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AVES France envoie 1500 euros pour soutenir 3 projets de protection animale

Grâce à vos dons, l’association AVES France a pu une nouvelle fois soutenir 3 projets de protection animale qui nous tenaient à coeur, qui nous semble prioritaires et en lesquels nous avons une grande confiance.

Le premier, vous le connaissez déjà, puisqu’il s’agit de l’Andean Bear Foundation qui fait du très bon travail pour la conservation des ours à lunettes en Amérique du Sud. Bubu, un ourson orphelin, mascotte de la fondation a d’ailleurs été réintroduit dans son milieu naturel en juillet 2012. AVES France, qui soutient depuis plusieurs années ce projet renouvelle sa confiance en envoyant un don de 500 euros.

 

La deuxième association ne vous sera pas non plus inconnue, puisqu’il s’agit du Bornean Sun Bear Conservation Centre, qui s’occupe des ours malais. Nous vous parlons également de ce centre de conservation depuis quelques années et nous sommes heureux de pouvoir également leur envoyer un don de 500 euros pour les aider à poursuivre leurs missions.

Peut-être ne connaissez-vous pas la troisième association. Je dois avouer que je n’en avais pas entendu parler avant que Sylvie Cardona, co-fondatrice d’AVES France ne m’en parle et prêche pour cette cause. Et elle a eu raison. Il s’agit de l’association Le Pic Vert, qui vient en aide avec un collectif d’associations à la faune sauvage menacée au Zimbabwé. Rhinocéros noir, lycaon, guépard, lion et des milliers d’éléphants ont besoin d’eau pour survivre à l’intérieur d’un parc de 14000 km2.

« C’est un magnifique sanctuaire de biodiversité pour la faune d’Afrique australe, un des plus riches d’Afrique. Au total 107 espèces de mammifères et 433 espèces d’oiseaux y sont présentes dont certaines parmi ces dernières sont endémiques des biomes régionaux. Mais pendant la saison sèche les mares naturelles du parc doivent être approvisionnées par pompage de la nappe aquifère pour abreuver les animaux. L’assèchement total des mares pendant l’année 2005 a été une tragédie au cours de laquelle des milliers d’animaux sont morts de soif. »

Le collectif propose ainsi de parrainer des mares pour qu’ils puissent installer des forages et les entretenir pour éviter les assèchements. Ce projet nous a semblé important et a également reçu la somme de 500 euros. 

Nous vous invitons à en découvrir plus sur ce site : http://michel.buenerd.pagesperso-orange.fr/Hwange/projet/Hwange_phase_2.html

Encore une fois, ces dons n’auraient pas été possibles sans votre soutien. Merci à tous !

Zoophilie sur le net

Jamais je n’aurais cru devoir écrire cet article, mais depuis que nous avons lancé la pétition pour l’amélioration des conditions de détention des animaux dans les zoos, et mis parallèlement en place une campagne Google AdWords pour faire sa promotion, notre blog est visité par de nombreuses personnes que je qualifierais d’indésirables, pour rester poli.

Notre module de statistique nous permet en effet de savoir grâce à quels mots clefs nos visiteurs arrivent sur notre site, et c’est en jetant un œil à ces informations que j’ai découvert que depuis plusieurs semaines, nombreux sont ceux qui arrivent sur nos pages avec des recherches, dans toutes les langues, comme sex cu animale (sexe avec des animaux), zoofile cu cai (zoophilie avec des chevaux), porno zoo, j’en passe et des pires !

Même si j’ose espérer que ces recherches sont dues à une curiosité malsaine plutôt qu’à une réelle recherche d’acte sexuel avec des animaux, cela en reste pour le moins choquant.

La seule chose qui pourrait me faire esquisser un sourire sur un tel sujet, ce serait d’imaginer la tête des pervers quand ils arrivent sur le site d’une association de protection de la nature au lieu du spectacle qu’ils attendent…

Lettre visant à renforcer la protection internationale de l’ours polaire

Madame la Ministre,

Veuillez trouver ci-joint la lettre rédigée et co-signée par 6 organisations non gouvernementales francaises et l’organisation Humane Society International.

L’objet de cette missive est de renforcer la protection internationale de l’ours polaire et de préparer la réunion qui aura lieu lundi 12 novembre 2012 entre la Commission Européene, l’Organe de gestion et l’Autorité Scientifique de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). Cette réunion aura pour but d’établir un projet de décision sur les positions de la prochaine COP16.

En vous remerciant de l’attention que vous accorderez à cette missive, nous vous prions de croire, Madame la Ministre, en l’expression de nos salutations distinguées.

Manon Dene
Humane Society International
USA

Madame Delphine Batho
Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie
246 Boulevard Saint-Germain
75007 Paris, France

Jeudi 8 Novembre 2012

Lettre visant à renforcer la protection internationale de l’ours polaire

Madame la Ministre de l’Ecologie,

Les Etats-Unis ont présenté une proposition, soutenue par la Fédération de Russie, afin de donner à l’ours polaire le plus haut niveau de protection en vertu de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). Cette proposition, concernant le transfert de l’espèce de l’Annexe II à l’Annexe I, sera discutée lors de la réunion de la CITES à Bangkok, en Thaïlande, en mars 2013. L’objet de cette lettre est de solliciter votre aide en veillant à ce que la France soutienne cette proposition importante.

Le réchauffement climatique est en train de détruire la banquise, habitat de l’ours polaire, à un tel rythme que sa population devrait diminuer de deux tiers d’ici à 2050. Les ours polaires ne peuvent tout simplement pas survivre sans la banquise, d’où ils chassent le phoque, leur proie principale. Alors que les températures de l’Arctique ont augmenté, l’étendue de la banquise a diminué au cours de chaque saison durant ces 12 dernières années. L’étendue de la banquise arctique (calculée par un instrument de mesure à deux dimensions) a atteint en septembre son niveau le plus bas, ayant diminué de 40,3%, passant en moyenne de 8,67million km2 pour les années 1979-2000, à 5,18 millions km2 aujourd’hui. Le mois de septembre 2012 a battu le record de l’étendue la plus réduite de la banquise. L’épaisseur moyenne de la banquise est passée de 3,64 mètres en 1980 à 1,89 mètre en 2008, orchestrant une baisse de 1,75 mètre (48,1%) sur une période de 28 ans.

Les ours polaires des régions arctiques les plus au Sud ont déjà montré des signes de stress inquiétants. Des scientifiques canadiens ont publié des documents concernant l’impact de la diminution de la banquise sur la condition physique, la reproduction et la survie des ours polaires, y compris dans l’ouest de la Baie d’Hudson, le sud de la mer de Beaufort, le détroit de Davis et la baie de Baffin.

Non seulement les ours polaires doivent faire face à la grande menace que représente le changement climatique, mais ceux-ci sont également chassés afin d’approvisionner le commerce international, avec des tapis en peau d’ours polaires par exemple. Au Canada, 600 ours polaires sont licitement tués chaque année. Les membres et produits d’en moyenne 441 de ces ours polaires en provenance du Canada sont exportés chaque année. Le Groenland a également exporté des membres et des produits d’ours polaires à des fins commerciales jusqu’en 2008, date de mise en place d’un moratoire temporaire sur les exportations. En dépit de ce moratoire, le Groenland continue d’autoriser la chasse de 130 ours polaires par an, qui pourrait à l’avenir approvisionner le commerce international. Les principaux Etats consommateurs sont les États membres de l’Union Européenne et le Japon. Fort heureusement, les trois autres pays comprenant des ours polaires (les Etats-Unis, la Norvège et la Fédération de Russie) n’autorisent pas le commerce de membres ou de produits provenant de cette espèce.

En ce qui concerne le Canada, l’état des populations d’ours polaires continue de se détériorer. En 2009, le IUCN Polar Bear Specialist Group a déclaré que 7 des 13 populations sont en déclin, trois sont stables, une est en augmentation, et qu’il n’y a pas suffisamment d’informations pour déterminer le statut des deux autres. La seule population canadienne en augmentation est celle du détroit de M’Clintock, désormais protégée après une période de chasse excessive en attendant sa reconstitution. Pour autant, l’exploitation des autres populations en déclin, surexploitées et de plus en plus réduites continue d’être autorisée au Canada, incluant les populations composées d’environs 160 animaux seulement (Viscount Melville Sound et le bassin de Kane).

En effet, selon les experts des ours polaires, la plupart des populations du Canada a été surexploitée. Les chasses non soutenables d’ours polaires ont lieu ou ont récemment eu lieu dans au moins neuf sous-populations canadiennes, dont la baie d’Hudson, la baie de Baffin, le bassin de Kane, le sud la baie d’Hudson, le golfe de Boothia, le détroit de M’Clintock, le détroit du Vicomte de Melville, la baie Norvégienne et le détroit de Lancaster.

En raison de la complexité du système canadien responsable de la gestion de la faune, même si le gouvernement central recommandait une réduction des quotas à tuer, celle-ci serait rejetée par les gouvernements locaux. Cette situation s’est récemment produite lorsque le gouvernement central du Canada et le Groupe CSE / IUCN Polar Bear Specialist Group se sont opposés à un triplement du quota de chasse concernant la population de l’ouest la baie d’Hudson : le gouvernement local du Nunavut a rejeté ces préoccupations et a augmenté le quota qui était de 8- donc déjà considéré comme non durable- à 21. Un scénario similaire s’est produit pour la baie de Baffin lorsque, après avoir approuvé un quota de chasse annuel de près de 10% de la population, le Canada a finalement admis que cette action était préjudiciable et a interrompu les exportations pour cette population. Par conséquent, même le Canada a maintenant admis que le commerce de parties et de produits issus d’ours polaire est un facteur de déclin de l’espèce.

A partir de 2008, l’Union européenne a mis en place des suspensions d’importation pour les ours polaires de la baie de Baffin et du bassin Kane, des doutes étant apparus concernant les prélèvements durables; pour les mêmes raisons, la Pologne propose actuellement de suspendre les importations de l’UE pour les sous-populations du détroit de Lancaster, de la baie d’Hudson, du sud de la baie d’Hudson et du détroit de Davis.

La demande du marché concernant les peaux d’ours polaires s’est considérablement renforcée ces dernières années. La demande accrue fait monter les prix des peaux payées aux chasseurs, mais aussi le nombre des ours polaires tués, des quotas de prélèvement et des avances consenties aux chasseurs comme une incitation à chasser. Le prix des peaux d’ours polaires vendues à Fur Harvesters Auction Inc au Canada en 2012 ont plus que doublé par rapport aux prix obtenus en 2007. Le prix maximal des peaux est passé de 6.100 US $ en 2007 à 12.514 US $ en 2012. La moyenne des prix de peaux est passé de 2.079 US $ en 2007 à 5.211 US $ en 2012. Le nombre de peaux d’ours polaires mis aux enchères au Canada a triplé entre 2007 et 2012 : en 2007, 40 peaux ont été proposées contre 150 peaux en 2012. Des prix élevés sont payés pour obtenir des peaux d’ours polaires au détail. Le prix d’une peau d’ours polaire sur les principaux marchés en Russie et en Chine peut coûter jusqu’à 100.000US $ et 63.000US $ respectivement. La pression exercée sur les ours polaires ne cesse d’augmenter en raison de la hausse des prix et de la demande croissante de peaux. En avril 2011, il a été signalé que les chasseurs du Québec ont tué 12 fois le nombre d’ours polaires habituellement collectés dans le sud de la baie d’Hudson pendant l’hiver. Un examen complet de la saison de chasse a établi que 70 individus avaient été tués, ce qui représente plus de 17 fois le nombre habituel d’animaux exécutés. Plus récemment, les trois pays qui se partagent le sud de la baie d’Hudson ont convenu d’un quota de chasse commune de 60 ours par an, quota que la plupart des scientifiques spécialistes des ours polaires estiment non durable.

Néanmoins, nous sommes conscients que certains se demandent si l’ours polaire remplit les critères biologiques adoptés par les Parties de la CITES pour pouvoir inscrire cette espèce à l’Annexe I. Le critère déclare qu’il doit y avoir une baisse marquée de la population à l’état sauvage, définie à plus 50% sur trois générations, soit 45ans pour les ours polaires. Or, il est clair que compte tenu de la dernière prédiction scientifique selon laquelle les populations d’ours polaires vont diminuer de deux tiers d’ici à 2050, le critère est rempli.

Nous devons faire tout en notre pouvoir pour s’attaquer aux facteurs qui menacent la survie des ours polaires. Cela comprend l’élimination du commerce international de cette espèce en inscrivant l’ours polaire à l’Annexe I de la CITES. Poursuivre le commerce international de l’ours polaire est une menace importante qui aggravera les effets dévastateurs engendrés par le changement climatique. Interdire le commerce international de l’ours polaire est une mesure de conservation préventive efficace que la communauté internationale peut mettre en œuvre immédiatement, alors que la réduction de l’impact du changement climatique sur l’espèce s’étendra sur de nombreuses décennies.

Nous vous incitons donc à soutenir la proposition américaine de transférer l’ours polaire à l’Annexe I.

En vous remerciant de votre attention, nous vous prions de croire, Madame la Ministre, en l’expression de nos salutations distinguées.

Christophe Marie – Fondation Brigitte Bardot
Christophe Coret – Association AVES France
Charlotte Nithart – Robin des Bois
Reha Hutin – Fondation 30 millions d’amis
Lamya Essemlali – Sea Shepherd France
Muriel Arnal – One Voice

C’est la guerre (à Notre-Dame-des-Landes)

Je n’ai pas le temps en ce moment d’écrire quelque chose sur cette nouvelle provocation des adversaires de la vie, je vous renvoie donc à l’excellent billet de Fabrice Nicolino ci-dessous, et vers son blog pour les dernières nouvelles.

http://fabrice-nicolino.com/index.php/

Car il y a quelques jours, il se passait ceci…

 

Vous êtes sans nul doute au courant. Ce matin, des centaines de flics et de militaires, appuyés par des hélicoptères, ont délogé par la force un grand nombre d’habitants de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, où ce pauvre imbécile de Jean-Marc Ayrault, ancien maire de la ville, aujourd’hui Premier ministre, entend bâtir un second aéroport (voir ici, ici et ). En agissant de la sorte, le triste gouvernement de la France vient de franchir un pas qui, pour moi, révèle l’ampleur du gouffre entre eux et nous. Cette expression, « eux et nous », a beaucoup servi dans le passé des idées, et pas toujours, loin s’en faut, d’heureuse manière. Il n’empêche qu’elle m’est venue spontanément. Car entre ceux qui défendent un avenir possible pour les hommes et tous les êtres vivants d’une part, dont je suis, et les autres, il existe un univers. Quand je dis les autres, inutile d’insister je pense, cela fait beaucoup de monde. Mais c’est ainsi que je vois les choses, qu’y puis-je ?

Foin d’illusions : le gouvernement socialiste est un adversaire. Et même un ennemi. L’incroyable opération militaire lancée contre les habitants de Notre-Dame-des-Landes n’a rien à voir, évidemment, avec les tueries d’Alep, les massacres de la République démocratique du Congo, ni même les ignobles opérations menées au Brésil, en Argentine, au Paraguay pour chasser les petits paysans de leurs terres et y imposer le soja transgénique. Non, rien à voir.

Pour autant, il s’agit à mes yeux d’un acte de guerre, dans un sens précis : il marque une frontière, infranchissable. Il désigne deux camps irréconciliables, qui défendent assurément deux manières de voir la vie ensemble, et l’avenir qui nous attend. Pour leur part, les socialistes sont maîtres de tout le jeu politique alors que leur candidat à l’élection présidentielle n’a recueilli, au premier tour, que 25 % des électeurs inscrits. Au pouvoir, ils se montrent incapables de seulement imaginer régler les problèmes du modèle qu’ils défendent pourtant. Cette économie, cette banlieue, ce racisme fou, cette lancinante question des retraites, ce prix de l’énergie, ce nucléaire, cet effondrement de l’industrie automobile, ce chômage de masse interminable, mais c’est leur legs ! Le leur et celui de leurs jumeaux de l’UMP, car tous deux se partagent le pouvoir depuis des décennies sans que rien n’ait bougé, sans que rien n’ait jamais été résolu.

Ces derniers jours, burlesques au possible, ont vu le gouvernement chanceler sous des coups de butoir en papier mâché. Ridicules « pigeons » défendant les patrons de start-up, ridicule Peillon réclamant un débat sur le shit, ridicule Tartempion s’embourbant au sujet de la taxe télé dans les résidences secondaires, etc. C’est bien parce que Jean-Marc Ayrault est incapable, et risible à force, qu’il a cru malin de monter l’odieuse opération aéroportée contre ceux de Notre-Dame-des-Landes. Quand tout s’effondre, quand tout démontre que la politique ancienne ne peut rien et ne sait pas davantage, reste l’apanage essentiel de l’État : la coercition. Autrement dit ce monopole de l’usage prétendument légitime de la force.

On peut aussi le dire autrement. Ayrault, nécessairement soutenu en la circonstance par Hollande, a voulu montrer qu’il bandait encore. C’est vulgaire ? Que oui, ce l’est. Mais personne ne saurait l’être davantage que Jean-Marc Ayrault, qui masque de la sorte sa si cruelle impuissance politique. Je l’accuse, en plus de tout le reste, de violer allègrement la loi du pays qu’il représente si mal. Car en effet, la France est dotée depuis juillet 2005 d’une loi sur l’énergie dont j’extrais, de l’article 2, cette phrase : « En outre, cette lutte [contre le dérèglement climatique] devant être conduite par l’ensemble des Etats, la France soutient la définition d’un objectif de division par deux des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2050, ce qui nécessite, compte tenu des différences de consommation entre pays, une division par quatre ou cinq de ces émissions pour les pays développés ».

De ce point de vue, Notre-Dame-des-Landes n’est pas seulement une lamentable ânerie, qui nous ramène de manière fantasmatique au temps où le climat semblait éternel. Franchement, est-il compatible de miser, avec de l’argent public, sur le développement du trafic aérien, et de prétendre diviser par cinq nos émissions de gaz ? Franchement. Mais ce foutu aéroport est aussi et surtout un symbole. Le symbole éclatant que culturellement parlant, au sens le plus profond, les socialistes ne lâcheront rien. Parce qu’ils en sont incapables. Parce qu’ils ne savent pas même ce que l’expression « crise écologique » contient d’inévitables contraintes au regard desquelles les leurs – par exemple le déficit public – perdent toute signification.

Bien entendu, mais faut-il, ici du moins, insister, les écologistes officiels EELV ne valent guère mieux. Ils ont abdiqué à propos de l’aéroport au moment où leurs petits chefs signaient un déshonorant accord électoral avec le parti socialiste. Et si j’écris déshonorant, ce n’est pas, non pas, pour me faire plaisir. C’est parce que lorsqu’on prétend que le feu est au lac, on ne se tourne pas vers le bac à sable pour y faire des pâtés. Alors que la crise infernale du climat est à nos portes, se vendre pour un ministère et demi est une insulte faite aux hommes.

Et pour le reste, bien sûr, MOBILISATION ! Non-violente, cela va de soi pour moi, mais MOBILISATION tout de même. Nous n’avons, nous les écologistes sincères, pas le droit de reculer. La bataille de Notre-Dame-des-Landes, qui ne fait que commencer, doit être gagnée. Perdre ici serait lâcher partout ailleurs. Ce combat est à mes yeux une cause sacrée. ¡ Sin jamás retroceder, adelante!

PS : j’attends les commentaires de tous les foutriquets écologistes enrubannés et décorés présents à la Conférence environnementale du mois dernier. Le mois dernier. Elle est bien belle, la transition écologique de cet excellent monsieur Hollande.

Fabrice Nicolino

 

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