Bourgogne : participez aux consultations publiques

Eau et Biodiversité
– Un document a été ajouté sur la consultation Projet d’arrêté
portant désignation du site Natura 2000 vallées de la Cure et du Cousin dans le Nord Morvan (zone spéciale de conservation). Cliquez sur le lien ci-après pour accéder à cette consultation :

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=1017

– Un document a été ajouté sur la consultation Projet d’arrêté
portant désignation du site Natura 2000 cavités à chauves-souris en
Bourgogne (zone spéciale de conservation). Cliquez sur le lien ci-après pour accéder à cette consultation :

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=1016

Braconnage dans la Nièvre : la relève est assurée !

Un article du journal du centre nous apprends que trois crétins âgés de 24 ans ont été condamnés par le Tribunal de Nevers, pour avoir braconné des espèces en forêt de Faye (commune de Verneuil) durant pratiquement un an. Au tableau de chasse : Une dizaine de chevreuils, vingt-cinq renards, deux fouines, deux blaireaux, deux chats sauvages (espèce protégée !). Ceci est tout simplement écoeurant.
Le braconnage s’est opéré de nuit, en 4×4 à l’aide d’un phare.
A noter que deux de ces trois imbéciles qui n’ont rien d’autre de plus intéressant dans leur triste existence que de mettre à mort des bêtes, étaient détenteurs du permis de chasse depuis l’âge de 16 ans. Cela laisse songeur…

Verdict du tribunal :

Après délibération, le tribunal a condamné François-Xavier à 5.750 € d’amendes, et a annulé son permis pour cinq ans. Les deux autres ont été condamnés à un mois de prison avec sursis et 1.000 € d’amende. En outre, les trois devront verser solidairement 4.900 € de dédommagement au groupement forestier de Faye, 6.000 € à la fédération nivernaise de chasse et 1 € aux chasseurs de grand gibier.

C’est encore trop peu à nos yeux mais nous saluons le travail de Mme Lucile Jaillon-Bru, procureur de la République.

Pas de doute, chez les chasseurs, la relève est bien assurée dans notre département…

Consultation publique : création d’une réserve naturelle régionale « Loire Bourguignonne »

Pour participer : consultation projet de réserve régionale

Un projet de réserve naturelle est actuellement soumis à la consultation du public, jusqu’au 21 juin 2015. Cette réserve concerne les communes suivantes (Nièvre) : Decize, Lamenay/Loire, Cossaye, Charrin, St Hilaire Fontaine et Devay. Le projet est porté par le Conservatoire d’Espaces Naturels de Bourgogne (CENB), propriétaire d’une partie des sites.

Vous trouverez toutes les explications sur le blog auquel participe LVNAC.

Sachez cependant, que les chasseurs, pêcheurs et agriculteurs sont hostiles à cette réserve qui protégera davantage le milieu naturel qu’une zone Natura 2000. Ne les laissons pas faire, participons !

Vous pouvez aussi exprimer votre opinion par écrit :

Par courriel à l’adresse mthomas@cr-bourgogne.fr

Par courrier Conseil régional de Bourgogne-Direction de l’environnement

17 Bd de la Trémouille –CS23502-21035 Dijon Cedex

Le loup, éternel coupable…

Depuis plusieurs mois, les élus locaux et le gouvernement crient haro sur le loup et prétendent vouloir réguler l’espèce, au mépris de la législation et des règles de conservation d’une espèce.
L’objectif est autant de calmer – et de se concilier – les éleveurs ovins qui ne veulent pas entendre parler de cohabitation, et lâcher un peu de lest vers les chasseurs qui n’abandonnent pas leur idée fixe de pouvoir un jour prochain ajouter canis lupus aux espèces chassables.

Le seul argument des éleveurs vis à vis du public repose sur l’argument moral; faute de pouvoir toucher les français en parlant de la crise de la filière ovine, on utilise l’émotion. C’est ainsi, que les journaux locaux et nationaux relatent avec complaisance les attaques de loups sur les troupeaux, faisant ressortir toute l’horreur d’une attaque, les souffrances des agneaux et brebis, etc.
Evidemment, pas un mot sur la souffrance des mêmes animaux qui partent pour les abattoirs !

Une autre image est également soigneusement occultée par les éleveurs, surtout quand le prédateur est, non pas un loup, mais un bipède, un autre homo sapiens…

Nous vous laissons donc le choix d’aller lire cet article du journal du centre qui relate la mort sordide de 7 agneaux et 1 brebis. C’est un cas, hélas, parmi tant d’autres en France, et qui ne concerne pas que les moutons. La maltraitance animale est du fait de l’homme. Amis éleveurs, sortez vos mouchoirs…

Destruction de corbeaux : Appliquons la loi !

Un peu partout en Bourgogne, et ailleurs, les arrêtés municipaux et autres décisions relatives à la destruction des corbeaux se multiplient. Parfois dans l’illégalité.

Chaque citoyen peut alerter la DREAL de son département, par un courrier, en rappelant que les élus locaux doivent respecter la loi et notamment sur la destruction des nids :

L’interdiction générale de détruire les nids de corvidés est stipulée à l’article L 424-10 du code de l’environnement, et dans l’arrêté du 2 août 2012 modifié, relatif à la liste des nuisibles et à leur modalité de destruction.
Art. L. 424-10 :
Il est interdit de détruire, d’enlever ou d’endommager intentionnellement les nids et les oeufs, de ramasser les oeufs dans la nature et de les détenir. Il est interdit de détruire, d’enlever, de vendre, d’acheter et de transporter les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée, sous réserve des dispositions relatives aux animaux nuisibles.
> Les détenteurs du droit de chasse et leurs préposés ont le droit de recueillir, pour les faire couver, les oeufs mis à découvert par la fauchaison ou l’enlèvement des récoltes.

Merci à Philippe Charlier pour ses rappels.

Rassemblement en mémoire à Rémi Fraisse à Nevers

COMMUNIQUE DU CNAD

En mémoire de Rémi Fraisse décédé sur le site du barrage de Sivens

Rassemblement devant la préfecture de la Nièvre
Vendredi 31 octobre 2014 à 17h30

C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de Rémi Fraisse,
21 ans, ce dimanche sur le site du barrage de Sivens. Nous adressons à sa famille nos sincères condoléances.
Il faisait partie du groupe botanique de Nature Midi Pyrénées et il suivait la flore protégée en Haute-Garonne où il assurait la coordination du suivi de la Renoncule à feuille d’ophioglosse.
Il est regrettable à notre époque où tous les signaux d’alerte sont au rouge sur la perte de biodiversité dans le monde et particulièrement en France, que l’on puisse mourir en défendant la nature.
Cette situation interroge :
-sur la pertinence des projets inutiles destructeurs de notre environnement
-sur l’évolution de l’agriculture française, européenne et mondiale au service de l’agro-industrie
-sur la captation de l’argent public vers des intérêts privés au moment ou la dette de la France s’alourdit
-sur le processus d’instruction et de montage de tels projets
-sur l’absence de dialogue et d’écoute des autorités et élus envers la société civile.

Nous renouvelons notre soutien aux opposants au barrage inutile de Sivens et notre opposition à ce barrage.

Nous vous invitons à un rassemblement dans le calme ce vendredi 31 octobre devant la préfecture de la Nièvre à 17h30.

Collectif Nivernais Agriculture Durable
Contacts :
Pierre Kaluzny :
pierre.kaluzny@rivernet.org
(02 48 80 40 07)
Geneviève Omessa :
genevieve.omessa@libertysurf.fr
(03 86 68 81 26)
Le 29/10/2014

Pétition nationale contre l’arrachage des haies

Dans le cadre de nos actions pour le bocage, nous relayons cette pétition de La compagnie du paysage :

Halte à l’arrachage des haies !
Partout en France on arrache les haies alors qu’on sait leur intérêt capital pour l’environnement.
A l’heure où la réalité climatique est des plus alarmantes, il est temps de remettre l’arbre à la place qu’il n’aurait jamais dû perdre.
Aidons les citoyens à reprendre possession de leur paysage, arrêtons le massacre et replantons pour redonner vie à nos campagnes.
A vous les élus, d’engager la transition agro-écologique à tous les niveaux.

Partout on replante des arbres en France, mais partout on continue quand même à les arracher !
Partout sur nos territoires, on arrose de désherbants les haies, les fossés et les talus. Pratiquées en toute impunité, ces interventions brutales portent atteinte à notre environnement et à nos paysages. Nous sommes tous concernés : particuliers, agriculteurs, communes, élus responsables des mesures de protection à prévoir.
Il est temps de produire autrement ! Nombreux sont les agriculteurs, particuliers ou associations citoyennes qui replantent des arbres pour tirer parti de la biomasse et économiser sur le fioul, stabiliser et fertiliser les sols, abriter le cheptel, couper le vent, ou plus simplement préserver les paysages. C’est une action simple à mener, aux effets à court et long terme, et qui engage notre responsabilité envers les générations futures.

Halte à l’aveuglement et au massacre, avant qu’il ne soit trop tard !
En relais de cette pétition, une lettre ouverte sera adressée aux élus et futurs élus en Boischaut Sud (Indre, 36), à l’occasion des élections municipales de mars 2014, pour leur rappeler l’indispensable nécessité de sauvegarder le bocage.
Allons vers nos élus pour un avenir responsable !
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les ministres et élus de la nation, les citoyens attendent de vous des décisions !

Nous lançons cette grande pétition nationale sur l’arrachage des arbres et des haies afin de solidariser le mouvement citoyen, les associations et les élus autour de cet objectif urgent ! Chacun sur son territoire, pourra se prévaloir du succès de cette pétition pour contribuer à ce que les choses changent. Les élus ont besoin de votre soutien !

La pétition, une fois signée par tous, sera portée au Président de la République !

Le lien vers la pétition : http://www.change.org/fr/pétitions/françois-hollande-halte-a-l-arrachage-des-haies

Le bocage toujours en danger

AVES FRANCE fait partie du réseau Bocages de Bourgogne. A ce titre, nous tâchons de sensibiliser particuliers et agriculteurs sur la nécessité de conserver ou restaurer les haies.

Cependant, depuis que nous avons intégré ce réseau, force est de constater que les opérations de sensibilisation et de communication ne portent pas toujours leurs fruits.

Le réseau n’est certes pas connu dans toute la Bourgogne, d’où la nécessité de multiplier les relais locaux, car nous pouvons constater régulièrement, de la part du grand public et des agriculteurs, un manque de connaissance sur les fonctions des haies bocagères, quand ce n’est pas un manque total d’intérêt.

La preuve ? En six mois (depuis novembre 2011 exactement), j’ai malheureusement pu constater 5 ou 6 arrachages de haies : deux sur l’Allier, autour d’Aurouer, puis sur la Nièvre : un cas sur la commune de Champvert où les agriculteurs étaient en pleine action, une haie arrachée au tracto-pelle par des agriculteurs en bordure de la départementale qui va de Dornes à Luthenay Uxeloup, et une petite portion arrachée cet hiver, pas très loin de chez moi (voir photos). Il est difficile d’intervenir sur des parcelles privées, et de plus, nous n’avons jamais connaissance des projets de destruction de haies qui ne sont constatés qu’une fois que le mal est fait.

L’appel à projets Bocages initié par le Conseil Régional de Bourgogne est une très bonne chose, une action indispensable. Mais il nous semble que le réseau Bocages devrait également mettre l’accent sur la protection du bocage, pourquoi pas en instaurant un système d’alertes. S’il est bon de mettre en avant les projets de restauration ou de création de haies, il serait également utile de signaler les zones où les haies sont arrachées…

Sylvie CARDONA