AVES France est une association de protection des espèces menacées, spécialisée sur la cohabitation avec les grands prédateurs (ours, loup), la lutte contre les spectacles de montreurs d'ours (ours Valentin de Frédéric Chesneau de la compagnie Atchaka, ours Micha des Poliakov, ourse Kilian de Sylvie Pujol de la compagnie Aïtawak, ourse Tima de Pavel Vyakin...), ainsi que sur la défense de l'environnement, de la nature et de la faune sauvage mal aimée (blaireau, renard, corvidés...).

Fondée en 2005 par Christophe CORET et Sylvie CARDONA, AVES France est une petite structure animée par une poignée de bénévoles passionnés qui se démènent pour agir efficacement malgré le manque de moyens humains et financiers. Chez nous, il n'y a aucun salarié. C'est pourquoi chaque nouvel adhérent, chaque donateur, chaque bénévole compte. Vous pouvez adhérer à partir de 0,85€ par mois et l'adhésion vous donne la possibilité de consulter notre revue "A un poil d'ours" en ligne. Rejoignez-nous ! Votre soutien est essentiel ! (*chiffres pour l'année 2017).

En savoir plus sur l'association : 
https://www.aves.asso.fr/association-aves-france/

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Aidons les bouquetins du Bargy

l’ASPAS publie un communiqué au sujet des bouquetins du Bargy. Aidons-les en signant la pétition et faites circuler !

Par un arrêté du 1er octobre 2013, le préfet de la Haute-Savoie a ordonné l’abattage de tous les bouquetins du massif du Bargy âgés de cinq ans et plus, dans un but officiel de lutter contre la brucellose. Dans la foulée, 197 bouquetins ont été abattus les 1 et 2 octobre lors d’une opération qui a nécessité le déploiement de forces quasi militaires : le secteur a été bouclé, les routes fermées, 110 gendarmes ont été réquisitionnés et les cadavres de bouquetins évacués par hélicoptère.

Des opérations de moindre envergure se sont poursuivies durant tout le mois d’octobre et se poursuivent encore. Avant les mesures d’abattage, la population des bouquetins du Bargy était estimée entre 200 et 700 individus suite aux comptages de 2013. A l’heure actuelle, on ignore donc le pourcentage de bouquetins ayant déjà été abattus.

L’ASPAS, l’association One Voice et des accompagnateurs en montagne ont saisi le Tribunal administratif de Grenoble. En attendant que le juge administratif se prononce sur le fond de l’affaire, l’ASPAS vous invite à vous mobiliser pour faire en sorte que l’abattage des bouquetins du Bargy cesse au plus vite, pour plusieurs raisons développées dans un document téléchargeable ICI

Nous vous invitons à signer la pétition disponible ICI

Adhérer à AVES France et soutenir nos campagnes

Pour nous rejoindre :

© Christophe CORET

© Christophe CORET

 

Vous pouvez aussi envoyer vos adhésions ou dons par chèque, à l’ordre d’AVES France à l’adresse suivante :

AVES France
B.P. 6
76480 DUCLAIR

© MARCO HAYASHI – Fotolia.com

Montreurs d’ours : les questions que vous vous posez !

Cela fait des années que nous luttons contre les spectacles de montreurs d’ours. C’est presque devenu un jeu systématique pour savoir qui du dresseur ou du protecteur va réussir les arguments qui font mouche auprès de l’organisateur du spectacle.

Et même chez nos sympathisants, il n’est pas rare de lire des interrogations sur le bien fondé de cette action. Il me semble donc important d’expliquer pourquoi nous nous opposons à ce type de spectacles.

Deux exemples de réactions : 

Sedan 2008

Sedan 2008

Sur facebook, en commentaire à une de nos actions :

J’ai vu ce monsieur (Frédéric Chesneau) dans une émission. Il a un rapport quasi fusionnel avec son ours. Il a l’air de s’en occuper parfaitement. Du coup, je vois pas l’intérêt de l’empêcher de faire son spectacle, y’a sûrement plus à dire de certains cirques.

 

Par courriel, suite à un mail envoyé aux organisateurs d’un spectacle :

Bonjour Madame,

Nous avons bien recu votre mail concernant la représentation d un montreur d ours le 22 décembre prochain dans notre ville.

Nous sommes très soucieux des conditions de vie et de représentation des animaux, c’est pourquoi, lors de notre recherche nous nous sommes attardés longuement sur les critères de sélection du dresseur en question.

C’est pourquoi je peux vous dire que, contrairement à de nombreux autres animaux l’ours présenté n’ a pas les dents limées , ne possède pas de muselière ni d’anneau .

De plus monsieur Cheneau est labellisé par l’association francaise de protection des animaux de travail ( c’est actuellement le seul dresseur en France à posséder ce label ). Cette labellisation est le fruit du travail d’une fedération de protection animale qui a étudié l’élevage de Mr Cheneau ainsi que les conditions de vie de ses animaux dans leur milieu et pendant les représentations.

De plus,le dresseur est habilité par le ministere de l’environement et agréé pour le transport d’animaux sauvages par la direction départementale de protection des populations.

Je pense donc que vous avez compris que nous avons bien étudié cette animation et les conditions de vie de ces animaux.

Je reste bien sur à votre disposition pour tout complement d’information.

Cordialement

Nicolas DEREEPER
Relations Publiques
Attractivité du Territoire
nicolas.dereeper@mairie-calais.fr | www.calais.fr

 

Notre réponse : 
Nous sommes heureux d’apprendre que vous êtes soucieux du bien être des animaux, comme vous le précisez dans votre réponse.

Permettez-nous toutefois de revenir sur quelques points :

Tout d’abord sur le label de l’association francaise de protection des animaux de travail, association dont nous ne contestons pas l’existence. Elle est en effet bien déclarée et enregistrée au Journal Officiel comme une association dans le 77. Nous en avons déjà entendu parler, même si, après prise de contact par courrier afin de mieux connaitre leurs objectifs, nous n’avons jamais obtenu la moindre réponse (association fantôme ?).  Quant à une fédération francaise de protection animale qui aurait validé le label, détrompez-vous car il n’existe pas de fédération de protection animale et encore moins une qui aurait pu accorder un quelconque label à un montreur d’Ours. Prenez la peine de demander à M. Chesneau le nom de cette fédération… De vérifier les attestations qu’il présente dans son dossier. Il est vrai que M. Chesneau souhaiterait être reconnu comme un « bon » montreur d’ours (il nous a même déjà approchés dans ce sens), mais avons dû lui signifier une fin de non recevoir.

Son ours n’a certes pas les dents limées (il est d’ailleurs formellement interdit d’édenter ou de dégriffer un animal). Il ne porte pas non plus de muselière, ce qui n’est pas forcément un acte de maltraitance (on en met à certains chiens, ça peut-être simplement un accessoire pour prévenir les accidents). L’actualité ces derniers mois a montré qu’un animal sauvage peut devenir imprévisible et, dans ces cas là, difficile à maitriser (pour exemple, un éléphant s’est échappé et a tué une personne, un dompteur a été attaqué par ses lions).

Nous ne contestons pas non plus les conditions de vie CHEZ le montreur d’Ours. M. Chesneau nous a invité chez lui pour voir les conditions de vie de ses animaux quand ils ne travaillent pas.

Là où nous ne sommes pas d’accords, c’est le fait d’amener un ours ou tout autre animal sauvage au milieu d’une foule bruyante. L’ours est un animal discret, qui fuit le bruit et le monde. Même si ses ours sont nés en captivité, ils restent des ours. Certains ours qui n’ont jamais connu la vie sauvage reproduisent dans des parcs zoologiques des comportements innés, comme se creuser une tanière pour hiverner. D’ailleurs, le discours de M. Chesneau a changé. Aujourd’hui il insiste sur le fait que ses ours sont nés en captivité quand il racontait au public, il n’y a pas si longtemps, qu’il les avait sauvés et que sans lui, ils seraient morts !

AVES France dénonce également les conditions de transport et d’attente des animaux en dehors de leur prestation (cage exigüe, absence d’intimité). Ces conditions ne répondent absolument pas aux besoins  des animaux.

Quant aux autorisations, normalement tous les montreurs d’ours se doivent d’être en règle, bien que certains contrôles des DDPP révèlent parfois des manquements.  Les montreurs d’ours se voient alors interdire de produire le spectacle prévu. Nous avons demandé à la DDPP de votre département de faire un contrôle le jour du spectacle.

Ne pensez vous pas qu’en présentant ainsi l’Ours, vous donnez une image fausse et dégradante de l’animal aux générations futures ? Comment peut-on prétendre faire de la sensibilisation sur un animal sauvage en l’exhibant devant la foule ?

La faune sauvage a besoin qu’on la protège « in situ » et qu’on la laisse tranquille. Nounours a grandi, mais ce n’est toujours pas une peluche !

CP : Lush et AVES France au secours des ours à lunettes

Lush invente le cadeau de Noël éthique : en achetant un pot de crème Caritativement Belle, vous participez à la réhabilitation de Cosanga, petite ourse orpheline d’Equateur. Chaque achat est un petit pas vers son retour à la vie sauvage.

Cosanga

AVES France est très sensible au sort des ours dans le monde. Avec ses partenaires locaux, elle agit en France et à l’étranger lorsqu’un ours est en danger. LUSH a décidé de soutenir un projet de réhabilitation d’un ourson à lunettes en Equateur, jusqu’à sa réintroduction dans son milieu naturel. AVES France travaille sur cette action avec Andean Bear Foundation, basée en Equateur, qui a le soutien du ministère de l’environnement local. Le processus de réhabilitation des oursons orphelins permet de leur apprendre à se débrouiller seul (en remplacement de leur mère) pour pouvoir les relâcher dans la nature. Les futurs oursons seront dotés de collier satellites afin de mieux suivre leurs progrès une fois relâchés.

Andean Bear Foundation ne s’arrête pas uniquement à leur travail de sauvetage et travaille avec les communautés locales pour aider les équatoriens et les ours à vivre ensemble.

Notre protégée :
Elle s’appelle Cosanga, du nom du village où elle a été trouvée. Sa mère a été tuée. Trop petite et trop faible pour survivre dans la nature, elle a été recueillie par Armando et l’équipe de l’Andean Bear Foundation qui va se substituer à la maman ours et lui apprendre à se débrouiller seule. Après un processus de réhabilitation complexe, Cosanga retrouvera les forêts équatoriennes et sera suivie pendant deux ans grâce à un collier émetteur.

La situation actuelle en Equateur :
L’Equateur fait face actuellement à de grands changements : Les forêts sont coupées pour l’industrie de l’huile de palme et de pétrole, les animaux sauvages sont chassés par des braconniers et par les agriculteurs qui accusent les ours de détruire les cultures.

Ces dix dernières années, 8 oursons orphelins qui ont été sauvés grâce aux efforts d’Andean Bear Foundation et du Ministère de l’Environnement. Malheureusement, le sauvetage de ces orphelins a été provoqué par le braconnage. La mère tuée, les braconniers laissent les petits livrés à eux même, destinés à mourir en l’absence des soins maternels dont ils ont besoin pour survivre.

La fréquence des conflits entre faune sauvage et humains et le trafic illégal d’oursons augmentent rapidement en Equateur. La perte d’habitat en est la cause principale, les forêts se transformant en zones agricoles. Il est important d’agir rapidement pour sauver cette espèce menacée de disparition.

Andean Bear Foundation, avec le soutien d’AVES France, s’efforce de contrer ces situations de conflits et protège l’ours à lunettes et leur habitat. Ils surveillent les ours sauvages et réintroduits par l’observation directe et par l’utilisation d’équipements radio-pistage. L’objectif est d’améliorer la compréhension de leurs mœurs en recueillant des données sur leurs exigences environnementales. Ce centre met en place des sauvetages, des réhabilitations et réintroductions d’oursons dans leur milieu naturel afin de leur donner une seconde chance.

La réhabilitation permet à l’ourson d’apprendre ce que sa mère n’a eu le temps de lui enseigner pour sa survie. A l’issue de la réhabilitation, si l’état physique et psychologique de l’animal sont jugés satisfaisants, l’ourson peut alors bénéficier d’un programme de réintroduction et revenir à ses racines sauvages. Cosanga, recueillie récemment, présente toutes les qualités nécessaires pour survivre en dehors du centre. C’est elle que va aider l’argent récolté par Caritativement Belle.

Sur les dix dernières années, les réhabilitations et réintroductions d’Andean Bear Foundation ont connu un résultat de 100 % de réussite.

L’ours à lunettes :
C’est le seul ours présent en Amérique du Sud. Il doit son nom aux marques claires autour de ses yeux. Il vit à haute altitude dans les Andes. Ils ont un véritable rôle écologique puisqu’ils participent à la régénération des forêts : ils dispersent les graines qui se trouvent dans la nourriture qu’ils consomment.

Cette espèce d’ours est l’une des plus rares et menacées au monde, car elle est victime de la déforestation massive pour l’implantation de terres agricoles. De plus, les ours à lunettes sont chassés pour leur viande, particulièrement appréciée au nord du Pérou, mais également pour leur fourrure, leur bile et leur graisse, utilisées en médecine traditionnelle. Les ours s’alimentaient parfois du maïs des paysans et ceux-ci pensaient qu’il s’attaquait à leur bétail, mais sans apporter de témoignage évident. Depuis, les pressions sur les ours ont augmenté : on les soupçonne d’attaques de tapirs et de vaches. Des pesticides spéciaux sont utilisés pour éloigner les ours.

C’est pourtant un animal au régime alimentaire presque exclusivement végétarien. La femelle est mature à l’âge de 4 ans. L’accouplement se déroule d’avril à juin et les petits naissent de novembre à février. Les mâles peuvent peser de 100 à 175 kg, les femelles rarement plus de 70 kg.

Cet ours est nocturne et crépusculaire. Il mange des baies, de l’herbe, de la canne à sucre, du maïs, des petits mammifères… En saison sèche, il se contente d’écorces. Il grimpe facilement aux arbres (jusqu’à 15 m), aidé par des griffes particulièrement adaptées et peut rester plusieurs jours dans le même arbre. Il y construit des nids de branches.

Catitativement Belle AVES FranceCaritativement Belle :
Caritativement Belle est une crème riche pour le corps et les mains, à base de beurre de cacao issu du commerce équitable, et parfumée aux huiles essentielles d’ylang-ylang et de tagète. Chaque centime provenant de la vente de chaque pot – prix de vente moins la TVA – est directement reversé dans un fonds pour effectuer des dons à des causes méritantes.

Cette crème contient de l’huile d’amande douce hydratante riche en vitamines A, D, E qui nourrira et assouplira votre peau. Mais aussi de l’ylang-ylang qui relaxe et tonifie. Ajoutons même que ce dernier parfume divinement et est, parait-il, aphrodisiaque… Nous pouvons dire, sans exagérer qu’elle est faite pour vous !

http://www.lush.fr/shop/product/product/id/278/keyword/caritativement+belle/caritativement-belle-

AVES France est une association française de protection de la nature et de la faune sauvage. Fondée en 2005, ils abordent des sujets délicats (réchauffement climatique, déforestation, huile de palme) en les mettant en lumière par l’intermédiaire d’espèces vulnérables, emblématiques de ces problématiques environnementales.

Vous pouvez suivre l’actualité d’AVES France sur :
http://www.aves.asso.fr/

Andean Bear Foundation : http://www.andeanbear.org

Contact

Organisme AVES France
Nom CORET
Prénom Christophe
Fonction Président
Tél +33781208211
URL http://www.aves.asso.fr

 

Communiqué de presse (PDF)

500€ pour la lutte contre les gaz de schiste en Roumanie

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Vous connaissez sans doute l’histoire du pot de terre contre le pot de fer, ou celle de David contre Goliath. La lutte dans laquelle s’est lancée l’association VIRA, en Roumanie, est de celles-ci : une petite association qui essaye d’empêcher l’américain CHEVRON & co. de s’installer dans leur pays pour y exploiter les gaz de schistes.

La lutte est forcément inégale. Face au rouleau compresseur qu’est l’entreprise américaine et à ses nombreux soutiens politiques, il n’est pas facile de lutter.

AVES France a donc décidé d’envoyer 500 euros à l’association VIRA et de poursuivre la campagne google adwords afin de faire connaître leur combat. Car malgré des milliers de personnes mobilisées, le gouvernement ne semble pas vouloir reculer.

L’hiver approchant, l’association a besoin de fonds pour poursuivre le mouvement :

  • des tentes, des vêtements imperméables, du combustible pour le groupe électrogène…
  • des bannières, des pancartes, des drapeaux pour être visibles
  • assurer l’alimentation pour les bénévoles
  • organisation de réunions publiques sur le thème de l’agriculture durable et les alternatives économiques à l’exploitation des gaz de schiste
  • organisation d’ateliers pour aider les communautés à s’organiser pour lutter efficacement contre les gaz de schiste
  • information des localités voisines (dépliants, matériel d’information).

Nous savons que notre modeste contribution ne suffira pas et c’est pourquoi nous vous invitons à faire un don à AVES France afin que nous puissions leur apporter notre soutien, une nouvelle fois, dans les semaines ou les mois à venir.

 

Lire aussi : Chevron débarque en Roumanie : il y a de l’eau dans le gaz… de schiste !