Communiqué CAP LOUP : CAP Loup reçu par le préfet coordinateur du Plan loup

Suite à notre demande de rendez-vous, les représentants de CAP Loup ont été reçus le 6 janvier par Jean-François Carenco, préfet de Rhône-Alpes et coordinateur depuis quelques mois du Plan loup 2013-2017. Il était accompagné de la DREAL Rhône-Alpes, coordinatrice du Plan loup.

Nous avons pu faire part au préfet de nos constats concernant la politique actuellement menée sur le loup en France : la multiplication des arrêtés de tirs sans rapport avec la protection des troupeaux, l’acharnement de certains préfets allant jusqu’à produire des arrêtés de tir illégaux, le manque de mise en place effective de mesures de protection des troupeaux suffisantes, l’absence de vérification de la mise en place de ces mesures, et le discours de certains représentants de l’État rejetant radicalement le retour du loup.

Le préfet s’est engagé à demander aux préfets de département que leurs arrêtés de tir restent dans la légalité, s’est engagé à demander aux préfets d’avoir un discours plus constructif en faveur de la cohabitation loup/pastoralisme, et nous a dit sa volonté de faire en sorte que les troupeaux soient mieux protégés, et que ceci puisse être vérifié.

Malgré de nombreux points de désaccord et certaines incompréhensions, nous remercions le préfet de nous avoir reçus et écoutés, nous restons vigilants et sommes à sa disposition pour continuer à développer nos propositions en faveur d’une meilleure protection du loup.

Les associations de CAP Loup

AVES France participera au tournage de FAERYLAND, le cinquantième film de Magà Ettori

AVES France s’est engagée à participer, dimanche 25 janvier 2015, à partir de 13h, au happening organisé par le réalisateur Magà Ettori place du Trocadéro.

 »The man who dreamed of Faeryland » est son cinquantième film. Le tournage a eu lieu en Chine, en Allemagne, en Finlande, aux Etats-Unis, en Afrique, en Amérique du sud, en France, en Hongrie, en Italie, en Corse, dans l’océan Pacifique, en Méditerranée, et en mer du nord.

Le tournage se termine en France, en Mayenne au refuge de l’Arche et à Paris au Trocadéro. Pour cette séquence au Trocadéro, 269 Life coordonne une action de sensibilisation sur l’ensemble des fondamentaux de la cause animale (expérimentation, abattage, corrida, fourrure, pêche, gavage, maltraitance…), l’idée étant de filmer une séquence commune avec les comédiens du film, puis d’installer sur la place du Trocadero des ateliers de sensibilisation. 

LE #PARTAGE, C’EST NOTRE #NATURE

AVES France en profitera donc pour lancer une action fil rouge sur l’année 2015. Cette action prônera les valeurs de partage et de cohabitation, avec des messages simples et positifs ! Pour une fois, ce ne sera pas une campagne CONTRE, mais une campagne POUR ! Pour le partage de l’espace naturel. Pour la conservation des espèces menacées. Pour la cohabitation entre l’ours, le loup, le renard, le sanglier, le cerf, le lynx, le vautour et l’Homme, l’éleveur, l’agriculteur, le randonneur…

Pour le tournage, nous invitons nos membres et nos sympathisants à nous rejoindre dimanche place du Trocadéro. Le dress code est simple : tout en noir. Nous fournirons les pancartes et les masques d’animaux. Merci de nous envoyer un mail pour nous prévenir que vous serez parmi nous ! 

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Aidons les éléphants du Zimbabwe

Où l’on voit les effets pervers du classement des espèces dans la CITES…

36 bébés éléphants viennent d’être capturés au Zimbabwe pour être vendus à des zoos en Asie et en France. En plus d’être cruelle, la captivité est souvent fatale aux jeunes pachydermes arrachés à leur famille : un des éléphanteaux est malheureusement déjà mort. Mobilisons-nous pour stopper le commerce des éléphants !


Merci de signer la pétition de l’association Sauvons la forêt !

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Photo du site Sauvons la forêt (Les éléphanteaux ont besoin de leur famille (photo : S.Watch)

Pour sauver les caribous, tuons les loups

La connerie ne connait pas les frontières, c’est bien connu, France ou Canada, même combat ! Les autorités de la Colombie Britannique n’ont rien trouvé de mieux que d’organiser l’abattage de 184 loups, programmé sur une période de plusieurs mois, et jusqu’à 4 ans, pour tenter de sauver un malheureux troupeau de caribous, dont les effectifs sont passés de 46 animaux en 2009 à 18 aujourd’hui !
Le pire c’est qu’un membre du cabinet du ministre de l’environnement reconnaît que la raréfaction du caribou est due à la fragmentation de son habitat : déforestation, ouverture de routes et pratique de sports de loisirs comme le moto-neige ont considérablement modifié l’habitat de ces herbivores. Le plan du gouvernement prévoit de restaurer ce milieu, mais cela prendra plusieurs années. Or, le ministère entend préserver les caribous dès aujourd’hui.
Il est évident plus facile de tirer des loups depuis un hélicoptère, que de prendre des mesures draconiennes pour interdire des zones à toute activité humaine !
Un dernier mot enfin sur le mode d’élimination employé : l’abattage par hélicoptère est dénoncé depuis de nombreuses années par les associations locales, car il arrive bien souvent que les loups ne soient pas tués instantanément. De plus, ce massacre n’aura pas d’autres conséquences que l’éclatement des meutes et de provoquer ainsi un nouveau déséquilibre au sein de cet écosystème.
Parions que la mort de ces loups ne permettra pas le sauvetage des caribous, hélas…

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On ne tue pas la liberté. Vive #CharlieHebdo !

On est tous sous le choc. Les rassemblements à travers le monde pour dénoncer la barbarie le prouvent. Mais qu’il est difficile de trouver les mots pour décrire l’horreur qui a frappé Charlie Hebdo aujourd’hui.

Charlie ce n’est pas juste un journal satirique. C’est un journal certes d’opinions mais qui est animé par des journalistes au cœur d’or et qui croient en ce qu’ils défendent. Cette attaque est abjecte et risque une nouvelle fois faire monter l’extrémisme dans notre pays ; tout ce qu’aurait dénoncé le journal.

Cette attaque est lâche. Injuste. De la violence pure pour faire taire ceux qui font rayonner leurs idées par leur esprit.

Charlie c’est aussi un ton. Tantôt drôle, tantôt grave. Toujours juste.

Ce soir, AVES France pense à ses amis, Fabrice Nicolino, blessé dans l’attentat et Luce Lapin. Nous pensons à tous ceux qui, au sein de la rédaction, luttent depuis tant d’années pour défendre leur liberté, notre liberté, celle de pouvoir s’exprimer librement dans notre pays.

Nous souhaitons que Charlie puisse se remettre de cette attaque. Céder ce serait laisser gagner le terrorisme. Non, jamais, nous ne devons abandonner.

Pour AVES France,
Christophe CORET
Président.

 

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Pour Charlie Hebdo et Fabrice Nicolino

C’est le choc. J’ai appris la nouvelle sur mon lieu de travail, j’ai dû relire trois fois la dépêche pour réaliser, me convaincre que ce n’était pas une sinistre erreur.
Charlie Hebdo, l’un des rares journaux libres, un vivier où travaillent des gens talentueux à la plume féroce mais lucide.
Et cet attentat lâche, s’attaquer à des journalistes, des dessinateurs, des salariés qui n’ont commis d’autre crime que d’écrire et penser librement.

Une pensée pour ceux qui sont tombés, Cabu, Wolinski, et d’autres. A l’heure où j’écris, le bilan fait état de 12 personnes décédées, d’autres gravement blessées.

Parmi elles, Fabrice Nicolino. J’ai autant d’admiration et d’affection pour l’homme, le militant que pour l’écrivain. Je ne sais rien de plus que ce qu’apprend un tweet de Pascal Durand. Allez Fabrice, accroche-toi !

Et en attendant…

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EDIT du 8 janvier : le site Reporterre donne des nouvelles de fabrice.

Eloge des mangeurs d’hommes (Yves Paccalet)

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Dans la même lignée que « Quand l’humanité disparaîtra, bon débarras ! », voici un essai rafraichissant et indispensable, saupoudré d’une bonne pincée d’humour noir et écrit d’une plume convaincue et intelligente.

Un mot d’abord, savez-vous que nous ne sommes pas si appétissants que cela? La chair humaine n’a pas bon goût pour les autres carnivores, et oui… Nous sommes bourrés de produits chimiques, notre chair est fibreuse, trop grasse, elle ne sent même pas bon, beurk ! De quoi dégoûter les autres prédateurs, lions, requins, loups, pumas, crocodiles et j’en passe. D’ailleurs, si on examine le dossier d’un plus près, force est de constater que nous ne figurons pas souvent au menu des autres espèces. Nous sommes le repas le plus dédaigné. Un prédateur choisira de nous manger parce qu’on offre moins de résistance qu’une autre proie, ce qui est bien pratique pour ledit prédateur, trop vieux ou trop malade pour croquer autre chose. Un autre nous attaquera parce que nous aurons constitué un danger pour lui ou sa progéniture. Mais pour une attaque d’ours sur l’humain, combien de ces plantigrades tués par l’homme ?

Comme le souligne plaisamment l’auteur, et parmi d’autres exemples, « le requin n’attaque que très rarement notre Grandiose Suffisance». Mais les légendes sont tenaces et notre imaginaire collectif se plait à considérer tous les prédateurs de la planète comme autant de dangers pour l’homme. Une attaque de requin va traumatiser la population bien plus efficacement qu’un carambolage sur l’autoroute, relégué dans les oubliettes de la mémoire au bout d’une semaine !

La pollution de l’air : 7 millions de morts par an. Le tabac : 6 millions. Les accidents de la route : 1,3 millions. Les guerres : de 450 000 à 500 000. Les crimes de sang : 200 000. Les requins : 10.

En quelques portraits, notamment le requin, le loup, l’ours, Paccalet rétablit certaines vérités, rappelle que les solutions pour se protéger existent, et que les attaques d’animaux, ramenées à leurs justes proportions, ne sont que broutilles. Personne ne dit que ces animaux ne sont pas dangereux. mais l’homme est le plus dangereux de tous. Nous nous tuons entre nous de manière bien plus efficace, et par divers moyens.

Et nous ne faisons pas partie des espèces en voie de disparition. Les prédateurs le sont. Par notre faute.

Notre comportement vis à vis des autres espèces, et de nos concurrents en particulier, est révélateur de notre nature profonde.

Les plus misérables humains et les animaux les plus maltraités ou les plus menacés partagent les mêmes souffrances. On les spolie. On les vole. On les bannit du territoire de leurs ancêtres. Ce sont les exilés, les réprouvés, les torturés, les fusillés, les ensevelis. Ce sont les damnés de la Terre…

Un essai qui remet l’homme à sa juste place et qui invite à réfléchir sur ce futur que nous préparons, pas seulement pour nous, mais pour les autres créatures avec lesquelles nous cohabitons sur notre pauvre planète.

AVES France s’oppose à l’arrêté anti-renards du Préfet de l’Oise

Urgent ! La direction départementale des territoires (DDT) de l’Oise met à consultation du public pour une durée légale de 21 jours, pour la période du 17 décembre 2014 au 6 janvier 2015, un projet d’arrêté pour la destruction des renards.

Alerté par Philippe Charlier et l’association MELES, AVES France a répondu à cette consultation et vous invite à vous opposer au plus vite à ce projet qui autoriserait un lieutenant de louveterie et trois personnes de son choix à détruire au fusil ou à la carabine, avec silencieux et l’utilisation de sources lumineuses, les renards sur son territoire, entre le 7 janvier et le 30 avril 2015.

Pour éviter ce massacre, nous devons envoyer nos commentaire sur le site de la Préfecture, sur cette page : http://www.oise.equipement-agriculture.gouv.fr/projet-d-arrete-pour-la-destruction-des-renards-a2942.html et cliquer sur « Réagir à cet article ».

Si vous avez besoin d’arguments, vous pouvez vous inspirer des commentaires déjà postés, et notamment le notre (Association AVES France)  ou celui de Virigine Boyaval de l’association MELES.


 

Faux prétextes, par Association AVES France , le 25 décembre 2014 à 22h13

 

Monsieur le Préfet,

Une nouvelle fois, vous allez céder aux chasseurs et leur offrir le droit d’entretenir leur loisir morbide en le justifiant par la dérégulation que leurs prédations occasionnent. Vous ignorez l’état des populations de renards et vous vous contentez de prendre pour argent comptant les chiffres qui vous sont annoncés par les fédérations de chasse. En leur permettant de tuer ces animaux, vous ne faites que perturber l’équilibre naturel. Le but du chasseur est de supprimer les prédateurs qui entrent en concurrence avec lui, et même si cela doit avoir un impact négatif sur la nature.

Les prédateurs ne régulent pas les proies, c’est même l’inverse. Les chasseurs, par leurs lâchers, font augmenter artificiellement les ressources alimentaires. Cela a pour effet de faire augmenter le nombre de prédateurs. Ils peuvent alors justifier leur rôle et abattre ces prédateurs… un système bien huilé que vous cautionnez depuis trop longtemps.

Justifier la chasse par le dégât sur l’élevage est ridicule. Pour avoir vécu dans la campagne roumaine, dans une zone fréquentée par petits et grands prédateurs, je peux vous assurer que la mise en place de moyens de protection adaptés peut éviter toute prédation.

Quant au discours qui dit que le renard véhicule des maladies telles que l’échinococcose alvéolaire, ce n’est pas un argument recevable. De nombreux autres animaux, dont des animaux domestiques, peuvent en être atteints. Ils ne sont pas tués pour autant. D’ailleurs, rien ne prouve que les renards abattus souffrent de cette maladie.

Nous sommes au XXIème siècle, il est temps de réfléchir comme des Hommes civilisés et responsables. Arrêtons d’abattre les animaux qui nous gênent et réapprenons à vivre avec eux !

Monsieur le Préfet, profitez donc de vos vacances pour vous rendre dans une forêt primaire, une de celles que doivent détester nos chasseurs français. Dans ces forêts, aucune activité humaine. Et vous savez quoi ? La nature s’équilibre d’elle même. On est bien loin, dans ces forêts, du désastre que certains nous content. La nature n’a besoin ni de chasseur, ni de tronçonneuse. Laissons les renards vivre en paix.

Christophe CORET, Association AVES France


Destruction des renards totalement injustifiée, par BOYAVAL Virginie , le 24 décembre 2014 à 16h05

Monsieur Le Préfet,

Une fois de plus, vous vous soumettez aux seuls dires de la fédération de chasseurs et du milieu agricole, une fois de plus, les scientifiques et les naturalistes ne sont pas écoutés. Une fois de plus, ce projet d’arrêté n’est pas du tout justifié. On se permet de détruire une population animale sans en connaître les populations. Il est notifié que la population de renards n’est pas en diminution, mais connaissez-vous les chiffres ? Aussi, savez-vous que lorsqu’un renard est tué, il est aussitôt remplacé par un autre afin d’occuper le territoire vacant. Selon, des équipages de déterrage dans le 77, ils ont observé que les zones où les renards n’étaient pas détruits, les portées de jeunes étaient beaucoup moins importantes que sur les secteurs où la destruction était effective. C’est l’instinct de survie de l’espèce. Il est donc inutile de détruire cette espèce et de gaspiller de l’argent à indemniser les piégeurs (prime à la queue).
De plus, à partir de combien d’individus, considérons-nous que la population est correcte et non abondante ? Aucune étude scientifique n’a été menée sur le terrain pour justifier ces destructions. D’autant plus que le renard ne sera jamais en surpopulation car c’est une espèce qui s’autorégule en fonction de la disponibilité en nourriture. Bien au contraire, son rôle est indispensable à l’équilibre de l’écosystème, en régulant les populations de campagnols et de lapins malades évitant ainsi les contaminations.
Je pense que de stipuler que le renard véhicule des maladies tels que l’échinococcose alvéolaire, est un moyen de justifier sa destruction … car dans ce cas, il faudrait éliminer tous les chats qui peuvent attraper cette maladie en ingérant des souris malades.
Concernant, les dégâts aux poulaillers, encore une excuse supplémentaire… comment expliquez-vous que je retrouve des cadavres de renards avec la queue coupée sur des zones 100% forestière ? et sur le petit gibier …. parlons-en, ils sont relâchés en très grand nombre afin de pallier à la mortalité inévitable dû notamment à l’inadaptabilité à la nature et aux maladies d’élevage (petit gibier issu d’élevage absolument incapable de survivre en nature)…
De plus selon l’ANCER : Effet sur l’autorégulation des populations prédatrices.
Des études nous démontrent que contrairement à ce qui est affirmé par certains : Les prédateurs ne régulent par les proies, mais c’est l’inverse qui se produit.
En effet, la quantité des proies agit directement sur la dynamique des populations prédatrices. Si le « garde manger  » est copieux, les portées et les couvées seront menées à terme. Dans le cas contraire une partie des jeunes mourront.

Les conséquences en sont limpides : Il nous faut convenir que dans bien des cas l’introduction de gibier d’élevage pourra modifier considérablement le comportement et la densité des populations prédatrices.
a) Ces animaux par leur différence de comportement et leur sensibilité accrue à la prédation seront des cibles privilégiées.
b) En augmentant artificiellement et de façon massive les populations proies, on augmente parallèlement les populations prédatrices. (Après cela, on déclare la guerre au renard !!!)

Aussi, il convient de prendre exemple sur les secteurs où le renard n’est plus du tout chassé (Strasbourg) et de voir qu’il n’y a aucun problème de cohabitation, de maladie et de dégâts.
Je vous demande donc, Mr le Préfet, pour une fois, de ne pas suivre la logique de renouvellement d’arrêté de destruction (le renard est détruit depuis de nombreuses années) mais de réfléchir à de nouvelles perspectives pour notre environnement et notre biodiversité et de vous ouvrir au monde des naturalistes, scientifiques, associations de protection de la nature qui font un travail de fond remarquable sur les différentes espèces animales qui peuplent notre pays.

Virginie BOYAVAL


Projet d’arrêté pour la destruction des renards, par Philippe CHARLIER , le 21 décembre 2014 à 18h03

Menaucourt, le 21 décembre 2014

Monsieur le Préfet,

Je viens de prendre connaissance de votre projet d’arrêté autorisant la destruction des renards du 7 janvier au 30 avril 2015 dans le département de l’Oise par les lieutenants de louveterie.

Je m’intéresse à titre personnel à la faune sauvage et en particulier aux carnivores de nos contrées.

Par l’arrêté ministériel du 2 août 2012 fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces d’animaux classées nuisibles, le Renard est classé « nuisible » sur l’ensemble du département de l’Oise.

Pour ce qui est de la lutte contre l’échinococcose alvéolaire, la régulation des populations de renards s’avère inefficace, qui relève d’une méthode très contestée scientifiquement depuis longtemps. Pour prévenir les dégâts causés aux élevages avicoles en particulier, des mesures de précaution efficaces peuvent être mises en place (cf. Prédation sur les volailles, Ministère de la Région wallonne).

Par sa présence, le Renard, comme les mustélidés et les rapaces, contribue à la régulation des populations de rongeurs (cf. Campagnols : la prédation est votre meilleure arme, efficace et durable, Techniques culturales simplifiées n° 66, janvier/février 2012), et n’a pas à être érigé en bouc émissaire de la disparition du petit gibier (cf. Des mots d’un autre âge, Plaisirs de la chasse n° 738, janvier 2014). Il suffit de rappeler qu’un renard consomme de 6 000 à 10 000 rongeurs par an pour comprendre l’intérêt qu’il représente en tant qu’auxiliaire agricole notamment.

La « régulation conséquente de l’espèce renard » ne se justifie pas.

Philippe CHARLIER

Plaidoyer pour des écosystèmes non désertés par les loups

AVES FRANCE étant membre de CAP LOUP, nous relayons cette tribune parue dans Le Monde.

Le journal Le Monde vient de publier une tribune cosignée par un groupe de scientifiques spécialistes en biologie, accompagnés de naturalistes et de protecteurs de la nature. Certains d’entre eux représentent des associations faisant partie de CAP Loup. Cette tribune est une réponse à celle publiée le 13 octobre dernier dans le journal Libération, qui était complètement à charge contre le loup (voir l’actualité CAP LOUP du 14 octobre).

Faute de place, cette tribune n’a pas pu être reproduite dans son intégralité dans Le monde, ni la liste des signataires au complet.

Vous trouverez cette tribune dans son intégralité et les signataires ci-dessous :

Plaidoyer pour des écosystèmes non désertés par les loups

Le texte intitulé « Plaidoyer pour des écosystèmes non désertés par les bergers » paru dans le journal Libération le 13 octobre 2014 plaide pour une régulation forte du loup. Cet article, signé par des spécialistes des sciences humaines et de l’agronomie, met l’accent sur la sauvegarde des éleveurs dont la profession serait mise en danger par les déprédations du loup sur le cheptel domestique. Or, d’après cet article, la fin des bergers signe celle des paysages montagnards diversifiés traditionnels, étalon moderne de la biodiversité au sens large, et déjà mise à mal par l’agriculture intensive. Relevons au passage la confusion faite par des spécialistes du pastoralisme entre éleveur et berger, deux professions qui ne sont pas toujours les mêmes.

Habilement émaillé de mots dépourvus de la neutralité la plus élémentaire, affirmant des réalités distordues ou des idées pour le moins ingénues, ce texte fleure bon la valorisation obsessive de la nature domestiquée, celle des pâturages et des prairies extensives. Ces espaces issus de forêts sombres et hostiles, semblent avoir été rendus à la lumière depuis plusieurs millénaires par l’action civilisatrice de l’homme. Certes devenus rares avec l’agriculture intensive, ils apparaissent ici comme la référence absolue de la biodiversité en France: les éloges pleuvent pour ces éleveurs « passionnés, inspirés par le respect du vivant » qui pratiquent une des agricultures « les plus respectueuses de l’environnement », opposant habilement les méfaits du loup, qui en dévorant le cheptel domestique, occasionne le mal suprême, la déshérence des campagnes. Le vocabulaire est spécialement employé pour dramatiser la situation : « Intenable », « situation d’urgence » ou encore « patrimoine sinistré ». Les signataires s’enflamment : il faut non pas éliminer (ce ne serait pas raisonnable), mais réguler fortement le responsable de cette situation jugée intolérable, le loup.

Les signataires font preuve d’une vision anthropocentrée à la fois partielle et partiale, passant sous silence les impacts négatifs occasionnés par le pastoralisme dont les pratiques se sont intensifiées. Le terme même de pastoralisme cache mal des pratiques très diverses, peu cohérentes et dont les finalités restent parfois à préciser. En effet la moyenne des troupeaux est passée de 200 brebis au milieu du 20ème siècle à plus de 500, voire 1000 à 3000 de nos jours. Comment peut-on évoquer le « respect du vivant », «la passion des éleveurs », le rôle des bergers dans le maintien de la biodiversité traditionnelle, au regard des dégâts causés par de telles concentrations? Combien de plantes et d’insectes typiques des espaces ouverts traditionnels ont été détruits sous l’assaut de tels troupeaux, par surpâturage, piétinement ou élimination par la végétation nitrophile qui s’installe sur leurs déjections contaminées par des médicaments ? Que dire aussi de la perte en diversité des insectes pollinisateurs et autres invertébrés, des criquets aux sauterelles, qui en dépendent pour se nourrir et se reproduire, et des maladies (brucellose, kératoconjonctivite, piétin) transmises par les concentrations excessives d’ovins à la faune sauvage de chamois et bouquetins ? L’élevage ovin est très hétérogène et une marge de progrès est certainement possible pour réduire son impact sur les écosystèmes et rendre faisable sa cohabitation avec le loup. Rappelons que les problèmes des éleveurs datent d’avant l’arrivée du loup… Ils résultent plutôt de la forte concurrence internationale et de la baisse de consommation de viande ovine sur en France.

Quant à l’enfrichement tant décrié par les signataires, il avait gagné du terrain bien avant la venue du loup, en conséquence, justement de ce pastoralisme intensif qui réduit les diversités d’herbivores des alpages aux seuls moutons ou vaches, connus pour leur tendance à refuser la consommation des ligneux. On pourrait rajouter bien d’autres facteurs négatifs créés par la profession des bergers actuels : pollution et compaction des zones humides, perte de cohésion des sols de pente, dominance d’espèces végétales nitrophiles, constatés jusqu’au cœur des parcs nationaux. Quant aux fameux paysages agro-pastoraux des Cévennes, ils se banalisent et s’artificialisent, sous les pressions conjointes de l’intensification des pratiques pastorales et sylvicoles, de pressions touristiques et cynégétiques et d’une surexploitation des eaux jusque dans la zone cœur, sans que le loup y soit pour quelque chose. Enfin, le principal facteur de banalisation du paysage et de disparition des terres agricoles en France est très nettement l’urbanisation : déjà 7 millions d’hectares disparus sous le béton en 50 ans, dont 900 000 hectares de prairies entre 1992 et 2003.

Un autre point mérite également débat : la non reconnaissance explicite de l’importance de la forêt dans la biodiversité du territoire français. Et pourtant, un texte dans lequel le loup tient la vedette ne saurait omettre que la forêt a joué un rôle central dans son expansion, et notamment en hiver, lorsque le cheptel domestique fait défaut. Le loup est associé à une « dégradation » des paysages, par le retour spontané des forêts. Il serait étonnant que le loup ait pu à lui seul favoriser l’expansion forestière généralisée constatée en France depuis plus de 150 ans, bien avant qu’il ne réapparaisse. On peut aussi se demander sur quels critères les signataires opposent la « qualité », la « diversité » et le « dynamisme » des paysages créés par des siècles de pratiques paysannes extensives, aux boisements spontanés, dont on sait pourtant qu’ils sont fort accueillants pour la faune. Quant aux forêts matures qui leur succèderont un jour, comment peut-on encore passer sous silence leur immense valeur ?

L’article tente de stimuler, par quelques mots bien choisis, la peur ancestrale du loup, qui malgré les avancées de la science, reste encore en Europe l’animal le plus largement diabolisé par l’imaginaire collectif. Ainsi, les expressions « assaut des loups », qui « attaquent près des habitations et aux abords des routes » sans être gênés par la présence humaine, ne suggèrent-t-ils pas que des meutes de loups vont envahir les campagnes ? Les loups ne sont que 300 à 350 dans une vingtaine de départements, ce qui est peu au regard des densités des deux derniers siècles : 6500 animaux estimés au 18ème siècle, et 1000 cent ans plus tard suite aux persécutions. Pourquoi la France d’aujourd’hui ne pourrait-elle pas héberger quelques centaines de loups quand nos voisins, l’Espagne et l’Italie, en tolèrent chacun 4 à 8 fois plus, sans pour cela avoir sacrifié le pastoralisme. Certaines carences sociales du système d’élevage italien, avec des bergers pas toujours bien rémunérés, ne doivent pas nous empêcher d’organiser un modèle plus vertueux, bien au contraire.

L’article suggère aussi que le loup néglige ses fonctions de régulateur d’animaux sauvages affaiblis ou malades pour s’attaquer aux proies domestiques saines. Il est pourtant reconnu, grâce aux centaines de publications parues sur l’espèce ces dernières décennies, que le loup attaque autant les uns que les autres, en fonction du nombre d’individus dans la meute, des capacités alimentaires locales ou autres facteurs de l’environnement. En réalité, les meutes structurées ont tendance à chercher des proies sauvages alors qu’après les tirs et l’abattage des leaders, les rescapés jeunes et isolés se rabattent sur les plus faciles : les moutons. Toutefois des troupeaux insuffisamment protégés sont très attractifs pour les loups car ils vont au plus facile. Si le bétail est suffisamment gardé, ils ont tendance à chercher des proies sauvages.

Le loup bénéficie pour son expansion du retour des grands ongulés sauvages -dont la consommation humaine reste d’ailleurs anecdotique- bien plus que du cheptel domestique. En effet, près de 6 000 ovins consommés par les loups chaque année ne suffisent pas à nourrir une population lupine en expansion (plus 20% par an), dont les besoins alimentaires journaliers sont estimés à 2 à 6 kg de viande en moyenne. Quant à ces pertes de cheptel (en outre discutables puisque les attaques par les chiens errants ne sont que très peu prises en compte depuis l’arrivée du loup dans les Alpes), elle ne pèsent guère face aux 750 000 morts dans les troupeaux par accident ou mort naturelle constatées chaque année.

Curieuse omission encore de ne pas citer un fait pourtant largement admis par tous ceux qui connaissent l’écologie du loup son rôle essentiel dans certains processus clé des écosystèmes, de la régulation des herbivores au rôle de pourvoyeur de carcasses pour les petits carnivores. Situé au sommet des réseaux trophiques avec le lynx, le loup détient la palme des effets cascade positifs sur la biodiversité. Et cela en Europe comme en Amérique.

Enfin, le texte omet de parler des financements accordés pour soutenir le pastoralisme et qui doublent les revenus de bien des éleveurs de moyenne montagne : aides à la prévention, mise en place de dispositifs de protection, pris en charge sur les crédits du ministère de l’Agriculture avec un cofinancement européen de 50%. Le montant global a régulièrement augmenté, passant de 1,35 millions d’euros à 8,8 millions d’euros entre 2004 et 2012. A cela a été rajouté le remboursement des pertes occasionnées par la prédation (à titre d’exemple : autour de 1 547 560 euros en 2011 pour 1303 attaques, représentant 4921 victimes). Des indemnisations ont lieu même lorsque la responsabilité du loup n’est pas avérée puisque les techniciens ont des consignes de laxisme. Ils ne contrôlent d’ailleurs pas si les bénéficiaires ont protégé leur troupeau et les éleveurs considèrent ces aides comme des subventions qui leur sont dues.

Les dispositifs de protection des troupeaux sont souvent efficaces quand ils sont bien mis en place, et pas seulement déclarés sur le papier par les éleveurs. Parfois certes, ils sont insuffisants. Mais trop peu est fait dans ce domaine en termes de recherche. Ceci doit être étudié par des scientifiques indépendants, et non uniquement par le CERPAM, émanation des chambres d’agriculture qui elles-mêmes rejettent la présence du loup. Peut-on croire qu’un pays comme la France du 21ème siècle ne serait pas techniquement capable de conduire et garder des troupeaux de moutons en faisant en sorte de ne pas les soumettre à la prédation ou à trop de prédation ? C’est une question de volonté, or une grande partie du monde agricole le refuse. Pourtant la présence des loups oblige à développer des modes de pastoralisme appropriés, avec un gardiennage des moutons par des bergers, donc une plus grande présence humaine. Cela signifie que le retour du loup, c’est aussi le retour du berger.

Comment des scientifiques ont-ils pu réduire ainsi le débat à quelques aspects négatifs bien ciblés de l’impact du loup sur certaines activités humaines, en occultant son rôle dans les écosystèmes ? Si le loup constitue une contrainte pour certaines professions, celle-ci doit être mise en balance avec tout le reste. Par la place qu’il occupe dans les écosystèmes, par le fait qu’il existe depuis un million d’années au moins, le loup a tout simplement le droit de vivre sur notre territoire en populations viables.

Conscients que la nature dépend étroitement des sociétés humaines, nous souhaitons que des biologistes indépendants soient associés, sans parti pris ni rejet obsessionnel de cette nouvelle nature sauvage qui s’installe enfin dans notre pays. Depuis des siècles, l’agriculture simplifie et diminue la biodiversité des paysages. Est-ce le retour du loup, ce sauvage éliminé au siècle dernier, qui choque tant ? Et si cela représentait au contraire un signe et un symbole d’espoir pour mieux vivre ensemble le XXIème siècle ? Nous souhaitons vivement une approche non démagogique, responsable et éthique qui étendrait notre respect aux espèces les plus dérangeantes.

Signataires

Jean André, maître de conférences en retraite, Université de Savoie
Muriel Arnal,présidente de One Voice
Pierre Athanaze, naturaliste, Forêts Sauvages, ASPAS
Stéphane Aulagnier, professeur, Université Paul Sabatier de Toulouse
Isabelle Autissier, présidente du WWF France
Farid Benhamou, géographe, docteur d’Agro Paris Tech et professeur en CPGE à Poitiers
Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux
Claude Bourguignon, ingénieur agronome, chercheur INRA en retraite, co-fondateur du LAMS
Lydia Bourguignon, maître ès sciences, ingénieur INRA en retraite co-fondatrice du LAMS
Roland Carbiener, professeur de biologie et écologie en retraite, Université de Strasbourg
Geneviève Carbone, éthnozoologue, spécialiste du loup
Gilbert Cochet, expert au Conseil de l’Europe, attaché au MNHN
François Couplan, ethnobotaniste, auteur et fondateur du Collège Pratique d’Ethnobotanique
Jean-François Darmstaedter Président de Ferus
Michel Echaubard, ancien président de la commission Faune du CNPN
Christian Erard, professeur émérite du MNHN, directeur du laboratoire de Zoologie (Mammifères et Oiseaux) et du Laboratoire d’écologie générale en retraite.
Raymond Faure, président de la FRAPNA Loire
Jean Claude Génot, écologue, rédacteur en chef de la lettre Naturalité
Philippe Germa, directeur général du WWF France
Olivier Gilg, docteur en écologie, président du Groupe de Recherche en Ecologie Arctique
Marc Giraud, vice-président de l’ASPAS
Jean-Philippe Grillet, directeur de Réserves naturelles de France en retraite
François Guérold, professeur d’écologie, Université de Lorraine
Fabien Hein, maître de conférences en sociologie, Université de Lorraine
Pierre Jouventin, directeur de laboratoire CNRS en retraite, directeur de recherche CNRS 1re classe, responsable de l’équipe « Écologie comportementale » au CEFE et du programme ETHOTAAF de l’Institut Polaire
Antoine Labeyrie, astrophysicien, membre du collège de France
Thierry Lodé, professeur de biologie Universités d’Angers et de Rennes
Baudouin de Menten, La Buvette des Alpages, blog citoyen
François Moutou, vétérinaire épidémiologiste en retraite, société française pour l’étude et le protection des mammifères, expert UICN
Vincent Munier, photographe
Fabrice Nicolino, journaliste
François Ramade, professeur émérite d’Ecologie à l’Université de Paris Sud et Président d’Honneur de la Société Française d’Ecologie
Pierre Rigaux, Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères
Yves Paccalet, philosophe, naturaliste
Annik Schnitzler, professeur d’écologie, Université de Lorraine
Alain Tamisier, chercheur en biologie, au CNRS en retraite
Jean-Marc Thiollay directeur de recherche au CNRS en retraite, administrateur LPO, président du comité scientifique du Parc naturel régional de la Forêt d’Orient
Jean-Michel Walter, maître de conférences en écologie, Université de Strasbourg en retraite
Maurice Wintz, maître de conférences en sociologie de l’environnement, Université de Strasbourg

Le loup autrefois en forêt d’Orléans (Jacques Baillon)

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Ce patient travail de recherches a permis de mettre en lumière le rôle joué par le loup dans l’histoire locale et les traces qu’il a laissées dans de nombreux domaines. Il ressort des différents témoignages, récoltés au fil des siècles, que chroniqueurs et historiens dressaient un portrait à peu près identique de Canis lupus : une bête fauve qui faisait peur, qui était accusée de dévorer des enfants, de tuer les gens faibles et malades, de s’attaquer aux animaux domestiques, bref de semer terreur et zizanie. Les registres paroissiaux ressemblent à de mauvais contes pour enfants où le loup est responsable de bien des méfaits. On y trouve notamment mention d’un cousin de la bête du Gévaudan, appelé la bête d’Orléans (original, non ?), et de loups-garous.

Suivent ensuite plusieurs chapitres consacrés à la chasse au loup, aux lieutenants de louveterie, etc. On y apprend des choses édifiantes, comme « En 1882, par exemple, tuer une louve pleine rapportait 150 francs alors qu’un ouvrier gagnait deux francs par jour ! Un excellent moyen d’arrondir ses fins de mois pour une population rurale globalement pauvre ».

Les tous derniers chapitres sont consacrés aux descriptions de l’animal faites par les anciens naturalistes. Certains font preuve d’un peu plus d’objectivité en admettant que la plupart des méfaits reprochés aux loups sont des contes de bonne femme.
Résultat de ce massacre acharné, le loup disparait définitivement de la forêt d’Orléans à la toute fin du XIXème siècle.

Cette lecture permet de mieux comprendre les préjugés des gens de ces époques éloignées, leur ignorance à propos du loup, et le lourd tribut que ce dernier a payé à la bêtise humaine. A lire tout ceci, je me dis que la situation n’a que très peu changé pour le loup, une si légère amélioration… car les mentalités sont si difficiles à faire évoluer…
Un ouvrage, agrémenté de belles photos, qui contribue à mieux faire connaître le loup, et qui plaira certainement aux habitants de la région, intéressés par l’histoire locale et la nature.

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