Pétition contre la chasse aux loups en Suisse

https://www.change.org/p/doris-leuthard-conseil-des-etats-non-au-droit-d-exterminer-%C3%A0-nouveau-le-loup

Le Conseil fédéral suisse est chargé de soumettre au Parlement une modification de la loi sur la chasse prévoyant que le loup est une espèce pouvant être chassée toute l’année.

Cette proposition vise en outre à réviser la Convention de Berne. Elle a été soumise sous la pression des éleveurs et des chasseurs, pour les mêmes motifs que l’on rencontre en France : la cohabitation est impossible. Mais heureusement, l’avis du Conseil fédéral en date du 3 septembre 2014, rappelle,entre autres, que « Les expériences de ces dernières années ont montré que les mesures de protection des troupeaux n’apportent certes pas une protection totale contre les attaques de prédateurs, mais qu’elles permettent néanmoins de réduire très sensiblement les sinistres. » Cependant, le loup n’est pas sauvé pour autant.

Rappelons que la population de loups en Suisse n’excède pas 40 individus !!!

Des citoyens ont donc lancé une pétition adressée au parlement suisse.

Merci de signer et diffuser !

https://www.change.org/p/doris-leuthard-conseil-des-etats-non-au-droit-d-exterminer-%C3%A0-nouveau-le-loup

 

 

Consultation publique : ne laissons pas Ségolène Royal tuer encore plus de loups !

URGENT : du 11 février au 3 mars 2016, le Ministère de l’écologie et du développement durable lance une consultation publique portant sur le projet d’arrêté fixant un nombre supplémentaire de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2015-2016.

Nous sommes convaincus qu’une nouvelle fois, l’Etat mettra en place sa folie destructrice quel que soit le résultat de cette consultation citoyenne, l’opinion publique ayant déjà été largement méprisée lors de la précédente consultation sur le sujet. Cependant, nous ne pouvons pas laisser la voie libre aux assassins de la nature et il faut donc nous mobiliser à nouveau. Ce gouvernement lave plus vert en faisant entrer des « écolo-opportunistes » dans ses rangs, après avoir pavoisé suite à la COP21. Ce projet d’arrêté montre pourtant bien son mépris — et celui des préfets — pour la nature !

Vous avez été nombreux à vous mobiliser pour le loup lors de la précédente consultation publique, mais aussi lors des manifestations organisées par les associations début 2016. Continuons ! Faisons-nous entendre !

Soyez nombreux à dire NON AUX TIRS DE LOUPS sur le site http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-arrete-fixant-un-nombre-supplementaire-de-a1254.html?id_rubrique=2 ! (jusqu’au 3 mars 2016)

Envoyez également des tweets à @RoyalSegolene pour lui dire #StopTirsLoups.

Soyons unis contre ce projet d’arrêté « naturicide ».


Ce que dit le texte de l’arrêté :

« L’arrêté du 30 juin 1015 fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2015-2016 fixe à 36 le nombre de loups pouvant être détruits (entre le 1er juillet 2015 et le 30 juin 2016). A l’heure actuelle 34 loups ont été détruits. Même si depuis le 23 décembre 2015, les préfets ont suspendu toutes les autorisations de tirs de prélèvement (date à laquelle le nombre de loups détruits était déjà de 34), il est vraisemblable que le seuil de loups pouvant être prélevés puisse être atteint à court ou moyen termes avant le 30 juin 2016. Si ce plafond de 36 loups venait à être atteint, toutes les autorisations de tir pour assurer la protection des troupeaux seraient alors interrompues ; les éleveurs seraient alors dans l’impossibilité de défendre leur troupeau en particulier par la mise en œuvre des tirs de défense.

Dans ce contexte, le présent projet d’arrêté propose donc de relever le seuil de prélèvement au cours de la période 2015/2016 pour la mise en œuvre des seuls tirs de défense. Cet arrêté n’entrera en vigueur que si le plafond initial de 36 loups détruits est atteint.
Six loups (mâles ou femelles, jeunes ou adultes) supplémentaires pourront ainsi être prélevés, sur autorisation des préfets. »


Voici quelques éléments pour vous aider à construire votre réponse argumentée (vous n’êtes pas obligés de tous les reprendre). Attention, l’administration ne prend en compte que les commentaires qui ont été personnalisés. N’oubliez donc pas d’ajouter quelques phrases de votre « cru ».

  • Il faut rappeler que le Conseil National de Protection de la Nature (CNPN), composé de scientifiques compétents en la matière, a récemment donné un avis défavorable sur l’augmentation du quota de loups à supprimer. C’est un avis purement consultatif, mais le gouvernement doit le prendre en considération… et pas seulement pour le loup !
  • Rappelons également, ce n’est pas du luxe, que le loup est protégé par la Convention de Berne, la convention Habitats et figure sur la Liste rouge des espèces menacées en France.
  • Dans un contexte post-COP21 où la France a clairement dit son intention de protéger l’environnement, cette décision d’augmenter le quota de tirs de loups est totalement contraire à ce qui a été affirmé il y a quelques mois.
  • Le nombre de loups en France a baissé entre 2014 et 2015 (chiffres de l’ONCFS) ; ces tirs mettent encore plus en péril la population de cette espèce protégée, qui demeure très fragile. Le collectif Cap loup comptabilise d’ailleurs 41 animaux tués ! Un seul noyau reproducteur est constaté en France, comment parler de « prolifération » (terme scientifiquement erroné qui plus est) dans ce cas ? Enfin, le loup est loin d’avoir recolonisé tout son territoire.
  • Les tirs ne sont pas une solution sur le long terme. Une meute privée de l’un de ses membres s’en trouve désorganisée. Cela augmente donc considérablement les risques d’attaques de loups isolés. Seuls les moyens de protection permettent une cohabitation durable.
  • Les moyens de protection ne sont pas appliqués partout par tous les éleveurs, loin s’en faut. Certaines associations ont produit des vidéos montrant clairement des troupeaux non protégés. Les éleveurs doivent d’abord s’occuper de la protection de leur cheptel avant d’envisager un quelconque tir de défense.
  • Les tirs sont par ailleurs susceptibles de dégager les éleveurs de leurs responsabilités. En effet, comment contraindre un éleveur à mettre en place des moyens de protection si on élimine les prédateurs de son secteur  ? Le raisonnement est illogique.
  • En prenant en compte tous les cas de mortalité connus, au moins 41 loups ont déjà été tués en France pour la période 2015-2016, le plafond de 36 est déjà largement dépassé depuis début décembre. Il est urgent de mettre un terme à ces abattages scandaleux.
  • Entre 2014 et 2015, le nombre d’attaques sur les troupeaux imputées au « loup non exclu » a augmenté de 4%, et le nombre de brebis indemnisées a augmenté de 2%. N’oublions pas que, par facilité et complaisance, les attaques de brebis qui ne sont pas dues au loup sont tout de même indemnisées, au bénéfice du doute.
  • L’Etat devrait mettre d’autres moyens en oeuvre pour aider les éleveurs (accompagnement technique, vérifications et suivi des moyens de protection sur les terrain (pour la mise en place de clôtures dignes de ce nom), aide systématique d’un spécialiste de l’éducation des patous, méthodes expérimentales ou peu utilisées comme les fladrys, effarouchements lumineux, etc.). La seule réponse de l’Etat, c’est la création de brigades anti-loups, un scandale !
  • Il est évident que si les éleveurs refusent d’assurer une protection efficace de leur troupeaux, les attaques de loups se poursuivront car les plus mortelles ont toujours été observées sur les troupeaux peu ou pas protégés ! (constatation récemment reprise par la préfecture de l’Isère).
  • Ce projet ne permettra certainement pas aux éleveurs de continuer à exercer leur profession sereinement. Il encouragera davantage le braconnage et mettra en péril la biodiversité de notre pays, et patrimoine commun.

Au lendemain de la première manifestation de défense du loup, les associations plus mobilisées que jamais

Jusqu’à 5000 manifestants ont battu le pavé lyonnais samedi 16 janvier pour dénoncer la chasse aux loups en France. Venus de très nombreuses régions, les manifestants ont fait preuve de détermination. Dans un calme contrastant avec les habituelles manifestions violentes des anti loups, les associations à l’origine de ce rassemblement, sont plus mobilisées que jamais.
La ministre de l’écologie avait ajourné son projet d’arrêté visant à rajouter 6 loups au quota de 36 déjà accordé en juin dernier. Elle a depuis décidé, montrant ainsi son mépris de la demande des citoyens, de le présenter tout de même le 9 février au Conseil National de Protection de la Nature.
Forts de la démonstration d’envergure de samedi dernier, et de leur pouvoir de mobilisation, les associations vont contester un nouvel arrêté en préparation par la Ministre en charge de l’écologie qui prévoit d’augmenter encore de 6 le nombre de loups susceptibles d’être tués. Alors que la population de loups, espèce officiellement protégée a, pour la première fois diminué en 2015.
Nous combattrons ce projet d’arrêté devant le préfet de région, à qui nous avons demandé audience, et qui en est à l’initiative. Et le 9 février, nous serons au Conseil National de Protection de la Nature pour exprimer notre désaccord complet avec ce texte qui ferait passer de 36 à 42 le nombre de loups à abattre cette année. Soit plus de 15% de la population française !
Aucune espèce gibier n’a de plan de chasse aussi excessif. Cela démontre bien la volonté des pouvoirs publics de porter un coup fatal à la population de loups française.
Une fois encore, les protecteurs de la nature affichent leur volonté de voir s’instaurer une véritable cohabitation avec le pastoralisme, cohabitation que la France est le seul pays de l’Union Européenne à prétendre qu’elle est impossible.
En plein débat de la loi biodiversité au Sénat, la ministre officiellement en charge de l’écologie envoie un bien mauvais signal aux Français qui croient de moins en moins au personnel politique. Le manque de cohérence flagrant entre les volontés affichées à l’origine de ce projet de lois et la réalité des décisions réellement prises ne fait que creuser l’immense fossé qui sépare de plus en plus les gouvernants du peuple français.
Les protecteurs de la nature sont des citoyens engagés de plus en plus déterminés à se faire entendre. L’avenir du loup en France est devenu le symbole de notre engagement pour la nature.
Asbl Wolf Eyes, Action Nature, Alepe, Alliance avec les loups, Animal Cross, Aspas, Aves France, CALI, CAP Loup (collectif), Collectif du 21 septembre, Convention Vie et Nature, CRAC Europe, Dignité Animale, Emys conservation, FERUS, FNE, FRAPNA, GEML, LPO, Mille Traces, Oiseaux Nature, One Voice, Peuple Loup, Point info loup/lynx, Sauvegarde Faune Sauvage, Sauvons nos loups alpins, Sea Shepherd, SFEPM, SNPN, Sur les traces du loup, UFCS, WWF.
Contacts presse :
– Muriel Arnal (One Voice)
– Pierre Athanaze (Action Nature)
– Patrick Boffy (FERUS / Cap Loup)
– Yves Verilhac (LPO)
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Grande mobilisation inter-associative contre la chasse aux loups

Lyon, 16 janvier 2016
Conférence de presse à 13h à la Maison Rhodanienne de l’Environnement, 32 rue Ste Hélène (à 150 m de la place Bellecour).
Avec la présence de Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO France, Yves Paccalet, philosophe et vice-président de Ferus et Fabrice Nicolino, journaliste à Charlie Hebdo et grand défenseur du loup.


Alors que pour la première fois la population de loup en France a baissé en 2015, cédant aux pressions des lobbies agricoles et de la chasse, les pouvoirs publics ont augmenté le maximum de loups pouvant être abattus de 50 % : 24 loups en 2014-2015 contre 36 loups en 2015-2016.
Ce plafond maximum est devenu un quota à atteindre absolument pour l’Etat français qui a déployé les grands moyens :
– Autorisation de tirer le loup par les chasseurs lors de leurs parties de chasse au grand gibier
– Arrêtés préfectoraux autorisant l’ensemble des chasseurs d’un département à abattre des loups
– Carabines à vision nocturne
– Caméras thermiques
– Tirs de défense dans le parc national des Cévennes
– Tirs de nuit aux phares, pratique interdite pour les espèces gibier.
Rappelons que le loup est une espèce protégée aux niveaux français et européen !
Depuis le 2 juillet 2015, 34 loups ont déjà été abattus et donc décomptés du plafond. De plus, d’après nos sources, l’Etat a en projet un nouvel arrêté visant à augmenter dans les jours qui viennent ce plafond de loups pouvant être abattus.
Les tirs de loups, qui ne doivent être que la solution de dernier recours, sont devenus la priorité au lieu d’étendre la protection des troupeaux ; pourtant ces tirs déstructurent les meutes, ce qui augmente les dégâts aux troupeaux !
Le retour du loup est une chance pour tous les pays qui l’accueillent à nouveau. Il est l’allié incontournable des forestiers (deuxième activité économique en zone de montagne) qui trouvent là un moyen de diminuer les dégâts des cerfs, chevreuils, sangliers ou chamois. C’est également un atout pour le tourisme (première activité économique en zone de montagne) en développant un éco-tourisme permettant aux professionnels installés sur place de travailler toute l’année. Le tourisme axé sur le loup en Espagne et en Italie a déjà fait ses preuves.
Mais en France, le loup, comme toutes les activités que sa présence pourrait dynamiser, est « géré » sous pression politique au nom de la soi-disant protection du pastoralisme ovin. La présence du loup, contrairement à ce que l’on peut voir dans tous les autres pays, serait incompatible avec cette activité ! Ils sont pourtant bien plus nombreux en Italie (1000 à 1500) ou en Espagne (2500).
Alors que le gouvernement français dit se montrer exemplaire à l’occasion de la COP 21, il sacrifie la biodiversité pour satisfaire les pressions des syndicats agricoles et des chasseurs. Après les bouquetins du massif du Bargy (74), les pinsons des Landes et les oies de février, le loup paie un lourd tribut à des calculs électoralistes à court terme. Le gouvernement actuel veut-il continuer à se mettre à dos la communauté scientifique, les naturalistes et les protecteurs des animaux avant les prochaines élections ? Pense-t-il que la minorité d’éleveurs qui commettent de plus en plus d’exactions (séquestrations, saccages, intimidations, violations de la loi, etc.) lui seront reconnaissants de rester impunis ? N’a-t-il pas entendu les appels « à faire battre ses candidats » de nombreuses fédérations de chasseurs, avec des réussites notables dans plusieurs régions ?
Le loup reste en France une espèce vulnérable, aux effectifs en baisse (estimation moyenne de 282 loups début 2015 contre 301 début 2014). Plus de la moitié de l’aire de répartition de l’espèce présente des densités faibles voire seulement des individus isolés. Un seul noyau de population reproducteur est présent en France (Alpes) et ce n’est pas normal, plus de 20 ans après le retour de l’espèce. Tant que l’existence de plusieurs noyaux de reproduction n’est pas atteint, on peut considérer que l’état de conservation du loup n’est pas favorable et que l’augmentation des autorisations de tirs n’est pas conforme aux réglementations européennes.
Pour dénoncer cet état de fait, plus d’une trentaine d’associations et de collectifs de protection de la nature manifesteront samedi 16 janvier, Place Bellecour, à Lyon, et se rendront à la préfecture de région où le dossier loup est administrativement géré pour l’ensemble du pays.
Par ailleurs, la pétition du collectif CAP-Loup pour le loup (ICI) a recueilli plus de 105 000 signatures.
Les associations participantes :
Asbl Wolf Eyes, Action Nature, Alepe, Alliance avec les loups, Animal Cross, Aspas, Aves France, CALI, CAP Loup (collectif), Collectif du 21 septembre, Convention Vie et Nature, CRAC Europe, Dignité Animale, Emys conservation, FERUS, FNE, FRAPNA, GEML, LPO, Mille Traces, Oiseaux Nature, One Voice, Peuple Loup, Point info loup/lynx, Sauvegarde Faune Sauvage, Sauvons nos loups alpins, Sea Shepherd, SFEPM, SNPN, Sur les traces du loup, UFCS, WWF.

Contacts presse :
– Muriel Arnal (One Voice) : 06 79 83 16 61
– Pierre Athanaze (Action Nature) : 06 08 18 54 55
– Patrick Boffy (FERUS / Cap Loup) : 06 29 90 07 07
– Yves Verilhac (LPO) : 06 76 65 61 10

Rappel : les loups ont besoin de nous le 16 janvier à Lyon

N’oubliez pas, c’est le samedi 16 janvier 2016 que nous manifesterons à Lyon (14h00 place Bellecour) pour montrer notre opposition aux tirs de loups, à cette extermination programmée par les représentants de l’Etat, demandée par certains éleveurs et chasseurs.

Ne laissons pas tomber les loups, ne laissons pas une minorité de gens ignorants décider du sort d’une espèce sauvage, refuser la cohabitation avec une nature non domestiquée.

Tous à Lyon le 16 janvier !

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CAP Loup dénonce les manœuvres anti-loups du préfet Delpuech

Aves France fait partie du collectif CAP LOUP, ce qui se passe en ce moment est très grave, comme le démontre le communiqué ci-dessous.
N’oubliez pas la manifestation inter-associative du 16 janvier 2016 pour dire stop à ce massacre !

Alors qu’il refuse de nous recevoir, le préfet coordinateur du plan loup se fait carrément le porte-parole des éleveurs anti-loups auprès de Ségolène Royal : dans un courrier scandaleux (en pièce jointe) révélé par CAP Loup, Michel Delpuech propose à la ministre d’abattre encore plus de loups que les 36 autorisés, et avec des moyens supplémentaires : équipements des chasseurs et appâts ! CAP Loup dénonce l’attitude d’un préfet au garde-à-vous des éleveurs et des chasseurs. Nos associations lui demandent d’enlever ses œillères et de bien vouloir nous rencontrer.
Le courrier de CAP Loup au préfet coordinateur du plan loup

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Monsieur Michel DELPUECH, Préfet de la région Rhône-Alpes
Préfecture du Rhône, 106, rue Pierre Corneille, 69419 LYON cedex 03

Objet : Renouvellement d’une demande d’audience concernant la coordination interrégionale du Plan loup
Lettre recommandée avec AR

Crest, le 21/12/2015

Monsieur le Préfet,

Notre collectif CAP Loup regroupe 36 associations de protection de la nature et des animaux, préoccupées par la politique actuellement menée concernant le loup. Vous êtes missionné par la Ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie, pour assurer la coordination interrégionale du Plan d’action national Loup 2013-2017.

Nous vous avons écrit le 13 novembre pour solliciter de votre bienveillance un rendez-vous, afin de vous faire part de nos inquiétudes concernant la politique de destruction des loups menée par la France et mise en œuvre par les préfets. La France organise une chasse aux loups en contradiction avec la Convention de Berne et la Directive Habitats-Faune-Flore. En plus, certains préfets prennent des arrêtés de tir qui ne remplissent même pas les conditions définies dans l’arrêté ministériel cadre, à tel point que nombre de ces arrêtés sont jugés illégaux et suspendus par les tribunaux administratifs suite à l’action de nos associations.

A ce jour, notre demande de rendez-vous est restée sans réponse. Par ailleurs, nous avons eu connaissance de votre courrier du 12 décembre adressé à la Ministre de l’écologie, dans lequel vous lui proposez que puissent être abattus encore plus de loups que ne le permettent déjà les arrêtés ministériels encadrant les tirs. Vous proposez aussi à la ministre d’utiliser des moyens de destructions supplémentaires (appâts, équipement et défraiement des chasseurs).

Monsieur le Préfet, votre mission de coordinateur du Plan loup ne consiste pas à encourager le dépassement des conditions de destruction de loups fixées par la ministre, mais au contraire à faire en sorte que ces conditions soient respectées par les préfets dont vous assurez la coordination.

Or le « plafond » de 36 loups pouvant être tués pour l’année en cours (juillet 2015 -> juin 2016) est déjà dépassé puisque 40 loups sont morts, dont 7 dans des circonstances non encore élucidées. Plutôt que d’augmenter ce « plafond », il conviendrait d’éclaircir ces 7 cas et de lutter contre le braconnage qui est la cause identifiée de la mort d’au moins 2 loups depuis juillet.

Votre mission ne consiste pas non plus à ne transmettre à la ministre que les doléances d’une corporation, celle des éleveurs ovins. Au contraire, il vous revient d’écouter et de prendre en compte les propositions des différentes parties prenantes. Il est insupportable de constater que notre collectif d’associations qui œuvre pour l’intérêt général et totalise 120 000 adhérents directs n’est même pas reçu par vos soins, tandis que vous agissez directement au service exclusif d’un lobby agricole.

Monsieur le Préfet, votre prédécesseur Jean-François Carenco nous avait reçu le 6 janvier 2015. C’est avec regret que nous constatons votre refus de nous accorder la moindre écoute, ni même la moindre réponse, alors que la protection des loups pour laquelle nous œuvrons est voulue par la très grande majorité des Français (sondage IFOP 2013 pour l’ASPAS et One Voice). Ce constat nous amène à réitérer notre demande de pouvoir vous rencontrer.

Dans l’espoir que notre demande soit entendue, au nom des 36 associations réunies dans CAP Loup, nous vous prions de croire, Monsieur le Préfet, en l’assurance de nos respectueuses salutations.

Les associations de CAP Loup

Manif pour le loup : co-voiturage pour Lyon

Le 16/01/16 aura lieu la manifestation pour les loups à Lyon.

Du co-voiturage peut-être organisé pour la Nièvre et les départements limitrophes, Allier,Cher, Saône et Loire.

Merci de laisser vos propositions dans les commentaires.

Nous donnerons plus de détails sur les horaires et lieux de rendez-vous, début janvier.

Pour ceux qui n’habitent pas sur ces départements, vous pouvez aussi laisser des messages ici :

https://www.facebook.com/events/1640029419578434/

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Manif du 16/01/16 pour le loup : aidez-nous !

Une campagne de financement pour la manif est lancée sur Ulule (merci à Peuple Loup qui s’en est chargé), nous avons besoin de vous ! Vous pouvez faire un don à partir de 5 € (exemple : 5 € = 20 tracts).
Rendez-vous ici : http://fr.ulule.com/manifestation-loups/

« Nous avons un mois pour organiser une manifestation d’envergure. Nous manquons de temps et l’urgence de la situation ne nous permet pas d’attendre encore. Une grande majorité de Français est favorable à la protection du loup en France, notre manifestation doit les représenter fièrement ! Le rassemblement, organisé par nos 23 associations sera mené par Paul Watson (Sea Shepherd), Allain Bougrain-Dubourg (LPO), Yves Paccalet (FERUS, philosophe) et Fabrice Nicolino (Charlie Hebdo),

Cette journée promet déjà mais beaucoup reste à faire pour qu’elle marque les mémoires. Nous souhaitons un cortège vivant et coloré, en opposition aux morbides décisions prises par l’état. Pour cela nous avons besoin de visuels, de pancartes et de banderoles au bout des bras levés pour le loup ce jour là. Parce que ce jour là, le loup sera à l’honneur et non au bûcher !

Tout le monde ne pourra pas se déplacer à la manifestation à Lyon le samedi 16 janvier mais tout le monde peut contribuer à sa réussite !

Le montant de la collecte est de 1000 €. C’est une estimation de ce que nous coûtera l’ensemble des visuels nécessaires à une manifestation de qualité (bannières, tracts, autocollants, location de cars de transport, matériel de sécurité), notamment la grande banderole de tête de cortège qui sera tenue par nos invités avec l’inscription « Non à la chasse aux loup » »

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Roumanie : la révolte des bergers qui protègent leurs troupeaux !

S’il y a un pays — que je connais bien — où la cohabitation entre le pastoralisme et la faune sauvage ne pose pas (ou peu) de problème, c’est bien la Roumanie !

Pour y avoir vécu plusieurs années et y avoir rencontré des bergers — ou, devrais-je dire, de vrais bergers, ceux qui gardent encore leurs troupeaux — je peux témoigner que ce pays européen avait de quoi être montré en exemple sur les rapports entre les bergers et les grands prédateurs. S’il y aurait beaucoup à dire sur d’autres sujets, là, pour le coup, les roumains avaient des leçons à nous donner !

Car si, en France, une poignée d’éleveurs fait la loi et obtient le droit de vie et de mort sur les quelques grands prédateurs — pourtant protégés — qui peuplent encore nos forêts et nos montagnes (notre poignée d’ours, de lynx et de loups), en hurlant à qui veut l’entendre que la cohabitation est « IM-POS_SIBLE ! », c’est loin d’être le cas en Roumanie.

J’y ai rencontré des bergers qui m’expliquaient que la protection des troupeaux, c’était leur métier ! Que bien sûr des ours et des loups s’approchaient, mais qu’ils étaient là pour les chasser, que leur simple présence faisait fuir les prédateurs.

Il y a pourtant des troupeaux de plusieurs milliers de bêtes également dans ce pays d’Europe de l’Est ! Peut-être parce qu’il y a toujours eu des prédateurs et, qu’en tout temps, il a fallu partager le territoire avec eux, COHABITER, il y a eu une transmission entre les générations de bergers et il y a encore aujourd’hui une fierté à protéger le troupeau.

Il y a aussi le fait que beaucoup d’élevages sont dédiés à la fabrication du fromage. Telemea, Caș, Cașcaval, Urdă, brânză de burduf… autant de fromages qui nécessitent une traite plusieurs fois par jour. La vie de la « stână » est rythmée par une véritable vie pastorale, par les troupeaux qui partent le matin, conduits par des bergers et leurs chiens, puis qui rentrent pour la traite avant de passer la nuit en pleine nature, mais parqués et sous la surveillance à la fois humaine et canine ! Oui, voilà comment on élève des brebis dans une zone à prédateurs. Et si tout n’est pas rose en Roumanie, j’ai vu ces bergers. Je les admire. Ceux qui crient au loup, chez nous, en France, feraient bien de s’en inspirer !

Mais, un jour, cette belle image s’est assombrie.

Les bergers, mécontents, sont entrés dans Bucarest, la capitale de la Roumanie !

Après les révoltes paysannes de 1907, voici les bergers roumains à nouveau dans la rue. Je vous rassure, rien à voir… à part le fait qu’ils comptent bien se faire entendre par le gouvernement ! A l’appel de plusieurs associations d’éleveurs, ils ont organisé une manifestation mardi devant le parlement pour s’opposer à une modification de la législation qui devait limiter le nombre de chiens de protection, sous peine de devoir payer une amende allant jusqu’à 1500 lei !

La loi prévoyait un seul chien en plaine, deux chiens en zone de collines et 3 dans les montagnes ! Mais qui est derrière cette loi ? Les chasseurs en premier plan !

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« Inițiatorii legii au preluat, practic, argumentele vânătorilor, şi anume că prea mulți câini la stâne afectează animalele sălbatice, dar și turismul și vânătoarea. » Liviu Dragnea.

« Les initiateurs de cette loi ont repris les arguments des chasseurs, qui disent qu’un nombre trop élevé de chiens sur les estives affecte la faune sauvage, mais également le tourisme et la chasse. »

Une association ornithologique a également appelé à la limitation du nombre de chiens pour garder les troupeaux, estimant que ceux-ci sont mal nourris et qu’ils fuguent, redeviennent sauvages, se reproduisent et s’attaquent aux oiseaux qui pondent au sol, mais aussi aux grands mammifères. Plutôt que d’empêcher les bergers de protéger correctement leurs troupeaux, ce qui conduirait à une situation analogue à notre dramatique exemple français qui consiste à abattre les grands prédateurs plutôt que de protéger les moutons, trouvons d’autres solutions !

Il est vrai que les chiens de bergers sont souvent considérés comme des outils de travail, que le suivi vétérinaire n’est pas toujours suffisant et qu’ils ne sont pas nourris avec des croquettes Premium vendues à prix d’or. Justement parce qu’ils doivent les nourrir, les bergers n’ont aucun intérêt à avoir plus de chiens que nécessaire ! Laissons-leur gérer cela eux-mêmes. Par contre, peut-être le gouvernement pourrait-il légiférer sur un encadrement de la reproduction des chiens, un puçage obligatoire des animaux, un suivi vétérinaire régulier (à noter que les chiens sont déjà tous suivis gratuitement pour la vaccination anti-rabique, chaque année).

Après des affrontements devant le Parlement, il semble que le gouvernement ait reculé et que les sanctions financières à l’encontre des bergers trop bien protégés soient abandonnées…

Quant aux chasseurs qui s’estiment en compétition avec les chiens des bergers, peut-être pourraient-ils commencer par déclarer leurs prises et mettre un terme au braconnage… parce que malheureusement, cela aussi j’ai pu l’observer lorsque j’ai vécu en Roumanie.

http://www.romanialibera.ro/actualitate/eveniment/protest-al-crescatorilor-de-oi–in-fata-parlamentului-402176

Grande mobilisation inter-associative contre la chasse aux loups, Lyon, 16 janvier 2016

Alors que pour la première fois la population de loup en France a baissé en 2015, cédant aux pressions des lobbies agricoles et de la chasse, les pouvoirs publics ont augmenté le maximum de loups pouvant être abattus de 50 % : 24 loups en 2014-2015 contre 36 loups en 2015-2016.

Ce plafond maximum est devenu un quota à atteindre absolument pour l’Etat français qui a déployé les grands moyens :

– Autorisation de tirer le loup par les chasseurs lors de leurs parties de chasse au grand gibier
– Arrêtés préfectoraux autorisant l’ensemble des chasseurs d’un département à abattre des loups
– Carabines à vision nocturnes
– Caméras thermiques
– Tirs de défense dans le parc national des Cévennes
– Tirs de nuit aux phares, pratique interdite pour les espèces gibier.

Rappelons que le loup est une espèce protégée aux niveaux français et européen !

Depuis le 2 juillet 2015, 31 loups ont déjà été abattus et donc décomptés du plafond. De plus, d’après nos sources, l’Etat songerait à rajouter quinze autres loups au plafond des 36 loups pouvant être abattus.

Les tirs de loups, qui ne doivent être que la solution de dernier recours, sont devenus la priorité au lieu d’étendre la protection des troupeaux ; pourtant ces tirs déstructurent les meutes, ce qui augmente les dégâts aux troupeaux !

Le retour du loup est une chance pour tous les pays qui l’accueillent à nouveau. Il est l’allié incontournable des forestiers (deuxième activité économique en zone de montagne) qui trouvent là un moyen de diminuer les dégâts des cerfs, chevreuils, sangliers ou chamois. C’est également un atout pour le tourisme (première activité économique en zone de montagne) en développant un éco-tourisme permettant aux professionnels installés sur place de travailler toute l’année. Le tourisme axé sur le loup en Espagne et en Italie a déjà fait ses preuves.

Mais en France, le loup, comme toutes les activités que sa présence pourrait dynamiser, est « géré » sous pression politique au nom de la soi-disant protection du pastoralisme ovin. La présence du loup, contrairement à ce que l’on peut voir dans tous les autres pays, serait incompatible avec cette activité ! Ils sont pourtant bien plus nombreux en Italie (1000 à 1500) ou en Espagne (2500).

Alors que le gouvernement français dit se montrer exemplaire à l’occasion de la COP 21, il sacrifie la biodiversité pour satisfaire les pressions des syndicats agricoles et des chasseurs. Après les bouquetins du massif du Bargy (74), les pinsons des Landes et les oies de février, le loup paie le lourd tribut des calculs électoralistes à court terme. Le gouvernement actuel veut-il continuer de se mettre à dos la communauté scientifique et naturaliste d’ici les prochaines élections présidentielles ? Pense-t-il que la poignée de paysans et de braconniers qui commettent de plus en plus d’exactions (séquestrations, saccages, intimidations, violation des lois etc.) leur seront reconnaissants de rester impunis ? Ce gouvernement n’a-t-il pas entendu les appels « à faire battre la gauche » de plusieurs fédérations de chasse, avec des réussites notables dans certaines régions ?

Le loup reste en France une espèce vulnérable, aux effectifs en baisse (estimation moyenne de 282 loups début 2015 contre 301 début 2014). Plus de la moitié de l’aire de répartition de l’espèce présente des densités faibles voire seulement des individus isolés. Un seul noyau de population reproducteur est présent en France (Alpes) et ce n’est pas normal, plus de 20 ans après le retour de l’espèce. Tant que l’existence de plusieurs noyaux de reproduction n’est pas atteint, nous pouvons considérer que l’état de conservation du loup n’est pas favorable et que l’augmentation des autorisations de tirs n’est pas conforme aux réglementations européennes.

Pour dénoncer cet état de fait, plus d’une vingtaine d’associations de protection de la nature manifesteront samedi 16 janvier, Place Bellecour, à Lyon, et se rendront à la préfecture de région où le dossier loup est administrativement géré pour l’ensemble du pays.
Par ailleurs, la pétition pour le loup (lien http://www.mesopinions.com/petition/animaux/vive-loup-vive-pastoralisme/12096) a recueilli plus de 103 000 signatures.

Seront également présents Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO France, Yves Paccalet, philosophe et vice-président de Ferus et Fabrice Nicolino, journaliste à Charlie Hebdo et grand défenseur du loup.

Les associations participantes :
Action Nature, Alepe, Alliance avec les loups, Animal Cross, Aspas, Aves France, CALI, CAP Loup (collectif), Collectif du 21 septembre, Convention Vie et Nature, CRAC Europe, Dignité Animale, FERUS, FNE, FRAPNA, GML, LPO, Mille Traces, One Voice, Peuple Loup, Point info loup/lynx, Sauvons nos loups alpins, Sea Shepherd, SNPN, Sur les traces du loup.

Contacts presse :
– Muriel Arnal (One Voice) : 06 79 83 16 61
– Pierre Athanaze (Action Nature) : 06 08 18 54 55
– Patrick Boffy (FERUS / Cap Loup) : 06 29 90 07 07
– Yves Verilhac (LPO) : 06 76 65 61 10

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