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Fondée en 2005 par Christophe CORET et Sylvie CARDONA, AVES France est une petite structure animée par une poignée de bénévoles passionnés qui se démènent pour agir efficacement malgré le manque de moyens humains et financiers. Chez nous, il n'y a aucun salarié. C'est pourquoi chaque nouvel adhérent, chaque donateur, chaque bénévole compte. Vous pouvez adhérer à partir de 0,85€ par mois et l'adhésion vous donne la possibilité de consulter notre revue "A un poil d'ours" en ligne. Rejoignez-nous ! Votre soutien est essentiel ! (*chiffres pour l'année 2017).

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Les ours polaires trahis par l’Union Européenne

COMMUNIQUÉ DE L’ASSOCIATION ROBIN DES BOIS

Bangkok, 5 mars 2013
14h50 (heure française)

A Doha au Qatar en 2010, l’Europe a eu un rôle déterminant dans le rejet de la proposition américaine d’inscription à l’Annexe I de l’Ursus maritimus. Elle s’y était opposée.

A Bangkok, 3 ans après, l’Union Européenne tente de repousser à nouveau la proposition des Etats-Unis soutenue par la Russie en proposant le maintien des ours polaires sous le régime de l’Annexe II qui autorise les échanges internationaux d’ours polaires ou de leurs parties. L’Union Européenne évoque un compromis. En fait, c’est un statu quo. L’UE assortit sa proposition de quelques exigences déjà exprimées par les spécialistes, des ONG environnementales et certains pays de l’aire de répartition : mieux connaître l’état des sous-populations, enquêter sur les filières de braconnage, évaluer les effets des captures et de la chasse sur l’espèce.

Par la suite, le Comité pour les Animaux de la CITES examinerait si des mesures appropriées supplémentaires pourraient aider « à la survie à long terme de l’ours polaire ».

Ce processus de réexamen du statut de l’ours polaire devrait aboutir avant la 17ème réunion plénière de la CITES dans 3 ans.

L’Union Européenne souligne à plusieurs reprises que la menace principale pour l’ours polaire est le réchauffement climatique.

Selon Robin des Bois, les membres de la Coalition française pour l’Ours Polaire et les ONG environnementales dans le monde, les ours polaires sont victimes du cumul de menaces indissociables : la contamination chimique, la pénurie alimentaire, la dégradation de l’habitat, les pollutions sonores, la chasse et le commerce international.

Ce commerce international n’est pas négligeable. A Bangkok, l’Union Européenne appelle à la compilation de toutes les informations. En ce qui la concerne, la France a importé en 2011 40 crânes d’ours polaires (blanchis au peroxyde et à l’acétone), le prix moyen est de 500 euros selon la taille et 25 peaux d’ours polaires dont le prix moyen est de 8.000 euros.

Il reste que l’Union Européenne pourrait retirer cette proposition face aux réactions mitigées des autres Etats-membres, à la détermination des Etats-Unis et de la Russie et aux critiques de l’opinion publique.
Robins des Bois

 

Ours polaire : La réponse du Président François Hollande à Brigitte Bardot

Le 25 février 2013, le Président François Hollande adresse une réponse à la Présidente de la Fondation Brigitte Bardot, extraits :

« Sachez tout d’abord que je partage totalement votre préoccupation pour le devenir de l’ours polaire, dont nous devons en effet renforcer la protection. Dans cet objectif, la France n’est pas fermée par principe à la proposition des Etats-Unis d’inscrire désormais l’ours polaire à l’annexe 1 de la CITES, si cela s’avérait nécessaire.

Mais, comme vous le savez, l’Union européenne est seule habilitée à s’exprimer dans les instances de la CITES, et doit donc s’efforcer d’abord de trouver une position commune en son sein. Or cette proposition ne recueille pas une approbation majoritaire de la part des Etats-Membres, et son efficacité par rapport à la protection renforcée de cet animal suscite un débat, qui traverse également les ONG.

L’Union européenne s’apprête donc à proposer une alternative à la proposition américaine, approuvée cette fois-ci par tous les Etats-Membres, qui consiste en un renforcement important de la protection de l’ours polaire dans le cadre de l’Annexe 2, à laquelle il est inscrit depuis plusieurs années déjà.

La France soutient ainsi une solution à la fois exigeante et pragmatique, plus à même de recueillir une majorité de suffrages lors de négociations internationales qui s’annoncent par ailleurs difficiles, au vu des positions divergentes exprimées par les parties prenantes. Elle n’exclut pas pour autant d’aller plus loin en cas de rejet du compromis européen.

La France veillera également à ce que les contrôles et la répression des fraudes liées aux trafics d’espèces animales et de leurs parties soient renforcées, de façon à ce que les décisions adoptées dans le cadre de la CITES soient mieux appliquées et respectées. »

Voir le dossier complet sur le site de la Fondation Brigitte Bardot, membre de la Coalition Ours Polaire :

http://www.fondationbrigittebardot.fr/ours-blancs-CITES2013

Le panda a du sang sur les pattes : quand le WWF utilise vos dons pour chasser l’ours polaire.

Éloignez les enfants car je vais prononcer deux gros mots :

MARKETING

&

GREENWASHING

Ouf, ça fait du bien. Vous pouvez rappeler les bambins.

Vous pouvez même cliquer sur les deux mots sus-cités. Vous verrez que c’est bien fait. C’est beau, c’est visuel, ça raconte une histoire, ça donne envie… vous êtes à deux doigts d’acheter ou de faire un don et moi aussi. Il y a une dizaine d’années, j’aurais cédé à leurs sirènes.

Ce qui me différencie aujourd’hui peut-être des 180.000 donateurs annuels du WWF, c’est que donner de l’argent ne me suffit plus à avoir bonne conscience. Quand je donne de l’argent, je veux savoir à quoi il va servir, comment il va aider une cause.

Le traumatisme qui m’a fait prendre conscience que le WWF n’est pas le sympathique panda que tout le monde croit date de 2004. A cette époque, la convention sur le commerce international d’espèces animales et végétales menacées d’extinction (CITES  ou Convention de Washington) se déroule à Bangkok. Le Kenya, soutenu par plusieurs pays d’Afrique, demande une suspension du commerce international de l’ivoire, en vain. En 2007, la proposition du Kenya et du Mali est soutenue par 21 pays africains qui demandent un moratoire de 20 ans sur tout commerce international de l’ivoire. Alors que toutes les associations françaises soutiennent unanimement cette proposition, le WWF s’y oppose…

Aujourd’hui, je ne suis donc pas étonné de voir le WWF s’opposer au classement de l’ours polaire à l’annexe I de la CITES. La raison invoquée est qu’il faudrait que la population ait diminué de 50% pendant les 3 dernières générations pour justifier ce classement. Le WWF, qui use et abuse de l’image de l’ours polaire pour récolter des dons, est en train de nous expliquer que finalement, l’ours ne serait pas suffisamment menacé pour mériter une protection supplémentaire. On marche sur la tête !

Les scientifiques s’accordent à dire que la disparition de l’ours polaire sera rapide, à cause des bouleversements climatiques. Soulager l’espèce de la pression de la chasse pour lui permettre d’essayer de s’adapter aux modifications de son milieu ne nous semble pas idiot.

Que dire devant la page de collecte de dons du WWF qui explique combien il est urgent que chacun donne 30€ car 1517 ours polaires ont disparu depuis le 1er janvier 2009, à cause des changements climatiques. Pourquoi ne pas changer ce compteur par le nombre d’ours qui mourront sous les balles des chasseurs parce que le WWF a laissé faire ?

Selon le WWF, l’impact climatique sur la disparition de l’ours polaire, c’est :

  • Réduction de 42% de l’habitat de l’ours polaire et chute programmée des deux tiers de la population d’ici le milieu du XXIème siècle

  • Extinction totale d’ici 75 ans

L’action du WWF :

  • Lutte contre les dérèglements climatiques, notamment en promouvant les énergies renouvelables

  • Lobbying en faveur d’engagements forts de réduction des gaz à effet de serre, afin de préserver les habitats primordiaux des ours polaires.

Pour moi, pour nous, un engagement fort, ce serait se positionner contre la chasse ! Comment une ONG comme le WWF peut-elle encore soutenir la chasse à l’ours polaire quand elle collecte des dons en expliquant que dans 75 ans, tous les ours auront disparu ?

Je ne me fais aucune illusion. Le WWF ne répondra pas à cet article comme il ne répond jamais aux critiques. Et dans un sens, ils ont raison. Pourquoi s’expliquer et entrer dans la polémique quand le marketing fonctionne à merveille et que 99,99% des donateurs ouvrent leur porte-monnaie sans demander la moindre explication ?

La preuve. Les avez-vous entendu commenter le livre Qui a tué l’écologie ? de Fabrice Nicolino ? Non. Le WWF est une icône. Prière de ne pas toucher. On ne brocarde pas un Saint, on l’adule… et on fait des offrandes (en silence).

Cyberaction N° 525 : Pour sauver l’ours polaire

coalition ours polaire 2012

Dans le but de soutenir la Coalition Ours Polaire, cyberacteurs.org a lancé une cyber action qui prendra fin le lundi 4 mars 2013, journée du début de la CITES.

En quelques jours, plus de 5000 personnes ont déjà écrit au Ministère de l’écologie qui refuse de voter le passage en annexe I de l’ours polaire, sur les conseils… du WWF !

Signez nombreux la cyberaction :

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/sauver-ours-polaire-575.html

Le scandale, c’est d’apprendre qu’on mange du cheval ou qu’on mange de la merde ?

Ce matin, je me lève et comme tous les jours, je lis la presse devant un bol de thé.

Je suis évidemment attiré par ce titre du Petit Journal de Bucarest : « CONSOMMATION – De la viande surgelée jetée dans un lac. »

Des centaines de kilogrammes de viande surgelée ont été retrouvées samedi sur le bord du lac Tarniţa, dans le département de Cluj (ouest), selon la police roumaine.
Des sacs de viande ont également été découverts au fond lac, a ajouté le directeur de la direction sanitaire et vétérinaire du Cluj, Nicolae Pivaru. Plusieurs équipes de l’Inspectorat pour les situations d’urgences, dont des scaphandriers, sont intervenues pour récupérer toute la marchandise. « Nous allons amener la viande au laboratoire pour des analyses », a déclaré M. Pivaru, alors que la police a ouvert une enquête. La semaine dernière, un lot d’une centaine de kilogrammes de viande de cheval étiqueté comme étant du bœuf et destiné au marché roumain a été retrouvé à la suite d’un contrôle de l’Autorité de sécurité alimentaire et vétérinaire roumaine (ANSVA).

La rédaction (www.lepetitjournal.com/Bucarest) lundi 25 février 2013

 

En plein ChevalGate (ou horsegate) depuis la découverte par Findus que ses plats cuisinés « au boeuf » contenaient de la viande de cheval en provenance de Roumanie, et alors même que l’enquête incriminait le fournisseur Spanghero, qui aurait refilé du cheval en toute connaissance de cause, les français et même les européens semblent découvrir qu’ils ne savent pas ce qu’ils mangent.

Et cet article publié dans Le Monde semble le confirmer :

En Grande-Bretagne, la Food Standards Agency (FSA) a annoncé que 35 examens en laboratoire avaient révélé la présence de viande de cheval dans des produits au bœuf, sur 3 634 tests pratiqués.
Les produits examinés seraient déjà retirés de la vente.

Dans le même temps, le groupe de produits surgelés Iglo a annoncé le retrait « à titre de précaution » de plusieurs produits en Belgique, Irlande, Grande-Bretagne et Pays-Bas après la découverte de viande de cheval dans du chili con carne produit par un fournisseur belge. Sodexo a également retiré tous les produits contenant du boeuf congelé de ses chaînes de restauration au Royaume-Uni.

Je vais être franc : je comprends que des gens puissent être choqués de manger du cheval. Avant de devenir végétarien, je refusais de manger certains animaux, comme le lapin ou le cheval.

Mais finalement, ce qui me choque, c’est que le débat ne dépasse pas l’idée que des industriels, pour faire plus de profit, ont remplacé de la viande de boeuf par de la viande de cheval.

Non, personnellement, ce qui me choque, c’est que les français et même les européens sont traumatisés d’apprendre qu’on leur a fait manger du cheval, mais pas qu’on leur fasse bouffer de la merde !

Car la viande hachée qui rentre dans la composition de la majorité des plats préparés, disons-le, est loin d’être de la viande de qualité. C’est en fait un gloubiboulga de viande et de déchets malaxés pour obtenir quelque chose qui ressemble à du steak haché, qui en a l’aspect et probablement de loin le goût, et qui est en fait composé des restes qui, au lieu de partir à l’équarrissage ou d’être transformés en croquettes pour nos animaux de compagnie, sont désormais valorisés en lasagnes, moussaka ou je ne sais quel autre délice à faire réchauffer au micro-onde.

Alors, pour ceux qui veulent voir quelques images choquantes, voici un reportage. A 12 minutes, quelques images sur les élevages de porc. A 14:50, les poulets. A 17:30, les œufs et les poussins. A 25:50, le lait. A 29:45, le bœuf et les gaz à effet de serre. A 32:23, le poisson.

Même végétarien, je ne suis pas sûr de ce que je mange. Les fruits et les légumes sont arrosés de pesticides et malheureusement, beaucoup de produits biologiques viennent de pays lointains où le manque de contrôles ne garantie rien… j’ai des exemples précis en tête que je vous épargne, mais le bio non bio sera à mon avis un scandale à venir.

Sans avouer que, même végétarien, il m’arrive comme beaucoup d’entre nous de faire quelques exceptions sur le poisson, principalement pour ne pas m’interdire toute vie sociale… (car oui, je connais trop de VG dont les positions extrêmes conduisent à se couper du reste du monde).

Il faut juste rappeler que l’Union Européenne, corrompue par les lobbies, a de nouveaux autorisé que les farines animales rentrent dans la composition des aliments des poissons. Et cette foi, il n’y aura pas de problème, pas de scandale sanitaire, c’est garantie !

Rarement nous parlons végétarisme sur AVES France parce que ce n’est pas l’objet de l’association. Cependant, il me semblait important de recentrer le débat lié à la viande de cheval sur le vrai scandale : OUI, nous mangeons de la merde.

© Vignette : http://en.wikipedia.org/wiki/File:Lasagne_-_stonesoup.jpg