Cap Loup : 36 loups à abattre en 2016-2017 !

CAP Loup

36 loups à abattre en 2016-2017 ! L’arrêté ministériel vient de paraître, fixant le « plafond » de loups pouvant être tués de juillet 2016 à juin 2017 (à télécharger ici http://www.cap-loup.fr/…/2016_07_05_Arrete_ministeriel_loup…). 36, c’est le même « plafond » qu’en 2015-2016, année pendant laquelle 44 loups ont finalement été tués (bilan ici : http://www.cap-loup.fr/…/bilan-2015-2016-48-loups-morts-su…/).

Le massacre va donc recommencer. Ceci n’empêchera pas la prédation sur le bétail, car il n’y a pas d’amélioration de la protection des troupeaux. C’est simplement une chasse aux loups. Comme au 19ème siècle. Cette chasse est organisée par l’État, à la demande des chasseurs et des éleveurs. Pourtant, l’immense majorité des Français y est opposée. Les réponses à la consultation publique sur le projet d’arrêté ministériel l’ont encore montré.

Les associations de CAP Loup continuent le combat sur tous les plans et tous les jours : terrain, juridique, rencontre des pouvoirs publics, information des citoyens… Vous pouvez nous aider en diffusant les infos de CAP Loup : le livret à télécharger ici http://www.cap-loup.fr/…/CAPLoup_livret_Contreverites_web.p… Merci à tous.

Les anti‐loups font interdire une conférence : ont-ils peur de la vérité ?

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 14 juin 2016

Ils ont peur du loup, peur des joujoux, peur de tout. Mais pas du ridicule ! Une conférence sur la biologie des loups qui devait avoir lieu ce mercredi 15 juin à Nyons (26) vient d’être annulée sous la pression d’éleveurs. Après l’interdiction en mai dernier d’une peluche représentant un loup, les éleveurs anti-loups continuent d’imposer leur diktat.

Intitulée « Les loups, biologie d’un mythe », la conférence prévue de longue date au CFPPA(1) de Nyons a dû être annulée par cet établissement public, sous la pression d’un groupuscule d’éleveurs et du sous-préfet invoquant la menace de troubles à l’ordre public. Pourtant, cette conférence proposée par la SFEPM(2) a déjà été accueillie sans problème en plusieurs lieux du sud-est de la France depuis le début de l’année, notamment dans des lycées agricoles à la demande des enseignants ou des étudiants. Elle présente de façon dépassionnée les connaissances scientifiques disponibles sur le loup, dans le but d’informer les étudiants et les citoyens sur un sujet complexe.

Les 27-28 mai dernier, les organisateurs du Giro (tour cycliste d’Italie) avaient retiré leur mascotte lors du passage de la course en France, sous la pression d’élus locaux et de la préfecture des Hautes-Alpes obéissant aux injonctions d’éleveurs qui menaçaient de bloquer la course. La cause unique : la mascotte représentait un loup. Encore une fois, des responsables locaux se font les complices d’une poignée d’éleveurs qui dictent leur volonté d’éliminer les loups, jusqu’aux peluches à leur effigie et jusqu’aux informations scientifiques sur cette espèce.

Les éleveurs vivent de subventions publiques et doivent savoir que 80% des Français veulent protéger les loups(3). Les citoyens qui payent les éleveurs par leurs impôts vont-ils supporter longtemps qu’une minorité obscurantiste impose ainsi sa loi ? La conférence de la SFEPM(2) sera donnée en d’autres lieux y compris en Drôme, pour favoriser le partage des connaissances et l’échange avec les citoyens, particulièrement avec les agriculteurs ouverts à l’information et au dialogue. Prochaine conférence prévue : ce mardi 14 juin à 20h, à la Maison de la géologie de Puy-Saint-André (Hautes-Alpes).

Les associations de CAP Loup

(1) CFPPA : Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole
(2) SFEPM : Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères
(3) Sondage IFOP ASPAS/One Voice, septembre 2013

www.cap-loup.fr / Les 36 associations de CAP Loup :
Fondatrices : Animal Cross, ASPAS, Ferus, LPO PACA, Mille traces, SFEPM, WWF.
Membres : ALEPE, Altaïr Nature, ANG, Asbl Wolf Eyes, ASPA Vosges, AVES France, CESB, le CHANT, COGard, CVN, Eco Volontaire Interna8onal, Fonda8on BrigiZe Bardot, GEML, GLS, GMA, GREEN, Kermit, LAEO France, Loup.org, LPO Auvergne, LPO Champagne-Ardenne, Oiseaux Nature, One Voice, Peuple Loup, RAC, Sauvegarde Faune Sauvage, SPA Lyon Sud-Est, Sur les traces du loup, Tendua.

Les anti-loups ont peur des peluches, pas du ridicule !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 27 mai 2016

Les 27 et 28 mai dans les Hautes-Alpes sur le passage du Giro (tour cycliste d’Italie), nous ressuscitons « Lupo Wolfie », la mascotte de la course. L’objectif : réaffirmer la protection de nos montagnes, des paysans et des loups qui y vivent. Pourquoi ? Parce que des syndicats agricoles ont obtenu le retrait de cette peluche, au motif délirant qu’elle représente un loup !

Les injonctions grotesques de la FDSEA/JA exigeant le retrait d’une peluche seraient restées anecdotiques si elles n’avaient pas été suivies d’effet par des élus, responsables et organisateurs du Giro. Sous la pression d’une poignée d’éleveurs anti-loups menaçant de bloquer la course, les organisateurs ont caché leur mascotte.

En réponse au ridicule de cette prise d’otage qui ne représente pas la réalité du monde paysan ni du monde rural, nous brandissons « Lupo Wolfie » le 27 mai à l’arrivée de l’étape à Risoul et le 28 mai au départ de Guillestre.

Au lieu de vouloir éradiquer les loups jusqu’aux peluches à leur effigie, les éleveurs anti-loups et les responsables locaux devraient se rappeler que le loup est un animal très populaire, non seulement auprès des Italiens mais aussi des Français puisque plus de 80% de nos concitoyens sont attachés à sa présence.

Le tourisme est un des plus importants secteurs d’activité économique des Hautes-Alpes, très loin devant l’élevage. Les difficultés que peut rencontrer l’élevage sont réelles, mais les quelques éleveurs anti-loups qui refusent toute cohabitation avec la vie sauvage n’ont pas à dicter leur volonté au reste de la population y compris locale.

Des dizaines de milliers de visiteurs annuels dans les Hautes-Alpes sont en quête de montagnes à la nature préservée. Obéir à quelques éleveurs minoritaires en cachant la mascotte d’une grande manifestation sportive d’ampleur européenne, populaire et touristique porte atteinte à l’image des Hautes-Alpes et de la France.

Les associations de CAP Loup

Loup : espèce mal aimée – Collecte de fonds pour notre campagne de sensibilisation.

Campagne de sensibilisation et de défense du loup en France

Loup : espèce mal aimée

AVES France, association de protection des espèces menacées fondée en 2005, prend la défense des grands prédateurs depuis sa création. Aujourd’hui, le retour du loup touche de nombreuses régions et l’Etat, qui n’a pas su tirer les échecs du manque d’accompagnement des éleveurs lors du retour du canidé sauvage en 1992, semble répéter les mêmes erreurs. Avec nos bénévoles et des amis naturalistes, nous souhaitons jouer un rôle actif dans l’organisation d’expositions, de conférences et de débats, notamment dans la région Bourgogne où les éleveurs sont d’ores et déjà inquiets par le retour du loup. AVES France a rejoint le collectif CAP Loup et ce projet montre notre engagement total pour la défense de cette espèce, encore menacée à ce jour en France.

-> Faire un don sur notre page de collecte <-

Origine du projet

En 1992, le manque d’accompagnement des services de l’Etat a conduit à un rejet de toute forme de cohabitation avec le loup. Les éleveurs, non informés, se sont sentis abandonnés. Le mode de production extensif, avec des troupeaux de plus en plus importants, s’est montré particulièrement vulnérable aux attaques de loups, d’autant plus que la mise en place des moyens de protection a tardé. Les lobbyistes du monde cynégétique, certains syndicats agricoles et bon nombre d’hommes politiques ont surfé sur la peur pour crier au loup et demandé l’éradication du canidé, ce qui leur a évité d’avoir à assumer leur politique désastreuse sur le plan agricole.

Aujourd’hui, nous souhaitons ouvrir des débats. S’ils sont vifs et passionnés, notre rôle est de réhabiliter le loup tout en réfléchissant ensemble, par des échanges d’expériences, sur les moyens de protection à mettre en place pour permettre la cohabitation entre l’élevage et le sauvage. Cette campagne a également pour objectif de lutter contre les fausses idées qui circulent sur le loup, sur les images d’Épinal qui font encore trembler dans les chaumières.

A quoi servira l’argent collecté ?

Deux types d’actions méritent d’être mises en place de manière urgente : la sensibilisation dans les écoles, ce qui nécessite un peu de matériel pédagogique, et l’organisation de débats-discussions autour de l’éventuel retour du loup dans les départements limitrophes à son actuelle aire de répartition. L’expérience nous prouve en effet que la plupart des gens ont des connaissances erronées sur l’animal (véhiculées par les médias notamment), ce qui entraîne un sentiment de crainte et de rejet vis à vis du prédateur.

L’argent collecté permettra de financer :

  • des supports pour les expositions
  • l’achat d’un vidéo-projecteur
  • l’impression de livrets en papier recyclé
  • l’organisation de conférences ou de colloques, avec des spécialistes du loup invités

Nos idées ne manquent pas pour cette campagne, et sa réussite dépend directement de vos dons (déductibles des impôts).

Les contreparties

Pour vous remercier de vos dons (déductibles des impôts), AVES France a prévu quelques cadeaux.

  • Pour un don de 10€, vous recevrez un marque page loup*
  • Pour un don de 20€, vous recevrez un marque page loup* et la brochure sur le loup du collectif CAP Loup*
  • Pour un don de 30€, vous recevrez un marque page loup*, la brochure sur le loup du collectif CAP Loup* et un bracelet Bearz loup.
  • Pour un don supérieur à 50 €, vous recevrez un marque page loup*, la brochure sur le loup du collectif CAP Loup* et les deux modèles de bracelets Bearz LOUP.

* imprimé(e) sur papier recyclé.

Faire un don sur : https://www.helloasso.com/associations/aves-france/collectes/loup-espece-mal-aimee

© Photo de couverture : Fabio Palella – Fotolia.com

Consultation publique : l’Etat français autorise le tir de deux loups supplémentaires

Finalement, ce ne sont pas six, mais deux loups que l’Etat français va sacrifier. Une solution pour ménager la chèvre et le chou et qui, au final, ne satisfera personne. Evidemment, grâce à notre mobilisation et à vos nombreux messages, nous pouvons nous féliciter d’avoir évité le scénario du pire, mais cette décision d’ajouter deux loups supplémentaires à la liste des prédateurs à abattre montre bien que le gouvernement souhaite poursuivre sa politique clientéliste à l’égard des éleveurs et s’entête à leur proposer une solution qui n’a rien de durable.

Voici, ci-dessous, le résumé de la consultation et la décision officielle.

 


PRINCIPALES CONCLUSIONS
DE LA CONSULTATION PUBLIQUE SUR LE PROJET D’ARRETE :

LES MODALITES DE LA CONSULTATION

Conformément à l’article L120-1 du code de l’environnement, le projet d’arrêté fixant un nombre supplémentaire de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2015-2016 a été soumis à « participation du public ». Cette phase de consultation a consisté en une « mise à disposition du public par voie électronique », selon des modalités permettant au public de formuler des « observations ».

La mise en ligne est intervenue le 11 février 2016, et la consultation du public s’est étendue jusqu’au 4 mars 2016.

SYNTHESE DES OBSERVATIONS : NOMBRE TOTAL ET PRINCIPALES CONCLUSIONS

5 334 contributions ont été réceptionnées durant la phase de consultation.

1. De nombreuses associations et organisation se sont mobilisées et ont utilisé cette consultation publique pour exprimer leurs positions :

a- Les associations de protection de la nature (majoritairement membres du collectif CAP Loup) défavorables à un tel arrêté :

Des associations de protection de la nature, tant nationales que locales ont activement participé à cette consultation. Cette participation se traduit par des commentaires défavorables à l’arrêté ministériel, directement postés au nom des associations, par leurs membres ou la reprise partielle ou intégrale de leurs messages. Certains commentaires reprennent explicitement les propos de certaines associations (« Je reprends des arguments forts et imparables »), tandis que d’autres messages incorporent des éléments dans leurs commentaires.

Les associations de protection de la nature ont des positions qui convergent sensiblement, avec quelques nuances.

L’une des associations la plus fréquemment citée (plus 50 fois) et reprise (dans plus de 60 commentaires) dans la consultation est l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS). L’ASPAS met en avant le fait que « 43 loups […] sont morts à ce jour » du fait des actions humaines, en prenant en compte les animaux morts accidentellement. Cette donnée est largement reprise dans les commentaires. Son argumentaire fait également appel aux expertises du Musée National d’Histoire naturelle, du Conseil National de Protection de la Nature et de l’Union National de Conservation de la Nature, pour qualifier l’augmentation du plafond d’«irresponsable». L’ASPAS conclut que la priorité doit être « la protection des élevages ».

Les propos de France Nature Environnement (FNE) sont repris 35 fois. FNE dégage 6 arguments, indépendamment repris dans les commentaires, notamment l’absence de connaissances sur les effets des destructions des loups sur le fonctionnement des meutes (et leurs comportements de prédation). Les commentaires reprennent également souvent la dénonciation des tirs effectués alors que les « troupeaux n’étaient plus dehors, [ce qui] constitue une faute lourde de l’Etat et de la préfecture coordinatrice ». Les autres arguments portent principalement sur les incertitudes quant au statut de conservation de l’espèce et sur le fait que le plafond fixé en juin dernier soit remis en question. Enfin FNE engage l’Etat à œuvrer en faveur d’une «coexistence loup/homme».

L’association AVES (Association de protection des espèces menacées) a également été citée plus de 25 fois. Le président d’AVES reproche au gouvernement de ne pas tenir compte des précédentes consultations publiques et de l’avis du CNPN, et d’agir en contradiction avec ses engagements lors de la COP21. L’AVES veut placer les éleveurs au cœur de la cohabitation avec les loups : « les tirs sont une mauvaise solution, car ils sont susceptibles de dégager les éleveurs de leurs responsabilités »

L’avis défavorable de la Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM) a également été repris dans 15 commentaires. Trois principaux arguments sont mobilisés par l’association : l’impact de ces tirs supplémentaires sur l’état de conservation des loups, le non respect des obligations communautaires et internationales par la France et le projet plus général dans lequel cet arrêté s’inscrit (« plutôt que d’encourager la destruction des loups, des mesures pourraient être prises en faveur de la cohabitation entre les loups et l’élevage »).

Enfin la contribution de FERUS est reprise par 6 internautes. FERUS se base sur une étude américaine qui conclut que « pour chaque loup tué, les chances de prédations sur les troupeaux augmentent significativement ». FERUS prétend lier ces conclusions avec certaines données de l’ONCFS. L’association dénonce la « politique de mort » du gouvernement.

D’autres associations de défense de la nature se sont exprimées, soit par le biais de leurs membres soit par des communiqués, rejoignant les précédentes contributions : la Fédération Rhône-Alpes de la Protection de la Nature (FRAPNA, 10 contributions), la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO, 4 contributions) (« un scandale » contre productif et contraire aux règlements européens), Humanité et Biodiversité (« pas acceptable »), Animal Cross, la Société alpine de Protection de la Nature des Hautes-Alpes (« le loup ne doit pas être le bouc émissaire des difficultés actuelles des filières agricoles »), la Société Nationale de Protection de la Nature, le Groupe d’études et de protection des mammifères d’Alsace («l’état se décrédibilise totalement et ruine la base scientifique de détermination du nombre de loups pouvant être détruits »), TENDUA, Altaïr, l’Association Lozérienne pour l’Etude et la Protection de l’Environnement, le Groupement pour la Responsabilisation Environnementale et l’Éducation à la Nature, l’Association Terre Lawrence Anthony…

b- Les organisations socio-professionnelles favorables à un tel arrêté :

En parallèle, des organisations socio-professionnelles se sont prononcées en faveur d’un tel arrêté ministériel. Les propos ont largement été repris dans les commentaires suivants.

Le message proposé par la Fédération Nationale des Chasseurs a été repris par plus de 430 commentaires. Il affirme que « les chasseurs ne souhaitent pas le retour de la chasse au loup mais soutiennent les éleveurs dans la défense de leur activité » et rappelle qu’ils sont prêts à opérer les tirs de défense, « en tant que mission de service public ».

Les Jeunes Agriculteurs (JA) des Hautes Alpes apportent également leur soutien au projet d’arrêté, afin de permettre la survie de « l’élevage à l’herbe » aux grandes vertus environnementales et « plébiscité par le consommateur ». Un thème est souvent repris par la suite : « c’est bien beau de vouloir défendre le loup, quand cela n’a pas d’incidence sur sa vie professionnelle et privée ». Les JA du Var précisent que « les agriculteurs ne sont pas anti loup, ils souhaitent seulement pouvoir protéger leur troupeau » ; les loups peuvent avoir « LEUR territoire » à l’écart des zones d’élevage.

Des membres de la Fédération nationale et des Fédérations Départementales des Syndicats d’Exploitants Agricoles (du Jura notamment) se sont également exprimés en faveur de la prise d’un tel arrêté. Après avoir rappelé les dommages causés par les loups à leurs troupeaux, ils demandent notamment l’augmentation de « 12 […] loups à prélever d’ici le 30 juin prochain et […] la possibilité de recourir aux fusils à canon rayé afin de permettre […la poursuite des] opérations de défense »

La Fédération Départementale Ovine de la Drôme apporte également son soutien à ce projet d’arrêté, « indispensable à la survie de l’élevage et du pastoralisme », menacé par le « maintien du prédateur dans nos espaces pastoraux ». Le maintien du loup entrainerait la « fin de l’élevage pastoral » et la désertification des espaces ruraux.

Le Syndicat Ovin de la Côte-d’Or s’inquiète de l’arrivée prochaine des loups dans le département, qui entrainerait un basculement vers l’agriculture céréalière, beaucoup moins «respectueuse de l’environnement ».

2. Dans la continuité de la tendance remarquée l’année passée, la consultation n’est pas dominée par la reprise massive et non personnalisée de courriers types :

Plus de 80% des messages peuvent être qualifiés d’ « individuels ». Même s’ils reprennent des idées développées par les associations précédemment citées, la rédaction est assez personnelle. Cela peut montrer une certaine appropriation du problème par le public : « Je pense que le nœud du problème est plutôt là ».

Ces messages personnels sont également le signe d’un attachement émotionnel fort au sujet : « C’est triste, affligeant, scandaleux ! », « j’ai honte des décisions de nos élus ». Le terme de « honte » est présent dans près de 200 commentaires. L’analyse lexicométrique des commentaires révèle une utilisation fréquente des termes « hécatombe » (972 occurrences), « éradication/éradiquer » (300), « extermination/exterminer » (214), « tuerie » (77), « génocide » (14), « mise à mort » (18), signe de la charge émotionnelle des messages s’opposant à l’arrêté.

Les messages favorables sont également emprunts de marqueurs d’émotion, mettant en avant les difficultés personnelles rencontrées par les éleveurs: « vous qui êtes contre l’abattage des loups, vous me dégoutez tous ! », « Vous n’accepteriez pas notre vie. Alors respectez-la » ou encore « si rien n’est fait c’est la mort pure et simple de nos élevages de montagne ».

Les départements et massifs les plus fréquemment évoqués sont les Vosges, la Haute Savoie, le Jura, la Lozère, les Hautes Alpes et les Pyrénées.

3. Les contributeurs sont en très grande majorité défavorables aux projets d’arrêtés ministériels :

Dans la continuité des années précédentes, les messages sont en très large majorité défavorables à l’arrêté ministériel (entre 90 et 95%). « Je suis contre » est écrit dans plus de 500 commentaires.

La majorité de ces messages défavorables mettent en avant les notions de « nature » (plus de 1000 occurrences, « laissez vivre la nature, sa faune et sa flore EN PAIX !!! »), « biodiversité » (730 occurrences, « la biodiversité est essentielle à notre survie »), signe d’une véritable valorisation de la nature et de la place du loup dans celle-ci. L’attachement au loup est également très marqué : 30 messages le qualifient d’ « animal magnifique », « fantastique », « merveilleux », « sublime », « intelligent » dont le retour constitue une « chance ».

 De nombreux commentaires appuient leurs propos sur des références à des travaux scientifiques. 150 commentaires évoquent des recherches menées aux Etats-Unis, au MNHN, à l’ONCFS, en Italie ou plus généralement des « études scientifiques ». Il faut noter que ces références généralement ont été introduites par les associations de protection de la nature (notamment l’ASPAS et FERUS).

Ces messages défavorables émanent tant de militants que de citoyens, se présentant comme « écologiste », « amoureux de la nature » ou « citoyenne lambda ».

Les plus rares messages favorables à cet arrêté émanent majoritairement de chasseurs (mobilisés notamment par la Fédération nationale de chasseurs), puis d’éleveurs et enfin de citoyens.

 

4. Ces avis défavorables se basent sur des argumentaires très variés, qui vont du refus de certaines dispositions de l’arrêté ministériel à la critique plus globale des orientations sous- tendant le projet :

Les références au statut d’espèce protégée du loup sont très fréquentes. La Directive Habitats est mentionnée 162 fois, la Convention de Berne 218 fois. La majorité des commentaires font cependant preuve d’une certaine méconnaissance ou incompréhension de ces textes. En effet, les possibles dérogations prévues par ces textes semblent ignorées : « Il est interdit par la loi de les tuer !! ». Plus généralement, on note une certaine méconnaissance du dossier, notamment les dispositifs d’indemnisation et les contrats de protection des troupeaux (« l’Etat devrait subventionner l’achat de chiens de garde de troupeaux (patou) ainsi que le coût des soins »).

D’autres commentaires montrent une bonne connaissance du système d’exception. Par exemple la SFEPM indique que « les dérogations à l’interdiction de détruire des loups ne peuvent être accordées qu’à titre exceptionnel et en dernier recours, après que toutes les autres solutions aient été mises en œuvre pour l’éviter ». Cette bonne connaissance de la législation et plus généralement de la question du loup en France se double souvent de critiques sur l’interprétation du bon état de conservation des loups (« l’état de conservation de l’espèce en France est loin d’être aussi favorable que le soutiennent les autorités »). Des commentaires montrent également des connaissances biologiques, citant les impacts positifs des loups sur le reste de la biodiversité : « le parc Yosemite a réintroduit le loup et depuis ils ont constaté une nette amélioration au niveau de la faune mais aussi de la flore »

Beaucoup de commentaires critiquent également la démarche même de l’augmentation du plafond : « Ce qui était un plafond est devenu un quota à atteindre. Et encore quand il est atteint on l’augmente !? ». Cet argumentaire est lié aux accusations de « céder aux lobbys », notamment chasseurs (plus de 75 références, « le lobby des chasseurs devient insupportable ») et du monde agricole (plus de 50 références, « lobbys de viandards »). L’augmentation du plafond est alors considérée comme une mesure de « démagogie politique » et « électoraliste ».

Enfin, certaines participations montrent une opposition par principe aux prélèvements des loups : « partant du principe qu’on ne peut contester à aucun être vivant sa légitimité de vivre ».

D’autre part, la question de la pression du loup sur l’élevage est souvent relativisée dans les commentaires : les loups ne sont pas le « véritable problème », mais les « boucs émissaires » (108 occurrences) de la crise du monde agricole. Les difficultés évoquées sont par exemple « l’importation massive d’agneaux à bas prix, néo-zélandais et autres » et les « chiens sauvages ou errants ». La mauvaise utilisation des moyens de protection est également présentée pas de très nombreux commentaires comme une cause de la prédation.

Enfin, de nombreux messages demandent la « cohabitation » (587 occurrences) « entre les loups et l’élevage ». La destruction de loups « n’est pas la solution », mais d’autres « solutions alternatives » pourraient exister. A cette occasion, de nombreux commentaires évoquent l’Italie (586 fois), l’Espagne (249 fois), la Roumanie et l’Allemagne, où « tout se passe bien » et où « les éleveurs […] montrent l’exemple ». La destruction des loups est alors considérée comme une « solution de facilité ».

5. Cette consultation publique met en exergue des oppositions monde rural/urbain :

La lecture des contributions à cette consultation publique révèle des prises de position et des perceptions de la situation très antinomiques. La construction des répertoires argumentaires mobilisés est différente lorsqu’il s’agit de commentaires favorables ou défavorables.

Les avis favorables à l’arrêté font très souvent référence à leur situation et leur expérience personnelles: «en tant qu’éleveur de brebis ». Leurs commentaires sont étayés d’exemples personnels et concrets, qui exposent leurs difficultés : « nous aimons notre métier et voir des brebis sauvagement égorgées nous écœurent », « il faut qu’on passe nos nuit à surveiller nos troupeaux ». Les éleveurs montrent un front commun, en ayant recours aux pronoms pluriels (nous, on versus vous). Des éleveurs écrivent qu’ils ne sont « pas contre le loup mais […] les agriculteurs devraient avoir le droit de se défendre tout en suivant la loi ». Ils contrent les accusations des « défenseurs de la nature » en mobilisant eux aussi leur amour pour la nature (« protéger son troupeau c’est aussi protéger la vie ») et en relevant les avantages environnementaux de leurs élevages (par rapport aux exploitations extensives et céréalières, qui menaceraient de les remplacer si le loup continue ses actes de prédation).

Les avis défavorables à ce projet d’arrêté font plutôt référence à des concepts généraux tels que « nature », « humanité » (60 occurrences), « cruauté », qu’ils étayent de peu d’exemples personnels.

Il découle de cette dichotomie des interventions assez violentes, signes d’une cristallisation des positions et d’incompréhension. Les éleveurs reprochent aux « pro loups » une certaine déconnection de la réalité : « Il est facile d’être pour le loup lorsqu’il n’a aucun impact négatif sur votre vie professionnelle et familiale. Il serait facile de me positionner pour une non circulation des véhicules dans les villes par exemple » ou encore « Vous Bande De BOBO ECOLO bien cachés derrière votre écran, surement en ville […], vous venez donnez des leçons aux gens du cru, aux gens du terrain ».

En retour, certains « défenseur[s] des loups » reprochent aux éleveurs une certaine incompétence voire une mauvaise volonté, notamment dans la mise en place des moyens de protection : « les loups n’ont pas à payer pour l’incompétence de nos éleveurs » ou encore « un certain nombre d’éleveurs refusent toujours les moyens de protection contre le prédateur ». Les « citadins » appuient leur légitimité sur leur contribution aux finances publiques : « comme contribuable, je préfèrerais que mes impôts servent à une protection réelle et efficace des troupeaux ». Certains commentaires taxent les éleveurs de « profiteurs » : « ces éleveurs sont grassement aidés par nos impôts ». Les chasseurs sont également montrés du doigt : « on massacre pour le bonheur du lobby de la chasse ». En réponse, les chasseurs mettent en avant leur « mission de service public » et répondent qu’ils ne souhaitent pas la mise en place de la chasse au loup.

Il existe cependant quelques commentaires tentant de concilier les deux positions et penchant pour un compromis : « les tirs ne doivent se faire qu’à proximité des troupeaux protégés de façon efficace ».

6. La majorité des avis exprimés ont une portée en réalité plus large que l’arrêté ministériel en question :

Beaucoup de commentaires critiquent la gestion française en matière de loup, de manière plus globale : « vision à court terme », « les tirs n’ont pour effet que de désorganiser les meutes, au risque d’encourager la prédation », « les éleveurs, qui sont indemnisés de leurs pertes même s’ils ne protègent pas leurs troupeaux, ne sont pas incités à mieux se protéger ». Une très large majorité des commentaires portent sur les moyens de protection. Même si beaucoup d’entre eux montrent une méconnaissance de la situation, les commentaires prônent des études sur les moyens de protection efficaces et le déploiement de bergers et de chiens supplémentaires.

Certaines critiques portent sur l’Etat et la politique française en général : « l’État est contre la vie sauvage et l’économie est la seule voie ». Les manquements aux directives européennes et aux traités internationaux sont souvent évoqués (« l’Etat paye des amendes énormes pour ne pas suivre les Directives Européennes »). Certains commentaires remettent également en cause la crédibilité de cette consultation, en référence aux précédentes consultations : « Je ne comprends pas que vous demandiez l’avis des citoyens dont vous ne tiendrez pas compte ». L’organisation actuelle du monde agricole est également mis en cause.

Enfin, certains commentaires flagellent la nature humaine « l’homme ne sait que détruire la nature autour de lui ».

 

 


PARTICIPATION DU PUBLIC – MOTIFS DE LA DECISION

Motifs de l’arrêté

fixant un nombre supplémentaire de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2015-2016

soumis à participation du public du 11 février au 4 mars 2016

Le loup fait l’objet d’une protection stricte aux niveaux international, communautaire et national de par son inscription :

  • À l’annexe II de la Convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel en Europe de 1979, ratifiée en France en 1989 (loi 89-1004)
  • Aux annexes II et IV de la Directive européenne sur la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages (dite « Habitats ») CEE 92/43 du 21 mai 1992
  • À l’annexe II de la CITES (Convention Internationale sur le Commerce des Espèces en Danger – 1973), ainsi qu’à l’annexe A de son règlement d’application européen
  • Sur la liste des mammifères protégés sur l’ensemble du territoire national, fixée par l’arrêté ministériel du 23 avril 2007 ; les dispositions de la convention de Berne et de la directive Habitats sont par ailleurs transposées dans le code de l’environnement aux articles L.411-1, L.411-2 et R.411-1 à R.411-5.

    Ces textes imposent que soient interdites toute forme de détention, de capture, de mise à mort intentionnelle, de perturbation intentionnelle, de commerce des spécimens prélevés dans la nature d’espèces de faune sauvage, parmi lesquelles le loup.

    Des dérogations à l’interdiction de capture ou de destruction (art. 9 de la convention de Berne et art. 16 de la directive Habitats) peuvent être accordées à condition que la dérogation ne nuise pas au maintien, dans un état de conservation favorable, des populations des espèces concernées dans leur aire de répartition naturelle ; que cette dérogation s’inscrive dans un cadre prédéfini, justifiant un intérêt à agir (s’agissant du loup, la disposition mobilisée est celle visant à « prévenir des dommages importants à l’élevage »), et qu’il n’existe pas d’autre solution satisfaisante.

    Ces dérogations prennent en France la forme d’arrêtés préfectoraux. Ceux-ci doivent s’inscrire dans le respect d’un cadre national, fixé par le biais d’arrêtés ministériels. L’arrêté du 30 juin 2015 fixant le nombre maximum de spécimens de loups dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2015-2016 fait partie du corpus réglementaire existant à cet effet. L’arrêté objet du présent document vient compléter l’arrêté du 30 juin 2015 susvisé.

    Cette décision est motivée par la nécessité de concilier la présence et la protection du loup avec le maintien d’activités pastorales importantes pour la vitalité des territoires concernés. Le fait d’autoriser la destruction de deux loups supplémentaires au plafond fixé par l’arrêté du 30 juin 2015 susvisé permet de répondre à l’impératif de continuité de la protection des élevages les plus exposés au risque de prédation. Le projet d’arrêté soumis à la consultation du public et à l’avis du Conseil national de la protection de la nature prévoyait d’autoriser la destruction de 6 loups supplémentaire. L’arrêté autorisera la destruction de 2 specimens, afin de garantir que la dérogation ainsi délivrée ne nuira pas au maintien de l’état de conservation favorable de la population de loups en France.

Conférence-débat sur le loup à Decize (58)

Avis aux sympathisants nivernais : je serai à la bibliothèque de Decize le samedi 30 avril prochain à 14h30 pour une discussion autour de l’éventuel retour du loup dans la Nièvre.

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce prédateur, sa place dans la nature et dans notre département, discuter de la façon dont nous, habitants en zone rurale, appréhendons le retour de cet animal, n’hésitez pas à vous joindre à nous. L’exposition Loup sera visible et un petit diaporama sera également présenté.

conferenceloup

 

L’éleveur, le loup et la brebis face aux réalités des abattoirs

Les éleveurs intensifient depuis quelques temps leurs campagnes de communication à destination du grand public pour convaincre de la nécessité d’éradiquer le loup, pour clamer que le pastoralisme est utile à la biodiversité.

Cependant, on sait que les troupeaux de moutons dégradent le milieu naturel en montagne, et on sait aussi que le loup sera toujours moins cruel pour la brebis que l’employé de l’abattoir où l’animal devra finir ses jours.

C’est tellement plus émouvant et « vendeur » de présenter des brebis blessées ou égorgées par les méchants loups, tout en versant une larme de compassion pour leurs bêtes tant aimées… Ces mêmes bêtes qu’on laisse divaguer ou sans protection face aux prédateurs.

L’éleveur omet toujours de rappeler l’existence des brebis de réforme, et surtout de présenter la triste réalité de l’abattage. Nous pourrions évoquer les conditions de transport des animaux vers un abattoir, mais il n’en est pas besoin. Les circuits courts ne sont pas épargnés, comme l’a démontré, une fois de plus, l’association L 214 avec l’enquête menée à Vigan dans le Gard.

Ales, Vigan… Les cas de maltraitance, voire d’actes barbares dans les abattoirs français sont plus nombreux que l’on pense.

Par ailleurs, 500 000 ovins de réforme sont envoyés tous les ans à l’équarrissage !!

De qui les éleveurs se moquent-ils ?

Voilà donc le véritable visage de ceux qui se disent les garants d’une biodiversité à visage humain. Aucune tolérance pour une espèce animale sauvage, aucune compassion pour une espèce animale domestique exploitée.

La prochaine fois que vous verrez ou entendrez un éleveur se plaindre de la cruauté des loups, regardez les images de l’abattoir de Le Vigan ou de celui d’Alès. Et demandez où qui est le sauvage, du loup ou de l’homme.

 

 

 

Comment les loups changent les rivières

Nous avions posté cette vidéo sur notre page facebook, mais elle a peut-être été noyée dans le flot des publications, aussi nous repartageons ce visionnage ici.

Il est important de regarder cette vidéo qui explique en effet le fameux principe des « trophic cascades » liées au retour des loups à Yellowstone. Les publications scientifiques qui en ont découlé sont en anglais.

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/1365-2656.12123/pdf

Après 20 ans d’absence du loup, et 15 après sa réintroduction à Yellowstone, les scientifiques ont mesuré son impact sur les écosystèmes. Le retour du loup a modifié les équilibres, mais positivement. Il a impacté les grands herbivores, d’autres prédateurs, les plantes et la végétation, des modifications en cascade qui ont été observées et décrites, et dont vous pourrez vous faire une idée avec cette vidéo.

il n’y a que l’homme qui apporte des déséquilibres. Ce qui s’est passé à Yellowstone pourrait se produite en France, si éleveurs et chasseurs faisaient preuve d’un peu de bon sens.

 

Manifestation pour les loups le 12 mars 2016 à Paris

AVES France relaie bien volontiers cet appel à manifester issu d’une mobilisation citoyenne.

Après la manif du 16 janvier à Lyon, du 17 janvier à Nice et juste avant celle du 13 mars à Madrid (nos voisins espagnols descendront dans la rue pour sauver « leurs » loups), ce sera le tour  de Paris le 12 mars prochain. Partout en Europe, les citoyens se mobilisent pour sauver les loups, et ce mouvement prend de l’ampleur.

Des membres d’Aves France seront présents. Venez nombreux pour demander au gouvernement de cesser les abattages de loup.

Pour plus de renseignements, voici la page facebook des organisateurs de la manif :

https://www.facebook.com/events/733070626820848/

paris manif

Pétition contre la chasse aux loups en Suisse

https://www.change.org/p/doris-leuthard-conseil-des-etats-non-au-droit-d-exterminer-%C3%A0-nouveau-le-loup

Le Conseil fédéral suisse est chargé de soumettre au Parlement une modification de la loi sur la chasse prévoyant que le loup est une espèce pouvant être chassée toute l’année.

Cette proposition vise en outre à réviser la Convention de Berne. Elle a été soumise sous la pression des éleveurs et des chasseurs, pour les mêmes motifs que l’on rencontre en France : la cohabitation est impossible. Mais heureusement, l’avis du Conseil fédéral en date du 3 septembre 2014, rappelle,entre autres, que « Les expériences de ces dernières années ont montré que les mesures de protection des troupeaux n’apportent certes pas une protection totale contre les attaques de prédateurs, mais qu’elles permettent néanmoins de réduire très sensiblement les sinistres. » Cependant, le loup n’est pas sauvé pour autant.

Rappelons que la population de loups en Suisse n’excède pas 40 individus !!!

Des citoyens ont donc lancé une pétition adressée au parlement suisse.

Merci de signer et diffuser !

https://www.change.org/p/doris-leuthard-conseil-des-etats-non-au-droit-d-exterminer-%C3%A0-nouveau-le-loup