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Attaques d’ours en Roumanie, ce qu’on ne vous a pas dit…

Comme après chaque attaque d’ours, la presse a relayé allègrement des informations erronées qui ont été utilisées par ceux qui militent, en France et ailleurs, contre la présence du plantigrade. Mais relayer un article à chaud à 2500 km de distance a ses effets pervers.

Vivant en Roumanie, j’ai bien sûr suivi cette affaire… et les différentes versions qui ont été relayées dans la presse jusqu’à ce que la vérité soit révélée.

Oui, un homme de 63 ans a bien été tué par un ours. Mais ce que la presse française a oublié de rajouter, c’est que l’ours était pris au piège et blessé et qu’il a dû déraciner 3 arbres pour se libérer de ses liens. C’est donc une nouvelle fois un acte de braconnage qui est à l’origine de cette attaque mortelle.

Un autre ours aurait également attaqué deux chasseurs qui lui auraient tiré dessus lors d’une partie de chasse.

2 ours ont été tués et les analyses effectuées ont démontré que l’un d’eux était porteur de la rage, qui n’est pas encore éradiquée en Roumanie.

Des attaques liées au braconnage et à des imprudences

Si l’on ne peut pas nier que des attaques d’ours ont lieu en Roumanie, il est indispensable d’en analyser les causes. La Roumanie a la plus grande population d’ours en Europe, mais contrairement aux Etats-Unis où la population et les touristes sont avertis des mesures de précaution à prendre, il n’en est rien en Roumanie.

Dans la majorité des cas, les enquêtes ont démontré des négligences de la part des touristes qui campaient en zones fréquentées par les ours et qui avaient laissé de la nourriture à proximité ou directement dans leurs tentes. Les autres cas, comme ceux récents, mettent en lumière que les ours se sont attaqués à des braconniers et ont attaqué parce qu’ils avaient été blessés.

Il est temps que le gouvernement roumain prenne des mesures pour éviter ces incidents.
Comme le dénonce le WWF, il est impossible de savoir combien d’ours sont présents dans le pays, les estimations n’étant pas fondées sur des études sérieuses. Aucune mesure de prévention n’est prise : les ours viennent toujours se nourrir dans les poubelles auprès de Brasov, les gens abandonnent toujours leurs déchets après avoir pique-niqué en bordure de forêt, il n’y a pas ou peu de panneaux d’information.

Avant de crier à l’ours, il serait bon de penser sérieusement à une gestion efficace de la nature, la destruction massive des forêts dans le pays n’augurant rien de bon sur la cohabitation homme/ours.

Il est bon également de rappeler que le premier ours équipé d’un GPS pour étudier son comportement a été braconné seulement 3 semaines après le début de l’expérience.

Une semaine au centre de réhabilitation pour oursons orphelins du Québec

Nicole soteau, amie précieuse et adhérente d’AVES France a suivi Alain Boyaval au Québec pour un voyage extraordinaire pour une passionnée d’ours. Elle nous livre un témoignage que nous relayons avec plaisir.

Le Projet du 4 juillet au 11 juillet 2012 :

Accompagner Alain Boyaval, éthologue, pendant une semaine à Tadoussac, Québec, le suivre dans ses démarches de sensibilisation sur la protection de l’ours noir, interviews pour journaux, radios, conférences… puis rencontrer l’ours dans son milieu, affuts, recherche de traces, moulages, et… la cerise sur le gâteau ! Participer à la remise d’un ourson à la vie sauvage.

Le 4 juillet nous retrouvons Alain Boyaval à l’aéroport de Québec.
Ensemble nous nous rendons à Sacré Cœur, plus précisément au « Domaine de nos Ancêtres », centre de réhabilitation pour oursons orphelins, le seul au Québec, créé en 2006 par Isabelle et Alain Boyaval et deux québécois, Francine et Dany, qui y ont également ouvert un gîte auberge et un centre d’observation des ours.

Pendant le trajet, Alain Boyaval nous fait part d’un fait grave survenu au centre avant notre arrivée, il s’agit du vol d’un petit ours dans la nuit du 26 au 27 juin au Domaine, le cadenas de la cage de l’ourson a été scié. L’ourson s’appelle Chanceux. Ce jeune mâle est né en février. Il a perdu sa mère et pèse 15 kilos. C’est la première fois en 6 ans que cela se produit.
Une plainte a aussitôt été déposée à la Sûreté du Québec et les agents de la faune ont été prévenus du vol de l’ourson. Alain Boyaval a déjà, depuis la France, alerté la presse locale, radios et TV ; il émet 3 hypothèses :
– un acte de malveillance, il faut dire que le refuge n’est pas bien vu par la population environnante composée massivement de chasseurs trappeurs, et si l’ourson est relâché dans la nature, il est condamné car trop jeune pour vivre tout seul ;
– un kidnapping pour une vente en France ou ailleurs dans les cirques ou à un montreur d’ours
– un kidnapping pour l’envoyer dans une ferme à ours en Asie où on lui prélèvera sa bile du foie, très prisée et utilisée dans la pharmaceutique et les cosmétiques.

Il est indigné et fait ouvrir une enquête rapidement afin de retrouver le voleur ou démanteler un éventuel réseau. Ses inquiétudes sont d’autant plus justifiées que lors d’un voyage précédent au Québec, avec sa femme Isabelle, en se faisant passer pour de potentiels acheteurs, ils ont filmé en caméra caché, chez lui, un revendeur d’oursons qui donne les prix, 1500 à 2500 dollars selon la destination, et qui précise bien qu’il s’agit d’ours prélevés dans la forêt.

Lors de la conférence destinée à informer le public sur l’activité du Centre, le comportement des ours et comment vivre avec, Alain Boyaval a projeté en scoop cette vidéo dérangeante. En effet les agents de la faune ont essayé de l’en empêcher invoquant l’enquête en cours… il n’a pas lâché et le public (plus d’une centaine de personnes) a ainsi reçu un message fort.

Il faut savoir qu’au Québec, contrairement au Canada anglophone, l’ours est mal perçu. On peut même entendre parfois « l’ours est une vermine qui pue et qui pollue », on est loin de diffuser dans les écoles les règles élémentaires de vie avec l’ours et les précautions que cela implique, clôtures, poubelles spéciales, ramassage des fruits, nourriture protégée dans des boites hermétiques pour les pique-niques… Un exemple : les gens veulent faire venir des oiseaux dans leur jardin pour leur plaisir, ils disposent des graines pour les attirer, bien sûr cela attire également les ours, alors les gens prennent peur, appellent les agents de la faune qui bien souvent, au lieu de les relocaliser, préfèrent s’en débarrasser en les tuant.

Un détail également significatif : l’image de l’ours n’est pas représentée, encore moins valorisée, au Québec. Il est quasiment impossible de trouver une peluche d’ours noir alors qu’on en trouve partout en Colombie Britannique.

Les agents de la faune sauvage présentent l’ambiguïté d’être, pour la plupart, également des chasseurs trappeurs, donc ils font leur travail mais ils n’aiment pas l’ours, certains pratiquent le piégeage dont les méthodes sont cruelles, comme par exemple le piégeage à chaudière, sorte de seau profond perché dans l’arbre au fond duquel on met un appât, lorsque l’ours y met la patte, celle-ci est aussitôt enserrée par un anneau et il peut agoniser pendu tant que le piège n’est pas relevé ; et que dire du chasseur qui attend son trophée du haut d’un mirador, profitant de la faim de l’ours sortant de tanière en l’attirant avec des appâts ? Quelle lâcheté ! Et pire, la mode est à la chasse à l’arc, avec les dégâts que cela peut faire sur l’animal et ses souffrances !

Ainsi nous sommes directement confrontés au triste sort de l’ours noir au Québec, mais on se laisse quand même envahir par la magie des lieux, la douceur, le calme, les forêts remplies d’empreintes, le Saint Laurent appelé la mer à Tadoussac dont les lumières se confondent avec le ciel dans des tons gris bleuté teintés de mauve et… il se profile un évènement important et majeur : le relâcher de William, l’ourson arrivé chez Francine et Dany l’année dernière, à l’âge de 3 mois, d’abord nourri au biberon et ensuite lâché dans l’enclos où Dany a veillé à ce qu’il apprenne à trouver sa nourriture et à connaître le goût de ce qui l’attend, en lui envoyant par-dessus la clôture, par exemple, des baies qu’il trouvera en automne et même des carcasses de marmottes écrasées sur la route…

Par instinct, l’ourson a dormi une partie de l’hiver en tanière, certains oursons profitent d’une tanière déjà creusée dans l’enclos, d’autres s’en creusent une.

Deux jours avant le relâcher, Alain Boyaval a voulu faire une étude du comportement de l’ourson, nous avons ainsi eu la chance de passer quelques heures dans l’enclos avec lui, tout d’abord, en nous voyant, il a fait quelques charges d’intimidation, puis tout un manège en allant et venant autour de nous, grimpant à l’arbre puis nous approchant à nouveau, Alain Boyaval l’a appâté avec du miel à ours, il s’est aventuré jusqu’à venir prendre doucement le miel dans sa main, ce qui lui a fait dire « il est plus délicat que mon chien ! ».

En conclusion, William, le 12ème ourson à être relâché en 6 ans, n’est pas très craintif, moins que les autres ! Pourtant ce qui l’attend ne sera pas facile, il va devoir faire sa place parmi les autres, probablement courir des kilomètres, se battre pour son territoire… et échapper aux chasseurs !

Il sera relâché dans une réserve, un endroit convenu entre Alain Boyaval et un représentant de la faune, Marc, à deux pas du parc du Saguenay, où la chasse est interdite, en espérant qu’il parte dans cette direction ! Marc est bienveillant, il a l’habitude des relocalisations d’oursons dans son domaine et il confirme, de tous ceux qui ont été relâchés, aucun n’a été identifié comme mort (les oursons portent un clip aux oreilles).

Marc, fort sympathique, mais ambigu lui aussi, nous dit :« l’ours oui je l’ai chassé, je l’ai trappé mais maintenant ça ne rapporte plus, même la peau, les griffes, la vésicule çà ne se vend plus, (il veut dire au marché officiel), j’ai encore ma trappe, (partie de terrain louée lui donnant le droit de trapper) je suis content ma fille va la reprendre, elle a fait des études d’environnement et elle aime trapper !! ????».

Le grand jour arrive, on se lève à l’aube pour retrouver la vétérinaire, et quelques amis des ours, invités pour l’occasion. Tout le monde est ému et conscient qu’il va se passer quelque chose d’exceptionnel pour cet ours.

Quand on arrive à l’enclos l’ourson est déjà en cage, Dany l’avait appâté la veille au soir pour l’amener doucement dans cette cage, sur le moment il s’est beaucoup agité, puis petit à petit s’est calmé pendant la nuit.

Cela est beaucoup plus simple pour l’endormir car si on tire la seringue hypodermique avec un fusil dans l’enclos, l’ours se réfugie en haut d’un arbre, c’est très dangereux car il peut s’y endormir et tomber, tandis que là, la vétérinaire l’a piqué à travers les barreaux, il n’a pas mis longtemps à somnoler puis à dormir et même à ronfler.

Sorti de sa cage la première manœuvre a été la pesée, on l’a mis dans un filet et soulevé, on a fait des paris sur son poids, il nous a étonné, 55 kg, bel ourson ! Puis vinrent les examens nécessaires pour son dossier qui sera remis aux agents de la faune : mensurations du corps, des pattes, des griffes, des dents, et il est badgé aux 2 oreilles avec des poinçons jaunes ! On ne s’est pas privés de caresser son doux poil épais et d’admirer ses paumes aux coussinets bien dessinés.

Il commence à se réveiller juste après sa remise en cage, on le charge dans le coffre de la voiture et hop ! C’est parti !

Après deux heures de route pendant lesquelles je le surveille, il s’agite un peu, se tourne et retourne dans cet espace exigu, l’heure est arrivée, on met la cage par terre et solennellement Alain Boyaval ouvre, grand moment d’émotion ! On y va de notre petite larme, l’ourson s’éloigne de nous progressivement, de buissons en buissons et disparait à notre vue…

La dernière action est de clouer des panneaux dans la région avertissant les chasseurs « ne tirez pas ! Ours marqué et tagué aux oreilles, étude scientifique ».

Nous rentrons à l’auberge, silencieux, chacun revit ce moment à sa façon, on a tous dans la tête l’idée d’avoir assisté à une grande action.

Le lendemain nous participons à l’inspection et au nettoyage de l’enclos, nous y recueillons les traces de la première année de vie de cet ourson, sa tanière, ses griffades, les carcasses qu’il a rongées, on nettoie le bassin où il a découvert les baignades, on fait tout propre et tout neuf pour un éventuel nouvel arrivant qui aurait à la fois pas de chance et de la chance !

Les deux soirs qui ont suivis, nous sommes allés en affût. Ici, contrairement aux pourvoiries où les ours sont appâtés et regardés au mirador dans le but de l’observation des touristes mais également de la chasse, les ours qu’on observe au Domaine de nos Ancêtres sont protégés. Dany dispose quelques brioches sur un portique en bois et, avec le groupe de touristes, nous attendons le passage éventuel d’un ours qui trouverait un bon dessert ! Le premier soir, nous avons vu un beau mâle prélever 2 ou 3 brioches, le deuxième soir sont venus deux adolescents gourmands, un adulte craintif, puis encore un magnifique mâle.

Ils ne se doutent pas, qu’en venant se régaler, ils nous régalent également. Dans la lumière du soleil couchant leur poil noir brille et se détache de la verdure, ah ! Quel beau spectacle !

Le temps encore de faire quelques beaux moulages de traces, d’assister à une interview pour une radio locale et c’est la route du retour vers Québec.

Quelle semaine ! A jamais gravée dans nos mémoires… nous avons la sensation d’un vécu hors du temps, hors du commun et pourtant dans une réalité tragique et merveilleuse à la fois.

Premier colloque sur l’ours polaire les 22 et 23 octobre 2012 à Paris

Peut-être ignorez-vous encore cette grande nouvelle pour les ours polaire : l’association Pôles Actions vient de voir le jour. Elle a pour objet de promouvoir la connaissance et la protection des écosystèmes arctiques et antarctiques par des actions de sensibilisation, d’éducation et d’aide à la recherche dans les régions polaires et subpolaires.

Rémy Marion, avec qui AVES France a eu un immense plaisir de travailler il y a quelques années, en est le consultant permanent.

L’association organise les 22 et 23 octobre 2012 un colloque sur l’ours polaire, qui aura lieu à l’institut océanographique de Paris.

Au programme, des conférences, des films, une table ronde… Vous trouverez le programme détaillé à cette adresse : http://www.ourspolaire.org/colloque/programme/

Une modeste participation (15 € pour 1 jour, 25 € pour 2 jours) est demandée, et vous pouvez vous inscrire jusqu’au 8 octobre 2012.

AVES France présente tous ses voeux de succès à cette association et espère que vous serez nombreux à participer à ce premier colloque !

Un zoo en Roumanie

Bon, je ne vous cache pas que j’ai longtemps hésité avant d’accepter de me rendre dans un zoo en Roumanie. Je crois que les images des zoos des pays de l’Est que j’ai reçu ces dernières années m’ont trop choqué et que je ne souhaitais pas vivre cette expérience.

Cependant, habitant en Roumanie et à une distance raisonnable du zoo de Targu-Mures, je me devais d’aller y voir si mes craintes étaient fondées ou non.

Le zoo se trouve au coeur d’une forêt de chênes et de charmes, sur les hauteurs de la ville. Il a ouvert ses portes dans les années 60 sur une surface restreinte de 700 m2 avant de s’agrandir (20 hectares) en 1965.

Lors de l’ouverture, seuls 10 animaux étaient présentés : 3 loups, 2 ours, 2 sangliers, 2 faisans et un chevreuil. Désormais, ce sont 500 animaux appartenant à 120 espèces qui y sont hébergés.

Si certains petits animaux, et notamment les singes, sont encore dans des volières contenant peu d’agréments, la majorité des animaux jouissent d’enclos vastes, verts, avec des points d’eau et des zones de refuge.

Les ours, qui étaient encore il y a quelques années dans une fosse bétonnée, ont désormais un immense enclos en terrain naturel, avec des arbres sur lesquels ils peuvent grimper.

La zone des félidés a également été restaurée très récemment et leur offre des espaces qui n’ont rien à envier aux zoos d’Europe de l’Ouest.

Sur la majorité des enclos, on trouve des fiches décrivant les espèces présentées.

Le zoo est membre de l’EAZA et est soutenu par plusieurs programmes, ce qui explique certainement les récents investissements.

Sans être particulièrement favorable à la captivité des animaux, je suis obligé de reconnaître que les conditions de détention dans ce zoo m’ont agréablement surpris et que je suis ravi de voir qu’en Roumanie, un effort particulier a été fait pour offrir aux animaux des enclos adaptés à leurs besoins… surtout quand on sait qu’en France, on trouve encore des zoos qui ne prennent pas la peine de faire ces efforts.

Reste l’éducation du public, puisque comme partout dans le monde, enfants et parents crient pour réveiller ou appeler les animaux. C’est peut-être la partie la plus difficile : on se demande parfois de quel côté du grillage se trouve l’animal.

Un moratoire sur les gaz de schiste en Europe ?

AVES France, qui a soutenu le premier chapitre de la lutte contre les gaz de schiste en France, et qui participe actuellement au combat en Roumanie, souhaite vous inviter à signer cette nouvelle pétition pour réclamer un moratoire au sein de l’Union Européenne.
http://www.petitions24.net/appel_a_un_consensus_europeen_fr

Texte de la pétition :

« Madame la Commissaire Européen, Monsieur le Commissaire Européen,
Lors de la présentation de l’enquête ((« IMPACTS OF SHALE GAS & SHALE OIL EXTRACTION ON THE ENVIRONNEMENT AND HUMAN HEALTH » (IP/A/ENVI/ST/2011-07) par Stefan Lechtenböhmer, sous la responsabilité de Lorenzo Vicario)) démontrant l’inquiétude des citoyens européens face aux changements climatiques, vous avez déclaré, Madame la Commissaire européen en charge du Climat, ne « pas être favorable à un moratoire sur les gaz de schiste » justifiant « ne pouvoir pas dire non d’emblée à une technologie ».

A l’issue de ce débat, la Commission a refusé de rejeter entièrement l’exploitation des gaz de schiste en Europe ; l’Union Européenne restant tiraillée entre « sécurité énergétique » et « environnement » et vous-même, Monsieur Günther Oettinger, Commissaire en charge de l’énergie, vous êtes « prononcé pour l’adoption de normes communes à l’UE et pour soumettre une proposition d’ici à 2012 ».

De plus, selon un article du jour dans « The Wall Street Journal », vous avez annoncé, Monsieur Gunther Oettinger,que la Commission européenne venait de se prononcer opposée à tout encadrement législatif nouveau pour les gaz et huiles de schiste à l’échelle de l’Union Européenne.

L’eurodéputé Jo Leinen avait, quant à lui, confié à « The Guardian » qu’il souhaitait une Directive qui impliquerait que les carburants ayant des effets négatifs sur l’environnement – tels que le gaz de schiste et le pétrole issu de sable bitumineux – soient strictement réglementés au sein de l’UE. Jo LEINEN a affirmé que ce genre d’intervention législative serait sans doute soutenue, dans la mesure où de nombreux euro-députés sont de plus en plus inquiets quant au rôle du gaz de schiste dans le bouquet énergétique mondial.

Le Conseil a – par ailleurs – demandé un programme d’action concernant les eaux souterraines et une révision de la directive 80/68/CEE du Conseil du 17 décembre 1979 concernant la protection des eaux souterraines contre la pollution causée par certaines substances dangereuses, dans le cadre d’une politique globale de protection des eaux douces.

Dans la nature, il faut des millions d’années à des températures comprises entre 100 et 150°C pour générer des hydrocarbures dans la plupart des roche-mères. Or, ces ressources naturelles – et surtout fossiles – ne sont pas infinies et c’est bien le défi de cette décennie auquel nous sommes confrontés, aujourd’hui.

De plus, il y a désormais consensus sur la réalité d’un dérèglement climatique globale et, aujourd’hui, face au défi majeur du 21ème siècle qu’est l’épuisement programmé des ressources naturelles, les populations souhaitent mettre en œuvre les bases du développement durable car le modèle actuel n’est plus pérenne. En effet, « une transition énergétique est non seulement possible, mais elle est économiquement viable, elle est non seulement possible, mais « C’EST LA SEULE OPTION » car nous sommes confrontés à la plus redoutable urgence de notre temps ».

Il n’est pas inutile de rappeler ici les risques encourus par la fracturation hydraulique : utilisation de 700 produits chimiques, pour la plupart générateurs de cancers et Adam Law, un endocrinologue de l’école de médecine Weill Cornell de New York estime qu’il faut imposer un moratoire sur l’hydrofracturation, le temps que la question des effets sur la santé soit tranchée. Aussi, nous demandons – non seulement un moratoire sur l »exploration et l’exploitation des gaz/huiles de schiste – mais de nouvelles normes les interdisant, compte tenu de la pollution avérée et prouvée de la nappe phréatique, de même que les risques de séismes.
NOUS, CITOYENS EUROPÉENS, DEMANDONS UNE AUTRE VOIE VERS LA TRANSITION ENERGETIQUE – puisque LE PIC PETROLIER EST ATTEINT – visant à une considérable diminution de l’utilisation d’énergies fossiles et nucléaire en anticipant sur la fin des « fossiles faciles » et une interdiction de l’exploration et de l’exploitation des gaz de schiste en Europe, pour passer à un système bâti sur le citoyen responsable substituant un réseau horizontal et interactif au réseau de haut en bas du paradigme (*) traditionnel.

« Scénario idéal, » pensez-vous alors ! Toute action est possible, toute action est réaliste et réalisable avant que n’arrive le jour où nous ne pourrons plus nous nourrir, nous éclairer, nous chauffer parce que nous aurons fait les mauvais choix. Les mouvements citoyens qui manifestent et s’insurgent – TRADUISENT CETTE VOLONTÉ PRIMORDIALE. C’est DONC aussi tous les modes de gouvernance auquel il convient de remédier. Nous avons tous les instruments en place pour cela. En Europe, cela s’appelle : LA CONVENTION AARHUS CAR NOUS SOMMES LE PEUPLE.

Nous voulons un changement, et pas seulement dans les décisions du mix-énergétique : nous voulons une Europe qui s’oriente vers les besoins humains, et non pas vers la satisfaction et le profit de quelques-uns, une Europe qui ne soit plus dans le déni de démocratie.

Mesdames, Messieurs, recevez l’appel DES CITOYENS DE L’EUROPE (Mouvement euro-citoyen).

(*) En doctrine économique, choix de problèmes à étudier et des techniques propres à leur étude. »

Signez ici : http://www.petitions24.net/appel_a_un_consensus_europeen_fr

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