Roumanie : la révolte des bergers qui protègent leurs troupeaux !

S’il y a un pays — que je connais bien — où la cohabitation entre le pastoralisme et la faune sauvage ne pose pas (ou peu) de problème, c’est bien la Roumanie !

Pour y avoir vécu plusieurs années et y avoir rencontré des bergers — ou, devrais-je dire, de vrais bergers, ceux qui gardent encore leurs troupeaux — je peux témoigner que ce pays européen avait de quoi être montré en exemple sur les rapports entre les bergers et les grands prédateurs. S’il y aurait beaucoup à dire sur d’autres sujets, là, pour le coup, les roumains avaient des leçons à nous donner !

Car si, en France, une poignée d’éleveurs fait la loi et obtient le droit de vie et de mort sur les quelques grands prédateurs — pourtant protégés — qui peuplent encore nos forêts et nos montagnes (notre poignée d’ours, de lynx et de loups), en hurlant à qui veut l’entendre que la cohabitation est « IM-POS_SIBLE ! », c’est loin d’être le cas en Roumanie.

J’y ai rencontré des bergers qui m’expliquaient que la protection des troupeaux, c’était leur métier ! Que bien sûr des ours et des loups s’approchaient, mais qu’ils étaient là pour les chasser, que leur simple présence faisait fuir les prédateurs.

Il y a pourtant des troupeaux de plusieurs milliers de bêtes également dans ce pays d’Europe de l’Est ! Peut-être parce qu’il y a toujours eu des prédateurs et, qu’en tout temps, il a fallu partager le territoire avec eux, COHABITER, il y a eu une transmission entre les générations de bergers et il y a encore aujourd’hui une fierté à protéger le troupeau.

Il y a aussi le fait que beaucoup d’élevages sont dédiés à la fabrication du fromage. Telemea, Caș, Cașcaval, Urdă, brânză de burduf… autant de fromages qui nécessitent une traite plusieurs fois par jour. La vie de la « stână » est rythmée par une véritable vie pastorale, par les troupeaux qui partent le matin, conduits par des bergers et leurs chiens, puis qui rentrent pour la traite avant de passer la nuit en pleine nature, mais parqués et sous la surveillance à la fois humaine et canine ! Oui, voilà comment on élève des brebis dans une zone à prédateurs. Et si tout n’est pas rose en Roumanie, j’ai vu ces bergers. Je les admire. Ceux qui crient au loup, chez nous, en France, feraient bien de s’en inspirer !

Mais, un jour, cette belle image s’est assombrie.

Les bergers, mécontents, sont entrés dans Bucarest, la capitale de la Roumanie !

Après les révoltes paysannes de 1907, voici les bergers roumains à nouveau dans la rue. Je vous rassure, rien à voir… à part le fait qu’ils comptent bien se faire entendre par le gouvernement ! A l’appel de plusieurs associations d’éleveurs, ils ont organisé une manifestation mardi devant le parlement pour s’opposer à une modification de la législation qui devait limiter le nombre de chiens de protection, sous peine de devoir payer une amende allant jusqu’à 1500 lei !

La loi prévoyait un seul chien en plaine, deux chiens en zone de collines et 3 dans les montagnes ! Mais qui est derrière cette loi ? Les chasseurs en premier plan !

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« Inițiatorii legii au preluat, practic, argumentele vânătorilor, şi anume că prea mulți câini la stâne afectează animalele sălbatice, dar și turismul și vânătoarea. » Liviu Dragnea.

« Les initiateurs de cette loi ont repris les arguments des chasseurs, qui disent qu’un nombre trop élevé de chiens sur les estives affecte la faune sauvage, mais également le tourisme et la chasse. »

Une association ornithologique a également appelé à la limitation du nombre de chiens pour garder les troupeaux, estimant que ceux-ci sont mal nourris et qu’ils fuguent, redeviennent sauvages, se reproduisent et s’attaquent aux oiseaux qui pondent au sol, mais aussi aux grands mammifères. Plutôt que d’empêcher les bergers de protéger correctement leurs troupeaux, ce qui conduirait à une situation analogue à notre dramatique exemple français qui consiste à abattre les grands prédateurs plutôt que de protéger les moutons, trouvons d’autres solutions !

Il est vrai que les chiens de bergers sont souvent considérés comme des outils de travail, que le suivi vétérinaire n’est pas toujours suffisant et qu’ils ne sont pas nourris avec des croquettes Premium vendues à prix d’or. Justement parce qu’ils doivent les nourrir, les bergers n’ont aucun intérêt à avoir plus de chiens que nécessaire ! Laissons-leur gérer cela eux-mêmes. Par contre, peut-être le gouvernement pourrait-il légiférer sur un encadrement de la reproduction des chiens, un puçage obligatoire des animaux, un suivi vétérinaire régulier (à noter que les chiens sont déjà tous suivis gratuitement pour la vaccination anti-rabique, chaque année).

Après des affrontements devant le Parlement, il semble que le gouvernement ait reculé et que les sanctions financières à l’encontre des bergers trop bien protégés soient abandonnées…

Quant aux chasseurs qui s’estiment en compétition avec les chiens des bergers, peut-être pourraient-ils commencer par déclarer leurs prises et mettre un terme au braconnage… parce que malheureusement, cela aussi j’ai pu l’observer lorsque j’ai vécu en Roumanie.

http://www.romanialibera.ro/actualitate/eveniment/protest-al-crescatorilor-de-oi–in-fata-parlamentului-402176

Consultation publique en Saône et Loire : manifestez-vous !

Merci à Philippe Charlier pour sa veille infatigable !

Belote et rebelote en Saône et Loire, La direction départementale des territoires (DDT) organise une consultation du public sur un projet d’arrêté concernant les interventions administratives par les lieutenants de louveterie sur certaines espèces : renards, corbeaux freux, corneilles noires. En même temps, certaines communes du département sont envahies de campagnols.Cherchez la logique…

Vous avez jusqu’au 20 avril pour envoyer vos argumentaires :

ddt-env-mnb@saonet-et-loire.gouv.fr

ou DDT/Service Environnement 37, boulevard Henri-Dunant CS 80140 71040 Mâcon Cedex.

Ces interventions, c’est à dire mises à mort des animaux, s’étaleraient jusqu’au 19 septembre 2015 avec reconduction pour la période du 1er mars 2016 au 17 septembre 2016.

A vos claviers !

Lettre ouverte : le prosélytisme de la chasse dans les écoles publiques

À Crest, le 12 février 2015

Madame la Ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie
Mme Ségolène Royal
Hôtel de Roquelaure
246 Boulevard Saint-Germain
75007 PARIS

 

Objet : Le prosélytisme de la chasse dans les écoles publiques

Lettre ouverte

Madame la Ministre,

Notre collectif « Non aux chasseurs dans les écoles ! », qui réunit plus de cinquante associations naturalistes, de protection de l’enfance, mais aussi des psychologues, des enseignants, des parents d’élèves, des écrivains jeunesse, des syndicats, des structures d’éducation à l’environnement… tous opposés à la présence des chasseurs dans l’école de la République, souhaite attirer votre conscience attentive sur les faits suivants.

Une convention est sur le point d’être signée entre la Fédération nationale des chasseurs, la Fédération nationale des pêcheurs et les Ministres de l’Écologie et de l’Éducation Nationale reconnaissant aux chasseurs la légitimité d’intervenir auprès des élèves des écoles primaires, afin de leur dispenser un enseignement visant leur éducation au développement durable, à la biodiversité et au respect de la nature.

Nous vous demandons de vous pencher sur les conséquences impactantes pour l’enfance d’une telle convention, à la lumière des arguments ci-après, que nous vous proposons d’examiner avec bienveillance. Il nous apparaît que notre responsabilité d’adultes est engagée quand la découverte de notre patrimoine naturel commun et de notre biodiversité par les enfants, est confiée à un lobby qui ne cache pas, comme il en fait mention dans toutes ses communications, ses intentions prosélytes. Sensée ouvrir l’esprit des enfants sur la nature, la signature de cette convention autorisera en fait un enseignement partial, dont le but avoué est de susciter l’engouement des plus jeunes pour la chasse.

Pour preuve parmi d’autres, un article de presse très récent (ci-joint) reprend les propos de chasseurs intervenus dans le cadre des nouvelles activités périscolaires : « nous avons accepté de venir parce que c’est important que les enfants aient une image juste du rôle des chasseurs ». Jusqu’à preuve du contraire, la chasse est un loisir particulier qui n’a pas à être promu auprès des enfants en milieu scolaire. Et l’article de poursuivre : « La dernière séance portait sur le sanglier et les armes. Comment chasser en toute sécurité ? Quels sont les moyens de se protéger et de protéger les éventuels promeneurs ? Le maniement des armes… ». Un programme digne d’une séance de préparation au permis de chasser… D’autre part, la violence de l’actualité nous rappelle que le goût des armes n’a pas à être encouragé auprès de notre jeunesse.

Un enseignement neutre, impartial, objectif et bienveillant à l’égard de la nature, comme des enfants, est seul à même de permettre à l’élève d’acquérir une capacité d’analyse personnelle, et critique. C’est ce pourquoi le prosélytisme n’a pas droit de cité à l’école : il est illégal. Or, les acteurs cynégétiques colportent, le plus souvent, une vision biaisée de la nature. Ils diabolisent régulièrement les prédateurs dans les médias et détruisent, exploitent ou méprisent les animaux en fonction de leur propre intérêt, au détriment de l’intérêt général et de la biodiversité. La chasse est en outre une activité dangereuse qui peut se montrer très critiquable quant à ses conséquences sur la biodiversité. Elle ne doit pas interférer avec l’apprentissage des connaissances élémentaires enseignées dans les petites classes.

Cette convention interviendrait alors que le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a tout juste salué les récentes mesures annoncées en matière d’Éducation à l’Environnement et au Développement Durable. L’avis du CESE de décembre 2013 se prononçait lui-même en ces termes : « La découverte du monde vivant, de la nécessaire empathie avec les autres vivants, constitue un maillon essentiel de l’éducation première. », et préconisait l’élaboration d’une charte rappelant les principes pédagogiques et déontologiques s’imposant à tout intervenant extérieur à l’enseignement.

En 2010, une convention similaire a été signée mais son application présente des zones d’ombre : l’observatoire chargé d’assurer le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre de la convention, et le comité scientifique chargé de veiller à la qualité pédagogique et scientifique des conventions locales (respectivement prévus par les article 9 et 10 de la convention) n’ont, à notre connaissance, pas été mis en place. Ces groupes d’études étaient pourtant l’unique garde-fou à un enseignement partial et orienté.

Au regard des enjeux écologiques actuels, l’éducation des jeunes au respect de l’environnement et à la connaissance de notre patrimoine naturel doit être confiée à des organismes spécialisés regroupés pour la plupart dans le Collectif Français pour l’Education à l’Environnement vers un Développement Durable (CFEEDD) ou encore le Réseau École et Nature, réseau national d’éducation à l’environnement. Mais également des organismes tels que les réseaux territoriaux d’éducation à l’environnement (GRAINE par exemple), les réseaux d’associations naturalistes départementales (dont la LPO) ou encore le formidable réseau des clubs CPN. Leur vision globale des rôles de chaque animal dans les milieux naturels et les écosystèmes garantit à l’élève un apprentissage complet et objectif des connaissances actuelles relatives à la biodiversité et à la faune sauvage en particulier. Dans ce sens, ils assurent une vraie mission de service public et sont ainsi les plus à même à travailler en partenariat avec les enseignants, ceci de façon objective.

Aussi, par la présente, nous vous demandons de ne pas décider de cautionner l’intervention des chasseurs en milieu scolaire et de ne pas signer une telle convention. Nous nous tenons à votre disposition pour vous faire part de nos propositions concrètes pour sensibiliser nos jeunes citoyens à la découverte et au respect de notre patrimoine naturel.

Nous nous permettons de vous rappelez que notre collectif est largement représentatif, et que nous sommes avant tout animés par le besoin de prendre soin de l’enseignement que la République prodigue à nos enfants, notamment parce qu’ils seront la société française de demain, et qu’il en va ici de notre responsabilité d’adultes conscients et bienveillants.

Vous remerciant par avance de l’attention que vous porterez à ce courrier, nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos sentiments respectueux.

Copie à

Madame Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

Pièces jointes :

– « Education Thiéfosse : Les chasseurs sont intervenus pour les nouvelles activités périscolaires », vosgesmatin.fr, 1er février 2015

– Dossier du collectif « Non aux chasseurs dans les écoles »
dossier-chasse-ecole (PDF)

Les 67 associations cosignataires :

ADEO ANIMALIS, APIE, Association des Naturalistes de la Gohelle, Autun Morvan Écologie, ASPAS, AVES France, CAPEN 71, Centre ATHENAS, CHENE, CHEV–ANE, Connaissance & Protection de la nature du brabant, Convention Vie et Nature, CPEPESC Franche-Comté, CPEPESC Nationale, Dignité Animale, CPIE de la vallée de l’Ognon, Droit des animaux, ENVERT, Fédération Flore 54, FNE Franche Comté, Fédération Nord Nature Environnement, FERUS, FLAC, Fondations assistance aux animaux 41, Fondation Brigitte Bardot, FRAPNA DRÔME, FRAPNA Savoie, GDEAM, Gere Vivante, GRAINE Centre, Graine d’Ortie, Groupe d’Etudes Ornithologiques Béarnais, Groupe d’ Etude Ornithologiques des Cotes d’ Armor GEOCA, IDAE, International campaigns, LA GRIFFE, L’association Végétarienne de France, La Fondation Droit Animal, LPO Rhône, LPO Yonne, Le sanctuaire des hérissons, LEST, Loiret Nature Environnement, LPO Nationale, Maison de la Loire d’Indre et Loire, Meuse Nature Environnement,  Milles traces, Nature Centre, Nature et Humanisme, Nature et Relief, Ni homme Ni objet, Oïkos Kaï Bios, Oiseaux Nature, ONE VOICE, OUSIA être(s) humain(s) sur la Terre, Perche Nature, Pic Vert, Pôle Grand Prédateurs, RAC, Serre vivante, SFEPM, SPA 79, SPA du pays de Saint Malo, SNDA – Société Nationale de pour la Défense des Animaux, SNPN – Société Nationale de Protection de la Nature, Veg’ Asso, Volontaires pour la nature.

Comment parler de la chasse sans se faire tirer dessus ?

Depuis qu’AVES France a rejoint le collectif du 21 septembre et a donc officialisé (ou réaffirmé) ses positions contre la chasse, je reçois des dizaines de messages par semaine de chasseurs énervés, nerveux, parfois injurieux, qui déversent leur venin contre tout ce qui est vert, qui aime le vivant et qui s’oppose à leur loisir assassin.

Un point commun à leur prose : tous supposent que je suis un « putain de citadin » incapable de reconnaître un renard d’un blaireau. L’autre similitude est qu’ils affirment que « les chasseurs ont changé » tout en me prouvant le contraire trois phrases plus bas, par leur attitude violente et vulgaire. Tout ce qui ne va pas dans leur sens a forcément tort. Ils vont jusqu’à rappeler, menaçants, qu’ils sont la première force politique de France (sic).

Autant vous le dire franchement, chers chasseurs. Vos messages sont modérés et ne seront jamais publiés sur notre site. Vous perdez votre temps et nous ne vous laisserons plus déverser votre haine sur nos pages. Votre puissant lobby a déjà fait en sorte que les plus hautes sphères de l’Etat soient corrompues par « ceux qui tuent », jusqu’à demander la place de « ceux qui protègent », vous faisant passer depuis des années, à travers leurs oreilles trop crédules et attentives, pour des « gestionnaires » alors que vous détruisez partout où vous passez.

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D’après vous, jamais la faune sauvage ne se porterait aussi bien qu’aujourd’hui ! Quelle faune ? Celle que vous qualifiez de gibier ? Celle que vous nourrissez pour entretenir leur surpopulation ? Celle-là même qui abime les champs des agriculteurs et qui provoque des accidents de circulation et pour laquelle vous vous présentez en sauveurs devant le péquin moyen qui gobe votre discours sans réfléchir ?

Faire peur, depuis des années, a été votre seul moyen de vous faire accepter par une population qui, d’emblée, ne vous est pas favorable. Car si on vous dit « 1 million », cela signifie que 65 millions des français sont non-chasseurs, et cela, il ne faut pas l’oublier.

Vous vous posez donc comme la solution aux déséquilibres que vous avez créés. Vous avez d’abord fait disparaître les prédateurs et les rapaces en les accusant de « pulluler », pour ensuite vous poser en « régulateurs ». Pour pouvoir tuer sans voir les populations de « gibier » décliner, vous avez élevé, relâché, nourri la faune « sauvage ». Doit-on parler du cas du cochonglier ? Des animaux que vous faites classer comme nuisibles alors que leur rôle est de réguler les petites espèces ?

Vous agissez depuis trop longtemps comme des super prédateurs qui ne supportent pas qu’on touche à leurs proies. Aujourd’hui, j’invite tout le monde à lire le livre de Marc Giraud, Comment se promener dans les bois sans se faire tirer dessus ! car ce petit livre répond simplement à tout un tas de questions que tout le monde se pose. Il démonte aussi quelques uns de vos arguments habituels et montre à quel point votre lobby a tout gagné. Aujourd’hui, en France, on chasse tout. Presque tout le temps. La faune sauvage ne vous intéresse qu’au bout de votre fusil.

Vous n’êtes pas les premiers à hurler au monde que vous avez changé. On ne change pas parce qu’on le dit. On le démontre par ses actes.

AVES France rejoint le collectif du 21 septembre

Juin 2014, l’association AVES France décide en conseil d’administration de rejoindre le « Collectif du 21 septembre », né de la volonté des associations qui ont participé à la manifestation “la chasse y’en a marre” devant le Conseil Économique Social et Environnemental, à Paris, le 21 septembre 2013 et souhaitant représenter un courant de pensée fondé sur la réconciliation de l’homme avec l’animal et la nature.

Les représentants du  Collectif du 21 Septembre ont été reçus au Ministère de l’Ecologie lundi 30 juin.

La rencontre a été cordiale et constructive et a permis d’aborder plusieurs sujets :

  • Les modalités d’intégration du futur Comité National de la Biodiversité.
  • Certaines dispositions relatives à la nouvelle loi sur la biodiversité actuellement en discussion au Parlement  et que le  Collectif du 21 Septembre souhaiterait voir adoptées :
  1. Abolition de la chasse traditionnelle des oiseaux aux gluaux.
  2. Reconnaissance pour les animaux sauvages d’un statut « d’être sensible « .
  3. Interdiction de chasser les mammifères en période de vulnérabilité.

La FNC (Fédération Nationale de la chasse) est déjà à la manoeuvre pour les combattre… preuve que ces projets d’amendement seraient  bénéfiques pour la nature et la faune sauvage !
Les représentants du Collectif ont  par ailleurs remis aux  membres du Ministère sa « plateforme de 21 mesures simples et urgentes » à mettre en oeuvre pour sortir de la chasse et du piégeage.

A suivre…

 

Liste des associations membres du collectif : 

Animavie, CVN (Convention Vie et Nature), RAC (RAssemblement pour une France sans Chasse), CCE2A (Collectif Contre l’Expérimentation et l’Exploitation Animales), DDA (Droits des Animaux), Association Stéphane LAMART, Combactive, L214, AVF (Association Végétarienne de France), Oïkos Kaï bios, Point Info Loup Lynx, RAN (Respect de l’Animal et de la Nature), La Voie de l’Hirondelle, AVES France, La Griffe, Secourisme Animalier, Refuge « Amis des Bêtes », SVPA ( Société Vosgienne de Protection Animale), CHAMADE (CHAumière et Médiation Animalistes, Défense de l’Environnement), Association Sauvegarde du Château de Flée, Guadeloupe Animaux, Oiseaux Nature, Association du Collectif Animalier du 06.

Donnez votre avis sur l’arrêté encadrant la vénerie

A la demande de l’ASPAS, AVES France vous prie de répondre à cette consultation publique avant le 12 février 2014 !

Le Ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Energie consulte le public sur le projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 18 mars 1982 relatif à l’exercice de la vénerie. Ce texte vise à encadrer un peu mieux la pratique de la vénerie sous terre, ou déterrage, mode de chasse qui concerne renards, blaireaux et ragondins.

Le projet d’arrêté ainsi que sa notice explicative sont consultables sur ce site : http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-arrete-modifiant-l-arrete-a266.html

Vous pouvez participer en envoyant votre avis via le formulaire proposé sur cette page.

La consultation est ouverte jusqu’au 12 février 2014 inclus.

La position de l’ASPAS est la suivante, vous pouvez vous en inspirer pour votre commentaire :

Tout d’abord, il convient de rappeler toute notre opposition à cette pratique barbare dont nous demandons l’interdiction pure et simple.

Quant au projet soumis à consultation, il présente des avancées incontestables, et notamment :

  • l’encadrement de la mise à mort de l’animal capturé (aujourd’hui, les veneurs qui capturent un animal en font ce qu’ils veulent, jusqu’à le donner en pâture aux chiens de chasse),
  • la remise en état obligatoire du terrier,
  • l’arrêt de l’opération en cas de présence d’une espèce protégée dans le terrier concerné,
  • l’interdiction pure et simple des concours et compétitions de vénerie sous terre !

L’ASPAS ne peut que se réjouir de ces modifications réglementaires.

Cependant, ce projet aurait également pu prévoir :

  • la suppression de la période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau, qui peut se pratiquer dès le 15 mai, en pleine période de dépendance des jeunes,
  • l’arrêt de l’opération en cas de présence dans le terrier concerné d’une espèce dont le déterrage n’est pas autorisé à cette période. Renards et blaireaux peuvent utiliser les mêmes terriers, or le déterrage du renard est possible toute l’année alors que celui du blaireau n’est jamais autorisé du 15 janvier au 15 mai.
  • les conditions dans lesquelles l’animal capturé peut être relâché (mise hors de portée des chiens de chasse s’il est relâché immédiatement, et dans les autres cas, que soient précisées la durée et les conditions de la détention, du transport, du lieu du lâcher…)
  • un protocole précis de remise en état du site détruit (les veneurs qui prennent le temps de
    remettre le site en état se contentant de reboucher grossièrement les terriers),
  • la limitation du nombre d’équipages par département, ainsi que l’autorisation de ne pratiquer leur « loisir » que sur le département qui a délivré l’attestation de meute, afin d’empêcher une pression de déterrage trop importante.

 

Vous pouvez exprimer votre opinion en adaptant avec vos propres mots l’avis de l’ASPAS, en insistant sur les points qui vous paraissent importants. Un avis personnalisé aura en effet plus de poids que plusieurs réponses reprenant le même modèle, au mot près.

Nous comptons sur votre mobilisation, merci d’avance pour votre participation.

 

Photo : © grus – Fotolia.com

Aidons les renards !

Merci à Philippe Charlier et à l’ASPAS pour cette alerte.

Hallucinant : du 17 au 23 février 2014, le nouveau président de la FDC du Nord lance les « Ch’tis fox days », http://www.piegeurs.com/actu-106.html, un véritable jeu de massacre en perspective.

Mobilisons-nous !! Envoyez vos protestations à :

pref-communication@nord.gouv.fr

ddtm@nord.gouv.fr

Merci pour les renards !

Les enfants : cible des chasseurs ; le lobby chasse veut la mainmise sur l’éducation à l’environnement !

Bien que le prosélytisme soit illégal, les chasseurs ont déjà la liberté totale de pénétrer dans les écoles pour pratiquer à leur manière « l’éducation au développement durable ». Bientôt reçue par le Président de la République et le ministre de l’éducation nationale, la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) entend maintenant leur extorquer une surveillance de tout le domaine pédagogique sur la nature, au mépris des professionnels et de la loi.

Il s’agit d’un « Observatoire des pratiques pédagogiques sur l’éducation à l’environnement » que la FNC veut lancer avec la bénédiction de Vincent Peillon. L’exigence « pédagogique » des chasseurs montre leur mépris total pour les éducateurs nature, qui font déjà partout en France un excellent travail de sensibilisation aux enjeux de l’écologie, sans arrière-pensée de prosélytisme pour des intérêts privés ou pour un loisir contestable. Or, ces pédagogues professionnels de la nature n’ont jamais été reçus par les responsables politiques.

En revanche, les représentants du lobby chasse ont déjà signé, le 4 mars 2010, un partenariat avec Jean-Louis Borloo et Luc Chatel, à l’époque ministres respectivement de l’écologie et de l’éducation, pour « l’éducation au développement durable ». Malgré cette plaisante formulation, les réalités de terrain sont tout autres et montrent une réelle volonté de donner à nos enfants le goût de la chasse et des armes, récompenses et sandwichs au chevreuil à l’appui. Que faut-il de plus ? Anéantir toute approche objective et scientifique du monde vivant ?

Les chasseurs sont loin de montrer le comportement exemplaire que l’on attendrait pour nos enfants. Lorsque Vincent Peillon était député de la Somme, sa permanence avait été saccagée par des chasseurs de CPNT en 1998, puis il a été accueilli à coups de pierres par des chasseurs en 2000, et sauvé de justesse par un hélicoptère de la gendarmerie… Se souviendra-t-il de ce potentiel de vertus pédagogiques du monde de la chasse ?

Le Collectif « Non aux chasseurs dans les écoles ! » s’insurge avec force contre ce prosélytisme pourtant interdit1 et rappelle, aux ministres concernés, qu’il représente également des millions de parents et citoyens non chasseurs qui, eux aussi, savent voter.

Associations signataires et membres du collectif :

APIE, ASPAS, Association pour la défense des victimes de la chasse, AVES France, Bonnelles nature, CACC, CPEPESC Franche-Comté, CPEPESC Nationale, CPN Brabant, CROC BLANC, CVN, Droits Des Animaux, Fondation Brigitte Bardot, Frapna Savoie,  GEOB, GDEAM, IDAE, L214, Le Sanctuaire des hérissons, Loire Vivante Nièvre Allier Cher, LPO Nationale, LPO Rhône Alpes, LPO Drôme, MELES, Mille Traces, Nature Centre, Nature et Humanisme, Ni Homme – Ni Objet, Oiseau nature, One Voice, Perche Nature, Pro’eco, RAC, Serre Vivante, SPA Nationale, Stop violence France, Veg’Asso…

L’ASPAS tient à la disposition des journalistes des photos libres de droit et un dossier dans lequel les nombreuses coupures de presse locale montrent ces réalités de terrain.

Contacts presse :
Marc GIRAUD – Vice Président de l’ASPAS Tél. 06 07 74 99 05 mgiraud.nature@wanadoo.fr
Pierre ATHANAZE – Président de l’ASPAS Tél. 06 08 18 54 55 athanaze@infonie.fr

1 La laïcité s’appuie sur la liberté de conscience définie dans la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789, puis celle de 1948. C’est le cadre juridique fixé par la loi du 9 décembre 1905 qui implique une stricte neutralité dans les établissements scolaires

Le panda a du sang sur les pattes : quand le WWF utilise vos dons pour chasser l’ours polaire.

Éloignez les enfants car je vais prononcer deux gros mots :

MARKETING

&

GREENWASHING

Ouf, ça fait du bien. Vous pouvez rappeler les bambins.

Vous pouvez même cliquer sur les deux mots sus-cités. Vous verrez que c’est bien fait. C’est beau, c’est visuel, ça raconte une histoire, ça donne envie… vous êtes à deux doigts d’acheter ou de faire un don et moi aussi. Il y a une dizaine d’années, j’aurais cédé à leurs sirènes.

Ce qui me différencie aujourd’hui peut-être des 180.000 donateurs annuels du WWF, c’est que donner de l’argent ne me suffit plus à avoir bonne conscience. Quand je donne de l’argent, je veux savoir à quoi il va servir, comment il va aider une cause.

Le traumatisme qui m’a fait prendre conscience que le WWF n’est pas le sympathique panda que tout le monde croit date de 2004. A cette époque, la convention sur le commerce international d’espèces animales et végétales menacées d’extinction (CITES  ou Convention de Washington) se déroule à Bangkok. Le Kenya, soutenu par plusieurs pays d’Afrique, demande une suspension du commerce international de l’ivoire, en vain. En 2007, la proposition du Kenya et du Mali est soutenue par 21 pays africains qui demandent un moratoire de 20 ans sur tout commerce international de l’ivoire. Alors que toutes les associations françaises soutiennent unanimement cette proposition, le WWF s’y oppose…

Aujourd’hui, je ne suis donc pas étonné de voir le WWF s’opposer au classement de l’ours polaire à l’annexe I de la CITES. La raison invoquée est qu’il faudrait que la population ait diminué de 50% pendant les 3 dernières générations pour justifier ce classement. Le WWF, qui use et abuse de l’image de l’ours polaire pour récolter des dons, est en train de nous expliquer que finalement, l’ours ne serait pas suffisamment menacé pour mériter une protection supplémentaire. On marche sur la tête !

Les scientifiques s’accordent à dire que la disparition de l’ours polaire sera rapide, à cause des bouleversements climatiques. Soulager l’espèce de la pression de la chasse pour lui permettre d’essayer de s’adapter aux modifications de son milieu ne nous semble pas idiot.

Que dire devant la page de collecte de dons du WWF qui explique combien il est urgent que chacun donne 30€ car 1517 ours polaires ont disparu depuis le 1er janvier 2009, à cause des changements climatiques. Pourquoi ne pas changer ce compteur par le nombre d’ours qui mourront sous les balles des chasseurs parce que le WWF a laissé faire ?

Selon le WWF, l’impact climatique sur la disparition de l’ours polaire, c’est :

  • Réduction de 42% de l’habitat de l’ours polaire et chute programmée des deux tiers de la population d’ici le milieu du XXIème siècle

  • Extinction totale d’ici 75 ans

L’action du WWF :

  • Lutte contre les dérèglements climatiques, notamment en promouvant les énergies renouvelables

  • Lobbying en faveur d’engagements forts de réduction des gaz à effet de serre, afin de préserver les habitats primordiaux des ours polaires.

Pour moi, pour nous, un engagement fort, ce serait se positionner contre la chasse ! Comment une ONG comme le WWF peut-elle encore soutenir la chasse à l’ours polaire quand elle collecte des dons en expliquant que dans 75 ans, tous les ours auront disparu ?

Je ne me fais aucune illusion. Le WWF ne répondra pas à cet article comme il ne répond jamais aux critiques. Et dans un sens, ils ont raison. Pourquoi s’expliquer et entrer dans la polémique quand le marketing fonctionne à merveille et que 99,99% des donateurs ouvrent leur porte-monnaie sans demander la moindre explication ?

La preuve. Les avez-vous entendu commenter le livre Qui a tué l’écologie ? de Fabrice Nicolino ? Non. Le WWF est une icône. Prière de ne pas toucher. On ne brocarde pas un Saint, on l’adule… et on fait des offrandes (en silence).

Cyberaction N° 525 : Pour sauver l’ours polaire

coalition ours polaire 2012

Dans le but de soutenir la Coalition Ours Polaire, cyberacteurs.org a lancé une cyber action qui prendra fin le lundi 4 mars 2013, journée du début de la CITES.

En quelques jours, plus de 5000 personnes ont déjà écrit au Ministère de l’écologie qui refuse de voter le passage en annexe I de l’ours polaire, sur les conseils… du WWF !

Signez nombreux la cyberaction :

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/sauver-ours-polaire-575.html