Consultation publique : aidons les renards du Nord

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http://www.nord.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement/Information-et-participation-du-public/Nature-biodiversite/En-cours/Projet-d-arrete-autorisant-des-affuts-et-des-approches-au-renard-dans-le-departement-du-Nord

Est ainsi proposée dans ce projet d’arrêté, la possibilité pour les lieutenants de louveterie de détruire le renard à l’affût et à l’approche, sur demande motivée des maires, à compter de la date de signature du présent arrêté jusqu’au 30 avril 2017.

Les remarques sur ce projet d’arrêté peuvent être adressées par voie électronique, du 17 mars au 6 avril 2016, à ddtm-see-participation-public@nord.gouv.fr

Déjà, deux choses nous gênent dans cet arrêté : aucune motivation pour les dégâts causés par le renard. Il est juste mentionné « en réponse à la demande écrite des Maires concernés » sans autre précision. Ensuite, l’arrêté présente dans son introduction les affirmations suivantes :

« Considérant la présence croissante du renard dans le département du Nord;

Considérant la nécessité de compléter les dispositifs d’intervention déjà en application
(piégeage, déterrage) dans le département du Nord. »
Qu’est-ce qu’une présence croissante ? Quel est le nombre de renard dans le département ? Où est l’étude scientifique ? Pourquoi faut-il compléter les méthodes de destruction déjà existantes ? Pour quel motif (quelle est la demande décrite de ces maires) ? Dégâts sur le petit gibier ? Des poulaillers ? On ne sait pas !

Voici quelques arguments que vous pouvez reprendre et personnaliser :

 

  • lutte contre l’échinococcose alvéolaire  : la méthode est contestée scientifiquement depuis longtemps et d’ailleurs les abattages de renards se révèlent inefficaces.
  • Pour prévenir les dégâts causés aux élevages avicoles en particulier ou aux élevages ovins, des mesures de prévention efficaces peuvent être mises en place (enterrer la clôture, effarouchement, etc.).
  • Le Renard, comme les mustélidés et les rapaces, contribue à la régulation des populations de rongeurs. Si le petit gibier disparait, c’est essentiellement la faute des chasseurs et d’une urbanisation croissante.  Il suffit de rappeler qu’un renard consomme de 6 000 à 10 000 rongeurs par an pour comprendre l’intérêt qu’il représente en tant qu’auxiliaire agricole. Par ailleurs, le renard ne sera jamais en surpopulation car c’est une espèce qui s’autorégule en fonction de la disponibilité en nourriture.
  • Enfin, les tirs de nuit sont susceptibles de générer des erreurs et de la confusion entre espèces, sans compte le dérangement de la faune non visée.
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