portrait de renard sur un fond de forêt de sapins, avec un ciel doré

Recours commun contre le massacre de 850 renards en Seine-Maritime

Entre le 20 janvier et le 10 février 2020, l’Arrêté autorisant la régulation du renard par les lieutenant de louveterie de la Seine-Maritime de février à mai 2020 a été mis à la consultation du public par la préfecture de Seine-Maritime.

Cet arrêté prévoit l’abattage de 850 renards prélevés sur l’ensemble du département par tirs diurne ou nocturne, par tous modes et moyens à leur disposition, au cours d’un maximum de 180 sorties.

La consultation publique a été particulièrement suivie, avec 650 e-mails envoyés à la préfecture :

  • 499 messages s’opposant à cet arrêté
  • 151 messages approuvant l’arrêté

Les résultats de la consultation ont été publiés, mais la préfecture n’en a absolument pas tenu compte. L’arrêté a été pris sans aucune modification du texte initial.

MOTIFS DE LA DECISION :

  • le renard est classé espèce susceptible d’occasionner des dégâts dans le département, par arrêté ministériel du 3 juillet 2019, au regard d’un dossier constitué reprenant les différents items : effectifs importants et en constante évolution, nuisances (agricoles, faune et flore, sanitaires, sécurité publique).
  • l’arrêté mis en consultation ne concerne que les seuls lieutenants de louveterie, auxiliaires bénévoles de l’administration, et non pas l’ensemble des chasseurs. Cette régulation par les lieutenants de louveterie représente moins de 15 % des effectifs régulés au niveau départemental. C’est une régulation spécifique et nécessaire qui vient compléter les autres types de prélèvements sans pour autant les remettre en question.Pour l’ensemble des raisons évoquées ci-dessus, le contenu de l’arrêté relatif à la régulation du renard de février à mai 2020, dans les limites indiquées, reste inchangé.

AVES France (dont le siège social se trouve à Rouen, en Seine-Maritime) et l’ASPAS ont déposé lundi 23 mars 2020 un recours auprès du Tribunal Administratif de Rouen pour contester cet arrêté et demander sa suspension.

Nous avons besoin de vous pour poursuivre nos actions ! Plus nous serons nombreux, plus nous aurons de poids pour lutter contre ce massacre injustifié d’animaux sauvages.

Pour adhérer (à partir de 0,85€/mois) : https://www.helloasso.com/associations/aves-france/adhesions/aves-france-formulaire-d-adhesion

Justice pour les ours Micha, Bony, Glasha et les animaux détenus par les Poliakov

Le procès de Dany Bruneau et Alexandre Poliakov (dits « les Poliakov »), le couple de dresseurs établis à Chauvigny-du-Perche, dans le Loir-et-Cher, aura lieu mercredi 8 avril 2020 à 13h30 au Tribunal judiciaire de Blois.

Suite à la mort de l’ours Micha, que nous avions filmé lors de sa toute dernière prestation à Racquinghem (62) le dimanche 8 septembre 2019, ses « propriétaires » sont poursuivis pour :

  • sévices graves ou acte de cruauté envers un animal domestique, apprivoisé ou captif
  • mauvais traitements envers un animal placé sous sa garde par l’exploitant d’un établissement détenant des animaux
  • placement ou maintien d’animal domestique ou d’animal sauvage apprivoisé ou captif dans un habitat, environnement ou installation pouvant être cause de souffrance

L’association AVES France s’est évidemment constituée partie civile, puisque nous suivions ce dossier depuis de nombreuses années. Pour nous, la mort de Micha est un drame qui aurait pu être évité si l’administration avait joué son rôle et n’avait pas fait la sourde oreille lors des nombreux signalements qui lui ont été rapportés. Micha a été exploité jusqu’à la fin, dans des conditions effroyables (cf. L’ours Micha et le singe Mina exploités par les Poliakov lors d’une soirée privée à Villenave d’Ornon le 22 décembre 2018). C’est la raison pour laquelle nous demandons aujourd’hui le retrait définitif de tous les animaux détenus par le couple et de leur certificat de capacité.

Les Ours Bony et Glasha saisis sous la pression

La mort de Micha a créé une onde de choc et une large médiatisation, qui a même dépassé nos frontières. L’administration a été mise en cause et une forte pression a été exercée sur le Préfet du Loir-et-Cher dans le but de protéger les autres animaux détenus par le couple. Vendredi 29 novembre 2019, les ours Bony et Glasha ont enfin été saisis afin de recevoir des soins dans des sanctuaires adaptés. Leur saisie n’est cependant pas définitive et c’est la raison pour laquelle nous attendons le procès du 8 avril 2020 avec impatience. Nous espérons également pouvoir obtenir la saisie des autres animaux, et notamment le singe Mina qui a été exploité illégalement pendant plusieurs années.

Aujourd’hui, Bony est au Refuge de l’Arche (cf. Les ours des Poliakov, Bony et Glasha, ont été placés dans des refuges).

Glasha, renommée Franca, a été prise en charge par l’Alternativer Wolf- und Bärenpark Schwarzwald. Catherine et Beate nous donneront de ses nouvelles le samedi 22 février 2020 dans le cadre de la Journée mondiale pour sauver les ours, et en profiteront pour nous expliquer comment le Parc Alternatif des Loups et Ours de la Forêt-Noire prend en charge les animaux qui ont souffert de la captivité et du dressage.

5000 € pour soutenir les refuges

Grâce à votre soutien, mais aussi avec l’aide des utilisateurs du moteur de recherche Lilo, AVES France a pu effectuer un don de 2500€ fin 2019 pour soutenir le refuge de l’Arche, qui a pris en charge Bony. Le conseil d’administration de l’association a décidé d’attribuer un autre don de 2500€ au Bärenpark Schwarzwald pour sa prise en charge de Glasha – Franca.

 

L’Etat doit mettre un terme à l’exploitation des animaux sauvages !

Si les Poliakov sont responsables des mauvais traitements sur les animaux dont ils avaient la charge, il faut se rappeler que l’exploitation des animaux sauvages est encore légale en France, dans les cirques, les spectacles fixes ou itinérants, dans les soirées privées…

Près d’un an après le lancement de la Mission ministérielle sur le bien-être animal par le Ministère de la transition écologique et solidaire, où sont les annonces promises ? Les décisions courageuses ? Les mesures ambitieuses ? Faudra-t-il d’autres Micha pour qu’enfin nos politiques aient le courage de mettre un terme à l’exploitation des animaux sauvages captifs en France ?

Notre pétition contre les spectacles ayant recours à des ours et des loups : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/montreurs-loups-mettons-terme-exploitation-animaux/44785

La Journée mondiale pour sauver les Ours aura lieu le samedi 22 février 2020 à Paris

Comme chaque année, AVES France organisera la Journée mondiale pour sauver les Ours à Paris.

Cette édition aura lieu le samedi 22 février 2020 à partir de 10h au VG LAB – 10 rue Charles Fourier – 75013 PARIS.

Dès 10h, les associations tiendront leurs stands et vous présenteront leur travail. Des animations seront proposées aux enfants (réaliser une interview radio avec Radio Parole d’Animaux, apprendre à faire un moulage d’empreinte d’ours avec Aves France, jouer au Jeu de l’ours…). L’artiste Sophie Larroche présentera ses ours et réalisera une sculpture devant le public. Entrée libre.

Attention : pour l’atelier « Le petit reporter : apprendre à réaliser une interview radio », les places sont limitées. Merci de réserver : https://www.helloasso.com/associations/aves-france/evenements/le-petit-reporter-apprendre-a-realiser-une-interview-radio

Aiyanna l’ourse polaire et Léo, les personnages de notre spectacle Papouk le Pizzly, un ours polaire pas comme les autres, seront présents. Ils dédicaceront le livre et assureront des animations pour les tout-petits. Ils ont préparé une animation calibrée pour les enfants de maternelle (entre 3 et 6 ans), d’une durée de 20 minutes. Les enfants sont reçus par groupe de 20. Même si l’animation est gratuite, merci de réserver !

Virginie Dordet sera également des nôtres afin de vous présenter son prochain livre pour enfants sur les ours ! Elle animera un atelier d’activités manuelles.

A partir de 13h45, nous vous proposons un cycle de conférences sur les ours. Comme les autres animations, l’accès aux conférences est gratuit, mais nous vous remercions de réserver vos places afin de faciliter le travail d’organisation :
https://www.helloasso.com/associations/aves-france/evenements/conferences-journee-mondiale-pour-sauver-les-ours-2020

Programme :

  • 13h45 : Accueil des participants et présentation
  • 14h00 : Jérôme POUILLE (panda.fr) – Le panda géant, l’ours endémique de Chine, reste menacé.
  • 14h40 : Christophe CORET (AVES France) – Montreurs d’ours : bientôt la fin ?
  • 15h20 : Catherine RUTZ (Bärenpark) – L’Alternativer Wolf und Bärenpark Schwarzwald/Parc Alternatif des Loups et Ours de Forêt-Noire : expertise dans la prise en charge d’ours sauvés de l’exploitation par des êtres humains.
  • 16h00 : Michèle JUNG (Animals Asia) – L’ours noir d’Asie : entre enfer et paradis
  • 16h45 : Michel Rawicki et Christine Grandjean (C’est assez !) – L’ours polaire a-t-il sa place en captivité ?
  • 17h30 : Marie-Astride CHAPPE (Aider les ours) – Réhabilitation d’ours malais orphelins

Nous espérons que vous répondrez nombreux à l’invitation de nos associations !

Lien de l’évènement Facebook : https://www.facebook.com/events/466760937530849/

AVES France attaque l’arrêté du préfet des Côtes-d’Armor pour protéger les blaireautins

Comme vous le savez, nous avons formé un recours en annulation devant le Tribunal administratif de Rennes à l’encontre de l’arrêté du préfet des Côtes-d’Armor venant fixer l’ouverture des périodes de chasse pour la saison 2019/2020.

Cet arrêté autorise en effet la vénerie sous terre du blaireau durant une période complémentaire (du 15 mai au 14 septembre 2020), c’est-à-dire en pleine période de dépendance du blaireautin à l’égard de sa mère.

Une telle décision se heurte alors aux dispositions de l’article L.424-10 du code de l’environnement, lequel interdit toute destruction des petits ou portées d’espèces de mammifères, même lorsque la chasse de ces espèces est permise. L’ouverture de cette période complémentaire est donc illégale, ce que notre recours ne manque pas de démontrer, documentation scientifique à l’appui. 

Face à l’irréversibilité des abattages de blaireaux qui seraient réalisés en application de cette décision, nous avons déposé, en plus de notre recours en annulation, une requête en référé afin que le juge administratif statue en urgence et suspende les effets de l’arrêté dans l’attente de l’issue du recours.

Après une plaidoirie tenue le 3 janvier dernier, Madame la juge des référés du Tribunal administratif de Rennes a rendu une ordonnance le 6 janvier, par laquelle elle a rejeté nos demandes provisoires.

Cependant, le motif de ce rejet est propre au contexte particulier applicable à une procédure de référé et ne vient en rien invalider nos arguments au fond.

En effet, Madame la juge des référés a simplement indiqué qu’il est possible que le Tribunal administratif se prononce sur la légalité de l’arrêté préfectoral avant l’ouverture de la période complémentaire. L’urgence n’était donc, d’après elle, pas caractérisée à la date de l’audience.

L’ordonnance de rejet repose uniquement sur ce motif et ne donne en aucun cas raison à la préfecture, ni à la fédération des chasseurs des Côtes-d’Armor, intervenant à l’action.

L’illégalité de l’ouverture d’une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau étant incontestable – et incontestée par l’ordonnance du juge des référés – nous maintenons chacun des points de notre argumentaire initial jusqu’à l’issue de la procédure au fond.

Pour soutenir notre action, nous vous invitons à adhérer à AVES France. L’adhésion est accessible à partir de 0,85€ par mois ou 10€ par an.

Consultation publique : projet d’arrêté portant expérimentation de diverses dispositions en matière de dérogations aux interdictions de destruction pouvant être accordées par les préfets concernant le loup

Sur le projet d’arrêté portant expérimentation de diverses dispositions en matière de dérogations aux interdictions de destruction pouvant être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus)

Le seuil de viabilité démographique du loup, que le PNA « loup et activités d’élevage » a reconnu comme étant de 500 individus, a été atteint en 2019.

Ce qu’il faut retenir de ce projet d’arrêté :

Pour les tirs de prélèvement, les dispositifs de repérage utilisant la technologie d’amplification de lumière ou la détection thermique pourront être utilisés par les chasseurs habilités en l’absence d’un lieutenant de louveterie ou d’un agent de l’OFB

L’expérimentation sur le projet d’arrêté « plafond » qui définit la modalité de calcul du nombre de loups qui pourront être abattus, repose sur une augmentation du taux de prélèvement, porté à 17% pour 2020, au lieu de 10 % (article 5 point I).

Si le plafond ainsi déterminé était atteint avant le 31 décembre 2020, la possibilité d’aller jusqu’à un taux de 19 % est ouverte, afin de permettre la protection continue des troupeaux, en utilisant des tirs de défense (simple, mixte ou renforcée) ainsi que des tirs de prélèvement simple dans le cercle 0.

L’association AVES FRANCE se prononce contre cette expérimentation qui ne vise qu’à réduire drastiquement les effectifs du loup en France.

Ce seuil de loups à abattre, 19%, est énorme et met en péril l’avenir de l’espèce en France. On finirait par oublier que le loup est une espèce protégée !

Il n’y a toujours aucune conditionnalité mise en place sur la protection des troupeaux et les indemnisations (pire, on assiste à la mise en place de zones difficilement protégeables, qui peuvent donc recouvrir tout et n’importe quoi), tout comme il n’y a pas ou si peu de contrôles effectifs sur le terrain quant à la mise en place des moyens de protection. Placer un fil électrique dans les broussailles à 80 cm du sol n’est pas un moyen efficace de protéger un troupeau !

Nous déplorons également qu’un seul type de protection soit généralement envisagé par les éleveurs alors qu’il conviendrait de cumuler différents moyens, et notamment renforcer la présence humaine (berger, employé agricole) en appui à l’installation de clôtures ou la présence de chiens de protection.

Nous dénonçons également le fait que cette expérimentation soit programmée alors même que l’Administration n’est pas en mesure de fournir une étude scientifique et indépendante sur les conséquences des tirs sur le comportement des loups et notamment leurs méthodes d’attaques et de prédation puisque les tirs de « prélèvement » ne font pas baisser le taux de prédation.

Enfin, nous regrettons, depuis plusieurs années, que ces prélèvements soient décidés sans prendre en compte non seulement les morts accidentelles (collisions avec les voitures, etc.) mais aussi le taux de braconnage qui ne fait l’objet d’aucune étude, et pour cause !!

Cette expérimentation ne doit pas être mise en place, dites-non aux tirs de loups !

Vous avez jusqu’au 25 décembre 2019 pour envoyer vos commentaires personnalisés en cliquant sur ce lien :

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=2110

° CELSIUS : la galerie IDA MÉDICIS expose les ours polaires de Sophie Larroche

Du 26 novembre 2019 au 1er janvier 2020, les ours polaires de l’artiste Sophie Larroche seront exposés à la galerie IDA MÉDICIS, 9 rue de Médicis à Paris. AVES France vous invite au vernissage qui aura lieu le mercredi 4 décembre 2019 à partir de 18h30 en présence de l’artiste (contactez-nous pour obtenir votre invitation).

Le projet Celsius.

Celsius, dont le nom réfère à la dangereuse ascension des degrés de la planète, est né d’une rencontre artistique entre la galerie IDA MEDICIS et l’artiste Sophie Larroche.

L’Art comme puissant messager.

La galerie et l’artiste ont pour souhait commun de réunir leurs activités au profit d’une cause fondamentale, la sensibilisation autour du réchauffement climatique. Leurs médias sont l’Art, l’esthétique, le ressenti immédiat, sans moralisation et sans discours.

Face au travail de cette sculptrice, de majestueux ours polaires sont mis en scène dans dans leur vie quotidienne : sculptés dans la terre ou formés en porcelaine, l’animal se laisse observer en train de s’étirer, nager ou encore de regarder avec inquiétude sa petite parcelle de banquise.

Aux interrogations que ces oeuvres suscitent, l’exposition incite chacun, collectionneurs ou novices, à se sentir concerné par la cause environnementale et à investir dans l’Art en mêlant plaisir et acte citoyen.

Unissons nos voix.

L’Artiste Sophie Larroche et la Galerie IDA MEDICIS collaborent avec l’Association AVES France afin de reverser une part du prix de vente des oeuvres à la protection des Ours Polaires.

Adopter une sculpture.

Le lien entre l’ours et l’humain est affectif et émotionnel ; incarnant le réconfort et la douceur, l’animal fait indéniablement appel à notre enfance. Nous parlons d’adoption comme symbolique du sauvetage de l’espèce menacée : il s’agit ici de la rencontre de deux histoires. Celle de l’animal sauvage et de l’individu qui se fait protecteur.

Offrir de l’Art, offrir un symbole.

L’exposition « Celsius », du 26 novembre 2019 au 1er janvier 2020, ne s’inscrit pas par hasard dans la période de fin d’année, propice aux plaisirs, aux résolutions et à la bienveillance. IDA MEDICIS envisage d’associer une nouvelle dimension au cadeau de fin d’année: s’offrir ou offrir à un proche une œuvre d’art porteuse d’un message fort. Convertir un acte de consommation en un acte citoyen qui trouve une résonance toute particulière chez son destinataire et permet de transmettre l’histoire de cette œuvre, sa symbolique, sensibiliser le receveur à sa cause.

Changer la donne, pour l’éternité.

L’achat d’une œuvre d’art est un investissement dans le temps. L’œuvre perdure, prend de la valeur tout en traversant les années. Et si nous contribuions au même avenir de notre planète ?

Adopter le seigneur de l’Arctique n’est pas un simple plaisir de consommation. De la contemplation à l’envie d’agir, l’investissement devient moral.

Contactez-nous pour obtenir votre invitation pour le vernissage, mercredi 4 décembre 2019 à partir de 18h30, en présence de l’artiste !

 

Ours malais : aidons Pampy à retrouver sa liberté dans les forêts d’Indonésie

Chez AVES France, nous sommes admiratifs du travail effectué en Indonésie par Patrick Rouxel et son association Aider les ours. En Indonésie, les ours malais sont menacés par la déforestation, la chasse et le trafic. Patrick a décidé de leur dédier une partie de sa vie et travaille d’arrache-pied pour sortir les ours de leurs cages et leur offrir des enclos forestiers. Depuis plusieurs années, nous essayons de le soutenir en parlant de son formidable travail, comme lors de la Journée mondiale pour sauver les ours 2017 où il nous avait permis de diffuser son film « Life is one », qui raconte le retour à la vie sauvage de 3 oursons malais.

Aidons Pampy à rejoindre la vie sauvage

Aujourd’hui, Patrick poursuit la construction des enclos au refuge du Borneo Orangutan Survial à Samboja, en Indonésie. Fin septembre, il nous apprenait que 7 nouveaux ours du deuxième refuge de BOS à Nyaru Menteng allaient bientôt pouvoir vivre dans ces nouveaux enclos.

Pampy, une oursonne de 5 mois, n’ira pas dans un enclos car Patrick souhaite lui offrir une chance de retrouver sa liberté. Deux « mamans de substitution » passeront leurs journées avec Pampy, qui les suivra comme elle le ferait avec sa propre mère jusqu’à ce qu’elle devienne de plus en plus indépendante et décide de faire sa vie seule, vers l’âge de 2 ans. Cette méthode de « l’accompagnement » a déjà été utilisée pour d’autres ours. Ceux d’entre vous qui ont eu la chance de voir le film Life is one savent que c’est une méthode qui demande beaucoup de temps et de patience aux mères de substitution.

La première « maman » de Pampy est déjà sur place à Samboja et passe ses journées en forêt avec elle. Patrick recherche actuellement une deuxième bénévole qui puisse consacrer les 18 prochains mois à Pampy. Pampy sera équipée d’un émetteur radio pour pouvoir la suivre, puis l’emmener dans un site au coeur de Bornéo où les deux mamans continueront de l’accompagner jusqu’à son indépendance.

Bien sûr, tout cela nécessite de l’argent et c’est la raison pour laquelle AVES France appelle à soutenir Patrick Rouxel et son association Aider les ours. Vous pouvez faire vos dons via AVES France. La totalité des sommes collectées seront rapidement envoyées à l’association pour que Pampy puisse être correctement prise en charge.

 

Comment aider les ours malais ?

 

 

© Photos : Patrick Rouxel – Aider les Ours

La maire de Valaire convoquée au tribunal administratif

Lors de la précédente mise à jour de cette pétition, vous avez été très nombreux à manifester votre soutien à l’initiative de Catherine Le Troquier, maire de la commune de Valaire qui a décidé de prendre un arrêté interdisant la pratique du déterrage sur sa commune. Vos messages démontrent l’intérêt que les citoyens portent à la défense des espèces persécutées et cruellement chassées.
Cet arrêté n’est cependant pas du goût de la préfecture du Loir-et-Cher qui a demandé à la maire de Valaire de le retirer faute de quoi elle serait contrainte de s’en expliquer au tribunal devant le juge des référés. Suite à son refus de retirer l’arrêté contesté par la préfecture, Catherine Le Troquier est convoquée au Tribunal administratif d’Orléans le mercredi 23 octobre à 14h00. Voici son communiqué :

COMMUNIQUÉ :
Maire de Valaire, j’ai pris un arrêté le 13 septembre 2019 interdisant la vénerie sous terre du blaireau sur la commune pour la période de chasse 2019-2020.
Le déterrage est une chasse extrêmement violente et déshumanisante. Ainsi, l’arrêté se limite strictement au refus d’une méthode de chasse aussi cruelle qu’inutile.
Le 26 septembre dernier, M. le Préfet de Loir-et-Cher m’a demandé – par recours gracieux – de bien vouloir retirer cet arrêté en se fondant sur sa compétence en matière de police de la chasse. Considérant les enjeux liés à la protection de la biodiversité sur le territoire de ma commune, comme la dimension éthique et morale du respect de la nature et de la dignité humaine, j’ai refusé de procéder à ce retrait.
Dans un courrier en date du 2 octobre 2019, j’ai exposé mes arguments au Préfet de Loir-et- Cher afin d’expliquer le maintien de l’arrêté municipal :
– L’état des populations des blaireaux, animaux nocturnes et discrets, est inconnu en Loir-et-Cher. L’argument de l’augmentation des populations n’est fondé sur aucune donnée scientifique ;
– Le rapport de l’ANSES publié le 30 août dernier confirme que le blaireau n’est pas un vecteur de la tuberculose bovine et que son impact sanitaire est très marginal ;
– Les dégâts agricoles sont extrêmement réduits. Ils sont par ailleurs facilement évitables (fils électriques, répulsifs);
– Enfin, l’argument de la « Passion » pour cette pratique barbare et dégradante, causant un immense préjudice à la nature, par la souffrance animale qu’elle engendre et la destruction d’habitats naturels qu’elle provoque, n’est pas recevable. « Il n’est plus temps de jouer chacun pour soi. »
Je suis donc aujourd’hui convoquée devant le Tribunal administratif d’Orléans pour défendre cet arrêté dans l’urgence. La séance est fixée ce 23 octobre à 14h00 en salle René Chapus.
Je souhaite par cette audience publique alerter sur cette méthode de chasse barbare et peu connue. Que ce recours permette, pour le moins, de sensibiliser la population à la défense de la nature. Je pense être dans mon rôle, en tant que Maire, en défendant la protection de notre patrimoine vivant, dont la fragilité est chaque jour rappelée par les scientifiques et dans les médias, et la sauvegarde de nos écosystèmes ruraux, qui doivent permettre une cohabitation en bonne intelligence entre hommes et nature.
Je fais confiance à la justice de mon pays pour dire que cet arrêté est fondé en opportunité en droit. Oui, les maires, comme tous les citoyens, ont l’obligation de défendre l’environnement ; et notre environnement, c’est aussi le patrimoine vivant. Une obligation qui nous est faite par notre Constitution ; notamment à l’article 2 de la Charte de l’environnement.
Ma conviction est que nous pouvons réfléchir, tous ensemble, à une nouvelle façon de considérer et de respecter notre patrimoine vivant, notre habitat, – notre maison commune -.
Notre patrimoine vivant nous appartient à tous, il n’y a aucune raison pour que quelques-uns se l’approprient afin de pouvoir le détruire en toute impunité.
Je remercie tous ceux qui m’ont exprimé, et m’exprimeront, leur sympathie et leur soutien.

Le Maire : Catherine Le Troquier

En conséquence de cette convocation, un soutien par la présence du plus grand nombre au TA d’Orléans le 23 octobre, citoyens et associations, est nécessaire pour montrer aux autorités administratives que les Français ne tolèrent plus cette pratique cruelle et injustifiée. D’avance, merci à celles et ceux qui le peuvent de venir soutenir Catherine Le Troquier pour son initiative.

AVES France organise le rassemblement devant le tribunal administratif d’Orléans, mercredi 23 octobre à 13h : https://www.facebook.com/events/2344662512513485/

La photo qui illustre cette publication est issue d’une pétition de l’ASPAS, association qui milite activement pour l’abolition du déterrage. Merci de la signer.

Texte issu de cette mise à jour de pétition

° CELSIUS, l’art en faveur de la cause environnementale et animale

° CELSIUS, dont le nom réfère à la dangereuse ascension des degrés de la planète, est né d’une rencontre artistique entre la galerie IDA MÉDICIS et l’artiste sculptrice Sophie LARROCHE.

Jeune galerie d’Art Contemporain située dans le VIème arrondissement de Paris face au jardin du Luxembourg, IDA MÉDICIS Galerie explore l’abstrait sans exclusivité. Concernés par la cause environnementale, ses directeurs Delphine Piard et Georges Lironis souhaitent à travers l’exposition «° CELSIUS » faire de l’Art un acte citoyen.

L’Art comme puissant messager.

La galerie et l’artiste ont pour souhait commun de réunir leurs activités au profit d’une cause fondamentale, la sensibilisation autour du réchauffement climatique. Leurs médias sont l’Art, l’esthétique, le ressenti immédiat, sans moralisation et sans discours. Face au travail de cette sculptrice, de majestueux ours polaires, sculptés dans la terre ou formés en porcelaine, regardent avec inquiétude leurs parcelles de banquise. L’ artiste Sophie LARROCHE et la Galerie IDA MÉDICIS collaborent avec l’Association AVES France, dédiée à la protection de la nature et de la faune sauvage afin de reverser une part du prix de vente des oeuvres à la protection des Ours Polaires.

Offrir de l’Art, offrir un symbole.

Cette exposition ne s’inscrit pas par hasard dans la période de fin d’année, propice aux plaisirs, aux résolutions et à la bienveillance. IDA MÉDICIS envisage d’associer une nouvelle dimension aux cadeaux de fin d’année : s’offrir ou offrir à un proche une œuvre d’art porteuse d’un message fort. Convertir un acte de consommation en acte citoyen qui trouve une résonnance toute particu- lière chez son destinataire et permet de transmettre l’histoire de cette oeuvre, sa symbolique et sensibiliser le receveur à sa cause.

Exposition du 27 novembre 2019 au 1er janvier 2020 Galerie IDA MÉDICIS, 9 rue Médicis, Paris 6ème

Informations :

www.idamedicis.com

Téléchargez la plaquette de présentation en pdf : aves-dossier.pdf

Rentrée climatique : Grève pour le climat (#ClimateStrike) à Paris – NATION le vendredi 20 septembre 2019

À l’occasion de la venue de Greta Thunberg à l’Assemblée nationale, plus de 60 organisations ont lancé un appel à se mobiliser massivement les 20 et 21 septembre. Ces dates s’inscrivent dans le cadre d’une semaine internationale pour le climat du 20 au 27 septembre. En septembre prochain, des millions de personnes quitteront leur poste de travail ou leur domicile pour rejoindre les jeunes grévistes climatiques dans les rues et exiger la fin de l’ère des combustibles fossiles.

Une mobilisation avec les jeunes

Nous avions prévu de nous regrouper à La Défense. Quel endroit incarne le mieux la dérive de notre société, sa déconnexion avec la nature et sa course effrénée à la consommation et au profit ? Pour nous, ce symbole s’incarne parfaitement sur le site de La Défense, où règne le béton, le business et la consommation… Le quartier s’étend sur une vaste dalle piétonne de 31 hectares surélevée par rapport au sol naturel. La nature y a fait place à l’artificiel.

Nous vous proposions donc de marquer la rentrée climatique et sociale dès le 20 septembre sur les marches de la Grande Arche (Puteaux), celles qui mènent à l’annexe du Ministère de la Transition écologique et solidaire. Aux côtés d’Isha, notre ours polaire (prénom inuit qui signifie « protecteur »), montrons-nous solidaires du mouvement des jeunes et faisons-nous entendre à l’occasion de la grève mondiale pour le climat la plus importante à ce jour.

 

ATTENTION !

Les jeunes pour le climat nous ont demandé de les rejoindre. Nous annulons donc le regroupement à La Défense pour nous retrouver à 12h30 Place de la Nation : https://www.facebook.com/events/1240670739426961/

Nous sommes en état d’urgence climatique. Invitez vos collègues, vos ami·e·s, les membres de votre famille, les membres de vos clubs et les gens de votre quartier. Nous avons besoin de tout le monde : https://www.facebook.com/events/842539312809241/