La disparition du loup est-elle inéluctable ?

Il semblerait que oui.
Les arrêtés préfectoraux se multiplient, la presse se fait un plaisir de relayer et d’amplifier la voix des anti-loups (voir entre autres l’article lamentable dans le Politis du 18 septembre !!), éleveurs (qui se vantent de braconner…) et chasseurs demandent la tête de la bête, sans compter les communes, comme en Ardèche, qui votent en conseil municipal des « voeux » contre la présence du loup sur leurs territoires… bref, l’objectif est clair : donner le sentiment aux français que le loup est un problème de société. On veut le chasser des parcs nationaux, des montagnes et des plaines, on n’en veut pas en ville où parait-il, il pointe le bout du museau, méditant de s’en prendre aux petits chaperons rouges, et il est également indésirable en forêt. Où donc est la place du loup en France ? Empaillé dans un salon, encagé dans un parc zoologique, figé sur le papier glacé des revues nature et des beaux livres de photographie. Et nulle part ailleurs.
Sa présence est apparemment seulement souhaitée par des écolos-bobos-citadins et des extrémistes, perçus comme les adversaires de la biodiversité à visage humain (Merci à la Buvette des Alpages).
Les affirmations les plus saugrenues et raccourcis fleurissent sur internet, et chaque blog, chaque contributeur y va de son petit commentaire de soi-disant spécialiste. Bien malin le simple curieux qui peut s’y retrouver dans ce fatras de conneries.
En résumé, le loup a été vu aux portes des maisons (il ne craint donc plus l’homme !!), il dévore brebis, chevaux, chiens, moutons et s’apprête bien certainement à cibler du côté humain les enfants, les vieux ou les handicapés…
Il ne sert à rien, son rôle dans la chaine alimentaire, la santé des écosystèmes est nié. Au contraire, c’est une menace pour la nature, il s’en prend au gibier, aux ongulés sauvages, patrimoine vénéré du chasseur français. Il y en a plein d’autres en Europe. En plus il est sauvage. Tout pour plaire…
Et puis bien sûr, c’est à cause de lui si l’élevage ovin se porte mal et si les éleveurs font des cauchemars.
Pourtant, il y a d’autres bestioles hargneuses et nuisibles qui s’en prennent au bétail. L’ours, le lynx, le renard, le vautour fauve mutant (ce n’est plus un charognard), la bernache, l’ouette d’Egypte… Ah non, je m’égare. les deux derniers oiseaux ne s’attaquent pas encore aux brebis. Mais bon, il faut ouvrir l’oeil, on ne sait jamais…

Cependant, je suis injuste, je le reconnais. Eleveurs et chasseurs ne sont pas les seuls fautifs. Les élus, des hommes et femmes politiques, tous partis confondus, qui, consciencieusement, année après année, mandat après mandat, autorisent, soutiennent, encouragent ces atteintes contre la nature et la faune sauvage, ont évidemment leur part de responsabilité. Toujours pour les mêmes raisons. Par lâcheté, pas opportunisme, par soif de pouvoir, par ignorance, par bêtise. Dernier exemple en date : Hélène Masson-Maret, sénatrice UMP des Alpes-Maritimes, a déposé le 24 juillet dernier au Sénat une proposition de résolution européenne visant à rétrograder le statut protégé du loup demandé par les syndicats agricoles.
Alors, le loup est-il condamné en France ? Non, si tous les citoyens qui s’estiment concernés par la conservation de la faune sauvage veulent bien s’exprimer auprès de leurs élus. Si chacun daigne s’informer réellement sur la réalité de la filière ovine, sur la présence du loup, son mode de vie, sa biologie.
Si chacun réfléchit réellement sur l’état de la nature dans notre pays et surtout sur sa place.
Pour notre part, et malgré ce qui se dessine, malgré l’indifférence des uns et l’acharnement et la violence des autres, nous ne céderons pas face aux grandes gueules du monde de la chasse et de l’élevage qui entretiennent cette guéguerre stérile entre les « vrais » protecteurs de la nature et ces crétins de citadins qui veulent du loup partout !!

Il est temps que chacun prenne ses responsabilités. Le loup a sa place en France, la cohabitation est possible, alors battons-nous pour lui.

Dégâts d’ours dans les Pyrénées : les chiffres prouvent que l’ours ne met pas en péril le pastoralisme

La préfecture de la région Midi-Pyrénées a publié, le 1er octobre 2014, une note concernant les dommages liés à l’ours sur le massif des Pyrénées au 31 août 2014.

Les chiffres, même si la saison d’estive n’est pas terminée, montre que seuls 135 animaux ont été indemnisés au titre de dommages imputés à l’ours. 135 animaux sur un total de 6000 exploitations pastorales, 1290 estives, 100 000 bovins, 570 000 ovins et 14 000 équins.

dommages

comparatif

AVES France se réjouit de ce faible niveau de prédation, qui prouve que l’ours ne met pas en danger, comme le répètent certains éleveurs, politiques et médias, la filière ovine. Ces chiffres encourageants prouvent que la cohabitation entre les ours et e pastoralisme n’est pas impossible, bien au contraire.

Aussi, AVES France rappelle à Madame la Ministre Ségolène Royal qu’il n’est pas trop tard pour revenir sur ses récentes déclarations qui voulaient mettre un terme à tout renforcement des populations ursines Pyrénéennes, et ce malgré les obligations communautaires de la France, sa récente mise en demeure par l’union européenne, et l’avis favorable du Muséum National d’Histoire Naturelle.

Nous vous invitons à nouveau à signer notre pétition en faveur de l’ours dans les Pyrénées. L’ours ne doit plus être le bouc émissaire d’une poignée d’opposants. Rappelons que, à l’échelle nationale comme dans les Pyrénées, les défenseurs de l’ours sont plus nombreux que ceux qui s’opposent catégoriquement à sa présence.

 

http://www.midi-pyrenees.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Note_011014_bilan_dommage-massif-31-aout-2014_cle25b49c.pdf

Pour le loup ! (communiqué de l’ASPAS)

AGISSEZ POUR LE LOUP !

Après la chasse aux loups en plein Parc, écrivez votre colère aux responsables !

M. Bertrand Galtier, directeur du Parc national des Ecrins, a osé ordonner que la zone coeur du Parc soit « nettoyée du loup ».

Refuser la présence d’une espèce protégée dans un espace protégé est inadmissible et illégal !

L’ASPAS et la LPO PACA ont obligé le Préfet à retirer son arrêté autorisant la battue, mais cette dernière avait déjà eu lieu le matin même. Aucun loup n’avait heureusement été débusqué et abattu, mais il aurait pu en être autrement… et impunément !

Si la cohabitation entre les moutons et les loups n’est pas possible, ce sont les moutons qu’il faut retirer de nos espaces naturels, et non les animaux sauvages !

Il nous parait primordial de réagir de façon unitaire et importante à cette nouvelle étape des attaques contre la nature.

Aussi, nous invitons toutes les associations, leurs adhérents et sympathisants à téléphoner ou envoyer des messages de protestation au président et au directeur du Parc national :

Président : Christian Pichoud Tél. 04 76 00 37 12 ou pichpn@gmail.com

Directeur : Bertrand Galtier 04 92 40 20 10 ou bertrand.galtier@ecrins-parcnational.fr

Pour que cette action soit efficace il faut agir en masse et immédiatement. Faites circuler !

Montrez que les citoyens respectueux de la biodiversité dans les parcs nationaux sont majoritaires. On ne touche pas à nos Parcs. On ne touche pas à la faune et à la flore sauvage !

Nous comptons sur vous. Les générations futures également…

Avec nos remerciements pour votre soutien

L’équipe de l’ASPAS

L’ours Balou a été découvert mort dans les Pyrénées

Un article du média Toulouse7.com nous apprend que l’ours Balou, mâle de 11 ans qui avait été réintroduit en 2006, a été retrouvé mort à Melles, dans une zone dangeureuse.

Une autopsie sera réalisée afin de déterminer les causes de la mort, même si une chute semble l’hypothèse privilégiée par le réseau ours brun.

AVES France adressera dans les jours à venir une lettre à Ségolène Royal, Ministre de l’écologie, pour lui rappeler les obligations de la France sur le dossier de la conservation de l’ours brun dans les Pyrénées.

 

Photo : © Peter Wey – Fotolia.com

José Bové pour l’extermination du loup en France

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Il y a des combats qui ont fait et font encore de José Bové un homme respectable. Mais ses déclarations à répétition sur le loup nous irritent. On en viendrait presque à prononcer des mots qui ne s’écrivent pas sur le blog d’une association de protection de la nature. Et pourtant, à la lecture des propos rapportés sur le blog de Fabrice Nicolino, je peux vous dire qu’ils ont fusé ces mots interdits.

 

D’après le député européen élu en 2009, il y aurait trop de loups en France. « On en a même repéré à moins de 200 km de Paris » brandit-il comme une menace, jouant sur les peurs ancestrales de « la Bête ».

« On a écrit de belles histoires, façon Kevin Costner. Mais ici, nous ne sommes ni dans le Grand nord, ni dans les plaines de l’Ouest américain. Il n’y a pas assez de place pour le loup » explique-t-il avant de lancer sans autre forme de procès qu’il y a trop de loups et qu’il est incompatible avec l’élevage.

Cette thèse de l’impossible cohabitation entre l’homme et l’animal sauvage, nous l’entendons depuis 1992 pour le loup et depuis bien plus longtemps pour l’ours. Elles révèlent plutôt un refus de partager un territoire sauvage et d’accepter les contraintes qui y sont liées. Car pour ces hommes là, il n’y a pas de nature sans intervention humaine. L’homme façonne la nature, le berger fait paître ses troupeaux pour entretenir le paysage. Quid des magnifiques forêts primaires devenues rares en Europe, à la beauté pourtant inégalée, où la nature s’auto-régule sans aucune intervention humaine ?

Monsieur Bové, sans vouloir en débattre, assure qu’il fera pression sur les ministères de l’Écologie et de l’Agriculture afin que les textes qui protègent le loup (directive européenne Habitat et Convention de Berne) soient modifiées. Mais faut-il lui rappeler que le loup n’est ni un gentil chien, ni la bête sauvage qui l’effrayait lorsqu’il était enfant ? Juste un animal sauvage qui a sa place en France et qui est, à juste titre, protégé par l’Union européenne.

Alors Monsieur Bové, de grâce, faites preuve d’intelligence et ne tombez pas dans le discours idiot de personnalités comme Jean Lassalle ou Augustin Bonrepaux. Vous valez mieux que cela. Et au minimum, acceptez donc le débat !

La France des anti-loups

Aves France étant adhérente de l’ASPAS, nous reproduisons ici leur dernier communiqué de presse sur les loups. Par ailleurs, nous publierons un article d’ici quelques jours pour répondre à un papier de la Semaine de l’Allier, consacré au loup, à la fois risible et pathétique.

L’écologie selon le gouvernement Hollande : le retour des battues aux loups du 19ème siècle !

Le ministère de l’Environnement autorise les chasseurs des Alpes-Maritimes et du Var à tuer des loups au cours de leurs battues au « gibier » dans les secteurs concernés par des arrêtés de « tir de prélèvement », sans aucun encadrement officiel.

Y a-t-il encore un ministère de l’écologie en France ?
L’autorisation des battues aux loups est une régression d’un siècle et un coup de poignard dans le dos de la protection de la biodiversité. L’Etat piétine son propre Plan loup 2013-2017 signé en mars dernier, bafoue la protection légale de l’espèce, et s’assoit sur les engagements européens de la France. Nous demandons au Président de la République l’annulation immédiate de cette mesure extrêmement grave et irrecevable juridiquement.

Des destructions incontrôlées
Le Plan loup, déjà défavorable à l’espèce, fixait un plafond de 24 loups pouvant être tués pour l’année en cours. Ce nombre maximal est immédiatement devenu un objectif à atteindre pour les pouvoirs publics et pour certains politiques proches des milieux agricoles. Le constat est déjà fait que ces tirs ne solutionnent rien. Les battues de chasseurs non encadrés sont en plus la porte ouverte à toutes les dérives, alors que les tirs sont déjà mal maîtrisés : une louve allaitant 5 louveteaux a été abattue, un loup a été tiré par des chasseurs sans que son cadavre ait été retrouvé. Il est évident que plusieurs loups pourront être tués ou blessés au cours d’une battue sans qu’on le sache, et sans qu’on puisse avoir aucun contrôle.

Le loup ne doit pas être instrumentalisé contre l’intérêt général
Alors que la seule solution viable à long terme passe par un gardiennage efficace des troupeaux et une remise en cause des conduites pastorales inadaptées, le gouvernement s’attaque au loup pour donner des gages aux lobbies de la chasse et de l’agriculture. La filière ovine est économiquement en difficulté. Si la société française fait le choix de maintenir l’élevage ovin en le soutenant avec de l’argent public, on est en droit d’attendre que cette activité soit mise en oeuvre de façon compatible avec les enjeux du 21ème siècle, et avec les attentes de la société en matière de protection de la biodiversité.

Contacts presse :
ASPAS : Pierre Athanaze – 06 08 18 54 55
FERUS : Jean-François Darmstaedter – 06 30 20 59 64
LPO : Marie-Paule de Thiersant – 06 77 05 72 64
SFEPM : Pierre Rigaux – 06 84 49 58 10
WWF : Jean-Christophe Poupet – 06 15 41 60 38

Le nouveau « Plan Loup » : un plan de chasse d’une espèce protégée ?

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Communiqué de presse,
Jeudi 28 mars 2013-03-28

Le nouveau « Plan Loup » 2013-2017 a été présenté dans une version  presque finalisée le 22 février, lors de la réunion du Groupe National Loup qui réunit les ministères de l’Ecologie, de l’Agriculture et les acteurs concernés par le dossier loup. Ce nouveau plan prévoit le tir de 24 loups pour la période 2012-2013 et enfonce le dossier loup dans une dérive inacceptable.

Une confirmation a minima des obligations de protection du loup
L’Etat réaffirme heureusement certaines évidences fondamentales : 1/ le loup reste une espèce protégée, 2/ il faut permettre la progression de l’espèce, 3/ il faut lutter contre le braconnage, 4/ l’interdiction de tir des loups est maintenue dans le cœur des parcs nationaux et des réserves naturelles. Heureusement ! Car le contraire serait à la fois extrêmement grave pour la protection de la biodiversité, et ne respecterait pas les obligations légales de la France par rapport à ses engagements européens (Directive Habitat Faune Flore, Convention de Berne).

Le refus d’une vraie cohabitation entre le loup et le pastoralisme ?
Ce nouveau plan va dans le sens d’une déresponsabilisation des éleveurs et ne propose rien de satisfaisant pour améliorer réellement la cohabitation entre le loup et le pastoralisme. Des troupeaux domestiques pourront être déclarés « non protégeables » par leurs éleveurs ! Pourtant ces troupeaux non gardés par des chiens, des clôtures ou des bergers sont très attractifs pour des prédateurs. La prédation par des loups ou par des chiens continuera donc, et la situation ne fera qu’empirer. Quant aux « tirs de prélèvements », ils devraient tout simplement être abolis car ils n’ont rien à voir avec la protection des troupeaux : ces tirs consistent à tuer un loup possiblement très loin du bétail, sans rapport avec la prédation.

Un véritable plan de chasse du loup
Le nombre maximum de loups pouvant être tué chaque année a doublé, et pourra encore être augmenté régulièrement suivant l’augmentation de la population de loups. Tous les moyens sont mis pour atteindre ce plafond annuel : des « tirs de défense renforcés » avec plusieurs tireurs, possiblement plus loin des troupeaux qu’auparavant, et la mobilisation maximale des chasseurs. Cette politique s’apparente à un véritable plan de chasse, comme pour une espèce gibier !

La dérive inquiétante des missions confiées à l’ONCFS
L’Etat demande à l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) de former des chasseurs à la destruction du loup, une espèce protégée ! Cette mesure est scandaleuse. Rappelons que la mission officielle de l’ONCFS est de protéger la biodiversité.

Le loup est encore le bouc-émissaire facile d’une filière ovine confrontée à des difficultés économiques infiniment plus vastes. Ce nouveau « Plan loup » apparait comme une occasion manquée d’œuvrer à une réelle cohabitation entre le loup et le pastoralisme. C’est un gâchis aberrant, indigne d’une vraie politique de protection de la biodiversité.

Contacts presse :
Pierre ATHANAZE – ASPAS Tél. 06 08 18 54 55
Pierre Rigaux – SFEPM – LPO PACA Tél. 06 84 49 58 10

Rappel 2009 : plainte contre la France / dossier ours des Pyrénées

Ce dossier se compose de trois parties.

– La première, sommaire, est reproduite dans sa partie principale.

– La deuxième, plus volumineuse, est ici résumée, sans les références juridiques et les détails particuliers qui intéressent surtout un enquêteur. Le dossier fera d’ailleurs l’objet d’une publication et d’une diffusion en librairie en mars avril, aux éditions IMHO, dans la collection Radicaux libres, sous le titre PLAINTE CONTRE LA FRANCE, de façon que certaines informations ne restent pas réservées à des circuits confidentiels mais soient mises à la disposition du public. Car ce dossier est accablant. Il prouve d’abord que l’Etat français signe les conventions internationales de protection de la biodiversité et de la faune sauvage pour paraître bien intentionné dans le concert des nations, mais qu’il multiplie ou encourage les infractions, les tolérances ou la nonchalance pour acheter la paix sociale, gagner des voix aux élections (car les ours, contrairement aux membres des corporations, ne votent pas) et il préfère en réalité voir disparaître un animal qui l’indiffère et qui gêne ses projets d’aménagements.

Ce dossier répond à la question : Comment faire disparaître une espèce en faisant croire qu’on la protège ?

La première précaution est de nier toute mauvais intention et de discréditer l’adversaire, comme on le verra immédiatement si cette plainte est diffusée par la presse. Ainsi, chacun se donne les gants de déplorer l’extinction des espèces sauvages tout en s’impatientant de hâter le processus, avec une mauvaise foi qui méritait d’être connue. L’extinction des espèces n’est pas un phénomène collectif et fatal. Il résulte d’un choix politique, il a ses partisans, ses artisans. On trouvera ici leur nom en toutes lettres.

– La troisième partie contient les pièces justificatives : déclarations, plaintes, réponses des autorités, jugements de tribunaux, cartes, courbes de natalité, agissements divers…


1. PLAINTE. (extrait)

Exposé le plus précis possible des faits reprochés :

En 1981, la France a lancé « le plan ours » (ursus arctos) pour sauver l’espèce de l’extinction. Mais, soucieuse de ménager les lobbies menaçants opposés à l’ours (chasseurs, éleveurs, promoteurs et aménageurs), elle ne s’est nullement donné les moyens de sa cause. Elle n’a en rien combattu les causes de disparition de l’ours ni aménagé des zones où cet animal pourrait vraiment vivre en sûreté.

Enfin, les organismes officiels sur ce sujet sont majoritairement confiés aux adversaires de l’ours et les plaintes des associations contre les chasseurs-braconniers sont presque systématiquement classées sans suite. Il faut toute la persévérance des associations réunies pour obtenir des dommages et intérêts au civil. Des fonds partiellement consacrés à l’ours ont été utilisés à d’autres fins par des élus locaux, puis supprimés.

Résultat : Malgré les promesses de restauration des populations et les programmes de réintroductions au compte-goutte de 1996 et de 2006, la population ursine dans les Pyrénées françaises est toujours à l’agonie.

La requérante dénonce :

  • – Les manquements de l’Etat sur le dossier de la protection des ours dans les Pyrénées, puisqu’en 50 ans, l’habitat des ours n’est toujours pas efficacement protégé, la chasse en battue sur leur territoire n’est toujours pas interdite et les renforcements de populations couvrent à peine les morts naturelles, accidentelles ou intentionnelles.
  • – Une politique de réintroductions peu ambitieuse, qui n’a pas permis de restaurer la population d’ours dans un état de conservation favorable et qui laisse s’éteindre le noyau des ours autochtones isolés à l’ouest des Pyrénées. Le but des réintroductions n’est pas de satisfaire les exigences de la communauté européenne en conservant une quinzaine d’ours sur son territoire.
  • – Une mauvaise utilisation des fonds destinés à la protection de l’ours, puisque des organismes comme l’IPHB ont été subventionnés pendant de longues années sans pouvoir fournir de résultats.
  • – Le financement des associations ultra-pastorales violentes et opposées à l’ours avec des fonds publics. L’ASPAP (http://www.aspap.info) a reçu 10.000 euros en 2007 de la part du conseil général de l’Ariège. Le Président du Conseil Général de l’Ariège, Augustin Bonrepaux, est d’ailleurs lui-même un opposant à l’ours. Au terme des 10 ans de gestion, la population d’ours est au plus mal, surtout après l’abattage de deux femelles.
  • – Le manque de volonté des pouvoirs publics qui continuent d’indemniser les éleveurs qui refusent catégoriquement les mesures de protection des troupeaux, au lieu de conditionner ces indemnités à leur utilisation.
  • – La complicité de la justice française qui, en traitant les affaires environnementales comme des affaires secondaires, augmente le sentiment d’impunité chez les chasseurs et les activistes ultra-pastoraux.

Nous demandons :

  • – La création de zones de protection intégrale sur le territoire des ours.
  • – L’interdiction de la chasse et notamment des battues sur les zones dans lesquelles les ours sont signalés par l’équipe technique ours.
  • – Que l’Etat mette en place un contrat avec les éleveurs afin de rendre systématique la protection des troupeaux dans les zones à ours.
  • – Que l’Etat finance la recherche sur les nouveaux moyens de protection des troupeaux à l’aide de spécialistes (clôtures, effarouchements lumineux ou sonores…)
  • – De nouvelles réintroductions pour renforcer ce noyau de population dont les effectifs sont trop faibles pour assurer sa survie à moyen terme, maintenir une dynamique et un brassage génétique favorable à la conservation de l’ours en Haute-Garonne, ainsi que des renforcements rapides de plusieurs individus, et notamment des femelles, dans les Hautes-Pyrénées. Le renforcement de la population occidentale où ne subsistent plus que 3 ou 4 mâles, derniers représentants de la souche pyrénéenne.
  • – La création d’une patrouille permanente anti-braconnage pour lutter contre les pièges, les empoisonnements et les armes à feu.

Dans la mesure du possible, citer la ou les dispositions du droit communautaire (traités, règlements, directives, décisions, etc.) que le plaignant considère comme enfreintes par l’État membre concerné :

L’ours brun est protégé par la Convention de Berne, la directive européenne Habitats, mais également par la convention de Washington et l’IUCN.

La France s’est engagée à protéger les ours sur le territoire national depuis 1981, par l’adoption des textes internationaux et par une réglementation nationale. En particulier, il convient de relever que l’espèce Ursus figure en annexe 4 de la directive CEE 92 43 du 21 mai 1992 relative à la conservation de la nature en Europe. En vertu de l’art. 12 de cette norme, ces espèces et leur habitat doivent faire l’objet de mesures appropriées à leur maintien en bon état de préservation.

Ce sont les espèces les plus précieuses au sens de la directive. Le fait que la dernière ourse de souche pyrénéenne (nommée Cannelle) ait été tuée par un chasseur de sanglier en novembre 2004 montre que la France n’a pas pris les mesures adéquates à une protection effective et a enfreint la directive.

Depuis une vingtaine d’années, plusieurs ours ont été tirés par les chasseurs « de sanglier » qui allèguent la légitime défense pour expliquer leur geste et sont souvent relaxés. Or, les Pyrénées sont parcourues durant l’été par centaines de milliers de randonneurs sans qu’aucun n’ait jamais été agressé par un ours. En 1990, le ministre de l’environnement crée des réserves naturelles exemptes de chasse pour sauver l’espèce.

En 1994, ces réserves étaient supprimées au profit d’une gestion dite contractuelle et remise en fait aux ennemis locaux de l’ours. Il ne s’agit là ni d’estimations ni de pronostics ni de dénonciations mais de données acquises, ainsi que le montre le dossier joint. La France ne risque pas de manquer à ses obligations résultant de la directive CEE 92 43. Elle a manqué à ses engagements.

Le cas échéant, mentionner l’existence d’un financement communautaire (en indiquant, si possible, les références) dont bénéficie ou pourrait bénéficier l’État membre concerné, en rapport avec les faits reprochés :

Le programme LIFE.


2. DOSSIER (résumé)

1- Petite chronologie de la disparition de l’ours des Pyrénées : Cette chronologie, qui commence en 1954 (70 ours dans les Pyrénées) et s’achève en septembre dernier (deux ours braconnés, condamnation d’un tueur d’ours), énumère, dans l’ordre chronologique, les décisions prises, non appliquées, puis abrogées, réintroductions, actes de braconnage, déclarations des responsables, créations d’organismes de concertation, etc. tandis que les effectifs des ours s’effondrent régulièrement (moins de 20 aujourd’hui ?).

2- Mesures à prendre : Pour protéger les ours il convient de prendre et de faire appliquer conjointement et dans les plus brefs délais, quatre mesures.

  • a. Définir une zone strictement protégée. Le dérangement est un puissant facteur d’extinction. Selon l’avis des experts français ou internationaux, américains ou russes, il est indispensable de créer, dans les Pyrénées Atlantiques, une zone de 60.000 à 100.000 hectares où l’ours pourrait se nourrir, se reproduire, se reposer en paix. Autant en Ariège. Ces zones doivent être interdites à la chasse en battue, à la circulation des véhicules, à l’aménagement ou à l’exploitation du bois, à l’écobuage. L’Etat prétend avoir délimité une zone de 20.000 hectares. Or, non seulement cette zone est insuffisante, mais la chasse en battue y est tolérée, les véhicules tous terrains y circulent librement, et l’exploitation du bois, légale ou illégale, s’y effectue. L’Etat est averti de ces infractions habituelles par les associations, mais il répond évasivement et laisse faire. On a vu des éleveurs organiser des « battues d’effarouchement » armées sans que l’Etat les réprime, malgré les plaintes de protecteurs, classées sans suite.
  • b. Interdire la chasse en battue et le dérangement dans les zones protégées. Tous les ours abattus l’ont été par des chasseurs, qui décident de passer outre les « recommandations » de ne pas chasser et s’estiment tôt ou tard en état de légitime défense. Or, les chasseurs-braconniers sont relaxés par les tribunaux au regard qu’ils étaient en état de légitime défense, qu’ils n’ont pas été retrouvés, que les tirs non intentionnels ne peuvent être poursuivis, etc. Ceux qui ont eu à s’acquitter de dommages et intérêts étaient jugés au civil par des associations qui se sont portées partie civile. Les amendes de vandales ou de braconniers sont d’ailleurs payées par souscriptions levées par des syndicats d’éleveurs ou de chasseurs, solidaires.
  • c. Renforcer la population d’ours. L’effectif des ours bruns (moins de 20 individus en plusieurs noyaux isolés, ne comptant parfois que des mâles) est si bas que, sans apport extérieur, la population ne peut plus se renouveler et est appelée à disparaître « naturellement ». C’est pourquoi les ennemis de l’ours (Etat compris) ont intérêt à gagner du temps, à multiplier les études, les concertations, les contretemps, car le temps joue contre l’ours. Il convient donc de réintroduire maintenant 40 ours dans tout le massif pyrénéen et non deux ou trois de temps en temps n’importe où, ce qui donne des signes manifestes de bonne volonté, mais reste inutile, surtout si les ours réintroduits sont abattus, percutés par une automobile ou « tombés d’une falaise » dans l’année.
  • d. Réprimer le braconnage. Toutes ces mesures seraient encore inutiles si on ne veillait à les faire respecter. Une patrouille anti-braconnage spécifique doit s’assurer nuit et jour que personne ne pénètre dans les réserves avec une arme à feu, ne pose de piège ou ne disperse du poison, des pots de miel au verre pilé, que les barrières fermées ne sont pas détruites, etc.

– 3. Situation politique : Pour comprendre la mauvaise volonté des gouvernements français, il convient de connaître la situation politique. Plusieurs groupes de pression anti-ours se sont formés, dont le but est d’entretenir un climat de tension afin de décourager toute velléité protectrice de la part des autorités. Chaque corporation crée une association pour « structurer la résistance » et « faire entendre leur voix) » (ASPAP, ASPAP65, ADIP, IPHB, etc).

  • A . Les élus. Certains élus de droite (M. Lassalle) comme de gauche (M. Bonrepaux) se sont spécialisés dans la lutte anti-ours. Signalons que l’IPHB dirigé par M. Lassalle a touché des millions d’€ dont bien peu ont été affectés à l’ours, malgré le cahier des charges. Cette manne lui a été retirée pour être gérée par l’administration centrale.
  • B. Les chasseurs. Les chasseurs disent ne pas être opposés à l’ours à condition que sa protection n’impose aucune « contrainte », comme si toute loi, par définition, n’imposait pas une « contrainte ». Ils souhaitent chasser où bon leur semble. Dès qu’ils peuvent s’exprimer, le syndicat de la chasse, le parti CPNT, la fédération des chasseurs de l’Ariège prennent position contre l’ours et s’occupent à payer les amendes des contrevenants, en signe de solidarité.
  • C. Les éleveurs. Les éleveurs de moutons, qui préfèrent être appelés « bergers » veulent laisser paître leurs troupeaux sans surveillance ni « contrainte ». Ils ont fondé au moins 7 associations anti-ours. Leurs dirigeants s’appellent MM. Lacube, Ader, Lassalle, Mmes Maylin, Brouielh… Ils ont même obtenu une appellation AOC pour des troupeaux évoluant « en toute liberté », c’est-à-dire sans surveillance, et entre deux territoires à ours, pour verrouiller le cloisonnement. Ils considèrent, pour résumer, que le mouton fait partie du patrimoine local et qu’il est donc menacé par l’ours, dont la prédation, il faut le rappeler, est minime et indemnisée.
  • D. Les organismes. Quantité d’organismes de concertation, de conciliation, d’études, tels le Groupe National Ours, l’office National de la Chasse et de la Faune sauvage, le Parc National des Pyrénées ont été créés en principe pour s’occuper de la question, en fait pour l’éluder. Ils ont été progressivement confiés aux ennemis de l’ours (chasseurs, éleveurs, élus) et les protecteurs y sont très minoritaires. Tous les textes législatifs sont assortis de réserves telles que « toutefois », « sauf en ce qui concerne », « à titre exceptionnel », « pourront », etc. de façon à pouvoir être violés légalement.

– 4. Situation juridique : Ainsi, il est devenu difficile aux tribunaux de condamner des chasseurs et de faire la différence entre chasse et braconnage. Les tireurs d’ours sont donc relaxés pour non-lieu ou légitime défense tandis que la plupart des plaintes sont classées sans suite, rendant ainsi impuissantes les associations de protection de la nature qui seules s’occupent à faire respecter des lois déjà insuffisantes.

Ce n’est pas aux bénévoles de veiller à l’application des lois sur le terrain, ce qui, de surcroît, entretient un climat de guerre civile. Cette situation justifie que ces associations, ayant épuisé tous les recours internes, auprès des tribunaux administratifs, des tribunaux de grande instance, du Conseil d’Etat, avec des lettres au ministre, au président de la République, s’adressent à présent à la communauté européenne pour qu’elle saisisse la Cour de Justice et engage une procédure d’infraction.

CONCLUSION

Il apparaît nettement à la lecture de ce dossier que, depuis 50 ans, la France fait croire qu’elle protège l’ours officiellement alors qu’elle met tout en œuvre pour le faire disparaître officieusement, et avoir les coudées libres pour « l’aménagement », la paix sociale avec les éleveurs.

L’ours n’est d’ailleurs pas un cas unique (loup, bruant ortolan, râle des genêts, rapaces, grand hamster d’Alsace, etc.). Elle ne protègera pas efficacement l’ours brun sans y être contrainte par la communauté.

La France doit être mise en demeure de respecter ses engagements, avec une obligation de résultats et non de moyens. Tant qu’il n’y aura pas 150 ours dans les Pyrénées c’est que le pays n’a pas fait le nécessaire.


3. UN VOLUME D’ANNEXES contient :

Les textes de lois, nationales ou communautaires, les plaintes et courriers des associations classés sans suite ou avec réponses évasives, les jugements laxistes des tribunaux, des textes ou des faits prouvant le peu d’intérêt ou l’hypocrisie des autorités (MM. Mitterrand et Juppé, se régalaient d’ortolans, qui leur étaient fournis par M. Emmanuelli, bien que cet oiseau menacé soit officiellement protégé et toujours braconné), les déclarations non ambiguës des élus, des chasseurs et des éleveurs, les communiqués des associations, des cartes, etc.

A titre d’exemple, on trouvera la réponse du procureur de Foix, qui considère que le tir contre un ours (en l’occurrence celui de M. Bergeaud contre l’ours Balou en 2008) ne peut être puni parce qu’il n’était pas « intentionnel », que le fait de tirer au hasard devant soi ne constitue pas une infraction, et qu’il ne sera pas poursuivi.

Ce dossier, on l’a dit, sera bientôt disponible. Mais la plainte a été déposée. Les journalistes qui souhaitent disposer de renseignements plus précis peuvent obtenir dès maintenant et à titre individuel un dossier complet.

Personne à contacter : Armand Farrachi : 06 61 36 25 29
Dans les Pyrénées : Stéphan Carbonnaux : 06.63.15.52.85

Plainte contre la France pour défaut de protection de l’ours dans les Pyrénées

Souvenez-vous… c’était fin septembre 2009 : plusieurs associations de protection de la nature avaient déposé des plaintes contre la France auprès de la commission des communautés européennes pour défaut de protection de l’ours des Pyrénées. Certaines plaintes étaient individuelles, d’autres interassociatives.

Voici ce que nous en disions en 2009

La version complète du dossier qui a été rédigé pour constituer cette plainte avait d’ailleurs fait l’objet du livre PLAINTE CONTRE LA FRANCE pour défaut de protection de l’ours des Pyrénées.

Plainte contre la France

 

Le 6 juin 2011, nous décidions de renvoyer un complément à la plainte suite à l’abandon du dossier par Nicolas Sarkozy, alors Président de la République Française.

Commission des Communautés européennes
(à l’attention de Mme la Secrétaire générale)
rue de la loi, 200
B-1049 Bruxelles
BELGIQUE

lundi 6 juin 2011

Objet : DEFAUT DE PROTECTION DE L’OURS DES PYRENNEES.

Madame, Monsieur,

En 2008 déjà, notre association vous adressait une plainte signalant le défaut de protection de l’ours des Pyrénées par l’Etat français (plainte n° SG/CDC(2008)A/3669 en date du 28 avril 2008). En 2009, plusieurs associations de protection de la nature ont travaillé conjointement pour vous fournir des éléments retraçant l’historique de ce dossier, qui a même été publié dans un livre aux Editions IMHO.

Comment faire disparaître une espèce en faisant croire qu’on la protège ?
Pendant des années, la France a enchaîné les plans ours sans réelle volonté politique de voir s’établir une population d’ours viable sur son territoire. Tout au plus, l’Etat souhaitait répondre à son obligation de ne laisser disparaître aucun noyau de survie de cette espèce ! Malgré nos avertissements, l’Union Européenne est restée muette. Nous avons aujourd’hui le sentiment d’avoir été abandonnés et d’une certaine complicité entre ceux qui décident de la politique intérieure de notre pays et ceux qui sont censés lui faire respecter ses engagements européens.

Le 1er juin 2011, sans surprise, Monsieur Nicolas Sarkozy a décidé, probablement pour des raisons électoralistes, à un an d’un scrutin important, que la conservation de l’ours n’était plus une priorité pour notre pays. Un an après l’année de la biodiversité, en pleine année de la forêt, après les beaux discours du Grenelle de l’Environnement, cette décision est tout simplement inacceptable.

La France a été bénéficiaire de nombreuses aides pour assurer le maintien de cette espèce sur son territoire. Cependant, elle a laissé un petit groupe d’ultra-pastoraux, des élus locaux et le lobby de la chasse mener une campagne de désinformation, faisant croire que l’ours était responsable des difficultés que rencontrent certains pyrénéens. Même la justice a fermé les yeux et n’a pas condamné leurs actes illégaux.

Nous ne souhaitons pas vous réécrire chaque ligne de la plainte que vous avez reçue en 2009. Elle a été particulièrement bien documentée et se suffit à elle-même. Mais nous souhaitons désormais que vous preniez en compte la décision de notre Président de la République d’abandonner cette espèce et que vous décidiez sans plus tarder de sanctions exemplaires contre notre Pays.

L’ours n’est pas responsable de nos difficultés. Votre silence doit-il traduire un encouragement aux autres pays européens à abandonner à leur tour leurs efforts pour faire coexister la grande faune sauvage et les activités humaines ? Comment pouvons-nous demander à des pays comme la Slovénie ou la Roumanie de poursuivre ces efforts si un pays comme la France a votre bénédiction pour laisser disparaître une espèce aussi emblématique de son territoire ?

Aujourd’hui, nous renouvelons notre demande de voir condamné l’Etat français, par le gel des subventions liées à la conservation de l’ours et par un déclassement du Parc National des Pyrénées.

Le Président d’AVES France
Christophe CORET

 

Et bien, il aura fallu du temps pour que l’Europe réponde à ces courriers, mais dans une lettre du 30 novembre 2012, adressée à Gérard Charollois de CVN, avec qui nous avons déposé plainte, que la commission a mis la France en demeure dans le cadre d’une procédure d’infraction. Nous espérons évidemment que cette plainte contraindra le nouveau gouvernement à s’occuper du dossier de l’ours dans les Pyrénées.

Nous espérons vous donner des nouvelles sur cette action rapidement !