisément les louveteaux ?

Les résultats de l’autopsie doivent pouvoir le préciser.

3/ À quelle distance du troupeau ovin les louveteaux se trouvaient-ils ?

4/ À quelle distance du troupeau ovin les agents de la brigade se trouvaient-ils ?

5/ Lors de l’attaque « à la nuit tombée » (selon le communiqué de l’ONCFS), les ovins étaient-ils tous à l’intérieur du « parc de regroupement nocturne » ? Combien de « chiens de protection » étaient « présents lors de l’attaque » ?

6/ Cette meute de loups étant « suspectée par les services de l’État de spécialiser son alimentation sur ce troupeau » (selon le communiqué de l’ONCFS), y aura-t-il un suivi ou des mesures particulières pour faire en sorte que les adultes qui n’ont pas été tués (ainsi que leur éventuelle descendance l’année prochaine) se détournent de ce troupeau à l’avenir ?

7/ Ce troupeau ayant « déjà été attaqué 40 fois depuis le début de l’année 2017 » (selon le communiqué de l’ONCFS), y aura-t-il à l’avenir une vérification sur le terrain des mesures de protection mises en place par l’éleveur concerné ?

Afin d’aborder ces points efficacement, nous souhaitons vous exposer nos interrogations et développer nos propos au cours d’une entrevue que vous voudrez bien nous accorder dans les meilleurs délais.

En vous remerciant pour l’attention que vous porterez à notre demande, nous vous prions de croire, M. le Préfet, en l’assurance de nos salutations respectueuses.

Les associations de CAP Loup

 

Copies :

– Mme Michèle PAPPALARDO, Directrice du Cabinet de Nicolas HULOT, Ministre de la transition écologique et solidaire

– Mme Justine ROULOT, Conseillère en charge de la biodiversité, de l’eau et de la mer auprès de Nicolas HULOT

– M. Georges-François LECLERC, Préfet des Alpes-Maritimes

– M. Henri SABAROT, Président du Conseil d’administration de l’ONCFS

– M. Olivier THIEBAULT, Directeur général de l’ONCFS

– M. Christophe PISI, Chef de la brigade loup à l’ONCFS

Cap loup : Les anti-loup jamais contents malgré les tirs et les subventions

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 9 octobre 2017 

Refusant d’être incités à protéger leurs troupeaux en contrepartie d’aides financières massives, les éleveurs anti-loup manifestent aujourd’hui contre les minuscules avancées du prochain « plan loup » qui leur reste pourtant très favorable et très anti-loup.

Les travaux préparatoires au prochain « Plan national loup 2018-2023 », menés par l’État depuis le début de l’année, laissent clairement entendre que ce plan, en cours de finalisation, reprendra l’essentiel des mesures du précédent plan 2013-2017 : abattage massif de loups (avec pour seule limite de ne pas dépasser un seuil théorique garantissant la « viabilité » de l’espèce) ; subventions massives aux éleveurs pour la protection du bétail (salaire des bergers, clôtures, chiens de protection et leur nourriture, cabanes pastorales) ; indemnisation en cas de prédation imputée au « loup non exclu » (c’est-à-dire même par défaut en l’absence de preuve).

Les syndicats agricoles rejettent la principale nouvelle mesure consistant à n’indemniser que les éleveurs qui ont théoriquement mis en place des moyens de protection de leur troupeau. Jusqu’alors, les éleveurs sont indemnisés sans aucune condition, même s’ils ont laissé leur troupeau sans protection (la loi n’impose ces moyens qu’avant d’autoriser l’abattage des loups, sans que ceci soit vérifié sur le terrain). De quoi les anti-loup ont-ils peur ? Ils répètent pourtant depuis le début qu’ils font tout pour protéger leur bétail… Rien ne garantit toutefois que cette mesure de bon sens, que nous réclamions depuis longtemps, sera mise en œuvre efficacement, car l’État dit ne pas vouloir contrôler sur le terrain le bon déploiement des moyens de protection subventionnés.

Une autre mesure envisagée par l’État consistera à favoriser les « tirs de défense » (près des troupeaux) au printemps-été (saison d’estive) et à réserver les « tirs de prélèvement » (loin des troupeaux) à l’automne-hiver et/ou à certains secteurs. Les chasseurs mandatés et les éleveurs pourront toujours abattre les loups toute l’année près des troupeaux (« tir de défense »). Les chasseurs pourront toujours le faire toute l’année par groupe de dix pour des « tirs de défense renforcée » (c’est-à-dire même loin des troupeaux) et en battue pendant la saison de chasse (« prélèvements »). Cette chasse aux loups généralisée ne suffit même pas pour les syndicats qui voudraient un plan d’élimination encore plus radical, alors que la France bafoue déjà les textes européens classant le loup comme espèce « strictement protégée ».

Enfin, ce nouveau plan ne prévoit toujours pas de développer sensiblement la recherche scientifique, pourtant nécessaire pour améliorer les techniques d’effarouchement des loups et de protection du bétail. L’accent est encore mis sur l’abattage des loups pour tenter -en vain- de satisfaire les éleveurs et les chasseurs à court terme, sans aucune efficacité pour faire diminuer la prédation, alors qu’une refonte du système serait nécessaire pour garantir la cohabitation à long terme.

Les associations de CAP Loup

Le lobbying au service de la cause animale : AVES France rejoint CAP !

La cause animale s’est imposée ces dernières années comme un sujet de société important.

Les associations ont fait un travail remarquable quant à la couverture médiatique de cette problématique et la sensibilisation du public.

Cependant, l’on peine à voir des résultats politiques concrets à même d’améliorer le quotidien de centaines de millions d’animaux utilisés chaque année en France pour leur chair, leur fourrure, leur compagnie, dans l’expérimentation, les loisirs ou dans divers spectacles et autres zoos. Evolutions qui feraient réellement entrer ces débats dans la sphère politique et faciliteraient l’application du Droit existant et des avancées législatives plus conséquentes à long terme.

Une action politique au service des associations de protection animale ! 

L’objet de CAP est de faire le lien entre le monde politique et les associations de défense des animaux. Grâce à la constitution d’un réseau de parlementaires et d’un travail d’influence, CAP amène les politiques à agir en se basant sur le travail d’expertise des associations.

L’objectif est de rencontrer 150 parlementaires d’ici à juin 2018. L’opinion publique doit être enfin entendue et des avancées significatives en faveur des animaux inscrites dans la loi !

Pour soutenir CAP ou en savoir plus  : http://convergence-animaux-politique.fr

Communiqué CAP LOUP : Abattage de 3 louveteaux : CAP Loup demande des comptes aux autorités

Trois louveteaux ont été abattus le 9 août 2017, soit-disant pour protéger un troupeau de brebis. Cet abattage a eu lieu dans des circonstances troubles. Les associations de CAP Loup demandent aux autorités (préfets, ministère, Office national de la chasse et de la faune sauvage) que la lumière soit faite sur ce massacre. Une plainte a été déposée par la CVN. Voir aussi les réactions de l’ASPAS et de FERUS.

 Le courrier de CAP Loup aux autorités

 

A l’attention de M. Henri-Michel COMET,

Préfet de région Auvergne-Rhône-Alpes, Coordinateur du Plan national loup

Crest, le 25/08/17

Objet : abattage de trois louveteaux à Cipières (06)

Monsieur le Préfet,

Le 09/08/17, trois louveteaux ont été abattus par la brigade « loup » de l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) à Cipières (06), dans le cadre d’un arrêté préfectoral de « tir de défense renforcée ».

Début août en France, les louveteaux sont généralement âgés d’à peine 3 mois et sont encore incapables de tuer des brebis. Abattre des louveteaux ne peut donc relever d’un acte de « défense » d’un troupeau.

Cet abattage et les conditions dans lesquelles il a été réalisé posent question. Les réponses à ces questions ne nous ayant pas été données à ce jour par l’ONCFS, et en votre qualité de Préfet coordinateur du Plan national loup, nous vous prions de bien vouloir faire en sorte qu’elles nous soient apportées. Les 120 000 adhérents de nos associations et les citoyens ont le droit de savoir comment fonctionne la brigade « loup » de l’ONCFS.

Nos questions sont les suivantes.

1/ Qui décide d’abattre en priorité des louveteaux lors des opérations de la brigade ?

Dans un communiqué du 16/08/17, l’ONCFS écrit que le brigadiste auteur des tirs a ciblé « prioritairement les jeunes loups, suffisamment âgés pour participer à l’attaque du troupeau. Le tir de jeunes loups est en effet recommandé notamment parce que ces tirs ne risquent pas de déstructurer la meute en place. »

La classe d’âge des loups à privilégier lors des tirs de la brigade n’est précisé dans aucun texte officiel : ni dans l’arrêté du Préfet des Alpes-Maritimes du 10/07/17 « autorisant la réalisation de tirs de défense renforcée en vue de la protection contre la prédation du loup (Canis lupus) du troupeau du GAEC de Calern (Bruno Monjon) », ni dans l’arrêté ministériel du 18/07/17 « fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2017-2018 », ni dans l’arrêté ministériel du 30/06/15 « fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus».

Le choix de privilégier le tir des « jeunes loups » relève-t-il de la brigade ONCFS ? Ou la brigade applique-t-elle une consigne ? Le cas échéant, cette consigne émane-t-elle de la hiérarchie de l’ONCFS ? Ou du Préfet des Alpes-Maritimes ? Ou d’un ministère ?

2/ Quel âge avaient précisément les louveteaux ?

Les résultats de l’autopsie doivent pouvoir le préciser.

3/ À quelle distance du troupeau ovin les louveteaux se trouvaient-ils ?

4/ À quelle distance du troupeau ovin les agents de la brigade se trouvaient-ils ?

5/ Lors de l’attaque « à la nuit tombée » (selon le communiqué de l’ONCFS), les ovins étaient-ils tous à l’intérieur du « parc de regroupement nocturne » ? Combien de « chiens de protection » étaient « présents lors de l’attaque » ?

6/ Cette meute de loups étant « suspectée par les services de l’État de spécialiser son alimentation sur ce troupeau » (selon le communiqué de l’ONCFS), y aura-t-il un suivi ou des mesures particulières pour faire en sorte que les adultes qui n’ont pas été tués (ainsi que leur éventuelle descendance l’année prochaine) se détournent de ce troupeau à l’avenir ?

7/ Ce troupeau ayant « déjà été attaqué 40 fois depuis le début de l’année 2017 » (selon le communiqué de l’ONCFS), y aura-t-il à l’avenir une vérification sur le terrain des mesures de protection mises en place par l’éleveur concerné ?

Afin d’aborder ces points efficacement, nous souhaitons vous exposer nos interrogations et développer nos propos au cours d’une entrevue que vous voudrez bien nous accorder dans les meilleurs délais.

En vous remerciant pour l’attention que vous porterez à notre demande, nous vous prions de croire, M. le Préfet, en l’assurance de nos salutations respectueuses.

Les associations de CAP Loup

 

Copies :

– Mme Michèle PAPPALARDO, Directrice du Cabinet de Nicolas HULOT, Ministre de la transition écologique et solidaire

– Mme Justine ROULOT, Conseillère en charge de la biodiversité, de l’eau et de la mer auprès de Nicolas HULOT

– M. Georges-François LECLERC, Préfet des Alpes-Maritimes

– M. Henri SABAROT, Président du Conseil d’administration de l’ONCFS

– M. Olivier THIEBAULT, Directeur général de l’ONCFS

– M. Christophe PISI, Chef de la brigade loup à l’ONCFS