
ESOD du groupe 2 jusqu’au 30 juillet 2026 : consultation publique sur le projet d’arrêté fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (renard, belette, fouine, marte, pie bavarde, étourneau sansonnet, geai des chênes et corbeaux freux)
19 juillet 2026
Canicule, sécheresse, incendies : les animaux sauvages ont besoin d’une trêve, pas de fusils ! 5 associations demandent au gouvernement la suspension de la chasse en France
3 août 2026On l’a fait : on a stoppé le projet fou de la préfecture d’Indre-et-Loire !
Avec le projet d’arrêté qu’elle avait adopté, la préfecture d’Indre-et-Loire s’apprêtait à institutionnaliser trois années de persécution des blaireaux. Sous couvert de «gestion», ce texte offrait aux chasseurs la possibilité de traquer cette espèce sauvage pendant près de dix mois par an.
Vous avez été nombreuses et nombreux à vous mobiliser contre le projet de plan de gestion du blaireau en Indre-et-Loire. Vous êtes des centaines à avoir participé à la consultation du public, et des milliers à avoir signé notre pétition.
Cela n’avait pas empêché la préfecture d’adopter son plan, lequel prévoyait la mise à mort des blaireaux comme un objectif assumé.
Cet arrêté prévoyait, pour les trois prochaines années :
- la vénerie sous terre du blaireau autorisée du 15 mai au 15 janvier ;
- la chasse du blaireau autorisée du 15 septembre à fin février ;
- des battues administratives pouvant être déclenchées dans certains cas.
Concrètement, cela représentait près de 10 mois de persécution par an et environ 700 blaireaux tués chaque année dans le département.
Une violence que l’administration était prête à inscrire dans un arrêté pour les trois prochaines années, en bernant les associations locales et en leur faisant croire qu’elles allaient participer activement par ce plan à la préservation du blaireau.
Heureusement, la vigilance des équipes bénévoles d’AVES a permis de déjouer ce projet macabre. La préfecture maintient que nous faisons une mauvaise interprétation de son plan de gestion, alors que la rédaction de l’arrêté ne laissait que peu de doutes.
Avec AVES, One Voice et l’ASPAS, nous avons confié le recours au cabinet Géo Avocats, qui une fois de plus a démontré son expertise sur le dossier des blaireaux.
La tribunal administratif d’Orléans a prononcé ce mercredi 22 juillet 2026 la suspension de l’exécution de l’arrêté jusqu’à ce que notre recours bénéficie d’un jugement sur le fond, en vue de son annulation. Il n’a toutefois pas jugé utile de nous rembourser les frais de recours engagés.
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