Marchés d’animaux sauvages vivants, santé animale et humaine et protection de la biodiversité

À l’initiative de la Born Free Foundation, AVES France a co-signé cette lettre ouverte pour demander la fermeture des marchés d’animaux sauvages, régulièrement suspectés lors des épidémies, comme actuellement avec le coronavirus.

Lettre ouverte au :

Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur Général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
Dr Monique Eloit, Directrice Générale de l’Office International d’épizoologie (OIE)
Inger Andersen, Directeur excécutif du Programme Environnement des Nations Unies (UNEP)

Marchés d’animaux sauvages vivants, santé animale et humaine et protection de la biodiversité

Chers collègues, 

Nous vous écrivons pour vous exhorter à encourager fermement les gouvernements du monde entier à introduire et à appliquer une législation pour fermer les marchés de faune sauvage, en particulier ceux où le commerce d’animaux vivants est courant, et à introduire des mécanismes conçus pour réduire de manière significative et démontrable la demande d’animaux sauvages vivants et de produits dérivés.


On trouve dans de nombreux pays des marchés vendant des animaux sauvages. Cependant, la croissance rapide des populations humaines, l’accès accru aux zones fauniques les plus reculées grâce à des changements dans l’utilisation des terres et le développement des infrastructures, une augmentation du revenu disponible, une urbanisation croissante et la nature changeante de la demande, ont entraîné l’expansion rapide et la commercialisation de ces marchés. , augmentant les risques pour la santé humaine et animale, compromettant le bien-être animal et soumettant la biodiversité à une pression non durable.


L’épidémie actuelle de coronavirus qui sévit dans certaines parties de la Chine proviendrait de la faune sauvage et pourrait avoir été transmise aux populations via les marchés de faune sauvage de la ville de Wuhan, bien que la source précise de l’infection humaine n’ait pas encore été définitivement établie. Au moment de la rédaction du présent document, des dizaines de milliers de personnes auraient été exposées, des centaines sont mortes et le virus s’est propagé dans au moins 25 pays. Il est à noter qu’un groupe de 19 éminents chercheurs de l’Académie chinoise des sciences, de l’Institut de virologie de Wuhan et des meilleures universités du pays, ont appelé le gouvernement chinois à sévir contre les marchés de faune sauvage tels que celui au centre de l’épidémie de Wuhan. Le gouvernement a répondu en annonçant une interdiction temporaire du commerce des animaux sauvages et la fermeture de tous les marchés d’animaux sauvages à travers le pays, et il a été demandé que ces mesures soient rendues permanentes.

Les épidémies mondiales précédentes ont également été associées aux marchés d’animaux sauvages. Le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) qui, en 2002-2003, a causé plus de 8 000 contaminations humaines dans 17 pays et près de 800 décès, se serait propagé à l’homme via des mammifères sauvages couramment commercialisés vivants sur les marchés chinois. On pense également que les épidémies de virus Ebola en Afrique occidentale et centrale proviennent de chauves-souris, les primates et autres mammifères sauvages étant considérés comme des hôtes intermédiaires par lesquels les gens ont été infectés ; bon nombre de ces animaux sont également commercialisés vivants sur les marchés d’animaux sauvages des pays dans lesquels les foyers sont apparus.

La fermeture des marchés de faune sauvage pour protéger la santé humaine a un précédent. En 2005, l’Union européenne a interdit l’importation de la plupart des espèces d’oiseaux sauvages capturés vivants, principalement pour réduire le risque d’introduction du virus de la grippe aviaire. Des rapports ultérieurs suggèrent que cette action a eu un impact significatif sur le commerce mondial d’oiseaux vivants.


Le commerce des espèces sauvages ne menace pas seulement la santé humaine ; c’est aussi un contributeur majeur au déclin mondial de la faune et de la biodiversité. Selon l’évaluation mondiale de la biodiversité publiée par l’IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services) en 2019, le déclin de la nature est « sans précédent dans l’histoire humaine », avec un million d’espèces menacées d’extinction. L’exploitation directe est identifiée comme le deuxième moteur de perte de biodiversité, derrière les changements dans l’utilisation des terres et des mers. Le rapport a décrit la réponse mondiale actuelle à cette crise comme insuffisante, a insisté sur le fait que « des changements transformateurs » sont nécessaires pour restaurer et protéger la nature, et a affirmé que « l’opposition des intérêts acquis peut être surmontée pour le bien public ».


L’extraction d’animaux sauvages pour le commerce national et international constitue une part importante de l’exploitation directe identifiée par l’IPBES. Dans de nombreux pays, les animaux sont prélevés dans la nature pour être abattus sur les marchés ou échangés vivants afin d’approvisionner les restaurants, les installations touristiques, la demande internationale vaste et croissante d’animaux de compagnie exotiques et à d’autres fins. Dans certains pays, les animaux domestiques, y compris les chiens et les chats, sont également commercialisés en direct sur les marchés de cette manière, avec des risques associés pour la santé et la sécurité humaines. Ces activités ont de graves conséquences négatives sur le bien-être de plusieurs millions d’animaux.


S’attaquer au commerce des espèces sauvages entraîné par ces marchés et à la demande d’animaux sauvages vivants ou de parties et de produits qui en dérivent, pose des défis sociaux, culturels et économiques. Néanmoins, nous vous exhortons à considérer le risque que ces mêmes défis soient beaucoup plus importants si la cause profonde des épidémies telles que la crise actuelle du coronavirus ne parvient pas à être résolue. Une action mondiale pour freiner durablement le commerce contribuera à réduire considérablement les risques de futures épidémies de maladies infectieuses tant chez les espèces sauvages que chez les humains, et contribuera dans une certaine mesure à faire face à la menace qui pèse sur les animaux individuels et sur la biodiversité au sens large par l’exploitation directe.


Nous vous exhortons donc à engager vos organisations à travailler avec les gouvernements du monde entier, dans le but de mettre fin à l’exploitation des animaux sauvages à des fins commerciales, de fermer les marchés qui font le commerce d’animaux vivants et de réduire la demande commerciale d’animaux vivants pour l’alimentation et à d’autres fins, y compris à partir de spécimens élevés en captivité.


Merci de votre attention sur cette question importante.

David van Gennep, Chief Executive Officer, AAP Animal Advocacy and Protection Pei F Su, Chief Executive Officer, ACTAsia
Maria Mossman, Founder, Action for Elephants
Josphat Ngonyo, Executive Director, Africa Network for Animal Welfare
Liz White, CEO, Animal Alliance of Canada
Jan Creamer, President, Animal Defenders International
Wolf Gordon Clifton, Executive Director, Animal People
Brigita Kymantaitė, Director, Animal Rights Protection Organisation Lithuania Cathy Liss, President, Animal Welfare Institute
Marco Ciampi, President, ARCA Brasil Humane Society
Christophe Coret, President, AVES France
Dominic Dyer, Chief Executive, Badger Trust
Ms Kit Stoner, Chief Executive, Bat Conservation Trust
Koen Cuyten, Project Manager, Bears in Mind
Dr Mark Jones, Head of Policy, Born Free Foundation
Mia MacDonald, Executive Director, Brighter Green, USA
Chris Mercer, Director, Campaign Against Canned Hunting
Mrs Ericka Ceballos, CEO, CATCA Environmental and Wildlife Society, Canada Christine Grandjean, CEO, C’est Assez!
Atty. David Kaplan, President, Cetacean Society International

Mrs and Mr CJ and Luis Muñoz, Executive Directors, Chelui4lions, Spain
Tozie Zokufa, Regional Coordinator, Coalition of African Animal Welfare Organisations (CAAWO)
Alexandra Morette, Director, Code Animal
Dr Angela Wright, Chief Scientific Adviser, Compassion in World Farming
Eva Filipczykova MSc, PhD Candidate, Czech University of Life Sciences, Prague
Piet Wit, Secretary, Daridibó, Guinea Bissau
Karen Botha, Chief Executive Officer, David Shepherd Wildlife Foundation
Bob Dreher, Senior Vice-President Conservation Programs, Defenders of Wildlife
James Bruckner, Head of Species Protection Department, Deutscher Tierschutzbund
Diederik Visser PhD, Chair, Dutch Gorilla Foundation
Dr Femmie Smit, Program Manager Wildlife, Dutch Society for the Protection of Animals (Dierenbescherming)
Michele Pickover, Director, EMS Foundation
Wu Hung, Chief Executive Officer, Environment & Animal Society of Taiwan (EAST)
Debbie Banks, Campaign Leader Tigers & Wildlife Crime, Environmental Investigation Agency
Reineke Hameleers, CEO, Eurogroup for Animals
Miriam Martinez, Wildlife Programme Manager, Fundación FAADA
Dr Henk Smit, Chai, FONA Conservation, The Netherlands
Hedia Baccar, Advisor for MENA and Francophone Africa, Fondation Franz Weber Teresa M. Telecky PhD, Vice President Wildlife, Humane Society International Shirley McGreal, Founder, International Primate Protection League
Stephen A Wiggins, Founder, International Wildlife Bond
Dr Andrew Kelly, CEO, Irish Society for the Prevention of Cruelty to Animals ISPCA

Motokazu Ando, President, Japan Wildlife Conservation Society
Louis Schweitzer, President, La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences
Martin Sims, Director of Investigations, League Against Cruel Sports
Hans de Iongh, Chair, Leo Foundation, The Netherlands
Jenny Desmond, Founder, Liberia Chimpanzee Rescue & Protection
Caroline Ruane, CEO, Naturewatch Foundation
Dr Karin Hartman, Field Director/Researcher, Nova Atlantis Foundation Portugal
William Rossiter, Vice President, NY4WHALES
Courtney S. Vail, Director of Strategic Campaigns, Oceanic Preservation Society (OPS)
Jim Ries, President, One More Generation Bob Elliot, Director, OneKind
Ms Kim PS DA Ribeira, Director, Outraged South African Citizens Against Poaching OSCAP
Dr Gregg Tully, Executive Director, Pan African Sanctuary Alliance (PASA) Jill Nelson, Chief Executive, People’s Trust for Endangered Species
Dr Marion Garai, Pro Elephant Network
Dr Sandra Altherr, Co-Founder, Pro Wildlife Germany
Amal el Bekri, General Secretary, RAPAD Maroc Charlotte Nithart, Director, Robin des Bois
Adam Grogan BSc MCIEEM, Head of Wildlife, Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals RSPCA
Kati Pulli, Executive Director, SEY Animal Welfare Finland
Will Travers OBE, President, Species Survival Network
Simone Eckhardt, Director, SPOTS (Save and Protect Our TreasureS) Ron van der A, Chairman, Stichting Painted Dog Conservation

Carine Bambara, Senior Manager Global External Affairs, The Brooke
Leif Cocks, President, The Orangutan Project
J Brand MSc, Coordinator, Trésor Foundation, The Netherlands
Professor Claudio Sillero, Professor of Conservation Biology, University of Oxford Gerald Dick, Chief Programmes Officer, Vier Pfoten International
Andrew N Rowan DPhil, President, WellBeing International
Chris Butler-Stroud, Chief Executive Officer, Whale and Dolphin Conservation Belinda Wright OBE, Executive Director, Wildlife Protection Society of India Jessica Bridgers, Executive Director, World Animal Net
Kate Nustedt, Programme Director Animals in the Wild, World Animal Protection Robert Laidlaw, CEO, Zoocheck Canada

AVES France attaque l’arrêté du préfet des Côtes-d’Armor pour protéger les blaireautins

Comme vous le savez, nous avons formé un recours en annulation devant le Tribunal administratif de Rennes à l’encontre de l’arrêté du préfet des Côtes-d’Armor venant fixer l’ouverture des périodes de chasse pour la saison 2019/2020.

Cet arrêté autorise en effet la vénerie sous terre du blaireau durant une période complémentaire (du 15 mai au 14 septembre 2020), c’est-à-dire en pleine période de dépendance du blaireautin à l’égard de sa mère.

Une telle décision se heurte alors aux dispositions de l’article L.424-10 du code de l’environnement, lequel interdit toute destruction des petits ou portées d’espèces de mammifères, même lorsque la chasse de ces espèces est permise. L’ouverture de cette période complémentaire est donc illégale, ce que notre recours ne manque pas de démontrer, documentation scientifique à l’appui. 

Face à l’irréversibilité des abattages de blaireaux qui seraient réalisés en application de cette décision, nous avons déposé, en plus de notre recours en annulation, une requête en référé afin que le juge administratif statue en urgence et suspende les effets de l’arrêté dans l’attente de l’issue du recours.

Après une plaidoirie tenue le 3 janvier dernier, Madame la juge des référés du Tribunal administratif de Rennes a rendu une ordonnance le 6 janvier, par laquelle elle a rejeté nos demandes provisoires.

Cependant, le motif de ce rejet est propre au contexte particulier applicable à une procédure de référé et ne vient en rien invalider nos arguments au fond.

En effet, Madame la juge des référés a simplement indiqué qu’il est possible que le Tribunal administratif se prononce sur la légalité de l’arrêté préfectoral avant l’ouverture de la période complémentaire. L’urgence n’était donc, d’après elle, pas caractérisée à la date de l’audience.

L’ordonnance de rejet repose uniquement sur ce motif et ne donne en aucun cas raison à la préfecture, ni à la fédération des chasseurs des Côtes-d’Armor, intervenant à l’action.

L’illégalité de l’ouverture d’une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau étant incontestable – et incontestée par l’ordonnance du juge des référés – nous maintenons chacun des points de notre argumentaire initial jusqu’à l’issue de la procédure au fond.

Pour soutenir notre action, nous vous invitons à adhérer à AVES France. L’adhésion est accessible à partir de 0,85€ par mois ou 10€ par an.

° CELSIUS : la galerie IDA MÉDICIS expose les ours polaires de Sophie Larroche

Du 26 novembre 2019 au 1er janvier 2020, les ours polaires de l’artiste Sophie Larroche seront exposés à la galerie IDA MÉDICIS, 9 rue de Médicis à Paris. AVES France vous invite au vernissage qui aura lieu le mercredi 4 décembre 2019 à partir de 18h30 en présence de l’artiste (contactez-nous pour obtenir votre invitation).

Le projet Celsius.

Celsius, dont le nom réfère à la dangereuse ascension des degrés de la planète, est né d’une rencontre artistique entre la galerie IDA MEDICIS et l’artiste Sophie Larroche.

L’Art comme puissant messager.

La galerie et l’artiste ont pour souhait commun de réunir leurs activités au profit d’une cause fondamentale, la sensibilisation autour du réchauffement climatique. Leurs médias sont l’Art, l’esthétique, le ressenti immédiat, sans moralisation et sans discours.

Face au travail de cette sculptrice, de majestueux ours polaires sont mis en scène dans dans leur vie quotidienne : sculptés dans la terre ou formés en porcelaine, l’animal se laisse observer en train de s’étirer, nager ou encore de regarder avec inquiétude sa petite parcelle de banquise.

Aux interrogations que ces oeuvres suscitent, l’exposition incite chacun, collectionneurs ou novices, à se sentir concerné par la cause environnementale et à investir dans l’Art en mêlant plaisir et acte citoyen.

Unissons nos voix.

L’Artiste Sophie Larroche et la Galerie IDA MEDICIS collaborent avec l’Association AVES France afin de reverser une part du prix de vente des oeuvres à la protection des Ours Polaires.

Adopter une sculpture.

Le lien entre l’ours et l’humain est affectif et émotionnel ; incarnant le réconfort et la douceur, l’animal fait indéniablement appel à notre enfance. Nous parlons d’adoption comme symbolique du sauvetage de l’espèce menacée : il s’agit ici de la rencontre de deux histoires. Celle de l’animal sauvage et de l’individu qui se fait protecteur.

Offrir de l’Art, offrir un symbole.

L’exposition « Celsius », du 26 novembre 2019 au 1er janvier 2020, ne s’inscrit pas par hasard dans la période de fin d’année, propice aux plaisirs, aux résolutions et à la bienveillance. IDA MEDICIS envisage d’associer une nouvelle dimension au cadeau de fin d’année: s’offrir ou offrir à un proche une œuvre d’art porteuse d’un message fort. Convertir un acte de consommation en un acte citoyen qui trouve une résonance toute particulière chez son destinataire et permet de transmettre l’histoire de cette œuvre, sa symbolique, sensibiliser le receveur à sa cause.

Changer la donne, pour l’éternité.

L’achat d’une œuvre d’art est un investissement dans le temps. L’œuvre perdure, prend de la valeur tout en traversant les années. Et si nous contribuions au même avenir de notre planète ?

Adopter le seigneur de l’Arctique n’est pas un simple plaisir de consommation. De la contemplation à l’envie d’agir, l’investissement devient moral.

Contactez-nous pour obtenir votre invitation pour le vernissage, mercredi 4 décembre 2019 à partir de 18h30, en présence de l’artiste !

 

Montreurs d’ours : Manifestation lundi 14 octobre 2019 à 13h à Paris

Ils s’appellent Bony, Glasha, Kilian, Lucien, Lutchak, Micha, Shadow et Valentin. Ils sont les derniers ours exploités en France par une profession moribonde, celle des montreurs d’ours. Incroyable de se dire qu’en 2019, les montreurs d’ours existent encore dans un pays dit civilisé. Et pourtant, leur activité est légale et ces dresseurs indépendants se produisent chaque année dans des dizaines de fêtes médiévales ou lors des fêtes de fin d’année. Leurs « spectacles itinérants » sont même favorisés par l’arrêté du 18 mars 2011, qui leur permet de maintenir leurs ours jusqu’à quatre jours dans le véhicule utilisé pour le transport. Depuis 2005, AVES France se bat pour obtenir l’interdiction de ces représentations anachroniques et pour que les ours soient libérés, mais pas dans la nature ! Nous espérons pouvoir leur offrir à tous une seconde vie dans un sanctuaire adapté où ils pourront couler des jours heureux.

Une manifestation pour les ours captifs exploités pour le divertissement

Lundi 14 octobre 2019 à 13h, AVES France et Paris Animaux Zoopolis organisent une manifestation Fontaine Saint Michel à Paris pour demander à Elisabeth Borne, Ministre de la transition écologique et solidaire, l’interdiction à très court terme de cette pratique moyenâgeuse, ainsi que la saisie en urgence de tous les animaux des Poliakov, dont les négligences ont bien failli coûter la vie à l’ours Micha (relire le communiqué du 14 septembre 2019 : Nos associations demandent le transfert en urgence des 3 ours des Poliakov dans un sanctuaire).

Inscription à la manifestation : https://www.facebook.com/events/1186297188197176/

 

Les montreurs d’ours en France, qui sont-ils ?

    • Frédéric Chesneau, compagnie Atchaka (Bougy-lez-Neuville, 45). Il possède un ours noir d’Amérique (Valentin, né en 2009 dans un zoo Texan) et un ours brun (Lucien, né en 2009 dans un cirque espagnol). 
    • Sylvie Pujol, association Aïtawak (Héric, 44). Elle possède 5 loups arctiques et un ours noir d’Amérique (Kilian, 18 ans, née au zoo de Saint Petersbourg). 
    • Les Poliakov (Chauvigny-du-Perche, 41). Ils possèdent trois ours bruns. Bony, un grizzly mâle. Glasha, une ourse brune de souche syrienne. Micha, un ours brun de souche européenne. 
    • Benoît Motton, compagnie Arkann (Montreuil-sur-Barse, 10). Il possède un ours noir (Lutchak). 
    • Jean-Philippe Roman (parc animalier de Pradinas, 12). Il possède un ours brun (Shadow, né en 2005).

Les mêmes tours reproduits à chaque représentation contre quelques friandises.

Les montreurs d’ours ont sensiblement tous le même discours :

  • ils entretiennent une relation particulière avec leurs ours
  • ils ne les forcent jamais à travailler
  • l’ours serait mort sans leur intervention
  • l’ours est heureux ; il ne travaille pas, il joue
  • un ours n’a pas besoin d’espace s’il est nourri

Le jeudi 15 août 2019, des membres d’AVES France se sont rendus à Watten, dans le Nord de la France.
Nous y avons filmé le numéro de la compagnie Aïtawak. La dresseuse a expliqué à son public qu’elle avait récupéré son ourse Kilian au zoo de Saint Petersbourg. La maman ne s’occupait pas des oursons et, bien sûr, ils seraient morts s’ils n’avaient pas été recueillis. Ce préalable suffit au public pour se dire que Kilian, exploitée depuis 18 ans, a eu de la chance. Kilian fait du toboggan, marche sur des barres parallèles, saute à travers un cerceau et se roule par terre. « Que des choses qu’un ours ferait dans la nature » assure la dresseuse alors qu’elle vient de faire un « Give me five » avec sa meilleure amie l’ourse. Il convient juste de préciser que Kilian ne répond aux ordres que contre de la nourriture (des fruits ou des friandises). C’est le cas également des autres ours, et notamment de l’ours Valentin, qui ne répète les mouvements inculqués par son dresseur qu’en échange de guimauves. Le but des dresseurs est de convaincre le public que leur animal est heureux d’être exhibé, mais aussi qu’ils sont les témoins privilégiés de la représentation de leur animal-star. Pourtant, ces « spectacles » sont les mêmes d’une ville à l’autre (parfois au mot près). Ne vous y trompez pas : l’ours travaille et ne fait que reproduire ce qu’on lui a appris.

« Le transport et la promiscuité, c’est pas un problème ! »

Toujours le jeudi 15 août 2019 à Watten, voici une vidéo de l’ourse Kilian alors que sa dresseuse souhaitait lui faire rejoindre le véhicule qui sert à la transporter. Dans la remorque, 4 loups attendent déjà. Quand nous expliquons que le transport est un facteur de stress pour les animaux sauvages et que les ours n’ont pas à subir ces longs transports (parfois plus d’un millier de kilomètres sur un week-end), certains dresseurs nous répondent que leurs ours dorment durant le trajet, qu’ils se reposent, qu’ils sont comme dans une tanière… Pourtant, l’ourse Kilian ne semble pas décidée à se laisser enfermer pour plusieurs heures…

 

Pour les loups aussi, la proximité du public est une source de stress

Lors de la fête médiévale de Watten, la compagnie Aïtawak présentait également une meute de loups.

Les loups ont montré à plusieurs reprises des signes d’anxiété. La proximité du public, d’une foule bruyante et en mouvement, a même dérangé la dresseuse qui s’est agacée de ne pas pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Ces « spectacles » ayant lieu dans des endroits publics et en extérieur, il paraît pourtant évident que les spectateurs (adultes comme enfants) ne peuvent pas être attentifs comme dans une salle de spectacle. Les loups étaient plus réceptifs lors de la représentation matinale que lors de la seconde présentation. « Ils ne veulent pas travailler, ils ont eu trop de viande ce matin » a-t-on pu entendre…

 

Non, ces spectacles ne sont pas pédagogiques !

« Je suis là pour vous présenter mes animaux »…
Soyons sérieux ! Qui va dans une fête médiévale pour prendre un cours sur les ours ou sur les loups ?
Evidemment personne. Et ça tombe bien car le discours des dresseurs n’a rien de pédagogique. On ne peut évidemment pas justifier l’exploitation d’un ours par une phrase ou deux sur son espèce. D’ailleurs, même les Poliakov (qui font monter leur ours Micha sur un ballon) qualifient leur numéro de pédagogique, car ils débutent leur show par un quizz avec quelques questions sur les ours. Non, on ne le répètera jamais assez : on ne peut pas faire de pédagogie en montrant à des enfants un animal sauvage dressé pour effectuer des tours en échange de quelques friandises.

Quel avenir pour les ours des montreurs d’ours français ?

AVES France milite depuis de longues années pour obtenir l’interdiction de ces spectacles. Notre pétition a d’ailleurs récemment dépassé les 125.000 signatures ! En mai, avec l’aide du collectif CAP (convergence animaux politique), un groupe de députés LR, menés par Bérengère Poletti, a déposé une proposition de loi visant à interdire les spectacles itinérants ou fixes ayant recours à des ours ou des loups. Notre association, aux côtés de Paris Animaux Zoopolis, la SPA, la Fondation Droit Animal Ethique & Sciences, la Fondation Brigitte Bardot, la Fondation 30 millions d’amis, CACH, Code animal, CAP, One Voice et la Fondation Assistance aux Animaux, a participé à la mission ministérielle sur le bien-être animal, à l’issue de laquelle nos structures ont remis au ministère de la transition écologique et solidaire un rapport de synthèse commun dans lequel nous demandons l’interdiction immédiate de la détention d’ours et de loups par les « montreurs ».

Cette proposition ne s’est pas faire à la légère, puisqu’une interdiction de détention impliquerait que nous prenions en charge Bony, Glasha, Kilian, Lucien, Lutchak, Micha, Shadow et Valentin dans des sanctuaires adaptés. Four Paws, ONG qui gère des refuges pour les ours en Europe et dans le monde, nous a assuré que lorsque l’Etat français interdira les spectacles de montreurs d’ours et nous permettra de saisir les animaux, alors ils pourront leur offrir une nouvelle vie dans un de leurs sanctuaires. Le ministère n’a plus de craintes à avoir sur l’avenir de ces ours et il semble donc que tous les indicateurs soient au vert pour qu’enfin nous puissions obtenir la fin de ces spectacles d’un autre âge.

La France rejoindrait alors les pays ayant mis un terme à ces pratiques héritées du moyen-âge, comme notre plus proche voisin (la Belgique), mais aussi la Roumanie où pourtant l’activité était traditionnelle et permettait aux familles roms de vivre de l’exploitation de leurs ours ou l’Inde.

 

Deux exemples de sanctuaires pour les ours

Lors de mon expatriation en Roumanie, j’ai eu la chance de pouvoir visiter le sanctuaire pour les ours de Zarnesti.

C’est le plus grand d’Europe, avec une superficie de 69 hectares de forêts et déjà 116 ours sauvés de la misère et d’une vie de souffrances.

Un autre exemple, plus proche de chez nous, est le sanctuaire pour les ours de Mueritz, en Allemagne (BÄRENWALD Müritz gGmbH). Il accueille actuellement 17 ours.

Comme dans de nombreux sanctuaires, les ours, même s’ils ont toujours été captifs, retrouvent leur instinct sauvage. Ainsi, il n’est pas rare de voir des ours brisés et imprégnés par l’homme se remettre à creuser une tanière et à hiverner. C’est cette vie que nous souhaitons offrir aux ours actuellement exploités en France par les montreurs d’ours. Sortons enfin les ours de leur calvaire et la France du moyen-âge.

Photothèque AVES France : 
Réserve de Zarnesti en Roumanie.

Photothèque AVES France : 
Montreurs d’ours.

° CELSIUS, l’art en faveur de la cause environnementale et animale

° CELSIUS, dont le nom réfère à la dangereuse ascension des degrés de la planète, est né d’une rencontre artistique entre la galerie IDA MÉDICIS et l’artiste sculptrice Sophie LARROCHE.

Jeune galerie d’Art Contemporain située dans le VIème arrondissement de Paris face au jardin du Luxembourg, IDA MÉDICIS Galerie explore l’abstrait sans exclusivité. Concernés par la cause environnementale, ses directeurs Delphine Piard et Georges Lironis souhaitent à travers l’exposition «° CELSIUS » faire de l’Art un acte citoyen.

L’Art comme puissant messager.

La galerie et l’artiste ont pour souhait commun de réunir leurs activités au profit d’une cause fondamentale, la sensibilisation autour du réchauffement climatique. Leurs médias sont l’Art, l’esthétique, le ressenti immédiat, sans moralisation et sans discours. Face au travail de cette sculptrice, de majestueux ours polaires, sculptés dans la terre ou formés en porcelaine, regardent avec inquiétude leurs parcelles de banquise. L’ artiste Sophie LARROCHE et la Galerie IDA MÉDICIS collaborent avec l’Association AVES France, dédiée à la protection de la nature et de la faune sauvage afin de reverser une part du prix de vente des oeuvres à la protection des Ours Polaires.

Offrir de l’Art, offrir un symbole.

Cette exposition ne s’inscrit pas par hasard dans la période de fin d’année, propice aux plaisirs, aux résolutions et à la bienveillance. IDA MÉDICIS envisage d’associer une nouvelle dimension aux cadeaux de fin d’année : s’offrir ou offrir à un proche une œuvre d’art porteuse d’un message fort. Convertir un acte de consommation en acte citoyen qui trouve une résonnance toute particu- lière chez son destinataire et permet de transmettre l’histoire de cette oeuvre, sa symbolique et sensibiliser le receveur à sa cause.

Exposition du 27 novembre 2019 au 1er janvier 2020 Galerie IDA MÉDICIS, 9 rue Médicis, Paris 6ème

Informations :

www.idamedicis.com

Téléchargez la plaquette de présentation en pdf : aves-dossier.pdf

Nos associations demandent le transfert en urgence des 3 ours des Poliakov dans un sanctuaire.

Vendredi 13 septembre 2019, la ministre de la transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, a publié un communiqué de presse annonçant que ses services, alertés par les associations AVES France et One Voice, avaient demandé des contrôles chez les dresseurs d’ours du Loir-et-Cher incriminés dans plusieurs vidéos.

Les images tournées par nos associations ont provoqué une vague d’indignation qui a contraint le gouvernement à se saisir du dossier.

Un premier pas, mais ce n’est pas suffisant

AVES France remercie le ministère de la transition écologique et solidaire d’avoir pris en main ce dossier, la situation de ces dresseurs étant dénoncée par plusieurs associations depuis de nombreuses années sans que jamais les services vétérinaires (DDPP 41) ou la justice ne prenne en considération nos alertes. Interdire l’exploitation de Micha dans les spectacles et obliger ses dresseurs à le soigner est une première satisfaction, mais ce n’est pas suffisant. Les trois ours des Poliakov (Micha, Bony et Glasha) vivent dans des conditions alarmantes et dramatiques et ils doivent tous les trois être saisis et placés dans des structures adaptées.

© Stéphanie Lefebvre – AVES France (8 septembre 2019 – Racquinghem)

Il faut sortir Bony, Glasha et Micha de cet enfer

Ce sont les conditions de détention insalubres des animaux chez les Poliakov qui ont provoqué les pathologies dont Micha souffre aujourd’hui. Les deux autres ours, qui ne sont plus exploités dans des spectacles depuis des années, sont dans un état physique et mental déplorable. Il faut les extraire de leurs geôles de béton et leur offrir des soins adaptés dans un sanctuaire, loin de toute exploitation !

AVES France et Paris Animaux Zoopolis demandent que Micha (et tous les autres ours) soient placés dans un refuge spécialisé. Nos associations ont été mobilisées tout l’été contre ces spectacles et nous maintenons notre souhait de voir le métier de montreur d’ours interdit en France.

L’affaire Micha est une preuve supplémentaire que les Services Vétérinaires (DDPP) sont inefficaces, voir complaisants avec celles et ceux qui exploitent les animaux. Cette situation a également été dénoncée par Loïc Dombreval dans un tweet : « La situation de l’ours Mischa démontre l’inefficacité totale des contrôles règlementaires alors qu’il reste de nbx autres animaux en captivité dans des états de santé déplorables. »

Ours Micha Poliakov 2019
© Stéphanie Lefebvre – AVES France (8 septembre 2019 – Racquinghem)

Toutes nos photos à créditer Stéphanie Lefebvre – AVES France :
https://www.icloud.com/sharedalbum/fr-fr/#B09GDdyTvGmN6B8

Les vidéos du spectacle à créditer AVES France :
https://www.icloud.com/sharedalbum/fr-fr/#B095fk75v6O0Oi

Des places en sanctuaires sont disponibles !

AVES France et la Fondation Brigitte Bardot ont déjà pris contact avec Four Paws qui peut garantir une place pour ces ours dans ses sanctuaires pour les ours en Allemagne ou en Suisse.Nous espérons que les actions conjointes de nos associations aboutiront au sauvetage de ces pauvres ours.

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Notre but ? Obtenir une loi interdisant ces spectacles en France et placer les ours dans des sanctuaires adaptés.

Actuellement dans notre pays, une petite dizaine d’ours sont exploités dans les spectacles.

Encore légaux en France, ces spectacles sont interdits dans plusieurs pays d’Europe. La dération des Vétérinaires Européens recommande depuis 2015 à toutes les « autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe« . Ces animaux, même s’ils sont nés en captivité, ont le même patrimoine génétique que les ours sauvages et donc les mêmes besoins.

67% des Français-es sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques et spectacles itinérants (source IFOP 2019 pour 30 Millions d’Amis).

Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, « compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux » (FVE). La législation actuelle ne prend pas en compte le bien-être des animaux, l’arrêté du 18 mars 2011 permettant aux dresseurs de maintenir leurs animaux jusqu’à quatre jours dans un van, une camionnette ou une remorque.

Ours Micha Poliakov 2019 © Stéphanie Lefebvre – AVES France (8 septembre 2019 – Racquinghem)

Linterdiction des ours dans les spectacles nest quune question de temps

AVES France et Paris Animaux Zoopolis ont dénoncé ces spectacles tout l’été. Nos associations ont participé à la mission ministérielle sur le bien-être des animaux sauvages captifs, lancée par le ministère de la transition écologique et solidaire. Un rapport de synthèse signé par la SPA, la Fondation Droit Animal Ethique & Sciences, la Fondation Brigitte Bardot, la Fondation 30 millions d’amis, AVES France, CACH, Code animal, CAP, Paris Animaux Zoopolis, One Voice et la Fondation Assistance aux animaux a été remis aux services du ministère début juillet, puis nos associations et fondations ont été reçues par Elisabeth Borne, Emmanuelle Wargon et Brune Poirson le vendredi 30 août, réunion durant laquelle la ministre a réaffirmé ses ambitions de faire avancer la cause animale. Nous attendons maintenant des actions fortes et urgentes pour sortir ces animaux de cette situation catastrophique et inadmissible dans notre pays.

Une proposition de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups a également été déposée le 22 mai 2019 par un groupe de députés, afin d’encadrer la fin de cette pratique moyen-âgeuse (http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion1969/(index)/propositions-loi).

De plus en plus d’associations* soutiennent nos demandes auprès du ministère de la transition écologique et solidaire pour obtenir une interdiction de ces spectacles et le placement des ours dans des refuges adaptés. Voici la liste non exhaustive des structures qui souhaitent une interdiction de ces spectacles :

  • Animals Asia France
  • Association stéphanoise Militants Animalistes Sainté
  • AVES France
  • Bears in Mind
  • CACH
  • C’est assez !
  • Chapter Animals
  • Code Animal
  • Collectif Animalistes 43
  • Collectif Chats 100% stérilisation obligatoire
  • Comité Ardèche/Drôme Défense-Animale
  • Éducation Éthique Animale
  • Ensemble pour les animaux
  • Évolution Condition Animale
  • Fondation 30 millions d’amis
  • Fondation Brigitte Bardot
  • FOUR PAWS
  • La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences (LFDA)
  • Paris Animaux Zoopolis
  • Parti animaliste
  • Radio Parole d’animaux
  • SPA – Société protectrice des animaux

Zarnesti - 10

Il n’y aura plus d’animaux sauvages lors des Fêtes médiévales de Watten !

© Photo : Aurélie Jaeglin – RAO pour AVES France

Suite à l’engagement de la mairie et de l’association Watt’en Fête, nos associations annulent la manifestation lors de la Fête médiévale de Watten le jeudi 15 août 2019.

Le 15 août 2019, l’association WATT’EN FÊTE organise une fête médiévale sur le site de l’Abbaye de Watten, dans le Nord. A cette occasion, l’association a programmé plusieurs spectacles animaliers (spectacle équestre, fauconnerie, passage d’oies, montreur d’ours, spectacles de loups).

Nos associations, AVES France et Paris Animaux Zoopolis, dénoncent l’exploitation et la captivité des ours et des loups dans les spectacles et demandent l’interdiction de ces pratiques héritées du moyen-âge.

Dans un mail du 21 juillet, l’association AVES France demandait à Monsieur Deschodt, Maire de Watten, de bien vouloir annuler ces animations, l’objectif d’une fête médiévale étant de rassembler autour de notre histoire, pas de créer un malaise légitime concernant la condition animale.

Après plusieurs semaines de contestation, 46.780 personnes ont signé notre pétition, sans pour autant que le maire accepte de répondre aux associations de protection des animaux.

Un spectacle qui a déjà créé la polémique l’an dernier

Le spectacle de la compagnie Aïtawak, mettant en scène un ours et une meute de loups, a pourtant déjà fait polémique l’année dernière au château du Hohlandsbourg.

Des bénévoles d’AVES France avaient filmé cette représentation et la vidéo, publiée sur les réseaux sociaux, était rapidement devenue virale, provoquant une vague d’indignation.

Voir la vidéo sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=3RNOHzNr3tk (vidéo et photos sous copyright © Aurélie Jaeglin – RAO pour AVES France).

Manifestation annulée

Dans l’article de La voix du Nord du 7 août 2019, la mairie de Watten et l’association Watt’en Fête ont annoncé qu’il n’y aurait plus d’animaux lors de la prochaine fête médiévale. Dès le lendemain, AVES France a écrit à la mairie afin de les féliciter pour cette décision, en proposant au mairie d’annuler la manifestation contre une attestation écrite confirmant les propos tenus dans la presse. Le député Alain Bruneel, sensible au sort de ces animaux et auteur d’une Question écrite au gouvernement au sujet des montreurs d’ours, a également écrit à la mairie de Watten et nous l’en remercions.

Ce mardi 13 août à midi, monsieur le maire de Watten a contacté l’association AVES France afin de lui confirmer qu’il n’y aurait pas d’animaux sauvages lors de la prochaine fête médiévale et qu’il nous remettrait l’attestation écrite dans la journée (consultable ici). Nous aurions préféré que les spectacles animaliers de l’édition 2019 soient annulés, mais notre but n’est pas de gâcher la fête. En annonçant qu’il n’y aurait plus d’animaux lors de l’édition 2020 de la Fête médiévale, la mairie et l’association Watt’en Fête font déjà un pas vers nous et montrent qu’elles ont entendu nos revendications. Aussi, AVES France et Paris Animaux Zoopolis annoncent qu’il n’y aura pas de manifestation le jeudi 15 août à Watten.

Suite à nos actions, des Mairies s’engagent :
1) Ferrières-en-Gâtinais (45) : engagement écrit du Maire et du Président de l’association des Nocturnes de Ferrières de ne pas programmer d’ours en 2020.
2) Monflanquin (47) : engagement écrit de la Maire et du Président de l’association GEM de ne pas programmer de mammifères sauvages en 2020.
3) Watten (59) : engagement dans la Voix du Nord du Maire et du Président de l’association de ne pas programmer d’animaux sauvages + engagement écrit.
4) Thônes (74) : engagement sur le site de France 3. L’Office de Tourisme de Thônes « ne programmera plus de spectacles avec des animaux à l’avenir. »

 

Notre but ?
Obtenir une loi interdisant ces spectacles en France et placer les ours dans des sanctuaires adaptés.

Actuellement dans notre pays, une petite dizaine d’ours sont exploités dans les spectacles.
Encore légaux en France, ces spectacles sont interdits dans plusieurs pays d’Europe. La Fédération des Vétérinaires Européens recommande depuis 2015 à toutes les « autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe« . Ces animaux, même s’ils sont nés en captivité, ont le même patrimoine génétique que les ours sauvages et donc les mêmes besoins.

67% des Français-es sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques et spectacles itinérants (source IFOP 2019 pour 30 Millions d’Amis).

Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, « compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux » (FVE). La législation actuelle ne prend pas en compte le bien-être des animaux, l’arrêté du 18 mars 2011 permettant aux dresseurs de maintenir leurs animaux jusqu’à quatre jours dans un van, une camionnette ou une remorque.

L’interdiction des ours dans les spectacles n’est qu’une question de temps

AVES France et Paris Animaux Zoopolis ont participé à la mission ministérielle sur le bien-être des animaux sauvages captifs, lancée par le ministère de la transition écologique et solidaire : les deux associations souhaitent obtenir l’interdiction de ces spectacles, demande qui a été soutenue par les autres associations et fondations présentes.

Une proposition de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups a également été déposée le 22 mai 2019 par un groupe de députés, afin d’encadrer la fin de cette pratique moyen-âgeuse (http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion1969/(index)/propositions-loi).

🚨Nouveau rebondissement : l’ours Valentin finalement présent aux Nocturnes de Ferrières !

La joie aura été de courte durée pour les militants de la cause animale. Le juge des référés vient d’autoriser l’exploitation de l’ours Valentin pour les 4 samedis à Ferrières-en-Gâtinais, estimant que « l’arrêté du maire de Ferrières porte une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’entreprendre ». Retour sur les nombreux rebondissements qui auront entachés l’édition 2019 des Nocturnes de Ferrières.

Une exhibition d’ours, légale mais immorale

Sur le site internet des Nocturnes de Ferrières, vous ne trouverez pas le programme des festivités. Seule l’affiche de l’édition 2019 évoque la venue d’un montreur d’ours, animation pourtant qualifiée d’essentielle par les organisateurs. Dès confirmation de cette information, AVES France a adressé un mail à la mairie de Ferrières-en-Gâtinais et aux organisateurs des Nocturnes de Ferrières, l’association AFHF, financée en partie par la mairie. Parallèlement, nous avons mis en place une cyber-action afin que nos sympathisants puissent s’exprimer auprès des organisateurs de cette fête médiévale et demander l’annulation de la venue du montreur d’ours. Deux jours après l’envoi de notre message, l’association nous envoyait ce message :

Bonjour,
Nous vous écrivons ce jour suite à la cyber-action diffamatoire de votre association, AVES France, à l’encontre du choix de l’intervention du dresseur capacitaire Monsieur Frédéric Chesneau et de l’ours Valentin sur nos festivités annuelles (Les Nocturnes de Ferrières).
Nous tenions donc simplement à vous informer, sans animosité aucune, que vous êtes désormais exposés à de lourdes poursuites judiciaires. En effet, Monsieur Chesneau, comme l’AFHF, ont déposé plainte contre votre association pour propos diffamatoires et incitation à la haine.

Cordialement,
Le Conseil d’Administration de l’AFHF

Association Fêtes Historiques de Ferrières
11 rue du Lion d’Or
45210 Ferrières-en-Gâtinais
02 38 94 00 00

Du côté de la Mairie de Ferrières-en-Gâtinais : silence radio ! Devant ce refus de dialogue, nous avons décidé, avec Paris Animaux Zoopolis, d’organiser une manifestation le mardi 16 juillet 2019 devant la Mairie de Ferrières-en-Gâtinais, dans le but de faire entendre nos revendications.

Une manifestation interdite par la maire

Quelques jours avant notre manifestation pacifique, pourtant organisée en semaine (et non pendant la fête médiévale), la mairie de Ferrières-en-Gâtinais a pris un arrêté nous interdisant ce rassemblement. Attaqué par PAZ, cet arrêté a été annulé par le juge des référés et la manifestation a bien pu avoir lieu.

A l’issue de cette manifestation, deux représentantes d’AVES France et Paris Animaux Zoopolis ont été reçues par le Maire, qui nous a semblé avoir compris nos revendications. A plusieurs reprises, il a demandé à nos associations d’annuler leurs manifestations pendant les Nocturnes de Ferrières, craignant des affrontements entre nos militants pacifistes et les participants des Nocturnes qui seraient souvent ivres à la fin des festivités. En échange de la levée des manifestations, le maire s’engageait à interdire la venue du montreur d’ours. Pour nos associations, un ours n’a pas sa place dans ces fêtes, et encore moins quand il y a un risque de débordements avec un public qui abuse de boissons alcoolisées.

Le maire a donc pris un arrêté le jeudi 18 juillet pour interdire les 4 représentations avec l’ours, à notre plus grande satisfaction.

 

Un arrêté attaqué par le dresseur

Dès le lendemain matin, l’avocate de Frédéric Chesneau a déposé un recours en référé qui a été examiné vendredi après-midi par le tribunal administratif d’Orléans. Le juge des référés a suspendu l’arrêté du maire, considérant que « l’arrêté du maire de Ferrières porte une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’entreprendre ».

L’exhibition de l’ours Valentin pourra donc avoir lieu, à notre plus grand désespoir. Nous sommes évidemment déçus par cette décision du tribunal. Cependant, c’est la première fois en France que la présence d’un montreur d’ours est remise en question de manière aussi forte. Nous attendons désormais que le maire de Ferrières-en-Gâtinais et l’AFHF s’engagent à ne plus venir faire venir de montreur d’ours pour les éditions futures. Les maires et les institutions locales ont clairement un rôle à jouer, puisqu’ils peuvent conditionner leurs aides financières à l’absence d’animaux lors des festivités. Il faut que cela devienne un réflexe dans les conventions pour en finir avec ces exploitations honteuses.

 

Nous militons contre tous les spectacles d’ours

Régulièrement prise à partie par le dresseur et son fan club, AVES France tient à préciser que :

  • nous luttons contre TOUTES les exploitations des ours dans les spectacles. Si monsieur Chesneau a l’impression qu’il est plus visé que les autres, c’est simplement qu’il capte la majorité des contrats. En 2018, il a parcouru avec ses ours plus de 17.000 Km d’après nos estimations. Les autres montreurs d’ours sont beaucoup moins sollicités. Cependant, nous dénonçons également leurs spectacles. Pour rappel, nos actions ont permis d’annuler la participation du montreur d’ours Benoît Motton à Châteaubleau. Le parc d’attractions Nigloland a également renoncé à ces spectacles suite à une pétition et une campagne de i-boycott. On ne peut donc pas dire que nous nous « acharnons » contre Frédéric Chesneau.
  • nous dénonçons les spectacles, mais nous oeuvrons aussi sur le plan législatif. En effet, depuis 2 ans, AVES France sensibilise les députés et sénateurs et plusieurs d’entre eux soutiennent nos demandes, estimant qu’il faut mettre un terme à ces exhibitions d’ours et de loups. Plusieurs députés ont notamment déposé une proposition de loi visant à interdire les spectacles ayant recours à des ours ou des loups.
  • AVES France, aux cotés de 11 autres associations ou fondations oeuvrant pour les animaux (Paris Animaux Zoopolis, SPA, Fondation Brigitte Bardot, 30 millions d’amis…) a participé à la Mission ministérielle sur le bien-être animal pendant laquelle nous avons pu demander l’interdiction de détention d’ours et de loups par les « montreurs ». Le but est évidemment de rendre cette pratique illégale en France, comme c’est déjà le cas dans plusieurs pays européens.
  • nous avons évidemment pris des contacts avec des sanctuaires et tous les ours concernés pourront-être placés dans des structures adaptées dès que ces spectacles seront interdits.

Pour soutenir nos demandes et mettre un terme à ces spectacles, interpelez le ministère de la transition écologique et solidaire : 

La conservation du loup en plaine lorraine

Depuis son retour en Lorraine, le Loup dit de la plaine, spontanément installé dans la plaine lorraine aux frontières des Vosges, de la Meurthe-et-Moselle et de la Meuse ne semble pas être bienvenu dans notre région. La presse régionale se fait l’écho des attaques aux troupeaux de moutons et des difficultés des éleveurs à survivre face à cette menace. Les pouvoirs publics et les médias présentent ce loup comme « anormal », du fait de ses attaques et des dégâts qu’il commet.

Pourtant, à notre connaissance, aucune étude scientifique n’a été menée pour comprendre le comportement prédateur de cet animal et en limiter les effets. Ce loup évolue dans un contexte particulier (milieu de plaine, grandes forêts giboyeuses, divers dérangements de la faune, …), et fait face à multitude de troupeaux de moutons, allant d’une dizaine de têtes à plusieurs centaines. Ces caractéristiques ne se rencontrent pas dans d’autres secteurs habités par les loups en France.

En Lorraine, la pratique d’un élevage ovin extensif participe à l’ouverture des paysages et donc à l’expression d’une biodiversité particulièrement riche. L’objectif est donc bien de permettre la coexistence du prédateur et de l’élevage ovin dans notre région. Toutefois, de nombreuses observations montrent que l’usage de clôtures et de pratiques d’élevage adaptées, empêchent ou réduisent de façon drastique les attaques (et à l’inverse que les attaques se produisent sur des troupeaux mal protégés).

Le Loup, est une espèce protégée par la Convention de Berne (1979) et par la directive européenne relative à la conservation des habitats naturels (1992). Ces deux textes interdisent toute forme de « mise à mort intentionnelle » du Loup. Néanmoins, la réglementation prévoit la possibilité de déroger dans le cadre de la prévention de dommages importants au bétail, si et seulement s’il n’existe pas d’autre(s) solution(s) satisfaisante(s), et que la dérogation ne nuit pas à la survie de la population concernée. Des solutions sont présentées au sein du Plan National d’Actions 2018-2023, notamment la mise en place de mesures de protection par les éleveurs. Ces mesures conditionnent notamment les aides de l’État et les autorisations de tirs si des attaques se produisent en dépit des protections.

Pourtant, l’État prépare un arrêté permettant le tir d’élimination de ce loup, en dépit du travail conduit sur le terrain par des éleveurs et par des associations de protection de la nature pour permettre une cohabitation pacifique du loup et de l’élevage ovin.

Le retour du Loup est le symbole de la restauration de la biodiversité dans notre région. Pour les associations signataires, il n’est pas question de laisser détruire cet animal. Ces associations appellent donc tous les défenseurs de la biodiversité à les rejoindre pour s’opposer à cette destruction. Les personnes qui partagent ces vues et souhaitent que l’histoire du loup et de l’élevage continue à s’écrire, sont invitées à rejoindre les associations signataires ou à participer aux actions qui sont lancées sur les sites web et les réseaux sociaux.

SCANDALE : LE MAIRE DE CHÂTEAUDUN NOUS INTERDIT DE MANIFESTER CONTRE LE MONTREUR D’OURS !

« Nous sommes révoltés par cette décision anti-démocratique qui n’honore pas le Maire de Châteaudun. »

Le Maire de Châteaudun, Alain Venot, a pris un arrêté municipal (ci-joint) nous interdisant de manifester samedi et dimanche dans un périmètre qui va au delà de la Fête médiévale.

Les associations AVES France et Paris Animaux Zoopolis sont contraintes d’annuler les manifestations.

Oui à une belle fête médiévale, mais sans exploitation animale
Les associations AVES France et Paris Animaux Zoopolis demandent depuis plusieurs semaines au Maire de Châteaudun de renoncer au spectacle de montreur d’ours planifié samedi et dimanche lors de la Foire aux Laines de Châteaudun.  Non seulement le Maire de Chateaudun est indifférent au sort de l’ours Valentin mais en plus, il nous interdit de manifester et donc d’exprimer notre opposition !

Une demande sociétale
56.874 personnes ont signé la pétition lancée par les associations, demandant aux organisateurs de la Foire aux laines de Châteaudun d’annuler ce spectacle67% des Français-es demandent l’interdiction des animaux sauvages dans les spectacles itinérants (IFOP pour 30 Millions d’Amis, réalisé en 2019).

Des manifestations pacifiques et festives étaient prévues

En l’absence de réponse de la Mairie, les associations, rejointes par le Parti Animaliste, ont décidé d’organiser deux manifestations pacifiques, déclarées en Préfecture, afin de sensibiliser le public à la cause des animaux exploités pour les spectacles. 

Nous avions préparé un évènement festif, avec des discours au mégaphone et une distribution de tracts et de brochures sur ces spectacles ainsi que des militants déguisés en ours qui devaient aller à la rencontre des enfants pour leur proposer des câlins, des photos et amorcer une discussion avec les familles sur la place des animaux sauvages dans ce genre de festivités. 

Malheureusement, le Maire de Châteaudun abuse de son pouvoir et prétexte un risque de trouble à l’ordre public et un risque d’insécurité causé sur l’ensemble de la fête ! De qui se moque t-on ?

Le dresseur, lui, aura toute sa liberté pour dénigrer le travail de nos associations devant son public, comme il a l’habitude de le faire pendant ses prestations. 

Alors que : 

  • de nombreuses personnalités, associations, députés et sénateurs, ont pris position cette semaine dans une tribune vidéo pour demander la fin des animaux dans les cirques,
  • 12 associations et fondations ont présenté mercredi 3 juillet un rapport commun demandant l’interdiction des animaux dans les cirques et les spectacles itinérants, lors de la réunion de restitution de la mission ministérielle sur le bien-être animal du ministre d’Etat François de Rugy,
  • 67% des Français-es demandent l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques
  • près de 57.000 personnes ont demandé l’interdiction de ce spectacle au maire de Châteaudun,

Le maire a fait le choix d’interdire une manifestation plutôt que de répondre aux attentes de la population en annulant la venue du montreur d’ours.