Un loup tiré dans le Devoluy : où est l’animal ?

C’est à l’occasion d’une battue aux sangliers que le loup a été blessé par un chasseur, mercredi 7 octobre. Personne n’a été fichu de le retrouver depuis, ni les chasseurs ni les agents de l’ONCFS.
Conséquence, comme le loup aurait apparemment été touché au ventre, le préfet des Hautes-Alpes va tout de même décompter l’animal du plafond de 36 loups à abattre.
Derrière une décision administrative qui utilise des mots rassurants comme “prélèvements”, “plafond”… se cache la triste réalité de la chasse au loup dans notre pays. La bête ira mourir plus loin et son cadavre sera probablement retrouvé dans quelques jours.
Les éleveurs lui reprochent donc sa “cruauté” et ses “prélèvements” sur les troupeaux de brebis.
Et pourtant, par voie de presse, nous apprenons qu’un groupe d’éleveurs a déposé des carcasses de brebis et une bête agonisante devant le lieu de travail d’une militante pro-loup.
Où se trouve la cruauté dans cette histoire ?
Et que feraient ces braves éleveurs si, du jour au lendemain, une majorité de français cessaient de consommer la viande et le fromage de leurs élevages ?

Une fois de plus, ces débordements prouvent que le gouvernement français ne fait que jeter de la poudre aux yeux, sans jamais s’engager réellement parce que l’ignorance et l’incompétence gangrènent bien des services, des ministères et des administrations. Il en est ainsi pour la sauvegarde de notre fameuse “biodiversité” tout comme il en sera de même pour le climat et la COP 21. Et cela nous conduit donc à affirmer que les changements ne pourront intervenir que de la société civile. A vous de voir.

Posted in Grands prédateurs (ours, loup, lynx).