INFO – EVENEMENT

Rendez-vous le samedi 23 février 2019 à Paris pour la troisième édition en France de la Journée mondiale pour sauver les ours !

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AVES France est une association de protection des espèces menacées, spécialisée sur la cohabitation avec les grands prédateurs (ours, loup), la lutte contre les spectacles de montreurs d'ours (ours Valentin de Frédéric Chesneau de la compagnie Atchaka, ours Micha des Poliakov, ourse Kilian de Sylvie Pujol de la compagnie Aïtawak, ourse Tima de Pavel Vyakin...), ainsi que sur la défense de l'environnement, de la nature et de la faune sauvage mal aimée (blaireau, renard, corvidés...).

Fondée en 2005 par Christophe CORET et Sylvie CARDONA, AVES France est une petite structure animée par une poignée de bénévoles passionnés qui se démènent pour agir efficacement malgré le manque de moyens humains et financiers. Chez nous, il n'y a aucun salarié. C'est pourquoi chaque nouvel adhérent, chaque donateur, chaque bénévole compte. Vous pouvez adhérer à partir de 0,85€ par mois et l'adhésion vous donne la possibilité de consulter notre revue "A un poil d'ours" en ligne. Rejoignez-nous ! Votre soutien est essentiel ! (*chiffres pour l'année 2017).

En savoir plus sur l'association : 
https://www.aves.asso.fr/association-aves-france/

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Cyberaction N° 525 : Pour sauver l’ours polaire

coalition ours polaire 2012

Dans le but de soutenir la Coalition Ours Polaire, cyberacteurs.org a lancé une cyber action qui prendra fin le lundi 4 mars 2013, journée du début de la CITES.

En quelques jours, plus de 5000 personnes ont déjà écrit au Ministère de l’écologie qui refuse de voter le passage en annexe I de l’ours polaire, sur les conseils… du WWF !

Signez nombreux la cyberaction :

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/sauver-ours-polaire-575.html

Le scandale, c’est d’apprendre qu’on mange du cheval ou qu’on mange de la merde ?

Ce matin, je me lève et comme tous les jours, je lis la presse devant un bol de thé.

Je suis évidemment attiré par ce titre du Petit Journal de Bucarest : « CONSOMMATION – De la viande surgelée jetée dans un lac. »

Des centaines de kilogrammes de viande surgelée ont été retrouvées samedi sur le bord du lac Tarniţa, dans le département de Cluj (ouest), selon la police roumaine.
Des sacs de viande ont également été découverts au fond lac, a ajouté le directeur de la direction sanitaire et vétérinaire du Cluj, Nicolae Pivaru. Plusieurs équipes de l’Inspectorat pour les situations d’urgences, dont des scaphandriers, sont intervenues pour récupérer toute la marchandise. « Nous allons amener la viande au laboratoire pour des analyses », a déclaré M. Pivaru, alors que la police a ouvert une enquête. La semaine dernière, un lot d’une centaine de kilogrammes de viande de cheval étiqueté comme étant du bœuf et destiné au marché roumain a été retrouvé à la suite d’un contrôle de l’Autorité de sécurité alimentaire et vétérinaire roumaine (ANSVA).

La rédaction (www.lepetitjournal.com/Bucarest) lundi 25 février 2013

 

En plein ChevalGate (ou horsegate) depuis la découverte par Findus que ses plats cuisinés « au boeuf » contenaient de la viande de cheval en provenance de Roumanie, et alors même que l’enquête incriminait le fournisseur Spanghero, qui aurait refilé du cheval en toute connaissance de cause, les français et même les européens semblent découvrir qu’ils ne savent pas ce qu’ils mangent.

Et cet article publié dans Le Monde semble le confirmer :

En Grande-Bretagne, la Food Standards Agency (FSA) a annoncé que 35 examens en laboratoire avaient révélé la présence de viande de cheval dans des produits au bœuf, sur 3 634 tests pratiqués.
Les produits examinés seraient déjà retirés de la vente.

Dans le même temps, le groupe de produits surgelés Iglo a annoncé le retrait « à titre de précaution » de plusieurs produits en Belgique, Irlande, Grande-Bretagne et Pays-Bas après la découverte de viande de cheval dans du chili con carne produit par un fournisseur belge. Sodexo a également retiré tous les produits contenant du boeuf congelé de ses chaînes de restauration au Royaume-Uni.

Je vais être franc : je comprends que des gens puissent être choqués de manger du cheval. Avant de devenir végétarien, je refusais de manger certains animaux, comme le lapin ou le cheval.

Mais finalement, ce qui me choque, c’est que le débat ne dépasse pas l’idée que des industriels, pour faire plus de profit, ont remplacé de la viande de boeuf par de la viande de cheval.

Non, personnellement, ce qui me choque, c’est que les français et même les européens sont traumatisés d’apprendre qu’on leur a fait manger du cheval, mais pas qu’on leur fasse bouffer de la merde !

Car la viande hachée qui rentre dans la composition de la majorité des plats préparés, disons-le, est loin d’être de la viande de qualité. C’est en fait un gloubiboulga de viande et de déchets malaxés pour obtenir quelque chose qui ressemble à du steak haché, qui en a l’aspect et probablement de loin le goût, et qui est en fait composé des restes qui, au lieu de partir à l’équarrissage ou d’être transformés en croquettes pour nos animaux de compagnie, sont désormais valorisés en lasagnes, moussaka ou je ne sais quel autre délice à faire réchauffer au micro-onde.

Alors, pour ceux qui veulent voir quelques images choquantes, voici un reportage. A 12 minutes, quelques images sur les élevages de porc. A 14:50, les poulets. A 17:30, les œufs et les poussins. A 25:50, le lait. A 29:45, le bœuf et les gaz à effet de serre. A 32:23, le poisson.

Même végétarien, je ne suis pas sûr de ce que je mange. Les fruits et les légumes sont arrosés de pesticides et malheureusement, beaucoup de produits biologiques viennent de pays lointains où le manque de contrôles ne garantie rien… j’ai des exemples précis en tête que je vous épargne, mais le bio non bio sera à mon avis un scandale à venir.

Sans avouer que, même végétarien, il m’arrive comme beaucoup d’entre nous de faire quelques exceptions sur le poisson, principalement pour ne pas m’interdire toute vie sociale… (car oui, je connais trop de VG dont les positions extrêmes conduisent à se couper du reste du monde).

Il faut juste rappeler que l’Union Européenne, corrompue par les lobbies, a de nouveaux autorisé que les farines animales rentrent dans la composition des aliments des poissons. Et cette foi, il n’y aura pas de problème, pas de scandale sanitaire, c’est garantie !

Rarement nous parlons végétarisme sur AVES France parce que ce n’est pas l’objet de l’association. Cependant, il me semblait important de recentrer le débat lié à la viande de cheval sur le vrai scandale : OUI, nous mangeons de la merde.

© Vignette : http://en.wikipedia.org/wiki/File:Lasagne_-_stonesoup.jpg

Combat au couteau entre le panda et l’ours polaire (le cas WWF)

Encore une fois, un excellent article de Fabrice Nicolino.

Cet article a été publié dans Charlie Hebdo du 13 février 2013

Un très court préambule. L’article que vous allez lire me conduit au bord de la rupture personnelle avec des amis, dont l’un reste pour l’heure cher à mon cœur. Mais j’écris en conscience ce que je crois devoir écrire. Je sais qu’il est plus facile de canarder le messager plutôt que de s’interroger sur le sens de qu’il dit. J’ai l’habitude. Mais cela fait quand même mal.

L’ours blanc est menacé par la fonte de la banquise et la chasse. Compter 75 000 dollars pour une peau. Problème : le WWF, dont l’emblème est le panda, refuse d’attaquer les chasseurs. Pourquoi ? Parce que.

L’affaire de l’ours polaire fout le bordel entre le WWF et les écologistes de terrain. Le bel animal n’en peut plus : il en resterait entre 20 000 et 25 000 sur la banquise Arctique et alentour. Une banquise qui a pu atteindre 15 millions de km2 au maximum de l’hiver, et un peu plus de 3 au cœur de l’été 2012. Plusieurs menaces, dont le dérèglement climatique, pourraient mener l’espèce au bord de l’extinction.

On s’agite ? Un peu. Dans quelques semaines, les bureaucrates de la nature se retrouveront à Bangkok pour une énième réunion de la Cites, qu’on appelle aussi Convention de Washington. Pour l’ours blanc, l’enjeu est essentiel, car les Etats-Unis, appuyés miraculeusement par les Russkoffs, proposent de placer l’ours dans l’Annexe 1, sommet de la protection. En théorie, le commerce international des parties de l’animal serait interdit. Un ours polaire naturalisé adulte se vend 40 000 euros à Paris, et beaucoup plus encore en Russie ou en Chine, où une simple peau peut atteindre 74 000 euros.

La situation est à ce point limpide que toutes les associations de protection de la nature devraient être sur le pont. Ne serait-ce que pour pousser au cul notre gouvernement, dont la voix à la réunion de Bangkok pèsera lourd. Mais pour l’heure, la France refuse de soutenir les Amerloques, et pense pouvoir se planquer en choisissant bravement l’abstention. La désunion écologiste ne va pas arranger les choses.

Résumons ce qui semble un beau mystère. D’un côté, 13 associations sont réunies pour aller au baston (1), parmi lesquelles Sea Shepherd, l’Aspas, la LPO, Robin des Bois. Elles soutiennent sans surprise l’inscription de l’ours blanc à l’Annexe 1 de la Cites. En revanche, d’autres poids lourds, comme Greenpeace, France Nature Environnement (FNE) et le WWF font semblant de ne pas être concernés. Ce dernier notamment – le WWF – risque d’en prendre plein la tronche publiquement, ce qui serait une grande première.

Personne ne souhaite encore sortir sous la mitraille, mais en off, c’est le grand dégueulis, au point que Charlie est obligé d’édulcorer pour éviter un procès en diffamation. En résumé, le WWF s’oppose avec ses petits bras à la proposition américaine de protection, avec des arguments que l’on qualifiera prudemment d’étonnants. Visite sur le site du WWF (2), où un pauvre ours polaire, par la grâce d’un effet graphique, souffle de la vapeur d’eau. Ça chiale direct, car « les jours sont comptés » et « 1498 ours polaires ont disparu depuis le 1er janvier 2009 », mais à condition de refiler 30 euros au WWF, la lutte contre le réchauffement de la banquise sera en de bonnes mains. Une belle manière de gagner des sous, qui rend hystériques de nombreux militants historiques de l’écologie.

L’un d’eux résume ainsi la situation pour Charlie : « C’est vraiment dégueulasse. Le WWF se remplit les poches en parlant de réchauffement climatique, contre lequel il ne peut évidemment rien. Et refuse la protection de l’ours réclamée par les Américains, en se taisant sur la chasse et les trafics internationaux qui en découlent. C’est la honte, et l’exaspération contre ces mecs est en train de monter partout. Je ne suis pas le seul à en avoir plein le cul, du WWF ».

Malgré les apparences, parole modérée. Mais voici déjà la séance Explication. Un, la chasse légale zigouille entre 600 et 800 ours par an, ce qui est énorme au regard du nombre de survivants. Pourquoi le WWF refuse-t-il de mettre en cause les porteurs de flingue ? Il n’est pas interdit de se replonger dans l’histoire de cette très curieuse ONG. Fondé en partie par des grands chasseurs d’animaux sauvages en Afrique – qui voulaient continuer à buter éléphants et gazelles -, le WWF n’a cessé de maintenir des liens puissants avec cet univers. Pour ne prendre qu’un exemple, le roi d’Espagne Juan Carlos est resté président d’honneur du WWF jusqu’à l’été dernier, alors qu’il avait été chopé à trucider des ours en Roumanie et des éléphants en Afrique.

Donc, le WWF aime les chasseurs. Mais est-ce bien tout ? Juste avant que la barque ne coule, encore deux bricoles. Un, le WWF est mutique sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Mais mutique. Y aurait-il un lien – hi hi – avec les nombreux financements venus de l’industrie ? Deux, le WWF vient de prendre un joli tournant en France, en embauchant deux nobles personnages. Nouveau directeur général : Philippe Germa. C’est un banquier, venu d’une entreprise transnationale d’origine néerlandaise, ABN AMRO. Nul besoin de détailler les belles activités d’une telle boîte. Nouveau directeur des programmes :  Christophe Roturier. Il a longtemps travaillé en Afrique, dans les « équitables » échanges de cacao entre la France et des pays comme la Côte d’Ivoire. Il a également bossé pour l’un des fleurons de l’agriculture la plus industrielle qui soit, Arvalis-Institut du végétal.

Moralité ? Y en a pas. Un dessin circule en ce moment dans les associations écologistes authentiques. On y voit un panda – symbole du WWF – sur la banquise, en train d’abattre au fusil un ours polaire.

(1) http://www.bioaddict.fr/article/13-associations-s-unissent-pour-la-protection-des-ours-polaires-a3669p1.html

(2) http://urgence-especes.wwf.fr/#/interview-jean-stephane-devisse

Chronique littéraire : Un million de révolutions tranquilles (Bénédicte Manier)

Le changement de vie peut venir, parfois, d’une simple lecture. Et voilà que je viens de trouver l’ouvrage idéal.

La journaliste a enquêté sur toutes les initiatives citoyennes qui ont permis d’améliorer la vie de millions de personnes, un peu partout dans le monde. Cela concerne aussi bien l’habitat, que la nourriture, la biodiversité, l’économie locale, etc.

Des initiatives de ce genre, on les connait souvent grâce à des reportages tv, d’Amérique du sud en passant par l’Afrique, l’Inde et les USA, on découvre ainsi comment des communautés d’habitants ont réinventé leur système de vie, face à la faillite morale, sociale et financière de nos sociétés : tout le monde a entendu parler de l’éco-construction, du mouvement slow food, des paniers solidaires, du co-voiturage pour aller travailler, des AMAP et de Kokopelli, et même des livres voyageurs !

Mais on trouve également des informations sur ce qui se passe en France, à échelle plus vaste. Grâce à ce livre, je découvre pas mal de projets très intéressants qui se sont développés de manière discrète.

Les systèmes d’échanges locaux, le partage des savoirs, les jardins solidaires (vivent les potagers bios partagés !) et même l’auto-construction.

Il s’agit évidemment de réinventer un autre mode de vie qui certes, trouve son fondement dans la crise financière pour certains mais aussi et surtout, dans la crise écologique.

Vous trouverez non seulement des exemples concrets mais aussi des liens vers des sites et des blogs, des adresses d’associations, de groupements, pour rejoindre des gens partageant les mêmes valeurs. Indispensable donc.

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Coup de projo : Robin des Bois demande à Coca Cola si, comme son partenaire WWF, elle est favorable à la poursuite du commerce international des ours polaires

AVES France, membre de la coalition ours polaire, tient à porter un coup de projecteur sur l’initiative de l’association Robin des Bois, qui a envoyé une lettre ouverte à la compagnie Coca Cola pour lui demander si, comme son partenaire le WWF, elle est favorable au commerce (et donc à la chasse) des ours polaire.

 

Lettre Ouverte
Paris, le 21 février 2013

Monsieur le Président- Directeur Général
The Coca-Cola Company
One Coca-Cola Plaza
Atlanta, Georgia 30313

Monsieur Kent,

Robin des Bois est une ONG de protection de l’Homme et de l’environnement basée à Paris et observatrice depuis 1988 à la CITES, Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Détendez-vous, nous n’allons pas vous demander de l’argent, nous souhaitons simplement une réponse à ce courrier.

Nous savons que votre compagnie a une affection historique pour les ours polaires et s’intéresse à leur avenir. Coca Cola a dans cette perspective un partenariat financier et scientifique avec le WWF. Ce plan pluriannuel de coopération dégage plusieurs millions d’euros et vise notamment à renforcer les efforts de protection des ours polaires.

D’autres entités agissent pour l’ours polaire. C’est ainsi que le gouvernement des Etats-Unis, l’un des cinq pays de l’aire de répartition, propose l’inscription de l’ours polaire à l’Annexe I de la CITES. Cette démarche pertinente initiée il y a 3 ans au Qatar lors de la dernière Conférence des Parties à la CITES sera renouvelée à la prochaine session qui se tiendra à Bangkok en Thaïlande du 3 au 14 mars 2013. Cette inscription aboutirait à l’interdiction du commerce international des ours polaires et de leurs parties telles les peaux, crânes, griffes. Ce qui a échoué au Qatar peut réussir en Thaïlande.

De nombreux Etats tels la Russie, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Pologne soutiennent la proposition des Etats-Unis.

De très nombreuses ONG environnementales dans le monde entier approuvent aussi avec force et clarté cette proposition tout en sachant bien entendu que d’autres mesures devront être prises pour contrer les autres menaces qui pèsent sur l’ours polaire et assurer la pérennité de l’espèce et de la banquise arctique. Pour sa part, Robin des Bois, l’une des 13 ONG regroupées au sein de la Coalition française pour les Ours Polaires, est aussi membre de SSN, le Species Survival Network qui regroupe 92 ONG à travers le monde unanimement en faveur de la proposition des Etats-Unis.

Malheureusement le WWF déploie avec des moyens considérables, en partie les vôtres, une campagne contre la proposition des Etats-Unis.

Nous vous confirmons que les ONG environnementales et  bien entendu Robin des Bois sont comme vous très attachés au maintien et au développement des communautés Inuits et des autres communautés autochtones des territoires arctiques. Nous estimons cependant que leur avenir doit, pour être durable et harmonieux, se bâtir sur d’autres ressources que l’exploitation directe ou indirecte des ours polaires morts.

Nous vous demandons donc de bien vouloir nous faire connaître si la compagnie Coca Cola est, comme son partenaire WWF, favorable à la poursuite du commerce international des ours polaires et de leurs parties. Nous vous prions de trouver ci-joint deux communiqués de Robin des Bois et de la Coalition pour les Ours Polaires. Nous pensons qu’ils peuvent vous éclairer et vous guider dans votre réponse.

Dans l’attente de vous lire d’urgence,
Sincèrement,

Charlotte Nithart
Directrice