Il n’y aura plus d’animaux sauvages lors des Fêtes médiévales de Watten !

© Photo : Aurélie Jaeglin – RAO pour AVES France

Suite à l’engagement de la mairie et de l’association Watt’en Fête, nos associations annulent la manifestation lors de la Fête médiévale de Watten le jeudi 15 août 2019.

Le 15 août 2019, l’association WATT’EN FÊTE organise une fête médiévale sur le site de l’Abbaye de Watten, dans le Nord. A cette occasion, l’association a programmé plusieurs spectacles animaliers (spectacle équestre, fauconnerie, passage d’oies, montreur d’ours, spectacles de loups).

Nos associations, AVES France et Paris Animaux Zoopolis, dénoncent l’exploitation et la captivité des ours et des loups dans les spectacles et demandent l’interdiction de ces pratiques héritées du moyen-âge.

Dans un mail du 21 juillet, l’association AVES France demandait à Monsieur Deschodt, Maire de Watten, de bien vouloir annuler ces animations, l’objectif d’une fête médiévale étant de rassembler autour de notre histoire, pas de créer un malaise légitime concernant la condition animale.

Après plusieurs semaines de contestation, 46.780 personnes ont signé notre pétition, sans pour autant que le maire accepte de répondre aux associations de protection des animaux.

Un spectacle qui a déjà créé la polémique l’an dernier

Le spectacle de la compagnie Aïtawak, mettant en scène un ours et une meute de loups, a pourtant déjà fait polémique l’année dernière au château du Hohlandsbourg.

Des bénévoles d’AVES France avaient filmé cette représentation et la vidéo, publiée sur les réseaux sociaux, était rapidement devenue virale, provoquant une vague d’indignation.

Voir la vidéo sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=3RNOHzNr3tk (vidéo et photos sous copyright © Aurélie Jaeglin – RAO pour AVES France).

Manifestation annulée

Dans l’article de La voix du Nord du 7 août 2019, la mairie de Watten et l’association Watt’en Fête ont annoncé qu’il n’y aurait plus d’animaux lors de la prochaine fête médiévale. Dès le lendemain, AVES France a écrit à la mairie afin de les féliciter pour cette décision, en proposant au mairie d’annuler la manifestation contre une attestation écrite confirmant les propos tenus dans la presse. Le député Alain Bruneel, sensible au sort de ces animaux et auteur d’une Question écrite au gouvernement au sujet des montreurs d’ours, a également écrit à la mairie de Watten et nous l’en remercions.

Ce mardi 13 août à midi, monsieur le maire de Watten a contacté l’association AVES France afin de lui confirmer qu’il n’y aurait pas d’animaux sauvages lors de la prochaine fête médiévale et qu’il nous remettrait l’attestation écrite dans la journée (consultable ici). Nous aurions préféré que les spectacles animaliers de l’édition 2019 soient annulés, mais notre but n’est pas de gâcher la fête. En annonçant qu’il n’y aurait plus d’animaux lors de l’édition 2020 de la Fête médiévale, la mairie et l’association Watt’en Fête font déjà un pas vers nous et montrent qu’elles ont entendu nos revendications. Aussi, AVES France et Paris Animaux Zoopolis annoncent qu’il n’y aura pas de manifestation le jeudi 15 août à Watten.

Suite à nos actions, des Mairies s’engagent :
1) Ferrières-en-Gâtinais (45) : engagement écrit du Maire et du Président de l’association des Nocturnes de Ferrières de ne pas programmer d’ours en 2020.
2) Monflanquin (47) : engagement écrit de la Maire et du Président de l’association GEM de ne pas programmer de mammifères sauvages en 2020.
3) Watten (59) : engagement dans la Voix du Nord du Maire et du Président de l’association de ne pas programmer d’animaux sauvages + engagement écrit.
4) Thônes (74) : engagement sur le site de France 3. L’Office de Tourisme de Thônes « ne programmera plus de spectacles avec des animaux à l’avenir. »

 

Notre but ?
Obtenir une loi interdisant ces spectacles en France et placer les ours dans des sanctuaires adaptés.

Actuellement dans notre pays, une petite dizaine d’ours sont exploités dans les spectacles.
Encore légaux en France, ces spectacles sont interdits dans plusieurs pays d’Europe. La Fédération des Vétérinaires Européens recommande depuis 2015 à toutes les « autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe« . Ces animaux, même s’ils sont nés en captivité, ont le même patrimoine génétique que les ours sauvages et donc les mêmes besoins.

67% des Français-es sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques et spectacles itinérants (source IFOP 2019 pour 30 Millions d’Amis).

Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, « compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux » (FVE). La législation actuelle ne prend pas en compte le bien-être des animaux, l’arrêté du 18 mars 2011 permettant aux dresseurs de maintenir leurs animaux jusqu’à quatre jours dans un van, une camionnette ou une remorque.

L’interdiction des ours dans les spectacles n’est qu’une question de temps

AVES France et Paris Animaux Zoopolis ont participé à la mission ministérielle sur le bien-être des animaux sauvages captifs, lancée par le ministère de la transition écologique et solidaire : les deux associations souhaitent obtenir l’interdiction de ces spectacles, demande qui a été soutenue par les autres associations et fondations présentes.

Une proposition de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups a également été déposée le 22 mai 2019 par un groupe de députés, afin d’encadrer la fin de cette pratique moyen-âgeuse (http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion1969/(index)/propositions-loi).

Loups, ours, aigles, vautours, hiboux dressés : non à l’exploitation des animaux lors de la 9ème Grande Fête Médiévale au Château de la Chapelle d’Angillon

Les 31 Août et 1er Septembre 2019, c’est la 9ème Grande Fête Médiévale au Château de la Chapelle d’Angillon (18).

A cette occasion, l’Association Patrimoine et Renaissance, organisatrice de l’évènement, propose de nombreuses animations parmi lesquelles, malheureusement, on peut compter* :

  • la présentation d’une meute de 7 loups
  • un spectacle de fauconnerie (aigles, vautours, hiboux dressés)
  • la présentation d’un ours

AVES France et Paris Animaux Zoopolis s’opposent à tous les spectacles mettant en scène des animaux sauvages, et particulièrement ceux avec des ours et des loups et vous invitent à signer cette pétition : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/loups-aigles-vautours-hiboux-dresses-exploitation/71403

Même si le professionnel (Pierre Cadéac) bénéficie de toutes les autorisations nécessaires pour présenter ses animaux, nous considérons que ses animaux n’ont rien à faire dans ce genre d’évènement. Ce dresseur, bien connu dans le monde du cinéma, est désormais propriétaire du Parc de Pradinas, parc dans lequel il propose ses spectacles (ours, loups, fauconnerie). Occasionnellement, il propose des spectacles itinérants, comme ce sera le cas au Château de la Chapelle d’Angillon, qui se trouve à 500 Km de Pradinas.

Pourquoi nous dénonçons ces « spectacles » ?

Les loups, comme les ours, sont des animaux timides et discrets qui fuient tout contact avec l’homme. L’exposition au bruit et aux foules sont des sources de stress indéniables, quelque que soit leur degré de proximité avec leur propriétaire. Même s’il est né en captivité, l’ours a le même patrimoine génétique les ours sauvages. Par contre, il est confronté à la promiscuité permanente et au contact de l’homme, qu’il s’agisse du dresseur ou du public, ce qui l’empêche de développer un comportement normal pour son espèce.

Les conditions de transport sont inacceptables : ces animaux parcourent (pour les plus exploités) des dizaines de milliers de kilomètres dans des vans, des fourgonnettes ou des remorques pour être exhibés devant des spectateurs. Quand le transport n’est pas spécifiquement en cause, c’est le temps d’attente entre deux démonstrations que nous condamnons également. L’arrêté du 18 mars 2011 permet aux dresseurs de maintenir leurs ours dans le véhicule qui sert au transport jusqu’à 4 jours ! Peut-on dans ces conditions parler de bien-être animal ?

La présentation au public est presque souvent calquée sur les spectacles des dresseurs au moyen-âge. D’ailleurs, montreurs d’ours et meneurs de loups sont souvent demandés à l’occasion des fêtes médiévales. Si la plupart des numéros sont assez simples, et consistent à effectuer quelques déambulations devant un public en adoptant quelques poses récompensées par une friandises, ces animaux ne sont pas à leur place et sont sensibles au stress. D’ailleurs, la Fédération des Vétérinaires Européens recommande « à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants dans toute l’Europe, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate à leurs besoins physiologiques, mentaux et sociaux ».

L’aspect pédagogique de tels spectacles est de plus en plus souvent invoqué. Mais comment plaider en faveur de la protection des ours ou des loups quand on se sert de l’animal et qu’on l’exploite pour une somme d’argent ? Comment être crédible alors même que l’animal est tenu en captivité, même si la cage est dorée, et présenté hors de son milieu naturel ? Qu’est-ce que retiendra le spectateur, qu’il soit enfant ou adulte, d’une rencontre avec le loup ou l’ours sur le bitume, au détour d’une place ou d’une rue ? Absolument rien sur la biologie de l’animal ou son comportement dans la nature, et pour cause… Un ours, ça mange des baies, pas des friandises. Ours et loups s’enfuient devant l’homme. Ils ont besoin de calme et d’ombre, pas d’une remorque, même climatisée !

La maltraitance ne se définit pas systématiquement par le fait de battre ou mal nourrir une bête sauvage captive. Elle se définit aussi par le non-respect des besoins biologiques et éthologiques de l’animal. L’ours ou le loup bénéficie au mieux d’un enclos suffisamment vaste pour ne pas dépérir, mais ne peux en aucune façon vivre sa vie d’animal sauvage en parcourant son territoire sur plusieurs kilomètres, en chassant ses proies, en vivant pleinement la saison de la reproduction… L’animal-divertissement ne doit plus avoir cours dans notre pays et à notre époque.

Nous, signataires de cette pétition, ainsi que les associations AVES France et Paris Animaux Zoopolis demandons l’annulation de ces spectacles animaliers lors de la 9e Grande Fête Médiévale au Château de la Chapelle d’Angillon.

* source https://chateau-angillon.fr/index.php/fete-medievale (copie d’écran à l’appui).
© Photo d’illustration By Arto Hakola – Shutterstock

Urgent : Cyber-action contre l’exploitation de l’ours Valentin à Saint-Léonard de Noblat les 17 et 18 août 2019

C’est une information qui a bien failli passer inaperçue si elle ne nous avait pas été signalée par une militante de la cause animale : l’ours Valentin sera exploité à Saint-Léonard de Noblat les 17 et 18 août 2019. Cette année, la fête médiévale est organisée en même temps que la fête de la viande bovine limousine…

Valentin sera les 15 et 16 août à Monflanquin, puis les 17 et 18 août à Saint-Léonard de Noblat. Il devra donc parcourir plus d’un millier de kilomètres en 4 jours !

Nous vous invitons à contacter la mairie de Saint-Léonard de Noblat via le formulaire ci-dessous. S’il vous plaît, nous ne cessons de le répéter, mais RESTEZ COURTOIS. Nous n’obtiendrons rien dans la violence et les invectives. Demandons au maire d’annuler ce spectacle et continuons nos actions pour que le ministère de la transition écologique et solidaire interdise prochainement ces spectacles d’un autre âge.

ATTENTION : la messagerie de la mairie est sécurisée par l’anti-spam Mailinblack. Vous devrez cliquer sur un lien et valider un formulaire pour que votre message soit correctement délivré. 

Monsieur Alain DARBON, Maire de Saint-Leonard-de-Noblat, Madame Estelle DELMOND, deuxième adjointe responsable de la coordination des associations et des animations. Je suis consterné d’apprendre que comme en 2017, la mairie de Saint-Leonard-de-Noblat a choisi de programmer un montreur d’ours lors de sa fête médiévale. Je considère qu'un ours n'a pas à être exhibé de la sorte dans une fête médiévale. La Fédération des Vétérinaires Européens recommande à toutes les autorités « d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants dans toute l’Europe, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate à leurs besoins physiologiques, mentaux et sociaux. » Un ours, même né en captivité depuis plusieurs générations, comme c’est le cas de Valentin qui a été acheté à un zoo, a le même patrimoine génétique qu’un ours sauvage. Cela signifie qu’il a les mêmes besoins. Un ours a besoin de calme et d’ombre, pas d’être transporté dans une remorque climatisée pour être exhibé devant la foule. Un ours a besoin d’un vaste territoire pour chercher sa nourriture, et notamment des baies, pas de manger des chamallows. La nature de cet ours est pervertie par sa relation imposée par son dresseur. En 2018, l'association AVES France a estimé que les ours de Frédéric Chesneau ont parcouru plus de 17000 kilomètres pour être exhibés dans des fêtes comme la vôtre. J'apporte mon soutien aux actions d'AVES France, qui milite pour que ces spectacles soient interdits à court terme. Aussi, je vous invite à annuler la venue du montreur d’ours lors de la fête médiévale de Saint-Leonard-de-Noblat les 17 et 18 août prochains. Bien cordialement,

Le Président d’AVES France entendu par la police suite à une plainte du montreur d’ours Frédéric Chesneau

Lundi 5 août 2019, le Président d’AVES France a été convoqué par les services de police. Il a été entendu pendant deux heures afin de répondre aux accusations portées par le montreur d’ours Frédéric Chesneau, accusant l’association de harcèlement, de menaces de morts réitérées et de diffamation. Cette attaque a lieu seulement quelques semaines après la remise d’un rapport au ministère de la transition écologique et solidaire signé par 11 associations et fondations, demandant l’interdiction des spectacles ayant recours à des ours et des loups et la détention de ces animaux par leurs dresseurs (et plus largement l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques et les spectacles itinérants). Le dresseur, qui nous a tant moqués de ne pas avoir pu défendre nos revendications lors des réunions préparatoires à l’arrêté du 18 mars 2011 aurait-il mal accepté d’avoir été, en 2019, exclu des débats lors de la Mission ministérielle sur le bien-être animal ?

Obtenir l’interdiction des spectacles des montreurs d’ours, un combat qui ne date pourtant pas d’hier pour AVES France

Rappelons en guise de préambule que notre association s’est toujours positionnée contre la captivité des animaux sauvages, que ce soit en zoos ou dans des spectacles itinérants (cirques, montreurs d’ours et de loups). De même, nous nous positionnons régulièrement contre tout spectacle impliquant des animaux ou mammifères marins, aquariums ambulants, delphinariums, etc. Si nous sommes moins présents sur ces actions, c’est que certaines associations se sont plus ou moins spécialisées dans ce domaine, acquérant ainsi des connaissances et compétences certaines, comme Paris Animaux Zoopolis, Code Animal ou C’est assez pour ne citer que celles-ci. Il en de même pour les spectacles de rapaces que nous réprouvons totalement. Nous ne prônons jamais la violence, nous demandons aux communes de ne pas solliciter ce genre de divertissement et de faire appel plutôt à des artistes inventifs et talentueux qui n’ont pas besoin d’animaux pour captiver et émerveiller un public.

Comme vous le savez, AVES France s’est attachée dès sa création à défendre les grands prédateurs et notamment les ours et les loups. Il nous a donc semblé normal et logique de nous opposer aux spectacles utilisant ces deux espèces qui nous tiennent à coeur.

Les montreurs d’ours et meneurs de loups – termes souvent relayés dans les médias, ne sont pas très nombreux en France et il est donc plus facile de se sentir directement « visé » par nos actions lorsque qu’on est un dresseur. Cependant, nous avons comme objectif de faire interdire définitivement ces deux types de spectacles, quelque que soit le dresseur en cause.

Les raisons sont multiples :

Les loups, comme les ours, sont des animaux timides et discrets qui fuient tout contact avec l’homme. L’exposition au bruit et aux foules sont des sources de stress indéniables, quelque que soit leur degré de proximité avec leur propriétaire. Même s’il est né en captivité, l’ours a le même patrimoine génétique les ours sauvages. Par contre, il est confronté à la promiscuité permanente et au contact de l’homme, qu’il s’agisse du dresseur ou du public, ce qui l’empêche de développer un comportement normal pour son espèce.

Les conditions de transport sont inacceptables : ces animaux parcourent (pour les plus exploités) des dizaines de milliers de kilomètres dans des vans, des fourgonnettes ou des remorques pour être exhibés devant des spectateurs. Quand le transport n’est pas spécifiquement en cause, c’est le temps d’attente entre deux démonstrations que nous condamnons également. L’arrêté du 18 mars 2011 permet aux dresseurs de maintenir leurs ours dans le véhicule qui sert au transport jusqu’à 4 jours ! Peut-on dans ces conditions parler de bien-être animal ?

La présentation au public est presque souvent calquée sur les spectacles des dresseurs au moyen-âge. D’ailleurs, montreurs d’ours et meneurs de loups sont souvent demandés à l’occasion des fêtes médiévales. Si la plupart des numéros sont assez simples, et consistent à effectuer quelques déambulations devant un public en adoptant quelques poses récompensées par une friandises, certaines démonstrations sont en revanche plus dommageables pour les animaux  : se hisser sur une poutre, sur un ballon, se jucher sur un vélo, se laisser approcher par le public pour une caresse… des postures entrainant du stress et des douleurs physiques.

L’aspect pédagogique de tels spectacles est de plus en plus souvent invoqué. Mais comment plaider en faveur de la protection des ours ou des loups quand on se sert de l’animal, on l’exploite pour une somme d’argent, car il s’agit aussi pour le dresseur de payer ses factures, comme tout un chacun ? Comment être crédible alors même que l’animal est tenu en captivité, même si la cage est dorée, et présenté  hors de son milieu naturel ? Qu’est-ce que retiendra le spectateur, qu’il soit enfant ou adulte, d’une rencontre avec le loup ou l’ours sur le bitume, au détour d’une place ou d’une rue ?  Absolument rien sur la biologie de l’animal ou son comportement dans la nature, et pour cause… Un ours, ça mange des baies, pas des chamallows. Ours et loups s’enfuient devant l’homme. Ils ont besoin de calme et d’ombre, pas d’une remorque, même climatisée !

La maltraitance ne se définit pas systématiquement par le fait de battre ou mal nourrir une bête sauvage captive. Elle se définit aussi par le non-respect des besoins biologiques et éthologiques de l’animal. L’ours ou le loup bénéficie au mieux d’un enclos suffisamment vaste pour ne pas dépérir, mais ne peux en aucune façon vivre sa vie d’animal sauvage en parcourant son territoire sur plusieurs kilomètres, en chassant ses proies, en vivant pleinement la saison de la reproduction…  L’animal-divertissement ne doit plus avoir cours dans notre pays et à notre époque.

Le lobbying politique au service de la cause animale

Pendant de longues années, AVES France a dénoncé les spectacles des montreurs d’ours sans obtenir de véritables avancées. Nous avons remis nos méthodes en question il y a deux ans et avons décidé de mettre en place des actions de lobbying avec le collectif Convergence Animaux Politique. Nous avons contacté les députés et avons pu les sensibiliser à notre combat contre ces spectacles d’un autre âge. Le 12 novembre 2018, Paris Animaux Zoopolis et la députée Claire O’Petit nous faisaient l’honneur de nous inviter au Colloque à l’Assemblée nationale Vers la fin des animaux sauvages dans les spectacles : pourquoi nous devons légiférer, en présence d’Allain Bougrain Dubourg. En 2019, la députée Bérengère Poletti a déposé avec d’autres députés du groupe LR une proposition de loi visant à interdire tout spectacle ayant recours à des ours ou des loups : http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/dossiers/interdiction_spectacle_loupes_ours

Montreurs d’ours et de loups – mettons un terme à l’exploitation des animaux dans les spectacles.

A l’été 2018, suite à un spectacle d’ours et de loups de la compagnie Aïtawak, filmé par nos bénévoles (RAO), nous avons décidé de lancer une pétition pour demander l’interdiction de ces spectacles. Aujourd’hui, cette pétition approche des 100.000 signatures : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/montreurs-loups-mettons-terme-exploitation-animaux/44785

La société est en train de changer. La montée en puissance du veganisme, le statut d’animal sensible, la création du premier parti animaliste français… autant de signaux qui indiquent une mutation en cours. Tout comme un nombre sans cesse croissant de citoyens réclament la fin des corridas, des cirques avec animaux, des marineland et autres aquariums…, nous demandons la fin des spectacles faisant intervenir les ours et les loups, tout simplement parce qu’ils n’y ont pas leur place. Si on veut vraiment sauver un ours ou un loup de l’euthanasie, récupéré d’un zoo où ils sont en surnombre, d’un cirque qui ne veut plus utiliser d’animaux, d’un particulier inconscient qui détient un fauve au fond de son jardin ou d’un quelconque autre trafic, alors trouvons-leur une place dans un sanctuaire où ils pourront finir leurs jours décemment, finançons un centre de sauvegarde pour ces rescapés, où ils n’auront plus besoin de s’exhiber devant un public. Rendons-leur leur dignité.

D’ailleurs, Four Paws, qui gère plusieurs refuges en Europe et dans le monde, s’est engagé à nos côtés pour trouver une place en refuge à chaque ours, lorsque l’interdiction des spectacles aura été décidée par le ministère de la transition écologique et solidaire.

© Ours bruns au refuge de Zarnesti en Roumanie – AVES France

Un dresseur aux abois ?

Cette année 2019 marque un tournant dans la lutte contre les spectacles ayant recours à des animaux sauvages. Si nous espérons que le ministère de la transition écologique et solidaire y mettra un terme très prochainement, il faut reconnaître qu’il le fera sous la pression d’un public de plus en plus souvent opposé à ces animations. 67% des Français souhaitent l’interdiction de ces spectacles. La fédération des vétérinaires européens recommande « à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants dans toute l’Europe, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate à leurs besoins physiologiques, mentaux et sociaux ».

En début d’année 2019, nous avons obtenu de la part du Parc Nigloland l’arrêt des spectacles animaliers dans l’enceinte du parc d’attractions. Cet été, Paris Animaux Zoopolis s’est joint à AVES France pour dénoncer les spectacles d’ours dans les fêtes médiévales. Une représentation de la compagnie Arkann a été annulée à Châteaubleau. A Châteaudun, le maire a annoncé que le dresseur ne serait pas présent l’an prochaine, tout comme celui de Ferrières-en-Gâtinais.

Ces avancées ont probablement énervé le dresseur, d’où cette plainte qui nous semble absurde et abusive. En effet, dans le dossier qui nous a été présenté, des copies d’écran de commentaires extraits des réseaux sociaux Twitter et Facebook. Il est reproché à AVES France de ne pas avoir supprimé ces messages (sauf qu’il est impossible de supprimer les messages d’autres utilisateurs sur Twitter). Le travail de modération des commentaires est devenu une tâche de plus en plus lourde pour nous. Cette plainte est l’occasion de rappeler, une nouvelle fois, que nous n’obtiendrons aucune victoire par les insultes ou la violence, et c’est la raison pour laquelle nous vous demandons toujours d’écrire courtoisement aux organisateurs des fêtes médiévales, avec les arguments que nous mettons à votre disposition. Nous comprenons votre impatience et même votre agacement de ne pas voir les choses aller plus vite. Mais nous devons agir dans un cadre légal. Ce cadre n’étant pas favorable au bien-être des animaux, nous travaillons d’arrache-pied pour modifier la législation. Prochainement, soyez-en assurés, nous obtiendrons la fin de ces spectacles indignes de notre époque, mais en attendant, nous vous rappelons les règles ci-dessous. Rappelez-vous qu’un commentaire contenant une insulte ou une menace ne donne pas seulement une mauvaise image à la cause que nous défendons. Si nous ne le supprimons pas assez vite, votre commentaire peut-être utilisé par le dresseur pour nous menacer et nous affaiblir. Alors aidez-nous en suivant les règles suivantes :

 

Charte de modération pour les réseaux sociaux

L’équipe d’AVES France gère une page facebook, un compte twitter et plusieurs sites ou blogs. Les sympathisants, adhérents ou autres contributeurs sont invités à y partager des témoignages, réactions et commentaires. Cependant, et parce que la protection de la nature et des animaux est susceptible de générer des émotions fortes, nous avons souhaité la mise en place d’une charte de modération afin que les échanges restent constructifs et que nul ne puisse nous reprocher une attitude grossière ou agressive.

Ainsi, il a été décidé que tout commentaire insultant ou diffamant sera supprimé, et son auteur pourra être banni de nos pages s’il continue malgré une première suppression.

Les modérateurs/modératrices sont donc par ailleurs amenés à supprimer les commentaires illicites suivants :

  • incitations à la violence, à la discrimination ou à la haine à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes, en raison de sa couleur de peau, de son origine, de sa religion, de son sexe, de sa sexualité ou de son handicap ;
  • commentaires diffamatoires ou dénigrants ;
  • atteintes à la vie privée ;
  • incitation ou représentation d’actes de cruauté envers les animaux ;
  • apologie de crimes ; négationnisme ;
  • commentaires à caractère pédophile / pornographie enfantine,
  • commentaires à caractère pornographique ;
  • etc.

Les spams, les messages hors sujet, la diffusion d’informations volontairement fausses ou biaisées, et la publicité sont également interdits sur nos réseaux sociaux.

La modération se fait a posteriori, les commentaires et contributions des internautes sur nos pages Facebook sont contrôlées et modérées après leur mise en ligne.

Démarquons-nous de nos opposants, n’utilisons pas les mêmes armes qu’eux. Fermes, déterminés mais courtois. L’équipe d’Aves France vous remercie de votre compréhension.

Christophe CORET, Président
Sylvie CARDONA, Vice-Présidente

© Photos : Ours au refuge de Zarnesti, Roumanie. C. CORET pour AVES France

 

Thônes contre les cirques avec animaux, mais pour les montreurs d’ours ?

L’office du tourisme de Thônes est dans la tourmente. 
Le 21 août 2019, l’office du tourisme Thônes – Coeur des Vallées propose aux familles une rencontre avec l’ours Valentin, animation que l’office du tourisme semble aujourd’hui avoir du mal à assumer.

« Nous vous invitons à faire la connaissance de Frédéric Chesneau et de son ours Valentin pour une rencontre unique : vous serez les témoins privilégiés des moments magiques entre le dresseur et l’ours, qui est loin d’être l’animal féroce et sanguinaire que certains s’imaginent encore. Cette présentation pédagogique allie Tendresse et complicité, sans omettre de passer un message en faveur de la nature. » peut-on lire sur le site de l’office du tourisme.

Une pétition signée par plus de 33.000 personnes

AVES France et PAZ ont évidemment contacté les organisateurs pour leur demander d’annuler l’exhibition de l’ours Valentin, qui devra parcourir plus de 1.000 kilomètres (A/R) pour assurer deux représentations dans la station ! A nos messages et à notre pétition, qui a déjà été signée par plus de 33.000 militants, l’office du tourisme n’a qu’une réponse, qu’ils adressent à tous ceux qui critiquent leur choix de programmation :

 

De : infos@thonescoeurdesvallees.com

Madame, Monsieur,
En réponse à votre mail concernant la programmation du spectacle animalier prévu à Thônes le 21 août, nous vous prions de trouver ci-joint la réponse de Monsieur le Maire suite à votre interpellation :
Nous vous informons que le Conseil Municipal de Thônes a voté, par délibération n°2019/06 du 13 juin 2019, l’interdiction des cirques avec la présence d’animaux sauvages sur le territoire de la commune à compter du mois de septembre 2019. La préfecture de la Haute-Savoie a, suite à cela, adressé une lettre recommandée avec accusé de réception en date du 9 juillet 2019 nous stipulant que le Conseil Municipal ne disposant pas du pouvoir de police générale sur le territoire n’est en aucun cas compétent pour prendre ce type de décision qui relève, au titre de son pouvoir de police, d’une décision du maire.
 
La préfecture précise par ailleurs qu’ « en l’état actuel de la réglementation, même si les activités de cirques utilisant des animaux sont strictement encadrées, aucun texte ne prévoit l’interdiction de la tenue de spectacles de cirques avec des animaux », de même que la possibilité pour le maire d’interdire au titre de son pouvoir de police ce type de manifestation. 
« Par conséquent, la délibération n°2019/06 du 13 juin 2019 est entachée d’illégalité et je vous saurais gré de bien vouloir faire procéder à son retrait ». 
 
Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.
Le service accueil

Contre les cirques avec animaux, mais pour l’exploitation des ours ?

Cette réponse n’est évidemment pas satisfaisante. La prise d’arrêté contre les cirques n’est pas légale (c’est pourquoi les associations spécialisées recommandent de prendre plutôt des voeux), mais si la mairie de Thônes est opposée aux cirques avec animaux, alors pourquoi fait-elle venir un montreur d’ours sur son territoire ?
Contrairement à un cirque qui demande une autorisation pour s’installer sur le territoire d’une commune, un montreur d’ours ne se déplace que sur contrat. Le montreur d’ours qui sera présent à Thônes a été invité par ma mairie ou l’office du tourisme, avec qui il a signé un contrat. La réponse de la Mairie de Thônes n’est donc qu’une manoeuvre malhabile pour tenter de se dédouaner de sa responsabilité dans la programmation de cet évènement.
Monsieur le Maire, ne vous cachez pas derrière une décision préfectorale attendue pour justifier la venue de ce montreur d’ours dans votre commune. Il vient par le seul choix de vos équipes et sera payé par les impôts de vos concitoyens. Si vous êtes réellement contre l’exploitation des animaux sauvages, reconnaissez que la programmation d’un montreur d’ours est une erreur et rompez le contrat avec le dresseur. Peut-être y perdrez-vous quelques milliers d’euros, mais vous éviterez à l’ours un déplacement d’un millier de kilomètres. Vous épargnerez aussi aux enfants d’entendre un discours inadapté, laissant croire que la place de l’ours est en captivité, avec son dresseurs, et non dans son milieu naturel.
A nouveau, nous vous demandons d’annuler ce spectacle.

Montreurs d’ours : la liste noire des villes de la honte à ne pas oublier pour les municipales de 2020

Certaines villes n’ont pas évolué depuis le moyen-âge. Pour leurs maires et les conseillers municipaux, il est tout à fait normal d’accueillir des spectacles ayant recours à des animaux sauvages, et notamment des montreurs d’ours.

  • 69% des Français se prononcent pourtant contre ces spectacles.
  • 89% des Français jugeant la cause animale importante, selon un sondage IFOP de 2019. (source : Collectif AnimalPolitique)
  • 38% déclarent que les propositions en faveur de la protection animale les inciteraient à voter pour un candidat.

Pour les élections municipales de 2020, AVES France vous invite à vous rappeler que les élus sortants des villes qui sont sur notre liste noire ont agit à l’encontre de nos valeurs en laissant se tenir sur leurs communes des spectacles de montreurs d’ours. Vous pouvez obtenir plus d’informations sur le classements des élus sur le site https://www.politique-animaux.fr/politiciens

Liste des villes par ordre alphabétique qui ont accueilli des montreurs d’ours en 2018 ou 2019 :

  • Andilly (74350) – Maire : Monsieur Vincent Humbert
  • Annoeulin (59112) – Maire : Monsieur Philippe Parsy
  • Bischwiller (67240) – Maire : Monsieur Jean-Lucien Netzer
  • Bormes-les-Mimosas (83230) – Maire : M. François Arizzi
  • Bourg-le-Roi (72610) – Maire : M. Philippe Martin
  • Briançon (05100) – Maire : M. Gérard Fromm
  • Chalindrey (52600) – Maire : M. Jean-Pierre Garnier
  • Châteaudun (28200) – Maire : M. Alain Venot
  • Chérisy (28500) – Maire : M. Michel Lethuillier
  • Duilhac sous Peyrepertuse (11350) – Maire : M. Sébastien Pla
  • Epinay-sous-Sénart (91860) – Maire : M. Georges Pujals
  • Epieds (27730) – Maire : Mme Ketty Revel
  • Ferrières-en-Gâtinais (45210) – Maire : M. Gérard Larcheron
  • Janvry (91640) – Maire : M. Christian Schoettl
  • La Chapelle d’Angillon (18380) – Maire : M. Joël Coulon
  • Laon (02000) – Maire : M. Antoine Lefevre
  • Le Bosc (34700) – Maire : M. Daniel Guibal
  • Leffond – Champlitte (70600) – Maire : M. Gilles Teuscher
  • Le Malzieu-Ville (48140) – Maire : M. Jean-Noël Brugeron
  • Les Ponts-de-Cé (49130) – Maire : M. Joël Bigot
  • Les Sables d’Olonne (85100) – Maire : M. Yannick Moreau
  • Lusignan (86600) – Maire : M. René Gibault
  • Monflanquin (47150) – Maire : Mme Nathalie Founaud-Veysset
  • Monfort-le-Gesnois (72450) – Maire : M. Paul Glinche
  • Montsaugeon (52190) – Maire : M. Jean-Pierre Couroux
  • Moulins-Engilbert (58290) – Maire : M. Frédéric Monet
  • Pérouges (01800) – Maire : M. Paul Vernay
  • Puy-en-Velay (43000) – Maire : M. Michel Chapuis
  • Saint-Léonard de Noblat (87400) – Maire : M. Alain Darbon
  • Saint-Péray (07130) – Maire : M. Jacques Dubay
  • Saint-Sauveur-le-Vicomte (50390) – Maire : M. Eric Briens
  • Saint-Sernin-sur-Rance (12380) – Maire : Mme Annie Bel
  • Sully-sur-Loire (45600) – Maire : M. Jean-Luc Riglet
  • Thônes (74230) : Maire : M. Pierre Bibollet
  • Tonnerre (89700) – Maire : Mme Dominique Aguilar
  • Trèbes (11800) – Maire : M. Eric Menassi
  • Villedieu-le-château (41800) – Maire : M. Jean-Yves Narquin
  • Virecourt (54290) – Maire : M. Yves Thiébaut
  • Vitrolles (13127) – Maire : M. Loïc Gachon
  • Watten (59143) – Maire : M. Daniel Deschodt
  • Wintzenheim (68124) – Maire : M. Serge Nicole

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Festad’oc de Trèbes : la fête de la honte et du mal-être animal (taureaux, ours, rapaces…)

Connaissez-vous le Festad’Oc de Trèbes ?

Cette fête de la cruauté se déroulera les 2, 3 et 4 août 2019 dans la ville de Trèbes, près de Carcassonne.

Il suffit de consulter le programme pour s’en convaincre : lâchers de taureaux, fauconnerie, montreur d’ours, toro-piscine… on se demande comment ce genre de festivités est encore permis en 2019 ! Ne sait-on pas s’amuser à Trèbes sans exploiter des animaux ?

 

-> Signez notre pétition : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/festad-oc-trebes-fete-honte-mal/70760

En ce qui concerne le montreur d’ours, il s’agit encore une fois de Frédéric Chesneau, qui sera pourtant la veille au soir aux Nocturnes de Ferrières-en-Gâtinais. Il devra parcourir près de 700 Km avec son ours, pendant la nuit, pour pouvoir se produire à Trèbes le dimanche 4 août à 10h30 puis à 17h, dans les Arènes de la ville (et donc en plein soleil ?).

AVES France et Paris Animaux Zoopolis demandent à Eric Ménassi, Maire de Trèbes, d’annuler ces spectacles dégradants pour les animaux, et notamment l’exhibition de l’ours qui devra parcourir près de 1400 kilomètres aller/retour pour deux prestations d’une quinzaine de minutes ! L’année dernière, pour les seuls spectacles recensés par notre association, l’ours Valentin a parcouru plus de 17.000 kilomètres !

Si ces spectacles sont encore légaux en France, ils sont interdits dans plusieurs pays d’Europe. La fédération des vétérinaires européens recommande depuis 2015 à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe. 67% des Français sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques (source IFOP 2019 pour 30 Millions d’Amis).

Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux. Un spectacle d’ours représente toujours un danger pour le public, les conditions de représentation risquant de troubler la quiétude de l’animal et de le rendre potentiellement dangereux.

La législation actuelle ne prend pas en compte le bien-être des animaux, l’arrêté du 18 mars 2011 permettant aux dresseurs de maintenir leurs animaux jusqu’à quatre jours dans un van, une camionnette ou une remorque.

Actuellement en France, une petite dizaine d’ours sont exploités dans les spectacles. AVES France, qui a participé à la mission ministérielle sur le bien-être animal lancée par le ministère de la transition écologique et solidaire aux côtés d’autres associations (Paris Animaux Zoopolis, Fondation Brigitte Bardot, SPA…), demande l’interdiction de ces spectacles. Une proposition de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups a également été déposée le 22 mai 2019 pour encadrer la fin de cette pratique moyen-âgeuse : http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion1969/(index)/propositions-loi

Monsieur le Maire, montrez au public que votre ville est sensible au bien-être des animaux et renoncez au spectacle du montreur d’ours. Vous pouvez lui écrire courtoisement ou l’interpeler sur Twitter (@eric_menassi @villedetrebes) et déposer un commentaire courtois sur facebook.

 

Non à l’exploitation de l’ours Valentin au Puy-en-Velay les 19, 20 et 21 septembre 2019

Jeudi 19 septembre, vendredi 20 septembre et samedi 21 septembre, le montreur d’ours Frédéric Chesneau se produira avec son Ours Valentin au Puy-en-Velay (43). L’ours devra parcourir 880 Km (A/R) dans sa remorque climatisée pour assurer 6 représentations lors de la 34ème Fête Renaissance du Roi de l’Oiseau.

-> Signez la pétition : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/exploitation-valentin-puy-velay-19-20/70752

Sur le programme, on peut lire que « Cette rencontre à visée éducative et pédagogique montre une complicité rarissime entre un homme et un ours que des circonstances inhabituelles ont réunis ». Pourtant, nos associations, qui ont assisté à plusieurs représentations, considèrent, tout comme le Ministère de la transition écologique et solidaire, que ces spectacles ne sont ni pédagogiques ni artistiques : « l’utilisation de ces animaux dans un tel contexte n’est souvent pas justifiée sur le plan pédagogique, ni artistique et donc non conforme à l’article 3-II de l’arrêté du 18 mars 2011 ». En ce qui concerne les « circonstances inhabituelles » qui ont réunies le dresseur et son ours, il n’y a aucun mystère. Le dresseur a simplement acheté l’ours Valentin à un zoo Texan afin de le dresser.

AVES France et Paris Animaux Zoopolis demandent aux responsables de l’Association du Roi de l’Oiseau et ses partenaires d’annuler ce spectacle d’ours

Nous dénonçons l’exploitation des ours dans les spectacles et demandons l’interdiction de ces pratiques héritées du moyen-âge. En 2018, pour les seuls spectacles recensés par notre association, l’ours Valentin a parcouru plus de 17.000 kilomètres !

Si ces spectacles sont encore légaux en France, ils sont interdits dans plusieurs pays d’Europe. La fédération des vétérinaires européens recommande depuis 2015 à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe. 67% des Français sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques (source IFOP 2019 pour 30 Millions d’Amis).

Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux. Un spectacle d’ours représente toujours un danger pour le public, les conditions de représentation risquant de troubler la quiétude de l’animal et de le rendre potentiellement dangereux.

La législation actuelle ne prend pas en compte le bien-être des animaux, l’arrêté du 18 mars 2011 permettant aux dresseurs de maintenir leurs animaux jusqu’à quatre jours dans un van, une camionnette ou une remorque.

Actuellement en France, une petite dizaine d’ours sont exploités dans les spectacles. AVES France, qui a participé à la mission ministérielle sur le bien-être animal lancée par le ministère de la transition écologique et solidaire aux côtés d’autres associations (Paris Animaux Zoopolis, Fondation Brigitte Bardot, SPA…), demande l’interdiction de ces spectacles. Une proposition de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups a également été déposée le 22 mai 2019 pour encadrer la fin de cette pratique moyen-âgeuse : http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion1969/(index)/propositions-loi

Nous demandons également aux partenaires de ces festivités (Michelin, la Région Auvergne-Rhônes-Alpes, le Département Haute-Loire, la ville et l’agglomération le Puy-en-Velay, la Banque populaire Auvergne Rhône Alpes, Engue Cofely, Enedis, La lentille verte du Puy AOP) de ne plus subventionner à l’avenir de fêtes ayant recours à des animaux sauvages.

Vous pouvez, si vous le souhaitez, écrire courtoisement à la mairie : http://www.lepuyenvelay.fr/contact.php, aux organisateurs : https://www.roideloiseau.com/formulaire-de-contact/ ou laisser un message sur leur page facebook (messages modérés, donc lus par les modérateurs même s’ils ne sont pas publiés) : https://www.facebook.com/events/171345630423560/

Non à l’exploitation de l’ours Valentin à Virecourt (54) le dimanche 8 septembre 2019

Au lendemain de la Fête de la Sange, dédiée à la chasse, dans laquelle Frédéric Chesneau va produire son ours (alors qu’il dénonce à longueur de spectacle les sociétés de chasse qui achèteraient des ours pour les abattre aux USA), le dresseur emmènera son Ours à 400 kilomètres de là pour l’exhiber à Virecourt.

Le Comité des Fêtes du Manoir de Virecourt a en effet choisi de programmer deux présentations d’ours lors de sa 5ème fête médiévale (à 14h30 et 17h30), un spectacle baptisé sans complexe « Cultur’ours », comme si l’exploitation d’un ours captif devant un public pouvait être une manifestation culturelle…

-> SIGNEZ LA PETITION

Sur le site internet du Comité des Fêtes, on peut voir que cette fête médiévale a un budget de 32.000€, financé en partie par le Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, la Communauté de Communes Meurthe, Moselle, Mortagne, la Mairie de Virecourt, Damelevières, Lunéville, Bayon et Charmes. Les organismes publics qui financent ces animations sont responsables du contenu des festivités qu’elles financent et nous leur demandons, à l’avenir, de conditionner leurs aides à l’absence d’animaux sauvages. 

AVES France et Paris Animaux Zoopolis demandent au Comité des Fêtes du Manoir de Virecourt et à ses partenaires d’annuler ce spectacle d’ours, ni artistique, ni pédagogique

Nous dénonçons l’exploitation des ours dans les spectacles et demandons l’interdiction de ces pratiques héritées du moyen-âge. En 2018, pour les seuls spectacles recensés par notre association, l’ours Valentin a parcouru plus de 17.000 kilomètres !

Si ces spectacles sont encore légaux en France, ils sont interdits dans plusieurs pays d’Europe. La fédération des vétérinaires européens recommande depuis 2015 à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants en Europe. 67% des Français sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques (source IFOP 2019 pour 30 Millions d’Amis).

Les spectacles de montreurs d’ours doivent être interdits, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate aux besoins physiologiques, mentaux et sociaux des animaux. Un spectacle d’ours représente toujours un danger pour le public, les conditions de représentation risquant de troubler la quiétude de l’animal et de le rendre potentiellement dangereux.

La législation actuelle ne prend pas en compte le bien-être des animaux, l’arrêté du 18 mars 2011 permettant aux dresseurs de maintenir leurs animaux jusqu’à quatre jours dans un van, une camionnette ou une remorque.

Actuellement en France, une petite dizaine d’ours sont exploités dans les spectacles. AVES France, qui a participé à la mission ministérielle sur le bien-être animal lancée par le ministère de la transition écologique et solidaire aux côtés d’autres associations (Paris Animaux Zoopolis, Fondation Brigitte Bardot, SPA…), demande l’interdiction de ces spectacles. Une proposition de loi visant à l’interdiction de tout spectacle itinérant ou fixe ayant recours à des ours ou des loups a également été déposée le 22 mai 2019 pour encadrer la fin de cette pratique moyen-âgeuse : http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion1969/(index)/propositions-loi

Nous vous remercions de signer nombreux cette pétition. Vous pouvez également laisser un avis (courtois) sur la page Facebook suivante : https://www.facebook.com/5ème-Fête-médiévale-de-Virecourt-325829798335874/

Vous pouvez aussi écrire à la mairie depuis le formulaire suivant : http://www.virecourt.mairie54.fr/fr/contact.html

Ours et loups à la fête médiévale de Watten (59) le 15 août 2019

Signez notre pétition :

Ours et loups : NON à l’exploitation d’animaux sauvages lors de la fête médiévale de Watten (59) le 15 août 2019

Jeudi 15 août 2019, l’association Watt’en fête organise une fête médiévale.

Au programme :

  • spectacle équestre
  • fauconnerie
  • passage d’oies
  • montreur d’ours
  • spectacles de loups

AVES France et Paris Animaux Zoopolis vous invitent à signer cette pétition contre l’exploitation des animaux lors de cette fête médiévale, et tout particulièrement des animaux sauvages (ours, loups, rapaces).

Nos associations ont participé ces derniers mois à la mission ministérielle sur le bien-être animal et remis au ministre de la transition écologique et solidaire un rapport signé par 11 associations et fondations demandant l’interdiction de ces spectacles. 67% de la population est opposée à la présence des animaux sauvages dans les cirques. La Fédération des Vétérinaires Européens recommande « à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants dans toute l’Europe, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate à leurs besoins physiologiques, mentaux et sociaux ». De nombreux députés ont également soutenu nos demandes via des questions écrites au gouvernement ou à une proposition de projet de loi visant à interdire les spectacles ayant recours à des ours ou des loups.

L’année dernière, AVES France avait filmé un spectacle similaire (ours et loups) de la compagnie Aïtawak, vidéo que vous pouvez voir sur cette pétition générale contre les spectacles d’ours et de loups : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/montreurs-loups-mettons-terme-exploitation-animaux/44785

Soyons nombreux à signer cette pétition pour faire comprendre à la mairie et aux organisateurs que les animations ayant recours à des animaux sauvages ne sont plus tolérables à notre époque.

Vous pouvez vous exprimer (toujours courtoisement) sur ce post : https://www.facebook.com/wattenfete/posts/2452281901667898 et laisser un avis à l’association organisatrice ici : https://www.facebook.com/pg/wattenfete/reviews/?ref=page_internal

Vous pouvez également écrire à la mairie : http://www.watten.fr/contact/ et vous inscrire à la manifestation qui aura lieu le 15 août : https://www.facebook.com/events/526386414566592/