
Naissance de louveteaux sur le plateau des Millevaches
2 août 2025
Mille blaireaux ont été sauvés du déterrage en 2025 par l’ASPAS, AVES et One Voice
29 septembre 2025Le 23 août dernier, le bureau local Nièvre a pu travailler conjointement avec l’association ADRET Morvan.
Le premier objectif était de présenter le documentaire de la réalisatrice Adeline Soler, qui a gentiment accepté d’être présente, et dont l’enthousiasme et l’intérêt pour les loups ont impressionné toutes les personnes présentes.

Le second objectif visait à poursuivre la formation des bénévoles et adhérents de l’ADRET, association qui est spécialisée sur la thématique des forêts mais qui souhaite intégrer d’autres sujets en transversalité. Le retour du loup dans la Nièvre en est un.
Les échanges ses sont donc poursuivis en soirée autour d’un dîner, dans la salle du Carrouège. Cette soirée est le point de départ, nous l’espérons, d’une fructueuse collaboration associative, sur un sujet compliqué et épineux.
Pour rappel, La Nièvre est désormais considérée comme un front de colonisation par la préfecture, pour cette espèce qui a fait une première apparition en 2017. 8 ans et 5 préfets plus tard, aucune action d’anticipation n’a été menée dans le Département, et deux loups ont été abattus à quelques mois d’intervalles. Nous craignons de connaître la même situation qu’en Saône et Loire où chaque loup qui pointe le bout de son museau est abattu.
Dossier complexe car la Nièvre est une zone rurale où l’élevage est dominant (les différents syndicats agricoles locaux ne veulent pas entendre parler d’une cohabitation avec les loups et une partie des chasseurs s’y opposent également), et où la plaine est majoritaire. Tout reste à tester et consolider en matière de protection des troupeaux, et de moyens d’effarouchement. Par ailleurs, la rigueur scientifique est indispensable et il est nécessaire non seulement de bien connaître le terrain mais aussi d’acquérir de solides connaissances sur la biologie et le comportement des loups.
C’est également l’opportunité de poursuivre la sensibilisation autour de la cohabitation avec la faune sauvage et d’autre prédateurs. Le lynx est présent dans le Morvan, et qui sait si, un jour, le chacal doré n’aura pas envie de prospecter le territoire ? La cohabitation se travaille à tous les niveaux, et demande du temps. Si vous souhaitez vous impliquer sur le dossier loup, merci de contacter sylvie.cardona(at)aves.asso.fr






