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AVES France est une association de protection des espèces menacées, spécialisée sur la cohabitation avec les grands prédateurs (ours, loup), la lutte contre les spectacles de montreurs d'ours (ours Valentin de Frédéric Chesneau de la compagnie Atchaka, ours Micha des Poliakov, ourse Kilian de Sylvie Pujol de la compagnie Aïtawak, ourse Tima de Pavel Vyakin...), ainsi que sur la défense de l'environnement, de la nature et de la faune sauvage mal aimée (blaireau, renard, corvidés...).

Fondée en 2005 par Christophe CORET et Sylvie CARDONA, AVES France est une petite structure animée par une poignée de bénévoles passionnés qui se démènent pour agir efficacement malgré le manque de moyens humains et financiers. Chez nous, il n'y a aucun salarié. C'est pourquoi chaque nouvel adhérent, chaque donateur, chaque bénévole compte. Vous pouvez adhérer à partir de 0,85€ par mois et l'adhésion vous donne la possibilité de consulter notre revue "A un poil d'ours" en ligne. Rejoignez-nous ! Votre soutien est essentiel ! (*chiffres pour l'année 2017).

En savoir plus sur l'association : 
https://www.aves.asso.fr/association-aves-france/

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Une semaine au centre de réhabilitation pour oursons orphelins du Québec

Nicole soteau, amie précieuse et adhérente d’AVES France a suivi Alain Boyaval au Québec pour un voyage extraordinaire pour une passionnée d’ours. Elle nous livre un témoignage que nous relayons avec plaisir.

Le Projet du 4 juillet au 11 juillet 2012 :

Accompagner Alain Boyaval, éthologue, pendant une semaine à Tadoussac, Québec, le suivre dans ses démarches de sensibilisation sur la protection de l’ours noir, interviews pour journaux, radios, conférences… puis rencontrer l’ours dans son milieu, affuts, recherche de traces, moulages, et… la cerise sur le gâteau ! Participer à la remise d’un ourson à la vie sauvage.

Le 4 juillet nous retrouvons Alain Boyaval à l’aéroport de Québec.
Ensemble nous nous rendons à Sacré Cœur, plus précisément au « Domaine de nos Ancêtres », centre de réhabilitation pour oursons orphelins, le seul au Québec, créé en 2006 par Isabelle et Alain Boyaval et deux québécois, Francine et Dany, qui y ont également ouvert un gîte auberge et un centre d’observation des ours.

Pendant le trajet, Alain Boyaval nous fait part d’un fait grave survenu au centre avant notre arrivée, il s’agit du vol d’un petit ours dans la nuit du 26 au 27 juin au Domaine, le cadenas de la cage de l’ourson a été scié. L’ourson s’appelle Chanceux. Ce jeune mâle est né en février. Il a perdu sa mère et pèse 15 kilos. C’est la première fois en 6 ans que cela se produit.
Une plainte a aussitôt été déposée à la Sûreté du Québec et les agents de la faune ont été prévenus du vol de l’ourson. Alain Boyaval a déjà, depuis la France, alerté la presse locale, radios et TV ; il émet 3 hypothèses :
– un acte de malveillance, il faut dire que le refuge n’est pas bien vu par la population environnante composée massivement de chasseurs trappeurs, et si l’ourson est relâché dans la nature, il est condamné car trop jeune pour vivre tout seul ;
– un kidnapping pour une vente en France ou ailleurs dans les cirques ou à un montreur d’ours
– un kidnapping pour l’envoyer dans une ferme à ours en Asie où on lui prélèvera sa bile du foie, très prisée et utilisée dans la pharmaceutique et les cosmétiques.

Il est indigné et fait ouvrir une enquête rapidement afin de retrouver le voleur ou démanteler un éventuel réseau. Ses inquiétudes sont d’autant plus justifiées que lors d’un voyage précédent au Québec, avec sa femme Isabelle, en se faisant passer pour de potentiels acheteurs, ils ont filmé en caméra caché, chez lui, un revendeur d’oursons qui donne les prix, 1500 à 2500 dollars selon la destination, et qui précise bien qu’il s’agit d’ours prélevés dans la forêt.

Lors de la conférence destinée à informer le public sur l’activité du Centre, le comportement des ours et comment vivre avec, Alain Boyaval a projeté en scoop cette vidéo dérangeante. En effet les agents de la faune ont essayé de l’en empêcher invoquant l’enquête en cours… il n’a pas lâché et le public (plus d’une centaine de personnes) a ainsi reçu un message fort.

Il faut savoir qu’au Québec, contrairement au Canada anglophone, l’ours est mal perçu. On peut même entendre parfois « l’ours est une vermine qui pue et qui pollue », on est loin de diffuser dans les écoles les règles élémentaires de vie avec l’ours et les précautions que cela implique, clôtures, poubelles spéciales, ramassage des fruits, nourriture protégée dans des boites hermétiques pour les pique-niques… Un exemple : les gens veulent faire venir des oiseaux dans leur jardin pour leur plaisir, ils disposent des graines pour les attirer, bien sûr cela attire également les ours, alors les gens prennent peur, appellent les agents de la faune qui bien souvent, au lieu de les relocaliser, préfèrent s’en débarrasser en les tuant.

Un détail également significatif : l’image de l’ours n’est pas représentée, encore moins valorisée, au Québec. Il est quasiment impossible de trouver une peluche d’ours noir alors qu’on en trouve partout en Colombie Britannique.

Les agents de la faune sauvage présentent l’ambiguïté d’être, pour la plupart, également des chasseurs trappeurs, donc ils font leur travail mais ils n’aiment pas l’ours, certains pratiquent le piégeage dont les méthodes sont cruelles, comme par exemple le piégeage à chaudière, sorte de seau profond perché dans l’arbre au fond duquel on met un appât, lorsque l’ours y met la patte, celle-ci est aussitôt enserrée par un anneau et il peut agoniser pendu tant que le piège n’est pas relevé ; et que dire du chasseur qui attend son trophée du haut d’un mirador, profitant de la faim de l’ours sortant de tanière en l’attirant avec des appâts ? Quelle lâcheté ! Et pire, la mode est à la chasse à l’arc, avec les dégâts que cela peut faire sur l’animal et ses souffrances !

Ainsi nous sommes directement confrontés au triste sort de l’ours noir au Québec, mais on se laisse quand même envahir par la magie des lieux, la douceur, le calme, les forêts remplies d’empreintes, le Saint Laurent appelé la mer à Tadoussac dont les lumières se confondent avec le ciel dans des tons gris bleuté teintés de mauve et… il se profile un évènement important et majeur : le relâcher de William, l’ourson arrivé chez Francine et Dany l’année dernière, à l’âge de 3 mois, d’abord nourri au biberon et ensuite lâché dans l’enclos où Dany a veillé à ce qu’il apprenne à trouver sa nourriture et à connaître le goût de ce qui l’attend, en lui envoyant par-dessus la clôture, par exemple, des baies qu’il trouvera en automne et même des carcasses de marmottes écrasées sur la route…

Par instinct, l’ourson a dormi une partie de l’hiver en tanière, certains oursons profitent d’une tanière déjà creusée dans l’enclos, d’autres s’en creusent une.

Deux jours avant le relâcher, Alain Boyaval a voulu faire une étude du comportement de l’ourson, nous avons ainsi eu la chance de passer quelques heures dans l’enclos avec lui, tout d’abord, en nous voyant, il a fait quelques charges d’intimidation, puis tout un manège en allant et venant autour de nous, grimpant à l’arbre puis nous approchant à nouveau, Alain Boyaval l’a appâté avec du miel à ours, il s’est aventuré jusqu’à venir prendre doucement le miel dans sa main, ce qui lui a fait dire « il est plus délicat que mon chien ! ».

En conclusion, William, le 12ème ourson à être relâché en 6 ans, n’est pas très craintif, moins que les autres ! Pourtant ce qui l’attend ne sera pas facile, il va devoir faire sa place parmi les autres, probablement courir des kilomètres, se battre pour son territoire… et échapper aux chasseurs !

Il sera relâché dans une réserve, un endroit convenu entre Alain Boyaval et un représentant de la faune, Marc, à deux pas du parc du Saguenay, où la chasse est interdite, en espérant qu’il parte dans cette direction ! Marc est bienveillant, il a l’habitude des relocalisations d’oursons dans son domaine et il confirme, de tous ceux qui ont été relâchés, aucun n’a été identifié comme mort (les oursons portent un clip aux oreilles).

Marc, fort sympathique, mais ambigu lui aussi, nous dit :« l’ours oui je l’ai chassé, je l’ai trappé mais maintenant ça ne rapporte plus, même la peau, les griffes, la vésicule çà ne se vend plus, (il veut dire au marché officiel), j’ai encore ma trappe, (partie de terrain louée lui donnant le droit de trapper) je suis content ma fille va la reprendre, elle a fait des études d’environnement et elle aime trapper !! ????».

Le grand jour arrive, on se lève à l’aube pour retrouver la vétérinaire, et quelques amis des ours, invités pour l’occasion. Tout le monde est ému et conscient qu’il va se passer quelque chose d’exceptionnel pour cet ours.

Quand on arrive à l’enclos l’ourson est déjà en cage, Dany l’avait appâté la veille au soir pour l’amener doucement dans cette cage, sur le moment il s’est beaucoup agité, puis petit à petit s’est calmé pendant la nuit.

Cela est beaucoup plus simple pour l’endormir car si on tire la seringue hypodermique avec un fusil dans l’enclos, l’ours se réfugie en haut d’un arbre, c’est très dangereux car il peut s’y endormir et tomber, tandis que là, la vétérinaire l’a piqué à travers les barreaux, il n’a pas mis longtemps à somnoler puis à dormir et même à ronfler.

Sorti de sa cage la première manœuvre a été la pesée, on l’a mis dans un filet et soulevé, on a fait des paris sur son poids, il nous a étonné, 55 kg, bel ourson ! Puis vinrent les examens nécessaires pour son dossier qui sera remis aux agents de la faune : mensurations du corps, des pattes, des griffes, des dents, et il est badgé aux 2 oreilles avec des poinçons jaunes ! On ne s’est pas privés de caresser son doux poil épais et d’admirer ses paumes aux coussinets bien dessinés.

Il commence à se réveiller juste après sa remise en cage, on le charge dans le coffre de la voiture et hop ! C’est parti !

Après deux heures de route pendant lesquelles je le surveille, il s’agite un peu, se tourne et retourne dans cet espace exigu, l’heure est arrivée, on met la cage par terre et solennellement Alain Boyaval ouvre, grand moment d’émotion ! On y va de notre petite larme, l’ourson s’éloigne de nous progressivement, de buissons en buissons et disparait à notre vue…

La dernière action est de clouer des panneaux dans la région avertissant les chasseurs « ne tirez pas ! Ours marqué et tagué aux oreilles, étude scientifique ».

Nous rentrons à l’auberge, silencieux, chacun revit ce moment à sa façon, on a tous dans la tête l’idée d’avoir assisté à une grande action.

Le lendemain nous participons à l’inspection et au nettoyage de l’enclos, nous y recueillons les traces de la première année de vie de cet ourson, sa tanière, ses griffades, les carcasses qu’il a rongées, on nettoie le bassin où il a découvert les baignades, on fait tout propre et tout neuf pour un éventuel nouvel arrivant qui aurait à la fois pas de chance et de la chance !

Les deux soirs qui ont suivis, nous sommes allés en affût. Ici, contrairement aux pourvoiries où les ours sont appâtés et regardés au mirador dans le but de l’observation des touristes mais également de la chasse, les ours qu’on observe au Domaine de nos Ancêtres sont protégés. Dany dispose quelques brioches sur un portique en bois et, avec le groupe de touristes, nous attendons le passage éventuel d’un ours qui trouverait un bon dessert ! Le premier soir, nous avons vu un beau mâle prélever 2 ou 3 brioches, le deuxième soir sont venus deux adolescents gourmands, un adulte craintif, puis encore un magnifique mâle.

Ils ne se doutent pas, qu’en venant se régaler, ils nous régalent également. Dans la lumière du soleil couchant leur poil noir brille et se détache de la verdure, ah ! Quel beau spectacle !

Le temps encore de faire quelques beaux moulages de traces, d’assister à une interview pour une radio locale et c’est la route du retour vers Québec.

Quelle semaine ! A jamais gravée dans nos mémoires… nous avons la sensation d’un vécu hors du temps, hors du commun et pourtant dans une réalité tragique et merveilleuse à la fois.

Chronique littéraire : Trésor rouge (Julien Pfyffer)

Ce livre est une enquête sur la pêche du thon rouge en Méditerrannée, fortement médiatisée depuis quelques années. Ce sont avant tout des ONG qui ont tiré la sonnette d’alarme sur le risque que courait cette espèce, très convoitée par les pêcheurs. Le thon rouge est presque exclusivement consommé par le Japon et les prix flambent très vite.

Cet ouvrage a pour but de dévoiler les dessous d’un juteux commerce. Je dois bien avouer que le ton m’a quelque peu agacée au moins jusqu’aux deux tiers du livre. Cette enquête d’investigation mâtinée de thriller me semblait flirter dangereusement avec une histoire à sensation mettant en scène, d’un côté les « bons », c’est à dire les braves thoniers français persécutés par les fonctionnaires européens et de l’autre, les « méchants », évidemment les ONG, Greenpeace et Sea Shepherd en tête.

Heureusement, au fil des pages, l’auteur finit par éviter ce manichéisme primaire.

On apprend ainsi comment ont été décidés les quotas de pêche et surtout pourquoi ils ne sont ni fiables ni respectés.

L’ICCAT qui fixe les quotas a encore de gros progrès à réaliser pour faire respecter les règles de pêche. Les contrôleurs présents sur les bateaux étaient (il parait qu’aujourd’hui le système s’est amélioré) peu ou pas du tout formés. On apprend également que les thoniers passent d’un pavillon à l’autre, de français à lybien notamment, que les fermes d’engraissement maquillent leurs chiffres, et enfin, qu’il est très difficile de se procurer le montant des aides publiques dont ont bénéficié les pêcheurs européens et français notamment. La routine, quoi…

La pêche du thon rouge (étonnant d’ailleurs de constater que  dans la bouche de ces professionnels, on utilise le mot « tonnes » plus souvent que thon !) est devenu un gros business en 20 ans et qui ne s’arrêtera probablement qu’avec la chute des populations.

Certes, personne ne sait réellement combien il reste de ces magnifiques animaux en Méditerrannée, mais il serait urgent d’accéder aux demandes des  ONG : un moratoire sur cette pêche me parait indispensable.

Enfin, savez-vous qu’il y a actuellement au Japon près de 25 000 tonnes de thon rouge stockés dans les entrepôts d’hypercongélation ? De quoi méditer, non ?

500 euros pour le refuge de l’Arche

AVES France a décidé de verser un don de 500 euros au refuge de l’Arche.

Nous souhaitons par ce don montrer au refuge de l’Arche notre soutien et notre reconnaissance, puisqu’il a accueilli hier l’ourse Martha du parc zoologique des Bois de Saint-Pierre et qu’il avait déjà accueilli l’ours Miljen en 2008.

Vous pouvez retrouver une vidéo sur le transfert de Martha sur le site centre-presse.fr et vous tenir informés sur la nouvelle vie de l’ourse au refuge de l’Arche.

500 euros pour la réserve d’ours de Zarnesti (Libearty)

AVES France vient d’effectuer un don de 500 euros à la réserve d’ours de Zarnesti (Roumanie).

Pour rappel, voici le compte rendu de notre visite de juin 2011.

Le 7 juin 2011, je suis parti à la rencontre de Cristina et Roger Lapis, de l’association roumaine Milioane de Prieteni. L’association gère un refuge extraordinaire qui offre une seconde vie à de nombreux ours captifs.

L’association Milioane de Prieteni, domiciliée à Brasov, gère un refuge qui accueille plusieurs centaines de chiens et un autre pour les ours, à Zarnesti.

Vue depuis la réserve
© Christophe CORET – AVES France – Juin 2011

Dans un lieux paradisiaque, la réserve des ours s’étend sur 70 hectares ! Deux immenses enclos ont été aménagés pour les ours, et un troisième est actuellement en construction. Car si plus de 50 ours ont déjà été sauvés, l’association doit poursuivre son développement et l’aménagement des infrastructures pour pouvoir accueillir d’autres ours dans l’avenir.

Ours en quarantaine
© Christophe CORET – AVES France – Juin 2011

Lors de ma visite, 4 ours se trouvaient en quarantaine, attendant impatiemment le jour où ils rejoindront à leur tour les vastes enclos. Un des ours assurait l’animation, luttant avec une souche suspendue pour en faire couler le miel qui y avait été déposé.

Partie de cache-cache
© Christophe CORET – AVES France – Juin 2011

Les plus jeunes, dans un enclos séparés, jouaient, se baignaient dans les piscines, mangeaient les fruits, légumes, viandes et poissons fraîchement arrivés des supermarchés alentours, qui fournissent une partie de la nourriture à la réserve.

Côté sécurité, la réserve est surveillée 24h/24 par une société spécilaisée, et est équipée de nombreuses caméras. Les enclos sont équipés de clôtures électriques. Le personnel est au petit soin avec les pensionnaires. A la différence d’un zoo, les visites se font accompagnées, ce qui permet d’expliquer le projet aux visiteurs, mais aussi de les sensibiliser et de limiter le dérangement des ours.

L’heure du repas
© Christophe CORET – AVES France – Juin 2011

Tous ont l’air parfaitement heureux dans cette grande réserve qui leur offre une vie bien différente que ce qu’ils ont connu auparavant (les ours viennent de saisies dans les zoos, les cirques ou les restaurants). Certains ont encore des comportements qui nous font comprendre qu’elles ont pu être leurs souffrances, comme ce jeune qui tête sa patte dès qu’un visiteur approche de l’enclos. Un autre, plus vieux et isolé, a eu les yeux brûlés pour le rendre dépendant et ses mâchoires ont souffert du mord qu’il devait porter en permanence.

Un peu de vitamines
© Christophe CORET – AVES France – Juin 2011

L’association est soutenue entre autres par le WSPA et la fondation Brigitte Bardot. Elle propose notamment une campagne d’adoption en ligne pour subvenir aux besoins de ses protégés.

Cette rencontre a été également pour moi l’occasion d’évoquer les spectacles de montreurs d’ours en France. La présence d’une représentante de la fondation Brigitte Bardot lors de ma visite m’a permis d’insister sur la poursuite de cette campagne et l’intérêt de renforcer nos échanges pour enfin réussir à condamner ce type d’exhibitions en France.

Si vous souhaitez soutenir la réserve d’ours de Zarnesti, vous pouvez nous envoyer vos dons par courrier au siège d’AVES France (BP6 * 76480 DUCLAIR) en précisant bien qu’ils sont destinés à l’association Milioane de Prieteni. Si vous préférez faire un don en ligne, envoyez-nous à la suite un e-mail afin que nous sachions que ce don leur est destiné. 66% de vos dons sont déductibles des impôts sur le revenu.

Voir en ligne http://milioanedeprieteni.org/

ps: L’association se porte également au secours d’autres animaux de manière plus exceptionnelle. Lors de ma visite, des chevaux très affaiblis se trouvaient à l’entrée de la réserve des ours.

Chronique littéraire : Une vie pour les abeilles (Henri Clément)

Les éditions Rue de l’Echiquier ont créé une sympathique collection  : conversations écologiques.

Ici, il s’agit d’échanges entre Henri Clément, apiculteur et syndicaliste (UNAF) et Philippe Bertrand. Ce dialogue est destiné à éclairer les lecteurs sur l’importance de lutter contre l’utilisation des produits chimiques en agriculture afin de sauvegarder la biodiversité, si utile aux hommes et aux abeilles.

Bien sûr, Henri Clément n’est pas contre une interdiction totale des produits chimiques agricoles, mais au moins en ce qui concerne tout ce qui touche de près ou de loin aux abeilles.

C’est un livre intéressant qui retrace les différentes étapes de la lutte du monde apicole, notamment contre le Gaucho et le Régent et qui permet aux consommateurs de se faire une opinion plus précise sur la production de miel, car les explications sont écrites dans un langage clair et simple.

Et pour retenir le principal message du livre : Evitons de consommer le miel de tournesol et de colza, zones où le taux de mortalité des abeilles est très important (et pour cause…) et préférons les miels des petits producteurs dans des zones où les grosses exploitations agricoles et les céréaliers sont absents. Privilégier des miels plus rares (châtaignier, sapin, etc.) et des circuits courts, voilà un début de solution pour le consommacteur.