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AVES France dénonce depuis des années les conditions de vie des ours et animaux de spectacle, signale les spectacles aux autorités et vous invite à boycotter ce genre d'exhibitions. Mais ce n'est pas assez et il est temps de s'attaquer à la législation qui permet ce genre de spectacles.
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Il m'a semblé qu'Aves France pouvait difficilement participer à certains combats ou soutenir des projets hors de France, en ne donnant pas aussi l'exemple sur son propre territoire. Certes, le corbeau ou la belette ne sont pas des espèces menacées. Sans doute, la haie bocagère n'a pas la même valeur qu'un bout de forêt tropicale, mais est-ce une raison pour laisser détruire ce que l'administration appelle « la biodiversité ordinaire » ?
Je crois qu'il est de notre devoir de protéger également la nature qui nous entoure, et c'est une mission que je compte bien poursuivre au cours des prochaines années. Peu à peu, Aves France a intégré certaines structures, réseau Bocages de Bourgogne, COPIL Natura 2000 des Amognes, Comité des Trames bleues et Vertes, Agenda 21 de la Nièvre . Nous ne sommes pas souvent écoutés mais au moins, nous pouvons récolter des informations précieuses sur de futurs projets que nous pourrions combattre.
La Roumanie est un pays d'Europe (depuis 2007) assez méconnu par les français. C'est pourtant un pays très riche en faune et en flore. Acheter des terrains et y mener des actions de sensibilisation et de conservation aujourd'hui est important, pour que la nature ne devienne pas un ennemi de l'inévitable développent, mais un allié et une ressource durable.
Expos, livres, brochures...
AVES France possède 3 expos (ours brun, ours polaire, loup), des livres, des brochures. Ecoles et bibliothèques peuvent les louer et nous pouvons également les mettre à disposition de bénévoles qui souhaiteraient organiser des journées de sensibilisation dans les écoles.
Conservation de l'ours dans la monde
Pourquoi réinventer la poudre quand de bons projets existent déjà ? AVES France soutient les associations locales qui oeuvrent pour la conservation de l'ours dans le monde, comme Andean Bear Foundation pour l'ours à lunettes, Kalaweit et le Bornean Sun Bear Conservation Centre pour l'ours malais...
Monter des dossiers de subvention, des projets, nous donner des avis juridiques, proposer des conférences dans les écoles... Vos compétences peuvent enrichir l'association. Si vous vous reconnaissez, alors contactez-nous !
Car nos sensibilités respectives nous amènent parfois à nous positionner sur d'autres sujets, comme la lutte contre la déforestation, les monocultures, les agrocarburants, les gaz de schistes, le déterrage des blaireaux et la chasse en général, le classement des espèces nuisibles, les actes de braconnage...
Tout cela n'est possible que grâce à votre soutien. Plus vous serez nombreux à nous rejoindre, plus nous aurons les moyens de nous défendre, de vous défendre et de les défendre, face à une société qui a oublié que l'Homme n'est qu'un maillon de la chaîne.
Christophe Coret
Président d'AVES France
Aujourd'hui, nos principales missions sont :
- la lutte contre les spectacles de montreurs d'ours et de loups (Daniel Jacob)
- la protection de la nature et de la faune sauvage en France (Sylvie Cardona, particulièrement active dans le département de la Nièvre)
- la conservation de la nature en Roumanie (Christophe Coret)
- le soutien des programmes de conservation de l'ours dans le monde (Andean Bear Foundation pour l'ours à lunettes, Kalaweit et le Bornean Sun Bear Conservation Centre pour l'ours malais, Animals Asia pour l'ours à collier...).
AVES France a un discours libre et droit, car elle ne dépend pas des subventions publiques et refuse tout partenariat avec des entreprises privées qui ont un impact négatif sur l'environnement. Cette indépendance a un prix, mais nous permet de nous positionner clairement sur des sujets importants pour la société de demain.
AVES France est une association de protection de la nature et de la faune sauvage d'intérêt général, qui a été créée en 2005.
Tout le monde est bénévole. Notre petite équipe motivée s'est fixé quelques objectifs prioritaires qui évoluent selon nos ressources financières et humaines.
Lors de sa création, AVES France a dénoncé les pratiques illicites de chasse à l'ours en Roumanie et à la condition des grands prédateurs en France.
Présentation du bureau et des membres du conseil d'administration d'AVES FRANCE.
Christophe CORET
Président et fondateur d'AVES FRANCE
christophe.coret_aves.asso.fr
+40 744 743 091
Sylvie CARDONA
Vice-Présidente et co-fondatrice d'AVES FRANCE
sylvie.cardona_aves.asso.fr
(+33) 06 28 08 23 46
Sandra CARDONA
Secrétaire Générale, Trésorière d'AVES FRANCE
Daniel JACOB
Membre du C.A. (Région Parisienne)
Responsable du dossier montreurs d'ours
daniel.jacob_aves.asso.fr
Siège social :
AVES FRANCE
ATTN : Sylvie CARDONA
16 Montbernard
58390 DORNES
contact_aves.asso.fr
buladhesaves.pdf
statuts.pdf
Lutte contre les spectacles de montreurs d'ours et de loups
par Daniel Jacob
Passionné par les Ours comme Christophe, militant de la protection animale depuis de nombreuses années, il etait naturel que je m'investisse pour cette espèce. Je suis donc en charge du suivi du dossier des Montreurs d'Ours pour le compte d'AVES France.
Nous travaillons sur deux axes afin de "traquer" les spectacles avec des Ours, mais aussi avec les Loups, une autre de mes passions, puisque la problématique est la même.
L'identification des spectacles déjà programmés. Les exhibitions d'Ours ou de Loups sont généralement faites dans le cadre de fêtes médiévales, de marchés de Noël, ou de fêtes consacrées aux animaux. Nous surveillons en permanence les sites internets spécialistes de l'annonce de ces types de spectacles. Cette veille est complétée par des alertes sur google comportant des mots clés précis, ce qui nous permet d'être informés de ce qui paraît sur ces spectacles.
Nous suivons aussi les demandes de devis faites par les communes, les comités des fêtes et même des particuliers (mariage, anniversaire).
Toutes ces informations sont complétées, mémorisées et diffusées à l'ensemble des membres du collectif.
Chaque fête identifiée entraîne :
- Un article sur le site d'Aves France en demandant aux visiteurs de protester auprès des organisateurs.
- Un courrier d'AVES France aux organisateurs et au maire de la commune concernée.
- Un courrier à la DDPP leur demandant d'aller contrôler l'état des animaux.
- Un courrier aux associations de la région en leur demandant de relayer l'action.
Chaque demande de devis fait l'objet :
- D'un article sur le site d'AVES France en demandant aux visiteurs de protester auprès des demandeurs.
- D'un courrier d'AVES France demandant l'annulation de la venue du montreur dOurs ou meneur de Loups.
Nous avons un succès relatif sur les spectacles annoncés. Par contre, les demandes de devis ne se traduisent pas par un spectacle ou tout au moins, nous n'avons jamais fait un rapprochement positif.
Nous notons tout de même des réactions plus fréquentes des organisateurs et mêmes des dresseurs. La DDPP (ex DSV) semble aussi plus sensible a nos demandes de controles.
Bilan 2011 :
24 spectacles identifiés et dénoncés
36 demandes de devis repérées, qui ont abouties à 21 actions
Fin 2011 : Nous constituerons un dossier auprès des instances de la convention de berne pour dénoncer l'attitude laxiste de la France.
En 2012, nous poursuivrons nos dénonciations, nous essayerons aussi de renforcer la collaboration avec les autres membres ayant signé le manifeste, notamment avec la Fondation Brigitte Bardot et l'Aspas.
Si ce dossier vous touche et que vous avez un peu de temps à concacrer aux Ours, n'hésitez pas à me contacter pour m'aider à faire avancer ce dossier.
manifeste_montreur_d_ours.pdf
ENGAGEMENT-MUNICIPAL.pdf
Conservation de la nature en Roumanie
par Christophe Coret
Cela fait déjà plusieurs années qu'AVES France vous parle de ses projets en Roumanie et que nous essayons de récolter des fonds pour la protection de la nature dans ce pays.
La Roumanie est un pays est très mal connu des français, probablement à cause de la mauvaise image relayée par les médias de l'hexagone. J'ai découvert la Roumanie en 2007, j'y vis depuis 2010 et cette image est injustifiée.
La Roumanie abrite 250.000 hectares de forêts primaires, des forêts dans lesquelles l'activité humaine est interdite et où vivent des milliers d'ours, de loups, de lynx et où la faune et la flore est encore riche et variée.
C'est un véritable trésor pour l'Europe. Mais la Roumanie est un pays qui change rapidement.
Considéré comme en retard par rapport aux autres pays d'Europe, le pays se transforme et notamment par l'amélioration de ses infrastructures routières et la construction d'autoroutes.
Pour vivre dans ce pays, je sais à quel point elles sont importantes et attendues par la population. Les routes actuelles sont dangereuses, le réseau ferré inefficace et tout le monde ici attend ces modernisations.
Beaucoup critiques le point de vue des européens de l'Ouest, qui voient en la Roumanie une émeraude à laquelle il ne faut pas toucher. Et pour cause. Nos pays se sont développés sans prendre en compte la problématique environnementale, sacrifiant la nature et les ressources naturelles, et se permettent de donner des leçons aux autres.
C'est pourquoi je ne me permets pas de remettre en cause ces projets de développement. Mais je suis aussi conscient de ce que nous avons perdu, des zones humides, des espèces que nous avons sacrifié et le but de notre action ici est d'expliquer que ce développement inévitable doit se faire en évitant au maximum de détruire les forêts.
Le premier terrain que nous avons acheté dans le centre de la Roumanie est un terrain agricole d'un hectare et demi en bordure de forêt. Ce terrain, comme les autres surfaces environnantes, n'est plus cultivé depuis de nombreuses années à cause des animaux sauvages qui venaient s'y nourrir en détruisant les cultures. Mais ce qui apparait comme une nuisance peut devenir un atout et le but de ce projet est d'en faire un territoire propice à l'observation de la faune sauvage. Nous y avons planté des haies fructifères afin que les petites espèces puissent s'y cacher, et que les autres mammifères et oiseaux puissent y trouver une nourriture riche et variée. La faune et la flore est naturellement riche sur ce territoire inscrit dans une zone Natura 2000 et nous espérons pouvoir y proposer des journées de sensibilisation pour les enfants du village, mais aussi attirer des naturalistes et des photographes, touristes par nature respectueux de l'environnement.
D'autres terrains sont à vendre, certains au coeur de la forêt. Ce sont des parcelles qui étaient cultivées il y a quelques dizaines d'années, puis qui ont été délaissées et dans lesquelles la forêt gagne du terrain. AVES France a besoin de vos donations pour les protéger durablement et y construire des affûts d'observation et ainsi développer un tourisme vert. Montrer aux habitants que les richesses de leur territoire peuvent leur apporter plus que sa destruction, c'est notre idée.
Actuellement, le prix des terrains est encore abordable car les étrangers ne peuvent pas acheter de terres, sauf s'ils ont un acte de résidence. Mais en 2014, cette protection prendra fin. C'est donc maintenant que nous devons agir, car avec seulement 1000 euros, nous pouvons protéger un hectare de terrain. Chaque don est important. 10 euros, c'est 100 m2. 100 euros, c'est 1000 m2. Vos donations nous permettent d'agir concrètement. C'est un projet prioritaire pour AVES France et nous avons besoin de votre soutien, plus que jamais, pour préserver ces magnifiques zones d'Europe.
Parrainez une parcelle de notre terrain
10 euros : 100 m2
100 euros : 1000 m2
Chaque don est important. Donnez votre nom à un bout de nature !
Protection de la nature dans la Nièvre
par Sylvie Cardona
Lorsque le siège social de l'association a été transféré dans la Nièvre, où j'habite, il ma semblé logique de commencer à m'occuper des problèmes environnementaux du département. Les associations de protection de la nature locales sont très peu nombreuses et les rares qui sont militantes ne peuvent pas traiter tous les dossiers. Jai rapidement constaté que derrière l'aspect bucolique et paisible de ce département rural, les atteintes à la nature étaient nombreuses : problèmes liés à la chasse (braconnage sur espèces protégées notamment), fragilité du bocage , pression sur la forêt , projets destructeurs pour l'environnement qu'il faut surveiller et empêcher (le projet de mine de charbon, des centrales biomasse, des extensions de carrière, etc.) , des pratiques agricoles peu respectueuses (problèmes liés à la production de maïs par exemple), difficulté rencontrées sur les sites Natura 2000 , des élus et une population peu sensibilisés aux enjeux environnementaux, urbanisation galopante (la mode est aux zones commerciales, aux lotissements) Certes, la Nièvre est encore plutôt préservée par rapport à d'autres départements, mais pour combien de temps encore ?
Par ailleurs, il m'a semblé qu'Aves France pouvait difficilement participer à certains combats ou soutenir des projets hors de France, en ne donnant pas aussi l'exemple sur son propre territoire. Certes, le corbeau ou la belette ne sont pas des espèces menacées. Sans doute, la haie bocagère n'a pas la même valeur qu'un bout de forêt tropicale, mais est-ce une raison pour laisser détruire ce que l'administration appelle « la biodiversité ordinaire » ? Quand des élus locaux veulent à toute force une autoroute, une Ligne Grande Vitesse, un complexe industriel, une méga-scierie, des lotissements, qui va penser ne serait-ce qu'un instant, à la petite faune de la campagne, à ce bois au bout du chemin, à ces prairies qui sont le dernier refuge des insectes et des oiseaux, à cette rivière qui gêne l'agriculteur ou le promoteur ?
Et quand le loup reviendra dans la Nièvre, trouvera-t-il assez despaces naturels pour s'installer ?
Je crois qu'il est de notre devoir de protéger également la nature qui nous entoure, et c'est une mission que je compte bien poursuivre au cours des prochaines années. Peu à peu, Aves France a intégré certaines structures, réseau Bocages de Bourgogne, COPIL Natura 2000 des Amognes, Comité des Trames bleues et Vertes, Agenda 21 de la Nièvre . Nous ne sommes pas souvent écoutés mais au moins, nous pouvons récolter des informations précieuses sur de futurs projets que nous pourrions combattre. Nous manquons toujours cruellement de bénévoles , n'hésitez pas à nous contacter si vous désirez vous impliquer dans la sauvegarde de la nature de notre département.
© M. Morin, R. Martin et S. Cardona
Sensibilisation, plaintes et soutien aux projets internationaux
Comme nous vous le rappelons souvent, AVES France est encore une petite association menée par quelques bénévoles. Nous n'avons les moyens humains que de nous occuper de la protection de la nature là où nous nous trouvons et nos projets sont principalement accès sur la France et la Roumanie.
Nous avons créé ces dernières années du matériel pédagogique afin d'organiser des journées de sensibilisation dans les écoles, les musées, les bibliothèques, centres de loisirs... Ce matériel est à la disposition des bénévoles qui souhaiteraient s'engager dans ces activités.
AVES France a toujours été sensible à la protection des grands prédateurs en France. Malgré que l'Etat français ne prenne pas en considération nos courriers, ces non réponses nous ont permis de constituer des plaintes qui ont été adressées à l'Union Européenne. AVES France peut désormais se porter partie civile et continuera de dénoncer les atteintes à la nature dans notre pays.
Mais AVES France, malgré ses moyens limités, réussit chaque année à soutenir des projets internationaux pour la conservation de la nature et des espèces menacées. Nous essayons de soutenir régulièrement Andean Bear Foundation (ours à lunettes), Kalaweit et le BSBCC pour les ours malais et la forêt, Animals Asia contre les fermes à ours.
Ce soutien est important pour que ces projets se poursuivent, et nous ne pouvons le faire que grâce à vos donations.
AVES France
© fizzgig - Fotolia.com
par Sylvie Cardona le 24 Août 2011
Dites, on voit que 2012 approche à pas de géant, non ? Un deuxième loup tué en quelques semaines. L'animal est abattu dans les Hautes-Alpes le 13 août, avant lui, un loup est tiré dans la Drôme le 3 août.
Tirs de défense ou de prélèvement, peu importe, le résultat est le même. Dautant que NKM a déjà évoqué la possibilité d'assouplir le protocole Loup. Nous avons maintes fois répété que tuer un loup ne pouvait que conduire à la désorganisation d'une meute et augmenter du même coup les risques d'attaques sur les troupeaux danimaux domestiques. Mais le gouvernement préfère poursuivre sa politique anti-nature... On voit bien également les pitoyables tentatives de NKM lorsqu'il s'agit de flatter le monde agricole et le lobby de la chasse : ses récents commentaires sur les vautours (attention, on les surveille aussi ceux-là, biodiversité à visage humain oblige...) relèvent de la plus grande bouffonnerie.
Après 2010, année de la biodiversité et 2011 année de la forêt, la France n'a jamais autant pris de mauvaises décisions pour mettre à mal la nature : on abandonne l'ours des Pyrénées à son triste sort, on sacrifie le grand hamster et le grand tétras , on essaie de nous enfumer avec les gaz de schistes , on sape dès que possible la réputation du bio , et la forêt devient un élevage industriel d'arbres ! Ce ne sont que quelques exemples, mais la liste est longue...
Certes, ici et là, des citoyens et des associations tentent de protéger un peu de la nature, mais dans la grande majorité, les Français ne se soucient guère de leur environnement, trop occupés à gober les leurres grossièrement présentés par nos têtes pensantes. La crise écologique est sans cesse reléguée au dernier plan, elle est pourtant le seul moteur qui puisse réunir et fédérer. C'est notre avenir à tous, humains, bêtes et plantes qui est en jeu. Combien de temps faudra-t-il encore pour qu'un véritable mouvement citoyen s'éveille enfin ?
par Christophe Coret le 2 Juin 2011
Enfin ! On y est ! Notre gouvernement, plus préoccupé par les élections à venir que par l'avenir de la faune sauvage fait tomber son masque. Pas de renforcement des populations d'ours en 2011. L'Etat ne cherche même plus à faire semblant, il l'affirme désormais haut et fort : lours, il sen fout !
La conservation de l'ours dans les Pyrénées, c'est déjà une longue histoire qui a fait couler beaucoup d'encre. Tous ceux qui se sont approchés de ce dossier s'y sont brûlés les ailes, y ont laissé des plumes, ont perdu leurs espoirs car ce dossier est verrouillé et vérolé par un ensemble de comédiens trop bien rodés (représentants de lEtat, Union Européenne, élus locaux, journalistes, associations ultra-pastorales et parfois même quelques représentants du milieu associatif).
Car si les précédents renforcements ont été des succès sur le plan biologique, personne n'a réussi à imposer l'ours dans son milieu. L'Etat est le premier responsable, car n'a jamais eu le courage ou l'ambition d'affronter des lobbies qu'ils ont laissé se développer et gagner en puissance, même s'il restent minoritaires. Depuis les affrontements historiques comme ceux du tunnel du Somport, l'ours dérange. Les associations de protection de la nature sauvage, fortes dans les années 80, se sont peu à peu épuisées, ont perdu du terrain. L'Etat, pris entre ses obligations de sauvegarde et ses ambitions d'en finir avec l'ours, a joué la comédie quelques temps avec des plans tantôt ambitieux mais rapidement enterrés, tantôt vides de sens et tout juste bons à éviter les foudres de l'Union Européenne.
L'Union Européenne, parlons-en ! Alors que les Etats membres devraient être obligés de protéger les espèces sur son territoire, après des « années de la biodiversité » et autres communications médiatiques, on peut se demander à quoi cela a servi ! Que ce soit pour l'ours ou le loup, nos plaintes contre la France sont restées soit lettre morte, soit ont été classées après des années d'instruction. La France peut tuer ses loups et laisser disparaître lours et dormir sur ses deux oreilles.
Cependant, vous avez certainement remarqué qu'AVES France est restée discrète sur ce dossier ces derniers temps et que nous avons décidé de ne pas relayer ni appuyer la demande de réintroduction qui vient dêtre refusée. Tout le monde n'a pas compris pourquoi et nous nous sommes expliqués dans l'article « La guerre de lours aura-t-elle lieu ? Nouvel épisode de l'éternelle farce pyrénéenne » du 6 février 2011. Car pour nous, remplacer un ours tué n'est pas un plan de conservation de l'espèce. Cest de l'hypocrisie, ce que nous dénonçons depuis des années.
Avec la plainte contre la France, nous avons voulu prouver le manque évident de volonté de l'Etat à voir un jour s'établir une population viable d'ours dans notre pays. Nous avons souhaité mettre en lumière toutes ses tactiques pour camoufler ce désengagement et l'abandon pur et simple dune espèce emblématique. Mais nous connaissons aussi nos limites. AVES France est une petite association, avec peu de moyens et menée par une petite équipe de bénévoles. Nous avons maintes et maintes fois essayé de nous faire entendre sur ce dossier, qui est verrouillé par des chefs qui ne supportent pas la contestation. Pourtant, l'histoire nous prouve qu'en 30 ans, nous avons perdu du terrain. Cette décision de l'Etat dabandonner l'ours en est la preuve la plus flagrante. Le monde associatif s'est ramolli et je veux croire que les responsables ne l'ont pas fait volontairement. Pourtant, je ne suis pas seul à avoir vécu des désillusions dans des structures importantes, qui auraient pu changer la donne en écoutant les bonnes volontés plutôt qu'en cherchant simplement un auditoire muet pour les acclamer.
La récente mobilisation contre les gaz de schiste nous a montré que l'action associative avait encore un sens quand elle dépassait les querelles de clochers. L'ours n'a pas eu cette chance. Que nous reste-t-il à espérer ? Un électrochoc ? Que des dirigeants prennent leurs responsabilités ? Qu'ils laissent place à une autre forme d'action ou quittent leurs sièges dorés ? Et peut-être aussi que lUnion Européenne gèle ses subventions et déclasse le parc naturel des Pyrénées ?
Aujourdhui, même si j'étais contre le lâcher d'un unique ours dans les circonstances actuelles, je suis triste pour les ours. Nous avons peut-être perdu une partie, mais il ne tient qu'à nous de nous remobiliser et d'inventer de nouveaux moyens pour nous faire entendre.
par Sylvie Cardona le 13 Juin 2011
En lisant des commentaires sous un article de la Buvette des Alpages, je tombe sur ces quelques lignes mystérieuses de l'ami Beaudoin : des têtards fluo pour détecter la pollution, innovation présentée à l'occasion de ces assises...
Une rapide recherche sur internet m'amène sur le site du Figaro et celui de la société Watchfrog.
Lisez bien ce qui suit, cest à hurler de rire :
Les Assises Nationales de la Biodiversité se tiennent à Pau, une grande messe où les acteurs du développement durable et de la biodiversité à visage humain vont pouvoir bavarder, se congratuler, faire du vent en se prenant au sérieux, et jeter de la poudre aux yeux aux quelques malheureux naïfs qui croient encore que la France se soucie de la nature...
Bref, l'événement inutile par excellence comme notre beau pays sait si bien les organiser. Parmi tous ces beaux messieurs assemblés, on trouve des gens intéressants : les élus locaux, ceux-là mêmes qui n'en n'ont rien à faire de la biodiversité habituellement, des représentants de VEOLIA, des ingénieurs du type de ceux qui travaillent pour Watchfrog et aussi, hélas, des membres de certaines ONG... Voir la liste ici : http://www.assises-biodiversite.com ...
Donc, la lumineuse idée de Watchfrog est la suivante (extraits du Figaro) :
(...) De minuscules têtards de quelques jours deviennent fluorescents au contact de substances perturbant leur système hormonal, révélant la présence dans l'eau de molécules potentiellement dangereuses, selon un procédé mis au point par la start-up Watchfrog. Les xénopes, grenouilles d'Afrique du Sud, pondent de 1.000 à 4.000 gros oeufs, de 4 à 5 millimètres. Le développement des embryons est visible à loeil nu et, en trois à quatre jours, les jeunes têtards comptent déjà quelque 250.000 cellules, coeur, systèmes nerveux et immunitaire. Mieux que de simples tests en éprouvette (in vitro), ces mini-organismes vivants, considérés comme une alternative aux animaux de laboratoires, permettent des tests "in-vivo" aisés à utiliser, ont fait valoir les chercheurs lors dune récente visite de presse. Chez ces larves, grâce à l'insertion dun gène, une protéine fluorescente signale la présence dune molécule à détecter. Lorsque leur système hormonal thyroïdien est perturbé, elles deviennent fluorescentes et le niveau de fluorescence est proportionnel à l'exposition au polluant, précisent Stéphanie Mateos et Anne Feraudet, responsables de la production. L'enjeu pour Watchfrog, c'est aussi de produire en très grande quantité les têtards. Créer une nouvelle lignée suppose un long travail : insérer le transgène dans un oeuf de grenouille xénope, le féconder, trier les larves et attendre que celles dotées du ou des marqueurs fluorescents voulus soient capables de se reproduire.(...)
Faut-il en dire plus ? Nest-ce pas à hurler de rire ? ou alors faut-il pleurer ?
Brochure de 16 pages, en couleur, éditée à 10.000 exemplaires (2009).
Textes : Christophe Coret - Sylvie Cardona
Illustrations et mise en page : Delphine Balme
Toutes les mentions de copyright en dernière page de la brochure.
L'histoire de la réintroduction de l'ours expliquée aux enfants. Le livre est désormais en version intégrale sur le site. Pour consulter la deuxième partie, utilisez la flèche de droite ci-dessous. Auteur : Christophe CORET ( Le Conseil des sorcières ) - Illustratrice : Sonia Hivert
Il reste quelques exemplaires disponibles auprès de l'association.
L'histoire de la réintroduction de l'ours expliquée aux enfants. Le livre est désormais en version intégrale sur le site. Pour consulter la première partie, utilisez la flèche de gauche ci-dessous. Auteur : Christophe CORET ( Le Conseil des sorcières ) - Illustratrice : Sonia Hivert