Consultation publique : projet d’arrêté portant expérimentation de diverses dispositions en matière de dérogations aux interdictions de destruction pouvant être accordées par les préfets concernant le loup

Sur le projet d’arrêté portant expérimentation de diverses dispositions en matière de dérogations aux interdictions de destruction pouvant être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus)

Le seuil de viabilité démographique du loup, que le PNA « loup et activités d’élevage » a reconnu comme étant de 500 individus, a été atteint en 2019.

Ce qu’il faut retenir de ce projet d’arrêté :

Pour les tirs de prélèvement, les dispositifs de repérage utilisant la technologie d’amplification de lumière ou la détection thermique pourront être utilisés par les chasseurs habilités en l’absence d’un lieutenant de louveterie ou d’un agent de l’OFB

L’expérimentation sur le projet d’arrêté « plafond » qui définit la modalité de calcul du nombre de loups qui pourront être abattus, repose sur une augmentation du taux de prélèvement, porté à 17% pour 2020, au lieu de 10 % (article 5 point I).

Si le plafond ainsi déterminé était atteint avant le 31 décembre 2020, la possibilité d’aller jusqu’à un taux de 19 % est ouverte, afin de permettre la protection continue des troupeaux, en utilisant des tirs de défense (simple, mixte ou renforcée) ainsi que des tirs de prélèvement simple dans le cercle 0.

L’association AVES FRANCE se prononce contre cette expérimentation qui ne vise qu’à réduire drastiquement les effectifs du loup en France.

Ce seuil de loups à abattre, 19%, est énorme et met en péril l’avenir de l’espèce en France. On finirait par oublier que le loup est une espèce protégée !

Il n’y a toujours aucune conditionnalité mise en place sur la protection des troupeaux et les indemnisations (pire, on assiste à la mise en place de zones difficilement protégeables, qui peuvent donc recouvrir tout et n’importe quoi), tout comme il n’y a pas ou si peu de contrôles effectifs sur le terrain quant à la mise en place des moyens de protection. Placer un fil électrique dans les broussailles à 80 cm du sol n’est pas un moyen efficace de protéger un troupeau !

Nous déplorons également qu’un seul type de protection soit généralement envisagé par les éleveurs alors qu’il conviendrait de cumuler différents moyens, et notamment renforcer la présence humaine (berger, employé agricole) en appui à l’installation de clôtures ou la présence de chiens de protection.

Nous dénonçons également le fait que cette expérimentation soit programmée alors même que l’Administration n’est pas en mesure de fournir une étude scientifique et indépendante sur les conséquences des tirs sur le comportement des loups et notamment leurs méthodes d’attaques et de prédation puisque les tirs de « prélèvement » ne font pas baisser le taux de prédation.

Enfin, nous regrettons, depuis plusieurs années, que ces prélèvements soient décidés sans prendre en compte non seulement les morts accidentelles (collisions avec les voitures, etc.) mais aussi le taux de braconnage qui ne fait l’objet d’aucune étude, et pour cause !!

Cette expérimentation ne doit pas être mise en place, dites-non aux tirs de loups !

Vous avez jusqu’au 25 décembre 2019 pour envoyer vos commentaires personnalisés en cliquant sur ce lien :

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=2110

Posted in Consultations publiques.

5 Comments

  1. Le loup est une espèce protégée , elle doit réguler le grand gibier sans prédateur autre que les chasseurs dangereux pour le public, les tirs de régulations doivent cesser !

  2. Respections la nature, respectons tous les animaux qui y vivent. Les chiens Patou sont d’excellents gardiens et ils accompagnaient les troupeaux dans le passé
    assez de massacre.
    Merci de vouloir donner une belle plante a nos enfants

  3. Encore une fois, la FNSEA frappe…. protégeant soi-disant les bergers qui n’ont plus que le nom.
    La garde de moutons en alpage s’est toujours faite présent avec le troupeau. Pour la bonne raison que les animaux libres et sauvages évitent à tout prix de croiser des hommes… mais aujourd’hui, certains de ces derniers ne souhaitent plus vivre en alpage avec leurs troupeaux. Peut être faut il envisager un recyclage. La france est le seul pays où l’on ne peut pas vivre avec le loup, l’ours, ou la consommation de glyphosate augmente.
    Y’a aurait il un rapport avec la FNSEA ?…. à vous de voir….

  4. Assassinat légal de Loups par Françoise KEROMEN
    Les éleveurs en ont marre que les Loups s’attaquent à leur troupeaux mais dites moi que vont ils faire de leur troupeaux ??? ils s’en moquent qu’un Mouton soit egorgé ,ils s’en fichent que ce Mouton ait souffert car ils vont eux le conduire un peu plus tard à l’abattoir !! arrêtons d’être hypocrite et admettons que le Loup empeche l’eleveur de faire tuer lui même son troupeau .
    Les Loups sont trop nombreux ??? et les hommes alors qui détruisent de plus en plus et s’approprient le territoire des Animaux qui n’ont plus de place ;on construit des routes ,et les Loups ou les Sangliers ou les Biches se font ecraser ou démolissent une voiture ….ah quelle horreur la voiture est abimée mais personne ne pense à l’Animal tué ………
    Le Conseil national de protection de la Nature ne protège en rien la Nature il protège l’homme et de quel droit l’humain peut-il décider d’exterminer une autre espèce en utilisant en plus des moyens permettant de tuer à coup sur (détection thermique ,…..)
    HONTE à VOUS et NON AUX TIRS DE LOUPS
    LAISSEZ LES VIVRE

  5. Oui quelle tristesse, l humain me deçoit, je me rapproche de plus en plus de l animal, car lui n est pas faux. L homme pense ne pas avoir besoin de lui, erreur, je serai toujours du côté des animaux que je respecte

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