Revue « A un poil d’ours » – Numéro 1 (avril 2018)

L’association AVES France vous préparait cette surprise depuis plusieurs mois. Bonne nouvelle ! Le premier numéro de notre revue « A un poil d’ours » sortira le jeudi 12 avril 2018.


Revue : A un poil d’ours – Numéro 1 (avril 2018)

Au sommaire : 
Editorial
Actualité des ours dans les Pyrénées
Pet de l’ours et hivernation
Réintroductions : de 0 à 43 ours…
Montreurs d’ours
Suivre l’ours dans les Pyrénées
Sorties nature
A un poil… de loup !
Le blaireau : entre obscurantisme et passe-droits !
Évènements


La revue A un poil d’ours est éditée par l’association AVES France.

La version imprimée (12 pages couleur sur papier recyclé) est accessible à tous.
Le prix au numéro est de 3€ : https://bearz.org/shop/livres/revue-a-un-poil-dours-numero-1-avril-2018/
L’abonnement annuel coûte 10€ : https://bearz.org/shop/livres/revue-a-un-poil-dours-abonnement-1-an/
Achat exclusivement via notre boutique Bearz.org.

La version numérique de cette publication trimestrielle sera offerte à chaque adhérent de l’association (sauf membres donateurs) pour les remercier de soutenir nos combats. L’adhésion annuelle à AVES France coûte 10€ et est accessible dès 0,85€ par mois !  Il suffira de cliquer sur la liseuse ci-dessous et de vous identifier avec votre adresse e-mail et le mot de passe qui vous aura été envoyé. Une question ? Contactez-nous ! 

Ci-dessous, la version numérique qui sera accessible aux adhérents à partir de jeudi 12 avril 2018 :

Consultation publique : AVES France s’oppose au projet d’arrêté fixant les règles générales de détention d’animaux d’espèces non domestiques

Comme nos autres partenaires associatifs, nous avons été surpris par la publication d’un projet d’arrêté fixant les règles générales de détention d’animaux d’espèces non domestiques par le Ministère de la transition écologique et solidaire. Comme pour la plupart des consultations publiques, le projet d’arrêté est particulièrement technique et indigeste… c’est pourquoi AVES France vous invite à répondre à cette consultation en vous inspirant du travail de l’association Le Biome et de notre propre contribution.

Nous vous proposons deux actions :

Vous pouvez vous inspirer de notre contribution (ci-dessous) ou consulter l’article de Sylvie sur notre site dédié aux consultations publiques si vous souhaitez prendre connaissance de la totalité de cet arrêté et des argumentaires proposés.

L’association AVES France s’oppose à l’adoption de cet arrêté fixant les règles générales de détention d’animaux d’espèces non domestiques. En effet, ce nouvel arrêté supprime l’ensemble des mesures ci-dessous, mesures qui demandaient à être complétées et non démantelées :

– Suppression de l’article qui subordonne le maintien de l’autorisation d’ouverture à
• La détention d’oiseaux légalement acquis,
• Leur marquage conforme à la législation
– Suppression de la possibilité de faire appel à des contrôles génétiques pour prouver la descendance légale des animaux.
– Suppression de l’article qui détaille les conditions de suppression des autorisations
– Suppression des démarches obligatoires en cas de prêt d’animaux (le prêt est couramment utilisé pour maquiller des mouvements d’animaux suspect)
– Suppression de la liste des espèces dont seuls les établissements d’élevages et zoologiques peuvent en détenir des individus
– Suppression du livre journal : c’est le registre sur lequel doivent être inscrits les animaux par ordre chronologique d’arrivé. Le croisement des informations qui y figurent avec le deuxième registre obligatoire d’entrée et sortie des espèces permet un contrôle efficace des mouvements illicites. Supprimer le deuxième registre met fin à toute possibilité de contrôle des volume d’animaux commercialisés.
– Suppression de la présentation obligatoire des autorisations en cas de contrôle
– Suppression de la partie sur la détention des rapaces pour la chasse au vol, ceci créant par là même un vide juridique.
– Non reprise des obligations des cessionnaires et des cédants en cas de cession d’un animal et notamment : la vérification des autorisations du futur acquéreur, l’obligation de remettre une fiche sur les besoins physiologiques de l’espèce commercialisée, l’obligation pour la publication d’annonce de vente de faire paraitre l’identification de l’animal lors de la vente et quel que soit le support de l’annonce.

Toutes ces obligations sont fixées par le décret n°2017-230 du 23 février 2017 relatif aux conditions d’identification et de cession des animaux d’espèces non domestique détenus en captivité, et devraient figurer dans le projet d’arrêté.

Il conviendrait également de supprimer le paragraphe suivant que l’on trouve en Annexe III de l’Arrêté du 18 mars 2011fixant les conditions de détention et d’utilisation des animaux vivants d’espèces non domestiques dans les établissements de spectacles itinérants : « Les dispositions précitées relatives aux caractéristiques des installations intérieures et extérieures ne s’appliquent pas aux établissements dont les périodes itinérantes n’excèdent pas quatre jours à compter du départ des animaux des installations fixes jusqu’à leur retour. »

Il est inadmissible qu’un ours puisse rester 4 jours à l’arrière d’un van ou d’une fourgonnette. Cette disposition doit donc _ de toute urgence _ être abrogée.

Nous réclamons également le contrôle des installations itinérantes dès le premier jour et, pour les ours, la modification du texte de l’Annexe III de la sorte :

« Les installations lors de la période itinérante doivent ménager un espace disponible d’au minimum 24 mètres carrés pour un maximum de deux animaux et 6 mètres carrés par animal supplémentaires. La hauteur des installations intérieures doit au minimum être de 2,2 mètres.»

Journée mondiale pour sauver les ours – samedi 17 février 2018

Pour la deuxième année consécutive, AVES France organisera le samedi 17 février 2018 la Journée mondiale pour sauver les ours.

Cette journée est un évènement festif et grand public, organisé à Paris (place Igor Stravinsky), pendant lequel nous inviterons petits et grands à participer à diverses activités autour du thème des plantigrades.

Ours brun, ours polaire, ours noir d’Asie ou d’Amérique, panda géant, ours lippu, ours à lunettes ou ours malais, quel que soit votre chouchou, cette journée est faite pour vous !

https://www.journeemondialepoursauverlesours.fr

ANIMATIONS GRATUITES POUR TOUS de 10h à 18h à Paris – Place Igor Stravinsky.

De 10h à 18h, les bénévoles d’AVES France et du groupe de soutien français d’Animals Asia animeront des stands pour petits et grands :

  • moulages d’empreintes d’ours
  • dédicaces de l’album jeunesse « Tout sur l’ours » par son illustratrice, Carole Xénard
  • atelier dessin et création de badges
  • photocall (prenez-vous en photo devant notre carte du monde géante présentant les huit espèces d’ours)
  • jeu de l’ours (un jeu de l’oie géant et pédagogique sur les ours)
  • spectacle avec notre mascotte pour dénoncer les spectacles de montreurs d’ours
  • arbre à ballons et ours géants
  • vente d’objets au profit des associations
  • sensibilisation du public…
  • en savoir plus sur le programme : https://www.journeemondialepoursauverlesours.fr/programme-2018/

Soirée Dîner + conférence-débat

A partir de 19h, nous proposerons un repas au restaurant Le puits de légumes. Le dîner sera suivi d’une conférence-débat animée par Stephan Carbonnaux. Attention, les places pour la soirée sont limitées à 30 personnes. Le tarif unique est de 26€. Réservez vite ! 

Nous espérons vous rencontrer nombreux lors de ces évènements.

Vous pouvez rejoindre notre page facebook : https://www.facebook.com/JourneeMondialeOurs/

ou celle dédiée à l’évènement : https://www.facebook.com/events/1437605986357890/

 

Photo illustration : © Carole Xénard

L’ours Valentin à Gif sur Yvette le dimanche 10 décembre

Messieurs les organisateurs arrêtez de vanter l’exhibition de l’ours Valentin comme une présentation pédagogique qui n’a que le nom. Comment peut-on être pédagogique en exhibant un ours captif ? et de surcroit qui mange des chamallows… vous savez ce que l’on trouve dans les grandes forêts …..

Arrêtez de profiter d’un animal sauvage captif  pour des fins mercantiles sans aucun rapport avec une formation pédagogique qui devrait être faite par des scientifiques ou des associations spécialistes de l’ours !

Nous disons donc NON à cette mascarade et nous vous invitons à signer notre pétition ci-dessous qui est aussi adressée à la DDPP de l’Essonne en lui demandant de contrôler l’état de l’ours et de bien s’assurer que les normes de sécurité sont strictement appliquées :

Non à l'exhibition de l'ours Valentin à Gif sur Yvette le 10 décembre

Cette action est maintenant terminée.

Date de fin: Dec 11, 2017

Signatures recueillies: 104

104 signatures

 

 

Le département de la Vendée fait venir une montreuse d’ours le 16 et 17 décembre

Le Département de la Vendée vous propose de participer à deux jours d’animations et de spectacles pour toute la famille.  Au programme, dans la catégorie « Animations familiales », on trouve : Patinoire géante*, montreuse d’ours, animations de jonglerie et cracheur de feu, circuit de véhicules à pédales et bien d’autres animations pour un « week-end festif et familial ».

En quoi une montreuse d’ours propose-t-elle une « animation familiale » quand on sait ce que subissent les ours captifs et leurs conditions d’existence totalement en opposition avec leurs besoins naturels !

Notre opposition à ce type de pitrerie où l’ours est exploité ne faiblira jamais, on ne lâchera rien !

Montrons-le encore un fois à l’aide du formulaire ci-dessous en écrivant courtoisement aux organisateurs, au maire, au département et à la ddpp à qui nous demandons comme d’habitude d’aller contrôler l’état de l’animal et de s’assurer que toutes les normes de sécurité seront bien respectées.

Contre la venue d'une montreuse d'ours le 16 et 17 décembre en Vendée

Cette action est maintenant terminée.

Date de fin: Dec 17, 2017

Signatures recueillies: 39

39 signatures

Montreur d’ours le 2 et 3 décembre à Meaux

« Samedi 2 à 11h et à 16h et Dimanche 3 décembre à 11h45 et 16h 
Spectacle d’ours – Parvis de la Cathédrale
Présentation pédagogique sur le thème de la défense des ours dans la Nature, avec la présence d’un véritable ours noir ! »

Comment les organisateurs et les vendeurs d’exhibition peuvent parler de présentation pédagogique de la défense des ours dans la nature alors que celui-ci est captif, présenté dans un contexte hors de son milieu naturel et totalement opposé aux besoins naturels de ces animaux. Le but inavoué des organisateurs c’est de faire venir du monde sur le dos de l’exploitation d’animaux sauvages le dresseur lui se frottant les mains de gagner grâce à son ours une somme avoisinant les 1500 euros pour deux exhibitions de 20 mn. Voilà une belle présentation pédagogique non ?

SPECTACLE ANNULE SUITE A LA MOBILISATION DES ASSOCIATIONS !

Lettre ouverte à Nicolas Hulot à propos du statut juridique du blaireau européen

Monsieur le Ministre d’Etat,

Par le biais de cette lettre ouverte, nous avons l’honneur d’attirer votre haute attention sur la situation du blaireau européen (Meles meles) dans notre pays, nous faisant l’écho de l’indignation d’un nombre considérable de nos concitoyens.

Cet animal fait l’objet d’une chasse cruelle et injustifiée. Le blaireau est chassé principalement par déterrage, un mode de chasse particulièrement inhumain de par la cruauté et l’extrême violence qui ressort de sa capture et de sa mise à mort. Des chiens sont introduits dans les galeries et les animaux capturés sont extirpés de leur terrier, attrapés avec des pinces métalliques et mis à mort à l’aide d’un poignard. Les petits, eux, sont généralement donnés en pâture aux chiens.

La vénerie sous terre n’existe pratiquement plus qu’en France, tous les pays d’Europe occidentale l’ont interdite en raison de sa brutalité.

Nous attirons votre attention sur une pétition créée en janvier 2016 qui rassemble aujourd’hui près de 124.000 signataires. Cette pétition en ligne qui vous est adressée demande le classement du blaireau en espèce protégée. Celle-ci est soutenue par de nombreuses associations de protection animale ou de l’environnement. Ce grand nombre de signataires est révélateur de la contestation citoyenne d’une pratique barbare qui n’est rien d’autre qu’un loisir pour certains chasseurs, et devenue aujourd’hui inacceptable dans la conscience collective. Le blaireau est strictement protégé dans la plupart des pays européens : Espagne, Grande-Bretagne, Luxembourg, Italie, Belgique, Pays-Bas, Danemark, Grèce, Irlande, Portugal. Il est également totalement protégé dans notre pays dans le département du Bas-Rhin depuis 2004 sans que cela ne pose de problème.

L’arrêté du 17 février 2014 modifiant l’arrêté du 18 mars 1982 relatif à l’exercice de la vénerie sous terre vise à renforcer l’encadrement de ce mode de chasse. Pourtant, des comportements peu acceptables sont régulièrement rapportés, comme par exemple la poursuite des opérations de déterrage lorsque la présence dans le terrier d’une espèce protégée est constatée ou l’application de méthodes de mise à mort des blaireaux adultes et juvéniles que l’on peut considérer comme relevant de la torture. Ces faits sont des manquements graves aux prescriptions du nouvel arrêté et sont, le cas échéant, passibles de sanctions comme le prévoit l’article 521-1 du code pénal qui punit de peines correctionnelles le fait d’exercer des actes de cruauté à l’encontre d’un animal captif.

Cependant, au-delà des considérations éthiques, cet animal est en voie de raréfaction dans de nombreux départements. Selon le rapport de l’ONF (20/01/2008), le blaireau est une espèce patrimoniale fragile, avec un faible taux de reproduction (2,3 jeunes par femelle et par an), et sa dynamique de population est influencée par diverses activités humaines telles que les infrastructures routières qui favorisent les collisions, le braconnage et la disparition progressive de son habitat, alors que la moitié des individus ne dépasse pas l’âge d’un an… Pourtant, malgré une mortalité annuelle très importante, des décisions préfectorales arbitraires autorisent sa chasse lors des périodes de dépendance des jeunes et cela sans aucun fondement scientifique. Ces décisions sont prises avec l’appui des Fédérations de chasse, pour être appliquées à une époque où les chasseurs n’ont plus rien à chasser, à part les battues administratives du sanglier, et semblent ainsi combler une demande cynégétique.

L’application des périodes de chasse complémentaires (du 15 mai au 15 septembre) est laissée à l’appréciation des préfets. C’est ainsi que chaque année en moyenne 70 préfectures autorisent ces périodes de chasse complémentaire du blaireau dans leur département. C’est précisément ce pouvoir de décision laissé aux préfets qui crée une dérive intolérable, faute de disposer d’un encadrement réglementaire et législatif strict.

Ainsi, pour justifier la chasse du blaireau européen, les préfets invoquent des motifs pour le moins contestables qui laissent perplexes les spécialistes de la nature. Le problème de la tuberculose bovine, dont le blaireau peut être porteur est régulièrement apporté pour justifier sa chasse. Les milieux scientifiques ont démontré clairement qu’il n’existe pas de foyer bactérien tuberculinique au sein de la faune sauvage ; sa contamination vient à la base des élevages concentrationnaires bovins qui sont responsables d’avoir implicitement porté Mycobacterium bovis au sein de la faune sauvage par le biais de pratiques irresponsables. Outre la mise en oeuvre de mesures de biosécurité drastiques qui sont essentielles dans les secteurs concernés par la maladie, des solutions sont à trouver pour aider les éleveurs à faire face à la difficulté prophylactique de mise en place de la vaccination des cheptels bovins pour combattre la propagation de la maladie.

En ce qui concerne le comportement de certains chasseurs de grand gibier comme le chevreuil et le cerf, qui ont pris l’habitude de vider et laisser sur place des viscères d’animaux potentiellement infectés dont se nourrissent d’autres espèces sauvages, ces pratiques contribuent à favoriser la dispersion de la tuberculose bovine (estimation de 5000 tonnes par an en France sur les bases des prélèvements statistiques de l’ONCFS).

Lorsqu’un projet a une incidence sur l’environnement, la loi impose aux préfectures de recueillir l’avis des citoyens et des associations qui souhaitent s’exprimer sur le sujet. Cette volonté de souci démocratique semble cacher un mépris total pour la contestation citoyenne comme en témoigne, par exemple, le résultat de la consultation publique de la préfecture de l’Oise qui prévoyait d’autoriser le piégeage et le tir de nuit du blaireau pour l’année 2017 pendant 5 mois sur 124 communes de ce département, et la synthèse qui en a résulté où 1220 avis défavorables argumentés avaient été émis, soit 77% des avis recueillis. Le projet d’arrêté avait tout de même été adopté. Les éléments de réponse apportés par la préfecture sur la synthèse de cette consultation publique manquaient d’objectivité et de rigueur scientifique et dénotaient un point vue exclusivement cynégétique, n’apportant finalement pas de réponses satisfaisantes sur les avis défavorables émis.

Les décisions finales prises par les préfectures sur le sujet du blaireau sont contraires au maintien dans un état de conservation favorable des populations de l’espèce et sont tout autant opposées aux volontés démocratiques de l’immense majorité de nos concitoyens.

Ces dernières années, malgré une contestation importante, plusieurs départements ont pris des mesures de destruction massive du blaireau. Sur ce sujet, la conclusion du Conseil Scientifique du Patrimoine Naturel et de la Biodiversité (CSPNB) publié le 13 juin 2016 intitulé « La cohabitation entre les blaireaux, l’agriculture et l’élevage » est très claire : « Ni le risque d’infection tuberculeuse en France ni les dégâts qui seraient causés aux cultures ne justifient un abattage massif de blaireaux. La réglementation devrait proscrire et pénaliser les méthodes d’abattage inhumaines, encourager l’exploration de voies alternatives à l’abattage.» Ce conseil scientifique préconise notamment la vaccination des animaux dans les secteurs concernés par la bactérie. Une méthode qu’elle juge «prometteuse» et qui pourtant n’est pas proposée en France. Les scientifiques ont en outre constaté en Grande Bretagne que l’abattage de blaireaux sains et malades était contre-productif. En effet, les blaireaux éliminés d’un territoire sont remplacés par d’autres venant d’autres secteurs où la bactérie est potentiellement présente, contribuant ainsi à propager la maladie.

Nous rappelons également que les périodes choisies pour ces abattages — tout comme les périodes complémentaires de chasse du blaireau — sont en contradiction avec  l’article L. 424-10 du Code de l’environnement, selon lequel « il est interdit de détruire (…) les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée » ; pour autant, ce texte n’est donc pas respecté puisque les jeunes blaireaux ne sont absolument pas sevrés et forcément ne sont pas émancipés au moment des périodes complémentaires de chasse du blaireau comme l’a démontré une étude dénommée « Contribution à l’étude de la reproduction des Blaireaux Eurasiens (Meles meles) et de la période de dépendance des blaireautins en France» réalisée par Virginie Boyaval, éthologue sur le blaireau : « […] au mois de mai, juin, juillet, les blaireaux juvéniles ne peuvent pas survivre sans leur mère. Ils sont sevrés à l’âge de 4 mois et commencent progressivement leur émancipation pour une durée de plusieurs mois s’étalant de 1 à 4 mois et ne peuvent donc être considérés comme étant émancipés qu’à partir de l’âge de 6 à 8 mois minimum. La destruction des blaireaux débutant généralement à partir de la mi-mai, compromet le succès de reproduction de l’espèce. La destruction des mères allaitantes, laisse de nombreux orphelins incapables de survivre seul ».

De plus, l’année 2017 aura été une année noire pour les blaireaux et les petits. Non seulement, nous avons constaté des naissances extrêmement tardives en raison d’un hiver très sec et les petits sont nés juste avant une période très chaude et sèche. Cette sécheresse a provoqué un manque de nourriture évident (vers de terre, source de nourriture principale des mères allaitantes) et des maladies parasitaires internes, provoquant une mortalité importante.

En ce qui concerne les dégâts aux cultures qui lui sont imputés, ils sont bien souvent en réalité causés par le sanglier. Les Fédérations de chasse tiennent souvent le blaireau pour responsable des dégâts, pour lesquels elles n’ont pas à indemniser les agriculteurs quand ils sont le fait du blaireau. Il faut de plus préciser que compte tenu de la faible densité des populations de blaireaux et de la taille de cet animal, les dégâts constatés, lorsqu’ils sont réellement le fait du mustélidé, ne peuvent être que minimes. Sur ce point, des méthodes comme l’utilisation de répulsifs ont montré leur efficacité. Nous précisons également que le blaireau est un animal utile qui a toute sa place dans un écosystème équilibré. Il joue un rôle sanitaire indéniable en contribuant à éviter la propagation de maladies par l’élimination des cadavres d’animaux sauvages, il évite aussi la prolifération des larves de hannetons, nids de guêpes, limaces et autres campagnols, compensant largement les déprédations de cultures. Cet animal est donc un précieux allié de l’agriculteur.

Rappelons que c’est après avoir découvert des estomacs de blaireaux remplis de vers blancs que Robert Hainard, un célèbre naturaliste suisse, a convaincu la commission genevoise (Suisse) de la chasse de sortir le blaireau de la liste des nuisibles.

Le respect d’un engagement international tient de l’honneur d’un pays. Pourtant, s’agissant de la conservation de la vie sauvage, les lois et règlements ne sont pas à la hauteur de ce qui a été signé et ratifié dans le cadre du Conseil de l’Europe. En effet, l’application de ces périodes complémentaires de chasse, que nous estimons inconsidérées, sont en contradiction avec le statut juridique du blaireau qui, pour rappel, est classé en annexe III de la Convention de Berne. D’après le texte de celle-ci, la France, en tant que partie à la convention, devrait prendre les « mesures législatives et réglementaires appropriées et nécessaires pour protéger les espèces de faune sauvage énumérées dans l’annexe III » (article 7). Cela passe notamment par l’obligation de « maintenir l’existence de ces populations hors de danger ». Ce classement impose clairement à la France de ne pas porter atteinte à l’espèce. Pourtant, le volume d’étude en matière de référencement des terriers et des effectifs est quasi inexistant. Cet état de fait met bien en exergue une gestion cynégétique de l’espèce… D’après les estimations des associations de protection de la nature, qui s’inquiètent de la disparition progressive du mustélidé dans plusieurs régions, il resterait environ 150 000 individus, dont 10 000 sont braconnés chaque année et 30 000 sont victimes de la circulation routière. Pourtant, en 2011, le Ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement rappelait : « Cette espèce a une dynamique de population relativement faible et risquerait de disparaître à court terme en cas de pression de destruction trop forte.» (publié dans le JO Sénat du 07/04/2011 – page 882). En résumé, sur le sujet du blaireau, et dans les faits, la France est en infraction notoire.

Nous rappelons l’engagement du Président de la République, M. Emmanuel Macron — alors candidat aux élections présidentielles — à prendre des mesures visant à protéger les espèces lors des périodes critiques. Dans un entretien accordé à la Ligue de Protection des Oiseaux, à la question suivante : « Que propose Emmanuel Macron pour interdire la chasse des mammifères en période de dépendance des jeunes ? » M. Macron a répondu : « D’une façon plus générale, il est fondamental que les dates de chasse soient fixées en dehors des périodes de fragilité particulière des espèces. […]». La période de dépendance des jeunes s’inscrit bien entendu pleinement dans ce cadre de « période de fragilité des espèces ». Cet engagement vaut parole d’honneur, la promesse du Président de la République ne doit pas rester sans suite.

Ainsi que nous l’avons démontré précédemment, l’éventuelle objection d’une mise en espèce protégée du blaireau sous couvert de difficultés quelles qu’elles soient ne saurait être justifiée en raison des solutions qu’il est possible d’y apporter.

Nous souhaitons que les prescriptions du Code de l’environnement et de la Convention de Berne soient respectées.

Il apparaît désormais clairement que le statut juridique de cette espèce doit être reconsidéré. Concrètement, nous vous appelons à prendre des mesures de mise en protection stricte du blaireau européen.

En attendant, nous souhaiterions nous entretenir avec vous pour évoquer la reconsidération du statut juridique de cet animal à l’heure et au jour qui vous conviendront le mieux.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre d’Etat, l’expression de notre haute considération.

Frédéric DANIEL, auteur de la pétition sur change.org

et les associations signataires de cette lettre ouverte :

Pierre ATHANAZE, Président d’ANRF
Action Nature Rewilding France

Hubert BASLE,
Membre de Nature Midi-Pyrénées

Virginie BOYAVAL,
Présidente de Meles

Gérard CHAROLLOIS, Président de la CVN
Convention Vie et Nature

Christophe CORET,
Président d’AVES France

Marc GIRAUD, Porte-parole de l’ASPAS
Association pour la protection des Animaux sauvages

Jacques LUCBERT,
Président d’Indre Nature

Mariette Vanbrugghe, Présidente du GDEAM-62
Groupement de Défense de l’Environnement de l’Arrondissement de Montreuil/mer

Le lobbying au service de la cause animale : AVES France rejoint CAP !

La cause animale s’est imposée ces dernières années comme un sujet de société important.

Les associations ont fait un travail remarquable quant à la couverture médiatique de cette problématique et la sensibilisation du public.

Cependant, l’on peine à voir des résultats politiques concrets à même d’améliorer le quotidien de centaines de millions d’animaux utilisés chaque année en France pour leur chair, leur fourrure, leur compagnie, dans l’expérimentation, les loisirs ou dans divers spectacles et autres zoos. Evolutions qui feraient réellement entrer ces débats dans la sphère politique et faciliteraient l’application du Droit existant et des avancées législatives plus conséquentes à long terme.

Une action politique au service des associations de protection animale ! 

L’objet de CAP est de faire le lien entre le monde politique et les associations de défense des animaux. Grâce à la constitution d’un réseau de parlementaires et d’un travail d’influence, CAP amène les politiques à agir en se basant sur le travail d’expertise des associations.

L’objectif est de rencontrer 150 parlementaires d’ici à juin 2018. L’opinion publique doit être enfin entendue et des avancées significatives en faveur des animaux inscrites dans la loi !

Pour soutenir CAP ou en savoir plus  : http://convergence-animaux-politique.fr

Le bureau nivernais d’AVES France confronté au retour du loup. Devenez bénévoles !

Le bureau local Nièvre s’intéresse à la faune sauvage du département. Depuis que le loup a été détecté en fin d’année 2016, nous poursuivons nos missions de communication autour du retour de ce prédateur : participation à des réunions administratives, conférences, tenue de stands à l’occasion de manifestations, et nous avons amorcé une mission de terrain. Nous avons besoin de bénévoles motivés et possédant une bonne connaissance de la faune sauvage pour mener à bien nos actions. Pour postuler, merci de compléter le formulaire ici : http://www.aves.asso.fr/2016/11/recherche-benevoles-desesperement/

Nous avons également relancé la collecte pour notre campagne loup. Si jusqu’à maintenant vos dons ont permis d’investir dans du matériel pour nos actions de sensibilisation, les prochains dons financeront du matériel pour le terrain (appareil-photo, jumelles, pièges-photos…).

Propulsé par HelloAsso

 

Par ailleurs, nous souhaiterions dresser un état des lieux plus précis de la faune présente sur le département – et pour lequel nous manquons de temps, notamment sur les thématiques suivantes : les supposés dégâts aux cultures ou faune sauvage imputés aux renards, blaireaux et mustélidés, les cas de braconnage (par exemple sur chat forestier…), les changements induits par l’arrachage des haies et l’abattage des vieux arbres à cavités (disparition de la petite faune, raréfaction de chauves-souris, rapaces…) et conséquences de la « mortalité routière » sur les populations animales (batraciens, hérissons, couleuvres…) sur certaines zones géographiques.

L’objectif pour 2018 est de monter des animations (conférences et expositions) autour des animaux dits «nuisibles» et de sensibiliser les habitants de la Nièvre à leur protection.

Nous recherchons donc des naturalistes bénévoles susceptibles de nous faire remonter les informations et des militants de terrain, mais aussi des photographes, artistes, conteurs ayant envie de militer à leur façon pour la faune sauvage.

Nièvre : On parle du loup à Nevers le 22 juillet 2017 !

Aves France tiendra un stand lors du village associatif « protection environnement animaux et véganisme » qui aura lieu samedi 22 juillet 2017 au parc Roger Salengro de 11h00 à 18h00.

Nous parlerons de la faune de la Nièvre mais aussi du loup à 14h00 lors d’une petite conférence-discussion. Sur le stand, vous trouverez des bracelets Bearz proposés à la vente, des brochures cap loup, et d’autres infos.

On vous attend nombreux !