Au lendemain de la première manifestation de défense du loup, les associations plus mobilisées que jamais

Jusqu’à 5000 manifestants ont battu le pavé lyonnais samedi 16 janvier pour dénoncer la chasse aux loups en France. Venus de très nombreuses régions, les manifestants ont fait preuve de détermination. Dans un calme contrastant avec les habituelles manifestions violentes des anti loups, les associations à l’origine de ce rassemblement, sont plus mobilisées que jamais.
La ministre de l’écologie avait ajourné son projet d’arrêté visant à rajouter 6 loups au quota de 36 déjà accordé en juin dernier. Elle a depuis décidé, montrant ainsi son mépris de la demande des citoyens, de le présenter tout de même le 9 février au Conseil National de Protection de la Nature.
Forts de la démonstration d’envergure de samedi dernier, et de leur pouvoir de mobilisation, les associations vont contester un nouvel arrêté en préparation par la Ministre en charge de l’écologie qui prévoit d’augmenter encore de 6 le nombre de loups susceptibles d’être tués. Alors que la population de loups, espèce officiellement protégée a, pour la première fois diminué en 2015.
Nous combattrons ce projet d’arrêté devant le préfet de région, à qui nous avons demandé audience, et qui en est à l’initiative. Et le 9 février, nous serons au Conseil National de Protection de la Nature pour exprimer notre désaccord complet avec ce texte qui ferait passer de 36 à 42 le nombre de loups à abattre cette année. Soit plus de 15% de la population française !
Aucune espèce gibier n’a de plan de chasse aussi excessif. Cela démontre bien la volonté des pouvoirs publics de porter un coup fatal à la population de loups française.
Une fois encore, les protecteurs de la nature affichent leur volonté de voir s’instaurer une véritable cohabitation avec le pastoralisme, cohabitation que la France est le seul pays de l’Union Européenne à prétendre qu’elle est impossible.
En plein débat de la loi biodiversité au Sénat, la ministre officiellement en charge de l’écologie envoie un bien mauvais signal aux Français qui croient de moins en moins au personnel politique. Le manque de cohérence flagrant entre les volontés affichées à l’origine de ce projet de lois et la réalité des décisions réellement prises ne fait que creuser l’immense fossé qui sépare de plus en plus les gouvernants du peuple français.
Les protecteurs de la nature sont des citoyens engagés de plus en plus déterminés à se faire entendre. L’avenir du loup en France est devenu le symbole de notre engagement pour la nature.
Asbl Wolf Eyes, Action Nature, Alepe, Alliance avec les loups, Animal Cross, Aspas, Aves France, CALI, CAP Loup (collectif), Collectif du 21 septembre, Convention Vie et Nature, CRAC Europe, Dignité Animale, Emys conservation, FERUS, FNE, FRAPNA, GEML, LPO, Mille Traces, Oiseaux Nature, One Voice, Peuple Loup, Point info loup/lynx, Sauvegarde Faune Sauvage, Sauvons nos loups alpins, Sea Shepherd, SFEPM, SNPN, Sur les traces du loup, UFCS, WWF.
Contacts presse :
– Muriel Arnal (One Voice)
– Pierre Athanaze (Action Nature)
– Patrick Boffy (FERUS / Cap Loup)
– Yves Verilhac (LPO)
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Grande mobilisation inter-associative contre la chasse aux loups

Lyon, 16 janvier 2016
Conférence de presse à 13h à la Maison Rhodanienne de l’Environnement, 32 rue Ste Hélène (à 150 m de la place Bellecour).
Avec la présence de Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO France, Yves Paccalet, philosophe et vice-président de Ferus et Fabrice Nicolino, journaliste à Charlie Hebdo et grand défenseur du loup.


Alors que pour la première fois la population de loup en France a baissé en 2015, cédant aux pressions des lobbies agricoles et de la chasse, les pouvoirs publics ont augmenté le maximum de loups pouvant être abattus de 50 % : 24 loups en 2014-2015 contre 36 loups en 2015-2016.
Ce plafond maximum est devenu un quota à atteindre absolument pour l’Etat français qui a déployé les grands moyens :
– Autorisation de tirer le loup par les chasseurs lors de leurs parties de chasse au grand gibier
– Arrêtés préfectoraux autorisant l’ensemble des chasseurs d’un département à abattre des loups
– Carabines à vision nocturne
– Caméras thermiques
– Tirs de défense dans le parc national des Cévennes
– Tirs de nuit aux phares, pratique interdite pour les espèces gibier.
Rappelons que le loup est une espèce protégée aux niveaux français et européen !
Depuis le 2 juillet 2015, 34 loups ont déjà été abattus et donc décomptés du plafond. De plus, d’après nos sources, l’Etat a en projet un nouvel arrêté visant à augmenter dans les jours qui viennent ce plafond de loups pouvant être abattus.
Les tirs de loups, qui ne doivent être que la solution de dernier recours, sont devenus la priorité au lieu d’étendre la protection des troupeaux ; pourtant ces tirs déstructurent les meutes, ce qui augmente les dégâts aux troupeaux !
Le retour du loup est une chance pour tous les pays qui l’accueillent à nouveau. Il est l’allié incontournable des forestiers (deuxième activité économique en zone de montagne) qui trouvent là un moyen de diminuer les dégâts des cerfs, chevreuils, sangliers ou chamois. C’est également un atout pour le tourisme (première activité économique en zone de montagne) en développant un éco-tourisme permettant aux professionnels installés sur place de travailler toute l’année. Le tourisme axé sur le loup en Espagne et en Italie a déjà fait ses preuves.
Mais en France, le loup, comme toutes les activités que sa présence pourrait dynamiser, est « géré » sous pression politique au nom de la soi-disant protection du pastoralisme ovin. La présence du loup, contrairement à ce que l’on peut voir dans tous les autres pays, serait incompatible avec cette activité ! Ils sont pourtant bien plus nombreux en Italie (1000 à 1500) ou en Espagne (2500).
Alors que le gouvernement français dit se montrer exemplaire à l’occasion de la COP 21, il sacrifie la biodiversité pour satisfaire les pressions des syndicats agricoles et des chasseurs. Après les bouquetins du massif du Bargy (74), les pinsons des Landes et les oies de février, le loup paie un lourd tribut à des calculs électoralistes à court terme. Le gouvernement actuel veut-il continuer à se mettre à dos la communauté scientifique, les naturalistes et les protecteurs des animaux avant les prochaines élections ? Pense-t-il que la minorité d’éleveurs qui commettent de plus en plus d’exactions (séquestrations, saccages, intimidations, violations de la loi, etc.) lui seront reconnaissants de rester impunis ? N’a-t-il pas entendu les appels « à faire battre ses candidats » de nombreuses fédérations de chasseurs, avec des réussites notables dans plusieurs régions ?
Le loup reste en France une espèce vulnérable, aux effectifs en baisse (estimation moyenne de 282 loups début 2015 contre 301 début 2014). Plus de la moitié de l’aire de répartition de l’espèce présente des densités faibles voire seulement des individus isolés. Un seul noyau de population reproducteur est présent en France (Alpes) et ce n’est pas normal, plus de 20 ans après le retour de l’espèce. Tant que l’existence de plusieurs noyaux de reproduction n’est pas atteint, on peut considérer que l’état de conservation du loup n’est pas favorable et que l’augmentation des autorisations de tirs n’est pas conforme aux réglementations européennes.
Pour dénoncer cet état de fait, plus d’une trentaine d’associations et de collectifs de protection de la nature manifesteront samedi 16 janvier, Place Bellecour, à Lyon, et se rendront à la préfecture de région où le dossier loup est administrativement géré pour l’ensemble du pays.
Par ailleurs, la pétition du collectif CAP-Loup pour le loup (ICI) a recueilli plus de 105 000 signatures.
Les associations participantes :
Asbl Wolf Eyes, Action Nature, Alepe, Alliance avec les loups, Animal Cross, Aspas, Aves France, CALI, CAP Loup (collectif), Collectif du 21 septembre, Convention Vie et Nature, CRAC Europe, Dignité Animale, Emys conservation, FERUS, FNE, FRAPNA, GEML, LPO, Mille Traces, Oiseaux Nature, One Voice, Peuple Loup, Point info loup/lynx, Sauvegarde Faune Sauvage, Sauvons nos loups alpins, Sea Shepherd, SFEPM, SNPN, Sur les traces du loup, UFCS, WWF.

Contacts presse :
– Muriel Arnal (One Voice) : 06 79 83 16 61
– Pierre Athanaze (Action Nature) : 06 08 18 54 55
– Patrick Boffy (FERUS / Cap Loup) : 06 29 90 07 07
– Yves Verilhac (LPO) : 06 76 65 61 10

Grande mobilisation inter-associative contre la chasse aux loups, Lyon, 16 janvier 2016

Alors que pour la première fois la population de loup en France a baissé en 2015, cédant aux pressions des lobbies agricoles et de la chasse, les pouvoirs publics ont augmenté le maximum de loups pouvant être abattus de 50 % : 24 loups en 2014-2015 contre 36 loups en 2015-2016.

Ce plafond maximum est devenu un quota à atteindre absolument pour l’Etat français qui a déployé les grands moyens :

– Autorisation de tirer le loup par les chasseurs lors de leurs parties de chasse au grand gibier
– Arrêtés préfectoraux autorisant l’ensemble des chasseurs d’un département à abattre des loups
– Carabines à vision nocturnes
– Caméras thermiques
– Tirs de défense dans le parc national des Cévennes
– Tirs de nuit aux phares, pratique interdite pour les espèces gibier.

Rappelons que le loup est une espèce protégée aux niveaux français et européen !

Depuis le 2 juillet 2015, 31 loups ont déjà été abattus et donc décomptés du plafond. De plus, d’après nos sources, l’Etat songerait à rajouter quinze autres loups au plafond des 36 loups pouvant être abattus.

Les tirs de loups, qui ne doivent être que la solution de dernier recours, sont devenus la priorité au lieu d’étendre la protection des troupeaux ; pourtant ces tirs déstructurent les meutes, ce qui augmente les dégâts aux troupeaux !

Le retour du loup est une chance pour tous les pays qui l’accueillent à nouveau. Il est l’allié incontournable des forestiers (deuxième activité économique en zone de montagne) qui trouvent là un moyen de diminuer les dégâts des cerfs, chevreuils, sangliers ou chamois. C’est également un atout pour le tourisme (première activité économique en zone de montagne) en développant un éco-tourisme permettant aux professionnels installés sur place de travailler toute l’année. Le tourisme axé sur le loup en Espagne et en Italie a déjà fait ses preuves.

Mais en France, le loup, comme toutes les activités que sa présence pourrait dynamiser, est « géré » sous pression politique au nom de la soi-disant protection du pastoralisme ovin. La présence du loup, contrairement à ce que l’on peut voir dans tous les autres pays, serait incompatible avec cette activité ! Ils sont pourtant bien plus nombreux en Italie (1000 à 1500) ou en Espagne (2500).

Alors que le gouvernement français dit se montrer exemplaire à l’occasion de la COP 21, il sacrifie la biodiversité pour satisfaire les pressions des syndicats agricoles et des chasseurs. Après les bouquetins du massif du Bargy (74), les pinsons des Landes et les oies de février, le loup paie le lourd tribut des calculs électoralistes à court terme. Le gouvernement actuel veut-il continuer de se mettre à dos la communauté scientifique et naturaliste d’ici les prochaines élections présidentielles ? Pense-t-il que la poignée de paysans et de braconniers qui commettent de plus en plus d’exactions (séquestrations, saccages, intimidations, violation des lois etc.) leur seront reconnaissants de rester impunis ? Ce gouvernement n’a-t-il pas entendu les appels « à faire battre la gauche » de plusieurs fédérations de chasse, avec des réussites notables dans certaines régions ?

Le loup reste en France une espèce vulnérable, aux effectifs en baisse (estimation moyenne de 282 loups début 2015 contre 301 début 2014). Plus de la moitié de l’aire de répartition de l’espèce présente des densités faibles voire seulement des individus isolés. Un seul noyau de population reproducteur est présent en France (Alpes) et ce n’est pas normal, plus de 20 ans après le retour de l’espèce. Tant que l’existence de plusieurs noyaux de reproduction n’est pas atteint, nous pouvons considérer que l’état de conservation du loup n’est pas favorable et que l’augmentation des autorisations de tirs n’est pas conforme aux réglementations européennes.

Pour dénoncer cet état de fait, plus d’une vingtaine d’associations de protection de la nature manifesteront samedi 16 janvier, Place Bellecour, à Lyon, et se rendront à la préfecture de région où le dossier loup est administrativement géré pour l’ensemble du pays.
Par ailleurs, la pétition pour le loup (lien http://www.mesopinions.com/petition/animaux/vive-loup-vive-pastoralisme/12096) a recueilli plus de 103 000 signatures.

Seront également présents Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO France, Yves Paccalet, philosophe et vice-président de Ferus et Fabrice Nicolino, journaliste à Charlie Hebdo et grand défenseur du loup.

Les associations participantes :
Action Nature, Alepe, Alliance avec les loups, Animal Cross, Aspas, Aves France, CALI, CAP Loup (collectif), Collectif du 21 septembre, Convention Vie et Nature, CRAC Europe, Dignité Animale, FERUS, FNE, FRAPNA, GML, LPO, Mille Traces, One Voice, Peuple Loup, Point info loup/lynx, Sauvons nos loups alpins, Sea Shepherd, SNPN, Sur les traces du loup.

Contacts presse :
– Muriel Arnal (One Voice) : 06 79 83 16 61
– Pierre Athanaze (Action Nature) : 06 08 18 54 55
– Patrick Boffy (FERUS / Cap Loup) : 06 29 90 07 07
– Yves Verilhac (LPO) : 06 76 65 61 10

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La manif pour les loups reportée

Voilà le communiqué de presse commun aux associations qui participent à cet événement. Ce n’est que partie remise.

Les tragiques évènements de vendredi dernier, et leurs suites sécuritaires et législatives ainsi que l’état d’esprit de nos concitoyens face à cette épreuve, nous contraignent à différer la manifestation pour la défense du loup qui avait été programmée le samedi 12 décembre à Lyon. Bien entendu, ce report n’est en aucun cas une annulation, et nous vous annoncerons, dans les jours qui viennent, la nouvelle date qui sera arrêtée pour cette indispensable mobilisation pour le loup.
Croyez bien que cela n’entame en rien notre détermination pour cette grande manifestation qui s’annonçait déjà comme un succès populaire. Vous avez en effet été très nombreux à nous signaler que vous seriez présents à nos côtés. Nous ne vous décevrons pas, nous serons ensemble, très prochainement, dans ce prochain rendez-vous. Merci à tous.

Tiger World : Code animal et Aves France demandent à l’EAZA d’exclure le zoo d’Amnéville

Le 11 avril dernier, le zoo d’Amnéville franchissait un cap de plus dans l’exploitation animale et dans le détournement de sa mission de conservation : il inaugurait le Tiger World, un « spectacle » de dressage de fauves, sept tigres du Bengale et deux tigres blancs.

Le 24 avril, Code animal et Aves France réagissaient en lançant une action en ligne composée de trois parties :

  • une pétition demandant à Michel Louis, propriétaire du zoo, de renoncer à ce numéro ;
  • un formulaire d’envoi de mails à l’EAZA, l’association européenne des zoos et des aquariums, lui demandant de rayer le zoo d’Amnéville de la liste de ses membres ;
  • une tweetstorm #NonAuTigerWorld destinée au compte Twitter de l’EAZA, pour faire participer les internautes à la protestation.

Aujourd’hui, la pétition (en ligne depuis janvier 2014) a recueilli plus de 38 000 signatures et sera envoyée à l’EAZA par Aves France. Près de 500 mails ont également été expédiés par les internautes à l’EAZA. Environ 5 500 comptes Twitter ont été atteints par la « tempête de tweets ». Code animal a écrit à l’EAZA pour lui faire part de la mobilisation et pour exiger l’exclusion de l’établissement de Michel Louis.

Car les zoos, qui revendiquent des missions d’éducation du public et de conservation des espèces, se trouvent là face à une aberration en termes de discours. Comment parler de pédagogie quand on présente des animaux dans des numéros contre-nature, le plus souvent douloureux, quand on les contraint – un traumatisme pour cette espèce solitaire – à partager en groupe un espace restreint ? Comment parler de respect et de préservation des espèces quand le dressage seul est une coercition pour des animaux sauvages ravalés au rang de biens de consommation ?

Code animal et Aves France s’insurgent contre cette entreprise scandaleuse sur le plan éthique. L’association de protection animale 269 Life France a également rejoint la protestation et organisera un happening le 6 juin devant le zoo d’Amnéville.

Contact

• Franck Schrafstetter, président de Code animal : info@code-animal, 06 14 82 21 84
• Christophe Coret, président d’Aves France : contact@aves.asso.fr

Toulon : le zoo du Mont Faron une nouvelle fois sous le feu des critiques (Communiqué de presse)

Moona est finlandaise. Comme de nombreux touristes, elle s’est rendue dans le sud de la France, en vacances, pour en découvrir les merveilles. Mais c’est avec un goût amer qu’elle est rentrée chez elle, choquée après sa visite au zoo du Mont Faron de Toulon.

Comme beaucoup de visiteurs, Moona a contacté l’association AVES France, qui recueille les dizaines de témoignages de visiteurs, de familles, de touristes, outrés par le triste spectacle que le zoo leur a offert. Moona a décidé de ne pas en rester là et compte bien le faire savoir. Invitée par les médias de son pays à exprimer ce qu’elle a ressenti lors de sa visite au zoo du Mont Faron, photos et vidéos à l’appui, elle pousse un cri d’alarme pour les animaux qui y sont enfermés dans des conditions d’un autre temps.

 Mont-Faron Toulon

AVES France, jusqu’alors impuissante face au mépris des autorités, a lancé une pétition internationale sur le site mesopinions.com, qui a déjà recueilli 26.500 signatures en 15 jours, déliant les langues de tous les visiteurs qui ont été attristés par leur visite du zoo de Toulon.

Puisque les dirigeants du zoo font la sourde oreille, nous comptons bien prouver que le zoo ne respecte pas les conditions de détention fixées par l’arrêté du 25 mars 2004*. Pour nous, le zoo du Mont Faron viole plusieurs articles de cet arrêté et nous comptons bien demander aux autorités sanitaires de faire respecter la législation en vigueur.

Pas un zoo, une fauverie… 

Depuis des années, les dirigeants du zoo justifient leurs aménagements minimalistes par le fait que le zoo serait une fauverie, un centre de reproduction. Les animaux auraient besoin d’une surveillance accrue. Ils parlent aussi d’un manque de moyens, souhaitant que la mairie les soutienne financièrement, alors que le zoo est une entreprise privée. Le dernier argument, c’est que le zoo ne peut pas s’étendre, du fait de sa position sur une zone classée. Des arguments qui ne tiennent pas la route, car si le bien-être de leurs pensionnaires les intéressait réellement, ils accepteraient la solution que nous leur suggérons : limiter le nombre d’animaux pour leur offrir de vastes enclos, répondant aux besoins spécifiques de chaque espèce. Mais les dirigeants préfèrent considérer que les plaintes sont minoritaires et déposées par des gens « qui ne sont pas du milieu ».

 Fauverie Mont-Faron Toulon

* Arrêté du 25 mars 2004 fixant les règles générales de fonctionnement et les caractéristiques générales des installations des établissements zoologiques à caractère fixe et permanent, présentant au public des spécimens vivants de la faune locale ou étrangère et relevant de la rubrique 21-40 de la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement (JORF du 01/04/2004)

Contact presse : 

Christophe CORET
Président d’AVES France
contact@aves.asso.fr
0781 208 211
www.aves.asso.fr
CP-MONT FARON-2014 (PDF)

CP : Lush et AVES France au secours des ours à lunettes

Lush invente le cadeau de Noël éthique : en achetant un pot de crème Caritativement Belle, vous participez à la réhabilitation de Cosanga, petite ourse orpheline d’Equateur. Chaque achat est un petit pas vers son retour à la vie sauvage.

Cosanga

AVES France est très sensible au sort des ours dans le monde. Avec ses partenaires locaux, elle agit en France et à l’étranger lorsqu’un ours est en danger. LUSH a décidé de soutenir un projet de réhabilitation d’un ourson à lunettes en Equateur, jusqu’à sa réintroduction dans son milieu naturel. AVES France travaille sur cette action avec Andean Bear Foundation, basée en Equateur, qui a le soutien du ministère de l’environnement local. Le processus de réhabilitation des oursons orphelins permet de leur apprendre à se débrouiller seul (en remplacement de leur mère) pour pouvoir les relâcher dans la nature. Les futurs oursons seront dotés de collier satellites afin de mieux suivre leurs progrès une fois relâchés.

Andean Bear Foundation ne s’arrête pas uniquement à leur travail de sauvetage et travaille avec les communautés locales pour aider les équatoriens et les ours à vivre ensemble.

Notre protégée :
Elle s’appelle Cosanga, du nom du village où elle a été trouvée. Sa mère a été tuée. Trop petite et trop faible pour survivre dans la nature, elle a été recueillie par Armando et l’équipe de l’Andean Bear Foundation qui va se substituer à la maman ours et lui apprendre à se débrouiller seule. Après un processus de réhabilitation complexe, Cosanga retrouvera les forêts équatoriennes et sera suivie pendant deux ans grâce à un collier émetteur.

La situation actuelle en Equateur :
L’Equateur fait face actuellement à de grands changements : Les forêts sont coupées pour l’industrie de l’huile de palme et de pétrole, les animaux sauvages sont chassés par des braconniers et par les agriculteurs qui accusent les ours de détruire les cultures.

Ces dix dernières années, 8 oursons orphelins qui ont été sauvés grâce aux efforts d’Andean Bear Foundation et du Ministère de l’Environnement. Malheureusement, le sauvetage de ces orphelins a été provoqué par le braconnage. La mère tuée, les braconniers laissent les petits livrés à eux même, destinés à mourir en l’absence des soins maternels dont ils ont besoin pour survivre.

La fréquence des conflits entre faune sauvage et humains et le trafic illégal d’oursons augmentent rapidement en Equateur. La perte d’habitat en est la cause principale, les forêts se transformant en zones agricoles. Il est important d’agir rapidement pour sauver cette espèce menacée de disparition.

Andean Bear Foundation, avec le soutien d’AVES France, s’efforce de contrer ces situations de conflits et protège l’ours à lunettes et leur habitat. Ils surveillent les ours sauvages et réintroduits par l’observation directe et par l’utilisation d’équipements radio-pistage. L’objectif est d’améliorer la compréhension de leurs mœurs en recueillant des données sur leurs exigences environnementales. Ce centre met en place des sauvetages, des réhabilitations et réintroductions d’oursons dans leur milieu naturel afin de leur donner une seconde chance.

La réhabilitation permet à l’ourson d’apprendre ce que sa mère n’a eu le temps de lui enseigner pour sa survie. A l’issue de la réhabilitation, si l’état physique et psychologique de l’animal sont jugés satisfaisants, l’ourson peut alors bénéficier d’un programme de réintroduction et revenir à ses racines sauvages. Cosanga, recueillie récemment, présente toutes les qualités nécessaires pour survivre en dehors du centre. C’est elle que va aider l’argent récolté par Caritativement Belle.

Sur les dix dernières années, les réhabilitations et réintroductions d’Andean Bear Foundation ont connu un résultat de 100 % de réussite.

L’ours à lunettes :
C’est le seul ours présent en Amérique du Sud. Il doit son nom aux marques claires autour de ses yeux. Il vit à haute altitude dans les Andes. Ils ont un véritable rôle écologique puisqu’ils participent à la régénération des forêts : ils dispersent les graines qui se trouvent dans la nourriture qu’ils consomment.

Cette espèce d’ours est l’une des plus rares et menacées au monde, car elle est victime de la déforestation massive pour l’implantation de terres agricoles. De plus, les ours à lunettes sont chassés pour leur viande, particulièrement appréciée au nord du Pérou, mais également pour leur fourrure, leur bile et leur graisse, utilisées en médecine traditionnelle. Les ours s’alimentaient parfois du maïs des paysans et ceux-ci pensaient qu’il s’attaquait à leur bétail, mais sans apporter de témoignage évident. Depuis, les pressions sur les ours ont augmenté : on les soupçonne d’attaques de tapirs et de vaches. Des pesticides spéciaux sont utilisés pour éloigner les ours.

C’est pourtant un animal au régime alimentaire presque exclusivement végétarien. La femelle est mature à l’âge de 4 ans. L’accouplement se déroule d’avril à juin et les petits naissent de novembre à février. Les mâles peuvent peser de 100 à 175 kg, les femelles rarement plus de 70 kg.

Cet ours est nocturne et crépusculaire. Il mange des baies, de l’herbe, de la canne à sucre, du maïs, des petits mammifères… En saison sèche, il se contente d’écorces. Il grimpe facilement aux arbres (jusqu’à 15 m), aidé par des griffes particulièrement adaptées et peut rester plusieurs jours dans le même arbre. Il y construit des nids de branches.

Catitativement Belle AVES FranceCaritativement Belle :
Caritativement Belle est une crème riche pour le corps et les mains, à base de beurre de cacao issu du commerce équitable, et parfumée aux huiles essentielles d’ylang-ylang et de tagète. Chaque centime provenant de la vente de chaque pot – prix de vente moins la TVA – est directement reversé dans un fonds pour effectuer des dons à des causes méritantes.

Cette crème contient de l’huile d’amande douce hydratante riche en vitamines A, D, E qui nourrira et assouplira votre peau. Mais aussi de l’ylang-ylang qui relaxe et tonifie. Ajoutons même que ce dernier parfume divinement et est, parait-il, aphrodisiaque… Nous pouvons dire, sans exagérer qu’elle est faite pour vous !

http://www.lush.fr/shop/product/product/id/278/keyword/caritativement+belle/caritativement-belle-

AVES France est une association française de protection de la nature et de la faune sauvage. Fondée en 2005, ils abordent des sujets délicats (réchauffement climatique, déforestation, huile de palme) en les mettant en lumière par l’intermédiaire d’espèces vulnérables, emblématiques de ces problématiques environnementales.

Vous pouvez suivre l’actualité d’AVES France sur :
http://www.aves.asso.fr/

Andean Bear Foundation : http://www.andeanbear.org

Contact

Organisme AVES France
Nom CORET
Prénom Christophe
Fonction Président
Tél +33781208211
URL http://www.aves.asso.fr

 

Communiqué de presse (PDF)

La France des anti-loups

Aves France étant adhérente de l’ASPAS, nous reproduisons ici leur dernier communiqué de presse sur les loups. Par ailleurs, nous publierons un article d’ici quelques jours pour répondre à un papier de la Semaine de l’Allier, consacré au loup, à la fois risible et pathétique.

L’écologie selon le gouvernement Hollande : le retour des battues aux loups du 19ème siècle !

Le ministère de l’Environnement autorise les chasseurs des Alpes-Maritimes et du Var à tuer des loups au cours de leurs battues au « gibier » dans les secteurs concernés par des arrêtés de « tir de prélèvement », sans aucun encadrement officiel.

Y a-t-il encore un ministère de l’écologie en France ?
L’autorisation des battues aux loups est une régression d’un siècle et un coup de poignard dans le dos de la protection de la biodiversité. L’Etat piétine son propre Plan loup 2013-2017 signé en mars dernier, bafoue la protection légale de l’espèce, et s’assoit sur les engagements européens de la France. Nous demandons au Président de la République l’annulation immédiate de cette mesure extrêmement grave et irrecevable juridiquement.

Des destructions incontrôlées
Le Plan loup, déjà défavorable à l’espèce, fixait un plafond de 24 loups pouvant être tués pour l’année en cours. Ce nombre maximal est immédiatement devenu un objectif à atteindre pour les pouvoirs publics et pour certains politiques proches des milieux agricoles. Le constat est déjà fait que ces tirs ne solutionnent rien. Les battues de chasseurs non encadrés sont en plus la porte ouverte à toutes les dérives, alors que les tirs sont déjà mal maîtrisés : une louve allaitant 5 louveteaux a été abattue, un loup a été tiré par des chasseurs sans que son cadavre ait été retrouvé. Il est évident que plusieurs loups pourront être tués ou blessés au cours d’une battue sans qu’on le sache, et sans qu’on puisse avoir aucun contrôle.

Le loup ne doit pas être instrumentalisé contre l’intérêt général
Alors que la seule solution viable à long terme passe par un gardiennage efficace des troupeaux et une remise en cause des conduites pastorales inadaptées, le gouvernement s’attaque au loup pour donner des gages aux lobbies de la chasse et de l’agriculture. La filière ovine est économiquement en difficulté. Si la société française fait le choix de maintenir l’élevage ovin en le soutenant avec de l’argent public, on est en droit d’attendre que cette activité soit mise en oeuvre de façon compatible avec les enjeux du 21ème siècle, et avec les attentes de la société en matière de protection de la biodiversité.

Contacts presse :
ASPAS : Pierre Athanaze – 06 08 18 54 55
FERUS : Jean-François Darmstaedter – 06 30 20 59 64
LPO : Marie-Paule de Thiersant – 06 77 05 72 64
SFEPM : Pierre Rigaux – 06 84 49 58 10
WWF : Jean-Christophe Poupet – 06 15 41 60 38

Le nouveau « Plan Loup » : un plan de chasse d’une espèce protégée ?

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Communiqué de presse,
Jeudi 28 mars 2013-03-28

Le nouveau « Plan Loup » 2013-2017 a été présenté dans une version  presque finalisée le 22 février, lors de la réunion du Groupe National Loup qui réunit les ministères de l’Ecologie, de l’Agriculture et les acteurs concernés par le dossier loup. Ce nouveau plan prévoit le tir de 24 loups pour la période 2012-2013 et enfonce le dossier loup dans une dérive inacceptable.

Une confirmation a minima des obligations de protection du loup
L’Etat réaffirme heureusement certaines évidences fondamentales : 1/ le loup reste une espèce protégée, 2/ il faut permettre la progression de l’espèce, 3/ il faut lutter contre le braconnage, 4/ l’interdiction de tir des loups est maintenue dans le cœur des parcs nationaux et des réserves naturelles. Heureusement ! Car le contraire serait à la fois extrêmement grave pour la protection de la biodiversité, et ne respecterait pas les obligations légales de la France par rapport à ses engagements européens (Directive Habitat Faune Flore, Convention de Berne).

Le refus d’une vraie cohabitation entre le loup et le pastoralisme ?
Ce nouveau plan va dans le sens d’une déresponsabilisation des éleveurs et ne propose rien de satisfaisant pour améliorer réellement la cohabitation entre le loup et le pastoralisme. Des troupeaux domestiques pourront être déclarés « non protégeables » par leurs éleveurs ! Pourtant ces troupeaux non gardés par des chiens, des clôtures ou des bergers sont très attractifs pour des prédateurs. La prédation par des loups ou par des chiens continuera donc, et la situation ne fera qu’empirer. Quant aux « tirs de prélèvements », ils devraient tout simplement être abolis car ils n’ont rien à voir avec la protection des troupeaux : ces tirs consistent à tuer un loup possiblement très loin du bétail, sans rapport avec la prédation.

Un véritable plan de chasse du loup
Le nombre maximum de loups pouvant être tué chaque année a doublé, et pourra encore être augmenté régulièrement suivant l’augmentation de la population de loups. Tous les moyens sont mis pour atteindre ce plafond annuel : des « tirs de défense renforcés » avec plusieurs tireurs, possiblement plus loin des troupeaux qu’auparavant, et la mobilisation maximale des chasseurs. Cette politique s’apparente à un véritable plan de chasse, comme pour une espèce gibier !

La dérive inquiétante des missions confiées à l’ONCFS
L’Etat demande à l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) de former des chasseurs à la destruction du loup, une espèce protégée ! Cette mesure est scandaleuse. Rappelons que la mission officielle de l’ONCFS est de protéger la biodiversité.

Le loup est encore le bouc-émissaire facile d’une filière ovine confrontée à des difficultés économiques infiniment plus vastes. Ce nouveau « Plan loup » apparait comme une occasion manquée d’œuvrer à une réelle cohabitation entre le loup et le pastoralisme. C’est un gâchis aberrant, indigne d’une vraie politique de protection de la biodiversité.

Contacts presse :
Pierre ATHANAZE – ASPAS Tél. 06 08 18 54 55
Pierre Rigaux – SFEPM – LPO PACA Tél. 06 84 49 58 10

LETTRE OUVERTE À L’ONU ET À SES INSTITUTIONS ET INITIATIVES CONCERNANT LES FORÊTS (FAO, CDB, CCNUCC ET FNUF)

21 mars, première « Journée internationale des forêts »*
/Un appel à enrayer d’urgence la destruction des forêts en
s’attaquant à ses causes profondes/

L’ONU a lancé une initiative de plus pour attirer l’attention sur
le sort des forêts du monde : à partir de 2013, le 21 mars sera la
Journée internationale des forêts. Or, quand on considère que
l’Année internationale des forêts de l’ONU, en 2011, est passée
largement inaperçue, on peut se demander si cette Journée réussira
à changer quelque chose pour les forêts et les personnes qui en
dépendent.

En fait, l’ONU devrait être à la tête des mesures pour freiner la
déforestation tropicale et, par conséquent, elle devrait connaître
et combattre de façon appropriée les causes de la diminution des
forêts. Les causes directes les plus importantes sont très bien
connues : l’exploitation forestière, l’affectation des terres
boisées à l’agriculture et à l’élevage, les plantations
industrielles d’arbres, l’urbanisation, les mines,
l’exploitation pétrolière et gazière, les barrages
hydroélectriques et l’élevage industriel de crevettes. Par contre,
les facteurs profonds de la déforestation, multiples et étroitement
liés entre eux, sont moins facilement visibles ; on les connaît mal
et on n’en discute pas souvent. Une analyse approfondie des causes
profondes de la déforestation, entreprise par l’ONU à la fin des
années 1990 avec une forte participation de la société civile, a
conclu que ces facteurs étaient associés à la possession de la
terre, à la gestion des ressources, au commerce, aux relations
économiques internationales en général et à l’exclusion sociale.

La FAO affirme que la déforestation était plus faible dans la
période 2000–2010, par rapport à la décennie précédente.
Pourtant, 13 millions d’hectares de forêts surtout tropicales,
mangroves comprises, ont été détruites chaque année pendant cette
période, et le chiffre actuel risque d’être encore plus élevé
parce que la FAO continue de considérer les plantations industrielles
comme des forêts. En définissant la forêt comme n’importe quelle
terre où il y a une certaine quantité d’arbres, la FAO fausse les
données : la diminution des forêts paraît plus faible qu’elle ne
l’est vraiment parce que, pour la FAO, les plantations d’arbres en
régime de monoculture sont pareilles aux forêts diverses qui
pourvoient de foyer et de nourriture les peuples qui les habitent.

La Journée internationale des forêts fait suite au regain
d’intérêt pour les forêts tropicales qui a commencé lorsque les
négociateurs du climat ont fait figurer le rôle des forêts au
programme des pourparlers de l’ONU sur le changement climatique :
depuis 2007, les sommets climatiques de l’ONU discutent du système
REDD (Réduction des émissions dues au déboisement et à la
dégradation des forêts). Or, les efforts consacrés à REDD+ ont-ils
abouti à réduire la déforestation ou, au moins, à inverser la
tendance actuelle ? Les nombreuses initiatives prises depuis
l’apparition de REDD ont-elles ralenti la diminution des forêts du
monde ? Les mangroves (le « carbone bleu ») sont-elles moins
dégradées aujourd’hui qu’en 2007 ? Les droits des peuples des
forêts sont-ils mieux protégés aujourd’hui qu’ils ne
l’étaient en 2007 ? Les promesses des gouvernements du Nord de
contribuer avec 7,7 milliards USD, et l’intérêt renouvelé pour
les forêts au plan international, ont-ils vraiment été en mesure de
ralentir pour ensuite mettre fin à la diminution des forêts ?

Des rapports récents en provenance du Brésil et d’Indonésie, les
deux pays qui ont perdu le plus de forêts entre 2000 et 2010,
indiquent qu’après une baisse de courte durée du taux de
déforestation annoncée par les statistiques de la FAO, la
déforestation continue et beaucoup de nouvelles zones boisées sont
menacées par les activités destructrices menées par de grandes
entreprises.

Ceux qui sont impliqués dans la destruction des forêts sont souvent
impliqués en même temps dans des projets dont le but supposé est de
protéger les forêts, par exemple des projets REDD+. Tel est le cas
de sociétés transnationales, de gouvernements du Nord mais aussi du
Sud, d’institutions financières comme la Banque mondiale, de
grandes ONG de conservation et d’organes de certification. Avec
l’ONU en tête, tous ces acteurs défendent la soi-disant «
économie verte », présentée comme une proposition « où tout le
monde peut gagner », qui s’attaque aussi bien à la crise
économique et financière qu’à la crise environnementale en
redirigeant les investissements pour débloquer le « capital naturel
», accompagnée de nouvelles technologies supposées « propres »
(comme celles basées sur la biomasse) et du « marché du carbone »,
ainsi que du commerce des « services écologiques » en général.
Dans les pays qui possèdent des forêts tropicales, cette approche
est en train d’accroître les conflits, les violations des droits de
l’homme et la résistance. Quant à la destruction, elle n’a pas
diminué et encore moins disparu : elle a augmenté. [1]

*/La destruction des forêts doit cesser sans délai !/*

Cette lettre veut faire savoir que la destruction des forêts doit
cesser d’urgence, et non tout simplement « diminuer ». Les forêts
sont vitales pour les peuples qui les habitent et dont le mode de vie
dépend. Un leader indigène de l’est de la RDC déclare : /« La
forêt et les peuples indigènes peuvent être décrits comme des amis
inséparables. La vie d’un pygmée dépend à 100 % de la forêt,
parce que la forêt est notre foyer ‘par excellence’. Je peux
affirmer que, sans la forêt, la vie n’est pas possible pour les
peuples indigènes »/. [2] L’arrêt de la déforestation et la
reconnaissance des droits territoriaux sont particulièrement
importants pour les peuples indigènes volontairement isolés.
L’appropriation de terres, surtout dans des régions forestières,
et la destruction continuelle des forêts, surtout grâce au «
système de concessions », pour l’exploitation de bois,
l’agriculture et l’extraction minière, mettent en péril
l’isolement volontaire parce que, le plus souvent, les zones visées
par les accapareurs de terres sont celles où les peuples
volontairement isolés peuvent encore survivre sur la planète et
maintenir leur mode de vie.

Il est indispensable aussi d’arrêter la disparition des forêts
pour combattre l’exclusion sociale, et pour respecter les droits de
la Nature et sa valeur intrinsèque. En outre, les forêts sont
importantes pour l’humanité en général, et surtout pour les
populations des pays qui possèdent des forêts tropicales. Il est
extrêmement inquiétant que les forêts soient de plus en plus
touchées par les effets du changement climatique. La perpétuation de
l’actuel modèle inviable de production et de consommation est à
l’origine des deux crises, celle du climat et celle des forêts. Les
initiatives qui visent vraiment à enrayer la déforestation – ou à
éviter un changement climatique incontrôlable – devront donc
s’attaquer à ces causes profondes.

Pour arrêter la déforestation, il faut éliminer les causes
profondes qui déterminent la diminution des forêts. Parmi les
mesures urgentes à prendre à cette fin figurent les suivantes :

– Reconnaître les droits des communautés forestières et de celles
qui dépendent des forêts à leurs territoires communaux, en
accordant une attention spéciale aux peuples indigènes qui vivent en
situation d’isolement volontaire. Ces droits doivent inclure le
droit de contrôler les décisions qui touchent les territoires des
communautés tributaires des forêts.
– Définir les forêts en tenant compte de ce qu’elles signifient
vraiment pour les peuples qui en dépendent ; exclure de cette
définition les plantations industrielles d’arbres : */les
plantations ne sont pas des forêts/*.
– Dénoncer et freiner la destruction causée par les sociétés
transnationales et par d’autres protagonistes du processus
d’appropriation de terres ; la décennie passée a montré que les
transnationales ne peuvent pas être réglementées : leur existence
et leur influence croissante sont une des principales menaces pour
l’avenir des forêts tropicales.
– Exposer et rompre le modèle des fausses solutions proposées par
les grandes entreprises, comme les activités à grande échelle «
durables » dans les forêts tropicales, REDD+, le commerce des
services écologiques, les partenariats public-privé, l’économie
« verte » certifiée, etc. À la place, proposer et défendre de
vraies solutions, en défendant les économies locales, en ce qui
concerne, par exemple, l’utilisation des minéraux, de la biomasse
et de l’énergie. Nous réitérons l’appel du réseau
international Oilwatch : */Laissez le pétrole et le charbon dans le
sous-sol !/*
– Appuyer les initiatives qui visent à consommer moins de produits
destructeurs des forêts, plutôt que celles qui encouragent l’achat
de produits certifiés, fabriqués au cours d’opérations à grande
échelle par des compagnies qui continuent de détruire les forêts.

Avant tout, en cette première Journée internationale des forêts
nous appelons l’ONU et ses institutions relatives aux forêts de
tenir compte des résultats des initiatives déjà prises pour mettre
fin à la déforestation : cet objectif restera illusoire à moins
qu’on prenne des mesures pour éliminer les causes profondes de la
déforestation.

[1] /Pour davantage d’information sur la déforestation voir le
bulletin nº 188 du WRM, qui sera bientôt publié sur
http://www.wrm.org.uy
./