Renatur’Action : AVES France lance sa campagne de crowdfunding pour rendre à la nature des parcelles dégradées par l’agriculture intensive

Pour mieux protéger la nature et la faune sauvage, AVES France a décidé de financer des projets de renaturation dans des zones où le bocage a été dégradé par la pratique de l’agriculture intensive. Concrètement, il s’agit d’offrir à la faune sauvage des espaces de quiétude interdits de toute forme de chasse.

C’est pourquoi AVES France a besoin de vous aujourd’hui !


Pour contribuer à la campagne : https://www.helloasso.com/associations/aves-france/collectes/renatur-action-projet-de-renaturation-du-bocage

 

Forts d’une première expérience de partenariat en 2020 avec une association locale qui souhaitait planter une haie et creuser une mare, nous avons décidé cette année d’aller plus loin en soutenant un projet de renaturation situé au nord du département de la Loire Atlantique.

La parcelle de 1,3 hectare qui était jusqu’à présent occupée par des cultures agricoles conventionnelles sera transformée en 4 micro parcelles de prairies permanentes et une autre sera laissée en libre évolution. Ce havre de paix interdit de chasse comptera 350 mètres de haies sur talus ainsi que 3 mares.

A quoi servira l’argent collecté ?

Les réalisations concrètes grâce aux dons :
10 € = 6 plants achetés
30 € = 10 mètres linéaires de haies sur talus plantés
100 € = 30  mètres linéaires de haies sur talus plantés
300 € = 1 mare de 40 m²
  • Vos dons nous permettront de financer des travaux d’aménagement des zones jusqu’ici détériorées par l’agriculture intensive en plantant des haies, en créant des micro parcelles interdites de chasse, en creusant des mares et en apportant tout autre aménagement favorable au retour de la flore sauvage, des insectes, des mammifères, des oiseaux et des amphibiens.
  • Chaque donateur deviendra adhérent à AVES France, ou verra son adhésion prolongée s’il est déjà membre. Notre priorité est d’augmenter durablement notre nombre d’adhérents pour obtenir l’agrément « protection de l’environnement ».
  • Enfin, vos dons nous permettront également de lancer une campagne d’information et de sensibilisation auprès de particuliers qui ont réussi à soustraire des terrains à l’agriculture conventionnelle.
Nous avons fixé l’objectif de la collecte à 5000€. 
– 80% des montants collectés permettront de financer l’action.
– 20% maximum de la collecte servira à financer l’achat et l’envoi des contreparties.
Si nous dépassons l’objectif, nous pourrons financer d’autres projets de renaturation !

Les contreparties

Nous avons choisi avec soin nos contreparties, afin qu’elles soient utiles et que leur impact sur la nature soit le plus acceptable possible. Les stylos sont en bambou et en fibre de paille, les blocs en papier recyclé, les gourdes isotherme en inox, les tee-shirts en coton bio… Les contreparties sont cependant optionnelles. Si vous ne souhaitez pas les recevoir, il suffit de faire un don libre. Sinon, elles seront envoyées à la fin de la campagne.

Des dons défiscalisés

Les dons à AVES France ouvrent des droits à des déductions fiscales.

  • Quand vous donnez 10€, votre don vous coûte 3,40€ après déduction fiscale ;
  • quand vous donnez 30€, votre don vous coûte 10,20€ après déduction fiscale ;
  • quand vous donnez 50€, votre don vous coûte 17€ après déduction fiscale ;
  • quand vous donnez 100€, votre don vous coûte 34€ après déduction fiscale ;
  • quand vous donnez 360€, votre don vous coûte 122,40€ après déduction fiscale.

+ D’INFOS SUR AVES FRANCE ET CETTE CAMPAGNE

L’équipe d’AVES France n’est composée que de bénévoles, particulièrement engagés pour la protection de la nature et de la faune sauvage.
AVES France étant une association nationale, nous souhaitons notamment nous impliquer sur différents projets de renaturation à travers le pays permettant le retour des espaces sauvages dans des zones où le paysage est aujourd’hui simplifié par l’agriculture.
Les haies, les prairies et les mares sont des composants essentiels au bocage. Disposées en réseau, les haies contribuent activement à briser le vent, temporiser et atténuer les effets des inondations, les sécheresses et l’érosion des sols. Une haie développée et écologiquement fonctionnelle est composée d’une superposition de plusieurs strates : une strate herbacée composée d’un ourlet herbeux forme la lisière basse, une strate arbustive et broussailleuse forme la lisière intermédiaire et enfin une strate haute arborée forme la lisière supérieure.
D’une largeur souvent inférieure à 5 m, la haie offre le gîte et le couvert pour des centaines d’espèces d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens ou encore de mammifères. Associées aux haies, les prairies naturelles et les mares forment des écosystèmes complexes d’une grande richesse. Humide, mésophile ou sèche, les prairies naturelles forment une communauté végétale diversifiée idéale pour les insectes notamment. Leur régénération est permanente et stable grâce à l’action du pâturage et du fauchage. Elles jouent un rôle de filtration de l’eau et protègent le sol de l’érosion. Initialement destinées à abreuver le bétail, les mares offrent une biodiversité remarquable et singulière. Les amphibiens s’y reproduisent et une flore aquatique s’y développe.
Depuis le IXe siècle, les hommes ont façonné le bocage avec beaucoup de soins et de savoir-faire pour parvenir à un paysage complexe. Malheureusement, la fonction du bocage a bien changé avec l’évolution sociétale et le regard que l’on porte sur elle. Depuis les années 1970, les remembrements et remaniements se succèdent. Les multiples intérêts qu’apportaient les haies, les prairies naturelles et les mares se sont progressivement effacés. Devenues gênantes et envahissantes, les haies forment des obstacles à l’agrandissement et au remaniement du parcellaire agricole. C’est ainsi que des milliers de kilomètres de haies ont disparu de notre paysage. Cette transformation paysagère induite par les cultures céréalières de l’agriculture intensive a aussi fait disparaître un grand nombre de prairies naturelles permanentes et de mares.
Ce bocage fortement dégradé est devenu un paysage simplifié très appauvri en biodiversité.Il est indispensable de reconstituer le paysage bocager et permettre de nouveau à la biodiversité de s’épanouir. C’est dans ce contexte, qu’une parcelle de 13000 m² a été libérée de l’emprise agricole pour devenir une petite zone bocagère. Située dans le nord du département de la Loire-Atlantique, elle se trouve au cœur d’un contexte bocager très dégradé.

La pépinière qui fournira les plants pour les haies du projet de renaturation récolte ses graines dans la région, sur des boisements anciens et préservés afin d’assurer une génétique locale et diversifiée.

Planter des arbres d’origine locale, pourquoi ?

  • Obtenir des plantations plus adaptées aux conditions locales (sol, climat..)
  • Lutter contre l’érosion de la biodiversité
  • Limiter notre empreinte écologique
  • Participer à une économie relocalisée
  • Une qualité garantie par un label : le label Végétal local garantit la traçabilité et la diversité des provenances ainsi que le respect des sites de collectes de graines. (source: Graine de Bocage)

Pour contribuer à la campagne : https://www.helloasso.com/associations/aves-france/collectes/renatur-action-projet-de-renaturation-du-bocage

Vous préférez donner par chèque, virement ou via paypal ? C’est possible. Contactez-nous ! 

Vènerie sous terre du blaireau : six organisations de protection de la nature et de la faune sauvage saisissent le Ministère

Les associations AVES France, ASPAS, Blaireau & Sauvage, One Voice, Meles et la Fondation Brigitte Bardot ont saisi la Ministre de la transition écologique et solidaire afin de solliciter l’interdiction de la vènerie sous terre du blaireau.

Cette pratique consiste à envoyer des chiens dans les terriers des blaireaux afin de les terroriser jusqu’à ce que les chasseurs parviennent à les déterrer puis à les tuer au fusil ou à l’arme blanche, mettant un terme à plusieurs heures de souffrance et de stress infligés à l’animal. 

Cette chasse nuit à l’équilibre cynégétique en ce qu’elle entraîne la mort de blaireautins, comme l’a révélé la vidéo de l’association One Voice qui est parvenue à infiltrer un équipage de vènerie sous terre. Les petits, non matures sexuellement, sont tués avant d’avoir eu la possibilité de se reproduire, ce qui nuit à la croissance démographique de cette espèce au rythme de reproduction lent.

Protégé par la Convention de Berne, le blaireau ne peut être chassé dans de nombreux pays de l’Union européenne. Le Conseil de l’Europe considère d’ailleurs que la vènerie sous terre, spécialité française largement décriée,  « ne peut être considérée comme efficace ni humain[e], et constitue un sport ».

Le blaireau est victime d’une réputation injustifiée : les dégâts qui lui sont reprochés sont minimes et en réalité imputables à d’autres espèces telles que le sanglier. Le petit mammifère peut en outre aisément être repoussé à l’aide de techniques très simples et peu coûteuses.

Les Préfectures ne sont d’ailleurs jamais en mesure de justifier de la réalité des dégâts qu’il aurait provoqués. Elles se fondent sur les allégations des chasseurs et ne publient aucune donnée démontrant l’existence d’éventuels dégâts.

Cette pratique cruelle et injustifiée, tant scientifiquement que légalement, n’a donc aucune raison de perdurer en France, pays signataire de la Convention de Berne et qui se pose en défenseur de la biodiversité.

Les six organisations demandent donc au Ministère de la transition écologique et solidaire d’interdire cette pratique et de veiller à ce qu’aucune période complémentaire de chasse par vènerie sous terre ne soit autorisée sur le territoire national.

En pièce jointe (PDF) : demande formelle adressée au Ministère de la transition écologique et solidaire, rédigée avec l’aide du cabinet GEO AVOCATS. 

Communiqué de presse sur les périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau

Chaque année, le 15 mai résonne comme une date qui signe le retour de l’assaut des pelles et des pioches sur les terriers de blaireaux afin de les déterrer, c’est le début de la période dite « complémentaire » de vénerie sous terre. Celle-ci s’ajoute à la période dite « normale » autorisée à partir de l’ouverture générale de la chasse, de la mi-septembre jusqu’au 15 janvier. La trêve de la chasse sous terre est une relative quiétude pour cette espèce qui ne dure que 4 mois par an dans la majorité des 93 départements de France métropolitaine (hors Paris et Corse).

La vénerie sous terre est exercée en tant que loisir (terme utilisé dans le rapport de l’ANSES publié en août 2019), ce mode de chasse est encore pratiqué aujourd’hui presque partout en France (sauf dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et le Territoire-de-Belfort). Il faut toutefois noter une relative régression de son autorisation pour la période complémentaire.

L’ASPAS vient de publier une carte sur la base des informations transmises par notre association. Celle-ci met en évidence les départements où la période complémentaire n’est plus autorisée.

Concrètement, le pourtour méditerranéen n’est presque plus concerné par l’application de la période complémentaire, et les secteurs géographiques du nord-est et du sud-ouest de la France présentent des avancées encourageantes qui laissent entrevoir prochainement un abandon progressif. Ces départements vont dans le bon sens et montrent la volonté des préfets d’aller vers la voie de la raison ; nous ne pouvons qu’encourager les autres départements à suivre ces exemples qui démontrent qu’il n’est plus possible d’autoriser aujourd’hui, arbitrairement, de telles pratiques non fondées scientifiquement.

C’est ainsi que la période complémentaire n’a pas été reconduite en 2019 dans l’Orne et la Haute-Saône et en 2020 dans le Gers, la Lozère et le Tarn. Elle est réduite dans l’Ariège, l’Aube, le Cher, la Dordogne, le Gard, la Loire, la Marne, la Meuse, le Pas-de-Calais, le Rhône et la Haute Savoie. Le facteur principal qui a permis ces évolutions est sans conteste le fait de la mobilisation désormais ancrée pour un certain nombre de citoyens de participer aux consultations publiques.

Plus qu’une opposition de principe sur la pratique barbare de la vénerie sous terre, ce sont la pertinence des arguments qui ont permis aux préfets de prendre la mesure des carences de justifications de ces autorisations. Un arrêt de la cour administrative d’appel de Bordeaux en date du 9 juillet 2019 a été rendu en ce sens suite à un recours de l’association Indre Nature.

Par le biais de notre site dédié aux consultations publiques, nous les signalons au public afin que tout un chacun puisse y répondre et s’exprimer en toute connaissance de cause. Nos bénévoles se mobilisent actuellement pour diffuser ces consultations publiques tout en mentionnant des arguments appropriés.

Au-delà des consultations publiques, dont la participation du plus grand nombre est essentielle, les associations de protection de la nature dénoncent régulièrement cette pratique cruelle sur les différents plans éthique, juridique, médiatique et politique.

Nous avons relevé à ce jour que plusieurs préfectures ont proposé dans leur projet d’arrêté préfectoral relatif à la chasse des dates d’autorisation de l’exercice de la vénerie sous terre du blaireau à partir du 15 mai 2020. Compte tenu du délai de la procédure de consultation publique et bien que cette date d’ouverture soit effectivement mentionnée dans l’arrêté, aucune intervention ne pourra être pratiquée dans les départements du Loiret, des Pyrénées-Orientales, de la Haute-Savoie, de la Haute-Vienne, de l’Essonne et du Val-d’Oise avant la publication de l’arrêté préfectoral, sinon ce serait ILLÉGAL.

Il convient également de préciser qu’en raison des dates incohérentes mentionnées dans l’arrêté préfectoral signé le 28 juin 2019 pour le département du Jura, relatives à l’exercice de la période complémentaire, la vénerie sous terre du blaireau ne pourra pas être pratiquée dans ce département à compter du 15 mai 2020 et ce jusqu’à l’ouverture générale de la chasse en septembre, sinon ce serait ILLÉGAL.

Nous appelons les autorités administratives et les fédérations de chasse à faire respecter ces conditions légales.

#CapVersDemain : nos solutions pour un plan de relance intégrant pleinement la protection des animaux et de l’environnement

Encore sous les effets d’une crise sanitaire et économique sans précédent, il est urgent pour la France de se réinventer.

C’est la raison pour laquelle :

  • 56 organisations de protection des animaux et de la nature, dont les partenaires de CAP (dont AVES France), France Nature Environnement, la SPA, 30 millions d’amis, La Fondation Brigitte Bardot, L214, One Voice…
  • 39 députés, sénateurs et députés européens, issus de 10 partis et groupes, dont Jean-Luc Mélenchon, Hugues Renson (Vice-président de l’Assemblée), Aurore Bergé, Loïc Dombreval, Cédric Villani, Matthieu Orphelin, les Sénateurs et anciens ministres Laurence Rossignol et André Vallini…
  • 22 Personnalités publiques comme Allain Bougrain Dubourg, Louis Schweitzer, Mylène Demongeot…
  • 31 Scientifiques et chercheurs comme Frédéric Lenoir, Françoise Armengaud, Jean-Pierre Marguénaud, Pierre Jouventin, Corine Pelluchon, Pablo Servigne…

ont rédigé une tribune pour que les aides apportées aux différents secteurs économiques soient conditionnées au respect du bien-être animal, à la préservation de la biodiversité et à la limitation des impacts environnementaux.

Notre objectif commun est que le plan de relance que le gouvernement devrait présenter à la rentrée intègre pleinement la protection des animaux et de l’environnement. Nous proposons des solutions pour une reprise économique éthique et écologique.

Cette tribune a été initiée par Convergence Animaux Politique (CAP), association représentant plus de 1000 organisations de protection animale auprès des parlementaires et de l’exécutif.

LIRE LA TRIBUNE SUR LE JOURNAL DU DIMANCHE

#CapVersDemain
#RelanceEthique
#RelanceEcologique

Cette tribune est co-signée par :

56 organisations de protection des animaux et de la nature

  • Alliance Anticorrida
  • Alliance des Opposants à la Chasse
  • Animal Cross
  • Animal Justice et Droit
  • Animal Testing
  • Animalise
  • Animalter
  • Antidote Europe
  • ASPAS
  • Association en faveur de l’abattage des animaux dans la dignité (AFAAD)
  • Association Justice Animaux Savoie
  • Association pour le Droit à l’Objection de Conscience en Milieu Universitaire (ADOCMU)
  • Association TERRE Lawrence Anthony
  • Association Végétarienne de France
  • AVES France
  • C’est Assez !
  • Campaign Against Canned Hunting
  • CAP Loup
  • CIWF France
  • Code Animal
  • Collectif Chat 100% Stérilisation Obligatoire
  • Commission Condition animale EELV
  • Confédération Nationale Défense de l’Animal
  • Convention Vie et Nature
  • Convergence Animaux Politique
  • CRAC Europe
  • Droits Des Animaux
  • Éducation Éthique Animale
  • Ensemble pour les animaux
  • Ethics For Animals
  • Fédération des Luttes pour l’Abolition des Corridas (FLAC)
  • Fédération européenne CREL
  • Fondation 30 Millions d’Amis
  • Fondation Brigitte Bardot
  • France Nature Environnement
  • Groupe thématique « Condition animale » de la France Insoumise
  • Humanisma
  • L214 Éthique et animaux
  • La Fondation Droit Animal, Éthique et Sciences (LFDA)
  • Les Climat’Optimistes
  • Ligue Française pour la Protection du Cheval
  • Loup.org
  • One Voice
  • Parti animaliste
  • Paris Animaux Zoopolis
  • PETA France
  • Pôle Grands Prédateurs
  • Pro Anima
  • Rassemblement pour une France sans Chasse
  • Réseau Sentience
  • S’PECE
  • Société européenne d’éthologie vétérinaire des animaux domestiques (SEEVAD)
  • Société Nationale pour la Défense des Animaux (SNDA)
  • Société Protectrice des Animaux (SPA)
  • Sur les Traces du loup
  • Welfarm

39 Parlementaires

  • Aurore Bergé, Députée LREM des Yvelines
  • Manuel Bompard, Eurodéputé LFI Français
  • Céline Boulay-Espéronnier, Sénatrice LR de Paris
  • Pierre-Yves Bournazel, Député MODEM de Paris
  • Anne-France Brunet, Députée LREM de Loire-Atlantique
  • Samantha Cazebonne, Députée LREM des Français établis hors de France
  • Fabienne Colboc, Députée LREM d’Indre-et-Loire
  • Éric Coquerel, Député LFI de Seine-Saint-Denis
  • Éric Diard, Député LR des Bouches-du-Rhône
  • Loïc Dombreval, Député LREM des Alpes-Maritimes, docteur vétérinaire, Président du Groupe d’études Condition animale
  • Nicolas Dupont-Aignan, Député DLF de l’Essonne
  • Pascal Durand, Eurodéputé LREM Français
  • Caroline Fiat, Députée LFI de Meurthe-et-Moselle
  • Guillaume Gontard, Sénateur CRCE de l’Isère
  • Dimitri Houbron, Député LREM du Nord
  • Claudine Kauffmann, Sénatrice DLF du Var
  • Stéphanie Kerbarh, Députée LREM de Seine-Maritime
  • Joël Labbé, Sénateur EELV du Morbihan
  • Bastien Lachaud, Député LFI de Seine-Saint-Denis
  • Jean-Luc Lagleize, Député MODEM de Haute-Garonne
  • Jacques Marilossian, Député LREM des Hauts-de-Seine
  • Jean-Luc Mélenchon, Député LFI des Bouches-du-Rhône, Président du groupe LFI
  • Jean-Michel Mis, Député LREM de Loire
  • Claire O’Petit, Députée LREM de l’Eure
  • Matthieu Orphelin, Député LT du Maine-et-Loire
  • Anne-Sophie Pelletier, Eurodéputée LFI Française
  • Valérie Petit, Députée LREM du Nord
  • Florence Provendier, Députée LREM des Hauts-de-Seine
  • Loïc Prud’homme, Député LFI de Gironde
  • Hugues Renson, Député LREM de Paris, Vice-président de l’Assemblée nationale
  • Laëtitia Romeiro Dias, Députée LREM de l’Essonne
  • Laurianne Rossi, Députée LREM des Hauts-de-Seine, Questeuse à l’Assemblée nationale
  • Laurence Rossignol, Sénatrice PS de l’Oise, ancienne ministre
  • Frédérique Tuffnell, Députée LREM de Charente-Maritime
  • André Vallini, Sénateur PS de l’Isère, ancien ministre
  • Cédric Villani, Député LREM de l’Essonne
  • Corinne Vignon, Députée LREM de Haute-Garonne
  • Hélène Zannier, Députée LREM de Moselle
  • Michel Zumkeller, Député UDI du Territoire de Belfort

22 Personnalités publiques

  • Laurent Baheux, Photographe animalier
  • Christine Berrou, Humoriste
  • Allain Bougrain Dubourg, Président de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO)
  • Camille Brunel, Ecrivain
  • Gérard Charollois, Ancien juge
  • Hugo Clément, Journaliste
  • Hélène de Fougerolles, Actrice
  • Jean-Baptiste Del Amo, Auteur
  • Mylène Demongeot, Actrice
  • Armand Farrachi, Écrivain
  • Hélène Gateau, Journaliste
  • Marc Giraud, Chroniqueur animalier et écrivain
  • Grégory Guillotin, Comédien, youtubeur
  • Robert Hossein, Réalisateur, acteur
  • Arno Klarsfeld, Avocat
  • Vincent Message, Écrivain
  • Guillaume Meurice, Chroniqueur
  • Candice Patou, Actrice
  • Philippe Radault, Réalisateur
  • Louis Schweitzer, Président de La Fondation Droit Animal, Éthique et Sciences
  • Henry-Jean Servat, Écrivain, journaliste
  • Laurent Testot, Journaliste et essayiste

31 Scientifiques et chercheurs

  • Françoise Armengaud, Philosophe
  • Laurent Bègue, Professeur de psychologie sociale, Université Grenoble Alpes
  • Yves Bonnardel, Essayiste, chercheur indépendant
  • Pierre Brunet, Professeur de Droit public, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Béatrice Canel-Depitre, Maître de conférences, HDR en sciences de gestion
  • Georges Chapouthier, Directeur de recherche émérite, CNRS
  • Marie Charpentier, Directrice de recherches, CNRS en biologie évolutive
  • David Chauvet, Docteur en droit privé et sciences criminelles
  • Émilie Dardenne, Maîtresse de conférences en Anglais et études animales, Université Rennes 2
  • Philippe Devienne, Vétérinaire et docteur en philosophie
  • Samuel Ducourant, Doctorant en histoire et philosophie des sciences, ENS
  • Julien Dugnoille, Senior Lecturer in Anthropology, University of Exeter
  • Romain Espinosa, Chercheur en économie, CNRS, CREM, Université Rennes 1
  • Cécile Huchard, Enseignante-chercheuse en littérature
  • Élise Huchard, Chercheuse en éthologie
  • Pierre Jouventin, Directeur de laboratoire, CNRS, écologie animale
  • Renan Larue, Chercheur en lettres modernes
  • Arthur Keller, Ingénieur, systémicien
  • Frédéric Lenoir, Philosophe et sociologue
  • Joël Lequesne, Psychologue clinicien
  • Marine Lercier, Doctorante en droit global et sécurité humaine, Université autonome de Barcelone
  • Jean-Pierre Marguénaud, Agrégé de droit privé et sciences criminelles, Directeur de la Revue semestrielle de droit animalier
  • Marie-Claude Marsolier-Kergoat, Chercheure CEA/MNHN
  • André Ménache, Chirurgien vétérinaire et zoologiste
  • Jean-Marc Neumann, Chargé d’enseignement en droit de l’animal à l’Université de Strasbourg
  • Corine Pelluchon, Philosophe
  • Emmanuel Picavet, Professeur de philosophie, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Estiva Reus, Économiste
  • Jean-Paul Richier, Psychiatre, Fondateur du collectif PROTEC
  • Pablo Servigne, Ecologue, chercheur indépendant
  • Cédric Sueur, Maître de conférences à l’université de Strasbourg

Marchés d’animaux sauvages vivants, santé animale et humaine et protection de la biodiversité

À l’initiative de la Born Free Foundation, AVES France a co-signé cette lettre ouverte pour demander la fermeture des marchés d’animaux sauvages, régulièrement suspectés lors des épidémies, comme actuellement avec le coronavirus.

Lettre ouverte au :

Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur Général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
Dr Monique Eloit, Directrice Générale de l’Office International d’épizoologie (OIE)
Inger Andersen, Directeur excécutif du Programme Environnement des Nations Unies (UNEP)

Marchés d’animaux sauvages vivants, santé animale et humaine et protection de la biodiversité

Chers collègues, 

Nous vous écrivons pour vous exhorter à encourager fermement les gouvernements du monde entier à introduire et à appliquer une législation pour fermer les marchés de faune sauvage, en particulier ceux où le commerce d’animaux vivants est courant, et à introduire des mécanismes conçus pour réduire de manière significative et démontrable la demande d’animaux sauvages vivants et de produits dérivés.


On trouve dans de nombreux pays des marchés vendant des animaux sauvages. Cependant, la croissance rapide des populations humaines, l’accès accru aux zones fauniques les plus reculées grâce à des changements dans l’utilisation des terres et le développement des infrastructures, une augmentation du revenu disponible, une urbanisation croissante et la nature changeante de la demande, ont entraîné l’expansion rapide et la commercialisation de ces marchés. , augmentant les risques pour la santé humaine et animale, compromettant le bien-être animal et soumettant la biodiversité à une pression non durable.


L’épidémie actuelle de coronavirus qui sévit dans certaines parties de la Chine proviendrait de la faune sauvage et pourrait avoir été transmise aux populations via les marchés de faune sauvage de la ville de Wuhan, bien que la source précise de l’infection humaine n’ait pas encore été définitivement établie. Au moment de la rédaction du présent document, des dizaines de milliers de personnes auraient été exposées, des centaines sont mortes et le virus s’est propagé dans au moins 25 pays. Il est à noter qu’un groupe de 19 éminents chercheurs de l’Académie chinoise des sciences, de l’Institut de virologie de Wuhan et des meilleures universités du pays, ont appelé le gouvernement chinois à sévir contre les marchés de faune sauvage tels que celui au centre de l’épidémie de Wuhan. Le gouvernement a répondu en annonçant une interdiction temporaire du commerce des animaux sauvages et la fermeture de tous les marchés d’animaux sauvages à travers le pays, et il a été demandé que ces mesures soient rendues permanentes.

Les épidémies mondiales précédentes ont également été associées aux marchés d’animaux sauvages. Le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) qui, en 2002-2003, a causé plus de 8 000 contaminations humaines dans 17 pays et près de 800 décès, se serait propagé à l’homme via des mammifères sauvages couramment commercialisés vivants sur les marchés chinois. On pense également que les épidémies de virus Ebola en Afrique occidentale et centrale proviennent de chauves-souris, les primates et autres mammifères sauvages étant considérés comme des hôtes intermédiaires par lesquels les gens ont été infectés ; bon nombre de ces animaux sont également commercialisés vivants sur les marchés d’animaux sauvages des pays dans lesquels les foyers sont apparus.

La fermeture des marchés de faune sauvage pour protéger la santé humaine a un précédent. En 2005, l’Union européenne a interdit l’importation de la plupart des espèces d’oiseaux sauvages capturés vivants, principalement pour réduire le risque d’introduction du virus de la grippe aviaire. Des rapports ultérieurs suggèrent que cette action a eu un impact significatif sur le commerce mondial d’oiseaux vivants.


Le commerce des espèces sauvages ne menace pas seulement la santé humaine ; c’est aussi un contributeur majeur au déclin mondial de la faune et de la biodiversité. Selon l’évaluation mondiale de la biodiversité publiée par l’IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services) en 2019, le déclin de la nature est « sans précédent dans l’histoire humaine », avec un million d’espèces menacées d’extinction. L’exploitation directe est identifiée comme le deuxième moteur de perte de biodiversité, derrière les changements dans l’utilisation des terres et des mers. Le rapport a décrit la réponse mondiale actuelle à cette crise comme insuffisante, a insisté sur le fait que « des changements transformateurs » sont nécessaires pour restaurer et protéger la nature, et a affirmé que « l’opposition des intérêts acquis peut être surmontée pour le bien public ».


L’extraction d’animaux sauvages pour le commerce national et international constitue une part importante de l’exploitation directe identifiée par l’IPBES. Dans de nombreux pays, les animaux sont prélevés dans la nature pour être abattus sur les marchés ou échangés vivants afin d’approvisionner les restaurants, les installations touristiques, la demande internationale vaste et croissante d’animaux de compagnie exotiques et à d’autres fins. Dans certains pays, les animaux domestiques, y compris les chiens et les chats, sont également commercialisés en direct sur les marchés de cette manière, avec des risques associés pour la santé et la sécurité humaines. Ces activités ont de graves conséquences négatives sur le bien-être de plusieurs millions d’animaux.


S’attaquer au commerce des espèces sauvages entraîné par ces marchés et à la demande d’animaux sauvages vivants ou de parties et de produits qui en dérivent, pose des défis sociaux, culturels et économiques. Néanmoins, nous vous exhortons à considérer le risque que ces mêmes défis soient beaucoup plus importants si la cause profonde des épidémies telles que la crise actuelle du coronavirus ne parvient pas à être résolue. Une action mondiale pour freiner durablement le commerce contribuera à réduire considérablement les risques de futures épidémies de maladies infectieuses tant chez les espèces sauvages que chez les humains, et contribuera dans une certaine mesure à faire face à la menace qui pèse sur les animaux individuels et sur la biodiversité au sens large par l’exploitation directe.


Nous vous exhortons donc à engager vos organisations à travailler avec les gouvernements du monde entier, dans le but de mettre fin à l’exploitation des animaux sauvages à des fins commerciales, de fermer les marchés qui font le commerce d’animaux vivants et de réduire la demande commerciale d’animaux vivants pour l’alimentation et à d’autres fins, y compris à partir de spécimens élevés en captivité.


Merci de votre attention sur cette question importante.

David van Gennep, Chief Executive Officer, AAP Animal Advocacy and Protection Pei F Su, Chief Executive Officer, ACTAsia
Maria Mossman, Founder, Action for Elephants
Josphat Ngonyo, Executive Director, Africa Network for Animal Welfare
Liz White, CEO, Animal Alliance of Canada
Jan Creamer, President, Animal Defenders International
Wolf Gordon Clifton, Executive Director, Animal People
Brigita Kymantaitė, Director, Animal Rights Protection Organisation Lithuania Cathy Liss, President, Animal Welfare Institute
Marco Ciampi, President, ARCA Brasil Humane Society
Christophe Coret, President, AVES France
Dominic Dyer, Chief Executive, Badger Trust
Ms Kit Stoner, Chief Executive, Bat Conservation Trust
Koen Cuyten, Project Manager, Bears in Mind
Dr Mark Jones, Head of Policy, Born Free Foundation
Mia MacDonald, Executive Director, Brighter Green, USA
Chris Mercer, Director, Campaign Against Canned Hunting
Mrs Ericka Ceballos, CEO, CATCA Environmental and Wildlife Society, Canada Christine Grandjean, CEO, C’est Assez!
Atty. David Kaplan, President, Cetacean Society International

Mrs and Mr CJ and Luis Muñoz, Executive Directors, Chelui4lions, Spain
Tozie Zokufa, Regional Coordinator, Coalition of African Animal Welfare Organisations (CAAWO)
Alexandra Morette, Director, Code Animal
Dr Angela Wright, Chief Scientific Adviser, Compassion in World Farming
Eva Filipczykova MSc, PhD Candidate, Czech University of Life Sciences, Prague
Piet Wit, Secretary, Daridibó, Guinea Bissau
Karen Botha, Chief Executive Officer, David Shepherd Wildlife Foundation
Bob Dreher, Senior Vice-President Conservation Programs, Defenders of Wildlife
James Bruckner, Head of Species Protection Department, Deutscher Tierschutzbund
Diederik Visser PhD, Chair, Dutch Gorilla Foundation
Dr Femmie Smit, Program Manager Wildlife, Dutch Society for the Protection of Animals (Dierenbescherming)
Michele Pickover, Director, EMS Foundation
Wu Hung, Chief Executive Officer, Environment & Animal Society of Taiwan (EAST)
Debbie Banks, Campaign Leader Tigers & Wildlife Crime, Environmental Investigation Agency
Reineke Hameleers, CEO, Eurogroup for Animals
Miriam Martinez, Wildlife Programme Manager, Fundación FAADA
Dr Henk Smit, Chai, FONA Conservation, The Netherlands
Hedia Baccar, Advisor for MENA and Francophone Africa, Fondation Franz Weber Teresa M. Telecky PhD, Vice President Wildlife, Humane Society International Shirley McGreal, Founder, International Primate Protection League
Stephen A Wiggins, Founder, International Wildlife Bond
Dr Andrew Kelly, CEO, Irish Society for the Prevention of Cruelty to Animals ISPCA

Motokazu Ando, President, Japan Wildlife Conservation Society
Louis Schweitzer, President, La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences
Martin Sims, Director of Investigations, League Against Cruel Sports
Hans de Iongh, Chair, Leo Foundation, The Netherlands
Jenny Desmond, Founder, Liberia Chimpanzee Rescue & Protection
Caroline Ruane, CEO, Naturewatch Foundation
Dr Karin Hartman, Field Director/Researcher, Nova Atlantis Foundation Portugal
William Rossiter, Vice President, NY4WHALES
Courtney S. Vail, Director of Strategic Campaigns, Oceanic Preservation Society (OPS)
Jim Ries, President, One More Generation Bob Elliot, Director, OneKind
Ms Kim PS DA Ribeira, Director, Outraged South African Citizens Against Poaching OSCAP
Dr Gregg Tully, Executive Director, Pan African Sanctuary Alliance (PASA) Jill Nelson, Chief Executive, People’s Trust for Endangered Species
Dr Marion Garai, Pro Elephant Network
Dr Sandra Altherr, Co-Founder, Pro Wildlife Germany
Amal el Bekri, General Secretary, RAPAD Maroc Charlotte Nithart, Director, Robin des Bois
Adam Grogan BSc MCIEEM, Head of Wildlife, Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals RSPCA
Kati Pulli, Executive Director, SEY Animal Welfare Finland
Will Travers OBE, President, Species Survival Network
Simone Eckhardt, Director, SPOTS (Save and Protect Our TreasureS) Ron van der A, Chairman, Stichting Painted Dog Conservation

Carine Bambara, Senior Manager Global External Affairs, The Brooke
Leif Cocks, President, The Orangutan Project
J Brand MSc, Coordinator, Trésor Foundation, The Netherlands
Professor Claudio Sillero, Professor of Conservation Biology, University of Oxford Gerald Dick, Chief Programmes Officer, Vier Pfoten International
Andrew N Rowan DPhil, President, WellBeing International
Chris Butler-Stroud, Chief Executive Officer, Whale and Dolphin Conservation Belinda Wright OBE, Executive Director, Wildlife Protection Society of India Jessica Bridgers, Executive Director, World Animal Net
Kate Nustedt, Programme Director Animals in the Wild, World Animal Protection Robert Laidlaw, CEO, Zoocheck Canada

AVES France attaque l’arrêté du préfet des Côtes-d’Armor pour protéger les blaireautins

Comme vous le savez, nous avons formé un recours en annulation devant le Tribunal administratif de Rennes à l’encontre de l’arrêté du préfet des Côtes-d’Armor venant fixer l’ouverture des périodes de chasse pour la saison 2019/2020.

Cet arrêté autorise en effet la vénerie sous terre du blaireau durant une période complémentaire (du 15 mai au 14 septembre 2020), c’est-à-dire en pleine période de dépendance du blaireautin à l’égard de sa mère.

Une telle décision se heurte alors aux dispositions de l’article L.424-10 du code de l’environnement, lequel interdit toute destruction des petits ou portées d’espèces de mammifères, même lorsque la chasse de ces espèces est permise. L’ouverture de cette période complémentaire est donc illégale, ce que notre recours ne manque pas de démontrer, documentation scientifique à l’appui. 

Face à l’irréversibilité des abattages de blaireaux qui seraient réalisés en application de cette décision, nous avons déposé, en plus de notre recours en annulation, une requête en référé afin que le juge administratif statue en urgence et suspende les effets de l’arrêté dans l’attente de l’issue du recours.

Après une plaidoirie tenue le 3 janvier dernier, Madame la juge des référés du Tribunal administratif de Rennes a rendu une ordonnance le 6 janvier, par laquelle elle a rejeté nos demandes provisoires.

Cependant, le motif de ce rejet est propre au contexte particulier applicable à une procédure de référé et ne vient en rien invalider nos arguments au fond.

En effet, Madame la juge des référés a simplement indiqué qu’il est possible que le Tribunal administratif se prononce sur la légalité de l’arrêté préfectoral avant l’ouverture de la période complémentaire. L’urgence n’était donc, d’après elle, pas caractérisée à la date de l’audience.

L’ordonnance de rejet repose uniquement sur ce motif et ne donne en aucun cas raison à la préfecture, ni à la fédération des chasseurs des Côtes-d’Armor, intervenant à l’action.

L’illégalité de l’ouverture d’une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau étant incontestable – et incontestée par l’ordonnance du juge des référés – nous maintenons chacun des points de notre argumentaire initial jusqu’à l’issue de la procédure au fond.

Pour soutenir notre action, nous vous invitons à adhérer à AVES France. L’adhésion est accessible à partir de 0,85€ par mois ou 10€ par an.

° CELSIUS : la galerie IDA MÉDICIS expose les ours polaires de Sophie Larroche

Du 26 novembre 2019 au 1er janvier 2020, les ours polaires de l’artiste Sophie Larroche seront exposés à la galerie IDA MÉDICIS, 9 rue de Médicis à Paris. AVES France vous invite au vernissage qui aura lieu le mercredi 4 décembre 2019 à partir de 18h30 en présence de l’artiste (contactez-nous pour obtenir votre invitation).

Le projet Celsius.

Celsius, dont le nom réfère à la dangereuse ascension des degrés de la planète, est né d’une rencontre artistique entre la galerie IDA MEDICIS et l’artiste Sophie Larroche.

L’Art comme puissant messager.

La galerie et l’artiste ont pour souhait commun de réunir leurs activités au profit d’une cause fondamentale, la sensibilisation autour du réchauffement climatique. Leurs médias sont l’Art, l’esthétique, le ressenti immédiat, sans moralisation et sans discours.

Face au travail de cette sculptrice, de majestueux ours polaires sont mis en scène dans dans leur vie quotidienne : sculptés dans la terre ou formés en porcelaine, l’animal se laisse observer en train de s’étirer, nager ou encore de regarder avec inquiétude sa petite parcelle de banquise.

Aux interrogations que ces oeuvres suscitent, l’exposition incite chacun, collectionneurs ou novices, à se sentir concerné par la cause environnementale et à investir dans l’Art en mêlant plaisir et acte citoyen.

Unissons nos voix.

L’Artiste Sophie Larroche et la Galerie IDA MEDICIS collaborent avec l’Association AVES France afin de reverser une part du prix de vente des oeuvres à la protection des Ours Polaires.

Adopter une sculpture.

Le lien entre l’ours et l’humain est affectif et émotionnel ; incarnant le réconfort et la douceur, l’animal fait indéniablement appel à notre enfance. Nous parlons d’adoption comme symbolique du sauvetage de l’espèce menacée : il s’agit ici de la rencontre de deux histoires. Celle de l’animal sauvage et de l’individu qui se fait protecteur.

Offrir de l’Art, offrir un symbole.

L’exposition « Celsius », du 26 novembre 2019 au 1er janvier 2020, ne s’inscrit pas par hasard dans la période de fin d’année, propice aux plaisirs, aux résolutions et à la bienveillance. IDA MEDICIS envisage d’associer une nouvelle dimension au cadeau de fin d’année: s’offrir ou offrir à un proche une œuvre d’art porteuse d’un message fort. Convertir un acte de consommation en un acte citoyen qui trouve une résonance toute particulière chez son destinataire et permet de transmettre l’histoire de cette œuvre, sa symbolique, sensibiliser le receveur à sa cause.

Changer la donne, pour l’éternité.

L’achat d’une œuvre d’art est un investissement dans le temps. L’œuvre perdure, prend de la valeur tout en traversant les années. Et si nous contribuions au même avenir de notre planète ?

Adopter le seigneur de l’Arctique n’est pas un simple plaisir de consommation. De la contemplation à l’envie d’agir, l’investissement devient moral.

Contactez-nous pour obtenir votre invitation pour le vernissage, mercredi 4 décembre 2019 à partir de 18h30, en présence de l’artiste !

 

Montreurs d’ours : Manifestation lundi 14 octobre 2019 à 13h à Paris

Ils s’appellent Bony, Glasha, Kilian, Lucien, Lutchak, Micha, Shadow et Valentin. Ils sont les derniers ours exploités en France par une profession moribonde, celle des montreurs d’ours. Incroyable de se dire qu’en 2019, les montreurs d’ours existent encore dans un pays dit civilisé. Et pourtant, leur activité est légale et ces dresseurs indépendants se produisent chaque année dans des dizaines de fêtes médiévales ou lors des fêtes de fin d’année. Leurs « spectacles itinérants » sont même favorisés par l’arrêté du 18 mars 2011, qui leur permet de maintenir leurs ours jusqu’à quatre jours dans le véhicule utilisé pour le transport. Depuis 2005, AVES France se bat pour obtenir l’interdiction de ces représentations anachroniques et pour que les ours soient libérés, mais pas dans la nature ! Nous espérons pouvoir leur offrir à tous une seconde vie dans un sanctuaire adapté où ils pourront couler des jours heureux.

Une manifestation pour les ours captifs exploités pour le divertissement

Lundi 14 octobre 2019 à 13h, AVES France et Paris Animaux Zoopolis organisent une manifestation Fontaine Saint Michel à Paris pour demander à Elisabeth Borne, Ministre de la transition écologique et solidaire, l’interdiction à très court terme de cette pratique moyenâgeuse, ainsi que la saisie en urgence de tous les animaux des Poliakov, dont les négligences ont bien failli coûter la vie à l’ours Micha (relire le communiqué du 14 septembre 2019 : Nos associations demandent le transfert en urgence des 3 ours des Poliakov dans un sanctuaire).

Inscription à la manifestation : https://www.facebook.com/events/1186297188197176/

 

Les montreurs d’ours en France, qui sont-ils ?

    • Frédéric Chesneau, compagnie Atchaka (Bougy-lez-Neuville, 45). Il possède un ours noir d’Amérique (Valentin, né en 2009 dans un zoo Texan) et un ours brun (Lucien, né en 2009 dans un cirque espagnol). 
    • Sylvie Pujol, association Aïtawak (Héric, 44). Elle possède 5 loups arctiques et un ours noir d’Amérique (Kilian, 18 ans, née au zoo de Saint Petersbourg). 
    • Les Poliakov (Chauvigny-du-Perche, 41). Ils possèdent trois ours bruns. Bony, un grizzly mâle. Glasha, une ourse brune de souche syrienne. Micha, un ours brun de souche européenne. 
    • Benoît Motton, compagnie Arkann (Montreuil-sur-Barse, 10). Il possède un ours noir (Lutchak). 
    • Jean-Philippe Roman (parc animalier de Pradinas, 12). Il possède un ours brun (Shadow, né en 2005).

Les mêmes tours reproduits à chaque représentation contre quelques friandises.

Les montreurs d’ours ont sensiblement tous le même discours :

  • ils entretiennent une relation particulière avec leurs ours
  • ils ne les forcent jamais à travailler
  • l’ours serait mort sans leur intervention
  • l’ours est heureux ; il ne travaille pas, il joue
  • un ours n’a pas besoin d’espace s’il est nourri

Le jeudi 15 août 2019, des membres d’AVES France se sont rendus à Watten, dans le Nord de la France.
Nous y avons filmé le numéro de la compagnie Aïtawak. La dresseuse a expliqué à son public qu’elle avait récupéré son ourse Kilian au zoo de Saint Petersbourg. La maman ne s’occupait pas des oursons et, bien sûr, ils seraient morts s’ils n’avaient pas été recueillis. Ce préalable suffit au public pour se dire que Kilian, exploitée depuis 18 ans, a eu de la chance. Kilian fait du toboggan, marche sur des barres parallèles, saute à travers un cerceau et se roule par terre. « Que des choses qu’un ours ferait dans la nature » assure la dresseuse alors qu’elle vient de faire un « Give me five » avec sa meilleure amie l’ourse. Il convient juste de préciser que Kilian ne répond aux ordres que contre de la nourriture (des fruits ou des friandises). C’est le cas également des autres ours, et notamment de l’ours Valentin, qui ne répète les mouvements inculqués par son dresseur qu’en échange de guimauves. Le but des dresseurs est de convaincre le public que leur animal est heureux d’être exhibé, mais aussi qu’ils sont les témoins privilégiés de la représentation de leur animal-star. Pourtant, ces « spectacles » sont les mêmes d’une ville à l’autre (parfois au mot près). Ne vous y trompez pas : l’ours travaille et ne fait que reproduire ce qu’on lui a appris.

« Le transport et la promiscuité, c’est pas un problème ! »

Toujours le jeudi 15 août 2019 à Watten, voici une vidéo de l’ourse Kilian alors que sa dresseuse souhaitait lui faire rejoindre le véhicule qui sert à la transporter. Dans la remorque, 4 loups attendent déjà. Quand nous expliquons que le transport est un facteur de stress pour les animaux sauvages et que les ours n’ont pas à subir ces longs transports (parfois plus d’un millier de kilomètres sur un week-end), certains dresseurs nous répondent que leurs ours dorment durant le trajet, qu’ils se reposent, qu’ils sont comme dans une tanière… Pourtant, l’ourse Kilian ne semble pas décidée à se laisser enfermer pour plusieurs heures…

 

Pour les loups aussi, la proximité du public est une source de stress

Lors de la fête médiévale de Watten, la compagnie Aïtawak présentait également une meute de loups.

Les loups ont montré à plusieurs reprises des signes d’anxiété. La proximité du public, d’une foule bruyante et en mouvement, a même dérangé la dresseuse qui s’est agacée de ne pas pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Ces « spectacles » ayant lieu dans des endroits publics et en extérieur, il paraît pourtant évident que les spectateurs (adultes comme enfants) ne peuvent pas être attentifs comme dans une salle de spectacle. Les loups étaient plus réceptifs lors de la représentation matinale que lors de la seconde présentation. « Ils ne veulent pas travailler, ils ont eu trop de viande ce matin » a-t-on pu entendre…

 

Non, ces spectacles ne sont pas pédagogiques !

« Je suis là pour vous présenter mes animaux »…
Soyons sérieux ! Qui va dans une fête médiévale pour prendre un cours sur les ours ou sur les loups ?
Evidemment personne. Et ça tombe bien car le discours des dresseurs n’a rien de pédagogique. On ne peut évidemment pas justifier l’exploitation d’un ours par une phrase ou deux sur son espèce. D’ailleurs, même les Poliakov (qui font monter leur ours Micha sur un ballon) qualifient leur numéro de pédagogique, car ils débutent leur show par un quizz avec quelques questions sur les ours. Non, on ne le répètera jamais assez : on ne peut pas faire de pédagogie en montrant à des enfants un animal sauvage dressé pour effectuer des tours en échange de quelques friandises.

Quel avenir pour les ours des montreurs d’ours français ?

AVES France milite depuis de longues années pour obtenir l’interdiction de ces spectacles. Notre pétition a d’ailleurs récemment dépassé les 125.000 signatures ! En mai, avec l’aide du collectif CAP (convergence animaux politique), un groupe de députés LR, menés par Bérengère Poletti, a déposé une proposition de loi visant à interdire les spectacles itinérants ou fixes ayant recours à des ours ou des loups. Notre association, aux côtés de Paris Animaux Zoopolis, la SPA, la Fondation Droit Animal Ethique & Sciences, la Fondation Brigitte Bardot, la Fondation 30 millions d’amis, CACH, Code animal, CAP, One Voice et la Fondation Assistance aux Animaux, a participé à la mission ministérielle sur le bien-être animal, à l’issue de laquelle nos structures ont remis au ministère de la transition écologique et solidaire un rapport de synthèse commun dans lequel nous demandons l’interdiction immédiate de la détention d’ours et de loups par les « montreurs ».

Cette proposition ne s’est pas faire à la légère, puisqu’une interdiction de détention impliquerait que nous prenions en charge Bony, Glasha, Kilian, Lucien, Lutchak, Micha, Shadow et Valentin dans des sanctuaires adaptés. Four Paws, ONG qui gère des refuges pour les ours en Europe et dans le monde, nous a assuré que lorsque l’Etat français interdira les spectacles de montreurs d’ours et nous permettra de saisir les animaux, alors ils pourront leur offrir une nouvelle vie dans un de leurs sanctuaires. Le ministère n’a plus de craintes à avoir sur l’avenir de ces ours et il semble donc que tous les indicateurs soient au vert pour qu’enfin nous puissions obtenir la fin de ces spectacles d’un autre âge.

La France rejoindrait alors les pays ayant mis un terme à ces pratiques héritées du moyen-âge, comme notre plus proche voisin (la Belgique), mais aussi la Roumanie où pourtant l’activité était traditionnelle et permettait aux familles roms de vivre de l’exploitation de leurs ours ou l’Inde.

 

Deux exemples de sanctuaires pour les ours

Lors de mon expatriation en Roumanie, j’ai eu la chance de pouvoir visiter le sanctuaire pour les ours de Zarnesti.

C’est le plus grand d’Europe, avec une superficie de 69 hectares de forêts et déjà 116 ours sauvés de la misère et d’une vie de souffrances.

Un autre exemple, plus proche de chez nous, est le sanctuaire pour les ours de Mueritz, en Allemagne (BÄRENWALD Müritz gGmbH). Il accueille actuellement 17 ours.

Comme dans de nombreux sanctuaires, les ours, même s’ils ont toujours été captifs, retrouvent leur instinct sauvage. Ainsi, il n’est pas rare de voir des ours brisés et imprégnés par l’homme se remettre à creuser une tanière et à hiverner. C’est cette vie que nous souhaitons offrir aux ours actuellement exploités en France par les montreurs d’ours. Sortons enfin les ours de leur calvaire et la France du moyen-âge.

Photothèque AVES France : 
Réserve de Zarnesti en Roumanie.

Photothèque AVES France : 
Montreurs d’ours.

° CELSIUS, l’art en faveur de la cause environnementale et animale

° CELSIUS, dont le nom réfère à la dangereuse ascension des degrés de la planète, est né d’une rencontre artistique entre la galerie IDA MÉDICIS et l’artiste sculptrice Sophie LARROCHE.

Jeune galerie d’Art Contemporain située dans le VIème arrondissement de Paris face au jardin du Luxembourg, IDA MÉDICIS Galerie explore l’abstrait sans exclusivité. Concernés par la cause environnementale, ses directeurs Delphine Piard et Georges Lironis souhaitent à travers l’exposition «° CELSIUS » faire de l’Art un acte citoyen.

L’Art comme puissant messager.

La galerie et l’artiste ont pour souhait commun de réunir leurs activités au profit d’une cause fondamentale, la sensibilisation autour du réchauffement climatique. Leurs médias sont l’Art, l’esthétique, le ressenti immédiat, sans moralisation et sans discours. Face au travail de cette sculptrice, de majestueux ours polaires, sculptés dans la terre ou formés en porcelaine, regardent avec inquiétude leurs parcelles de banquise. L’ artiste Sophie LARROCHE et la Galerie IDA MÉDICIS collaborent avec l’Association AVES France, dédiée à la protection de la nature et de la faune sauvage afin de reverser une part du prix de vente des oeuvres à la protection des Ours Polaires.

Offrir de l’Art, offrir un symbole.

Cette exposition ne s’inscrit pas par hasard dans la période de fin d’année, propice aux plaisirs, aux résolutions et à la bienveillance. IDA MÉDICIS envisage d’associer une nouvelle dimension aux cadeaux de fin d’année : s’offrir ou offrir à un proche une œuvre d’art porteuse d’un message fort. Convertir un acte de consommation en acte citoyen qui trouve une résonnance toute particu- lière chez son destinataire et permet de transmettre l’histoire de cette oeuvre, sa symbolique et sensibiliser le receveur à sa cause.

Exposition du 27 novembre 2019 au 1er janvier 2020 Galerie IDA MÉDICIS, 9 rue Médicis, Paris 6ème

Informations :

www.idamedicis.com

Téléchargez la plaquette de présentation en pdf : aves-dossier.pdf

Nos associations demandent le transfert en urgence des 3 ours des Poliakov dans un sanctuaire.

Vendredi 13 septembre 2019, la ministre de la transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, a publié un communiqué de presse annonçant que ses services, alertés par les associations AVES France et One Voice, avaient demandé des contrôles chez les dresseurs d’ours du Loir-et-Cher incriminés dans plusieurs vidéos.

Les images tournées par nos associations ont provoqué une vague d’indignation qui a contraint le gouvernement à se saisir du dossier.

Un premier pas, mais ce n’est pas suffisant

AVES France remercie le ministère de la transition écologique et solidaire d’avoir pris en main ce dossier, la situation de ces dresseurs étant dénoncée par plusieurs associations depuis de nombreuses années sans que jamais les services vétérinaires (DDPP 41) ou la justice ne prenne en considération nos alertes. Interdire l’exploitation de Micha dans les spectacles et obliger ses dresseurs à le soigner est une première satisfaction, mais ce n’est pas suffisant. Les trois ours des Poliakov (Micha, Bony et Glasha) vivent dans des conditions alarmantes et dramatiques et ils doivent tous les trois être saisis et placés dans des structures adaptées.

© Stéphanie Lefebvre – AVES France (8 septembre 2019 – Racquinghem)

Il faut sortir Bony, Glasha et Micha de cet enfer

Ce sont les conditions de détention insalubres des animaux chez les Poliakov qui ont provoqué les pathologies dont Micha souffre aujourd’hui. Les deux autres ours, qui ne sont plus exploités dans des spectacles depuis des années, sont dans un état physique et mental déplorable. Il faut les extraire de leurs geôles de béton et leur offrir des soins adaptés dans un sanctuaire, loin de toute exploitation !

AVES France et Paris Animaux Zoopolis demandent que Micha (et tous les autres ours) soient placés dans un refuge spécialisé. Nos associations ont été mobilisées tout l’été contre ces spectacles et nous maintenons notre souhait de voir le métier de montreur d’ours interdit en France.

L’affaire Micha est une preuve supplémentaire que les Services Vétérinaires (DDPP) sont inefficaces, voir complaisants avec celles et ceux qui exploitent les animaux. Cette situation a également été dénoncée par Loïc Dombreval dans un tweet : « La situation de l’ours Mischa démontre l’inefficacité totale des contrôles règlementaires alors qu’il reste de nbx autres animaux en captivité dans des états de santé déplorables. »

Ours Micha Poliakov 2019
© Stéphanie Lefebvre – AVES France (8 septembre 2019 – Racquinghem)

Toutes nos photos à créditer Stéphanie Lefebvre – AVES France :
https://www.icloud.com/sharedalbum/fr-fr/#B09GDdyTvGmN6B8

Les vidéos du spectacle à créditer AVES France :
https://www.icloud.com/sharedalbum/fr-fr/#B095fk75v6O0Oi

Des places en sanctuaires sont disponibles !

AVES France et la Fondation Brigitte Bardot ont déjà pris contact avec Four Paws qui peut garantir une place pour ces ours dans ses sanctuaires pour les ours en Allemagne ou en Suisse.Nous espérons que les actions conjointes de nos associations aboutiront au sauvetage de ces pauvres ours.

Capture d’écran 2019-08-19 à 21.55.43

Notre but ? Obtenir une loi interdisant ces spectacles en France et placer les ours dans des sanctuaires adaptés.

Actuellement dans notre pays, une petite dizaine d’ours sont exploités dans les spectacles.

Encore légaux en France, ces spectacles sont interdits dans plusieurs pays d’Europe. La dération des Vétérinaires Européens recommande depuis 2015 à toutes les « autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe« . Ces animaux, même s’ils sont nés en captivité, ont le même patrimoine génétique que les ours sauvages et donc les mêmes besoins.

67% des Français-es sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques et spectacles itinérants (source IFOP 2019 pour 30 Millions d’Amis).

Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, « compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux » (FVE). La législation actuelle ne prend pas en compte le bien-être des animaux, l’arrêté du 18 mars 2011 permettant aux dresseurs de maintenir leurs animaux jusqu’à quatre jours dans un van, une camionnette ou une remorque.

Ours Micha Poliakov 2019 © Stéphanie Lefebvre – AVES France (8 septembre 2019 – Racquinghem)

Linterdiction des ours dans les spectacles nest quune question de temps

AVES France et Paris Animaux Zoopolis ont dénoncé ces spectacles tout l’été. Nos associations ont participé à la mission ministérielle sur le bien-être des animaux sauvages captifs, lancée par le ministère de la transition écologique et solidaire. Un rapport de synthèse signé par la SPA, la Fondation Droit Animal Ethique & Sciences, la Fondation Brigitte Bardot, la Fondation 30 millions d’amis, AVES France, CACH, Code animal, CAP, Paris Animaux Zoopolis, One Voice et la Fondation Assistance aux animaux a été remis aux services du ministère début juillet, puis nos associations et fondations ont été reçues par Elisabeth Borne, Emmanuelle Wargon et Brune Poirson le vendredi 30 août, réunion durant laquelle la ministre a réaffirmé ses ambitions de faire avancer la cause animale. Nous attendons maintenant des actions fortes et urgentes pour sortir ces animaux de cette situation catastrophique et inadmissible dans notre pays.

Une proposition de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups a également été déposée le 22 mai 2019 par un groupe de députés, afin d’encadrer la fin de cette pratique moyen-âgeuse (http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion1969/(index)/propositions-loi).

De plus en plus d’associations* soutiennent nos demandes auprès du ministère de la transition écologique et solidaire pour obtenir une interdiction de ces spectacles et le placement des ours dans des refuges adaptés. Voici la liste non exhaustive des structures qui souhaitent une interdiction de ces spectacles :

  • Animals Asia France
  • Association stéphanoise Militants Animalistes Sainté
  • AVES France
  • Bears in Mind
  • CACH
  • C’est assez !
  • Chapter Animals
  • Code Animal
  • Collectif Animalistes 43
  • Collectif Chats 100% stérilisation obligatoire
  • Comité Ardèche/Drôme Défense-Animale
  • Éducation Éthique Animale
  • Ensemble pour les animaux
  • Évolution Condition Animale
  • Fondation 30 millions d’amis
  • Fondation Brigitte Bardot
  • FOUR PAWS
  • La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences (LFDA)
  • Paris Animaux Zoopolis
  • Parti animaliste
  • Radio Parole d’animaux
  • SPA – Société protectrice des animaux

Zarnesti - 10