Aidons les renards !

Merci à Philippe Charlier et à l’ASPAS pour cette alerte.

Hallucinant : du 17 au 23 février 2014, le nouveau président de la FDC du Nord lance les « Ch’tis fox days », http://www.piegeurs.com/actu-106.html, un véritable jeu de massacre en perspective.

Mobilisons-nous !! Envoyez vos protestations à :

pref-communication@nord.gouv.fr

ddtm@nord.gouv.fr

Merci pour les renards !

Aidons les bouquetins du Bargy

l’ASPAS publie un communiqué au sujet des bouquetins du Bargy. Aidons-les en signant la pétition et faites circuler !

Par un arrêté du 1er octobre 2013, le préfet de la Haute-Savoie a ordonné l’abattage de tous les bouquetins du massif du Bargy âgés de cinq ans et plus, dans un but officiel de lutter contre la brucellose. Dans la foulée, 197 bouquetins ont été abattus les 1 et 2 octobre lors d’une opération qui a nécessité le déploiement de forces quasi militaires : le secteur a été bouclé, les routes fermées, 110 gendarmes ont été réquisitionnés et les cadavres de bouquetins évacués par hélicoptère.

Des opérations de moindre envergure se sont poursuivies durant tout le mois d’octobre et se poursuivent encore. Avant les mesures d’abattage, la population des bouquetins du Bargy était estimée entre 200 et 700 individus suite aux comptages de 2013. A l’heure actuelle, on ignore donc le pourcentage de bouquetins ayant déjà été abattus.

L’ASPAS, l’association One Voice et des accompagnateurs en montagne ont saisi le Tribunal administratif de Grenoble. En attendant que le juge administratif se prononce sur le fond de l’affaire, l’ASPAS vous invite à vous mobiliser pour faire en sorte que l’abattage des bouquetins du Bargy cesse au plus vite, pour plusieurs raisons développées dans un document téléchargeable ICI

Nous vous invitons à signer la pétition disponible ICI

CP : Lush et AVES France au secours des ours à lunettes

Lush invente le cadeau de Noël éthique : en achetant un pot de crème Caritativement Belle, vous participez à la réhabilitation de Cosanga, petite ourse orpheline d’Equateur. Chaque achat est un petit pas vers son retour à la vie sauvage.

Cosanga

AVES France est très sensible au sort des ours dans le monde. Avec ses partenaires locaux, elle agit en France et à l’étranger lorsqu’un ours est en danger. LUSH a décidé de soutenir un projet de réhabilitation d’un ourson à lunettes en Equateur, jusqu’à sa réintroduction dans son milieu naturel. AVES France travaille sur cette action avec Andean Bear Foundation, basée en Equateur, qui a le soutien du ministère de l’environnement local. Le processus de réhabilitation des oursons orphelins permet de leur apprendre à se débrouiller seul (en remplacement de leur mère) pour pouvoir les relâcher dans la nature. Les futurs oursons seront dotés de collier satellites afin de mieux suivre leurs progrès une fois relâchés.

Andean Bear Foundation ne s’arrête pas uniquement à leur travail de sauvetage et travaille avec les communautés locales pour aider les équatoriens et les ours à vivre ensemble.

Notre protégée :
Elle s’appelle Cosanga, du nom du village où elle a été trouvée. Sa mère a été tuée. Trop petite et trop faible pour survivre dans la nature, elle a été recueillie par Armando et l’équipe de l’Andean Bear Foundation qui va se substituer à la maman ours et lui apprendre à se débrouiller seule. Après un processus de réhabilitation complexe, Cosanga retrouvera les forêts équatoriennes et sera suivie pendant deux ans grâce à un collier émetteur.

La situation actuelle en Equateur :
L’Equateur fait face actuellement à de grands changements : Les forêts sont coupées pour l’industrie de l’huile de palme et de pétrole, les animaux sauvages sont chassés par des braconniers et par les agriculteurs qui accusent les ours de détruire les cultures.

Ces dix dernières années, 8 oursons orphelins qui ont été sauvés grâce aux efforts d’Andean Bear Foundation et du Ministère de l’Environnement. Malheureusement, le sauvetage de ces orphelins a été provoqué par le braconnage. La mère tuée, les braconniers laissent les petits livrés à eux même, destinés à mourir en l’absence des soins maternels dont ils ont besoin pour survivre.

La fréquence des conflits entre faune sauvage et humains et le trafic illégal d’oursons augmentent rapidement en Equateur. La perte d’habitat en est la cause principale, les forêts se transformant en zones agricoles. Il est important d’agir rapidement pour sauver cette espèce menacée de disparition.

Andean Bear Foundation, avec le soutien d’AVES France, s’efforce de contrer ces situations de conflits et protège l’ours à lunettes et leur habitat. Ils surveillent les ours sauvages et réintroduits par l’observation directe et par l’utilisation d’équipements radio-pistage. L’objectif est d’améliorer la compréhension de leurs mœurs en recueillant des données sur leurs exigences environnementales. Ce centre met en place des sauvetages, des réhabilitations et réintroductions d’oursons dans leur milieu naturel afin de leur donner une seconde chance.

La réhabilitation permet à l’ourson d’apprendre ce que sa mère n’a eu le temps de lui enseigner pour sa survie. A l’issue de la réhabilitation, si l’état physique et psychologique de l’animal sont jugés satisfaisants, l’ourson peut alors bénéficier d’un programme de réintroduction et revenir à ses racines sauvages. Cosanga, recueillie récemment, présente toutes les qualités nécessaires pour survivre en dehors du centre. C’est elle que va aider l’argent récolté par Caritativement Belle.

Sur les dix dernières années, les réhabilitations et réintroductions d’Andean Bear Foundation ont connu un résultat de 100 % de réussite.

L’ours à lunettes :
C’est le seul ours présent en Amérique du Sud. Il doit son nom aux marques claires autour de ses yeux. Il vit à haute altitude dans les Andes. Ils ont un véritable rôle écologique puisqu’ils participent à la régénération des forêts : ils dispersent les graines qui se trouvent dans la nourriture qu’ils consomment.

Cette espèce d’ours est l’une des plus rares et menacées au monde, car elle est victime de la déforestation massive pour l’implantation de terres agricoles. De plus, les ours à lunettes sont chassés pour leur viande, particulièrement appréciée au nord du Pérou, mais également pour leur fourrure, leur bile et leur graisse, utilisées en médecine traditionnelle. Les ours s’alimentaient parfois du maïs des paysans et ceux-ci pensaient qu’il s’attaquait à leur bétail, mais sans apporter de témoignage évident. Depuis, les pressions sur les ours ont augmenté : on les soupçonne d’attaques de tapirs et de vaches. Des pesticides spéciaux sont utilisés pour éloigner les ours.

C’est pourtant un animal au régime alimentaire presque exclusivement végétarien. La femelle est mature à l’âge de 4 ans. L’accouplement se déroule d’avril à juin et les petits naissent de novembre à février. Les mâles peuvent peser de 100 à 175 kg, les femelles rarement plus de 70 kg.

Cet ours est nocturne et crépusculaire. Il mange des baies, de l’herbe, de la canne à sucre, du maïs, des petits mammifères… En saison sèche, il se contente d’écorces. Il grimpe facilement aux arbres (jusqu’à 15 m), aidé par des griffes particulièrement adaptées et peut rester plusieurs jours dans le même arbre. Il y construit des nids de branches.

Catitativement Belle AVES FranceCaritativement Belle :
Caritativement Belle est une crème riche pour le corps et les mains, à base de beurre de cacao issu du commerce équitable, et parfumée aux huiles essentielles d’ylang-ylang et de tagète. Chaque centime provenant de la vente de chaque pot – prix de vente moins la TVA – est directement reversé dans un fonds pour effectuer des dons à des causes méritantes.

Cette crème contient de l’huile d’amande douce hydratante riche en vitamines A, D, E qui nourrira et assouplira votre peau. Mais aussi de l’ylang-ylang qui relaxe et tonifie. Ajoutons même que ce dernier parfume divinement et est, parait-il, aphrodisiaque… Nous pouvons dire, sans exagérer qu’elle est faite pour vous !

http://www.lush.fr/shop/product/product/id/278/keyword/caritativement+belle/caritativement-belle-

AVES France est une association française de protection de la nature et de la faune sauvage. Fondée en 2005, ils abordent des sujets délicats (réchauffement climatique, déforestation, huile de palme) en les mettant en lumière par l’intermédiaire d’espèces vulnérables, emblématiques de ces problématiques environnementales.

Vous pouvez suivre l’actualité d’AVES France sur :
http://www.aves.asso.fr/

Andean Bear Foundation : http://www.andeanbear.org

Contact

Organisme AVES France
Nom CORET
Prénom Christophe
Fonction Président
Tél +33781208211
URL http://www.aves.asso.fr

 

Communiqué de presse (PDF)

500€ pour la lutte contre les gaz de schiste en Roumanie

logo

Vous connaissez sans doute l’histoire du pot de terre contre le pot de fer, ou celle de David contre Goliath. La lutte dans laquelle s’est lancée l’association VIRA, en Roumanie, est de celles-ci : une petite association qui essaye d’empêcher l’américain CHEVRON & co. de s’installer dans leur pays pour y exploiter les gaz de schistes.

La lutte est forcément inégale. Face au rouleau compresseur qu’est l’entreprise américaine et à ses nombreux soutiens politiques, il n’est pas facile de lutter.

AVES France a donc décidé d’envoyer 500 euros à l’association VIRA et de poursuivre la campagne google adwords afin de faire connaître leur combat. Car malgré des milliers de personnes mobilisées, le gouvernement ne semble pas vouloir reculer.

L’hiver approchant, l’association a besoin de fonds pour poursuivre le mouvement :

  • des tentes, des vêtements imperméables, du combustible pour le groupe électrogène…
  • des bannières, des pancartes, des drapeaux pour être visibles
  • assurer l’alimentation pour les bénévoles
  • organisation de réunions publiques sur le thème de l’agriculture durable et les alternatives économiques à l’exploitation des gaz de schiste
  • organisation d’ateliers pour aider les communautés à s’organiser pour lutter efficacement contre les gaz de schiste
  • information des localités voisines (dépliants, matériel d’information).

Nous savons que notre modeste contribution ne suffira pas et c’est pourquoi nous vous invitons à faire un don à AVES France afin que nous puissions leur apporter notre soutien, une nouvelle fois, dans les semaines ou les mois à venir.

 

Lire aussi : Chevron débarque en Roumanie : il y a de l’eau dans le gaz… de schiste !

Les ours polaires trahis par l’Union Européenne

COMMUNIQUÉ DE L’ASSOCIATION ROBIN DES BOIS

Bangkok, 5 mars 2013
14h50 (heure française)

A Doha au Qatar en 2010, l’Europe a eu un rôle déterminant dans le rejet de la proposition américaine d’inscription à l’Annexe I de l’Ursus maritimus. Elle s’y était opposée.

A Bangkok, 3 ans après, l’Union Européenne tente de repousser à nouveau la proposition des Etats-Unis soutenue par la Russie en proposant le maintien des ours polaires sous le régime de l’Annexe II qui autorise les échanges internationaux d’ours polaires ou de leurs parties. L’Union Européenne évoque un compromis. En fait, c’est un statu quo. L’UE assortit sa proposition de quelques exigences déjà exprimées par les spécialistes, des ONG environnementales et certains pays de l’aire de répartition : mieux connaître l’état des sous-populations, enquêter sur les filières de braconnage, évaluer les effets des captures et de la chasse sur l’espèce.

Par la suite, le Comité pour les Animaux de la CITES examinerait si des mesures appropriées supplémentaires pourraient aider « à la survie à long terme de l’ours polaire ».

Ce processus de réexamen du statut de l’ours polaire devrait aboutir avant la 17ème réunion plénière de la CITES dans 3 ans.

L’Union Européenne souligne à plusieurs reprises que la menace principale pour l’ours polaire est le réchauffement climatique.

Selon Robin des Bois, les membres de la Coalition française pour l’Ours Polaire et les ONG environnementales dans le monde, les ours polaires sont victimes du cumul de menaces indissociables : la contamination chimique, la pénurie alimentaire, la dégradation de l’habitat, les pollutions sonores, la chasse et le commerce international.

Ce commerce international n’est pas négligeable. A Bangkok, l’Union Européenne appelle à la compilation de toutes les informations. En ce qui la concerne, la France a importé en 2011 40 crânes d’ours polaires (blanchis au peroxyde et à l’acétone), le prix moyen est de 500 euros selon la taille et 25 peaux d’ours polaires dont le prix moyen est de 8.000 euros.

Il reste que l’Union Européenne pourrait retirer cette proposition face aux réactions mitigées des autres Etats-membres, à la détermination des Etats-Unis et de la Russie et aux critiques de l’opinion publique.
Robins des Bois

 

Ours polaire : La réponse du Président François Hollande à Brigitte Bardot

Le 25 février 2013, le Président François Hollande adresse une réponse à la Présidente de la Fondation Brigitte Bardot, extraits :

« Sachez tout d’abord que je partage totalement votre préoccupation pour le devenir de l’ours polaire, dont nous devons en effet renforcer la protection. Dans cet objectif, la France n’est pas fermée par principe à la proposition des Etats-Unis d’inscrire désormais l’ours polaire à l’annexe 1 de la CITES, si cela s’avérait nécessaire.

Mais, comme vous le savez, l’Union européenne est seule habilitée à s’exprimer dans les instances de la CITES, et doit donc s’efforcer d’abord de trouver une position commune en son sein. Or cette proposition ne recueille pas une approbation majoritaire de la part des Etats-Membres, et son efficacité par rapport à la protection renforcée de cet animal suscite un débat, qui traverse également les ONG.

L’Union européenne s’apprête donc à proposer une alternative à la proposition américaine, approuvée cette fois-ci par tous les Etats-Membres, qui consiste en un renforcement important de la protection de l’ours polaire dans le cadre de l’Annexe 2, à laquelle il est inscrit depuis plusieurs années déjà.

La France soutient ainsi une solution à la fois exigeante et pragmatique, plus à même de recueillir une majorité de suffrages lors de négociations internationales qui s’annoncent par ailleurs difficiles, au vu des positions divergentes exprimées par les parties prenantes. Elle n’exclut pas pour autant d’aller plus loin en cas de rejet du compromis européen.

La France veillera également à ce que les contrôles et la répression des fraudes liées aux trafics d’espèces animales et de leurs parties soient renforcées, de façon à ce que les décisions adoptées dans le cadre de la CITES soient mieux appliquées et respectées. »

Voir le dossier complet sur le site de la Fondation Brigitte Bardot, membre de la Coalition Ours Polaire :

http://www.fondationbrigittebardot.fr/ours-blancs-CITES2013

Le panda a du sang sur les pattes : quand le WWF utilise vos dons pour chasser l’ours polaire.

Éloignez les enfants car je vais prononcer deux gros mots :

MARKETING

&

GREENWASHING

Ouf, ça fait du bien. Vous pouvez rappeler les bambins.

Vous pouvez même cliquer sur les deux mots sus-cités. Vous verrez que c’est bien fait. C’est beau, c’est visuel, ça raconte une histoire, ça donne envie… vous êtes à deux doigts d’acheter ou de faire un don et moi aussi. Il y a une dizaine d’années, j’aurais cédé à leurs sirènes.

Ce qui me différencie aujourd’hui peut-être des 180.000 donateurs annuels du WWF, c’est que donner de l’argent ne me suffit plus à avoir bonne conscience. Quand je donne de l’argent, je veux savoir à quoi il va servir, comment il va aider une cause.

Le traumatisme qui m’a fait prendre conscience que le WWF n’est pas le sympathique panda que tout le monde croit date de 2004. A cette époque, la convention sur le commerce international d’espèces animales et végétales menacées d’extinction (CITES  ou Convention de Washington) se déroule à Bangkok. Le Kenya, soutenu par plusieurs pays d’Afrique, demande une suspension du commerce international de l’ivoire, en vain. En 2007, la proposition du Kenya et du Mali est soutenue par 21 pays africains qui demandent un moratoire de 20 ans sur tout commerce international de l’ivoire. Alors que toutes les associations françaises soutiennent unanimement cette proposition, le WWF s’y oppose…

Aujourd’hui, je ne suis donc pas étonné de voir le WWF s’opposer au classement de l’ours polaire à l’annexe I de la CITES. La raison invoquée est qu’il faudrait que la population ait diminué de 50% pendant les 3 dernières générations pour justifier ce classement. Le WWF, qui use et abuse de l’image de l’ours polaire pour récolter des dons, est en train de nous expliquer que finalement, l’ours ne serait pas suffisamment menacé pour mériter une protection supplémentaire. On marche sur la tête !

Les scientifiques s’accordent à dire que la disparition de l’ours polaire sera rapide, à cause des bouleversements climatiques. Soulager l’espèce de la pression de la chasse pour lui permettre d’essayer de s’adapter aux modifications de son milieu ne nous semble pas idiot.

Que dire devant la page de collecte de dons du WWF qui explique combien il est urgent que chacun donne 30€ car 1517 ours polaires ont disparu depuis le 1er janvier 2009, à cause des changements climatiques. Pourquoi ne pas changer ce compteur par le nombre d’ours qui mourront sous les balles des chasseurs parce que le WWF a laissé faire ?

Selon le WWF, l’impact climatique sur la disparition de l’ours polaire, c’est :

  • Réduction de 42% de l’habitat de l’ours polaire et chute programmée des deux tiers de la population d’ici le milieu du XXIème siècle

  • Extinction totale d’ici 75 ans

L’action du WWF :

  • Lutte contre les dérèglements climatiques, notamment en promouvant les énergies renouvelables

  • Lobbying en faveur d’engagements forts de réduction des gaz à effet de serre, afin de préserver les habitats primordiaux des ours polaires.

Pour moi, pour nous, un engagement fort, ce serait se positionner contre la chasse ! Comment une ONG comme le WWF peut-elle encore soutenir la chasse à l’ours polaire quand elle collecte des dons en expliquant que dans 75 ans, tous les ours auront disparu ?

Je ne me fais aucune illusion. Le WWF ne répondra pas à cet article comme il ne répond jamais aux critiques. Et dans un sens, ils ont raison. Pourquoi s’expliquer et entrer dans la polémique quand le marketing fonctionne à merveille et que 99,99% des donateurs ouvrent leur porte-monnaie sans demander la moindre explication ?

La preuve. Les avez-vous entendu commenter le livre Qui a tué l’écologie ? de Fabrice Nicolino ? Non. Le WWF est une icône. Prière de ne pas toucher. On ne brocarde pas un Saint, on l’adule… et on fait des offrandes (en silence).

Cyberaction N° 525 : Pour sauver l’ours polaire

coalition ours polaire 2012

Dans le but de soutenir la Coalition Ours Polaire, cyberacteurs.org a lancé une cyber action qui prendra fin le lundi 4 mars 2013, journée du début de la CITES.

En quelques jours, plus de 5000 personnes ont déjà écrit au Ministère de l’écologie qui refuse de voter le passage en annexe I de l’ours polaire, sur les conseils… du WWF !

Signez nombreux la cyberaction :

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/sauver-ours-polaire-575.html

Combat au couteau entre le panda et l’ours polaire (le cas WWF)

Encore une fois, un excellent article de Fabrice Nicolino.

Cet article a été publié dans Charlie Hebdo du 13 février 2013

Un très court préambule. L’article que vous allez lire me conduit au bord de la rupture personnelle avec des amis, dont l’un reste pour l’heure cher à mon cœur. Mais j’écris en conscience ce que je crois devoir écrire. Je sais qu’il est plus facile de canarder le messager plutôt que de s’interroger sur le sens de qu’il dit. J’ai l’habitude. Mais cela fait quand même mal.

L’ours blanc est menacé par la fonte de la banquise et la chasse. Compter 75 000 dollars pour une peau. Problème : le WWF, dont l’emblème est le panda, refuse d’attaquer les chasseurs. Pourquoi ? Parce que.

L’affaire de l’ours polaire fout le bordel entre le WWF et les écologistes de terrain. Le bel animal n’en peut plus : il en resterait entre 20 000 et 25 000 sur la banquise Arctique et alentour. Une banquise qui a pu atteindre 15 millions de km2 au maximum de l’hiver, et un peu plus de 3 au cœur de l’été 2012. Plusieurs menaces, dont le dérèglement climatique, pourraient mener l’espèce au bord de l’extinction.

On s’agite ? Un peu. Dans quelques semaines, les bureaucrates de la nature se retrouveront à Bangkok pour une énième réunion de la Cites, qu’on appelle aussi Convention de Washington. Pour l’ours blanc, l’enjeu est essentiel, car les Etats-Unis, appuyés miraculeusement par les Russkoffs, proposent de placer l’ours dans l’Annexe 1, sommet de la protection. En théorie, le commerce international des parties de l’animal serait interdit. Un ours polaire naturalisé adulte se vend 40 000 euros à Paris, et beaucoup plus encore en Russie ou en Chine, où une simple peau peut atteindre 74 000 euros.

La situation est à ce point limpide que toutes les associations de protection de la nature devraient être sur le pont. Ne serait-ce que pour pousser au cul notre gouvernement, dont la voix à la réunion de Bangkok pèsera lourd. Mais pour l’heure, la France refuse de soutenir les Amerloques, et pense pouvoir se planquer en choisissant bravement l’abstention. La désunion écologiste ne va pas arranger les choses.

Résumons ce qui semble un beau mystère. D’un côté, 13 associations sont réunies pour aller au baston (1), parmi lesquelles Sea Shepherd, l’Aspas, la LPO, Robin des Bois. Elles soutiennent sans surprise l’inscription de l’ours blanc à l’Annexe 1 de la Cites. En revanche, d’autres poids lourds, comme Greenpeace, France Nature Environnement (FNE) et le WWF font semblant de ne pas être concernés. Ce dernier notamment – le WWF – risque d’en prendre plein la tronche publiquement, ce qui serait une grande première.

Personne ne souhaite encore sortir sous la mitraille, mais en off, c’est le grand dégueulis, au point que Charlie est obligé d’édulcorer pour éviter un procès en diffamation. En résumé, le WWF s’oppose avec ses petits bras à la proposition américaine de protection, avec des arguments que l’on qualifiera prudemment d’étonnants. Visite sur le site du WWF (2), où un pauvre ours polaire, par la grâce d’un effet graphique, souffle de la vapeur d’eau. Ça chiale direct, car « les jours sont comptés » et « 1498 ours polaires ont disparu depuis le 1er janvier 2009 », mais à condition de refiler 30 euros au WWF, la lutte contre le réchauffement de la banquise sera en de bonnes mains. Une belle manière de gagner des sous, qui rend hystériques de nombreux militants historiques de l’écologie.

L’un d’eux résume ainsi la situation pour Charlie : « C’est vraiment dégueulasse. Le WWF se remplit les poches en parlant de réchauffement climatique, contre lequel il ne peut évidemment rien. Et refuse la protection de l’ours réclamée par les Américains, en se taisant sur la chasse et les trafics internationaux qui en découlent. C’est la honte, et l’exaspération contre ces mecs est en train de monter partout. Je ne suis pas le seul à en avoir plein le cul, du WWF ».

Malgré les apparences, parole modérée. Mais voici déjà la séance Explication. Un, la chasse légale zigouille entre 600 et 800 ours par an, ce qui est énorme au regard du nombre de survivants. Pourquoi le WWF refuse-t-il de mettre en cause les porteurs de flingue ? Il n’est pas interdit de se replonger dans l’histoire de cette très curieuse ONG. Fondé en partie par des grands chasseurs d’animaux sauvages en Afrique – qui voulaient continuer à buter éléphants et gazelles -, le WWF n’a cessé de maintenir des liens puissants avec cet univers. Pour ne prendre qu’un exemple, le roi d’Espagne Juan Carlos est resté président d’honneur du WWF jusqu’à l’été dernier, alors qu’il avait été chopé à trucider des ours en Roumanie et des éléphants en Afrique.

Donc, le WWF aime les chasseurs. Mais est-ce bien tout ? Juste avant que la barque ne coule, encore deux bricoles. Un, le WWF est mutique sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Mais mutique. Y aurait-il un lien – hi hi – avec les nombreux financements venus de l’industrie ? Deux, le WWF vient de prendre un joli tournant en France, en embauchant deux nobles personnages. Nouveau directeur général : Philippe Germa. C’est un banquier, venu d’une entreprise transnationale d’origine néerlandaise, ABN AMRO. Nul besoin de détailler les belles activités d’une telle boîte. Nouveau directeur des programmes :  Christophe Roturier. Il a longtemps travaillé en Afrique, dans les « équitables » échanges de cacao entre la France et des pays comme la Côte d’Ivoire. Il a également bossé pour l’un des fleurons de l’agriculture la plus industrielle qui soit, Arvalis-Institut du végétal.

Moralité ? Y en a pas. Un dessin circule en ce moment dans les associations écologistes authentiques. On y voit un panda – symbole du WWF – sur la banquise, en train d’abattre au fusil un ours polaire.

(1) http://www.bioaddict.fr/article/13-associations-s-unissent-pour-la-protection-des-ours-polaires-a3669p1.html

(2) http://urgence-especes.wwf.fr/#/interview-jean-stephane-devisse

Coup de projo : Robin des Bois demande à Coca Cola si, comme son partenaire WWF, elle est favorable à la poursuite du commerce international des ours polaires

AVES France, membre de la coalition ours polaire, tient à porter un coup de projecteur sur l’initiative de l’association Robin des Bois, qui a envoyé une lettre ouverte à la compagnie Coca Cola pour lui demander si, comme son partenaire le WWF, elle est favorable au commerce (et donc à la chasse) des ours polaire.

 

Lettre Ouverte
Paris, le 21 février 2013

Monsieur le Président- Directeur Général
The Coca-Cola Company
One Coca-Cola Plaza
Atlanta, Georgia 30313

Monsieur Kent,

Robin des Bois est une ONG de protection de l’Homme et de l’environnement basée à Paris et observatrice depuis 1988 à la CITES, Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Détendez-vous, nous n’allons pas vous demander de l’argent, nous souhaitons simplement une réponse à ce courrier.

Nous savons que votre compagnie a une affection historique pour les ours polaires et s’intéresse à leur avenir. Coca Cola a dans cette perspective un partenariat financier et scientifique avec le WWF. Ce plan pluriannuel de coopération dégage plusieurs millions d’euros et vise notamment à renforcer les efforts de protection des ours polaires.

D’autres entités agissent pour l’ours polaire. C’est ainsi que le gouvernement des Etats-Unis, l’un des cinq pays de l’aire de répartition, propose l’inscription de l’ours polaire à l’Annexe I de la CITES. Cette démarche pertinente initiée il y a 3 ans au Qatar lors de la dernière Conférence des Parties à la CITES sera renouvelée à la prochaine session qui se tiendra à Bangkok en Thaïlande du 3 au 14 mars 2013. Cette inscription aboutirait à l’interdiction du commerce international des ours polaires et de leurs parties telles les peaux, crânes, griffes. Ce qui a échoué au Qatar peut réussir en Thaïlande.

De nombreux Etats tels la Russie, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Pologne soutiennent la proposition des Etats-Unis.

De très nombreuses ONG environnementales dans le monde entier approuvent aussi avec force et clarté cette proposition tout en sachant bien entendu que d’autres mesures devront être prises pour contrer les autres menaces qui pèsent sur l’ours polaire et assurer la pérennité de l’espèce et de la banquise arctique. Pour sa part, Robin des Bois, l’une des 13 ONG regroupées au sein de la Coalition française pour les Ours Polaires, est aussi membre de SSN, le Species Survival Network qui regroupe 92 ONG à travers le monde unanimement en faveur de la proposition des Etats-Unis.

Malheureusement le WWF déploie avec des moyens considérables, en partie les vôtres, une campagne contre la proposition des Etats-Unis.

Nous vous confirmons que les ONG environnementales et  bien entendu Robin des Bois sont comme vous très attachés au maintien et au développement des communautés Inuits et des autres communautés autochtones des territoires arctiques. Nous estimons cependant que leur avenir doit, pour être durable et harmonieux, se bâtir sur d’autres ressources que l’exploitation directe ou indirecte des ours polaires morts.

Nous vous demandons donc de bien vouloir nous faire connaître si la compagnie Coca Cola est, comme son partenaire WWF, favorable à la poursuite du commerce international des ours polaires et de leurs parties. Nous vous prions de trouver ci-joint deux communiqués de Robin des Bois et de la Coalition pour les Ours Polaires. Nous pensons qu’ils peuvent vous éclairer et vous guider dans votre réponse.

Dans l’attente de vous lire d’urgence,
Sincèrement,

Charlotte Nithart
Directrice