Bourgogne : participez à l’enquête hérisson !

Hérisson d’Europe (Erinaceus europaeus) © Ludovic Jouve

Hérisson d’Europe (Erinaceus europaeus) © Ludovic Jouve

 

Nous relayons cet appel de Bourgogne Nature, merci de participer !

Bien familier, le hérisson d’Europe est un petit mammifère omnivore que l’on rencontre souvent près de nos habitations.

Un auxiliaire pour le jardinier !

Le hérisson d’Europe peut vivre jusqu’à une dizaine d’années. Il fait deux portées par an de quatre à sept jeunes dans un nid de feuilles et de mousses (ou même de papiers ou de chiffons) situé dans une cabane de jardin, un tas de bois, un tas de tuiles, sous une haie,…Il apprécie la chaleur des logis, notamment des granges et écuries ou encore des garages. Quand le froid arrive et que la nourriture se fait plus rare, il ne tente pas de lutter contre le froid. Il hiberne pendant cinq mois dès le début de l’automne jusqu’à mars dans un abri calme (ronces, terrier, tronc d’arbre,…).

Ce petit mammifère construit soigneusement un nid étanche et isolé. C’est au cours du mois d’avril que le hérisson sort de sa longue période d’hibernation et réapparaît.

Pour mener l’enquête ?

Si vous avez vu un hérisson mort ou vivant sur la route, sachez que vous êtes en possession de données scientifiques intéressantes : vous connaissez l’espèce, la date, l’endroit où vous l’avez observé. Partagez cette observation en l’intégrant à une base de données régionale de Bourgogne : la Bourgogne Base Fauna.

Rendez-vous sur ICI pour participer aux E-Observations.

Vers le lien : http://faune.bourgogne-nature.fr/fr/actualites/oh-un-herisson_246_A461.html

 

 

 

 

Loup : appel au soutien des éleveurs en Bourgogne-Franche-Comté !

Rappel : Aves France a signé cet appel du 10 février.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

A travers l’Appel du 10 février 2017 de Bretenière, une vingtaine d’organisations agricoles et environnementales de la région Bourgogne-Franche-Comté s’associent pour demander aux pouvoirs publics d’anticiper dès maintenant le retour du Loup.

Nous réclamons un soutien à la mise en place de mesures de protection dans les élevages, notamment pour l’acquisition et l’entretien de chiens de protection chez les paysans volontaires.

            La région Bourgogne-Franche-Comté est concernée par la présence de deux grands prédateurs pouvant porter atteinte aux troupeaux herbagers : le Lynx et le Loup.

            Réapparu dans les années 1970, le Lynx compte aujourd’hui une centaine d’individus sur le massif jurassien. Du fait de sa nature, la cohabitation avec cette espèce semble possible, bien que des dégâts se fassent ressentir dans certains élevages non protégés.

            Le Loup connaît une expansion démographique et territoriale depuis son retour officiel en France dans le massif du Mercantour au début des années 1990. Cette espèce, protégée par la Convention de Berne, revient progressivement dans notre région via plusieurs fronts de colonisation (Alpes, Centre, Vosges, Suisse et Allemagne). Une quarantaine d’attaques sur troupeaux y ont été recensées ces dernières années, dont certaines très récemment dans la Nièvre. La cohabitation avec le Loup est nettement plus compliquée qu’avec le Lynx, les dispositifs de protection montrant leurs limites dans d’autres territoires très concernés comme sur le massif alpin.

            Parmi les mesures de protection, la présence de chiens adaptés à la défense des troupeaux est considérée comme un élément primordial. Ceux-ci, sans constituer une solution infaillible et unique, permettent d’atténuer considérablement l’impact des attaques des grands prédateurs. Or, le recours à un chien de protection pour un éleveur implique des contraintes : coût d’acquisition et d’entretien, éducation et gestion de l’animal, risque d’accident avec des promeneurs… D’autre part, le chien s’avère rarement efficace avant deux années d’immersion au sein du troupeau.       

            Le Plan National Loup prévoit aujourd’hui le financement à 80 % d’aides à la protection, mais il s’applique seulement pour certaines communes définies précisément par arrêté préfectoral. En outre, l’Etat débloque des crédits d’urgence en situation de crise liée à des attaques mais ils sont insuffisants et interviennent trop tardivement. Il est donc fondamental d’anticiper. 

            C’est pourquoi nous demandons dès à présent aux pouvoirs publics :

–          d’aider financièrement les éleveurs souhaitant s’équiper en dispositifs de protection et particulièrement pour l’acquisition et l’entretien de chiens de protection ;

–          d’appuyer la structuration d’une filière performante et accessible de chiens de protection ;

–          de mettre en œuvre un plan de sensibilisation auprès du public sur la présence des chiens de protection.

            Ces revendications sont reprises par l’appel collectif du 10 février 2017 de Bretenière. Cet appel finalise un cycle de deux journées organisées sur le thème de la protection des troupeaux, dont le compte-rendu est disponible sur http://bourgognefranchecomte.c onfederationpaysanne.fr/.

 

 

mars 2017 : le point sur le loup

Il y a une semaine, un troupeau de moutons a été attaqué dans la Nièvre, à Lurcy le bourg. 10 brebis tuées et 7 blessées. L’ONCFS ayant conclu à une attaque « loup non exclu », il est probable que ce soit le même animal qui était présent à Chougny.

La préfecture a fait paraitre un communiqué de presse dont nous apprécions les propos modérés (rappel sur le fait que le loup est une espèce protégée) , et a précisé que l’indemnisation de l’éleveur de Chougny était en cours. Un point important car il est contre-productif de faire attendre les éleveurs lorsqu’il s’agit d’indemniser les pertes.

Il est primordial de continuer à informer le grand public sur la biologie dans la Nièvre et nous préparons à ce titre d’autres animations, rencontres ou conférences jusqu’à la fin de l’année 2017.

Par ailleurs, l’émergence d’un collectif dont l’objectif est de doter les éleveurs volontaires de Bourgogne Franche-Comté de chiens de protection permettra d’instaurer des échanges constructifs entre éleveurs et associations de protection de la nature.

Nous vous invitons à consulter régulièrement le site ou la page facebook de CAP LOUP qui fait régulièrement état des difficultés économiques des éleveurs (cours de la viande, maladies des moutons, attaques des chiens errants…) et dont les loups ne sont absolument pas responsables.

photo

source photo : Olivier Janet/Cap loup

Evénement : projection de La vallée des loups à Nevers

Nous avons le plaisir de vous annoncer la diffusion au cinéma Le Mazarin à Nevers, du film de Jean-Michel Bertrand, La vallée des loups, le jeudi 9 mars à 20h00.

Cette projection unique sera suivie d’une discussion co-animée par la vice-présidente du bureau Nièvre d’AVES France et du président de la LPO Nièvre.

Un grand merci au Mazarin pour avoir permis la réalisation de cette soirée.

On vous attends nombreux !

Tous les clients peuvent dès à présent réserver leurs places (6.50 € tarif unique –réductions habituelles acceptées ) sur le site : http://www.cinemazarin-nevers.fr/film/la-vallee-des-loups-2016/

 

Rappel : agenda de la Nièvre

Ce soir, vendredi à 20h00, petite conférence sur le loup dans les locaux de la LPO à Marzy, on vous attends !

© Fabio Palella – Fotolia.com

Demain samedi, à Nevers, à 13h30, rassemblement statique et pacifique pour dénoncer la venue du cirque Medrano, organisé par une association amie de l’Allier : le CHANT.

Rendez-vous boulevard Léon-Blum, sur le parking, face à l’entrée du stade Léo Lagrange.

Samedi 18 février 2017 : Journée mondiale pour sauver les ours à Paris

Samedi 18 février 2017 à Paris, ce sera la Journée mondiale pour sauver les ours !

Nous vous donnons rendez-vous entre 14h et 18h place Igor Stravinsky pour un après-midi sur le thème des plantigrades. Les bénévoles d’AVES France et d’Animals Asia tiendront des stands d’information, proposeront des jeux pour les enfants et des animations pour toute la famille.

Cet évènement se veut festif et adapté pour tous les âges : photocall, ours grandeur nature, jeu de l’oie géant, arbre à ballons, vente d’objets artisanaux et de peluches, collecte de fonds, discussions sur les ours… 

 

Nathalie, cofondatrice du parti animaliste, sera également des nôtres pour présenter les propositions du parti (captivité, spectacles d’animaux, cohabitation avec le sauvage).

Enfin, à partir de 19h, les 34 personnes qui ont eu la chance d’obtenir une place se retrouveront au Puits de légumes bio pour un dîner suivi de la projection du film de Patrick Rouxel « Life is One ».

On compte sur vous pour faire de la première édition française de cet évènement une véritable fête !

+ d’infos sur www.journeemondialepoursauverlesours.fr

 

Nouvelle consultation publique sur les tirs de loups : mobilisons-nous !

C’est reparti, le ministère de la chasse aux loups veut augmenter le quota de loups à abattre :

CONTENU DES PROJETS D’ARRÊTÉ

Dans ce contexte, le premier projet d’arrêté propose donc de relever le seuil de prélèvement au cours de la période 2016/2017 pour la mise en œuvre des seuls tirs de défense ou défense renforcée, utilisés pour la protection des troupeaux sur les pâturages et parcours.

Deux loups (mâles ou femelles, jeunes ou adultes) supplémentaires pourront ainsi être prélevés, sur autorisation des préfets.
Cet arrêté n’entrera toutefois en vigueur que si le plafond initial de 36 loups détruits est atteint.

Le second projet d’arrêté prévoit que, si les deux loups supplémentaires sont prélevés avant la fin de la période définie par l’arrêté du 5 juillet 2016, soit 38 loups détruits avant le 30 juin 2017, un prélèvement supplémentaire de deux loups (mâles ou femelles, jeunes ou adultes) pourrait être autorisé, dans les mêmes conditions que le premier projet. Le nombre de loups pouvant être prélevés pourrait alors atteindre un maximum de 40 spécimens.

Merci de protester en termes courtois, donnez des arguments personnalisés et faites circuler autour de vous :

La consultation est ouverte du 30 janvier au 21 février 2017

Lire les projets d’arrêtés ici.

N’oubliez pas de déposer votre commentaire en cliquant sur le lien :

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=1663

 

Quelques arguments :

N’oubliez pas de mentionner que les tirs de loups favorisent la déstructuration des meutes et aggrave les attaques sur animaux domestiques.

Ces tirs encouragent également le braconnage.

A cause de ces quotas, la population lupine stagne, en dépit des affirmations du ministère, la recolonisation est fragile, et de plus, même les individus isolés (Lozère, Vosges…) peuvent être tirés, compromettant ainsi l’installation d’une meute sur un territoire.

C’est un mauvais signal envoyé à nos voisins européens.

C’est un mauvais signal envoyé aux éleveurs qui ne souhaitent pas faire d’efforts en matière de protection des troupeaux.

Enfin, et on finirait presque par l’oublier, le loup est une espèce protégée !

 

 

Le loup, les éleveurs et les médias

dessin de MAN

 

Depuis la présence avérée d’un loup dans la Nièvre, les déplacements du prédateur et sa supposée présence en maints lieux, font couler de l’encre dans les médias locaux.

Tout récemment, le journal Le Creusot n’a pas craint de publier des contre-vérités affirmées par un ancien élu, qui se pique d’être historien, et qui mêle joyeusement dans une interview la gourmandise du loup qui tue même quand il n’a pas faim, les loups enragés (ah bon ? En France ? Je croyais que le pays était officiellement indemne de rage terrestre !!!) et qui ressort surtout le vieux poncif des « réintroductions clandestines » !!! Nous suggérons fortement à ce monsieur de consulter la brochure de Cap loup qui, fort justement, tord le cou à quelques idées reçues et affabulations.

http://www.creusot-infos.com/news/bourgogne-franche-comte/bourgogne-franche-comte/gilles-platret-un-loup-qui-prend-la-rage-n-est-plus-controlable-et-il-peut-s-attaquer-aux-humains.html

Nous attendons d’ailleurs toujours un droit de réponse dans le journal…

Et puis le journal La Montagne, dans un article en date du 19 janvier relate de manière neutre les doutes d’une éleveuse, qui a perdu une brebis, apparemment prédatée, dans l’Aubrac. Bien que l’ONCFS ait conclu à une attaque non imputable au loup, la confédération paysanne demande  à la préfecture du Cantal l’application du plan loup, alors même que le Cantal n’est pas une zone de présence permanente pour canis lupus. Comme d’habitude, la Confédération est bien prompte à monter au créneau pour réclamer des mesures inappropriées et inutiles. L’image des éleveurs (je ne juge pas, c’est un constat) est sérieusement écornée par les vidéos tournées dans les abattoirs, la consommation de viande en France est apparemment en baisse. Je doute fort que réclamer la tête du loup puisse rétablir leur popularité !

http://www.lamontagne.fr/aurillac/economie/ruralite/2017/01/19/brebis-tuee-en-aubrac-a-qui-la-faute_12249194.html

Enfin, Le Parisien fait un gros titre sur le loup qui est peut-être aux portes de Paris. Peut-être en effet des individus sont-ils passés, le loup a une forte capacité de dispersion et est plutôt discret. Je déplore simplement le titre racoleur et l’empressement montré à boire les paroles de deux associations qui ne sont manifestement en mesure d’apporter des preuves concrètes, cependant que l’ONCFS ne confirme pas ces dires. Messieurs les journalistes du Parisien, un peu de sérieux…

http://www.leparisien.fr/societe/loup-y-es-tu-04-12-2016-6410265.php

 

Je salue en revanche les articles mesurés et l’impartialité des journalistes du Journal du Centre qui ont eu à traiter de la présence du loup dans mon département. Cela change agréablement…

 

Le loup est-il de retour dans la Nièvre ?

C’est la question que nous nous posons suite à une série d’articles parus au cours de la semaine dans le Journal du Centre. (voir notre page facebook). En effet, des moutons ont été attaqués dans le Bazois, à Chougny et l’un des éleveurs qui a eu l’idée de poser une caméra sur un tronc d’arbre, a fixé l’image d’un canidé. La préfecture a été prompte à réagir (conférence de presse, réunion en urgence et n° de téléphone pour les éleveurs qui subiraient des attaques) et nous a invité à participer à une réunion en fin de semaine prochaine. Les techniciens de l’ONCFS ont été chargés de déterminer si les attaques sont bien imputables à un loup, leurs résultats sont attendus dans les prochains jours.

Comme nous le rappelons souvent, il est naturel que le loup fasse des apparitions dans la Nièvre, il est encore en expansion géographique et les tirs autorisés par l’Etat (sans compter les actes de braconnage) participent hélas à la dispersion des individus et l’éclatement des meutes. Le loup n’est pas un danger pour l’homme, il peut l’être pour les animaux domestiques, ovins et caprins en particulier, mais les mesures de protection des troupeaux existent et sont efficaces quand elles sont correctement mises en place. N’oublions pas que le loup est un opportuniste qui préfère la facilité et le moindre effort… A choisir entre un chevreuil et un mouton, il n’hésite donc pas. Il faut donc lui compliquer la tâche (présence de chiens, clôtures adaptées, etc.) pour l’inciter à se tourner vers des proies sauvages. Notons également que des troupeaux de moutons, notamment dans le Morvan sont aussi la cible de chiens domestiques, faits divers systématiquement relayés dans la presse locale.

Nous veillerons particulièrement à la diffusion d’informations  exactes afin d’éviter toute psychose ou emballement médiatique. Nous avons déjà pu lire cette semaine, dans l’un articles du journal, l’affirmation d’un protagoniste déclarant  »

“Là, il s’agissait de tuer pour tuer. Les bêtes sont quasiment intactes”

Et bien non, le loup ne tue pas pour tuer, mais simplement pour se nourrir, comme d’autres carnivores. Cessons de prêter à canis lupus des comportements de tueur, cela est bon dans la littérature peut-être, mais pas dans la réalité. Cette affirmation « primaire » est dénuée de tout fondement scientifique.

Enfin, l’éleveur en question ayant disposé une cage-pièce à renard près de son troupeau, nous avons contacté l’ONCFS pour nous assurer que la législation sera bien respectée, le loup figurant sur la liste des espèces protégées, il n’est point question de piéger quelque animal que ce soit.

Nous espérons que les Nivernais sauront raison garder, que l’animal soit de passage ou non, et que la cohabitation paisible avec l’animal sera la priorité de la préfecture.

 

Dîner-rencontre Vegan autour du film sur les ours « Life is One » de Patrick Rouxel

Dans le cadre de la Journée mondiale pour sauver les ours, AVES France, Animals Asia France et l’association Aider les ours vous invitent à participer à une soirée exceptionnelle dans un restaurant vegan de Paris. Cette soirée sera l’occasion de discuter de l’ours dans une ambiance conviviale. Après le dîner, nous diffuserons le dernier film sur les ours malais de Patrick Rouxel, Life is One.

Le restaurant, sensible à notre cause, accepte de privatiser sa salle.

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Réservez dès maintenant car le nombre de place est limité à 34 : https://www.helloasso.com/associations/aves-france/evenements/diner-rencontre-vegan-autour-du-film-sur-les-ours-life-is-one

Le tarif de la réservation est 10€ et ce montant sera déduit de la facture du repas.

Plus d’infos sur le restaurant, qui propose des plats à des tarifs très abordables ici : http://www.lepuitsdelegumesbio.fr/

Le descriptif du film de Patrick Rouxel ici : http://patrickrouxel.com/index.php/fr/films-fr/life-is-one-fr

Toutes les infos sur la journée mondiale pour sauver les ours : http://www.journéemondialepoursauverlesours.fr