Vènerie sous terre du blaireau : six organisations de protection de la nature et de la faune sauvage saisissent le Ministère

Les associations AVES France, ASPAS, Blaireau & Sauvage, One Voice, Meles et la Fondation Brigitte Bardot ont saisi la Ministre de la transition écologique et solidaire afin de solliciter l’interdiction de la vènerie sous terre du blaireau.

Cette pratique consiste à envoyer des chiens dans les terriers des blaireaux afin de les terroriser jusqu’à ce que les chasseurs parviennent à les déterrer puis à les tuer au fusil ou à l’arme blanche, mettant un terme à plusieurs heures de souffrance et de stress infligés à l’animal. 

Cette chasse nuit à l’équilibre cynégétique en ce qu’elle entraîne la mort de blaireautins, comme l’a révélé la vidéo de l’association One Voice qui est parvenue à infiltrer un équipage de vènerie sous terre. Les petits, non matures sexuellement, sont tués avant d’avoir eu la possibilité de se reproduire, ce qui nuit à la croissance démographique de cette espèce au rythme de reproduction lent.

Protégé par la Convention de Berne, le blaireau ne peut être chassé dans de nombreux pays de l’Union européenne. Le Conseil de l’Europe considère d’ailleurs que la vènerie sous terre, spécialité française largement décriée,  « ne peut être considérée comme efficace ni humain[e], et constitue un sport ».

Le blaireau est victime d’une réputation injustifiée : les dégâts qui lui sont reprochés sont minimes et en réalité imputables à d’autres espèces telles que le sanglier. Le petit mammifère peut en outre aisément être repoussé à l’aide de techniques très simples et peu coûteuses.

Les Préfectures ne sont d’ailleurs jamais en mesure de justifier de la réalité des dégâts qu’il aurait provoqués. Elles se fondent sur les allégations des chasseurs et ne publient aucune donnée démontrant l’existence d’éventuels dégâts.

Cette pratique cruelle et injustifiée, tant scientifiquement que légalement, n’a donc aucune raison de perdurer en France, pays signataire de la Convention de Berne et qui se pose en défenseur de la biodiversité.

Les six organisations demandent donc au Ministère de la transition écologique et solidaire d’interdire cette pratique et de veiller à ce qu’aucune période complémentaire de chasse par vènerie sous terre ne soit autorisée sur le territoire national.

En pièce jointe (PDF) : demande formelle adressée au Ministère de la transition écologique et solidaire, rédigée avec l’aide du cabinet GEO AVOCATS. 

Consultation publique sur le projet d’arrêté relatif aux mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées

Déjà en 2019, le Ministère de la Transition écologique et solidaire avait déposé un arrêté pour effaroucher les ours dans les Pyrénées, malgré l’avis défavorable du Conseil National pour la Protection de la Nature et celui de 95% des 1543 contributeurs à la consultation publique qui avait été réalisée.

Le Conseil National pour la Protection de la Nature s’oppose toujours au projet d’arrêté qui vient d’être mis à la consultation du public.

A nouveau, AVES France vous invite à exprimer votre opposition à ce projet d’arrêté qui n’a aucun sens et qui ne règlera pas les problèmes de cohabitation avec le monde de l’élevage.

Vous trouverez sur notre site dédié aux consultations publiques une liste d’arguments à reprendre afin de rédiger votre propre commentaire.

Suivez bien les instructions : votre message devra être posté sur le site du ministère. Vous trouverez le lien dans notre article.

-> https://www.consultationspubliques.aves.asso.fr/2020/04/30/consultation-publique-sur-le-projet-darrete-relatif-aux-mesures-deffarouchement-de-lours-brun-dans-les-pyrenees/

 

Notre contribution, postée le jeudi 30 avril 2020 : 

Madame la Ministre,

Au nom de l’association AVES France que je représente en qualité de Président, je tiens à m’opposer à votre projet d’arrêté relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux.

Ce projet d’arrêté concerne la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux. Or, cette expérimentation a déjà été mise en place l’an dernier et cet arrêté n’est que son prolongement, au motif que celle conduite en 2019 n’a pu produire d’effet en raison de sa trop faible période d’application, mais sans apporter de réponse au questionnement méthodologique.

Le conseil national de la protection de la nature a pourtant émis dès l’année dernière de nombreuses réserves sur votre projet, le sanctionnant d’un avis défavorable à l’unanimité. Cette année encore, le 30 mars 2020, la CNPN a émis un avis défavorable à l’unanimité (0 pour, 27 contre, 0 abstention) sur votre projet d’arrêté relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées.

En 2019, la consultation a été particulièrement suivie avec 1543 contributions dont 95% CONTRE cet arrêté. Vous voudrions croire que vous vous souciez réellement de l’avis des personnes qui prennent le temps de répondre à ces consultations du public et que vous tiendrez compte de leurs avis, mais également de celui du Conseil National de la Protection de la Nature.

Pour en revenir à l’arrêté pour lequel vous nous demandez notre avis, il précise en son article 1 qu’il ne s’applique pas aux mesures de conditionnement aversif qui peuvent être ordonnées par les préfets pour prévenir les dommages causés par un spécimen d’ours manifestant l’un des comportements suivants : absence persistante de fuite lors de rencontres avec l’homme ; attaques répétées d’un troupeau le jour malgré la présence du berger ; alimentation régulière à partir de nourriture d’origine humaine. Il n’a donc pas pour but de cibler les ours dits « à problèmes », mais bien des ours dont le comportement est parfaitement normal.

Pourtant, aucun bilan détaillé des prédations n’a été versé au dossier. Il n’est pas possible de savoir si les exploitations touchées étaient protégées, ni même si les dégâts ont été confirmés ou attribués au bénéfice du doute.

L’ours brun est toujours une espèce protégée en France, classée parmi les vertébrés menacés d’extinction et il est considéré comme une espèce en danger critique d’extinction sur la liste rouge française établie selon les critères de l’UICN. Son effarouchement constitue donc une dérogation à la protection de l’espèce au titre des articles L.411-1 et 2 du code de l’environnement et dans le cas précis, à l’interdiction de perturbation intentionnelle. Elle est donc liée au respect de trois conditions : ne pas nuire à la conservation de l’espèce, ne l’appliquer qu’en cas de dommages importants et s’il n’existe pas d’autre solution satisfaisante, trois conditions cumulatives qui ne sont toujours pas remplies.

Si une expérimentation doit-être limitée dans le temps, elle devrait être également limitée à un certain nombre d’estives et assortie d’un protocole expérimental bien cadré, ce qui n’est pas le cas ici. L’expérimentation ne prévoit pas d’étudier scientifiquement l’impact de cet effarouchement sur les ours et leur comportement. Le dérangement provoqué par ces méthodes d’effarouchement pourrait avoir pour conséquence une perte d’habitat considérable qui menacerait sa conservation des ours, mais pourrait également affecter d’autres espèces.

Les seuils de dommages déclenchant l’effarouchement sont extrêmement bas et ne peuvent être considérés comme des dommages importants : une attaque pour laquelle la responsabilité de l’ours ne peut être écartée, donnant lieu à au moins un animal indemnisable au titre de l’ours dans les douze derniers mois ou quatre attaques cumulées au cours des deux années précédentes. On peut aussi fortement s’interroger sur la possibilité de déclencher une opération d’effarouchement en raison de dommages, sans aucune preuve de la responsabilité de l’ours.

Certaines estives sont considérées par l’administration comme non protégeables, sans qu’il ne soit expliqué sur quels critères a été obtenue cette classification. La préservation de l’élevage de haute montagne ne peut pas se faire au détriment de la nature et des espèces sauvages.

Chez AVES France, nous pensons qu’il faut conditionner les activités humaines comme l’élevage, dans nos parcs régionaux ou nationaux, a un respect strict de la nature. Un cahier des charges mentionnant l’obligation de mettre en place des moyens de protection des troupeaux devrait être imposé en zone de présence des prédateurs.

Des solutions comme la présence de bergers, le regroupement nocturne des troupeaux et le soutien par des chiens de protection ont fait leurs preuves. Le dossier ne précise pas qui devra contrôler sur le terrain la mise en place effective et proportionnée de ces mesures, leur insuffisance éventuelle ou leur inefficacité, qui conditionnent pourtant la délivrance de la dérogation à la protection de l’ours.

D’autres pays ont fait le choix d’accompagner les éleveurs sur le terrain afin de réaliser des bilans de vulnérabilité et de trouver avec eux des solutions fiables pour protéger leurs troupeaux. C’est notamment le cas en Slovénie, qui a revu ses recommandations à la faveur de cette expérimentation :

Ours et loups : et si les prédations n’étaient pas une fatalité ?


Il conviendrait de réaliser ces mêmes recherches en France, et de se poser la question du maintien de certaines estives lorsque les éleveurs refusent de protéger leurs troupeaux, au détriment des espèces sauvages.

Cet arrêté va clairement à l’encontre des objectifs initiaux du plan ours. Son efficacité est contestable, voire dangereuse à terme pour la conservation de l’ours brun et plus généralement de la faune sauvage. Le but de cet arrêté semble être de vouloir chasser les ours des zones d’estive, y compris potentiellement dans un Parc National, alors qu’il est possible d’assurer la cohabitation de l’ours et du pastoralisme moyennant une bonne protection des troupeaux.

AVES France s’oppose donc à votre projet d’arrêté et pense qu’il va à l’encontre du message de respect de la nature qui devrait être tenu par le ministère de la transition écologique et solidaire, alors que nous déplorons chaque jour l’érosion de la biodiversité. Si nous comprenons l’importance de préserver certaines activités humaines, celles-ci doivent être strictement encadrées. L’ours est à sa place dans les Pyrénées. C’est à l’homme de s’adapter à sa présence et certainement pas l’inverse.

Pandémie de Covid-19 en Indonésie : Patrick Rouxel a besoin de vous pour venir en aide aux ours malais.

La pandémie de coronavirus qui touche de très nombreux pays n’a pas épargné l’Indonésie, où Patrick Rouxel s’est installé avec son association AIDER LES OURS depuis plusieurs années. Aujourd’hui, seul contre Goliath, il est resté sur place pour aider autant d’animaux que possible avec les moyens à sa disposition. Il y a tellement d’animaux qui vivent dans des conditions lamentables en Indonésie, et le COVID-19 ne fait qu’empirer les choses. AVES France vous invite à faire un don pour lui apporter votre aide :

Propulsé par HelloAsso

Le message de Patrick Rouxel :

Pendant l’année 2019 et début 2020 nous avons réussi à finir la construction des 15 enclos forestiers à Samboja Lestari pour ses 72 ours malais du Borneo Orangutan Survival Foundation (BOSF), et nous avons aussi construit un enclos de 1 hectare pour 5 ours au refuge du Orangutan Foundation International (OFI). Nous sommes actuellement en train de transférer les ours dans ces nouveaux enclos. Pour en savoir plus : http://aiderlesours.org/2019-2/

L’arrivée inattendue de 9 oursons à Samboja Lestari depuis Septembre 2019 nous a gardé bien occupés. Les plus petits ont besoin d’attention 24 heures sur 24 et les plus grands ont besoin d’être promenés en forêt et de recevoir de l’affection afin qu’ils puissent devenir des adultes sains et confiants malgré le fait d’avoir été capturés et privés de leur mère dès leur plus jeune âge. J’espérais que nous puissions tenter de relâcher certains de ces oursons à la vie sauvage comme je l’avais fais dans mon film Life is One, mais avec la crise actuelle du COVID-19 qui frappe aussi l’Indonésie, il n’est plus possible de planifier de tels projets.

Une fois que tous les ours de Samboja Lestari seront installés dans leurs nouveaux enclos et que la crise du COVID-19 sera derrière nous, j’espère me rendre dans un autre refuge appelé le Wildlife Rescue Centre (WRC) à côté de Jogjakarta sur l’ile de Java. Ce refuge abrite environ 150 animaux de toutes les espèces, du crocodile à l’orang-outan, et tous ont besoin de meilleures conditions de vie. Ma prochaine mission sera donc de rendre la vie de ces animaux (et des employés) plus agréable. Mais pour l’instant le WRC fait face à de grandes difficultés financières car ils dépendent des dons des bénévoles étrangers qui ont tous annulés leurs séjours. Le refuge à besoin d’aide pour nourrir les animaux et payer ses frais de gestion. Pour en savoir plus, je vous invite à visiter le blog de Aider les Ours : http://aiderlesours.org/category/blog/

Au nom des ours et de tous les animaux que je parviens à aider grâce à votre soutien, merci.

Bon courage et bonne santé.

Patrick Rouxel
www.aiderlesours.org
Page Facebook : https://www.facebook.com/pg/sunbearoutreach/posts/

portrait de renard sur un fond de forêt de sapins, avec un ciel doré

Recours commun contre le massacre de 850 renards en Seine-Maritime

Entre le 20 janvier et le 10 février 2020, l’Arrêté autorisant la régulation du renard par les lieutenant de louveterie de la Seine-Maritime de février à mai 2020 a été mis à la consultation du public par la préfecture de Seine-Maritime.

Cet arrêté prévoit l’abattage de 850 renards prélevés sur l’ensemble du département par tirs diurne ou nocturne, par tous modes et moyens à leur disposition, au cours d’un maximum de 180 sorties.

La consultation publique a été particulièrement suivie, avec 650 e-mails envoyés à la préfecture :

  • 499 messages s’opposant à cet arrêté
  • 151 messages approuvant l’arrêté

Les résultats de la consultation ont été publiés, mais la préfecture n’en a absolument pas tenu compte. L’arrêté a été pris sans aucune modification du texte initial.

MOTIFS DE LA DECISION :

  • le renard est classé espèce susceptible d’occasionner des dégâts dans le département, par arrêté ministériel du 3 juillet 2019, au regard d’un dossier constitué reprenant les différents items : effectifs importants et en constante évolution, nuisances (agricoles, faune et flore, sanitaires, sécurité publique).
  • l’arrêté mis en consultation ne concerne que les seuls lieutenants de louveterie, auxiliaires bénévoles de l’administration, et non pas l’ensemble des chasseurs. Cette régulation par les lieutenants de louveterie représente moins de 15 % des effectifs régulés au niveau départemental. C’est une régulation spécifique et nécessaire qui vient compléter les autres types de prélèvements sans pour autant les remettre en question.Pour l’ensemble des raisons évoquées ci-dessus, le contenu de l’arrêté relatif à la régulation du renard de février à mai 2020, dans les limites indiquées, reste inchangé.

AVES France (dont le siège social se trouve à Rouen, en Seine-Maritime) et l’ASPAS ont déposé lundi 23 mars 2020 un recours auprès du Tribunal Administratif de Rouen pour contester cet arrêté et demander sa suspension.

Nous avons besoin de vous pour poursuivre nos actions ! Plus nous serons nombreux, plus nous aurons de poids pour lutter contre ce massacre injustifié d’animaux sauvages.

Pour adhérer (à partir de 0,85€/mois) : https://www.helloasso.com/associations/aves-france/adhesions/aves-france-formulaire-d-adhesion

Justice pour les ours Micha, Bony, Glasha et les animaux détenus par les Poliakov

En raison de la pandémie de COVID-19 qui touche notre pays,
l’audience du mercredi 8 avril 2020 a été reportée au mercredi 12 mai 2021.
AVES France vous invite à un rassemblement devant le Tribunal de Grande Instance de Blois à partir de 12h :
https://www.facebook.com/events/502340711164168 

 

Le procès de Dany Bruneau et Alexandre Poliakov (dits “les Poliakov”), le couple de dresseurs établis à Chauvigny-du-Perche, dans le Loir-et-Cher, aura lieu mercredi 8 avril 2020 à 13h30 au Tribunal judiciaire de Blois.

Suite à la mort de l’ours Micha, que nous avions filmé lors de sa toute dernière prestation à Racquinghem (62) le dimanche 8 septembre 2019, ses “propriétaires” sont poursuivis pour :

  • sévices graves ou acte de cruauté envers un animal domestique, apprivoisé ou captif
  • mauvais traitements envers un animal placé sous sa garde par l’exploitant d’un établissement détenant des animaux
  • placement ou maintien d’animal domestique ou d’animal sauvage apprivoisé ou captif dans un habitat, environnement ou installation pouvant être cause de souffrance

L’association AVES France s’est évidemment constituée partie civile, puisque nous suivions ce dossier depuis de nombreuses années. Pour nous, la mort de Micha est un drame qui aurait pu être évité si l’administration avait joué son rôle et n’avait pas fait la sourde oreille lors des nombreux signalements qui lui ont été rapportés. Micha a été exploité jusqu’à la fin, dans des conditions effroyables (cf. L’ours Micha et le singe Mina exploités par les Poliakov lors d’une soirée privée à Villenave d’Ornon le 22 décembre 2018). C’est la raison pour laquelle nous demandons aujourd’hui le retrait définitif de tous les animaux détenus par le couple et de leur certificat de capacité.

Les Ours Bony et Glasha saisis sous la pression

La mort de Micha a créé une onde de choc et une large médiatisation, qui a même dépassé nos frontières. L’administration a été mise en cause et une forte pression a été exercée sur le Préfet du Loir-et-Cher dans le but de protéger les autres animaux détenus par le couple. Vendredi 29 novembre 2019, les ours Bony et Glasha ont enfin été saisis afin de recevoir des soins dans des sanctuaires adaptés. Leur saisie n’est cependant pas définitive et c’est la raison pour laquelle nous attendons le procès du 8 avril 2020 avec impatience. Nous espérons également pouvoir obtenir la saisie des autres animaux, et notamment le singe Mina qui a été exploité illégalement pendant plusieurs années.

Aujourd’hui, Bony est au Refuge de l’Arche (cf. Les ours des Poliakov, Bony et Glasha, ont été placés dans des refuges).

Glasha, renommée Franca, a été prise en charge par l’Alternativer Wolf- und Bärenpark Schwarzwald. Catherine et Beate nous donneront de ses nouvelles le samedi 22 février 2020 dans le cadre de la Journée mondiale pour sauver les ours, et en profiteront pour nous expliquer comment le Parc Alternatif des Loups et Ours de la Forêt-Noire prend en charge les animaux qui ont souffert de la captivité et du dressage.

5000 € pour soutenir les refuges

Grâce à votre soutien, mais aussi avec l’aide des utilisateurs du moteur de recherche Lilo, AVES France a pu effectuer un don de 2500€ fin 2019 pour soutenir le refuge de l’Arche, qui a pris en charge Bony. Le conseil d’administration de l’association a décidé d’attribuer un autre don de 2500€ au Bärenpark Schwarzwald pour sa prise en charge de Glasha – Franca.

 

L’Etat doit mettre un terme à l’exploitation des animaux sauvages !

Si les Poliakov sont responsables des mauvais traitements sur les animaux dont ils avaient la charge, il faut se rappeler que l’exploitation des animaux sauvages est encore légale en France, dans les cirques, les spectacles fixes ou itinérants, dans les soirées privées…

Près d’un an après le lancement de la Mission ministérielle sur le bien-être animal par le Ministère de la transition écologique et solidaire, où sont les annonces promises ? Les décisions courageuses ? Les mesures ambitieuses ? Faudra-t-il d’autres Micha pour qu’enfin nos politiques aient le courage de mettre un terme à l’exploitation des animaux sauvages captifs en France ?

Notre pétition contre les spectacles ayant recours à des ours et des loups : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/montreurs-loups-mettons-terme-exploitation-animaux/44785

La Journée mondiale pour sauver les Ours aura lieu le samedi 22 février 2020 à Paris

Comme chaque année, AVES France organisera la Journée mondiale pour sauver les Ours à Paris.

Cette édition aura lieu le samedi 22 février 2020 à partir de 10h au VG LAB – 10 rue Charles Fourier – 75013 PARIS.

Dès 10h, les associations tiendront leurs stands et vous présenteront leur travail. Des animations seront proposées aux enfants (réaliser une interview radio avec Radio Parole d’Animaux, apprendre à faire un moulage d’empreinte d’ours avec Aves France, jouer au Jeu de l’ours…). L’artiste Sophie Larroche présentera ses ours et réalisera une sculpture devant le public. Entrée libre.

Attention : pour l’atelier “Le petit reporter : apprendre à réaliser une interview radio”, les places sont limitées. Merci de réserver : https://www.helloasso.com/associations/aves-france/evenements/le-petit-reporter-apprendre-a-realiser-une-interview-radio

Aiyanna l’ourse polaire et Léo, les personnages de notre spectacle Papouk le Pizzly, un ours polaire pas comme les autres, seront présents. Ils dédicaceront le livre et assureront des animations pour les tout-petits. Ils ont préparé une animation calibrée pour les enfants de maternelle (entre 3 et 6 ans), d’une durée de 20 minutes. Les enfants sont reçus par groupe de 20. Même si l’animation est gratuite, merci de réserver !

Virginie Dordet sera également des nôtres afin de vous présenter son prochain livre pour enfants sur les ours ! Elle animera un atelier d’activités manuelles.

A partir de 13h45, nous vous proposons un cycle de conférences sur les ours. Comme les autres animations, l’accès aux conférences est gratuit, mais nous vous remercions de réserver vos places afin de faciliter le travail d’organisation :
https://www.helloasso.com/associations/aves-france/evenements/conferences-journee-mondiale-pour-sauver-les-ours-2020

Programme :

  • 13h45 : Accueil des participants et présentation
  • 14h00 : Jérôme POUILLE (panda.fr) – Le panda géant, l’ours endémique de Chine, reste menacé.
  • 14h40 : Christophe CORET (AVES France) – Montreurs d’ours : bientôt la fin ?
  • 15h20 : Catherine RUTZ (Bärenpark) – L’Alternativer Wolf und Bärenpark Schwarzwald/Parc Alternatif des Loups et Ours de Forêt-Noire : expertise dans la prise en charge d’ours sauvés de l’exploitation par des êtres humains.
  • 16h00 : Michèle JUNG (Animals Asia) – L’ours noir d’Asie : entre enfer et paradis
  • 16h45 : Michel Rawicki et Christine Grandjean (C’est assez !) – L’ours polaire a-t-il sa place en captivité ?
  • 17h30 : Marie-Astride CHAPPE (Aider les ours) – Réhabilitation d’ours malais orphelins

Nous espérons que vous répondrez nombreux à l’invitation de nos associations !

Lien de l’évènement Facebook : https://www.facebook.com/events/466760937530849/

AVES France attaque l’arrêté du préfet des Côtes-d’Armor pour protéger les blaireautins

Comme vous le savez, nous avons formé un recours en annulation devant le Tribunal administratif de Rennes à l’encontre de l’arrêté du préfet des Côtes-d’Armor venant fixer l’ouverture des périodes de chasse pour la saison 2019/2020.

Cet arrêté autorise en effet la vénerie sous terre du blaireau durant une période complémentaire (du 15 mai au 14 septembre 2020), c’est-à-dire en pleine période de dépendance du blaireautin à l’égard de sa mère.

Une telle décision se heurte alors aux dispositions de l’article L.424-10 du code de l’environnement, lequel interdit toute destruction des petits ou portées d’espèces de mammifères, même lorsque la chasse de ces espèces est permise. L’ouverture de cette période complémentaire est donc illégale, ce que notre recours ne manque pas de démontrer, documentation scientifique à l’appui. 

Face à l’irréversibilité des abattages de blaireaux qui seraient réalisés en application de cette décision, nous avons déposé, en plus de notre recours en annulation, une requête en référé afin que le juge administratif statue en urgence et suspende les effets de l’arrêté dans l’attente de l’issue du recours.

Après une plaidoirie tenue le 3 janvier dernier, Madame la juge des référés du Tribunal administratif de Rennes a rendu une ordonnance le 6 janvier, par laquelle elle a rejeté nos demandes provisoires.

Cependant, le motif de ce rejet est propre au contexte particulier applicable à une procédure de référé et ne vient en rien invalider nos arguments au fond.

En effet, Madame la juge des référés a simplement indiqué qu’il est possible que le Tribunal administratif se prononce sur la légalité de l’arrêté préfectoral avant l’ouverture de la période complémentaire. L’urgence n’était donc, d’après elle, pas caractérisée à la date de l’audience.

L’ordonnance de rejet repose uniquement sur ce motif et ne donne en aucun cas raison à la préfecture, ni à la fédération des chasseurs des Côtes-d’Armor, intervenant à l’action.

L’illégalité de l’ouverture d’une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau étant incontestable – et incontestée par l’ordonnance du juge des référés – nous maintenons chacun des points de notre argumentaire initial jusqu’à l’issue de la procédure au fond.

Pour soutenir notre action, nous vous invitons à adhérer à AVES France. L’adhésion est accessible à partir de 0,85€ par mois ou 10€ par an.

Consultation publique : projet d’arrêté portant expérimentation de diverses dispositions en matière de dérogations aux interdictions de destruction pouvant être accordées par les préfets concernant le loup

Sur le projet d’arrêté portant expérimentation de diverses dispositions en matière de dérogations aux interdictions de destruction pouvant être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus)

Le seuil de viabilité démographique du loup, que le PNA « loup et activités d’élevage » a reconnu comme étant de 500 individus, a été atteint en 2019.

Ce qu’il faut retenir de ce projet d’arrêté :

Pour les tirs de prélèvement, les dispositifs de repérage utilisant la technologie d’amplification de lumière ou la détection thermique pourront être utilisés par les chasseurs habilités en l’absence d’un lieutenant de louveterie ou d’un agent de l’OFB

L’expérimentation sur le projet d’arrêté « plafond » qui définit la modalité de calcul du nombre de loups qui pourront être abattus, repose sur une augmentation du taux de prélèvement, porté à 17% pour 2020, au lieu de 10 % (article 5 point I).

Si le plafond ainsi déterminé était atteint avant le 31 décembre 2020, la possibilité d’aller jusqu’à un taux de 19 % est ouverte, afin de permettre la protection continue des troupeaux, en utilisant des tirs de défense (simple, mixte ou renforcée) ainsi que des tirs de prélèvement simple dans le cercle 0.

L’association AVES FRANCE se prononce contre cette expérimentation qui ne vise qu’à réduire drastiquement les effectifs du loup en France.

Ce seuil de loups à abattre, 19%, est énorme et met en péril l’avenir de l’espèce en France. On finirait par oublier que le loup est une espèce protégée !

Il n’y a toujours aucune conditionnalité mise en place sur la protection des troupeaux et les indemnisations (pire, on assiste à la mise en place de zones difficilement protégeables, qui peuvent donc recouvrir tout et n’importe quoi), tout comme il n’y a pas ou si peu de contrôles effectifs sur le terrain quant à la mise en place des moyens de protection. Placer un fil électrique dans les broussailles à 80 cm du sol n’est pas un moyen efficace de protéger un troupeau !

Nous déplorons également qu’un seul type de protection soit généralement envisagé par les éleveurs alors qu’il conviendrait de cumuler différents moyens, et notamment renforcer la présence humaine (berger, employé agricole) en appui à l’installation de clôtures ou la présence de chiens de protection.

Nous dénonçons également le fait que cette expérimentation soit programmée alors même que l’Administration n’est pas en mesure de fournir une étude scientifique et indépendante sur les conséquences des tirs sur le comportement des loups et notamment leurs méthodes d’attaques et de prédation puisque les tirs de “prélèvement” ne font pas baisser le taux de prédation.

Enfin, nous regrettons, depuis plusieurs années, que ces prélèvements soient décidés sans prendre en compte non seulement les morts accidentelles (collisions avec les voitures, etc.) mais aussi le taux de braconnage qui ne fait l’objet d’aucune étude, et pour cause !!

Cette expérimentation ne doit pas être mise en place, dites-non aux tirs de loups !

Vous avez jusqu’au 25 décembre 2019 pour envoyer vos commentaires personnalisés en cliquant sur ce lien :

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=2110

° CELSIUS : la galerie IDA MÉDICIS expose les ours polaires de Sophie Larroche

Du 26 novembre 2019 au 1er janvier 2020, les ours polaires de l’artiste Sophie Larroche seront exposés à la galerie IDA MÉDICIS, 9 rue de Médicis à Paris. AVES France vous invite au vernissage qui aura lieu le mercredi 4 décembre 2019 à partir de 18h30 en présence de l’artiste (contactez-nous pour obtenir votre invitation).

Le projet Celsius.

Celsius, dont le nom réfère à la dangereuse ascension des degrés de la planète, est né d’une rencontre artistique entre la galerie IDA MEDICIS et l’artiste Sophie Larroche.

L’Art comme puissant messager.

La galerie et l’artiste ont pour souhait commun de réunir leurs activités au profit d’une cause fondamentale, la sensibilisation autour du réchauffement climatique. Leurs médias sont l’Art, l’esthétique, le ressenti immédiat, sans moralisation et sans discours.

Face au travail de cette sculptrice, de majestueux ours polaires sont mis en scène dans dans leur vie quotidienne : sculptés dans la terre ou formés en porcelaine, l’animal se laisse observer en train de s’étirer, nager ou encore de regarder avec inquiétude sa petite parcelle de banquise.

Aux interrogations que ces oeuvres suscitent, l’exposition incite chacun, collectionneurs ou novices, à se sentir concerné par la cause environnementale et à investir dans l’Art en mêlant plaisir et acte citoyen.

Unissons nos voix.

L’Artiste Sophie Larroche et la Galerie IDA MEDICIS collaborent avec l’Association AVES France afin de reverser une part du prix de vente des oeuvres à la protection des Ours Polaires.

Adopter une sculpture.

Le lien entre l’ours et l’humain est affectif et émotionnel ; incarnant le réconfort et la douceur, l’animal fait indéniablement appel à notre enfance. Nous parlons d’adoption comme symbolique du sauvetage de l’espèce menacée : il s’agit ici de la rencontre de deux histoires. Celle de l’animal sauvage et de l’individu qui se fait protecteur.

Offrir de l’Art, offrir un symbole.

L’exposition « Celsius », du 26 novembre 2019 au 1er janvier 2020, ne s’inscrit pas par hasard dans la période de fin d’année, propice aux plaisirs, aux résolutions et à la bienveillance. IDA MEDICIS envisage d’associer une nouvelle dimension au cadeau de fin d’année: s’offrir ou offrir à un proche une œuvre d’art porteuse d’un message fort. Convertir un acte de consommation en un acte citoyen qui trouve une résonance toute particulière chez son destinataire et permet de transmettre l’histoire de cette œuvre, sa symbolique, sensibiliser le receveur à sa cause.

Changer la donne, pour l’éternité.

L’achat d’une œuvre d’art est un investissement dans le temps. L’œuvre perdure, prend de la valeur tout en traversant les années. Et si nous contribuions au même avenir de notre planète ?

Adopter le seigneur de l’Arctique n’est pas un simple plaisir de consommation. De la contemplation à l’envie d’agir, l’investissement devient moral.

Contactez-nous pour obtenir votre invitation pour le vernissage, mercredi 4 décembre 2019 à partir de 18h30, en présence de l’artiste !

 

Ours malais : aidons Pampy à retrouver sa liberté dans les forêts d’Indonésie

Chez AVES France, nous sommes admiratifs du travail effectué en Indonésie par Patrick Rouxel et son association Aider les ours. En Indonésie, les ours malais sont menacés par la déforestation, la chasse et le trafic. Patrick a décidé de leur dédier une partie de sa vie et travaille d’arrache-pied pour sortir les ours de leurs cages et leur offrir des enclos forestiers. Depuis plusieurs années, nous essayons de le soutenir en parlant de son formidable travail, comme lors de la Journée mondiale pour sauver les ours 2017 où il nous avait permis de diffuser son film “Life is one”, qui raconte le retour à la vie sauvage de 3 oursons malais.

Aidons Pampy à rejoindre la vie sauvage

Aujourd’hui, Patrick poursuit la construction des enclos au refuge du Borneo Orangutan Survial à Samboja, en Indonésie. Fin septembre, il nous apprenait que 7 nouveaux ours du deuxième refuge de BOS à Nyaru Menteng allaient bientôt pouvoir vivre dans ces nouveaux enclos.

Pampy, une oursonne de 5 mois, n’ira pas dans un enclos car Patrick souhaite lui offrir une chance de retrouver sa liberté. Deux « mamans de substitution » passeront leurs journées avec Pampy, qui les suivra comme elle le ferait avec sa propre mère jusqu’à ce qu’elle devienne de plus en plus indépendante et décide de faire sa vie seule, vers l’âge de 2 ans. Cette méthode de “l’accompagnement” a déjà été utilisée pour d’autres ours. Ceux d’entre vous qui ont eu la chance de voir le film Life is one savent que c’est une méthode qui demande beaucoup de temps et de patience aux mères de substitution.

La première « maman » de Pampy est déjà sur place à Samboja et passe ses journées en forêt avec elle. Patrick recherche actuellement une deuxième bénévole qui puisse consacrer les 18 prochains mois à Pampy. Pampy sera équipée d’un émetteur radio pour pouvoir la suivre, puis l’emmener dans un site au coeur de Bornéo où les deux mamans continueront de l’accompagner jusqu’à son indépendance.

Bien sûr, tout cela nécessite de l’argent et c’est la raison pour laquelle AVES France appelle à soutenir Patrick Rouxel et son association Aider les ours. Vous pouvez faire vos dons via AVES France. La totalité des sommes collectées seront rapidement envoyées à l’association pour que Pampy puisse être correctement prise en charge.

 

Comment aider les ours malais ?

 

 

© Photos : Patrick Rouxel – Aider les Ours