La France des anti-loups

Aves France étant adhérente de l’ASPAS, nous reproduisons ici leur dernier communiqué de presse sur les loups. Par ailleurs, nous publierons un article d’ici quelques jours pour répondre à un papier de la Semaine de l’Allier, consacré au loup, à la fois risible et pathétique.

L’écologie selon le gouvernement Hollande : le retour des battues aux loups du 19ème siècle !

Le ministère de l’Environnement autorise les chasseurs des Alpes-Maritimes et du Var à tuer des loups au cours de leurs battues au « gibier » dans les secteurs concernés par des arrêtés de « tir de prélèvement », sans aucun encadrement officiel.

Y a-t-il encore un ministère de l’écologie en France ?
L’autorisation des battues aux loups est une régression d’un siècle et un coup de poignard dans le dos de la protection de la biodiversité. L’Etat piétine son propre Plan loup 2013-2017 signé en mars dernier, bafoue la protection légale de l’espèce, et s’assoit sur les engagements européens de la France. Nous demandons au Président de la République l’annulation immédiate de cette mesure extrêmement grave et irrecevable juridiquement.

Des destructions incontrôlées
Le Plan loup, déjà défavorable à l’espèce, fixait un plafond de 24 loups pouvant être tués pour l’année en cours. Ce nombre maximal est immédiatement devenu un objectif à atteindre pour les pouvoirs publics et pour certains politiques proches des milieux agricoles. Le constat est déjà fait que ces tirs ne solutionnent rien. Les battues de chasseurs non encadrés sont en plus la porte ouverte à toutes les dérives, alors que les tirs sont déjà mal maîtrisés : une louve allaitant 5 louveteaux a été abattue, un loup a été tiré par des chasseurs sans que son cadavre ait été retrouvé. Il est évident que plusieurs loups pourront être tués ou blessés au cours d’une battue sans qu’on le sache, et sans qu’on puisse avoir aucun contrôle.

Le loup ne doit pas être instrumentalisé contre l’intérêt général
Alors que la seule solution viable à long terme passe par un gardiennage efficace des troupeaux et une remise en cause des conduites pastorales inadaptées, le gouvernement s’attaque au loup pour donner des gages aux lobbies de la chasse et de l’agriculture. La filière ovine est économiquement en difficulté. Si la société française fait le choix de maintenir l’élevage ovin en le soutenant avec de l’argent public, on est en droit d’attendre que cette activité soit mise en oeuvre de façon compatible avec les enjeux du 21ème siècle, et avec les attentes de la société en matière de protection de la biodiversité.

Contacts presse :
ASPAS : Pierre Athanaze – 06 08 18 54 55
FERUS : Jean-François Darmstaedter – 06 30 20 59 64
LPO : Marie-Paule de Thiersant – 06 77 05 72 64
SFEPM : Pierre Rigaux – 06 84 49 58 10
WWF : Jean-Christophe Poupet – 06 15 41 60 38

Le nouveau « Plan Loup » : un plan de chasse d’une espèce protégée ?

logos-cp-loup[1][1]

Communiqué de presse,
Jeudi 28 mars 2013-03-28

Le nouveau « Plan Loup » 2013-2017 a été présenté dans une version  presque finalisée le 22 février, lors de la réunion du Groupe National Loup qui réunit les ministères de l’Ecologie, de l’Agriculture et les acteurs concernés par le dossier loup. Ce nouveau plan prévoit le tir de 24 loups pour la période 2012-2013 et enfonce le dossier loup dans une dérive inacceptable.

Une confirmation a minima des obligations de protection du loup
L’Etat réaffirme heureusement certaines évidences fondamentales : 1/ le loup reste une espèce protégée, 2/ il faut permettre la progression de l’espèce, 3/ il faut lutter contre le braconnage, 4/ l’interdiction de tir des loups est maintenue dans le cœur des parcs nationaux et des réserves naturelles. Heureusement ! Car le contraire serait à la fois extrêmement grave pour la protection de la biodiversité, et ne respecterait pas les obligations légales de la France par rapport à ses engagements européens (Directive Habitat Faune Flore, Convention de Berne).

Le refus d’une vraie cohabitation entre le loup et le pastoralisme ?
Ce nouveau plan va dans le sens d’une déresponsabilisation des éleveurs et ne propose rien de satisfaisant pour améliorer réellement la cohabitation entre le loup et le pastoralisme. Des troupeaux domestiques pourront être déclarés « non protégeables » par leurs éleveurs ! Pourtant ces troupeaux non gardés par des chiens, des clôtures ou des bergers sont très attractifs pour des prédateurs. La prédation par des loups ou par des chiens continuera donc, et la situation ne fera qu’empirer. Quant aux « tirs de prélèvements », ils devraient tout simplement être abolis car ils n’ont rien à voir avec la protection des troupeaux : ces tirs consistent à tuer un loup possiblement très loin du bétail, sans rapport avec la prédation.

Un véritable plan de chasse du loup
Le nombre maximum de loups pouvant être tué chaque année a doublé, et pourra encore être augmenté régulièrement suivant l’augmentation de la population de loups. Tous les moyens sont mis pour atteindre ce plafond annuel : des « tirs de défense renforcés » avec plusieurs tireurs, possiblement plus loin des troupeaux qu’auparavant, et la mobilisation maximale des chasseurs. Cette politique s’apparente à un véritable plan de chasse, comme pour une espèce gibier !

La dérive inquiétante des missions confiées à l’ONCFS
L’Etat demande à l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) de former des chasseurs à la destruction du loup, une espèce protégée ! Cette mesure est scandaleuse. Rappelons que la mission officielle de l’ONCFS est de protéger la biodiversité.

Le loup est encore le bouc-émissaire facile d’une filière ovine confrontée à des difficultés économiques infiniment plus vastes. Ce nouveau « Plan loup » apparait comme une occasion manquée d’œuvrer à une réelle cohabitation entre le loup et le pastoralisme. C’est un gâchis aberrant, indigne d’une vraie politique de protection de la biodiversité.

Contacts presse :
Pierre ATHANAZE – ASPAS Tél. 06 08 18 54 55
Pierre Rigaux – SFEPM – LPO PACA Tél. 06 84 49 58 10

LETTRE OUVERTE À L’ONU ET À SES INSTITUTIONS ET INITIATIVES CONCERNANT LES FORÊTS (FAO, CDB, CCNUCC ET FNUF)

21 mars, première « Journée internationale des forêts »*
/Un appel à enrayer d’urgence la destruction des forêts en
s’attaquant à ses causes profondes/

L’ONU a lancé une initiative de plus pour attirer l’attention sur
le sort des forêts du monde : à partir de 2013, le 21 mars sera la
Journée internationale des forêts. Or, quand on considère que
l’Année internationale des forêts de l’ONU, en 2011, est passée
largement inaperçue, on peut se demander si cette Journée réussira
à changer quelque chose pour les forêts et les personnes qui en
dépendent.

En fait, l’ONU devrait être à la tête des mesures pour freiner la
déforestation tropicale et, par conséquent, elle devrait connaître
et combattre de façon appropriée les causes de la diminution des
forêts. Les causes directes les plus importantes sont très bien
connues : l’exploitation forestière, l’affectation des terres
boisées à l’agriculture et à l’élevage, les plantations
industrielles d’arbres, l’urbanisation, les mines,
l’exploitation pétrolière et gazière, les barrages
hydroélectriques et l’élevage industriel de crevettes. Par contre,
les facteurs profonds de la déforestation, multiples et étroitement
liés entre eux, sont moins facilement visibles ; on les connaît mal
et on n’en discute pas souvent. Une analyse approfondie des causes
profondes de la déforestation, entreprise par l’ONU à la fin des
années 1990 avec une forte participation de la société civile, a
conclu que ces facteurs étaient associés à la possession de la
terre, à la gestion des ressources, au commerce, aux relations
économiques internationales en général et à l’exclusion sociale.

La FAO affirme que la déforestation était plus faible dans la
période 2000–2010, par rapport à la décennie précédente.
Pourtant, 13 millions d’hectares de forêts surtout tropicales,
mangroves comprises, ont été détruites chaque année pendant cette
période, et le chiffre actuel risque d’être encore plus élevé
parce que la FAO continue de considérer les plantations industrielles
comme des forêts. En définissant la forêt comme n’importe quelle
terre où il y a une certaine quantité d’arbres, la FAO fausse les
données : la diminution des forêts paraît plus faible qu’elle ne
l’est vraiment parce que, pour la FAO, les plantations d’arbres en
régime de monoculture sont pareilles aux forêts diverses qui
pourvoient de foyer et de nourriture les peuples qui les habitent.

La Journée internationale des forêts fait suite au regain
d’intérêt pour les forêts tropicales qui a commencé lorsque les
négociateurs du climat ont fait figurer le rôle des forêts au
programme des pourparlers de l’ONU sur le changement climatique :
depuis 2007, les sommets climatiques de l’ONU discutent du système
REDD (Réduction des émissions dues au déboisement et à la
dégradation des forêts). Or, les efforts consacrés à REDD+ ont-ils
abouti à réduire la déforestation ou, au moins, à inverser la
tendance actuelle ? Les nombreuses initiatives prises depuis
l’apparition de REDD ont-elles ralenti la diminution des forêts du
monde ? Les mangroves (le « carbone bleu ») sont-elles moins
dégradées aujourd’hui qu’en 2007 ? Les droits des peuples des
forêts sont-ils mieux protégés aujourd’hui qu’ils ne
l’étaient en 2007 ? Les promesses des gouvernements du Nord de
contribuer avec 7,7 milliards USD, et l’intérêt renouvelé pour
les forêts au plan international, ont-ils vraiment été en mesure de
ralentir pour ensuite mettre fin à la diminution des forêts ?

Des rapports récents en provenance du Brésil et d’Indonésie, les
deux pays qui ont perdu le plus de forêts entre 2000 et 2010,
indiquent qu’après une baisse de courte durée du taux de
déforestation annoncée par les statistiques de la FAO, la
déforestation continue et beaucoup de nouvelles zones boisées sont
menacées par les activités destructrices menées par de grandes
entreprises.

Ceux qui sont impliqués dans la destruction des forêts sont souvent
impliqués en même temps dans des projets dont le but supposé est de
protéger les forêts, par exemple des projets REDD+. Tel est le cas
de sociétés transnationales, de gouvernements du Nord mais aussi du
Sud, d’institutions financières comme la Banque mondiale, de
grandes ONG de conservation et d’organes de certification. Avec
l’ONU en tête, tous ces acteurs défendent la soi-disant «
économie verte », présentée comme une proposition « où tout le
monde peut gagner », qui s’attaque aussi bien à la crise
économique et financière qu’à la crise environnementale en
redirigeant les investissements pour débloquer le « capital naturel
», accompagnée de nouvelles technologies supposées « propres »
(comme celles basées sur la biomasse) et du « marché du carbone »,
ainsi que du commerce des « services écologiques » en général.
Dans les pays qui possèdent des forêts tropicales, cette approche
est en train d’accroître les conflits, les violations des droits de
l’homme et la résistance. Quant à la destruction, elle n’a pas
diminué et encore moins disparu : elle a augmenté. [1]

*/La destruction des forêts doit cesser sans délai !/*

Cette lettre veut faire savoir que la destruction des forêts doit
cesser d’urgence, et non tout simplement « diminuer ». Les forêts
sont vitales pour les peuples qui les habitent et dont le mode de vie
dépend. Un leader indigène de l’est de la RDC déclare : /« La
forêt et les peuples indigènes peuvent être décrits comme des amis
inséparables. La vie d’un pygmée dépend à 100 % de la forêt,
parce que la forêt est notre foyer ‘par excellence’. Je peux
affirmer que, sans la forêt, la vie n’est pas possible pour les
peuples indigènes »/. [2] L’arrêt de la déforestation et la
reconnaissance des droits territoriaux sont particulièrement
importants pour les peuples indigènes volontairement isolés.
L’appropriation de terres, surtout dans des régions forestières,
et la destruction continuelle des forêts, surtout grâce au «
système de concessions », pour l’exploitation de bois,
l’agriculture et l’extraction minière, mettent en péril
l’isolement volontaire parce que, le plus souvent, les zones visées
par les accapareurs de terres sont celles où les peuples
volontairement isolés peuvent encore survivre sur la planète et
maintenir leur mode de vie.

Il est indispensable aussi d’arrêter la disparition des forêts
pour combattre l’exclusion sociale, et pour respecter les droits de
la Nature et sa valeur intrinsèque. En outre, les forêts sont
importantes pour l’humanité en général, et surtout pour les
populations des pays qui possèdent des forêts tropicales. Il est
extrêmement inquiétant que les forêts soient de plus en plus
touchées par les effets du changement climatique. La perpétuation de
l’actuel modèle inviable de production et de consommation est à
l’origine des deux crises, celle du climat et celle des forêts. Les
initiatives qui visent vraiment à enrayer la déforestation – ou à
éviter un changement climatique incontrôlable – devront donc
s’attaquer à ces causes profondes.

Pour arrêter la déforestation, il faut éliminer les causes
profondes qui déterminent la diminution des forêts. Parmi les
mesures urgentes à prendre à cette fin figurent les suivantes :

– Reconnaître les droits des communautés forestières et de celles
qui dépendent des forêts à leurs territoires communaux, en
accordant une attention spéciale aux peuples indigènes qui vivent en
situation d’isolement volontaire. Ces droits doivent inclure le
droit de contrôler les décisions qui touchent les territoires des
communautés tributaires des forêts.
– Définir les forêts en tenant compte de ce qu’elles signifient
vraiment pour les peuples qui en dépendent ; exclure de cette
définition les plantations industrielles d’arbres : */les
plantations ne sont pas des forêts/*.
– Dénoncer et freiner la destruction causée par les sociétés
transnationales et par d’autres protagonistes du processus
d’appropriation de terres ; la décennie passée a montré que les
transnationales ne peuvent pas être réglementées : leur existence
et leur influence croissante sont une des principales menaces pour
l’avenir des forêts tropicales.
– Exposer et rompre le modèle des fausses solutions proposées par
les grandes entreprises, comme les activités à grande échelle «
durables » dans les forêts tropicales, REDD+, le commerce des
services écologiques, les partenariats public-privé, l’économie
« verte » certifiée, etc. À la place, proposer et défendre de
vraies solutions, en défendant les économies locales, en ce qui
concerne, par exemple, l’utilisation des minéraux, de la biomasse
et de l’énergie. Nous réitérons l’appel du réseau
international Oilwatch : */Laissez le pétrole et le charbon dans le
sous-sol !/*
– Appuyer les initiatives qui visent à consommer moins de produits
destructeurs des forêts, plutôt que celles qui encouragent l’achat
de produits certifiés, fabriqués au cours d’opérations à grande
échelle par des compagnies qui continuent de détruire les forêts.

Avant tout, en cette première Journée internationale des forêts
nous appelons l’ONU et ses institutions relatives aux forêts de
tenir compte des résultats des initiatives déjà prises pour mettre
fin à la déforestation : cet objectif restera illusoire à moins
qu’on prenne des mesures pour éliminer les causes profondes de la
déforestation.

[1] /Pour davantage d’information sur la déforestation voir le
bulletin nº 188 du WRM, qui sera bientôt publié sur
http://www.wrm.org.uy
./

Les enfants : cible des chasseurs ; le lobby chasse veut la mainmise sur l’éducation à l’environnement !

Bien que le prosélytisme soit illégal, les chasseurs ont déjà la liberté totale de pénétrer dans les écoles pour pratiquer à leur manière « l’éducation au développement durable ». Bientôt reçue par le Président de la République et le ministre de l’éducation nationale, la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) entend maintenant leur extorquer une surveillance de tout le domaine pédagogique sur la nature, au mépris des professionnels et de la loi.

Il s’agit d’un « Observatoire des pratiques pédagogiques sur l’éducation à l’environnement » que la FNC veut lancer avec la bénédiction de Vincent Peillon. L’exigence « pédagogique » des chasseurs montre leur mépris total pour les éducateurs nature, qui font déjà partout en France un excellent travail de sensibilisation aux enjeux de l’écologie, sans arrière-pensée de prosélytisme pour des intérêts privés ou pour un loisir contestable. Or, ces pédagogues professionnels de la nature n’ont jamais été reçus par les responsables politiques.

En revanche, les représentants du lobby chasse ont déjà signé, le 4 mars 2010, un partenariat avec Jean-Louis Borloo et Luc Chatel, à l’époque ministres respectivement de l’écologie et de l’éducation, pour « l’éducation au développement durable ». Malgré cette plaisante formulation, les réalités de terrain sont tout autres et montrent une réelle volonté de donner à nos enfants le goût de la chasse et des armes, récompenses et sandwichs au chevreuil à l’appui. Que faut-il de plus ? Anéantir toute approche objective et scientifique du monde vivant ?

Les chasseurs sont loin de montrer le comportement exemplaire que l’on attendrait pour nos enfants. Lorsque Vincent Peillon était député de la Somme, sa permanence avait été saccagée par des chasseurs de CPNT en 1998, puis il a été accueilli à coups de pierres par des chasseurs en 2000, et sauvé de justesse par un hélicoptère de la gendarmerie… Se souviendra-t-il de ce potentiel de vertus pédagogiques du monde de la chasse ?

Le Collectif « Non aux chasseurs dans les écoles ! » s’insurge avec force contre ce prosélytisme pourtant interdit1 et rappelle, aux ministres concernés, qu’il représente également des millions de parents et citoyens non chasseurs qui, eux aussi, savent voter.

Associations signataires et membres du collectif :

APIE, ASPAS, Association pour la défense des victimes de la chasse, AVES France, Bonnelles nature, CACC, CPEPESC Franche-Comté, CPEPESC Nationale, CPN Brabant, CROC BLANC, CVN, Droits Des Animaux, Fondation Brigitte Bardot, Frapna Savoie,  GEOB, GDEAM, IDAE, L214, Le Sanctuaire des hérissons, Loire Vivante Nièvre Allier Cher, LPO Nationale, LPO Rhône Alpes, LPO Drôme, MELES, Mille Traces, Nature Centre, Nature et Humanisme, Ni Homme – Ni Objet, Oiseau nature, One Voice, Perche Nature, Pro’eco, RAC, Serre Vivante, SPA Nationale, Stop violence France, Veg’Asso…

L’ASPAS tient à la disposition des journalistes des photos libres de droit et un dossier dans lequel les nombreuses coupures de presse locale montrent ces réalités de terrain.

Contacts presse :
Marc GIRAUD – Vice Président de l’ASPAS Tél. 06 07 74 99 05 mgiraud.nature@wanadoo.fr
Pierre ATHANAZE – Président de l’ASPAS Tél. 06 08 18 54 55 athanaze@infonie.fr

1 La laïcité s’appuie sur la liberté de conscience définie dans la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789, puis celle de 1948. C’est le cadre juridique fixé par la loi du 9 décembre 1905 qui implique une stricte neutralité dans les établissements scolaires

Coup de projo : Robin des Bois demande à Coca Cola si, comme son partenaire WWF, elle est favorable à la poursuite du commerce international des ours polaires

AVES France, membre de la coalition ours polaire, tient à porter un coup de projecteur sur l’initiative de l’association Robin des Bois, qui a envoyé une lettre ouverte à la compagnie Coca Cola pour lui demander si, comme son partenaire le WWF, elle est favorable au commerce (et donc à la chasse) des ours polaire.

 

Lettre Ouverte
Paris, le 21 février 2013

Monsieur le Président- Directeur Général
The Coca-Cola Company
One Coca-Cola Plaza
Atlanta, Georgia 30313

Monsieur Kent,

Robin des Bois est une ONG de protection de l’Homme et de l’environnement basée à Paris et observatrice depuis 1988 à la CITES, Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Détendez-vous, nous n’allons pas vous demander de l’argent, nous souhaitons simplement une réponse à ce courrier.

Nous savons que votre compagnie a une affection historique pour les ours polaires et s’intéresse à leur avenir. Coca Cola a dans cette perspective un partenariat financier et scientifique avec le WWF. Ce plan pluriannuel de coopération dégage plusieurs millions d’euros et vise notamment à renforcer les efforts de protection des ours polaires.

D’autres entités agissent pour l’ours polaire. C’est ainsi que le gouvernement des Etats-Unis, l’un des cinq pays de l’aire de répartition, propose l’inscription de l’ours polaire à l’Annexe I de la CITES. Cette démarche pertinente initiée il y a 3 ans au Qatar lors de la dernière Conférence des Parties à la CITES sera renouvelée à la prochaine session qui se tiendra à Bangkok en Thaïlande du 3 au 14 mars 2013. Cette inscription aboutirait à l’interdiction du commerce international des ours polaires et de leurs parties telles les peaux, crânes, griffes. Ce qui a échoué au Qatar peut réussir en Thaïlande.

De nombreux Etats tels la Russie, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Pologne soutiennent la proposition des Etats-Unis.

De très nombreuses ONG environnementales dans le monde entier approuvent aussi avec force et clarté cette proposition tout en sachant bien entendu que d’autres mesures devront être prises pour contrer les autres menaces qui pèsent sur l’ours polaire et assurer la pérennité de l’espèce et de la banquise arctique. Pour sa part, Robin des Bois, l’une des 13 ONG regroupées au sein de la Coalition française pour les Ours Polaires, est aussi membre de SSN, le Species Survival Network qui regroupe 92 ONG à travers le monde unanimement en faveur de la proposition des Etats-Unis.

Malheureusement le WWF déploie avec des moyens considérables, en partie les vôtres, une campagne contre la proposition des Etats-Unis.

Nous vous confirmons que les ONG environnementales et  bien entendu Robin des Bois sont comme vous très attachés au maintien et au développement des communautés Inuits et des autres communautés autochtones des territoires arctiques. Nous estimons cependant que leur avenir doit, pour être durable et harmonieux, se bâtir sur d’autres ressources que l’exploitation directe ou indirecte des ours polaires morts.

Nous vous demandons donc de bien vouloir nous faire connaître si la compagnie Coca Cola est, comme son partenaire WWF, favorable à la poursuite du commerce international des ours polaires et de leurs parties. Nous vous prions de trouver ci-joint deux communiqués de Robin des Bois et de la Coalition pour les Ours Polaires. Nous pensons qu’ils peuvent vous éclairer et vous guider dans votre réponse.

Dans l’attente de vous lire d’urgence,
Sincèrement,

Charlotte Nithart
Directrice

13 associations exhortent la France à s’opposer au commerce international des ours polaires et de leurs parties

coalition ours polaire 2012

COMMUNIQUE DE PRESSE

Contact:
Charlotte Nithart (Robin des Bois) – Tél: 01 48 04 09 36 ; Email : c.nithart@robindesbois.org    Céline Sissler-Bienvenu (IFAW France) – Tél: 03.26.48.29.20 ; Mobile : 06.17.56.10.74 ; Email : csissler@ifaw.org

13 associations exhortent la France à s’opposer au commerce international des ours polaires et de leurs parties

(Paris, France – 13 décembre 2012) – Dans la perspective de la prochaine conférence des parties à la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) qui se tiendra en mars 2013 à Bangkok (Thaïlande) et au menu de laquelle figure l’ours polaire et le commerce de ses parties, 13 associations françaises* de conservation de la nature et de protection des animaux, membres de la « Coalition Ours Polaires », appellent le gouvernement français à soutenir l’initiative américaine visant à interdire le commerce international des ours polaires et de leurs parties qui sera discutée à cette occasion.

Dans un courrier adressé en début de semaine à Madame  Delphine Batho, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, la Coalition rappelle que la demande pour les parties d’ours polaires -telles que les peaux- est en expansion alors que les ours polaires sont déjà gravement menacés par la perte de leur habitat due au changement climatique et par d’autres facteurs environnementaux. Entre 2007 et 2012, le nombre de peaux d’ours polaires proposées lors de ventes aux enchères de fourrures au Canada a plus que triplé. Les prix d’achat ont doublé.

« En Chine ou en Russie, le prix peut atteindre 100 000 USD pour l’acquisition d’une peau car cet animal est rare. Cet engouement est inquiétant. Au Canada, il encourage une hausse des quotas de chasse au sein de populations d’ours polaires déjà fragilisées. Le commerce international des ours polaires et de leurs parties représente une menace sérieuse pour l’espèce. Il doit être interdit et la CITES offre cette possibilité» souligne Céline Sissler-Bienvenu, directrice d’IFAW France, porte-parole de la Coalition.

Alors qu’il ne subsiste plus que 20 000 à 25 0000 ours polaires à l’état sauvage, le Canada qui en compte 15 000, est le seul pays continuant à autoriser chaque année, l’abattage de 600 ours polaires afin d’alimenter la chasse de subsistance, la chasse sportive, mais aussi le commerce international. Ainsi, en 2011, les parties de 441 ours polaires ont fait l’objet de transactions commerciales internationales.

Pourtant, l’avenir de cette espèce emblématique est sombre. Les scientifiques prédisent que les 2/3 des ours polaires pourraient disparaître d’ici à 2050.

« Si le changement climatique est incriminé en premier lieu, il ne faut pas oublier que le déclin des populations d’ours polaires est le fruit d’une combinaison de menaces : l’augmentation des activités industrielles dans l’Arctique, l’exposition des ours polaires aux contaminants chimiques comme le mercure et les PCB mais aussi le commerce international. Cette dernière menace peut être rapidement éradiquée sous l’égide de la CITES et la France a un rôle à jouer»  rappelle Charlotte Nithart, directrice de l’association Robin des Bois, porte-parole de la Coalition.

Les Etats-Unis – soutenus par la Russie – ont rédigé une proposition visant à transférer l’ours polaire de l’annexe II à l’annexe I de la CITES. Ce transfert permettrait d’accroître le niveau de protection de cette espèce en interdisant le commerce international de ces individus ou de leurs parties.
Dans quelques jours, l’Union européenne (UE) devra se positionner sur cette proposition. Alors que plusieurs Etats membres de l’UE y sont favorables, la France garde le silence.
Notes aux rédacteurs :

  • *Les associations membres de la Coalition Ours Polaires : Robin des Bois, IFAW France, Fondation Brigitte Bardot, One Voice, Sea Sheperd France, 30 millions d’amis, la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), l’Association AVES France, L214, le CRAC, Ecologie sans Frontière, les Amis de la Terre et ASPAS.
  • L’aire de répartition de l’espèce compte 5 états : Les Etats-Unis, le Canada, la Russie, le Groenland (Danemark) et la Norvège.
  • Il existe  19 sous-populations : 1 est actuellement en augmentation principalement en raison d’une réduction des quotas de chasse, 3 sont stables et 8 en déclin. Concernant les 7 autres sous-populations, les données disponibles sont insuffisantes pour évaluer la tendance actuelle.
  • La base de données de l’UNEP-WCMC CITES 2012 sur le commerce indique qu’entre 2001 et 2010, 32 350 spécimens d’ours polaires (morts ou vivants, et leurs différentes parties) ont été commercialisées au niveau international, y compris 4 327 peaux, 3 080 morceaux de peau, ainsi que plus de 5 700 griffes et dents.
  • L’inscription de l’ours polaire à l’Annexe I ne remet pas en cause la pratique de la chasse de subsistance traditionnelle des Inuit ou le commerce des spécimens d’ours polaires à des fins domestiques.

 

Plainte contre la France pour défaut de protection de l’ours dans les Pyrénées

Souvenez-vous… c’était fin septembre 2009 : plusieurs associations de protection de la nature avaient déposé des plaintes contre la France auprès de la commission des communautés européennes pour défaut de protection de l’ours des Pyrénées. Certaines plaintes étaient individuelles, d’autres interassociatives.

Voici ce que nous en disions en 2009

La version complète du dossier qui a été rédigé pour constituer cette plainte avait d’ailleurs fait l’objet du livre PLAINTE CONTRE LA FRANCE pour défaut de protection de l’ours des Pyrénées.

Plainte contre la France

 

Le 6 juin 2011, nous décidions de renvoyer un complément à la plainte suite à l’abandon du dossier par Nicolas Sarkozy, alors Président de la République Française.

Commission des Communautés européennes
(à l’attention de Mme la Secrétaire générale)
rue de la loi, 200
B-1049 Bruxelles
BELGIQUE

lundi 6 juin 2011

Objet : DEFAUT DE PROTECTION DE L’OURS DES PYRENNEES.

Madame, Monsieur,

En 2008 déjà, notre association vous adressait une plainte signalant le défaut de protection de l’ours des Pyrénées par l’Etat français (plainte n° SG/CDC(2008)A/3669 en date du 28 avril 2008). En 2009, plusieurs associations de protection de la nature ont travaillé conjointement pour vous fournir des éléments retraçant l’historique de ce dossier, qui a même été publié dans un livre aux Editions IMHO.

Comment faire disparaître une espèce en faisant croire qu’on la protège ?
Pendant des années, la France a enchaîné les plans ours sans réelle volonté politique de voir s’établir une population d’ours viable sur son territoire. Tout au plus, l’Etat souhaitait répondre à son obligation de ne laisser disparaître aucun noyau de survie de cette espèce ! Malgré nos avertissements, l’Union Européenne est restée muette. Nous avons aujourd’hui le sentiment d’avoir été abandonnés et d’une certaine complicité entre ceux qui décident de la politique intérieure de notre pays et ceux qui sont censés lui faire respecter ses engagements européens.

Le 1er juin 2011, sans surprise, Monsieur Nicolas Sarkozy a décidé, probablement pour des raisons électoralistes, à un an d’un scrutin important, que la conservation de l’ours n’était plus une priorité pour notre pays. Un an après l’année de la biodiversité, en pleine année de la forêt, après les beaux discours du Grenelle de l’Environnement, cette décision est tout simplement inacceptable.

La France a été bénéficiaire de nombreuses aides pour assurer le maintien de cette espèce sur son territoire. Cependant, elle a laissé un petit groupe d’ultra-pastoraux, des élus locaux et le lobby de la chasse mener une campagne de désinformation, faisant croire que l’ours était responsable des difficultés que rencontrent certains pyrénéens. Même la justice a fermé les yeux et n’a pas condamné leurs actes illégaux.

Nous ne souhaitons pas vous réécrire chaque ligne de la plainte que vous avez reçue en 2009. Elle a été particulièrement bien documentée et se suffit à elle-même. Mais nous souhaitons désormais que vous preniez en compte la décision de notre Président de la République d’abandonner cette espèce et que vous décidiez sans plus tarder de sanctions exemplaires contre notre Pays.

L’ours n’est pas responsable de nos difficultés. Votre silence doit-il traduire un encouragement aux autres pays européens à abandonner à leur tour leurs efforts pour faire coexister la grande faune sauvage et les activités humaines ? Comment pouvons-nous demander à des pays comme la Slovénie ou la Roumanie de poursuivre ces efforts si un pays comme la France a votre bénédiction pour laisser disparaître une espèce aussi emblématique de son territoire ?

Aujourd’hui, nous renouvelons notre demande de voir condamné l’Etat français, par le gel des subventions liées à la conservation de l’ours et par un déclassement du Parc National des Pyrénées.

Le Président d’AVES France
Christophe CORET

 

Et bien, il aura fallu du temps pour que l’Europe réponde à ces courriers, mais dans une lettre du 30 novembre 2012, adressée à Gérard Charollois de CVN, avec qui nous avons déposé plainte, que la commission a mis la France en demeure dans le cadre d’une procédure d’infraction. Nous espérons évidemment que cette plainte contraindra le nouveau gouvernement à s’occuper du dossier de l’ours dans les Pyrénées.

Nous espérons vous donner des nouvelles sur cette action rapidement !

La coalition Ours Polaire 2012 réclame le classement de l’ours polaire en annexe 1 de la CITES

Mme Delphine BATHO
Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie
Hôtel de Roquelaure 246 Boulevard Saint-Germain
75007 PARIS

Madame la Ministre,

Dans la perspective de la prochaine Conférence des Parties à la CITES1 qui se tiendra à Bangkok du 3 au 14 mars 2013, nous vous écrivons au nom de la « Coalition Ours Polaires 2012 » que nous avons constituée afin de solliciter le soutien de la France en faveur de la proposition d’inscription de l’ours polaire à l’annexe I de la CITES.

Cette proposition, soumise par les Etats-Unis et soutenue par la Fédération de Russie, vise à accroître le niveau de protection de l’ours polaire dont il ne subsiste plus que 20 000 à 25 000 individus à l’état sauvage – dont 15 000 au Canada – en mettant fin au commerce international de l’ours polaire et de ses parties.

Cette initiative s’appuie sur les constats suivants :


1) Les ours polaires sont gravement menacés par la perte de leur habitat due au changement climatique, ce qui provoque le déclin des populations sur la majeure partie de l’aire de répartition de l’espèce :

Le réchauffement climatique fait fondre la banquise arctique dont les ours polaires ont besoin pour se reproduire, creuser leur tanière et chasser, conduisant à un nombre plus élevé d’ours en mauvaise condition physique, à des portées plus restreintes, à un taux de survie des oursons plus faible ou encore à plus en plus d’incidents de cannibalisme et de noyades → 2/3 de la population globale de l’espèce aura disparu d’ici à 2050 selon les experts du US geological survey si des mesures urgentes de sauvegarde ne sont pas mises en œuvre.

2) Les ours polaires sont affectés par le commerce international, lequel représente la seconde menace principale à laquelle doit faire face l’espèce:

En dépit du déclin de plus de la moitié des 13 populations d’ours polaires qu’il abrite, le Canada est le seul pays de l’aire de répartition de l’espèce continuant à autoriser, chaque année, l’abattage de 600 ours polaires afin d’alimenter la chasse de subsistance, la chasse sportive mais aussi le commerce international. En effet, en 2011, les parties de 441 ours polaires ont fait l’objet de transactions commerciales internationales.

L’existence d’un marché international pour cette espèce rare, listée comme ’vulnérable’ par l’UICN, encourage une demande en expansion, laquelle s’est traduite, ces cinq dernières années, par :

  • Une hausse de 375% du nombre de peaux d’ours polaires proposées aux enchères ;
  • Le doublement du prix d’achat – tant moyen que maximal- d’une peau aux enchères ;Une augmentation significative des quotas de chasse au sein de populations déjà fragilisées en dépit d’avis scientifiquesdéfavorables.Au regard de ces éléments et compte tenu des menaces croissantes liées aux impacts du changement climatique, à l’augmentation des activités industrielles dans l’arctique, à l’exposition aux produits chimiques toxiques auxquelles les ours polaires sont confrontés, toute mortalité inutile infligée à ces animaux – telle que celle stimulée par le commerce international – devrait être stoppée immédiatement.

Sachez cependant que l’inscription de l’ours polaire à l’Annexe I de la CITES :

  • N’affectera pas le commerce domestique des ours polaires et de leurs parties ;
  • N’affectera pas la chasse de subsistance pratiquée par les peuples autochtones ;
  • N’affectera ni la pratique de la chasse sportive, ni le commerce international des trophées – En revanche, cetteinscription permettra de renforcer les procédures de contrôle encadrant l’exportation/l’importation de ces trophées en s’assurant que cette chasse a été menée de manière non préjudiciable au maintien de l’espèce.Alors que plusieurs Etats membres de l’Union européenne se sont d’ores et déjà positionnés en faveur de cette proposition, la France ne s’est, quant à elle, pas encore prononcée sur cette opportunité d’offrir à l’ours polaire le plus haut niveau de protection possible en interdisant le commerce international des peaux et des produits issus de cette espèce.Il est urgent d’œuvrer en faveur de la protection des ours polaires. C’est pourquoi la « Coalition Ours Polaires 2012 »que nous représentons, vous invite à soutenir la proposition visant à transférer l’ours polaire de l’Annexe II à l’Annexe I de la CITES et à promouvoir cette position auprès de vos homologues européens.En vous remerciant par avance de l’intérêt que vous porterez à cette question, nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’assurance de notre très haute considération.

Les membres signataires de la « Coalition Ours polaires 2012 »

Christophe Marie
Directeur du Bureau de Protection Animale
Fondation Brigitte Bardot

Charlotte Nithart
Directrice
Robin des Bois

Céline Sissler
Directrice France et Afrique francophone
IFAW

Reha Hutin
Présidente
Fondation 30 Millions d’Amis

Lamya Essemlali
Présidente
Sea Shepherd France

Franck Laval
Président
Ecologie sans Frontière

Muriel Arnal
Présidente
One Voice

Allain Bougrain Dubourg
Président
LPO (Ligue pour la Protection d des Oiseaux)

Antoine Comiti
Président
L214

Christophe Coret
Président
AVES France

Hélène Vaquier
Présidente
CRAC Europe

Pierre Athanaze
Président
ASPAS


1 CITES : Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction