CAP Loup dénonce les manœuvres anti-loups du préfet Delpuech

Aves France fait partie du collectif CAP LOUP, ce qui se passe en ce moment est très grave, comme le démontre le communiqué ci-dessous.
N’oubliez pas la manifestation inter-associative du 16 janvier 2016 pour dire stop à ce massacre !

Alors qu’il refuse de nous recevoir, le préfet coordinateur du plan loup se fait carrément le porte-parole des éleveurs anti-loups auprès de Ségolène Royal : dans un courrier scandaleux (en pièce jointe) révélé par CAP Loup, Michel Delpuech propose à la ministre d’abattre encore plus de loups que les 36 autorisés, et avec des moyens supplémentaires : équipements des chasseurs et appâts ! CAP Loup dénonce l’attitude d’un préfet au garde-à-vous des éleveurs et des chasseurs. Nos associations lui demandent d’enlever ses œillères et de bien vouloir nous rencontrer.
Le courrier de CAP Loup au préfet coordinateur du plan loup

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Monsieur Michel DELPUECH, Préfet de la région Rhône-Alpes
Préfecture du Rhône, 106, rue Pierre Corneille, 69419 LYON cedex 03

Objet : Renouvellement d’une demande d’audience concernant la coordination interrégionale du Plan loup
Lettre recommandée avec AR

Crest, le 21/12/2015

Monsieur le Préfet,

Notre collectif CAP Loup regroupe 36 associations de protection de la nature et des animaux, préoccupées par la politique actuellement menée concernant le loup. Vous êtes missionné par la Ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie, pour assurer la coordination interrégionale du Plan d’action national Loup 2013-2017.

Nous vous avons écrit le 13 novembre pour solliciter de votre bienveillance un rendez-vous, afin de vous faire part de nos inquiétudes concernant la politique de destruction des loups menée par la France et mise en œuvre par les préfets. La France organise une chasse aux loups en contradiction avec la Convention de Berne et la Directive Habitats-Faune-Flore. En plus, certains préfets prennent des arrêtés de tir qui ne remplissent même pas les conditions définies dans l’arrêté ministériel cadre, à tel point que nombre de ces arrêtés sont jugés illégaux et suspendus par les tribunaux administratifs suite à l’action de nos associations.

A ce jour, notre demande de rendez-vous est restée sans réponse. Par ailleurs, nous avons eu connaissance de votre courrier du 12 décembre adressé à la Ministre de l’écologie, dans lequel vous lui proposez que puissent être abattus encore plus de loups que ne le permettent déjà les arrêtés ministériels encadrant les tirs. Vous proposez aussi à la ministre d’utiliser des moyens de destructions supplémentaires (appâts, équipement et défraiement des chasseurs).

Monsieur le Préfet, votre mission de coordinateur du Plan loup ne consiste pas à encourager le dépassement des conditions de destruction de loups fixées par la ministre, mais au contraire à faire en sorte que ces conditions soient respectées par les préfets dont vous assurez la coordination.

Or le « plafond » de 36 loups pouvant être tués pour l’année en cours (juillet 2015 -> juin 2016) est déjà dépassé puisque 40 loups sont morts, dont 7 dans des circonstances non encore élucidées. Plutôt que d’augmenter ce « plafond », il conviendrait d’éclaircir ces 7 cas et de lutter contre le braconnage qui est la cause identifiée de la mort d’au moins 2 loups depuis juillet.

Votre mission ne consiste pas non plus à ne transmettre à la ministre que les doléances d’une corporation, celle des éleveurs ovins. Au contraire, il vous revient d’écouter et de prendre en compte les propositions des différentes parties prenantes. Il est insupportable de constater que notre collectif d’associations qui œuvre pour l’intérêt général et totalise 120 000 adhérents directs n’est même pas reçu par vos soins, tandis que vous agissez directement au service exclusif d’un lobby agricole.

Monsieur le Préfet, votre prédécesseur Jean-François Carenco nous avait reçu le 6 janvier 2015. C’est avec regret que nous constatons votre refus de nous accorder la moindre écoute, ni même la moindre réponse, alors que la protection des loups pour laquelle nous œuvrons est voulue par la très grande majorité des Français (sondage IFOP 2013 pour l’ASPAS et One Voice). Ce constat nous amène à réitérer notre demande de pouvoir vous rencontrer.

Dans l’espoir que notre demande soit entendue, au nom des 36 associations réunies dans CAP Loup, nous vous prions de croire, Monsieur le Préfet, en l’assurance de nos respectueuses salutations.

Les associations de CAP Loup

Posted in CAP Loup, Grands prédateurs (ours, loup, lynx).

2 Comments

  1. C’est bien d’écrire, mais apparemment ça n’avance pas à grand chose. Il faudrait une action plus « musclée » auprès de la ministre. Le préfet va continuer sur sa lancée et on lui donnera raison bien sûr. A ce rythme, il n’y aura bien tôt plus de loups en France !!!!

  2. Si nos « amis » éleveurs restaient avec leur troupeau, accompagné de patoux et clotures électriques, peut être que les attaques baisseraient???? Plus facile pour eux d’accuser le loup et l’ours et de toucher des subventions. L’état devrait inclure ces conditions avant de verser ces subventions!!!(présence humaine, patou et cloture électrique)

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