Chronique littéraire : La Hulotte n° 105

Dans ce nouveau numéro toujours très drôle, honneur à la petite chouette chevêche, également surnommée, entre bien d’autres noms, chouette d’Athéna. Ce rapace est un modèle de discrétion dans nos paysages familiers. Sa petite taille et son sens du camouflage font de lui un hôte presque invisible de nos prairies et de nos bocages.

Cette chouette est pourtant l’une de nos proches voisines, car elle dédaigne les grands bois pour des espaces plus cultivés, où elle peut être certaine de repérer facilement ses proies. C’est qu’elle a grand appétit et qu’elle n’est pas difficile, la bougresse : batraciens, insectes, orvets, mulots, lézards et même lapins, poules d’eau ou noctules ! Personne n’est à l’abri ! Si en plus du couvert, vous pouvez lui procurer un gîte de luxe du type cavité dans un arbre mort, la chevêche viendra habiter sur vos terres pour le restant de ses jours. Et oui, car elle est casanière et très routinière…

Comme toujours chez la Hulotte, textes et illustrations sont des plus réjouissants et on apprend une foule de choses sur ce petit rapace bien attachant.

Dernière chose, en certains lieux la chevêche frôle l’extinction pour des raisons hélas évidentes et communes à tant d’autres espèces animales : destruction des haies, disparition des vieux arbres creux et épandage d’insecticides. En clair, les agriculteurs et leurs machines diaboliques sont responsables de la crise du logement que subissent les chouettes d’Athéna. Pensons à elle en plantant des arbres et en épargnant ceux qui sont encore debout !

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