L’ours Micha des Poliakov (Vive la fête)

L’ours Micha des Poliakov : un animal brisé par des tours contre-nature.

L’ours Micha est l’un des trois ours bruns du couple de dresseurs « Les Poliakov », dont le siège social de la société « Animal Bien être » (oui, oui, vous ne rêvez pas !) se trouve à Chauvigny-du-Perche (41). Les Poliakov ont trois ours :

  • Bony, un grizzly mâle
  • Glasha, une ourse brune de souche syrienne
  • Micha, un ours brun de souche européenne.

Liquidation judiciaire :

La société des Poliakov est en liquidation judiciaire depuis le 11 février 2018, comme en témoigne le message ci-dessous :

Jugement prononçant la résolution du plan de redressement et la liquidation judiciaire , date de cessation des paiements le 19 Septembre 2017 , désignant liquidateur Maître Gérald BUISSON 26, avenue de Verdun – 41000 Blois . Les créances sont à déclarer, dans les deux mois de la présente publication, auprès du liquidateur ou sur le portail électronique à l’adresse https://www.creditors-services.com à l’exception des créanciers admis au plan qui en sont dispensés. Source : https://www.procedurecollective.fr/fr/redressement-judiciaire/689256/animal-bien-etre.aspx
Depuis, les Poliakov ont créé une association, Vive la fête, qui leur permet à nouveau de travailler.
L’ours Micha est handicapé par de l’arthrose à la patte arrière gauche qui le fait boiter, ainsi que par des griffes trop longues qui gênent sa marche. Pourtant, l’ours Micha continue d’être exploité par les Poliakov, dans les fêtes médiévales, les fêtes médiévales et même des évènements publics ou privés (arbres de Noël, boîtes de nuits…).
Les Poliakov font monter Micha sur un ballon, en équilibre sur des barres parallèles, l’obligent à marcher sur ses pattes arrières, et lui font même parfois faire du scooter. L’ours Micha est transporté dans des vans ou dans des remorques. Chacune de ses apparitions provoque l’indignation d’une partie des spectateurs.
Chez les dresseurs, les ours sont enfermés dans des cages en béton et ne sortent pas tous les jours, comme nous l’ont témoigné plusieurs personnes qui ont travaillé sur place.
AVES France a tenté de porter plainte contre ces dresseurs car l’état de santé de Micha ne nous semblait pas compatible avec ses activités, mais la plainte a été classée sans suite.

AVES France a déploré à de nombreuses reprises l’attitude de la DDPP du Loir-et-cher, qui semble très bienveillante à l’égard des dresseurs. Nous n’avons pas pu voir l’état des ours récemment. Notre crainte est évidemment que les ours disparaissent ou qu’ils soient vendus, alors que nous aimerions pouvoir les envoyer dans un refuge afin qu’ils passent une retraite paisible et bien méritée. 

La place de l’ours, c’est dans la nature !

Nos actions contre les montreurs d’ours : https://www.aves.asso.fr/montreurs-dours-et-zoos/