CAP LOUP : La tentative absurde et révoltante du gouvernement de déclasser le loup

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 24 JUILLET 2015

Stéphane Le Foll vient d’annoncer que le gouvernement engage « une démarche de déclassement du loup comme espèce strictement protégée, auprès de la Convention de Berne et de l’Union Européenne ». Aussi vaine soit-elle, cette démarche anti-écologique enfonce un peu plus la France dans l’abandon de toute vision d’avenir pour la cohabitation entre l’élevage et le loup.

Le ministre se moque-t-il des éleveurs avec cette annonce ? Les chances d’aboutir sont tellement faibles que Stéphane Le Foll lui-même déclarait le 8/7/14 qu’il n’était « pas favorable » à cette démarche, selon lui « vouée à l’échec » ! Le déclassement du loup nécessiterait l’acceptation par la majorité aux deux tiers des membres du comité permanent de la Convention de Berne et l’unanimité de ceux du Conseil de l’Europe après examen par la Commission Européenne. Or celle-ci a déjà répondu le 27/5/14 à la France « qu’une révision de la législation n’est pas nécessaire car la directive Habitats offre une flexibilité suffisante pour permettre d’assurer la coexistence du loup avec les activités pastorales ».

Comment justifier une telle demande vis-à-vis de nos voisins qui n’abattent aucun loup, comme l’Allemagne où les loups sont pourtant aussi nombreux qu’en France et l’Italie où ils le sont cinq fois plus ? La politique de notre pays est déjà la pire d’Europe en la matière, avec l’absence de vérification des mesures de protections subventionnées aux éleveurs, les indemnisations pour la prédation même s’ils ne protègent pas leur bétail, les autorisations de tirs même si le bétail n’est pas protégé, même s’il n’a pas été attaqué, même s’il n’est pas dehors, les tirs confiés aux chasseurs non encadrés, les tirs possibles en cœur de parc national, et même désormais une brigade de jeunes payés par l’État pour abattre des loups !

Le ministre annonce sa démarche dans le cadre d’un « plan de soutien à l’élevage français ». Mais chasser le loup n’aide en rien les éleveurs. La prédation continue sur le bétail insuffisamment protégé. Pour les aider vraiment, le ministre ferait mieux d’accompagner les éleveurs dans une évolution vers des pratiques respectueuses de la biodiversité, afin de répondre aux attentes de la société. Car les Français, très majoritairement favorables aux loups, n’accepteront peut-être pas toujours de continuer à payer par leurs impôts les subventions qui maintiennent sous perfusion l’élevage ovin.

Les associations de CAP Loup

Le loup : Royalement condamné

Il ne se passe pas une semaine sans que le Sinistère de l’Ecologie ne produise une ineptie, une imbécillité, une décision absurde qui mette à mal la nature en France et la biodiversité.

Normal direz-vous, puisque le Sinistère est dirigé par une politicienne qui ne connait aucun dossier relatif à la faune sauvage, et ne possède aucune connaissance scientifique, si je peux en juger d’après ses déclarations fracassantes au sujet des blaireaux, des vautours mangeurs de vaches vivantes, des flamants roses bouffeurs de riz, des cormorans, des bouquetins du Bargy qui refilent la brucellose au bétail, des ours qu’il ne faut surtout réintroduire et des loups qui ne méritent rien d’autre que des brigades anti-loups. Rappelez-vous, c’est la même politicienne qui a laissé mourir le marais Poitevin.

Ah oui, parce que la dernière trouvaille de la Chef Suprême du Sinistère, c’est la création de brigades anti-loups. Une offre d’emploi relayée sur certains sites, comme cette mission locale de la Seyne sur Mer qui ajoute :
« Une super offre pour les jeunes prêts à bouger qui ont des connaissances en milieu naturel/montagne/chasse/rando.. »

Enfin, plusieurs médias relatent que « La ministre a aussi annoncé qu’elle engageait «une démarche auprès de la Commission européenne et de la Convention de Berne pour que les modes de gestion du loup soient adaptés en fonction de l’importance de sa présence sur le terrain, comme en Espagne où deux modes de gestion du loup existent».

Le nombre de loups à abattre est déjà bien élevé (d’ailleurs, un loup a été abattu en Maurienne (Savoie) le 13 juillet), la démarche de la ministre est consternante et révélatrice de son absence totale d’intérêt pour la biodiversité.

Que faut-il penser de cette ministre ? Qu’elle n’a pas les compétences nécessaires pour assurer cette fonction ? Sûrement. Qu’elle devrait démissionner ? Cela parait évident.

En attendant, nous vous suggérons d’écrire courtoisement au Ministère de l’Ecologie pour protester contre la création de cette brigade anti-loups.
Brigade-loup

36 loups à tuer : la France en infraction et contre l’avis des Français

La ministre de l’écologie vient de publier deux arrêtés fixant les conditions de tirs et le nombre de loups pouvant être tués pour la période 2015-2016. Ces mesures entérinent une politique de destruction dictée par les lobbies agricoles et cynégétiques, au mépris de la demande des citoyens et des obligations de notre pays. Les associations de CAP Loup demandent le retrait de ces arrêtés et portent plainte contre la France.

Ces arrêtés ont été pris alors qu’ils avaient été massivement rejetés par les citoyens lors de la consultation publique, et alors que les Français sont opposés à la destruction des loups (sondage IFOP 2013). L’État obéit aux syndicats agricoles et au monde de la chasse, par des mesures contraires à toute idée de coexistence entre le loup et l’élevage.

Les loups peuvent désormais être abattus même si le bétail n’a pas été attaqué, même s’il n’est pas protégé, et jusqu’à six mois après qu’il est rentré. Les tirs sont possibles jusque dans le cœur des parcs nationaux. Les éleveurs continuent à être subventionnés et indemnisés sans contrepartie ni incitation à protéger leur troupeau.

Le nombre de loups pouvant être tués en 2015-2016 augmente de 24 à 36, alors que la population de loups est en baisse d’après le suivi officiel (ONCFS : 301 loups estimés en 2014, 282 loups en 2015). Les abattages (19 légaux en 2014-2015) ont pourtant montré leur inefficacité depuis des années puisqu’ils n’empêchent par les attaques de continuer sur les troupeaux insuffisamment protégés qui concentrent l’essentiel de la prédation.

Nous demandons depuis un an à rencontrer Ségolène Royal pour lui faire part de nos propositions en faveur d’une meilleure cohabitation entre le loup et le pastoralisme. La ministre de l’écologie refuse de recevoir les associations écologistes, tandis qu’elle reçoit les syndicats anti-loups et applique leurs doléances.

En organisant une chasse aux loups qui met en péril le retour de l’espèce au niveau national et sans chercher à favoriser la coexistence avec les activités agricoles, l’État met la France en infraction par rapport à la convention de Berne et à la Directive Habitats-Faune-Flore. Nos associations portent donc plainte contre la France auprès de la Commission européenne.

Les associations de CAP Loup

L’État détruira-t-il 36 loups au mépris de la volonté des Français ?

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 18 JUIN 2015

entete-lettre_cap-loup2 500 personnes ont déjà répondu à la consultation publique en cours sur le projet d’arrêté ministériel encadrant les tirs de loups. Cette mobilisation est énorme pour une consultation, et très majoritairement contre le projet. Le ministère osera-t-il prendre cet arrêté, malgré le rejet des citoyens et des associations ? Soyons encore plus nombreux à dire notre opposition ! Plus que quelques jours pour répondre.

Deux projets d’arrêtés sont soumis à consultation publique jusqu’au 21 juin. Le premier concerne les conditions dans lesquelles les tirs de loups peuvent être autorisés par les préfets, le second concerne le nombre maximum de loups (36 !) pouvant être tués pour la période 2015-2016. Consultez les projets ici et envoyez votre réponse ici !

Au lieu d’inciter les éleveurs à s’adapter au retour du loup, l’État encourage de plus en plus largement sa destruction. Entre autres mesures envisagées, les « tirs de défense » (tuer un loup près d’un troupeau) seraient autorisés non seulement pour un troupeau non protégé, mais aussi pour les autres troupeaux de la commune, même s’ils n’ont pas été attaqués. La prédation sur le bétail pourrait être imputée au loup sans constat de terrain par un agent de l’État. Les « tirs de prélèvement » (tuer un loup loin des troupeaux) seraient encore confiés aux chasseurs, pour une durée augmentée à six mois et même si le bétail n’est pas dehors. Les tirs officiels ne seraient plus interrompus en cas de braconnage de loup dans la zone. Enfin, aussi incroyable que cela puisse paraître, les destructions de loups seraient autorisées dans les réserves naturelles et dans le cœur des parcs nationaux.

Malgré le rejet massif de ce projet par les citoyens, malgré les 67 000 signatures de notre pétition en faveur de la cohabitation loup/pastoralisme, malgré l’opposition des associations de CAP Loup qui regroupent 120 000 adhérents, malgré la plainte contre la France que nous déposerons auprès de la Commission européenne, malgré l’opposition des Français à la destruction des loups (sondage IFOP 2013)l’État adoptera-t-il ces nouvelles mesures destinées à satisfaire les lobbies agricoles et cynégétiques ?

Les associations de CAP Loup

Arrêtés illégaux : CAP Loup rappelle à l’ordre les maires délinquants

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 26 MAI 2015

Malgré la reconnaissance de l’illégalité d’un arrêté municipal qui autorise le tir des loups pour tout citoyen, d’autres maires disent vouloir prendre en toute connaissance de cause des arrêtés similaires, tout aussi dangereux et insensés qu’illégaux. Les associations de CAP Loup engagent d’ores et déjà les actions juridiques pour faire annuler ces arrêtés, en appellent au préfet coordinateur du Plan national loup, et mettent en garde les élus qui seraient tentés par cette forme de délinquance.

Suite à l’action de l’ASPAS, qui fait partie de CAP Loup, la préfecture des Hautes-Alpes a demandé au maire de Pelleautier de retirer son arrêté illégal du 15 mai dernier qui autorise le tir des loups « pour tout citoyen majeur, muni d’une arme, ayant la faculté de s’en servir ». Ceci n’a pas empêché d’autres maires des environs (Prunières, Les Orres…) de déclarer qu’ils prendraient des arrêtés similaires. Ces élus savent pourtant que le loup est une espèce protégée, que les autorisations de tirs sont délivrées par les préfets, et qu’elles le sont déjà largement aux éleveurs de leurs communes.

L’ASPAS vient de demander à la préfecture de sommer ces maires de ne pas prendre ces arrêtés illégaux. S’ils sont pris et que les maires refusent de les abroger dans les plus brefs délais, c’est le tribunal administratif qui ordonnera leur suspension suite au recours que déposeront l’ASPAS, FERUS et ONE VOICE, trois associations de CAP Loup. D’autre part, notre collectif vient d’écrire au préfet de région Michel Delpuech, coordinateur du Plan national loup, pour lui demander de prendre les mesures appropriées et d’inviter les préfets à la plus grande réactivité pour faire retirer les arrêtés municipaux illégaux.

Si un loup était abattu en application de tels arrêtés, la responsabilité fautive du maire serait engagée, et nos associations demanderaient réparation du préjudice causé par cette destruction illégale. La « ruralité » que disent défendre ces maires délinquants n’est pas celle que veulent les Français, y compris les ruraux. Il est inacceptable que des élus irresponsables, à la recherche de publicité auprès d’extrémistes anti-loups, se croient au-dessus des lois et mettent en danger les citoyens en autorisant des tirs anarchiques qui ne solutionneront en rien les problèmes des éleveurs.

Les associations de CAP Loup

Communiqué Cap Loup : Action juridique en cours contre un arrêté municipal illégal

L’ASPAS, qui fait partie de CAP Loup, demande expressément depuis lundi 15 mai à la préfecture des Hautes-Alpes de sommer le maire de Pelleautier d’abroger un arrêté municipal illégal. Cet arrêté du 15 mai autorise le tir des loups « ou de tout autre prédateur, pour tout citoyen majeur, muni d’une arme, ayant la faculté de s’en servir ». La préfecture est en charge du contrôle de la légalité des arrêtés municipaux. Si cet arrêté illégal n’est pas retiré dans les plus brefs délais, c’est le tribunal administratif qui ordonnera sa suspension d’urgence, suite au recours que déposeront l’ASPAS, FERUS et ONE VOICE.

COMMUNIQUE DE L’ASPAS :

On n’est pas au Far West : L’ASPAS recadre un maire anti-loups hors la loi

Pour Christian Hubaud, le maire anti-loups de Pelleautier (Hautes-Alpes), c’est la loi du fusil. Il vient de prendre en toute connaissance de cause un arrêté aussi dangereux, qu’illégal, autorisant le tir des loups et de tous les prédateurs à tout citoyen armé ! L’ASPAS a immédiatement demandé au maire d’abroger son arrêté, sans quoi l’ASPAS et ses partenaires associatifs (FERUS, One Voice) demanderont sa suspension en urgence devant le tribunal administratif et la démission de ce maire qui agit en délinquant.

Dans son arrêté municipal du 18 mai, Christian Hubaud ordonne le tir des loups « ou de tout autre prédateur, pour tout citoyen majeur, muni d’une arme, ayant la faculté de s’en servir ». Cet arrêté pris en dehors de tout cadre réglementaire est bien sûr totalement illégal. M. Hubaud, également conseiller départemental à l’agriculture, ne peut ignorer que le loup est une espèce protégée et que les autorisations de tirs sont délivrées par les préfets, dans le cadre d’arrêtés ministériels déjà extrêmement permissifs.
loup36-R.collangeIl est inacceptable qu’un élu local se comporte en shérif hors-la-loi, dans le seul but de satisfaire une poignée d’extrémistes anti-loups. En plus de l’illégalité patente de sa décision, M. Hubaud met délibérément en danger la sécurité des habitants de sa commune en encourageant l’usage des armes à feu en dehors de toute règle.

Face à une telle irresponsabilité, l’ASPAS a demandé dès hier au préfet de sommer M. Hubaud d’abroger immédiatement son arrêté, si le maire refuse de le faire par lui-même. Dans le cas contraire, c’est le tribunal administratif qui suspendra l’arrêté illégal, suite au recours qui sera déposé dans la journée.

La commune de Pelleautier est située dans un secteur fréquenté par des loups depuis une dizaine d’années. Pour autant, la prédation sur le bétail est très rare sur la commune, et il n’est pas établi avec certitude que les attaques ayant eu lieu récemment, sur des troupeaux de moutons insuffisamment protégés, soient l’œuvre de loups.

Quoi qu’il en soit, il serait grand temps d’adapter réellement les pratiques d’élevage à la présence des loups, plutôt que de chercher à les éliminer par des méthodes de voyous qui ne construisent en rien l’avenir de l’élevage français et l’équilibre écologique.

Le loup, éternel coupable…

Depuis plusieurs mois, les élus locaux et le gouvernement crient haro sur le loup et prétendent vouloir réguler l’espèce, au mépris de la législation et des règles de conservation d’une espèce.
L’objectif est autant de calmer – et de se concilier – les éleveurs ovins qui ne veulent pas entendre parler de cohabitation, et lâcher un peu de lest vers les chasseurs qui n’abandonnent pas leur idée fixe de pouvoir un jour prochain ajouter canis lupus aux espèces chassables.

Le seul argument des éleveurs vis à vis du public repose sur l’argument moral; faute de pouvoir toucher les français en parlant de la crise de la filière ovine, on utilise l’émotion. C’est ainsi, que les journaux locaux et nationaux relatent avec complaisance les attaques de loups sur les troupeaux, faisant ressortir toute l’horreur d’une attaque, les souffrances des agneaux et brebis, etc.
Evidemment, pas un mot sur la souffrance des mêmes animaux qui partent pour les abattoirs !

Une autre image est également soigneusement occultée par les éleveurs, surtout quand le prédateur est, non pas un loup, mais un bipède, un autre homo sapiens…

Nous vous laissons donc le choix d’aller lire cet article du journal du centre qui relate la mort sordide de 7 agneaux et 1 brebis. C’est un cas, hélas, parmi tant d’autres en France, et qui ne concerne pas que les moutons. La maltraitance animale est du fait de l’homme. Amis éleveurs, sortez vos mouchoirs…

Politique anti-loups : Les associations vont porter plainte contre la France

Communiqué de presse, le 23 avril 2015

Un projet de nouvel arrêté encadrant les autorisations de tirs de loups a été présenté par l’État ce 21 avril au Groupe National Loup, chambre d’enregistrement faussement démocratique à laquelle nos associations refusent désormais de participer. L’arrêté envisagé contient des mesures extrêmement graves et organise une véritable chasse au loup généralisée, traitant une espèce strictement protégée comme une espèce nuisible. L’État compte-t-il adopter un tel texte ? Si c’était le cas, nos associations porteraient plainte contre la France.

Des tirs de loups partout et tout le temps ?
Entre autres mesures envisagées, les « tirs de défense » (tuer un loup près d¹un troupeau) seraient autorisés non seulement pour un troupeau non protégé, mais aussi pour les autres troupeaux de la commune, même s’ils n’ont pas été attaqués. La prédation sur le bétail pourrait être imputée au loup sans constat de terrain par un agent de l’État. Les « tirs de prélèvement » (tuer un loup loin des troupeaux) seraient encore confiés aux chasseurs, pour une durée augmentée à six mois et même si le bétail n’est pas dehors. Les tirs officiels ne seraient plus interrompus en cas de braconnage de loup dans la zone. Enfin, aussi incroyable que cela puisse paraître, les destructions de loups seraient autorisées dans les réserves naturelles et dans le cœur des parcs nationaux.

Une politique de tirs inefficace et irrationnelle
Le gouvernement refuse de voir que cette politique des tirs, engagée depuis des années, est un échec puisque la prédation sur le bétail continue tant que les troupeaux ne sont pas mieux gardés. S’il adopte ces nouvelles mesures, l’État confirmera de façon toujours plus accablante que les tirs n’ont pas pour objectif de protéger les troupeaux, mais qu’il s’agit bien d’une chasse aux loups destinée à satisfaire les lobbies agricoles et cynégétiques. Nos associations n’auront alors d’autre choix que de porter plainte contre la France auprès de la commission européenne.

Pas de contrepartie demandée aux éleveurs en échange des aides
Les éleveurs devraient avoir de bonnes pratiques en échange des subventions qui les font vivre. En plus, ils sont payés spécifiquement pour protéger leurs troupeaux, et indemnisés en cas de prédation même s’ils ne l’avaient pas fait. CAP Loup demande :

  1. que les éleveurs ne soient pas indemnisés si leur bétail n’était pas protégé,
  2. que la protection soit vérifiée sur le terrain par des agents de l’État et soit une condition aux aides financières,
  3. que les éleveurs soient mieux aidés sur le plan technique : sélection des chiens de protection, clôtures plus adaptées, étude de méthodes alternatives… Seuls un meilleur accompagnement et une responsabilisation des éleveurs pourront garantir l’évolution nécessaire de leurs pratiques.

Les associations de CAP Loup

Face à Ségolène Royal, exigeons une vraie politique de protection des loups

Le 28 février dernier au Salon de l’agriculture, Ségolène Royal a déclaré qu’il fallait « réguler » le loup. Déclaration aussi inepte qu’inacceptable de la part d’une ministre de l’écologie, quand on sait que le loup est une espèce strictement protégée, aux effectifs encore faibles et en tout début de retour naturel dans notre pays. Face à cette politique anti-loup de Ségolène Royal, vous pouvez nous aider à faire contrepoids en diffusant la pétition CAP Loup !

Assez de la politique anti-loup de Ségolène Royal

Une ministre de l’écologie qui refuse de recevoir les associations écologistes, une espèce protégée traitée comme une espèce nuisible, des préfets qui prennent des arrêtés anti-loup illégaux, un « plafond » de dérogations considéré comme un plan de chasse, une convention internationale et une directive européenne bafouées, un retour du loup plus lent que dans les pays voisins, des tirs de loups offerts aux chasseurs, l’encouragement du braconnage, des loups chassés d’un parc national, une louve sauvage maintenue en captivité à vie, des moutons indemnisés même s’ils n’étaient pas gardés, pas de responsabilisation des éleveurs en contrepartie des subventions, des syndicats agricoles qui refusent toute cohabitation avec une espèce sauvage, pas de valorisation d’un pastoralisme responsable, le déni de l’intérêt du loup pour le développement touristique, pour la bonne santé de nos forêts et pour notre patrimoine naturel, des élus au service de lobbys agricoles et cynégétiques passéistes, un mépris pour la majorité des Français qui veut protéger les loups…

Ça suffit !

Objectif 100 000 signatures

Depuis des mois, les associations de CAP Loup demandent à rencontrer la ministre qui refuse de nous recevoir. Aidez-nous à être entendus : faites signer la pétition CAP Loup destinée à Ségolène Royal ! Nous sommes déjà 58 000 signatures. Atteignons 100 000 !
Merci à tous !

Communiqué : collectif CAP LOUP

Ségolène Royal remet le dossier ours aux calendes grecques ; lettre à la D.G.E. de la Commission européenne.

Mesdames et messieurs les membres de la direction générale de l’environnement de la Commission européenne,

Lors de la réunion à laquelle AVES France a participé en février dernier à Paris, nous vous avons questionnés sur les suites données à la plainte portée contre l’Etat français pour défaut de protection de l’ours brun dans les Pyrénées (en 2009), et notamment sur la procédure d’infraction 2012/4104.

Dans votre courrier du 18 novembre 2014 Ref. Ares(2014)3839783 – 18/11/2014, vous nous assuriez être en contact régulier avec les autorités françaises qui vous faisaient part, une nouvelle fois, de leur bonne foi alors que dans les faits, rien n’a changé en France depuis le dépôt de la plainte en 2009… il y a 6 ans !

Vous disiez dans ce courrier, comme lors de la réunion à laquelle nous étions invités, que vous étiez dans l’attente de la publication du volet ours de la Stratégie pyrénéenne de valorisation de la biodiversité… publication qui était prévue pour le premier trimestre de l’année 2015 et dont nous ignorons absolument quel en sera le contenu, puisque le ministère continue de refuser le dialogue avec les associations indépendantes, c’est à dire celles qui ne dépendent pas de ses subventions.

Aujourd’hui, nous apprenons que Madame la Ministre, Ségolène Royal, a annoncé qu’elle « accordait 9 mois de délai supplémentaire au Comité de Massif des Pyrénées pour donner son avis sur le volet « ours » de la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la Biodiversité. » Le dossier ours est reporté. Reporté jusqu’à quand ? Il est flagrant que Madame Royal veut gagner du temps afin de ne pas avoir à prendre de décisions sur le dossier ours avant 2017.

La plainte que vous avez reçue en 2009 était extrêmement bien documentée.
Pour rappel : http://www.aves.asso.fr/2012/12/rappel-2009-plainte-contre-la-france-dossier-ours-des-pyrenees/

L’Etat doit assumer son rôle et prendre ses responsabilités.
Nous, responsables d’associations de protection de la nature, avons mis ce dossier entre vos mains en 2009 car nous ne réussissions plus à communiquer avec nos gouvernants et que nous souhaitions obtenir votre aide pour rappeler à l’Etat français ses engagements communautaires. Nous avons placé nos espoirs entre vos mains pour qu’enfin, le dossier ours puisse avancer.

Comme je vous l’ai dit, j’ai vécu dans la Roumanie rurale plusieurs années, au contact des grands prédateurs. J’ai échangé avec des bergers qui protégeaient leurs troupeaux des grands prédateurs. Et là-bas, il y en a des grands prédateurs, des milliers ! Là-bas étrangement, on n’entend pas les éleveurs hurler que la cohabitation est impossible, que les grands prédateurs sont responsables de tous les maux qui touchent l’élevage. Aujourd’hui le discours selon lequel, en France, il faut faire un choix entre pastoralisme et grands prédateurs est insupportable. C’est de la manipulation et une façon simpliste d’évacuer une problématique. Pourtant, l’Europe et les français ont payé cher des plans ours successifs, dont les crédits ont largement été utilisés pour subventionner l’élevage.

Je vous rappelle que la plainte a été déposée en 2009… il est temps que l’Etat français exprime clairement sa position sur le dossier ours, alors que l’expertise collective scientifique « L’ours brun dans les Pyrénées », publiée le 26 septembre 2013 par le Muséum national d’Histoire naturelle atteste que «  l’habitat type source permet d’accueillir 110 individus, soit 94 individus matures pour l’habitat le plus favorable à 258 individus, soit 220 matures, si les habitats favorables de moindre qualité sont inclus. »

Cordialement,
Christophe CORET
Président d’AVES France
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