Consultation publique : aidons les blaireaux des Ardennes

Vous avez jusqu’au 10 mars pour participer à cette consultation publique  :

http://www.ardennes.gouv.fr/capture-de-blaireaux-a-des-fins-de-surveillance-et-a1952.html

Il s’agit d’un projet d’arrêté préfectoral ordonnant la capture de blaireaux à des fins de surveillance et de prévention de la tuberculose bovine dans certaines communes des Ardennes.

Parmi les arguments à citer (merci à Philippe Charlier pour sa contribution), vous pouvez mentionner ceux-ci et insister sur la fragilité des populations de blaireaux  :

Les dégâts que le blaireau peut occasionner dans les cultures de céréales sont peu importants et très localisés, essentiellement en lisière de forêt. Des interactions avec les bovins sont possibles.

L’installation d’un fil électrique ou l’utilisation d’un produit répulsif sont des mesures préventives efficaces, également pour éloigner les blaireaux des troupeaux de vaches.

Les populations de blaireaux sont fragiles et souffrent de la disparition de leurs habitats (haies, lisières, prairies, …) et sont fortement impactées par le trafic routier.

Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau d’Europe, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ». Et aux termes de l’article L. 424-10 du Code de l’environnement, « il est interdit de détruire (…) les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée ».

Concernant la surveillance de la tuberculose bovine dans la faune sauvage, à proximité des troupeaux de bovins infectés, le renforcement de la surveillance par la collecte et l’analyse systématique des cadavres de blaireaux trouvés, ou signalés, morts, ou mourants, sur le bord des routes est à privilégier. Il est donc illogique et contreproductif  de prescrire des opérations de prélèvement de blaireaux par piégeage ou tir.

Enfin, le tir du blaireau à l’approche, à l’affût et de jour par les chasseurs titulaires d’un plan de chasse grand gibier et d’un permis de chasser validé à partir du 1er juin (jusqu’à l’ouverture générale de la chasse) est ainsi reconduit (article 8 du projet d’arrêté), alors que seul le tir d’été du renard est autorisé à l’occasion du tir anticipé du chevreuil ou du sanglier par l’article R. 424-8 du Code de l’environnement !

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