🦊 Victoire pour les renards dans la Somme, mais une décision absurde à l’encontre de notre association.

Le tribunal administratif, saisit par AVES France et l’ASPAS, a confirmé que l’arrêté pris par la préfecture de la Somme contre 1600 renards était illégal.

https://www.leparisien.fr/environnement/somme-la-justice-annule-deux-arretes-autorisant-labattage-nocturne-de-renards-01-06-2021-4RKFFC3NHNFAJLWLLYCEVJAP6I.php

Malgré nos arguments qui ont fait annuler cet arrêté, le tribunal administratif a invalidé les écritures d’AVES France, car notre association n’est pas agréée au titre de la protection de l’environnement. Pour résumer, nous avions raison et l’arrêté de la Préfète de la Somme était illégal, mais l’absence d’agrément nous prive de légitimité devant les tribunaux administratifs.

Cet agrément, nous en avons fait la demande auprès du ministère de l’Ecologie en 2020. Bien que notre association réponde à tous les critères d’exigences nécessaires à son obtention, celui-ci nous a été refusé considérant que nous n’avons pas assez de membres, alors qu’aucun texte ne prévoit un nombre d’adhérent minimal.

La décision du ministère nous apparaît comme une véritable injustice, puisqu’en nous refusant cet agrément, il nous empêche de protéger les animaux sauvages abattus de façon inconsidérée, comme les renards, les blaireaux, les corvidés et tant d’autres. Nous allons déposer une nouvelle demande d’agrément, mais pour mettre toutes les chances de notre côté, nous avons besoin de vous.

Nous lançons donc une vaste campagne de recrutement d’adhérents, en proposant une adhésion à 1€. Obtenir cet agrément est vital pour AVES France. Nous portons votre voix en attaquant des autorisations de chasse et de destructions administratives que vous et nous, estimons abusives.

AVES France est une association gérée par des bénévoles engagés, qui mettent leurs compétences et leur temps au service des animaux sauvages. Plus que jamais votre soutien via votre adhésion est indispensable pour nous donner la possibilité de défendre les animaux sauvages devant les tribunaux. Rejoignez-nous !

https://www.aves.asso.fr/campagne-adhesion-1euro/

Déplastific’Action : nettoyons la nature et dynamisons nos groupes locaux !

Déplastific'Action

Ensemble, déplastifions la nature !

Rejoignez nos groupes de bénévoles locaux et passez à l’action !

Chez AVES France, on adore passer des moments en pleine nature.
Mais trop souvent, nos balades sont perturbées par la découverte de décharges sauvages ou de déchets abandonnés en pleine forêt.

Contre ce fléau, nous pouvons tous agir. 

On ne se balade pas toujours en famille avec un sac poubelle, et parfois on est vite submergés par des déchets lourds et encombrants.

Nous vous conseillons alors de signaler le dépôt sauvage grâce à l'application Clean2gether, disponible sur les téléphones iOs et Androïd, ou sur https://www.clean2gether.com.

En moins de 2 minutes, vous prenez une photo, vous décrivez brièvement la nature de la pollution et sa localisation. L'application va enregistrer votre signalement, qui nous permettra de retrouver facilement la zone polluée.

 

Agissons ensemble ! 

Ensuite, AVES France vous invite à vous rapprocher de ses groupes locaux.

Le but de ces groupes est de réunir des militants locaux autour d'actions concrètes, simples et accessibles à tous.

Dans certains départements, les groupes se sont formés autour des membres du conseil d'administration. Dans d'autres, nous recherchons toujours des meneurs. N'hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus.

Nos groupes locaux pourront organiser des sessions de nettoyage avec les bénévoles. L'association pourra vous fournir le matériel nécessaire pour ces opérations.

Renatur’Action : AVES France lance sa campagne de crowdfunding pour rendre à la nature des parcelles dégradées par l’agriculture intensive

Pour mieux protéger la nature et la faune sauvage, AVES France a décidé de financer des projets de renaturation dans des zones où le bocage a été dégradé par la pratique de l’agriculture intensive. Concrètement, il s’agit d’offrir à la faune sauvage des espaces de quiétude interdits de toute forme de chasse.

C’est pourquoi AVES France a besoin de vous aujourd’hui !


Pour contribuer à la campagne : https://www.helloasso.com/associations/aves-france/collectes/renatur-action-projet-de-renaturation-du-bocage

 

Forts d’une première expérience de partenariat en 2020 avec une association locale qui souhaitait planter une haie et creuser une mare, nous avons décidé cette année d’aller plus loin en soutenant un projet de renaturation situé au nord du département de la Loire Atlantique.

La parcelle de 1,3 hectare qui était jusqu’à présent occupée par des cultures agricoles conventionnelles sera transformée en 4 micro parcelles de prairies permanentes et une autre sera laissée en libre évolution. Ce havre de paix interdit de chasse comptera 350 mètres de haies sur talus ainsi que 3 mares.

A quoi servira l’argent collecté ?

Les réalisations concrètes grâce aux dons :
10 € = 6 plants achetés
30 € = 10 mètres linéaires de haies sur talus plantés
100 € = 30  mètres linéaires de haies sur talus plantés
300 € = 1 mare de 40 m²
  • Vos dons nous permettront de financer des travaux d’aménagement des zones jusqu’ici détériorées par l’agriculture intensive en plantant des haies, en créant des micro parcelles interdites de chasse, en creusant des mares et en apportant tout autre aménagement favorable au retour de la flore sauvage, des insectes, des mammifères, des oiseaux et des amphibiens.
  • Chaque donateur deviendra adhérent à AVES France, ou verra son adhésion prolongée s’il est déjà membre. Notre priorité est d’augmenter durablement notre nombre d’adhérents pour obtenir l’agrément « protection de l’environnement ».
  • Enfin, vos dons nous permettront également de lancer une campagne d’information et de sensibilisation auprès de particuliers qui ont réussi à soustraire des terrains à l’agriculture conventionnelle.
Nous avons fixé l’objectif de la collecte à 5000€. 
– 80% des montants collectés permettront de financer l’action.
– 20% maximum de la collecte servira à financer l’achat et l’envoi des contreparties.
Si nous dépassons l’objectif, nous pourrons financer d’autres projets de renaturation !

Les contreparties

Nous avons choisi avec soin nos contreparties, afin qu’elles soient utiles et que leur impact sur la nature soit le plus acceptable possible. Les stylos sont en bambou et en fibre de paille, les blocs en papier recyclé, les gourdes isotherme en inox, les tee-shirts en coton bio… Les contreparties sont cependant optionnelles. Si vous ne souhaitez pas les recevoir, il suffit de faire un don libre. Sinon, elles seront envoyées à la fin de la campagne.

Des dons défiscalisés

Les dons à AVES France ouvrent des droits à des déductions fiscales.

  • Quand vous donnez 10€, votre don vous coûte 3,40€ après déduction fiscale ;
  • quand vous donnez 30€, votre don vous coûte 10,20€ après déduction fiscale ;
  • quand vous donnez 50€, votre don vous coûte 17€ après déduction fiscale ;
  • quand vous donnez 100€, votre don vous coûte 34€ après déduction fiscale ;
  • quand vous donnez 360€, votre don vous coûte 122,40€ après déduction fiscale.

+ D’INFOS SUR AVES FRANCE ET CETTE CAMPAGNE

L’équipe d’AVES France n’est composée que de bénévoles, particulièrement engagés pour la protection de la nature et de la faune sauvage.
AVES France étant une association nationale, nous souhaitons notamment nous impliquer sur différents projets de renaturation à travers le pays permettant le retour des espaces sauvages dans des zones où le paysage est aujourd’hui simplifié par l’agriculture.
Les haies, les prairies et les mares sont des composants essentiels au bocage. Disposées en réseau, les haies contribuent activement à briser le vent, temporiser et atténuer les effets des inondations, les sécheresses et l’érosion des sols. Une haie développée et écologiquement fonctionnelle est composée d’une superposition de plusieurs strates : une strate herbacée composée d’un ourlet herbeux forme la lisière basse, une strate arbustive et broussailleuse forme la lisière intermédiaire et enfin une strate haute arborée forme la lisière supérieure.
D’une largeur souvent inférieure à 5 m, la haie offre le gîte et le couvert pour des centaines d’espèces d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens ou encore de mammifères. Associées aux haies, les prairies naturelles et les mares forment des écosystèmes complexes d’une grande richesse. Humide, mésophile ou sèche, les prairies naturelles forment une communauté végétale diversifiée idéale pour les insectes notamment. Leur régénération est permanente et stable grâce à l’action du pâturage et du fauchage. Elles jouent un rôle de filtration de l’eau et protègent le sol de l’érosion. Initialement destinées à abreuver le bétail, les mares offrent une biodiversité remarquable et singulière. Les amphibiens s’y reproduisent et une flore aquatique s’y développe.
Depuis le IXe siècle, les hommes ont façonné le bocage avec beaucoup de soins et de savoir-faire pour parvenir à un paysage complexe. Malheureusement, la fonction du bocage a bien changé avec l’évolution sociétale et le regard que l’on porte sur elle. Depuis les années 1970, les remembrements et remaniements se succèdent. Les multiples intérêts qu’apportaient les haies, les prairies naturelles et les mares se sont progressivement effacés. Devenues gênantes et envahissantes, les haies forment des obstacles à l’agrandissement et au remaniement du parcellaire agricole. C’est ainsi que des milliers de kilomètres de haies ont disparu de notre paysage. Cette transformation paysagère induite par les cultures céréalières de l’agriculture intensive a aussi fait disparaître un grand nombre de prairies naturelles permanentes et de mares.
Ce bocage fortement dégradé est devenu un paysage simplifié très appauvri en biodiversité.Il est indispensable de reconstituer le paysage bocager et permettre de nouveau à la biodiversité de s’épanouir. C’est dans ce contexte, qu’une parcelle de 13000 m² a été libérée de l’emprise agricole pour devenir une petite zone bocagère. Située dans le nord du département de la Loire-Atlantique, elle se trouve au cœur d’un contexte bocager très dégradé.

La pépinière qui fournira les plants pour les haies du projet de renaturation récolte ses graines dans la région, sur des boisements anciens et préservés afin d’assurer une génétique locale et diversifiée.

Planter des arbres d’origine locale, pourquoi ?

  • Obtenir des plantations plus adaptées aux conditions locales (sol, climat..)
  • Lutter contre l’érosion de la biodiversité
  • Limiter notre empreinte écologique
  • Participer à une économie relocalisée
  • Une qualité garantie par un label : le label Végétal local garantit la traçabilité et la diversité des provenances ainsi que le respect des sites de collectes de graines. (source: Graine de Bocage)

Pour contribuer à la campagne : https://www.helloasso.com/associations/aves-france/collectes/renatur-action-projet-de-renaturation-du-bocage

Vous préférez donner par chèque, virement ou via paypal ? C’est possible. Contactez-nous ! 

Le déterrage des blaireaux retient enfin l’attention des préfets !

 

Une nouvelle saison de consultations publiques s’est ouverte depuis quelques semaines à propos des dates d’ouverture et de fermeture pour la saison de chasse 2021-2022 pour tous les départements. Les consultations ayant une incidence sur l’environnement sont prévues par les articles L.123-19-1 du code de l’environnement. Elles donnent la possibilité à tout le monde de donner son avis sur ces décisions administratives. Celles qui sont liées à la pratique de la chasse entrent bien entendu dans ce cadre.
Nous regrettons comme tout le monde que les avis formulés lors de ces consultations publiques ne soient pas assez pris en compte par l’administration. Cette réalité doit toutefois être nuancée en regard des décisions prises en 2020 par les préfets à l’issue des consultations publiques.

2019, amorce d’une tendance de prises en compte des avis lors des consultations publiques

Nous avons noté l’année dernière un certain nombre de changements tout à fait significatifs et inédits par rapport aux années précédentes. Ainsi, de nombreuses Direction Départementales des Territoires (DDT) ont décidé de ne pas proposer la période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau dans le projet d’arrêté publié de 2020.  Beaucoup de préfets et préfètes ont parallèlement décidé de ne pas autoriser la période complémentaire ou l’ont  réduite par rapport à ce qui était initialement prévu.
Ces décisions reflètent une réelle prise de conscience de la part de l’Administration quant aux préoccupations des citoyens vis-à-vis de l’autorisation de la pratique du déterrage. Le bilan des décisions prises l’année dernière nous amène à penser que les avis formulés lors des consultations publiques pèsent de plus en plus dans les décisions des préfets.
Le travail des associations s’ajoute à la participation démocratique du public aux prises de décisions. Les initiatives se multiplient sur le plan médiatique, politique et judiciaire, et participent grandement à cette évolution.

À titre d’exemple, suite à la consultation publique la préfecture des Landes motivait sa décision ainsi :
« De très nombreuses contributions ont été apportées dans ce domaine et les différents arguments avancés par les participants nécessitent un examen approfondi préalable à toute prise de décision. Dans ces conditions, il est décidé de ne pas autoriser une période complémentaire de chasse du blaireau par vénerie sous terre pour la campagne cynégétique 2020/2021.»
La préfecture de la Haute-Loire précisait quant à elle: « Néanmoins, pour prendre en compte une partie des observations et limiter les risques de prélèvement de mères allaitantes, il est retenu de supprimer la période complémentaire du 15 au 31 mai 2021.»

Les changements concrets en 2020

Pendant des années les départements autorisant la période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau sont restés quasi invariablement les  mêmes. Une tendance déjà amorcée en 2019 s’est largement confirmée l’année suivante.

Les changements intervenus pour la seule année 2020 sont les suivants:

Les décisions prises en 2020 viennent s’ajouter aux autres départements qui n’autorisent plus la période complémentaire depuis plusieurs années.
L’état des lieux des autorisations, réductions et interdictions des périodes complémentaires s’établit selon cette carte:

Nous encourageons les Directions Départementales des Territoires et les préfets à emboîter le pas aux autres départements qui ont décidé de ne plus autoriser les périodes complémentaires.

La voix du public est de plus en plus écoutée, nous invitons une nouvelle fois chacun à déposer son avis lors des consultations publiques.

Cette année encore nous mettrons en œuvre les moyens nécessaires pour faire entendre aux décideurs que le déterrage n’est plus une pratique acceptée de nos jours. Il est temps pour les pouvoirs publics de légiférer sur les pratiques très critiquées telles que le déterrage afin d’y mettre rapidement un terme.

 

Pour adhérer : https://www.aves.asso.fr/adherer-a-aves-france/

Vous pouvez nous aider à financer nos actions en commandant des articles dans notre boutique Bearz

Journée mondiale pour sauver les ours 2021

Dimanche 21 février 2021, c’est la Journée mondiale pour sauver les Ours. Comme la crise sanitaire ne nous permet pas d’organiser un évènement en présentiel, nous diffuserons toute la semaine des informations, des témoignages ou des débats sur le thème de l’ours. Nous commençons aujourd’hui avec le Dr Siew Te Wong, fondateur et directeur du centre de conservation des ours malais, basé à Sabah, Bornéo, Malaisie. Nous publions aussi sur notre page Facebook d’autres articles sur les ours malais, les ours à lunettes et les ours à collier.

Pour activer les sous-titres, cliquez sur la roue crantée puis Sous-titres -> Activés

Pour célébrer cette journée, nous avons décidé de parrainer 5 ours du Bornean Sun Bear Conservation Centre.

Nous organiserons ces prochains jours plusieurs sessions de discussion en ligne.

Plusieurs partenaires ont également choisi de nous apporter leur soutien pendant cette semaine des ours. La marque Arthur (mardi 23 février), Lush pour les ventes en ligne de Charity Pot du 24 au 28 février, les pizzas Et Piz’C Tout du 22 février au 1er mars.

Nous vous invitons à consulter notre site dédié à la Journée mondiale pour sauver les ours pour accéder aux conférences mardi, jeudi et samedi, mais aussi découvrir nos actions pour les ours et comment nous soutenir : https://www.journeemondialepoursauverlesours.fr/

Plantation de haies bocagères par l’association L’Arbre à Mots de Drefféac

L’un des projets de l’Association « L’Arbre à Mots » pour l’année 2019/2020 était de planter des haies bocagères sur la commune. Parrainé par AVES France, ce projet s’inscrira dans la réalité le mercredi 4 novembre 2020.

Ces haies seront implantées au « Marais de la Vallée » sur trois hauteurs différentes, lesquelles permettront à une plus grande biodiversité de s’installer.

L’intérêt de cette plantation est multiple :

  • but pédagogique grâce à l’observation des éléments faunistiques,
  • réduction de l’érosion,
  • participation à une trame verte initiée par la Mairie de Drefféac,
  • maintien de la faune et de la flore,
  • fixation des polluants.

Ces haies seront composées de plusieurs essences végétales indigènes choisies pour leur capacité à se bien développer et à lutter contre la mutation climatique, mixité qui donnera un caractère naturel et champêtre à l’ensemble : néfliers, cornouillers sanguins, alisiers, houx, hêtres, fusains d’Europe, chênes pédonculés, cormiers, merisiers, sureau noir, noisetiers, bourdaines, aubépines, frênes, érables champêtres.

Au milieu de ces haies, un sorbier des oiseleurs sera planté par « L’Arbre à Mots » en mémoire de Michel Vimard qui fut, avec son épouse, à l’origine de la création de « L’Arbre à Mots ».

Le mercredi 4 novembre 2020, devant la Mairie de Drefféac, 9 heures, « L’Arbre à Mots » donne rendez-vous aux enfants et aux adultes désireux de prêter la main à son équipe. Ils peuvent également se rendre directement sur place au « Marais de la Vallée », lieu d’implantation. Dans cette entreprise, « L’Arbre à Mots » est aidée par l’Amar , Association Missillacaise des Arbres Remarquables, présidée par Joël Letexier.

-> Vous avez un projet de restauration de haies bocagères ? Nous pouvons vous apporter notre aide. 
N’hésitez pas à nous solliciter : https://www.aves.asso.fr/contact/

Renards de Seine-Maritime : le combat continue !

Nouveau rebondissement dans l’affaire qui oppose la préfecture de Rouen aux associations de protection de la nature. Alors que le tribunal administratif de Rouen vient de rejeter le référé suspension de l’association One Voice, une seconde audience aura lieu le mercredi 2 septembre 2020 à 15h30. En effet, un autre recours a été déposé par 4 associations : AVES France, l’ASPAS, la LPO Normandie et le Groupe Mammalogique Normand. Une chance supplémentaire de convaincre le tribunal de suspendre cet arrêté et de faire entendre raison à la DDT et à la préfecture de Rouen. Un rassemblement sera également organisé devant le tribunal administratif. 

1430 renards condamnés par la préfecture au seul bénéfice des chasseurs

Dès la publication de la consultation publique, AVES France a dénoncé la vacuité de la note de présentation qui aurait du justifier le projet d’arrêté.

Car le renard est déjà chassé et piégé à longueur d’année en Seine-Maritime. 10 à 20.000 individus seraient tués chaque année dans notre département. Alors pourquoi autoriser les lieutenants de louveterie à tuer 1430 renards de plus sur l’ensemble du département, par tirs de jour comme de nuit ?

Pour le comprendre, il faut consulter le projet d’arrêté. On y découvre que la demande émane du président de l’association départementale des lieutenants de louveterie et de la fédération départementale des chasseurs de la Seine-Maritime, lesquels considérant – pour faire simple – qu’il y a trop de renards (sur la base de leurs comptages) et qu’il convient de les réguler pour les empêcher de manger les perdrix, relâchées par les chasseurs, pour les chasseurs. On pourrait croire à une farce si la vie d’êtres sensibles n’était pas en jeu. Voici la réalité du pouvoir de la chasse en France : ordonner à des agents de l’Etat la prise d’arrêtés pour leur permettre de tuer les prédateurs qui pourraient s’en prendre à leur gibier.

Bien entendu, prendre un arrêté sur ces seuls arguments serait sanctionné.

Pour justifier les tirs de 1430 renards, on nous rappelle donc que le renard est non seulement un voleur de poules, mais surtout un animal sauvage parfois porteur de maladies. L’argument sanitaire est systématiquement repris par les chasseurs, trop heureux de pouvoir justifier leurs massacres par la protection de la veuve et de l’orphelin, mais également des renards eux-mêmes, qu’ils abattent préventivement pour leur éviter de développer des maladies. Absurde ? Pourtant, il n’y a rien de plus en défense de ce projet d’arrêté. Rien !

 

Une opposition importante au projet d’arrêté

Devant l’absurdité des arguments présentés par la préfecture, une mobilisation d’ampleur a eu lieu. Associations de protection de la nature, partis politiques, citoyens et médias se sont mobilisés et ont relayé la consultation publique. Imaginez notre stupeur à la publication des « Résultats de la consultation du public sur le projet relatif à l’arrêté autorisant la régulation du renard pour les lieutenants de louveterie de la Seine-Maritime de juillet à décembre 2020 ».

Immédiatement, nous avons dénoncé les conclusions de la DDT et les résultats de la consultation publique : https://www.aves.asso.fr/2020/07/malgre-la-consultation-publique-1430-renards-seront-tues-par-tirs-de-jour-comme-de-nuit-en-seine-maritime-aves-france-saisit-la-commission-nationale-du-debat-public/

Quelques jours plus tard, la DDT reconnaissait avoir publié « par erreur » un document de travail. Les vrais chiffres de la participation étant totalement différents, passant de 245 avis reçus à 3300, dont 2468 oppositions au projet d’arrêté (soit près de 75% d’opposition !)

Un premier rassemblement le 31 juillet 2020 :

Le 31 juillet, environ 70 militants se sont retrouvés devant la préfecture de Rouen pour dénoncer cet arrêté.

Nous avions également décidé de déposer un recours commun au tribunal administratif de Rouen.

Finalement, plusieurs recours ont été déposés : le premier par One Voice, un recours commun par AVES France, l’ASPAS, la LPO Normandie et le Groupe Mammalogique Normand, et un dernier par l’association One Life.

La première audience s’est déroulée le 19 août, suite à laquelle le tribunal a rejeté le référé suspension de l’association One Voice. Alors que tous les médias ont repris cette information pour dire que les renards seraient finalement tués, le tribunal nous a communiqué la date de l’audience pour notre recours commun. Une nouvelle audience aura donc lieu le mercredi 2 septembre à 15h30.

Un second rassemblement le 2 septembre 2020 :

Nous invitons les militants à se rassembler mercredi 2 septembre 2020 à partir de 14h30 devant le tribunal administratif de Rouen. Nous souhaitons montrer pacifiquement notre opposition à la condamnation des renards et notre incompréhension face à la guerre que livrent les fonctionnaires de l’Etat à la nature.

De nombreuses études démontrent le rôle du renard dans le contrôle des populations de rongeurs, mais aussi les effets contre-productifs de leur chasse dans la lutte contre la propagation des maladies ! Nous souhaitons donc, lors de ce rassemblement, montrer notre soutien aux associations qui se battent contre les décisions absurdes et partisanes de l’administration.

Lien de l’évènement sur Facebook : https://www.facebook.com/events/375424496778912

Parallèlement, Jean-Michel Bérégovoy et Laura Slimani, co-présidents du groupe « Rouen, l’Ecologie en actes », appellent une nouvelle fois le Préfet de Seine-Maritime à revenir sur cette décision écocide et anti-démocratique sans attendre que la justice tranche en ce sens.

« La préfecture ne peut ignorer les attentes des habitants et doit tenir compte notamment de la tendace nettement opposée à cet abattage programmé qui s’est dégagée au moment de la consultation publique. Nous devons considérer les animaux comme des êtres vivants sensibles qui jouent un rôle dans notre écosystème et non plus comme des espèces nuisibles qu’il faudrait limiter » déclare Jean-Michel Bérégovoy, 2e adjoint chargé de la transition écologique et du bien-être animal à la mairie de Rouen.

un blaireau sur un fond de forêt

Vénerie sous terre du blaireau : la Maire de Valaire en action pour la protection de la biodiversité

Catherine Le Troquier, maire de Valaire, petite commune du Loir-et-Cher, a pris un arrêté interdisant la vénerie sous terre du blaireau le 13 septembre 2019 sur sa commune.

Le préfet a contesté la légalité de cet arrêté municipal et a demandé sa suspension en urgence au Tribunal administratif d’Orléans, suspension provisoire accordée par le juge administratif le 25 octobre 2019 en attendant le jugement définitif. Le mercredi 1er juillet prochain aura lieu l’audience pour défendre cet arrêté municipal, son bien-fondé et sa légalité.

Un maire peut utiliser son pouvoir de police générale pour la prévention des troubles à l’ordre public en cas de circonstances locales particulières.

Parmi les motivations de cet arrêté, il y a la prévention de la santé publique contre le risque sanitaire de zoonose, risque lié au déterrage des blaireaux, puisque le département du Loir-et-Cher est classé en zone 2 de surveillance tuberculose bovine. Cette pathologie issue des élevages bovins conduit souvent à l’abattage des troupeaux et est transmissible à la faune sauvage (cerf, sanglier et blaireau) aux chiens de chasse et aux humains. Dans le rapport de l’ANSES, agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (août 2019), il est mentionné : La vénerie sous terre est déconseillée dans les zones de prospection de département de niveau 2, en raison du risque de contamination pour les équipages de chiens, pouvant ensuite être un relais de contamination pour l’Homme.

Un autre argument est la protection de la dignité humaine, les actes de cruauté et de barbarie sont indignes de l’Humanité. Ils sont incompatibles avec le projet communal de protection de la biodiversité engagé sur Valaire depuis plusieurs années, projet touristique et économique.

Enfin, le blaireau est une espèce protégée par la Convention de berne, et ni la chasse ni le déterrage ne doivent mettre sa population en péril. Or, il n’existe aucune donnée fiable sur la population des blaireaux, pas plus dans le Loir-et-Cher que sur la commune de Valaire. Un inventaire de biodiversité communale est en cours de réalisation pendant deux ans. Tuer des blaireaux sans en connaître sa population est illégal et le Maire s’oppose à tout risque de mettre leur population en péril.

La protection de la biodiversité est l’affaire de tous, les élus doivent montrer l’exemple. Le rapport au Vivant doit évoluer dans l’intérêt de l’Humanité.

La démarche de Catherine Le Troquier est novatrice.

Son action est soutenue par de très nombreuses associations, personnalités, élus, parlementaires (cités en commentaire dans la publication Facebook ci-dessous).

L’audience aura lieu le mercredi 1er juillet 2020 à 9h45 au Tribunal administratif d’Orléans.

BRACONNAGE : un ours retrouvé mort, tué par balles en Ariège

C’est par un tweet d’Elisabeth Borne, ministre de la transition écologique et solidaire, que nous avons appris la mort d’un nouvel ours dans les Pyrénées. Cette annonce intervient quelques semaines seulement après la découverte du corps de l’ours Cachou, retrouvé mort le 9 avril dernier dans la commune de Les, dans les Pyrénées espagnoles (Val d’Aran), et dont les résultats de l’autopsie n’ont pas été rendus publics. Alors que de nombreuses personnes considèrent que l’ours Cachou aurait pu être empoisonné, c’est donc maintenant en France qu’un ours est découvert mort, abattu par balles.

L’Etat et de nombreuses associations – dont AVES France – ont annoncé déposer plainte afin de retrouver les auteurs de cet acte de braconnage. Nous sommes scandalisés et particulièrement tristes de voir qu’une minorité violente et extrémiste, rejetant tout dialogue, se permet de tuer un ours, espèce protégée, considérant que la montagne leur appartient et qu’ils sont au-dessus des lois.

AVES France a toujours prôné la communication avec les éleveurs et c’est le sens de notre participation à un processus de dialogue qui s’est tenu en Ariège en 2017/2018. Nous restons convaincus que la cohabitation est possible, mais l’Etat doit envoyer un message fort et condamner fermement cet acte de braconnage. Les auteurs de ce crime doivent être traduits en justice et lourdement condamnés. On ne peut plus laisser des groupuscules armés faire la loi en Ariège. L’Ariège, c’est la France, pas le Far West ! 

Il est toujours bon de rappeler que l’ours est une espèce strictement protégée en France. L’Etat a évidemment sa part de responsabilité dans ces opérations de destruction. Rappelons que nos dirigeants autorisent sans aucun scrupule le massacre de nombreuses espèces protégées sur le territoire métropolitain (loups, choucas des tours, bouquetins, grand tétras…) et que les rapports entre le Président Macron et les dirigeants des chasseurs ont souvent été dénoncés, comme dans cet article de presse de février 2018 :

« La présence d’un président à Chambord pour le tableau de chasse est une première depuis quarante ans, se félicite Thierry Coste, conseiller du président sur la chasse et la ruralité. »

Depuis la campagne présidentielle, le natif d’Amiens prend grand soin de caresser les chasseurs dans le sens du poil. Le président de la République recevra d’ailleurs jeudi à l’Elysée le patron de la FNC (Fédération nationale des chasseurs), Willy Schraen.

Jeudi 4 juin 2020, le ministère de la transition écologique et solidaire publiait un communiqué annonçant que : « Pour accompagner la montée des troupeaux en estive dans le massif des Pyrénées, Elisabeth Borne, Ministre de la Transition écologique et solidaire, Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, et Emmanuelle Wargon, Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre de la Transition écologique et solidaire, renforcent les actions en faveur du pastoralisme, de la protection des troupeaux et de la connaissance de la population ursine. Ils se félicitent de l’avancée des consultations menées sous l’égide du préfet de la région Occitanie, coordonnateur de massif, et des travaux de mise à jour de la feuille de route « pastoralisme et ours » visant la cohabitation des activités de pastoralisme avec la présence d’une population d’ours. »

Le communiqué annonçait le déblocage de 500 000 euros supplémentaires destinés à la protection des troupeaux, notamment pour l’équipement de cabanes dans les estives, le renfort de bergers d’appui, ainsi que la mise en place de diagnostics pastoraux et d’analyses de vulnérabilité, la mise en place de mesures expérimentales d’effarouchement ou encore la mise en place d’un protocole dédié aux estives surprédatées en complément du protocole « ours à problème ».

L’Etat n’a toujours pas compris qu’ils n’achèteront pas la paix sociale à coups de millions !

Espérons que ce cas de braconnage incitera la ministre à enfin conditionner les aides octroyées aux éleveurs à la mise en place de moyens de protection des troupeaux. Trop longtemps on a cru acheter la paix sociale à coup de subventions. Les anti-ours les plus extrémistes se sont gavés d’argent public sans jamais évoluer sur la question. Il est temps de couper le robinet des subventions et de dénoncer publiquement les actes des petits barons anti-ours qui sèment le chaos dans les montagnes.

Parallèlement, il faut renouer le dialogue avec les éleveurs et les bergers qui se sentent abandonnés et méprisés. Chercher ensemble les solutions pour que l’ours et les hommes puissent réapprendre à vivre ensemble, dans un climat apaisé. Nous pouvons entendre la colère, la peur, le désespoir, mais rien ne peut justifier le braconnage ! Plusieurs pays européens ont su trouver des solutions pour faire baisser les prédations, mais rien ne sera possible sans dialogue ou en réclamant le retrait des ours. L’ours a sa place dans les Pyrénées. Le pastoralisme aussi. A nous collectivement de résoudre l’équation pour une cohabitation apaisée.

 

Vènerie sous terre du blaireau : six organisations de protection de la nature et de la faune sauvage saisissent le Ministère

Les associations AVES France, ASPAS, Blaireau & Sauvage, One Voice, Meles et la Fondation Brigitte Bardot ont saisi la Ministre de la transition écologique et solidaire afin de solliciter l’interdiction de la vènerie sous terre du blaireau.

Cette pratique consiste à envoyer des chiens dans les terriers des blaireaux afin de les terroriser jusqu’à ce que les chasseurs parviennent à les déterrer puis à les tuer au fusil ou à l’arme blanche, mettant un terme à plusieurs heures de souffrance et de stress infligés à l’animal. 

Cette chasse nuit à l’équilibre cynégétique en ce qu’elle entraîne la mort de blaireautins, comme l’a révélé la vidéo de l’association One Voice qui est parvenue à infiltrer un équipage de vènerie sous terre. Les petits, non matures sexuellement, sont tués avant d’avoir eu la possibilité de se reproduire, ce qui nuit à la croissance démographique de cette espèce au rythme de reproduction lent.

Protégé par la Convention de Berne, le blaireau ne peut être chassé dans de nombreux pays de l’Union européenne. Le Conseil de l’Europe considère d’ailleurs que la vènerie sous terre, spécialité française largement décriée,  « ne peut être considérée comme efficace ni humain[e], et constitue un sport ».

Le blaireau est victime d’une réputation injustifiée : les dégâts qui lui sont reprochés sont minimes et en réalité imputables à d’autres espèces telles que le sanglier. Le petit mammifère peut en outre aisément être repoussé à l’aide de techniques très simples et peu coûteuses.

Les Préfectures ne sont d’ailleurs jamais en mesure de justifier de la réalité des dégâts qu’il aurait provoqués. Elles se fondent sur les allégations des chasseurs et ne publient aucune donnée démontrant l’existence d’éventuels dégâts.

Cette pratique cruelle et injustifiée, tant scientifiquement que légalement, n’a donc aucune raison de perdurer en France, pays signataire de la Convention de Berne et qui se pose en défenseur de la biodiversité.

Les six organisations demandent donc au Ministère de la transition écologique et solidaire d’interdire cette pratique et de veiller à ce qu’aucune période complémentaire de chasse par vènerie sous terre ne soit autorisée sur le territoire national.

En pièce jointe (PDF) : demande formelle adressée au Ministère de la transition écologique et solidaire, rédigée avec l’aide du cabinet GEO AVOCATS.