#COP21Paris : AVES France vous donne rendez-vous les 5 & 6 décembre à Montreuil pour le Sommet Citoyen pour le climat.

Malgré les attentats et l’interdiction des marches pour le climat, initialement prévues le dimanche 29 novembre, veille de l’ouverture de la Conférence des Nations unies sur le climat et le dimanche 12 décembre, au lendemain de la clôture de la conférence, les évènements des 5 et 6 décembre sont pour l’instant maintenus.

Le week-end des 5 et 6 décembre sera le moment où se concentreront le maximum de débats et présentations d’alternatives concrètes face aux dérèglements climatiques pendant les deux semaines de la COP.

AVES France vous donne donc rendez-vous au Village Mondial des Alternatives sur lequel nous tiendrons un stand, sur la thématique « Biodiversité ». (n°8 sur le plan). Nous y présenterons notre expositions sur les pôles et l’ours polaire, si l’espace le permet, ainsi que les autres actions de l’association. Vous pourrez également acheter des bracelets Bearz, signer des pétitions… en résumé, passez nous voir !

Si vous souhaitez nous aider à tenir le stand, contactez-nous !

Programme :

  • Le Village Mondial des Alternatives organisé par Alternatiba : à la fois une grande fête populaire et un village des alternatives individuelles, collectives et territoriales au changement climatique et à la crise écologique et énergétique. Des quartiers thématiques (éco-habitat, énergie, alimentation et agriculture, transport, finance, etc), seront composés de stands et démonstrations de porteurs d’alternatives. Ce Village sera aussi convivial, participatif et animé par des spectacles, concerts, repas, etc.        
  • Le Climat Forum, organisé par la Coalition Climat 21, sera l’occasion de participer de participer à des débats, des conférences, des ateliers ainsi que des projections et représentations de théâtre. L’espace du « Climat Forum » vous permettra d’échanger et débattre autour des initiatives, analyses et solutions portées par les luttes du monde entier. Il sera également un espace de préparation des actions qui pourront avoir lieu pendant la 2ème semaine des négociations et notamment le 12 décembre. Le programme détaillé sera bientôt dévoilé.
  • Le Marché paysan de la Confédération paysanne : il permettra l’échange entre citoyen-ne-s et paysan-ne-s et offrira un moyen de soutenir concrètement l’agriculture paysanne qui assure l’autonomie des paysan-ne-s, la protection de la biodiversité, la qualité alimentaire et le maintien de territoires vivants. Ce marché doit permettre de changer sa façon de consommer le long des allées du marché tout en goûtant des produits d’une vingtaine de régions de France.
####Infos pratiques ##########

 

Accès général sur le village :

Dans la mesure du possible, il faut privilégier une arrivée sur le village en transport en commun, en vélo ou à pied. En transport en commun, l’arrêt de métro le plus proche est Mairie de Montreuil, ligne 9.

Horaires :

Samedi : Le VMA sera ouvert au public de 12H00 à 17H00.
Les animations et concerts se poursuivront de 17H00 à 23H00 sur la place Jean JAURES.

Dimanche : Le VMA sera ouvert au public de 10H00 à 17H00.

Les ours polaires trahis par l’Union Européenne

COMMUNIQUÉ DE L’ASSOCIATION ROBIN DES BOIS

Bangkok, 5 mars 2013
14h50 (heure française)

A Doha au Qatar en 2010, l’Europe a eu un rôle déterminant dans le rejet de la proposition américaine d’inscription à l’Annexe I de l’Ursus maritimus. Elle s’y était opposée.

A Bangkok, 3 ans après, l’Union Européenne tente de repousser à nouveau la proposition des Etats-Unis soutenue par la Russie en proposant le maintien des ours polaires sous le régime de l’Annexe II qui autorise les échanges internationaux d’ours polaires ou de leurs parties. L’Union Européenne évoque un compromis. En fait, c’est un statu quo. L’UE assortit sa proposition de quelques exigences déjà exprimées par les spécialistes, des ONG environnementales et certains pays de l’aire de répartition : mieux connaître l’état des sous-populations, enquêter sur les filières de braconnage, évaluer les effets des captures et de la chasse sur l’espèce.

Par la suite, le Comité pour les Animaux de la CITES examinerait si des mesures appropriées supplémentaires pourraient aider « à la survie à long terme de l’ours polaire ».

Ce processus de réexamen du statut de l’ours polaire devrait aboutir avant la 17ème réunion plénière de la CITES dans 3 ans.

L’Union Européenne souligne à plusieurs reprises que la menace principale pour l’ours polaire est le réchauffement climatique.

Selon Robin des Bois, les membres de la Coalition française pour l’Ours Polaire et les ONG environnementales dans le monde, les ours polaires sont victimes du cumul de menaces indissociables : la contamination chimique, la pénurie alimentaire, la dégradation de l’habitat, les pollutions sonores, la chasse et le commerce international.

Ce commerce international n’est pas négligeable. A Bangkok, l’Union Européenne appelle à la compilation de toutes les informations. En ce qui la concerne, la France a importé en 2011 40 crânes d’ours polaires (blanchis au peroxyde et à l’acétone), le prix moyen est de 500 euros selon la taille et 25 peaux d’ours polaires dont le prix moyen est de 8.000 euros.

Il reste que l’Union Européenne pourrait retirer cette proposition face aux réactions mitigées des autres Etats-membres, à la détermination des Etats-Unis et de la Russie et aux critiques de l’opinion publique.
Robins des Bois

 

Ours polaire : La réponse du Président François Hollande à Brigitte Bardot

Le 25 février 2013, le Président François Hollande adresse une réponse à la Présidente de la Fondation Brigitte Bardot, extraits :

« Sachez tout d’abord que je partage totalement votre préoccupation pour le devenir de l’ours polaire, dont nous devons en effet renforcer la protection. Dans cet objectif, la France n’est pas fermée par principe à la proposition des Etats-Unis d’inscrire désormais l’ours polaire à l’annexe 1 de la CITES, si cela s’avérait nécessaire.

Mais, comme vous le savez, l’Union européenne est seule habilitée à s’exprimer dans les instances de la CITES, et doit donc s’efforcer d’abord de trouver une position commune en son sein. Or cette proposition ne recueille pas une approbation majoritaire de la part des Etats-Membres, et son efficacité par rapport à la protection renforcée de cet animal suscite un débat, qui traverse également les ONG.

L’Union européenne s’apprête donc à proposer une alternative à la proposition américaine, approuvée cette fois-ci par tous les Etats-Membres, qui consiste en un renforcement important de la protection de l’ours polaire dans le cadre de l’Annexe 2, à laquelle il est inscrit depuis plusieurs années déjà.

La France soutient ainsi une solution à la fois exigeante et pragmatique, plus à même de recueillir une majorité de suffrages lors de négociations internationales qui s’annoncent par ailleurs difficiles, au vu des positions divergentes exprimées par les parties prenantes. Elle n’exclut pas pour autant d’aller plus loin en cas de rejet du compromis européen.

La France veillera également à ce que les contrôles et la répression des fraudes liées aux trafics d’espèces animales et de leurs parties soient renforcées, de façon à ce que les décisions adoptées dans le cadre de la CITES soient mieux appliquées et respectées. »

Voir le dossier complet sur le site de la Fondation Brigitte Bardot, membre de la Coalition Ours Polaire :

http://www.fondationbrigittebardot.fr/ours-blancs-CITES2013

Le panda a du sang sur les pattes : quand le WWF utilise vos dons pour chasser l’ours polaire.

Éloignez les enfants car je vais prononcer deux gros mots :

MARKETING

&

GREENWASHING

Ouf, ça fait du bien. Vous pouvez rappeler les bambins.

Vous pouvez même cliquer sur les deux mots sus-cités. Vous verrez que c’est bien fait. C’est beau, c’est visuel, ça raconte une histoire, ça donne envie… vous êtes à deux doigts d’acheter ou de faire un don et moi aussi. Il y a une dizaine d’années, j’aurais cédé à leurs sirènes.

Ce qui me différencie aujourd’hui peut-être des 180.000 donateurs annuels du WWF, c’est que donner de l’argent ne me suffit plus à avoir bonne conscience. Quand je donne de l’argent, je veux savoir à quoi il va servir, comment il va aider une cause.

Le traumatisme qui m’a fait prendre conscience que le WWF n’est pas le sympathique panda que tout le monde croit date de 2004. A cette époque, la convention sur le commerce international d’espèces animales et végétales menacées d’extinction (CITES  ou Convention de Washington) se déroule à Bangkok. Le Kenya, soutenu par plusieurs pays d’Afrique, demande une suspension du commerce international de l’ivoire, en vain. En 2007, la proposition du Kenya et du Mali est soutenue par 21 pays africains qui demandent un moratoire de 20 ans sur tout commerce international de l’ivoire. Alors que toutes les associations françaises soutiennent unanimement cette proposition, le WWF s’y oppose…

Aujourd’hui, je ne suis donc pas étonné de voir le WWF s’opposer au classement de l’ours polaire à l’annexe I de la CITES. La raison invoquée est qu’il faudrait que la population ait diminué de 50% pendant les 3 dernières générations pour justifier ce classement. Le WWF, qui use et abuse de l’image de l’ours polaire pour récolter des dons, est en train de nous expliquer que finalement, l’ours ne serait pas suffisamment menacé pour mériter une protection supplémentaire. On marche sur la tête !

Les scientifiques s’accordent à dire que la disparition de l’ours polaire sera rapide, à cause des bouleversements climatiques. Soulager l’espèce de la pression de la chasse pour lui permettre d’essayer de s’adapter aux modifications de son milieu ne nous semble pas idiot.

Que dire devant la page de collecte de dons du WWF qui explique combien il est urgent que chacun donne 30€ car 1517 ours polaires ont disparu depuis le 1er janvier 2009, à cause des changements climatiques. Pourquoi ne pas changer ce compteur par le nombre d’ours qui mourront sous les balles des chasseurs parce que le WWF a laissé faire ?

Selon le WWF, l’impact climatique sur la disparition de l’ours polaire, c’est :

  • Réduction de 42% de l’habitat de l’ours polaire et chute programmée des deux tiers de la population d’ici le milieu du XXIème siècle

  • Extinction totale d’ici 75 ans

L’action du WWF :

  • Lutte contre les dérèglements climatiques, notamment en promouvant les énergies renouvelables

  • Lobbying en faveur d’engagements forts de réduction des gaz à effet de serre, afin de préserver les habitats primordiaux des ours polaires.

Pour moi, pour nous, un engagement fort, ce serait se positionner contre la chasse ! Comment une ONG comme le WWF peut-elle encore soutenir la chasse à l’ours polaire quand elle collecte des dons en expliquant que dans 75 ans, tous les ours auront disparu ?

Je ne me fais aucune illusion. Le WWF ne répondra pas à cet article comme il ne répond jamais aux critiques. Et dans un sens, ils ont raison. Pourquoi s’expliquer et entrer dans la polémique quand le marketing fonctionne à merveille et que 99,99% des donateurs ouvrent leur porte-monnaie sans demander la moindre explication ?

La preuve. Les avez-vous entendu commenter le livre Qui a tué l’écologie ? de Fabrice Nicolino ? Non. Le WWF est une icône. Prière de ne pas toucher. On ne brocarde pas un Saint, on l’adule… et on fait des offrandes (en silence).

Cyberaction N° 525 : Pour sauver l’ours polaire

coalition ours polaire 2012

Dans le but de soutenir la Coalition Ours Polaire, cyberacteurs.org a lancé une cyber action qui prendra fin le lundi 4 mars 2013, journée du début de la CITES.

En quelques jours, plus de 5000 personnes ont déjà écrit au Ministère de l’écologie qui refuse de voter le passage en annexe I de l’ours polaire, sur les conseils… du WWF !

Signez nombreux la cyberaction :

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/sauver-ours-polaire-575.html

Combat au couteau entre le panda et l’ours polaire (le cas WWF)

Encore une fois, un excellent article de Fabrice Nicolino.

Cet article a été publié dans Charlie Hebdo du 13 février 2013

Un très court préambule. L’article que vous allez lire me conduit au bord de la rupture personnelle avec des amis, dont l’un reste pour l’heure cher à mon cœur. Mais j’écris en conscience ce que je crois devoir écrire. Je sais qu’il est plus facile de canarder le messager plutôt que de s’interroger sur le sens de qu’il dit. J’ai l’habitude. Mais cela fait quand même mal.

L’ours blanc est menacé par la fonte de la banquise et la chasse. Compter 75 000 dollars pour une peau. Problème : le WWF, dont l’emblème est le panda, refuse d’attaquer les chasseurs. Pourquoi ? Parce que.

L’affaire de l’ours polaire fout le bordel entre le WWF et les écologistes de terrain. Le bel animal n’en peut plus : il en resterait entre 20 000 et 25 000 sur la banquise Arctique et alentour. Une banquise qui a pu atteindre 15 millions de km2 au maximum de l’hiver, et un peu plus de 3 au cœur de l’été 2012. Plusieurs menaces, dont le dérèglement climatique, pourraient mener l’espèce au bord de l’extinction.

On s’agite ? Un peu. Dans quelques semaines, les bureaucrates de la nature se retrouveront à Bangkok pour une énième réunion de la Cites, qu’on appelle aussi Convention de Washington. Pour l’ours blanc, l’enjeu est essentiel, car les Etats-Unis, appuyés miraculeusement par les Russkoffs, proposent de placer l’ours dans l’Annexe 1, sommet de la protection. En théorie, le commerce international des parties de l’animal serait interdit. Un ours polaire naturalisé adulte se vend 40 000 euros à Paris, et beaucoup plus encore en Russie ou en Chine, où une simple peau peut atteindre 74 000 euros.

La situation est à ce point limpide que toutes les associations de protection de la nature devraient être sur le pont. Ne serait-ce que pour pousser au cul notre gouvernement, dont la voix à la réunion de Bangkok pèsera lourd. Mais pour l’heure, la France refuse de soutenir les Amerloques, et pense pouvoir se planquer en choisissant bravement l’abstention. La désunion écologiste ne va pas arranger les choses.

Résumons ce qui semble un beau mystère. D’un côté, 13 associations sont réunies pour aller au baston (1), parmi lesquelles Sea Shepherd, l’Aspas, la LPO, Robin des Bois. Elles soutiennent sans surprise l’inscription de l’ours blanc à l’Annexe 1 de la Cites. En revanche, d’autres poids lourds, comme Greenpeace, France Nature Environnement (FNE) et le WWF font semblant de ne pas être concernés. Ce dernier notamment – le WWF – risque d’en prendre plein la tronche publiquement, ce qui serait une grande première.

Personne ne souhaite encore sortir sous la mitraille, mais en off, c’est le grand dégueulis, au point que Charlie est obligé d’édulcorer pour éviter un procès en diffamation. En résumé, le WWF s’oppose avec ses petits bras à la proposition américaine de protection, avec des arguments que l’on qualifiera prudemment d’étonnants. Visite sur le site du WWF (2), où un pauvre ours polaire, par la grâce d’un effet graphique, souffle de la vapeur d’eau. Ça chiale direct, car « les jours sont comptés » et « 1498 ours polaires ont disparu depuis le 1er janvier 2009 », mais à condition de refiler 30 euros au WWF, la lutte contre le réchauffement de la banquise sera en de bonnes mains. Une belle manière de gagner des sous, qui rend hystériques de nombreux militants historiques de l’écologie.

L’un d’eux résume ainsi la situation pour Charlie : « C’est vraiment dégueulasse. Le WWF se remplit les poches en parlant de réchauffement climatique, contre lequel il ne peut évidemment rien. Et refuse la protection de l’ours réclamée par les Américains, en se taisant sur la chasse et les trafics internationaux qui en découlent. C’est la honte, et l’exaspération contre ces mecs est en train de monter partout. Je ne suis pas le seul à en avoir plein le cul, du WWF ».

Malgré les apparences, parole modérée. Mais voici déjà la séance Explication. Un, la chasse légale zigouille entre 600 et 800 ours par an, ce qui est énorme au regard du nombre de survivants. Pourquoi le WWF refuse-t-il de mettre en cause les porteurs de flingue ? Il n’est pas interdit de se replonger dans l’histoire de cette très curieuse ONG. Fondé en partie par des grands chasseurs d’animaux sauvages en Afrique – qui voulaient continuer à buter éléphants et gazelles -, le WWF n’a cessé de maintenir des liens puissants avec cet univers. Pour ne prendre qu’un exemple, le roi d’Espagne Juan Carlos est resté président d’honneur du WWF jusqu’à l’été dernier, alors qu’il avait été chopé à trucider des ours en Roumanie et des éléphants en Afrique.

Donc, le WWF aime les chasseurs. Mais est-ce bien tout ? Juste avant que la barque ne coule, encore deux bricoles. Un, le WWF est mutique sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Mais mutique. Y aurait-il un lien – hi hi – avec les nombreux financements venus de l’industrie ? Deux, le WWF vient de prendre un joli tournant en France, en embauchant deux nobles personnages. Nouveau directeur général : Philippe Germa. C’est un banquier, venu d’une entreprise transnationale d’origine néerlandaise, ABN AMRO. Nul besoin de détailler les belles activités d’une telle boîte. Nouveau directeur des programmes :  Christophe Roturier. Il a longtemps travaillé en Afrique, dans les « équitables » échanges de cacao entre la France et des pays comme la Côte d’Ivoire. Il a également bossé pour l’un des fleurons de l’agriculture la plus industrielle qui soit, Arvalis-Institut du végétal.

Moralité ? Y en a pas. Un dessin circule en ce moment dans les associations écologistes authentiques. On y voit un panda – symbole du WWF – sur la banquise, en train d’abattre au fusil un ours polaire.

(1) http://www.bioaddict.fr/article/13-associations-s-unissent-pour-la-protection-des-ours-polaires-a3669p1.html

(2) http://urgence-especes.wwf.fr/#/interview-jean-stephane-devisse

Coup de projo : Robin des Bois demande à Coca Cola si, comme son partenaire WWF, elle est favorable à la poursuite du commerce international des ours polaires

AVES France, membre de la coalition ours polaire, tient à porter un coup de projecteur sur l’initiative de l’association Robin des Bois, qui a envoyé une lettre ouverte à la compagnie Coca Cola pour lui demander si, comme son partenaire le WWF, elle est favorable au commerce (et donc à la chasse) des ours polaire.

 

Lettre Ouverte
Paris, le 21 février 2013

Monsieur le Président- Directeur Général
The Coca-Cola Company
One Coca-Cola Plaza
Atlanta, Georgia 30313

Monsieur Kent,

Robin des Bois est une ONG de protection de l’Homme et de l’environnement basée à Paris et observatrice depuis 1988 à la CITES, Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Détendez-vous, nous n’allons pas vous demander de l’argent, nous souhaitons simplement une réponse à ce courrier.

Nous savons que votre compagnie a une affection historique pour les ours polaires et s’intéresse à leur avenir. Coca Cola a dans cette perspective un partenariat financier et scientifique avec le WWF. Ce plan pluriannuel de coopération dégage plusieurs millions d’euros et vise notamment à renforcer les efforts de protection des ours polaires.

D’autres entités agissent pour l’ours polaire. C’est ainsi que le gouvernement des Etats-Unis, l’un des cinq pays de l’aire de répartition, propose l’inscription de l’ours polaire à l’Annexe I de la CITES. Cette démarche pertinente initiée il y a 3 ans au Qatar lors de la dernière Conférence des Parties à la CITES sera renouvelée à la prochaine session qui se tiendra à Bangkok en Thaïlande du 3 au 14 mars 2013. Cette inscription aboutirait à l’interdiction du commerce international des ours polaires et de leurs parties telles les peaux, crânes, griffes. Ce qui a échoué au Qatar peut réussir en Thaïlande.

De nombreux Etats tels la Russie, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Pologne soutiennent la proposition des Etats-Unis.

De très nombreuses ONG environnementales dans le monde entier approuvent aussi avec force et clarté cette proposition tout en sachant bien entendu que d’autres mesures devront être prises pour contrer les autres menaces qui pèsent sur l’ours polaire et assurer la pérennité de l’espèce et de la banquise arctique. Pour sa part, Robin des Bois, l’une des 13 ONG regroupées au sein de la Coalition française pour les Ours Polaires, est aussi membre de SSN, le Species Survival Network qui regroupe 92 ONG à travers le monde unanimement en faveur de la proposition des Etats-Unis.

Malheureusement le WWF déploie avec des moyens considérables, en partie les vôtres, une campagne contre la proposition des Etats-Unis.

Nous vous confirmons que les ONG environnementales et  bien entendu Robin des Bois sont comme vous très attachés au maintien et au développement des communautés Inuits et des autres communautés autochtones des territoires arctiques. Nous estimons cependant que leur avenir doit, pour être durable et harmonieux, se bâtir sur d’autres ressources que l’exploitation directe ou indirecte des ours polaires morts.

Nous vous demandons donc de bien vouloir nous faire connaître si la compagnie Coca Cola est, comme son partenaire WWF, favorable à la poursuite du commerce international des ours polaires et de leurs parties. Nous vous prions de trouver ci-joint deux communiqués de Robin des Bois et de la Coalition pour les Ours Polaires. Nous pensons qu’ils peuvent vous éclairer et vous guider dans votre réponse.

Dans l’attente de vous lire d’urgence,
Sincèrement,

Charlotte Nithart
Directrice

Avenir noir pour l’ours blanc

coalition ours polaire 2012Communiqué, le 18 février 2013

La chasse à l’ours blanc bat son plein. Les agences de tourisme cynégétique du Nunavut, des Territoires du Nord-Ouest et du Manitoba au Canada sont surbookées jusqu’en 2014. Pour répondre à la demande, le Territoire du Nunavut augmente les quotas de chasse dans la Baie d’Hudson sans tenir compte de l’avis défavorable du Groupe des Spécialistes de l’Ours Polaire de l’UICN.  L’ours blanc est la « cible absolue ». Ça change de l’éléphant. Ça fait changer d’air. C’est le challenge du siècle au sommet du monde. « Pour nos clients européens, nous recommandons au moins du calibre 8 x 57 mm mais le meilleur c’est du 9.3 x 74 mm ». Si vous êtes à la hauteur, vous reviendrez au pays avec le plus prestigieux des trophées. Les meilleurs taxidermistes du Canada pourront vous y aider.
Pour les paresseux, la vente aux enchères permet sans se déplacer d’acquérir la dépouille d’un animal prestigieux, adapté à la banquise depuis plusieurs millions d’années et voué à l’extinction d’ici quelques décennies, si aucune mesure n’est prise. Le nombre de peaux mises aux enchères et les prix augmentent.

En même temps, les publications scientifiques se succèdent en rafale pour prédire un avenir noir aux ours blancs. Le dernier article paru début février 2013 dans Conservation Letters est signé par un spécialiste canadien en collaboration avec 11 scientifiques internationaux. Il presse la communauté internationale d’agir maintenant pour sauver l’espèce. La régression de la banquise arctique plonge l’ours polaire dans le cycle irréversible de la pénurie alimentaire. Les difficultés d’accès aux ressources vitales diminuent sa robustesse et ses capacités de reproduction.

Pourtant, seuls 11 pays de l’Union Européenne soutiennent -la France n’en fait pas partie- la proposition des Etats-Unis d’inscrire l’ours polaire en Annexe I de la CITES, Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, dont la session plénière se tiendra en mars 2013 à Bangkok en Thaïlande. En conséquence, l’Union fait circuler une contre-proposition dite de compromis. Il s’agirait dans les 3 ans qui viennent d’approfondir les connaissances sur les populations d’ours polaires, d’examiner tous les risques actuels et à venir qui pèsent sur l’espèce et d’évaluer dans ce contexte l’impact du commerce international. A l’issue de ce processus, l’Union Européenne pourrait soutenir une proposition d’inscription en Annexe I lors de la session plénière de la CITES en 2016. 3 ans de plus de perdus pour l’ours polaire ; la proposition d’inscription en Annexe I des Etats-Unis a déjà échoué en 2010 au Qatar à cause de l’opposition des 27 pays de l’Union Européenne (48 votes pour, 62 contre et 11 abstention – 2/3 des voix exprimées sont nécessaires à l’adoption).

L’Annexe I de la CITES interdit le commerce international. Les autorités scientifiques des pays d’importation des trophées de chasse non destinés au commerce peuvent refuser de délivrer un permis si elles estiment que la chasse nuit à la survie de l’espèce.
L’inscription à l’Annexe I n’aura pas d’effet sur la chasse de subsistance des populations autochtones : la CITES ne s’intéresse pas à la chasse et à la consommation locales. Le « Polar Bear Watching » génère plus de recettes que la chasse. L’artisanat Inuit propose des créations remarquables à l’effigie de l’ours polaire, sans utiliser des parties d’ours polaire. Les Inuits, grâce à l’autonomie récente du Groenland et à la fondation du Territoire du Nunavut au Canada, ont d’autres perspectives pour assurer leur développement que le commerce international d’ours polaires ou de parties d’ours polaires. Ils sont désormais impliqués dans la gestion des ressources halieutiques, géologiques et touristiques de leurs territoires et des mers adjacentes.

La Coalition pour les Ours Polaires souhaite que la France rejoigne sans tarder les Etats-Unis, la Russie, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Belgique, la Pologne, la Lituanie, la Roumanie, l’Autriche et les autres pays favorables à l’interdiction du commerce international des ours polaires. Cette mesure ne freinera pas la fonte de la banquise arctique mais elle contribuera à la protection de l’espèce.

Contact :
Céline Sissler-Bienvenu (IFAW France) – Tél: 03.26.48.29.20 ; Mobile : 06.17.56.10.74 ; Email : csissler@ifaw.org
Charlotte Nithart (Robin des Bois) – Tél: 01 48 04 09 36 ; Email : c.nithart@robindesbois.org

Retrouvez les archives sur http://www.aves.asso.fr/category/coalition_ours_polaire/

Associations membres de la Coalition Ours Polaires : IFAW France, Robin des Bois, Fondation Brigitte Bardot, One Voice, Sea Sheperd France, 30 Millions d’Amis, la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), l’ASPAS, AVES France, L214, le CRAC, Ecologie sans Frontière, les Amis de la Terre.

 

Cyber Action Ours Polaire : écrivez à Delphine Batho

APPEL A L’ACTION : Demandons à la Ministre de l’Environnement de protéger les ours polaires contre le commerce international de leur peau

Aujourd’hui, il ne subsiste plus qu’entre 20 000 à 25 000 ours polaires à l’état sauvage dans le monde, dont 15 000 vivent au Canada. Alors que l’ours blanc est déjà gravement menacé par la perte de son habitat du au changement climatique, cette espèce emblématique doit faire face à la chasse aux trophées et au  commerce international de leur peau. En effet, le Canada est le seul pays de l’aire de répartition de l’espèce continuant à autoriser, chaque année, l’abattage de 600 ours polaires afin d’alimenter la chasse de subsistance, la chasse sportive mais aussi le commerce international. Ainsi en 2011, 441 ours polaires ont été tués inutilement faisant l’objet de transactions commerciales internationales.
Venant au secours de cette espèce menacée, une proposition a été soumise par les Etats-Unis, soutenue par la Fédération de Russie, afin d’accroître le niveau de protection de l’ours polaire en mettant fin au commerce international de l’ours polaire et de ses parties.

Au regard de ces éléments et compte tenu des menaces croissantes auxquelles les ours blancs sont confrontés, toute mortalité inutile infligée à ces animaux – telle que celle stimulée par le commerce international et la chasse aux trophées– doit être stoppée immédiatement.

À l’heure actuelle en France, les autorités discutent de cette question. La France peut avoir une influence majeure sur la position qu’adoptera l’Union européenne, qui conviendra à l’avance de la décision finale qu’elle adoptera lors de la prochaine réunion de la CITES. Ce vote de l’UE sera absolument essentiel pour assurer la protection des ours polaires qui luttent déjà pour leur survie.
 
Si vous vivez en France, agissez aujourd’hui : demandez à la ministre de l’Ecologie Delphine Batho d’assurer la protection des ours blancs contre le commerce international de leur peau !

Envoyez la lettre-type par mail :

ACTION TERMINEE

Texte à copier dans le champ commentaire :

Madame la Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie,

Je vous écris aujourd’hui afin de vous encourager à donner le niveau de protection maximal aux ours polaires en soutenant la proposition d’inscription de l’ours polaire à l’annexe I de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) dont le vote aura lieu à la prochaine Conférence des Parties à la CITES qui se tiendra à Bangkok en mars 2013.

En tant que citoyen français, membre de l’Union-Européenne, je soutiens cette proposition qui vise à accroître le niveau de protection d’une espèce rare dont il ne subsiste plus que 20 000 à 25 000 individus à l’état sauvage, et cela en mettant fin au commerce international de l’ours polaire et des différentes parties issues de sa dépouille.

En effet, cette espèce est déjà gravement menacée par la perte de son habitat due au réchauffement climatique qui fait fondre la banquise arctique dont les ours polaires dépendent pour survivre.

Mais surtout, j’ai appris que les ours polaires étaient également affectés par la chasse aux trophées et le commerce international, lequel représente la seconde menace principale à laquelle doit faire face l’espèce. Or justement, cette proposition contribuerait à sauver immédiatement quelques centaines d’ours chaque année.

Au regard de ces éléments et compte tenu des menaces croissantes auxquelles les ours polaires sont confrontés, toute mortalité inutile infligée à ces animaux – telle que celle engendrée par le commerce international – devrait être stoppée immédiatement.

Il est plus qu’urgent d’œuvrer en faveur de la protection des ours polaires. C’est pourquoi je vous encourage vivement à soutenir la proposition visant à transférer l’ours polaire de l’Annexe II à l’Annexe I de la CITES et à promouvoir cette position auprès de vos homologues européens.

En vous remerciant de l’intérêt que vous porterez à ma lettre, je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, mes salutations respectueuses.

ou par courrier à :

ACTION TERMINEE

Lettre type .DOC

Lettre type .PDF

13 associations exhortent la France à s’opposer au commerce international des ours polaires et de leurs parties

coalition ours polaire 2012

COMMUNIQUE DE PRESSE

Contact:
Charlotte Nithart (Robin des Bois) – Tél: 01 48 04 09 36 ; Email : c.nithart@robindesbois.org    Céline Sissler-Bienvenu (IFAW France) – Tél: 03.26.48.29.20 ; Mobile : 06.17.56.10.74 ; Email : csissler@ifaw.org

13 associations exhortent la France à s’opposer au commerce international des ours polaires et de leurs parties

(Paris, France – 13 décembre 2012) – Dans la perspective de la prochaine conférence des parties à la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) qui se tiendra en mars 2013 à Bangkok (Thaïlande) et au menu de laquelle figure l’ours polaire et le commerce de ses parties, 13 associations françaises* de conservation de la nature et de protection des animaux, membres de la « Coalition Ours Polaires », appellent le gouvernement français à soutenir l’initiative américaine visant à interdire le commerce international des ours polaires et de leurs parties qui sera discutée à cette occasion.

Dans un courrier adressé en début de semaine à Madame  Delphine Batho, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, la Coalition rappelle que la demande pour les parties d’ours polaires -telles que les peaux- est en expansion alors que les ours polaires sont déjà gravement menacés par la perte de leur habitat due au changement climatique et par d’autres facteurs environnementaux. Entre 2007 et 2012, le nombre de peaux d’ours polaires proposées lors de ventes aux enchères de fourrures au Canada a plus que triplé. Les prix d’achat ont doublé.

« En Chine ou en Russie, le prix peut atteindre 100 000 USD pour l’acquisition d’une peau car cet animal est rare. Cet engouement est inquiétant. Au Canada, il encourage une hausse des quotas de chasse au sein de populations d’ours polaires déjà fragilisées. Le commerce international des ours polaires et de leurs parties représente une menace sérieuse pour l’espèce. Il doit être interdit et la CITES offre cette possibilité» souligne Céline Sissler-Bienvenu, directrice d’IFAW France, porte-parole de la Coalition.

Alors qu’il ne subsiste plus que 20 000 à 25 0000 ours polaires à l’état sauvage, le Canada qui en compte 15 000, est le seul pays continuant à autoriser chaque année, l’abattage de 600 ours polaires afin d’alimenter la chasse de subsistance, la chasse sportive, mais aussi le commerce international. Ainsi, en 2011, les parties de 441 ours polaires ont fait l’objet de transactions commerciales internationales.

Pourtant, l’avenir de cette espèce emblématique est sombre. Les scientifiques prédisent que les 2/3 des ours polaires pourraient disparaître d’ici à 2050.

« Si le changement climatique est incriminé en premier lieu, il ne faut pas oublier que le déclin des populations d’ours polaires est le fruit d’une combinaison de menaces : l’augmentation des activités industrielles dans l’Arctique, l’exposition des ours polaires aux contaminants chimiques comme le mercure et les PCB mais aussi le commerce international. Cette dernière menace peut être rapidement éradiquée sous l’égide de la CITES et la France a un rôle à jouer»  rappelle Charlotte Nithart, directrice de l’association Robin des Bois, porte-parole de la Coalition.

Les Etats-Unis – soutenus par la Russie – ont rédigé une proposition visant à transférer l’ours polaire de l’annexe II à l’annexe I de la CITES. Ce transfert permettrait d’accroître le niveau de protection de cette espèce en interdisant le commerce international de ces individus ou de leurs parties.
Dans quelques jours, l’Union européenne (UE) devra se positionner sur cette proposition. Alors que plusieurs Etats membres de l’UE y sont favorables, la France garde le silence.
Notes aux rédacteurs :

  • *Les associations membres de la Coalition Ours Polaires : Robin des Bois, IFAW France, Fondation Brigitte Bardot, One Voice, Sea Sheperd France, 30 millions d’amis, la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), l’Association AVES France, L214, le CRAC, Ecologie sans Frontière, les Amis de la Terre et ASPAS.
  • L’aire de répartition de l’espèce compte 5 états : Les Etats-Unis, le Canada, la Russie, le Groenland (Danemark) et la Norvège.
  • Il existe  19 sous-populations : 1 est actuellement en augmentation principalement en raison d’une réduction des quotas de chasse, 3 sont stables et 8 en déclin. Concernant les 7 autres sous-populations, les données disponibles sont insuffisantes pour évaluer la tendance actuelle.
  • La base de données de l’UNEP-WCMC CITES 2012 sur le commerce indique qu’entre 2001 et 2010, 32 350 spécimens d’ours polaires (morts ou vivants, et leurs différentes parties) ont été commercialisées au niveau international, y compris 4 327 peaux, 3 080 morceaux de peau, ainsi que plus de 5 700 griffes et dents.
  • L’inscription de l’ours polaire à l’Annexe I ne remet pas en cause la pratique de la chasse de subsistance traditionnelle des Inuit ou le commerce des spécimens d’ours polaires à des fins domestiques.