Le loup et l’élevage, quelle cohabitation ?

Aves France a signé il y a quelques mois un appel collectif émanant de la confédération paysanne de Bourgogne Franche-Comté afin que les éleveurs volontaires qui veulent bénéficier d’un chien de protection dans les zones où le loup n’est pas encore présent puissent être aidés par l’administration. Cet appel concernait évidemment le bureau local Nièvre où le loup a fait une apparition. Cette initiative nous a paru très intéressante, et nous demandons depuis longtemps à l’Etat et à se représentants d’anticiper la présence du loup dans les zones où l’animal n’est pas encore installé.

Malheureusement, dans un communiqué repris le 30 mai par les médias, la Confédération paysanne, au niveau national,  demande un nouvel arrêté de prélèvement de loups, qui viendrait  donc s’ajouter aux 38 loups déjà abattus. Nous regrettons évidemment que la Confédération tienne des propos en contradiction avec certaines initiatives locales, et ne cherche en aucun cas à proposer des solutions autres que les tirs de loups.

Si cela ne nous empêchera pas de travailler avec des éleveurs qui souhaitent cohabiter de manière pacifique avec le prédateur, la position de la confédération paysanne nous pousse à nous interroger sur la possibilité pour les loups de cohabiter avec des éleveurs qui ne veulent rien entendre et refusent de réfléchir à la mise en place de moyens de protection efficients.

Pour notre part, nous continuerons à nous opposer systématiquement à tout tir de loup, quelque que soit le contexte, et à affirmer que l’élevage n’a pas sa place partout en France. La biodiversité à visage humain, ça suffit !

Posted in Grands prédateurs (ours, loup, lynx).

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