AVES France est une association de protection des espèces menacées, spécialisée sur la cohabitation avec les grands prédateurs (ours, loup), la lutte contre les spectacles de montreurs d'ours (ours Valentin de Frédéric Chesneau de la compagnie Atchaka, ours Micha des Poliakov, ourse Kilian de Sylvie Pujol de la compagnie Aïtawak, ourse Tima de Pavel Vyakin...), ainsi que sur la défense de l'environnement, de la nature et de la faune sauvage mal aimée (blaireau, renard, corvidés...).

Fondée en 2005 par Christophe CORET et Sylvie CARDONA, AVES France est une petite structure animée par une poignée de bénévoles passionnés qui se démènent pour agir efficacement malgré le manque de moyens humains et financiers. Chez nous, il n'y a aucun salarié. C'est pourquoi chaque nouvel adhérent, chaque donateur, chaque bénévole compte. Vous pouvez adhérer à partir de 0,85€ par mois et l'adhésion vous donne la possibilité de consulter notre revue "A un poil d'ours" en ligne. Rejoignez-nous ! Votre soutien est essentiel ! (*chiffres pour l'année 2017).

En savoir plus sur l'association : 
https://www.aves.asso.fr/association-aves-france/

Abonnez-vous à notre newsletter

Le nouveau « Plan Loup » : un plan de chasse d’une espèce protégée ?

logos-cp-loup[1][1]

Communiqué de presse,
Jeudi 28 mars 2013-03-28

Le nouveau « Plan Loup » 2013-2017 a été présenté dans une version  presque finalisée le 22 février, lors de la réunion du Groupe National Loup qui réunit les ministères de l’Ecologie, de l’Agriculture et les acteurs concernés par le dossier loup. Ce nouveau plan prévoit le tir de 24 loups pour la période 2012-2013 et enfonce le dossier loup dans une dérive inacceptable.

Une confirmation a minima des obligations de protection du loup
L’Etat réaffirme heureusement certaines évidences fondamentales : 1/ le loup reste une espèce protégée, 2/ il faut permettre la progression de l’espèce, 3/ il faut lutter contre le braconnage, 4/ l’interdiction de tir des loups est maintenue dans le cœur des parcs nationaux et des réserves naturelles. Heureusement ! Car le contraire serait à la fois extrêmement grave pour la protection de la biodiversité, et ne respecterait pas les obligations légales de la France par rapport à ses engagements européens (Directive Habitat Faune Flore, Convention de Berne).

Le refus d’une vraie cohabitation entre le loup et le pastoralisme ?
Ce nouveau plan va dans le sens d’une déresponsabilisation des éleveurs et ne propose rien de satisfaisant pour améliorer réellement la cohabitation entre le loup et le pastoralisme. Des troupeaux domestiques pourront être déclarés « non protégeables » par leurs éleveurs ! Pourtant ces troupeaux non gardés par des chiens, des clôtures ou des bergers sont très attractifs pour des prédateurs. La prédation par des loups ou par des chiens continuera donc, et la situation ne fera qu’empirer. Quant aux « tirs de prélèvements », ils devraient tout simplement être abolis car ils n’ont rien à voir avec la protection des troupeaux : ces tirs consistent à tuer un loup possiblement très loin du bétail, sans rapport avec la prédation.

Un véritable plan de chasse du loup
Le nombre maximum de loups pouvant être tué chaque année a doublé, et pourra encore être augmenté régulièrement suivant l’augmentation de la population de loups. Tous les moyens sont mis pour atteindre ce plafond annuel : des « tirs de défense renforcés » avec plusieurs tireurs, possiblement plus loin des troupeaux qu’auparavant, et la mobilisation maximale des chasseurs. Cette politique s’apparente à un véritable plan de chasse, comme pour une espèce gibier !

La dérive inquiétante des missions confiées à l’ONCFS
L’Etat demande à l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) de former des chasseurs à la destruction du loup, une espèce protégée ! Cette mesure est scandaleuse. Rappelons que la mission officielle de l’ONCFS est de protéger la biodiversité.

Le loup est encore le bouc-émissaire facile d’une filière ovine confrontée à des difficultés économiques infiniment plus vastes. Ce nouveau « Plan loup » apparait comme une occasion manquée d’œuvrer à une réelle cohabitation entre le loup et le pastoralisme. C’est un gâchis aberrant, indigne d’une vraie politique de protection de la biodiversité.

Contacts presse :
Pierre ATHANAZE – ASPAS Tél. 06 08 18 54 55
Pierre Rigaux – SFEPM – LPO PACA Tél. 06 84 49 58 10

LETTRE OUVERTE À L’ONU ET À SES INSTITUTIONS ET INITIATIVES CONCERNANT LES FORÊTS (FAO, CDB, CCNUCC ET FNUF)

21 mars, première « Journée internationale des forêts »*
/Un appel à enrayer d’urgence la destruction des forêts en
s’attaquant à ses causes profondes/

L’ONU a lancé une initiative de plus pour attirer l’attention sur
le sort des forêts du monde : à partir de 2013, le 21 mars sera la
Journée internationale des forêts. Or, quand on considère que
l’Année internationale des forêts de l’ONU, en 2011, est passée
largement inaperçue, on peut se demander si cette Journée réussira
à changer quelque chose pour les forêts et les personnes qui en
dépendent.

En fait, l’ONU devrait être à la tête des mesures pour freiner la
déforestation tropicale et, par conséquent, elle devrait connaître
et combattre de façon appropriée les causes de la diminution des
forêts. Les causes directes les plus importantes sont très bien
connues : l’exploitation forestière, l’affectation des terres
boisées à l’agriculture et à l’élevage, les plantations
industrielles d’arbres, l’urbanisation, les mines,
l’exploitation pétrolière et gazière, les barrages
hydroélectriques et l’élevage industriel de crevettes. Par contre,
les facteurs profonds de la déforestation, multiples et étroitement
liés entre eux, sont moins facilement visibles ; on les connaît mal
et on n’en discute pas souvent. Une analyse approfondie des causes
profondes de la déforestation, entreprise par l’ONU à la fin des
années 1990 avec une forte participation de la société civile, a
conclu que ces facteurs étaient associés à la possession de la
terre, à la gestion des ressources, au commerce, aux relations
économiques internationales en général et à l’exclusion sociale.

La FAO affirme que la déforestation était plus faible dans la
période 2000–2010, par rapport à la décennie précédente.
Pourtant, 13 millions d’hectares de forêts surtout tropicales,
mangroves comprises, ont été détruites chaque année pendant cette
période, et le chiffre actuel risque d’être encore plus élevé
parce que la FAO continue de considérer les plantations industrielles
comme des forêts. En définissant la forêt comme n’importe quelle
terre où il y a une certaine quantité d’arbres, la FAO fausse les
données : la diminution des forêts paraît plus faible qu’elle ne
l’est vraiment parce que, pour la FAO, les plantations d’arbres en
régime de monoculture sont pareilles aux forêts diverses qui
pourvoient de foyer et de nourriture les peuples qui les habitent.

La Journée internationale des forêts fait suite au regain
d’intérêt pour les forêts tropicales qui a commencé lorsque les
négociateurs du climat ont fait figurer le rôle des forêts au
programme des pourparlers de l’ONU sur le changement climatique :
depuis 2007, les sommets climatiques de l’ONU discutent du système
REDD (Réduction des émissions dues au déboisement et à la
dégradation des forêts). Or, les efforts consacrés à REDD+ ont-ils
abouti à réduire la déforestation ou, au moins, à inverser la
tendance actuelle ? Les nombreuses initiatives prises depuis
l’apparition de REDD ont-elles ralenti la diminution des forêts du
monde ? Les mangroves (le « carbone bleu ») sont-elles moins
dégradées aujourd’hui qu’en 2007 ? Les droits des peuples des
forêts sont-ils mieux protégés aujourd’hui qu’ils ne
l’étaient en 2007 ? Les promesses des gouvernements du Nord de
contribuer avec 7,7 milliards USD, et l’intérêt renouvelé pour
les forêts au plan international, ont-ils vraiment été en mesure de
ralentir pour ensuite mettre fin à la diminution des forêts ?

Des rapports récents en provenance du Brésil et d’Indonésie, les
deux pays qui ont perdu le plus de forêts entre 2000 et 2010,
indiquent qu’après une baisse de courte durée du taux de
déforestation annoncée par les statistiques de la FAO, la
déforestation continue et beaucoup de nouvelles zones boisées sont
menacées par les activités destructrices menées par de grandes
entreprises.

Ceux qui sont impliqués dans la destruction des forêts sont souvent
impliqués en même temps dans des projets dont le but supposé est de
protéger les forêts, par exemple des projets REDD+. Tel est le cas
de sociétés transnationales, de gouvernements du Nord mais aussi du
Sud, d’institutions financières comme la Banque mondiale, de
grandes ONG de conservation et d’organes de certification. Avec
l’ONU en tête, tous ces acteurs défendent la soi-disant «
économie verte », présentée comme une proposition « où tout le
monde peut gagner », qui s’attaque aussi bien à la crise
économique et financière qu’à la crise environnementale en
redirigeant les investissements pour débloquer le « capital naturel
», accompagnée de nouvelles technologies supposées « propres »
(comme celles basées sur la biomasse) et du « marché du carbone »,
ainsi que du commerce des « services écologiques » en général.
Dans les pays qui possèdent des forêts tropicales, cette approche
est en train d’accroître les conflits, les violations des droits de
l’homme et la résistance. Quant à la destruction, elle n’a pas
diminué et encore moins disparu : elle a augmenté. [1]

*/La destruction des forêts doit cesser sans délai !/*

Cette lettre veut faire savoir que la destruction des forêts doit
cesser d’urgence, et non tout simplement « diminuer ». Les forêts
sont vitales pour les peuples qui les habitent et dont le mode de vie
dépend. Un leader indigène de l’est de la RDC déclare : /« La
forêt et les peuples indigènes peuvent être décrits comme des amis
inséparables. La vie d’un pygmée dépend à 100 % de la forêt,
parce que la forêt est notre foyer ‘par excellence’. Je peux
affirmer que, sans la forêt, la vie n’est pas possible pour les
peuples indigènes »/. [2] L’arrêt de la déforestation et la
reconnaissance des droits territoriaux sont particulièrement
importants pour les peuples indigènes volontairement isolés.
L’appropriation de terres, surtout dans des régions forestières,
et la destruction continuelle des forêts, surtout grâce au «
système de concessions », pour l’exploitation de bois,
l’agriculture et l’extraction minière, mettent en péril
l’isolement volontaire parce que, le plus souvent, les zones visées
par les accapareurs de terres sont celles où les peuples
volontairement isolés peuvent encore survivre sur la planète et
maintenir leur mode de vie.

Il est indispensable aussi d’arrêter la disparition des forêts
pour combattre l’exclusion sociale, et pour respecter les droits de
la Nature et sa valeur intrinsèque. En outre, les forêts sont
importantes pour l’humanité en général, et surtout pour les
populations des pays qui possèdent des forêts tropicales. Il est
extrêmement inquiétant que les forêts soient de plus en plus
touchées par les effets du changement climatique. La perpétuation de
l’actuel modèle inviable de production et de consommation est à
l’origine des deux crises, celle du climat et celle des forêts. Les
initiatives qui visent vraiment à enrayer la déforestation – ou à
éviter un changement climatique incontrôlable – devront donc
s’attaquer à ces causes profondes.

Pour arrêter la déforestation, il faut éliminer les causes
profondes qui déterminent la diminution des forêts. Parmi les
mesures urgentes à prendre à cette fin figurent les suivantes :

– Reconnaître les droits des communautés forestières et de celles
qui dépendent des forêts à leurs territoires communaux, en
accordant une attention spéciale aux peuples indigènes qui vivent en
situation d’isolement volontaire. Ces droits doivent inclure le
droit de contrôler les décisions qui touchent les territoires des
communautés tributaires des forêts.
– Définir les forêts en tenant compte de ce qu’elles signifient
vraiment pour les peuples qui en dépendent ; exclure de cette
définition les plantations industrielles d’arbres : */les
plantations ne sont pas des forêts/*.
– Dénoncer et freiner la destruction causée par les sociétés
transnationales et par d’autres protagonistes du processus
d’appropriation de terres ; la décennie passée a montré que les
transnationales ne peuvent pas être réglementées : leur existence
et leur influence croissante sont une des principales menaces pour
l’avenir des forêts tropicales.
– Exposer et rompre le modèle des fausses solutions proposées par
les grandes entreprises, comme les activités à grande échelle «
durables » dans les forêts tropicales, REDD+, le commerce des
services écologiques, les partenariats public-privé, l’économie
« verte » certifiée, etc. À la place, proposer et défendre de
vraies solutions, en défendant les économies locales, en ce qui
concerne, par exemple, l’utilisation des minéraux, de la biomasse
et de l’énergie. Nous réitérons l’appel du réseau
international Oilwatch : */Laissez le pétrole et le charbon dans le
sous-sol !/*
– Appuyer les initiatives qui visent à consommer moins de produits
destructeurs des forêts, plutôt que celles qui encouragent l’achat
de produits certifiés, fabriqués au cours d’opérations à grande
échelle par des compagnies qui continuent de détruire les forêts.

Avant tout, en cette première Journée internationale des forêts
nous appelons l’ONU et ses institutions relatives aux forêts de
tenir compte des résultats des initiatives déjà prises pour mettre
fin à la déforestation : cet objectif restera illusoire à moins
qu’on prenne des mesures pour éliminer les causes profondes de la
déforestation.

[1] /Pour davantage d’information sur la déforestation voir le
bulletin nº 188 du WRM, qui sera bientôt publié sur
http://www.wrm.org.uy
./

Les enfants : cible des chasseurs ; le lobby chasse veut la mainmise sur l’éducation à l’environnement !

Bien que le prosélytisme soit illégal, les chasseurs ont déjà la liberté totale de pénétrer dans les écoles pour pratiquer à leur manière « l’éducation au développement durable ». Bientôt reçue par le Président de la République et le ministre de l’éducation nationale, la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) entend maintenant leur extorquer une surveillance de tout le domaine pédagogique sur la nature, au mépris des professionnels et de la loi.

Il s’agit d’un « Observatoire des pratiques pédagogiques sur l’éducation à l’environnement » que la FNC veut lancer avec la bénédiction de Vincent Peillon. L’exigence « pédagogique » des chasseurs montre leur mépris total pour les éducateurs nature, qui font déjà partout en France un excellent travail de sensibilisation aux enjeux de l’écologie, sans arrière-pensée de prosélytisme pour des intérêts privés ou pour un loisir contestable. Or, ces pédagogues professionnels de la nature n’ont jamais été reçus par les responsables politiques.

En revanche, les représentants du lobby chasse ont déjà signé, le 4 mars 2010, un partenariat avec Jean-Louis Borloo et Luc Chatel, à l’époque ministres respectivement de l’écologie et de l’éducation, pour « l’éducation au développement durable ». Malgré cette plaisante formulation, les réalités de terrain sont tout autres et montrent une réelle volonté de donner à nos enfants le goût de la chasse et des armes, récompenses et sandwichs au chevreuil à l’appui. Que faut-il de plus ? Anéantir toute approche objective et scientifique du monde vivant ?

Les chasseurs sont loin de montrer le comportement exemplaire que l’on attendrait pour nos enfants. Lorsque Vincent Peillon était député de la Somme, sa permanence avait été saccagée par des chasseurs de CPNT en 1998, puis il a été accueilli à coups de pierres par des chasseurs en 2000, et sauvé de justesse par un hélicoptère de la gendarmerie… Se souviendra-t-il de ce potentiel de vertus pédagogiques du monde de la chasse ?

Le Collectif « Non aux chasseurs dans les écoles ! » s’insurge avec force contre ce prosélytisme pourtant interdit1 et rappelle, aux ministres concernés, qu’il représente également des millions de parents et citoyens non chasseurs qui, eux aussi, savent voter.

Associations signataires et membres du collectif :

APIE, ASPAS, Association pour la défense des victimes de la chasse, AVES France, Bonnelles nature, CACC, CPEPESC Franche-Comté, CPEPESC Nationale, CPN Brabant, CROC BLANC, CVN, Droits Des Animaux, Fondation Brigitte Bardot, Frapna Savoie,  GEOB, GDEAM, IDAE, L214, Le Sanctuaire des hérissons, Loire Vivante Nièvre Allier Cher, LPO Nationale, LPO Rhône Alpes, LPO Drôme, MELES, Mille Traces, Nature Centre, Nature et Humanisme, Ni Homme – Ni Objet, Oiseau nature, One Voice, Perche Nature, Pro’eco, RAC, Serre Vivante, SPA Nationale, Stop violence France, Veg’Asso…

L’ASPAS tient à la disposition des journalistes des photos libres de droit et un dossier dans lequel les nombreuses coupures de presse locale montrent ces réalités de terrain.

Contacts presse :
Marc GIRAUD – Vice Président de l’ASPAS Tél. 06 07 74 99 05 mgiraud.nature@wanadoo.fr
Pierre ATHANAZE – Président de l’ASPAS Tél. 06 08 18 54 55 athanaze@infonie.fr

1 La laïcité s’appuie sur la liberté de conscience définie dans la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789, puis celle de 1948. C’est le cadre juridique fixé par la loi du 9 décembre 1905 qui implique une stricte neutralité dans les établissements scolaires

Les ours polaires trahis par l’Union Européenne

COMMUNIQUÉ DE L’ASSOCIATION ROBIN DES BOIS

Bangkok, 5 mars 2013
14h50 (heure française)

A Doha au Qatar en 2010, l’Europe a eu un rôle déterminant dans le rejet de la proposition américaine d’inscription à l’Annexe I de l’Ursus maritimus. Elle s’y était opposée.

A Bangkok, 3 ans après, l’Union Européenne tente de repousser à nouveau la proposition des Etats-Unis soutenue par la Russie en proposant le maintien des ours polaires sous le régime de l’Annexe II qui autorise les échanges internationaux d’ours polaires ou de leurs parties. L’Union Européenne évoque un compromis. En fait, c’est un statu quo. L’UE assortit sa proposition de quelques exigences déjà exprimées par les spécialistes, des ONG environnementales et certains pays de l’aire de répartition : mieux connaître l’état des sous-populations, enquêter sur les filières de braconnage, évaluer les effets des captures et de la chasse sur l’espèce.

Par la suite, le Comité pour les Animaux de la CITES examinerait si des mesures appropriées supplémentaires pourraient aider « à la survie à long terme de l’ours polaire ».

Ce processus de réexamen du statut de l’ours polaire devrait aboutir avant la 17ème réunion plénière de la CITES dans 3 ans.

L’Union Européenne souligne à plusieurs reprises que la menace principale pour l’ours polaire est le réchauffement climatique.

Selon Robin des Bois, les membres de la Coalition française pour l’Ours Polaire et les ONG environnementales dans le monde, les ours polaires sont victimes du cumul de menaces indissociables : la contamination chimique, la pénurie alimentaire, la dégradation de l’habitat, les pollutions sonores, la chasse et le commerce international.

Ce commerce international n’est pas négligeable. A Bangkok, l’Union Européenne appelle à la compilation de toutes les informations. En ce qui la concerne, la France a importé en 2011 40 crânes d’ours polaires (blanchis au peroxyde et à l’acétone), le prix moyen est de 500 euros selon la taille et 25 peaux d’ours polaires dont le prix moyen est de 8.000 euros.

Il reste que l’Union Européenne pourrait retirer cette proposition face aux réactions mitigées des autres Etats-membres, à la détermination des Etats-Unis et de la Russie et aux critiques de l’opinion publique.
Robins des Bois

 

Ours polaire : La réponse du Président François Hollande à Brigitte Bardot

Le 25 février 2013, le Président François Hollande adresse une réponse à la Présidente de la Fondation Brigitte Bardot, extraits :

« Sachez tout d’abord que je partage totalement votre préoccupation pour le devenir de l’ours polaire, dont nous devons en effet renforcer la protection. Dans cet objectif, la France n’est pas fermée par principe à la proposition des Etats-Unis d’inscrire désormais l’ours polaire à l’annexe 1 de la CITES, si cela s’avérait nécessaire.

Mais, comme vous le savez, l’Union européenne est seule habilitée à s’exprimer dans les instances de la CITES, et doit donc s’efforcer d’abord de trouver une position commune en son sein. Or cette proposition ne recueille pas une approbation majoritaire de la part des Etats-Membres, et son efficacité par rapport à la protection renforcée de cet animal suscite un débat, qui traverse également les ONG.

L’Union européenne s’apprête donc à proposer une alternative à la proposition américaine, approuvée cette fois-ci par tous les Etats-Membres, qui consiste en un renforcement important de la protection de l’ours polaire dans le cadre de l’Annexe 2, à laquelle il est inscrit depuis plusieurs années déjà.

La France soutient ainsi une solution à la fois exigeante et pragmatique, plus à même de recueillir une majorité de suffrages lors de négociations internationales qui s’annoncent par ailleurs difficiles, au vu des positions divergentes exprimées par les parties prenantes. Elle n’exclut pas pour autant d’aller plus loin en cas de rejet du compromis européen.

La France veillera également à ce que les contrôles et la répression des fraudes liées aux trafics d’espèces animales et de leurs parties soient renforcées, de façon à ce que les décisions adoptées dans le cadre de la CITES soient mieux appliquées et respectées. »

Voir le dossier complet sur le site de la Fondation Brigitte Bardot, membre de la Coalition Ours Polaire :

http://www.fondationbrigittebardot.fr/ours-blancs-CITES2013